Posts tagged ‘Semaine’

July 19, 2016

ACCES UNIVERSEL A L’EAU ET A L’ASSAINISSEMENT: Les organisations de la société civile mettent la pression sur les gouvernements africains

Par Jacques Ngor SARR (envoyé spécial en Tanzanie)

La 6ème semaine africaine de l’eau qui se tient actuellement en Tanzanie a servi de tribune aux organisations de la société civile, réunies au sein du Réseau africain de la société civile sur l’eau et l’assainissement, pour demander au Conseil des ministres africains en charge de l’eau (AMCOW), de mener à bien l’agenda 2030.

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Sur la base des différents engagements pris dans le secteur de l’eau, l’assainissement et l’hygiène, notamment la Déclaration de N’gor, la Vision Africaine pour l’Eau à l’horizon 2025, l’Agenda de l’UA pour l’Afrique à l’horizon 2063, le Réseau africain de la société civile sur l’eau et l’assainissement, dans une déclaration, a demandé au conseil des ministres de mener à bien l’accès universel à l’eau et l’assainissement.

Le Réseau, qui a remis ladite déclaration au président de l’AMCOW en l’occurrence le ministre de l’hydraulique sénégalais Mansour Faye lors de la cérémonie d’ouverture de la semaine de l’eau, reste convaincu que le développement de l’Afrique, notamment la santé et la dignité des populations passe par des mesures et actions concrètes de ceux qui « nous gouvernent ». «Et cela ne sera possible qu’à travers la priorisation de l’Objectif de Développement Durable numéro 6 portant sur l’eau et l’assainissement».

Par conséquent, il demande aux gouvernements et ministères Africains de faire de l’eau, l’assainissement et l’hygiène une composante essentielle dans la mise en œuvre et la réalisation des ODD; de reconnaitre le rôle central de l’Objectif 6 dans la réalisation de tous les autres Objectifs de Développement Durable en favorisant les échanges inter sectoriels, la collaboration pour réussir cet agenda. Aussi elle demande aux gouvernements et ministres  de veiller à la mise en œuvre des engagements contenus dans la Déclaration de N’gor, la plateforme mondiale Eau et Assainissement pour Tous (SWA) en les alignant avec les plans nationaux d’exécution des ODD qui seront développés et d’accorder un plus grand rôle aux OSC qui doivent être impliqués à tous les niveaux, notamment dans la coordination, la mise en œuvre et la communication sur l’ODD 6.

Les organisations de la société civile ont en outre demandé aux gouvernements de renforcer la mobilisation des ressources au niveau national pour réaliser des services durables et performants, tout en améliorant la performance des institutions compétentes par des mandats clairs et des mécanismes adéquats de responsabilisation et de transparence pour une bonne gouvernance du secteur.  Mais aussi intégrer la gestion des ressources en eau dans tous les projets de développement, notamment les initiatives industrielles et extractives dans le but d’assurer une utilisation durable des ressources en eau.

Tout en s’engageant à travailler en synergie pour surmonter les défis communs, l’ensemble des organisations de la société civile, appellent les gouvernements à reconnaitre la nécessité de collaborer pour trouver des solutions capables de tirer le meilleur parti des opportunités disponibles.

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July 18, 2016

6ème SEMAINE AFRICAINE DE L’EAU : L’Afrique avec ses partenaires élaborent des stratégies pour la réalisation des ODD

Jacques Ngor SARR (envoyé spécial en Tanzanie)

La 6ème semaine Africaine de l’eau, qui se tient à Dar Es Salaam (Tanzanie)  du 18 au 22 juillet constitue un tournant décisif en ce sens qu’elle offre à l’Afrique avec ses partenaires, l’occasion d’élaborer des stratégies pour la réalisation des ODD.

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La 6ème semaine Africaine de l’eau, qui se déroule à Dar Es Salaam (Tanzanie), offre l’occasion pour l’Afrique avec ses partenaires d’élaborer des stratégies et des bases solides, en vue d’assurer la traduction des engagements de hauts niveaux, notamment la déclaration de Ngor sur la sécurité en matière d’eau et d’assainissement en des actions concrètes aux niveaux national, sous régional et continental. C’est la conviction du Conseil des ministres africains de l’eau (Amcow) relatée par son président, Mansour Faye, ministre de l’hydraulique du Sénégal.  Sous le thème : «la réalisation des ODDs à travers la sécurité de l’eau et l’assainissement», l’Afrique et ses partenaires ont amorcé donc une réflexion pour la mise en place d’un plan pour l’exécution de la déclaration de Ngor. Cela devrait conduire à la mise en place de politiques appropriées, des actions innovantes, avec une forte motivation pour leur mise en œuvre et un investissement accru à différents niveaux, a déclaré le ministre Mansour Faye qui présidait la cérémonie d’ouverture avec le Premier ministre de la Tanzanie Kassim Majaliwa et l’envoyé spécial de l’Unesco pour l’eau en Afrique, l’ancien président Kenya Mwai Kibaki, au Centre de Conférences internationales Julius Nyerere à Dar Es Salaam.

Le ministre demeure optimiste que les programmes émanant de ces politiques contribueront à la réduction de la pauvreté, à l’amélioration de la santé, au développement social et à la croissance économique de l’Afrique. Il souligne qu’aujourd’hui, la question est de savoir quelles sont les mesures à prendre pour réaliser les objectifs fixés pour atteindre l’accès universel à l’eau et à l’assainissement. A ce propos, il déclare que l’Amcow a noté les leçons tirées de l’expérience des objectifs du millénaire pour le développement tout en soulignant l’influence des conditions initiales sur la progression à l’atteinte des OMD. C’est pourquoi note-t-il, « il faut se féliciter de l’acte posé par les chefs d’Etat lors du dernier sommet de l’UA à Kigali qui ont entériné la déclaration de Ngor sur la sécurité en matière d’eau et d’assainissement en tant qu’instrument pour mobiliser nos Etats en vue de réaliser la vision africaine de l’eau à l’horizon 2025, l’ODD6 en 2030 et l’agenda 2063 de l’UA».

June 1, 2014

5ièm SEMAINE AFRICAINE DE L’EAU : WaterAid félicite AMCOW pour la priorisation de l’assainissement dans la « Déclaration de Dakar »

Par Jacques Ngor SARR- Dakar/Sénégal – De tout ce qu’on aura retenu de plus dans la 5ième semaine africaine de l’eau, dont les rideaux sont tombés hier à Dakar, c’est la déclaration duconseil des ministres africains de l’eau, communément appelée « la déclaration de Dakar ». L’ors de la cérémonie de clôture de la rencontre, les Ministres Africains ont décidé de proposer un objectif de développement durable portant sur l’eau et l’assainissement. Une décision accueillie avec satisfaction par l’ONG internationale WaterAid qui félicite les responsables de cette structure pour leur leadership à trouver des solutions à la crise de l’assainissement. Dans un communiqué rendu publique, WaterAid estime que cette Déclaration marque l’aboutissement de 5eme Semaine africaine de l’eau conjointement organisée par AMCOW et la Commission de l’union africaine et qui a connu la participation de 1000 délégués venus de tout le continent.

« En demandant un objectif de développement durable portant sur l’eau et l’assainissement , la Déclaration s’inscrit en droite ligne avec le axes prioritaires du groupe de réflexion international des Nations Unies sur les objectifs de développement durable ». WaterAid précise que « cet organisme des Etats membres des Nations Unies publiera son rapport en aout pour proposer les nouveaux objectifs de développement qui suivront les OMD dont l’échéance est en 2015 ».

Dans le même ordre d’idée le responsable Pan-Africain de WaterAid Nelson Gomonda déclare: «la Déclaration de Dakar fait ressortir clairement le message des ministres africains que la crise de l’assainissement ne saurait être éradiquée sans un objectif global dédié à l’eau et l’assainissement. Avec 7 africains sur 10 sans accès à un assainissement adéquat, coupler l’assainissement avec l’eau et dans les objectifs de développement durable s’avère essentiel pour réaliser une vision d’un continent plus sain, économiquement productif et qui vit le bonheur».

L’ONG précise qu’à coté de ce processus, certains pays africains vont finaliser leur position sur le groupe international de réflexion des Nations Unies sur le Développement durable lors de l’avant dernière rencontre du 16 au 20 juin. « L’eau et l’assainissement figurent en bonne place dans l’actuel rapport provisoire et il est heureux de constater que la Déclaration de Dakar s’aligne avec un consensus global qui est que le cadre de développement durable doit intégrer un objectif sur l’eau et l’assainissement ».

Ainsi la Déclaration de Dakar publiée samedi 31 mai 2014 devance celle sur la ‘position de l’Afrique’ sur le cadre post-2015 qui sera connue le jeudi 3 juin lors de la réunion de l’Union africaine à Addis Abéba en Ethiopie.

May 28, 2014

NEGLIGENCE DU SECTEUR DE L’ASSAINISSEMENT : Les vérités de M. Girish Menon, Directeur International des Programmes et DGA de WaterAid

Par Jacques Ngor SARR- Dakar, Sénégal-  Le Panel de discussions sur l’agenda post-2015, organisé hier, a servi de tribune pour le Directeur International des Programmes et DGA de WaterAid pour dire aux différents délégués présents à cette rencontre ses quatre vérités. A travers une déclaration pointue, M. Menon se dit convaincu que l’eau, l’assainissement et l’hygiène vont de pair.

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Le  Directeur International des Programmes et DGA de WaterAid a déclaré d’emblée : «L’assainissement ne faisait pas partie des Objectifs du Millénaire pour le Développement jusqu’en 2002. C’est dire qu’avant cette date ce sous secteur était négligé, oublié en somme un ‘parent pauvre. Une douzaine d’années après, nous vivons les dures conséquences de cette négligence. En effet, l’Afrique au sud du Sahara compte 644 millions d’âmes qui vivent sans un accès à une latrine décente. Si une telle tendance se poursuit, il faudra à cette partie du continent plus de 130 années pour réaliser cet objectif d’assainissement. Il y a des coûts à payer dans une vie sans accès à une toilette décente. On estime qu’en Afrique, la moitié des lits d’hôpitaux sont occupés par des patients souffrant de maladies diarrhéiques.  

Ces coûts à payer ne s’expriment pas seulement en termes sanitaires mais aussi notre dignité en tant qu’être humain. Je me souviens encore des propos suivants de cette vieille femme lors de ma visite à Luapula, un village Zambien : «Notre vie était très difficile. En effet, pour nous les femmes, trouver un lieu pour se soulager était un véritable cauchemar. Il fallait se contenir toute la journée, pour attendre l’obscurité ou la tombée de la nuit et se rendre en brousse avec une peur permanente des risques qui nous guettent (animaux sauvages, serpents ou même les hommes qui en profitent. Dieu merci tout cela a changé. Tous les ménages disposent maintenant d’une latrine propre et les femmes en particulier retrouvent leur intimité. Nos enfants ne tombent plus malades ou meurent de suite de diarrhée, choléra ou autres maladies. C’est dire que nos vies ont changé…ont été transformées».

 «L’Afrique sud du Sahara compte 644 millions d’âmes qui vivent sans un accès à une latrine décente »

Ce changement dont parle cette zambienne montre comment l’assainissement avec l’eau peut transformer les vies. Il est de notre intérêt de s’assurer cette transformation. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), chaque dollar investi dans l’assainissement rapporte entre 5 et 8 dollars. Les discussions d’aujourd’hui nous demandent d’opposer l’eau à l’assainissement et moi je rejette fermement cette manière de voir les choses, car nous savons tous que l’eau, l’assainissement et l’hygiène vont de pair. Fournir aux populations des latrines décentes qui éloignent les déchets des ressources en eau augmente l’impact d’accès à l’eau. Avoir un monde ou l’eau et l’assainissement sont disponibles n’empêche en rien le rôle que joue l’eau. En réalité, avec la croissance de la population et le phénomène de l’urbanisation, le lien entre l’eau et l’assainissement est plus que jamais d’actualité. Nous soutenons un objectif global portant sur l’eau et l’assainissement et qui prend en compte toutes les différentes utilisations de l’eau. WaterAid en particulier soutient des objectifs qui  alignent les extractions d’eau douce avec les réserves renouvelables et qui augmentent la quantité des plans d’eau pour répondre aux besoins humains et des écosystèmes et ainsi cadrer avec le cadre global sur la sécurité des ressources en eau.

Très récemment cette année, j’ai eu l’insigne honneur de représenter les ONG à travers une allocution aux Etats membres du système des Nations Unies, juste avant leurs discussions sur le rôle de l’eau, l’assainissement et l’énergie dans le processus post-2015. A côté de moi était le Président de l’AG des Nations Unies, Mr Ashe, qui dit ceci aux représentants: ’L’accès universel aux services d’eau de boisson et d’assainissement conduit à un monde plus sain, plus juste et sauvera la vie de plus 3000 enfants qui meurent au quotidien’.   

«Opposer l’eau à l’assainissement, moi, je rejette fermement cette manière de voir les choses»

Les propos du président Ashe reflètent ma conviction suivante sur les Objectifs de Développement Durable: ‘une approche axée sur les personnes et capable de sauver et renforcer des vies. A l’heure actuelle, il nous faut un engagement clair qui stipule que l’assainissement sera pris en compte dans ces objectifs. Nos discussions de Dakar ne se déroulent pas de manière isolée, car en ce moment même il y a deux événements majeurs qui sont en cours: Premièrement: cette nuit, (Ndlr : hier nuit) les co-présidents du Groupe International de réflexion des 70 Etats membres vont publier la version finale des principaux domaines. Ces domaines ne se dissocient pas de l’appel que j’ai lancé avant. Ils recommandent un domaine réservé à l’eau et l’assainissement avec des objectifs/cibles sur l’accès universel à l’eau, l’hygiène et l’assainissement mais aussi une série de mesures sur l’extraction des ressources d’eau douce et la gestion des déchets. Nous devons nous atteler à voir comment développer et garantir les meilleures cibles possibles et non reformuler un titre qui a reçu le soutien de plus de 60 pays dont les représentants du Burkina, Benin, Madagascar et le Mali pour ne citer que ceux-ci. Deuxièmement: ce SG adjoint se prépare à lancer la toute première campagne onusienne sur la fin de la défécation en plein air. L’on devrait se poser la question de savoir comment tirer profit de cette campagne et non la laisser en marge. Il nous reste un peu plus d’une année pour définir les ODD. En parlant d’une seule et même voix, nous pourrons définir un objectif sur l’eau et l’assainissement pour tous. Nous pouvons corriger nos erreurs passées pour construire un avenir durable pour tous. L’eau et l’assainissement sont les fondements du développement socio économique et environnemental et partant essentiel pour un développement durable».  

May 28, 2014

EAU-ASSAINISSEMENT : Plaidoyer pour mieux porter la voix de l’Afrique à la prochaine rencontre de New-York.

Par Tata Sane- Dakar Sénégal- Le président de la structure de coordination des questions d’Eau dans les systèmes  des Nations unies (Onu Eau), Michel Jarraud préconise le renforcement du plaidoyer sur l’eau et l’assainissement pour mieux porter la voix de l’Afrique à la prochaine rencontre de New-York.

Dans son intervention, le président de la structure de coordination des questions d’Eau dans les systèmes  des Nations unies  (Onu Eau), par ailleurs secrétaire général de l’organisation météorologique mondiale, Michel Jarraud a relevé  les aspects multidimensionnels que reflète l’eau. C’est pourquoi il a estimé que ces aspects gérés de façon indépendante doivent être revus  de manière beaucoup plus intégrée de peur de résoudre un problème en créant un autre. L’idée d’un développement durable selon lui, c’est que tous ces aspects qui interagissent les uns avec les autres doivent avoir une perspective à plus  long terme. C’est tout le sens de la discussion qui a porté sur le fait de savoir comment trouver la meilleure manière de présenter ces objectifs pour l’Eau. «La vrai question c’est de savoir comment être le plus efficace possible. Sur ce plan, il faut dire que les leçons des Omd telles que l’accès à l’eau potable, l’assainissement, à l’hygiène entre autres, ont été  bien tirées », a expliqué le coordonateur de Onu Eau. Pour M. Jarraud, cette semaine de l’eau à Dakar vient à point nommé en ce sens, qu’elle va redonner aux participants de tous les horizons des utilisateurs de l’eau, d’avoir l’opportunité de renforcer leur  plaidoyer en vue de la nouvelle réunion de New-York. «Cette rencontre de Dakar permettra à l’Afrique de faire porter sa voix lors de cette  réunion. Les 193  Etats  membres des Nations unies vont définir à cette occasion, quels sont  les objectifs de développement pour le millénaire », a-t-il indiqué. Non sans déplorer le fait que les objectifs ne soient  pas atteints dans la plus part des pays membres. Le secrétaire général de l’organisation météorologique mondiale met cet aspect dans le manque de coordination des actions. Michel Jarraud est d’avis qu’il faut mettre en avant l’intérêt de l’assainissement pour les autres points. «L’assainissement permet de minimiser le nombre d’enfants qui meurent de certaines maladies, de minimiser la pollution des nappes phréatiques somme toute, il faut traiter cette question de manière  plus globale », a-t-il estimé.

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May 27, 2014

ACCES A L’EAU POUR TOUS LES AFRICAINS D’ICI 2030 : Wateraid publie une nouvelle carte interactive qui indique que l’objectif est «réaliste et réalisable»

Par Jacques Ngor SARR- Dakar Sénégal- L’accès à l’eau pour tous les africains d’ici 2030 est bien « réaliste et réalisable ». L’organisation caritative internationale de développement WaterAid vient de démontrer la possibilité. A travers la publication d’une nouvelle carte interactive, lancée en ligne, il a été démontré que 14 gouvernements africains sont sur la bonne voie ou à deux doigts d’atteindre le moment historique où tous les habitants de leurs pays respectifs auront accès à l’eau potable salubre d’ici à 2030.

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Laquelle carte a été publiée le jour de l’arrivée à Dakar, Sénégal, des ministres de l’Eau et des délégués africains pour assister à la conférence de la Semaine africaine de l’eau, durant laquelle ils prendront part à des pourparlers cruciaux sur la question de savoir s’ils devraient appuyer un nouvel Objectif de développement durable mondial relatif à l’accès universel à l’eau, l’assainissement et l’hygiène d’ici à l’an 2030.

 WaterAid fait pression sur les ministres et autres délégués présents à la conférence pour que le communiqué de la conférence fasse figurer un engagement dans ce sens. Selon Nelson Gomonda, responsable du programme panafricain de WaterAid,

« Cette carte montre qu’un nouvel Objectif de développement durable relatif à l’eau, l’assainissement et l’hygiène qui place l’Afrique sur la bonne voie pour que chacun et chacune ait accès à ces services essentiels d’ici à 2030 est réaliste et réalisable.

« Nombre de pays africains sont déjà sur la bonne voie pour atteindre ce jalon historique si les progrès se poursuivent au rythme actuel, et la plupart des autres pays africains peuvent y parvenir avec des améliorations relativement modestes de l’accès parmi leurs habitants ». Pour lui, « les ministres présents à la conférence de la Semaine africaine de l’eau devraient saisir cette occasion de préparer le terrain pour un avenir plus heureux, plus sain et plus prospère pour tous les habitants du continent». Cette carte est apparemment le premier projet en ligne de représentation interactive de données élaboré à l’intention d’un public principalement africain, public qui est de plus en plus connecté à Internet et à l’aise avec les médias sociaux. D’après l’Union internationale des télécommunications, on compte actuellement quelque 177 millions d’internautes en Afrique (5), et plus de 50 millions d’Africains ont des comptes Facebook. La Carte africaine de l’eau indique qu’en moyenne, 28 millions de personnes accèdent à l’eau tous les ans dans l’ensemble de l’Afrique, mais que si ce chiffre augmentait de 17 millions de personnes de plus, tous les habitants du continent auraient accès à l’eau salubre d’ici à 2030.

May 27, 2014

SEMAINE AFRICAINE DE L’EAU: Le gouvernement du Sénégal prône l’union autour de la gestion de l’eau

Par P. Kadja- Dakar Sénégal- Les Etats africains doivent respecter leurs engagements concernant l’accessibilité de l’eau potable à tous. Pour y parvenir, le Premier ministre du Sénégal, Aminata Touré, a invité les décideurs africains à une unité autour de la gestion durable de l’eau, relevant le rôle et les vertus liés à ce bien commun entre pays d’Afrique.

«Nous partageons des cours d’eau qui dessinent nos frontières dont la gestion relève d’organismes régionaux et sous-régionaux au sein desquels s’expriment nos différentes politiques publiques. Ce bien commun doit être un facteur de paix, d’union, d’intégration et de coopération économique. Ce souhait a été émis hier par le Premier ministre Aminata Touré, lors de la cérémonie d’ouverture de la 5ème Semaine africaine de l’eau. Pour Mme Touré, cette rencontre organisée par le Conseil africain des ministres en charge de l’eau offre l’opportunité pour «discuter de l’amélioration de nos différents mécanismes de gestion des bassins transfrontaliers, afin d’en tirer le meilleur profit économique». «C’est l’occasion de statuer sur nos performances, de les évaluer, de ressortir les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des politiques publiques dans l’atteinte des objectifs, et d’en tirer toutes les leçons pour de meilleurs résultats dans l’agenda post-2015», a-t-elle ajouté. Elle souhaite que la rencontre de Dakar permette d’orienter la mise en œuvre de ces politiques, afin d’assurer la réalisation de programmes de valorisation des ressources en eau dans les délais compatibles avec l’exigence d’un développement accéléré de l’économie des pays concernés. Abordant dans le même sens, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Pape Diouf, dira que la rencontre de Dakar est l’occasion pour les participants de partager leurs expériences en vue de trouver des solutions durables à la gestion de l’eau. Le ministre déclare également que le débat sur la mobilisation des ressources est une question qui préoccupe l’Afrique. «Les gouvernements africains sont conscients que les financements alloués à l’eau doivent êtres considérablement améliorés », dit-il.

Un avis partagé par le Premier ministre qui ajoute que «cela doit être pris en compte dans les prévisions d’investissement, pour la réalisation d’infrastructures hydrauliques permettant de mieux maîtriser les conséquences externes, notamment les inondations». Mme Touré a noté avec satisfaction que le Sénégal assurera la présidence de l’AMCOW pour la période 2014-2016. «C’est certes une grande responsabilité au regard des nombreux défis liés à la gestion des ressources en eau, notamment en ce qui concerne la mobilisation, l’accès à une eau potable, à l’assainissement, à la sécurité alimentaire et à la production d’énergie, mais cela témoigne de l’importance accordée par le Sénégal à ce secteur particulièrement vital et sensible».

May 27, 2014

EAU, ASSAINISSEMENT ET HYGYENE : Pour un programme plus global après 2015

Par B.B.SANE- Dakar Sénégal- La centralité de l’eau pour le développement est revenue à plusieurs reprises dans les allocutions prononcées respectivement par Baï Mass Taal, Secrétaire exécutif du conseil des ministres africains en charge de l’eau, et Sarah Reng Ochekpe, ministre des ressources en eau du Nigéria, qui assure l’intérim de la présidence du conseil. 

 Mme Sarah Reng Ochekpe, présidente intérimaire du conseil des ministres africains de l’eau a, d’emblée, souligné que le thème, «mettre l’eau au cœur de l’agenda du développement post 2015», a été choisi à un moment propice, alors que le monde s’approche de 2015, et au moment où nous faisons le bilan des résultats engrangés et les activités à entreprendre après 2015 pour engendrer un développement durable. Pour cette dernière, la centralité de l’eau a été prouvée à travers l’histoire. Et pourtant, note-t-elle, la valeur sociale, économique et environnementale de l’eau est souvent sous-estimée. Se basant sur la conférence de Rio+20 en juin 2012 et celles des principaux forums de développement qui l’ont suivie, elle précise que l’eau est cœur du développement durable en raison de son lien primordial à la résolution d’un certain nombre de défis mondiaux  tels que la réduction de la pauvreté, l’assainissement et une vie humaine saine, ainsi que son lien au bien-être et à la productivité de la population. Elle a néanmoins signalé que plusieurs processus aux niveaux régional et mondial, liés aux Objectifs de l’eau pour le développement durable (Odd), commencent à converger vers un programme plus global pour l’après 2015. C’est pourquoi elle invite les gouvernants à accorder la priorité à l’eau comme un objectif de développement dans l’agenda post 2015. Le Secrétaire exécutif du conseil des ministres africains de l’eau, Baï Mass Taal, a abondé dans le même sens, en invitant ainsi les participants à se fédérer à travers le réseautage et l’établissement de partenariats pour l’accès à l’eau et à l’assainissement. Pour ce dernier, la rencontre de Dakar qui réunit près de 1000 participants venant de gouvernements, du secteur privé, de la société civile, y compris les jeunes et les femmes, de la communauté des bailleurs de fonds et de développement, va être une excellente plateforme pour être présente au rendez-vous de 2025.

 

 

May 27, 2014

ACCÈS A L’EAU POTABLE A LA POPULATION AFRICAINE: Pourquoi les décideurs doivent s’ouvrir à d’autres formes de financements

Par Paule Kadja TRAORE- Dakar Sénégal- En Afrique, en dépit des efforts considérables des gouvernements et des traditionnels partenaires au développement, environ 400 millions de personnes vivant sur notre continent sont contraintes de consommer de l’eau provenant de sources peu fiables et plus de 250 millions de personnes n’ont pas les commodités minimales de toilettes. «La conséquence en est que plus de 70% des lits d’hôpitaux en Afrique sont occupés par des personnes souffrant de maladies évitables liées à la qualité de l’eau et de l’assainissement», s’alarment les experts en l’eau.«Nous devons tous être conscients que fournir l’eau potable et l’assainissement à nos populations et leur faire adopter de bonnes pratiques d’hygiène, c’est impulser le développement de notre continent », disent-ils.

Ces défis, selon eux, confèrent aux ministres chargés de l’Hydraulique un rôle primordial de sensibilisation des populations et de mobilisation des ressources auprès des bailleurs de fonds, pour l’accès des collectivités et des villes en Afrique à des services améliorés d’assainissement et d’approvisionnement en eau potable.

En effet, lors de la tenue du 3ème Forum de Haut niveau sur l’eau et l’assainissement en Afrique, tenu en novembre, à Abidjan, le 17ème congrès de l’Association africaine de l’eau (Aae), le Secrétaire exécutif de ladite structure Idrissa Doucouré a invité les Etats africains à recourir  à d’autres types de financements, afin de pouvoir disposer des ressources nécessaires pour réaliser les infrastructures de production et de distribution d’eau potable, ainsi que celles d’assainissement.

 «Il faudrait maintenant chercher d’autres types de financements dans le cadre du partenariat public-privé qui peuvent apporter les capitaux massifs qu’il faut pour investir en Afrique. Pour y arriver, l’Afrique aura besoin au minimum de 45 milliards de dollars américains par an pour pouvoir atteindre cet objectif», a-t-il soutenu.

 Les dirigeants du continent devraient mettre les bouchées doubles, afin de faciliter l’accès aux services sociaux de base au risque d’assister à l’annihilation des efforts engagés en faveur du développement. «Nous parlons de l’Afrique émergente à 2020 ou 2025, mais cette émergence n’aura lieu que lorsque toute personne en Afrique aura accès à l’eau potable», estime le Secrétaire exécutif.

 L’investissement dans les infrastructures en général favorise la création des emplois et l’augmentation de la croissance économique. Les infrastructures d’eau potable et d’assainissement ont la particularité de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Dans la majorité des pays africains, les infrastructures de production ou de distribution d’eau potable ont été construites depuis près de cinq décennies, si bien que l’on assiste à une faible capacité d’alimentation dans certaines villes, zones périurbaines et bidonvilles. « Nous devons faire des efforts pour renouveler et étendre les réseaux, pour que ces populations des zones périphériques puissent avoir accès à l’eau potable», explique-t-il.

Ainsi, la question du financement de l’eau sera au cœur du débat durant la semaine africaine de l’eau de Dakar

 

 

May 27, 2014

SEMAINE AFRICAINE DE L’EAU 2014: Les Etats africains en conclave à Dakar

 

Par Paule Kadja TRAORE Dakar Sénégal- «Placer l’eau au cœur de l’agenda de développement post-2015 ». C’est le thème autour duquel les ministres et experts de l’eau vont cogiter pour apporter des réponses durables sur sa faisabilité durant la semaine nationale africaine de l’eau qui démarre aujourd’hui à Dakar.

 Dakar, la capitale sénégalaise abrite à partir d’aujourd’hui la 5e édition de la semaine nationale africaine  de l’eau. Une rencontre qui se fixe comme objectif de créer une dynamique pour l’atteinte des Omd en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement à l’horizon 2025. Ainsi, conformément à la décision du Conseil des ministres africains en charge de l’eau (Amcow), cette importante rencontre verra la participation de 54 pays. Il est attendu 1.000 participants représentant les gouvernements, les institutions régionales, les partenaires internationaux, le secteur privé, la communauté scientifique, entre autres.

 

Les participants échangeront sur les solutions aux défis en matière d’eau et d’assainissement de l’Afrique. «Nous sommes dans une étape de transition. C’est pour ces raisons que la rencontre de Dakar revêt un caractère particulier. Elle permettra de définir les priorités et les engagements de l’Afrique pour lutter contre la pauvreté. D’où l’intérêt de l’accès à l’eau pour tous d’ici à 2025», avait déclaré le Secrétaire exécutif de l’Amcow, Baï Mass Taal, lors du lancement de ladite semaine.

A cette occasion, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Pape Diouf, a rappelé le caractère vital de ce liquide précieux. «L’eau, c’est la vie. L’accès à cette ressource est un défi pour beaucoup de pays africains. C’est pourquoi il est normal que les Africains eux-mêmes conjuguent leurs efforts pour trouver ensemble des solutions », a suggéré le ministre Pape Diouf qui a présidé la cérémonie officielle de lancement de cet événement.

Pour cette cinquième édition portant sur le thème : «Placer l’eau au cœur de l’agenda de développement post-2015 », les participants aborderont quatre sous thèmes. Il s’agit de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène ; de la gestion des ressources en eau pour le développement durable ; de la gestion des eaux usées et de la qualité de l’eau ; et de la gestion de l’eau et des risques de catastrophe.

Dans le but de mieux prendre en charge l’équation de l’eau dans les pays africains, il a été accordé au Conseil des ministres africains de l’eau (Amcow) le statut de Comité technique spécialisé de l’Union africaine (Ua) en matière d’eau et d’assainissement. Il doit produire un rapport à chaque sommet des chefs d’Etat et de gouvernement sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre des engagements de Sharm El Sheikh sur l’eau et l’assainissement dans le continent. Selon le ministre sénégalais Pape Diouf, la rencontre de Dakar permettra au Sénégal de prendre d’autres engagements pour que l’ensemble des Sénégalais aient accès à l’eau. «Le nouveau défi à partir de 2015 avec les 10 années à venir, c’est que tous les Sénégalais accèdent à l’eau potable. C’est l’objectif que nous visons, nonobstant le fait que le Sénégal ait atteint les Omd en ce qui concerne l’hydraulique urbaine », a précisé M. Diouf.

 

May 27, 2014

MARIANE DEM, DIRECTRICE REGIONALE WATERAID AFRIQUE DE L’OUEST : «La Sae-5 est une opportunité pour rappeler nos engagements, au premier rang ceux des gouvernements»

Par Jacques Ngor SARR- Dakar Sénégal- La 5e édition de la semaine nationale africaine  de l’eau a servi de prétexte à la Directrice régionale de Waiteraid pour l’Afrique de l’Ouest, Marianne Dem, de rappeler les engagements pris de part et d’autre pour l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement dans secteur de l’eau, l’hygiène et l’assainissement. Dans l’entretien qu’elle nous a accordé, M. Dem a invité tous les acteurs à travailler ensemble pour trouver les meilleures solutions. Non sans manquer de rappeler aux gouvernements à repenser leur façon de faire et à reconsidérer les priorités.

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La semaine africaine de l’eau s’ouvre aujourd’hui à Dakar, pouvez-vous revenir sur les objectifs de la rencontre ?

Je crois que le Conseil ministériel africain sur l’eau (Amcow) est mieux placé pour parler de cette semaine , mais pour ce qui nous concerne au niveau de Wateraid, nos objectifs sont en droite ligne avec le thème central de la semaine africaine de l’eau qui est de mettre au centre de l’après 2015 notamment des objectifs post 2015, de mettre l’accès à l’eau potable l’hygiène l’assainissement au centre.

Alors le thème, vous l’avez dit, c’est de mettre l’eau au cœur de l’agenda de développement post 2015. Qu’est-ce qui justifie un tel choix ?

Je crois que le monde, notamment les leaders du monde, réalise que l’accès à l’eau potable, j’ajouterai à l’assainissement et à l’hygiène, est au centre du développement humain. Si vous regardez le lien entre l’accès à l’eau potable et l’éducation, le lien entre l’accès à l’eau et la santé, le lien entre l’accès à l’eau potable ou le développement économique des femmes, vous vous rendrez compte que c’est intimement lié. On ne peut pas parler de développement durable si on ne réalise pas ce besoin de base pour l’ensemble des fils et des filles de nos pays. Je crois que c’est pour ça que le conseil ministériel de l’eau et l’assainissement organise cette rencontre tous les deux ans. On sait que maintenant le droit à l’eau et à l’assainissement est un droit reconnu par les Nations unies. On sait aussi que la plupart de nos pays africains ont reconnu maintenant l’importance de ce secteur et certains d’entre eux l’ont placé dans leurs priorités de développement.

Pourtant malgré toutes ces volontés, il est clair que certains pays ne vont pas atteindre les Omd d’ici à 2015, en tout cas pour ce qui concerne le secteur de l’eau et d’assainissement…

Cela est vrai. Je crois que d’une part, c’est lié à la façon dont les OMD ont été définis. Je crois qu’il n’y a pas suffisamment d’appropriation de ces objectifs par nos décideurs quand on les décidait en 2000. Même s’ils ont signé et accepté, ils n’ont pas à temps mis en place tous les mécanismes, y compris les politiques nationales qui permettaient de réaliser ces objectifs. Donc, c’est un peu sur le tas que ces politiques ou ces stratégies ont été mises en place. D’autre part, il faut savoir que quelles que soient les bonnes intentions que vous avez, si vous ne vous donnez pas les moyens de les réaliser, ça restera de bonnes intentions. Et je crois que la question du financement des programmes d’accès à l’eau potable, et particulièrement de l’assainissement, a été le parent pauvre par rapport à ces objectifs du millénaire. Je crois qu’il n’y a pas eu cette volonté politique de trouver l’argent, d’abord dans le budget national, et en plus que l’argent reçu ailleurs soit investi de manière efficace pour atteindre les objectifs.

Donc ne faudrait-il pas revisiter la gouvernance liée au secteur de l’eau, afin de corriger les disparités pour garantir le droit à l’eau ?

Tout a fait, je crois qu’il faut même asseoir une gouvernance transparente. Mais avant la gouvernance, il faut d’abord réaffirmer la volonté politique en disant que ça, c’est un secteur prioritaire, en regardant son impact sur les autres secteurs, sur le développement de nos pays. Une fois que cela est fait, je pense aussi qu’il faut se donner les moyens de cette volonté politique, en ayant un budget clair avec des dotations précises. Je rentre du Niger, quand on a rencontré le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, il nous a expliqué que son département retravaillait sur les stratégies de l’assainissement, parce qu’on leur a demandé de donner une valeur chiffrée de ce qu’il a prévu de faire. Souvent on fait des programmes, mais on n’estime pas le coût. Mais une fois qu’on a estimé ces coûts, il s’agira de dire d’où viendra l’argent et que l’on s’assure que cet argent va venir. Si l’argent arrive, c’est là où la gouvernance transparente a son importance, parce qu’à ce moment on s’assure que l’argent va là où on a prévu qu’il aille, tout en regardant les questions d’équités, de bonne gestion, etc. Donc, pour moi, il faut la volonté politique, la traduire en engagement concret, y compris cet engagement de donner l’allocation budgétaire nécessaire pour réaliser les investissements et les objectifs fixés pour l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement.

Alors avec la présence des ministres africains de l’Hydraulique, n’est-ce pas là une occasion pour les différents acteurs du secteur de l’eau de leur livrer un message afin d’accélérer la cadence ?

Absolument ! En fait, nous n’avons même pas attendu la semaine africaine de l’eau pour livrer ce message. La semaine passée, j’étais avec le directeur de notre programme international, j’étais aussi au Niger comme je vous l’ai dit et nous avons eu des discussions. Avant cela, nous avons rencontré le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Sénégal, Pape Diouf, et nous avons parlé de nos actions. J‘étais très heureuse d’entendre le ministre sénégalais dire que, pour eux, leur date butoir de l’accès universel, c’est 2020. Il ne parle pas de 2030 qui est la date butoir au niveau mondial pour l’accès universel à l’eau et l’hygiène. Donc, c’est un message continue pour cette rencontre qui est un moment fort, où tous les acteurs, qui ont un rôle à jouer et qui sont engagés sur ce secteur, se retrouvent pendant cinq jours à Dakar. C’est une grande opportunité pour rappeler nos engagements que nous avons pris les uns les autres, au premier rang desquels les engagements des gouvernements. Mais aussi travailler ensemble pour trouver les bonnes solutions pour réaliser ces engagements en étant très objectifs et très critiques avec nous-mêmes, nous les Africains. On rappelle toujours que certains pays asiatiques étaient au même niveau de développement que nos pays à l’indépendance, pourquoi aujourd’hui ils nous ont dépassés ? Il faut qu’on s’organise et qu’on ait la volonté politique et que l’on accepte que tous les acteurs doivent être ensemble, y compris la société civile qui a un rôle à jouer, et qu’on lui donne la place qu’il faut. Que les gouvernements soient ouverts à repenser leur façon de faire et à reconsidérer les priorités.

Quelle lecture faites-vous des priorités post 2015 ?

Nous savons que le Conseil ministériel africain sur l’eau (Amcow) met l’accent sur un but de développement humain après 2015 sur l’eau. Pour nous, il faut parler de l’eau et de l’assainissement, c’est important. Vous ne pouvez pas détacher la question de l’assainissement à celle de l’eau. On espère, dans certains pays sud du Sahara, atteindre l’objectif du millénaire pour l’eau, même si on sait que cet objectif n’est que de réduire de moitié. Mais pour l‘assainissement, on est loin de réaliser cet objectif. Donc, on ne peut pas ne pas mettre l’assainissement au cœur de nos actions. Notre appel aux gouvernements, au Conseil ministériel africain sur l’eau (Amcow), aux ministres de l’Hydraulique, c’est de leur dire que l’assainissement doit être couplé avec l’eau. Nous devons chercher un but après 2015 pour l’eau et l’assainissement.