Posts tagged ‘CANEA’

November 3, 2017

Rencontre d’échanges du CANEA avec les représentants des ONG et ACEP à Parakou : Renforcer la veille citoyenne pour de meilleurs services aux populations

Alain TOSSOUNON (Cotonou/Bénin)

        Photo de famille des  participants

Les membres du bureau du Cadre de Concertation des Acteurs Non Etatiques de l’Eau et de l’Assainissement (CANEA) ont entrepris  avec l’appui de Helvetas, une tournée de mobilisation des ONG et Associations actives dans le secteur Approvisionnement en eau potable, hygiène et assainissement (AEPHA) dans les départements. Dans les départements du Borgou et de l’Alibori, première étape de cette tournée, une séance a été tenue avec les représentants de la société civile engagée. Une occasion pour ceux-ci de manifester leur adhésion au combat du CANEA pour une veille citoyenne plus engagée au service des populations.

 A l’ouverture de cette séance, le représentant du Président du Partenariat National de l’Eau du Bénin (PNE-Bénin), Rachel Arayé, s’est réjoui de la mobilisation des ONG actives dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. Indiquant que cette mobilisation augure de bonnes perspectives pour le CANEA, elle a souhaité que les échanges soient francs et sans tabou. De même, le Secrétaire Général, Alain Tossounon, a félicité les participants pour cette prompte mobilisation qui témoigne de leur engagement pour un accès durable à l’eau et à l’assainissement pour tous au Bénin. Surtout, il a rappelé que dans le contexte actuel où le gouvernement entreprend des réformes, la veille citoyenne doit être plus ferme et forte.

Au cours de la séance, les participants ont eu droit à un exposé sur le CANEA et les acquis de son combat. On retient essentiellement que le Cadre de Concertation des Acteurs Non Etatiques des secteurs de l’eau et de l’assainissement (CANEA) est une fédération des acteurs non étatiques intervenant dans le secteur  qui se veut une force de propositions et d’actions pour un accès universel et continu à l’eau potable et à l’assainissement et pour une gestion rationnelle de la ressource. Mise en place  en 2012, ce creuset des Acteurs Non Etatiques a pour objectif de contribuer à l’accès durable et équitable de la population béninoise aux services d’Alimentation en Eau Potable et d’assainissement et à la gestion des ressources en Eau. Ceci à travers plusieurs actions citoyennes qu’il mène sur le terrain. Au nombre de celles-ci, on peut citer l’organisation de séances de débat citoyen avec la presse dans le cadre des Journées internationales dédiées au secteur,  le renforcement des capacités  des membres  sur le suivi budgétaire  au niveau national et communal, l’introduction  des préoccupations des ANE aux séances du  Groupe sectoriel Eau et Assainissement (GSEA), l’animation d’un stand société civile au cours des revues  sectorielles annuelles avec la possibilité donnée désormais au CANEA, de présenter un rapport sur l’état du secteur, le plaidoyer sur le suivi des engagements et sur la constitutionnalisation des droits à l’eau et à l’assainissement…Aujourd’hui, soutient la présentatrice, le CANEA bénéficie d’une reconnaissance au sein des acteurs institutionnels pour porter la voix de la société civile.

Mais pour défendre davantage les intérêts des citoyens et exiger des services efficaces, le CANEA se propose d’organiser une rencontre nationale pour mieux affûter ses armes. L’occasion a été donnée au Coordonnateur Wsscc, Félix Adégnika de la délégation, de présenter les enjeux de l’atelier national qui permettra de dynamiser le CANEA en procédant à une restructuration institutionnelle et organisationnelle solide et compétente pour relever les défis et faire face aux challenges des ODD. Il a lancé un appel aux ONG et aux ACEP pour leur participation active au cours de cette rencontre très attendue. Réagissant au cours du bouillon d’échanges qui a suivi, les participants ont dit être honorés d’accueillir la délégation du CANEA avant de demander à en savoir plus sur son fonctionnement, ses moyens d’actions et son mécanisme de financement. Les participants ont surtout fait des propositions au CANEA pour des actions plus efficaces relatives au financement de l’hygiène et de l’assainissement de base, au plaidoyer pour la création d’u ministère de l’eau et de l’assainissement, la nécessité d’un partenariat fort pour le suivi du secteur au niveau des communes avec la contribution des ACEP…

Au terme des échanges, la cheffe de l’antenne nord de Helvetas, Alice Chabi Guiya, a indiqué que pour les départements du Borgou et de l’Alibori, c’était nécessaire de « ressusciter un espace pour parler des questions d’eau et d’assainissement ». «Décentraliser le CANEA est indispensable pour être à la pointe de l’information », a-t-elle ajouté avant de remercier les ONG présentes pour leur participation qui constitue à ses yeux un engagement pour le CANEA. La rencontre a pris fin sur une note de satisfaction avec les participants désormais engagés pour prendre part à l’atelier national et surtout, pour une veille citoyenne plus efficace.

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March 16, 2017

Constitutionnalisation des Droits à l’eau et à l’assainissement: Les députés s’engagent  

Alain TOSSOUNON (Bénin) 

Les membres du bureau du Réseau des parlementaires pour l’Eau et l’Assainissement au sein de l’Assemblée Nationale ont eu une rencontre avec le Cadre de Concertation des Acteurs Non Etatiques de l’Eau et de l’Assainissement (CANEA), le 10 mars 2017. Au terme de leurs échanges, le CANEA a promis aider les parlementaires à s’approprier les enjeux et défis du secteur. Quant aux députés, ils se sont engagés à soutenir le plaidoyer  du  CANEA portant sur la constitutionnalisation des Droits à l’eau et a l’Assainissement.

Les députés et les membres du CANEA au cours des échanges

Mis en place le 12 janvier 2017 au palais des gouverneurs à Porto-Novo, le Réseau des parlementaires pour l’Eau et l’Assainissement a entamé les prises de contact avec les acteurs du secteur de l’eau et de l’assainissement. Première étape de cette  tournée, les parlementaires sont venus échanger avec les membres du bureau du Cadre de Concertation des Acteurs  Non Etatiques de l’Eau et de l’Assainissement (CANEA). Très honoré de cette visite d’échanges, le président du CANEA, André ZOGO, s’est réjoui de cette démarche du réseau des parlementaires. Avant tout, il a souligné que le CANEA est une plateforme qui regroupe les Organisations et associations de la société civile qui opèrent dans le secteur de l’eau et de l’assainissement et dont la mission, est de porter la voix des communautés et des populations. Il a ajouté que le CANEA, à travers la veille citoyenne, milite pour l’accès durable et universel à l’eau et à l’assainissement de tous les Béninois. A cet effet, le CANEA  s’est engagé pour la constitutionnalisation des Droits à l’Eau et à l’Assainissement dans le cadre des réformes politiques et institutionnelles annoncées par le nouveau régime. Pour terminer, le président du CANEA a sollicité le soutien du réseau des parlementaires pour faire aboutir ce plaidoyer mais aussi pour davantage, interpeller le gouvernement sur les questions touchant au secteur. « Nous comptons sur vous », a-t-il signalé. En réponse, le Coordonnateur du réseau a dit tout l’engagement des députés membres par rapport au combat pour l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement. Indiquant qu’on ne parle pas de la bible à un prête, il a  souligné que cette rencontre vise à solliciter l’appui du CANEA pour des informations et des conseils pour un engagement efficace des parlementaires. Sur le plaidoyer du CANEA pour la constitutionnalisation des Droits à l’Eau et à l’Assainissement, le Coordonnateur du réseau, le député Léon F. Degny a rassuré le CANEA du soutien des membres et au-delà de tous les députés. « Tous les députés se sentent concernés par les questions d’eau et d’assainissement », a-t-il soutenu avant d’indiquer qu’à l’annonce de la création de ce réseau, plusieurs députés ont spontanément adhéré. Ainsi, il signale que dans le réseau, on retrouve des présidents de commissions et des députés qui ont une longue expérience parlementaire  comme le député, Idji Kolawolé et ceux qui se sont illustrés par des interpellations au gouvernement comme le député Eric Houndété et bien d’autres.

Des échanges édifiants

                         Photo de famille après la séance

Les échanges se sont poursuivis avec la présentation du Plan de Travail annuel du réseau aux membres du bureau du CANEA. Soutenant que les activités du réseau sont pertinentes pour faire avancer le secteur, le Coordonnateur du Wsscc, Félix Adégnika, a rassuré les parlementaires de la disponibilité des membres du CANEA à partager les informations sur  les enjeux du secteur pour permettre aux députés de jouer leur partition. Car, indique-t-il, les enjeux sont nombreux. En dehors de la constitutionnalisation des Droits à l’eau et à l’assainissement, il a évoqué les réformes en cours du gouvernement et surtout la situation du sous-secteur de l’hygiène et de l’assainissement qui reste encore le parent-pauvre.  Très avertie des  questions de l’eau et de l’assainissement, le député Mme Abiba Dafia Ouassangari, a salué le combat du CANEA avant de soutenir une fois encore, le plaidoyer sur les DEA. Car, selon elle, si on constitutionnalise les DEA, tous les présidents qui viendront à la tête de l’Etat seront dans l’obligation de faire de l’eau et de l’assainissement une priorité. « Le réseau constitue un lobbying, l’essentiel est que nous soyons informés », a indiqué le député Jérémie Adomahou. Evoquant la question de l’hygiène et de l’assainissement, il a signifié que c’est avant tout un problème institutionnel. Tout en soutenant comme ses collègues que l’eau et l’assainissement préoccupent tous les députés, il a conclu que  « c’est un combat commun ». Une rencontre d’informations des membres du réseau et des députés est envisagée pour favoriser une appropriation des enjeux et défis du secteur et permettre aux députés de commencer leur « combat ». L’alliance entre le Réseau des parlementaires pour l’eau et l’assainissement et le Cadre de concertation des acteurs non Etatiques de l’Eau et de l’Assainissement est désormais scellée pour une veille citoyenne plus efficace dans le combat pour l’accès à l’eau et l’assainissement pour tous au Bénin.

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November 27, 2015

Journée Mondiale des Toilettes 2015: La société civile béninoise célèbre l’événement

Flore NOBIME (Bénin)

Mamadou Moctar Baldé (Unicef), André Zogo (CANEA)  et Richard Oussou (DNSP) à l'ouverture des échanges

Mamadou Moctar Baldé (Unicef), André Zogo (CANEA) et Richard Oussou (DNSP) à l’ouverture des échanges

La communauté internationale a célébré jeudi dernier, 19 novembre, la Journée mondiale des toilettes édition 2015 (Jmt 2015) autour du thème « Un meilleur assainissement pour une meilleure nutrition ». Au Bénin, l’événement a été commémoré par le Cadre de concertation des acteurs non étatiques du secteur de l’eau et de l’assainissement (CANEA), à travers son initiative Café média Wash, la 5e du genre, et dont les réflexions ont porté sur la question de l’assainissement au Bénin. L’événement, qui s’est déroulé à la Direction départementale de la santé de l’Atlantique et du Littoral, a réuni spécialistes des questions liées à l’eau, l’hygiène et l’assainissement et journalistes.

Mettre à la disposition des journalistes, des informations sur la stratégie nationale FDAL (Fin de la défécation à l’air libre) et les défis à relever pour satisfaire les besoins en ouvrages d’assainissement de base des populations béninoises. Ce sont-là quelques objectifs de cette rencontre marquée par l’allocution d’André Zogo, le président du CANEA. Qualifiant de « droit humain » l’accès à une eau salubre et à l’assainissement, le président du CANEA a repris des chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour illustrer, les conséquences qu’entraine au plan de la santé l’absence de ce droit. Et selon l’OMS, 50% de la malnutrition est associée à des diarrhées fréquentes ou des infections intestinales vermineuses répétées du fait d’une eau insalubre, d’un assainissement inadapté ou de mesures d’hygiène insuffisantes. Soulignant la nécessité de « mettre en lumière ces milliards de personnes qui n’ont pas accès aux toilettes » au plan mondial, André Zogo a focalisé l’attention sur la situation nationale, appelant à la « mobilisation de tous les acteurs pour un débat citoyen autour de l’effectivité de la fin de la défécation à l’air libre ». A sa suite deux communications, « La stratégie Bénin FDAL 2030 : lien entre assainissement et nutrition » et les « Acquis du programme de promotion de l’hygiène et de l’assainissement et impact sur la nutrition » ont donné l’occasion aux participants de toucher du doigt la réalité de la question au Bénin.

Vue de la salle au cours des échanges avec les journalistes

Vue de la salle au cours des échanges avec les journalistes

Présentées respectivement par Richard Oussou de la Direction nationale de la santé publique (DNSP), et Mamadou Moctar Baldé, Spécialiste Wash à UNICEF/Bénin, les communications ont donné une idée pas reluisante du Bénin en la matière. Au Bénin, l’assainissement pose un véritable casse-tête avec 77% de la population rurale qui continue de déféquer à l’air libre et le pays, 4e sur 215, est en queue de peloton en matière de fin défécation à l’air libre. Par ailleurs, et selon la Banque mondiale, le mauvais assainissement de base fait perdre annuellement au pays 52 milliards de francs CFA. A ce rythme, l’engagement de la FDAL à l’horizon 2030 pris par le Bénin sera des plus difficiles à tenir. C’est ce qu’expliquera aux journalistes Félix Adégnika, le Coordonnateur national du Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement (WSSCC). Dans son intervention axée sur les engagements du Bénin par rapport à l’hygiène et l’assainissement, Félix Adégnika, après l’avoir démontré, a fustigé le sous-financement que subit du secteur avant d’en appeler à la pleine implication des médias pour qu’enfin, le Bénin hisse l’accès à l’hygiène et à l’assainissement au rang des priorités.

August 5, 2015

Café Média Wash sur la gestion 2014 du secteur eau et assainissement : Entre avancées et défis

Béatrice KOUMENOUGBO (Bénin) 

Echanger avec les journalistes sur les résultats de la gestion 2014 du secteur de l’eau et de l’assainissement,  c’est l’objectif de ce 4ème numéro de Café média Wash. Il a été organisé par le Cadre de Concertation des Acteurs Non Etatiques  du secteur  de l’eau et de l’assainissement au Bénin (Canea). C’était  le jeudi 30 Juillet, à la Dds Atlantique littoral.

Les représentants des différentes structures autour du Pdt du CANEA

Les représentants des différentes structures autour du Pdt du CANEA

Permettre aux journalistes spécialistes des questions de l’eau et de l’assainissement de prendre connaissance des résultats, des difficultés et perspectives envisagés après la revue du Budget programme par objectif 2014, dans les secteurs eau et assainissement,  c’est ce qui justifie l’organisation de ce 4ème Numéro de Café Média Wash  par le  Cadre de Concertation des Acteurs Non Etatiques des secteurs de l’eau et de l’assainissement au Bénin (Canea). A cet effet, le Canea a invité les représentants des directions de l’eau et de la santé publique et le directeur général de la Soneb pour éclairer la lanterne des journalistes. Dans sa présentation, le représentant du directeur de l’eau, Bernadin Ellegbede, a rappelé les objectifs visés dans le secteur eau.  Ce ont entre autres, réduire de moitié les personnes qui n’ont pas accès à l’eau potable, assurer la disponibilité de l’eau en quantité et en qualité.  En  matière de résultats, il a informé qu’en 2014, 1289 nouveaux points d’eau ont été construits et 156 réhabilités, puis le taux d’accès à l’eau a atteint 68%. Mais ce taux cache des disparités, d’une commune à l’autre, et même à l’intérieur des communes a-t-il reconnu. En ce qui concerne la gestion de l’eau, la professionnalisation de ce secteur par les communes, maîtres d’ouvrage, constitue une des avancées soulignée par le représentant de la direction générale de l’eau. Des avancées sont aussi notées dans le cadre du transfert des ressources. Ainsi, en 2014, 2 milliards 6 millions ont été transférés aux communes. Cette somme est 4 fois supérieure au montant transféré en 2013. Mais malgré ces avancées, des difficultés existent notamment dans le cadre du transfert des ressources. En matière de défis, la création du Conseil national de l’eau à la tête du cadre institutionnel, la mise en place de l’agence de bassin pour favoriser la gestion de l’eau par bassin ont été cités par Bernardin Ellegbede.

La soneb ambitieuse et sur la voie de la certification Iso

La Société nationale des eaux du Bénin (Soneb) a connu des performances ces dernières années selon les propos de son directeur général David Babalola. Alors que le taux de desserte est fixé par les Omd est de 72% au 31 Décembre 2015, la Soneb selon ses projections atteindra 82%.  Pour un objectif de 197.000 abonnés, la Soneb a pu atteindre 213.000 abonnés en 2014. Ensuite, le taux  des eaux non comptabilisées, c’est-à-dire les eaux perdues,  est passé de 35% en  2004 à 23,83% en 2014. Ce qui place le Bénin en tête de peloton dans la sous-région, en ce qui concerne ce critère. En plus de ces avancées, la Société nationale des eaux du Bénin s’est inscrite dans la démarche qualité et ambitionne atteindre la norme Iso d’ici 18 mois. En ce qui concerne les perspectives, elles sont liées à l’atteinte d’un pourcentage supérieur ou égal à 90% de populations  ayant accès à l’eau potable en 2030. La présentation de ces avancées n’a pas empêché les journalistes de mentionner les problèmes rencontrés par les populations. Notamment la défaillance du service de dépannage de la Soneb, la lenteur observée dans le branchement une fois que les populations souscrivent, l’escroquerie occasionnée par les agents de la Soneb avant d’effectuer des réparations ou de faire le branchement. Le directeur général de la Soneb, a clarifié que le matériel existe en nombre suffisant à la Soneb pour les branchements. Ainsi, les agents ne devraient pas prétexter du manque de matériel pour retarder le branchement payé par un client. Pour ce qui est du service du dépannage, le directeur de la Soneb a reconnu des dysfonctionnements à ce niveau, mais a expliqué qu’ils tiennent de la mauvaise volonté de certains de ses agents. Il a invité les populations à dénoncer les agents qui font preuve de comportements d’escroquerie sur le terrain.

L’assainissement, le parent pauvre du budget national

Moins d’1% du budget national est consacré au secteur de l’assainissement a déploré le représentant da la Direction nationale de la santé publique, Achille Kangni. Passant en revue les résultats du secteur, il a fait noter les timides avancées et les réels défis dont le plus important reste le financement du secteur. Assurer le pilotage du sous-secteur par le renforcement de la concertation et de la performance des acteurs institutionnels ; améliorer équitablement l’accès durable aux services adéquats d’assainissement de base, ainsi que les conditions d’hygiènes ; améliorer les conditions de mise en œuvre du cadre règlementaire et des mesures incitatives et de coercition sont les trois objectifs déclinés dans le secteur de l’hygiène et de l’assainissement de base. Pour atteindre les objectifs visés, au nombre des enjeux, se situent la réduction de 40% du taux de défécation à l’air libre, augmentation du pourcentage de ménages ayant réalisé des latrines conformes aux Omd et Odd, le déploiement sur l’ensemble du territoire du plan de surveillance de la qualité de l’eau et des activités autonomes de préservation de l’eau à domicile. Les résultats obtenus dans la réalisation de ces objectifs sont très faibles selon les chiffres se rapportant à la mise en œuvre du Bpo 2014 de la Dnsp. Ainsi, 2.324 nouvelles cabines de latrines ont été construites inclus celles qui étaient sur le point d’être terminées en 2013, portant le taux de desserte de 66,9% en 2013 à 68% en 2014. Pour ce qui est de la construction des latrines, 2.574 latrines ont été construites sans subvention en 2014 contre 7.181 prévues. De ce fait, le nombre de localités certifié fin de défécation à l’air libre (Fdal) est de 764 pour une population totale estimée à 194.500 habitants. En ce qui concerne la surveillance de la qualité de l’eau en 2014, 1538 échantillons d’eau sur 4600 prévus, répartis dans les 77 communes du pays ont été prélevés et analysés par le laboratoire de la Dnsp. Ces chiffres montrent que les progrès sont restés faibles dans le secteur de l’hygiène et l’assainissement de base. Le représentant de la Dnsp a lancé un appel au ministre des finances pour l’augmentation du budget de l’assainissement dans le budget national. Consacré le montant suffisant à l’hygiène et l’assainissement de base permettrait au Bénin d’avoir 50 milliards de gain a-t-il soutenu.

 

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July 24, 2014

Suivi-budgétaire des finances publiques dans le secteur  WASH au Bénin : Les membres du CANEA affûtent leurs armes 

Alain TOSSOUNON (Bénin) 

Afin d’intensifier leur plaidoyer et de contribuer efficacement à l’amélioration de l’accès durable des populations aux services d’eau, d’hygiène et d’assainissement (WASH), les membres du Cadre de Concertation des Acteurs Non Étatiques de l’Eau et d’Assainissement (CANEA) étaient en session de formation les 17 et 18 juillet 2014 à Porto-Novo. Portant sur le suivi budgétaire des finances de l’Etat dans le secteur WASH, cette session ouvre la voie au renforcement des actions du plaidoyer de ce cadre pour une meilleure priorisation et gestion des ressources publiques au profit du secteur vital.

Les membres du bureau du CANEA et le Coordonnateur de l'Alliance WASH

Les membres du bureau du CANEA et le Coordonnateur de l’Alliance WASH

Partager avec les membres le processus d’élaboration et les familiariser avec la lecture du budget général de l’Etat surtout dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. C’est tout l’enjeu de cette session de formation des membres de ce cadre mis en place pour influencer les grandes orientations et décisions au profit des communautés.

A l’ouverture de la session, le coordonnateur de l’Alliance Wash-Bénin, Albert Eteka, s’est félicité de la tenue de cette session avant de convier les participants à suivre attentivement le contenu de la formation en matière de suivi budgétaire.

En ouvrant officiellement les travaux, le Président du CANEA et Coordonnateur du PNE-Benin, André Zogo, s’est réjoui de la présence effective de tous les membres à cette session qui constitue la deuxième grande activité après la marche organisée dans le cadre de la JME 2014. En justifiant la session de formation, il a signifié qu’elle constitue « une réponse aux difficultés rencontrées » par le cadre dans la mise en œuvre de ces actions de plaidoyer visant à mettre en priorité les secteurs de l’eau, l’hygiène et l’assainissement dans notre pays. Pour lui, à terme, cet atelier permettra à la société civile WASH, une fois outillée, de « mieux influencer le budget alloué au secteur de l’eau et de l’assainissement ». En souhaitant plein succès aux travaux, il a lancé un appel aux participants à plus d’engagement autour des activités du CANEA.

une vue partielle des participants au cours de la formation

Au cours des deux jours de formation, les participants ont eu droit à plusieurs communications de deux consultants à savoir Frédéric de SOUZA, de la Direction Générale du budget et Dieu-donné HOUINSOU de Social Watch.

Dans une première série de communications, les participants ont pu se familiariser avec les principes budgétaires, le processus d’élaboration du budget général de l’Etat, les procédures d’exécution des dépenses de l’Etat, les mécanismes de contrôle avec des cas pratiques de décryptage. Dans une seconde phase de la formation, ils ont eu droit aux outils et techniques de lecture du budget et au partage de l’expérience de Social Watch Bénin en matière de suivi sectoriel par les OSC.
Lors de la session, l’intérêt des participants a été manifeste avec des discussions sur les mécanismes de contrôle de la gestion des ressources publiques et surtout les dysfonctionnements observés dans l’inobservance des sanctions prévues par la loi en cas de dérives.
Au total, pour les uns comme pour les autres, le thème de la session était pertinent parce qu’il aura permis de « démystifier » la lecture du budget et surtout de mieux appréhender comment les ressources sont affectées aux différentes dépenses de l’Etat. Désormais capables de comprendre et de lire le budget de l’Etat, les participants ont fait des recommandations au terme de la formation. Dans leur ensemble, ils ont souhaité une deuxième session qui portera sur le suivi budgétaire dans les communes et les mécanismes de transfert des ressources de l’Etat aux communes. Une véritable préoccupation pour les participants dont les structures interviennent dans les communes.
Par ailleurs, ils ont pris l’engagement de se mobiliser pour affiner la feuille de route élaborée afin de passer à sa mise en œuvre pour que désormais, le suivi budgétaire dans le secteur de l’eau et de l’assainissement soit une réalité au Bénin.

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