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July 15, 2015

Atelier régional  du Comité consultatif du Projet  Mékrou : Vers la validation de l’Accord-cadre de coopération

Alain TOSSOUNON (Cotonou) 

Depuis hier 14 juillet 2015, se tient à Sun Beach Hôtel  de Cotonou,  l’atelier régional  des membres du Comité consultatif du mécanisme global de coordination du Projet « L’eau au service de la croissance et de la lutte contre la pauvreté dans le bassin transfrontalier de la rivière Mékrou ». La rencontre qui regroupe les principaux acteurs du secteur de l’eau du Bénin, du Burkina-Faso et du Niger et des institutions régionales ( AGRHHYMET, ACMAD, UEMOA, WASCAL, ABN…) est destinée à promouvoir entre les trois Etats bénéficiaires  du projet, le dialogue politique  pour une gestion apaisée de l’eau en partage.

 

La ministre de l'eau,Christine Gbédji Vyaho (à droite)   au cours de son discours

La ministre de l’eau,Christine Gbédji Vyaho (à droite) au cours de son discours

En ouvrant officiellement les travaux, la ministre en charge de l’eau, Christine Gbédji Vyaho, a levé un coin de voile sur les objectifs de l’atelier. Il s’agit  pour les participants au cours des trois jours que dureront les travaux, de valider le programme de renforcement des capacités des acteurs des institutions impliquées dans la gestion du projet, l’Accord-cadre pour la promotion du dialogue politique sur le bassin, le diagnostic de la situation de référence de l’utilisation actuelle de l’eau dans le bassin, de 3 projets pilotes de démonstration, des approches consensuelles de gestion transfrontalière de l’eau. Très satisfaite du travail accompli jusque-là, la ministre de l’eau, Christine Gbédji Vyaho, a tenu à saluer « l’ingéniosité »  des gestionnaires du projet pour leur sens d’anticipation dans la mise en place de l’accord-cadre de coopération. Une démarche importante puisque désormais, le projet bénéficie d’un portage politique des gouvernements. « Vous vous êtes donne les voies et moyens légaux pour sa conduite », a-t-elle signifié. Pour la suite, elle a indiqué que le cadre de coopération fera l’objet d’une formalisation à travers un document qui sera soumis à la signature des Ministres en charge de l’eau des pays concernés avant  la fin de l’année 2015 au prochain Conseil des ministres de l’Autorité du bassin du Niger (Abn).

En terminant son propos, Christine Gbédji Vyaho, a lancé un vibrant appel à toutes les structures impliquées dans la gestion du projet pour une recherche de financement complémentaire afin que le projet ait plus d’impact sur le terrain.

Les participants lors de l'ouverture des travaux

Les participants lors de l’ouverture des travaux

Avant le discours du Ministre, le Président du GWP/AO, Abel Afouda qui s’est aussi réjoui de la tenue de cet atelier en terre béninoise, a dit tout le bien qu’il pense du projet. En situant le contexte, il a signalé que du fait des aléas climatiques, la ressource eau se fait de plus en plus rare alors même que la demande est en nette croissance. Face à une telle situation, il convient de mieux connaitre la ressource et surtout de « proposer des outils consensuels pour son exploitation appropriée et efficiente dans un contexte transfrontalier. Sans doute, il a soutenu en tant qu’homme de science, que le projet qui constitue une réponse est « pertinent et très intéressant ». En finissant son intervention, il a formulé le vœu de voir les trois pays qui partagent la ressource eau,  l’exploiter au mieux et cela dans la paix et la quiétude pour le bien des populations.

Notons que le projet est financé par l’Union Européenne et qu’il vise une gestion concertée du bassin à travers l’établissement d’un cadre juridique et institutionnel, l’harmonisation des législations et des politiques nationales de l’eau et surtout, le développement d’outils d’aide à la décision.

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May 11, 2015

6eme Assemblée Générale des partenaires du GWP/AO : Renforcer le rôle des partenariats face aux défis de développement post-2015 (Le Professeur Abel Afouda reconduit pour un mandat de deux ans)

Alain TOSSOUNON (Bénin) 

Le Bénin a abrité les 7 et 8 mai 2015, la 6eme Assemblée Générale des partenaires du Partenariat régional de l’eau de l’Afrique de l’ouest. Sous le thème « L’Afrique face aux défis du développement post-2015 : quel rôle pour les partenariats dans le contexte du changement climatique », cette rencontre qui se tient à quelques mois de l’Assemblée  Générale  des Nations Unies en septembre prochain, les participants ont débattu longuement sur l’importance et la nécessité pour les partenariats nationaux de l’eau, de s’investir résolument dans l’accompagnement des Etats pour la réalisation des Objectifs de développement durables (ODD) et la mobilisation pour l’inscription effective de l’eau comme un objectif spécifique dans les priorités. 

Photo de famille  des participants

Photo de famille des participants

A l’ouverture de cette rencontre qui a réuni les partenaires venus essentiellement de l’Afrique de l’ouest et de l’Europe, le Président du Partenariat National de l’Eau du Bénin (PNE-Bénin), André Toupé s’est réjoui de la tenue de cette Assemblée en terre béninoise pour la première fois.

En effet, l’organisation d’une telle rencontre dans le contexte de la transition des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) vers les Objectifs de développement durable est importante pour  dessiner un nouvel avenir au développement des pays de la sous-région. Et dans cette nouvelle marche vers les nouveaux objectifs, les partenariats comme le réseau en général devront jouer leur partition. « Le rôle de notre réseau dans la réussite de ces processus est éminemment important, non seulement pour la définition des priorités, notamment celles relatives à l’eau et à l’assainissement, mais aussi et surtout pour le respect des engagements une fois qu’ils seront pris ». De même, le contexte de changements climatiques appelle des acteurs, « des solutions innovantes » dans la gestion des ressources en eau. Pour terminer, il a rassuré les uns et les autres quant à l’engagement du PNE-Bénin (plus d’une centaine d’organisations membres), à consolider les acquis et à accompagner le Bénin dans les nouveaux défis auxquels il devra faire face.

En justifiant le choix du thème de cette Assemblée générale,  le Président du Partenariat régional de l’eau de l’Afrique de l’ouest, a rappelé qu’en ce qui concerne les OMD, « s’il y a des raisons de satisfaction globale, en Afrique le défi reste immense et le travail à abattre encore considérable ». Se référant au récent document du Partenariat mondial de l’eau et l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) publié à l’occasion du 7ème Forum mondial de l’eau, intitulé « Garantir l’eau, soutenir la croissance », il a indiqué que les dommages dus aux inondations sont estimés à 120 milliards de dollars par an pour le milieu urbain seulement. De la même manière, les coûts liés aux services d’eau et d’installations sanitaires inadéquates dans les pays en développement sont estimés par l’organisation mondiale de la sante a 260 milliards de dollars par an.  Face à ces défis énormes, le professeur Abel Afouda soutient sans détour qu’il faut que les Etats s’engagent pour les « investissements plus conséquents dans la préservation, la protection et le développement de la ressource en eau ». Dans ce combat pour relever ces défis, il a réaffirmé le rôle des réseaux qui est « essentiel » dans l’amélioration des conditions de vie des populations.

Les officiels au cours de la cérémonie d'ouverture présidée par le Ministre en charge de l'eau du Bénin

Les officiels au cours de la cérémonie d’ouverture présidée par le Ministre en charge de l’eau du Bénin

En ouvrant officiellement les travaux de cette assemblée générale, le directeur de cabinet du ministère en charge de l’eau, agissant en lieu et place du ministre qui a écourté sa présence à cette cérémonie, s’est aussi réjoui du choix du Bénin pour abriter cette rencontre. Tout simplement, pour lui, c’est « un réel motif de satisfaction et d’encouragement à l’endroit du Bénin et de son Partenariat National de l’Eau ». Faisant la genèse  de l’adoption de la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) au niveau international, il a rappelé qu’au niveau de l’Afrique de l’ouest, la Déclaration de Ouagadougou, a marqué un tournant décisif dans les approches de la gestion de l’eau. Sur le thème de la rencontre,  il a signalé qu’il vise « à mettre en exergue le rôle et la place des différents réseaux dans le combat pour relever les défis auxquels notre continent fait face actuellement et qui vont déterminer les objectifs de l’agenda de développement durable de l’après 2015.

Par ailleurs, faisant le constat que les priorités du continent africain sont en cohérence avec les domaines thématiques définis par le Partenariat Mondial de l’Eau (GWP) dans sa nouvelle Stratégie pour 2020, il a soutenu que toutes ces thématiques démontrent une inter dépendance. « L’eau joue un rôle central qui fait que toutes les activités de développement sont affectées par ce qui affecte cette ressource en bien ou en mal », a-t-il précisé. Pour terminer, il a souligné qu’en ce qui concerne le Bénin,  « il n’y a pas d’autres alternatives crédibles à reconnaître le rôle central de l’eau dans le développement durable et à lui accorder la place qui qui lui revient dans l’agenda de développement de l’après 2015 ». 

De riches panels pour de riches débats

En lien avec le thème de l’Assemblée Générale, plusieurs panels ont organisés pour  débattre des questions relatives au rôle des réseaux dans la reconstruction post-crise,  dans le changement climatique, le dialogue global pour le développement durable et une meilleure gestion des ressources naturelles.

Dans une Afrique en proie aux crises et aux catastrophes, le premier panel a permis aux participants d’appréhender les enjeux liés à la reconstruction après les crises. En se fondant sur les cas du Liberia ou encore du Mali, les échanges ont été utiles pour comprendre la complexité relative aux réponses adéquates qu’il convient d’apporter en tenant grand compte du contexte et en faisant prévaloir le dialogue entre toutes les parties prenantes. En matière de dialogue global pour le développement durable, les réseaux ont toute leur place et doivent pouvoir dans le contexte du lancement prochain des ODD, faire un plaidoyer efficace pour le maintien de l’eau comme objectif dans les 17 priorités mondiales. Selon Philippe Guettier du Partenariat français de l’eau, tout n’est pas encore acquis et il faut travailler à ce que l’eau ne soit pas noyée dans les objectifs comme dans le cas des OMD. Le réseau au niveau régional comme les partenariats doivent se mobiliser pour relever ce défi avant la prochaine Assemblée Générale des Nations Unies de septembre 2015. De même, le plaidoyer  est indispensable pour que dans le cadre de la COP 21, l’eau apparaît comme un point important de discussion au cours  des négociations. C’est pourquoi, le Partenariat français de l’eau se prépare dans le cadre de la COP 21, à mettre en lumière les solutions qui ont fait leurs preuves sur le terrain mais de sonner une grande mobilisation pour attirer toutes les attentions sur la nécessité de mettre l’eau au cours des échanges. Egalement, dans le débat sur le développement, les jeunes comme les femmes ont leur place. En saluant la stratégie jeunesse du GWP/AO qui fait la promotion de la jeunesse, les jeunes présents ont justifié à travers leurs interventions l’importance de leur engagement pour faire de l’eau, l’affaire de tous.

Un appel pour faire face aux enjeux du moment

Face aux enjeux lies à l’agenda de développement post-2015, les participants à l’Assemblée Générale des partenaires de Cotonou, ont lancé un appel aux gouvernements dans les pays de l’Afrique.

 

En effet, dans cet appel, les Partenariats nationaux pour l’eau, s’engagent résolument à « agir pour peser sur les prochaines décisions de la communauté internationale ». Il s’agit de l’obtention d’un Objectif et de cibles post 2015 spécifiques à l’eau ainsi que d’un système de suivi de leur mise en œuvre et de  l’obtention d’un volet relatif à l’adaptation dans l’Accord issu de la COP 21 intégrant une dimension Eau conséquente ainsi que les financements nécessaires ;

Pour y arriver, ils comptent sur leurs capacités à mobiliser  leurs réseaux internes et internationaux du secteur de l’eau et d’autres secteurs (parlementaires, les autorités locales et régionales,  les jeunes, les femmes)

Encadré : Le Professeur Abel Afouda reconduit à la tête du Partenariat régional de l’eau de l’Afrique de l’ouest

Au cours de l’Assemblée Générale, le Président du Partenariat régional de l’eau a présenté le bilan des activités de l’année 2014. On retient pour l’essentiel que pour le compte de l’année 2014 et conformément au programme de travail 2014-2016, il y a eu la poursuite de la consolidation de l’autonomie de gestion administrative et financière du secrétariat exécutif, la poursuite de la collaboration avec les partenaires stratégiques comme le CCRE/CEDEAO, l’IUCN, l’UEMOA, l’ABV…, l’effort soutenu de développement de projets. Surtout, l’année 2014 a été celle du lancement du projet Mékrou qui est rentré dans sa phase active de même que le projet pour la Gestion intégrée de la sècheresse en Afrique de l’ouest et le projet Eau, Climat et développement (WACDEP). Egalement au cours de l’année, il y a eu la contribution du GWP/AO au projet SITWA et la participation aux évènements importants que sont le pré-forum africain de l’eau 2014, la semaine africaine de l’eau de Dakar, l’Assemblée Générale du GWP à Trinidad et Tobago. Globalement, la mise en œuvre des activités programmes pour 2014 connait un très bon niveau d’exécution. C’est pourquoi sur recommandation du comité de pilotage et après approbation des participants, le président Abel Afouda a été reconduit à la tête de l’institution pour un mandat de  deux (2) ans.

Au terme de la rencontre, en dehors de l’appel de Cotonou, l’un des grands résultats est l’engagement pris par les partenariats et l’ensemble des participants, de coopérer avec les gouvernements des pays de l’Afrique de l’ouest pour que l’eau soit une priorité  dans les agendas de de développement.

 

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May 11, 2015

Eau et assainissement: Le GWP Afrique de l’Ouest en Assemblée Générale à Cotonou

Virgil HOUESSOU (Cotonou) 

L’assemblée générale du Partenariat régional de l’eau de l’Afrique de l’Ouest (GWP/AO) se tient à Cotonou du 7 au 8 mai 2015 au Bénin Royal Hôtel.  Le ministre béninois en charge de l’eau, Barthélémy Kassa,  a présidé la cérémonie d’ouverture. Au menu l’importance des partenariats dans le passage des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) aux Objectifs de Développement Durable (ODD). 

Les officiels au cours de la cérémonie d'ouverture présidée par le Ministre en charge de l'eau du Bénin

Les officiels au cours de la cérémonie d’ouverture présidée par le Ministre en charge de l’eau du Bénin

Les assises se tiennent sous le thème « L’Afrique face aux défis du développement post-2015 : quel rôle pour les partenaires dans le contexte du changement climatique ? ». Le choix de ce thème est révélateur de la volonté du GWP/AO à faire face aux évolutions et réalités du secteur de l’eau. Le président du Partenariat national de l’eau du Bénin, André Toupé, justifie le choix de ce thème par le rôle éminemment important du réseau GWP dans les processus pour la définition des priorités des Objectifs de développement durable (ODD) et surtout pour le respect des engagements une fois qu’ils seront pris. En effet, la rencontre de Cotonou se tient en l’an 2015 qui marque la fin des OMD et le début des ODD. La coïncidence de la tenue de l’AG et du lancement du processus pour la négociation des ODD illustrent la disponibilité des partenaires du GWP/AO à faire face efficacement aux préoccupations majeures que sont l’amélioration des ressources naturelles et de la biodiversité, la garantie d’un accès à l’eau potable pour tous, une réponse adaptée au changement climatique, la désertification, la réduction et la gestion des risques de catastrophes naturelles et les effets néfastes de la diversification, de la dégradation et de l’érosion des sols ainsi que les inondations et la sécheresse. « En Afrique, le défi reste immense et le travail à abattre encore considérable. […] La région de l’Afrique de l’Ouest est très vulnérable aux effets des changements climatiques et les investissements dans les mesures de l’adaptation restent très en deçà des attentes », s’inquiète Abel Afouda, Président du GWP Afrique de l’Ouest.

Aucun de ces défis ne peut connaître des réponses appropriées sans une action en partenariat. C’est sur cette précision que l’AG va encore une fois mettre l’accent en conciliant les différentes préoccupations des différents acteurs.  C’est pourquoi la rencontre de Cotonou va se focaliser sur la recherche de la synergie indispensable pour impulser une dynamique nouvelle aux thématiques sur l’eau et l’assainissement.

Le ministre en charge de l’eau a décerné un satisfécit au GWP Afrique de l’Ouest en lui reconnaissant sa place  de « véritable  réseau indépendant, ouvert et équilibré ont la mission fondamentale est de construire des alliances et de renforcer les capacités institutionnelles de ses membres afin d’encourager et de fortifier les réseaux de recherche, d’expertise et d’information sur la GIRE ». C’est au regard de cette réalité qu’il invite « tous les partenaires à joindre leurs voix à celle du GWP pour faire le plaidoyer afin que les Nations Unies identifient l’eau comme un élément central et lui consacre entièrement un des ODD ».

Dans l’agenda de l’Assemblée générale, il y a également le renouvellement des membres des organes dirigeants du GWP/AO et la présentation des rapports d’activités. Sont présents à l’AG de Cotonou les organisations partenaires du GWP/AO, les représentants du partenariat mondial pour l’eau (GWP), ceux des autres partenariats régionaux de l’eau en Afrique et des treize PNE membres du GWP/AO, les représentants des réseaux de jeunes, les PTF et autres intervenant dans le secteur de l’eau.

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May 1, 2015

Assemblée Générale des partenaires du GWP/AO: Les défis liés à l’agenda post-2015 à l’ordre du jour

Alain TOSSOUNON (Bénin) 

Le Bénin abritera du 6 au 8 mai 2015 la 6e Assemblée Générale des partenaires du Réseau ouest-africain de l’eau (GWP/AO). Une rencontre  attendue pour donner de nouvelles orientations stratégiques  dans la recherche de synergie  indispensable pour donner un coup d’accélérateur  au développement des pays de la région.

André TOUPE, Président du PNE-Bénin

André TOUPE, Président du PNE-Bénin

C’est sous le thème « L’Afrique face aux défis du développement post-2015 : quel rôle pour les partenariats dans le contexte du changement climatique »  que se déroulera les assises dans un contexte particulier.

En effet, l’année 2015 est une année cruciale pour la communauté internationale appelée à faire l’évaluation des OMD avant de lancer les Objectifs de Développement Durable (ODD). De même, elle s’apprête pour la 21e Conférence des Parties qui se tiendra en novembre à Paris pour la définition d’un nouvel accord sur les changements climatiques. En choisissant ce thème, le réseau entend préparer les Partenariats Nationaux à accompagner les pays dans cette nouvelle dynamique pour l’atteinte des nouveaux Objectifs de développement durable et ce, dans un contexte de changement climatique.

Se réjouissant du choix du Bénin pour abriter ce grand événement qui se tiendra pour la première fois en terre béninoise depuis l’avènement du Partenariat National de l’Eau du Bénin (PNE-Bénin), le Président du PNE-Bénin, André Toupé, souligne que le thème est en parfaite cohérence  avec les enjeux de l’heure. Il précise que l’Assemblée Générale sera constituée de deux grandes parties. Une première partie sera consacrée  au rapport d’activités du Président du réseau et le programme de travail pour 2015. En dehors de cette partie qu’il qualifie d’habituelle, les partenaires échangeront sur les préoccupations du moment. « Nous sommes appelés a tirer leçons des OMD afin de mieux s’engager pour les ODD », soutient André Toupé. Au-delà des réflexions qui seront faites, il insiste sur la nécessité de travailler ensemble avec tous les partenaires (OSC, parlementaires, journalistes, jeunes…) pour mettre en œuvre un plaidoyer fécond pour les ODD surtout que tous les points de vue convergent vers la nécessité de faire de l’eau, un Objectif parmi les 17 priorités retenues par le groupe de travail des Nations Unies.

Sur le plan des préparatifs, le PNE-Bénin ensemble avec ses membres, s’activent et se disent fin prêt pour faire de cette rencontre une réussite. Surtout, ils nourrissent l’espoir que les conclusions de cette Assemblée  contribuent à  booster  la marche irréversible du Bénin en matière  de  Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE).

February 28, 2014

Mission d’information sur le Projet « Eau pour la croissance et la réduction de la pauvreté » : Le président Abel Afouda satisfait de l’intérêt porté au projet par le Bénin

Le président du Partenariat Ouest-africain de l’Eau (Gwp/Ao), Abel Afouda, a effectué une mission d’information au Bénin du 26 au 28 Février dans le cadre du Projet « Eau pour la croissance et la réduction de la pauvreté dans le sous-bassin transfrontalier du Mékrou ». Les échanges avec les autorités des divers ministères impliqués ont été très fructueux selon ses déclarations à la presse hier, 27 février au cours d’une interview.

Béatrice Koumènougbo (Bénin)

Abel Afouda, Président du GWP/AO

Abel Afouda, Président du GWP/AO

Les autorités béninoises ont porté un grand intérêt aux échanges avec le président du Partenariat ouest-africain de l’eau, Abel Afouda, dans le cadre de la mission d’information sur le projet « Eau pour la croissance et la réduction de la pauvreté dans le sous-bassin transfrontalier de la Mékrou ». Dans une interview accordée à la presse, hier, 27 Février, il a expliqué les objectifs du projet et exprimé sa satisfaction quant à la disponibilité et l’écoute des autorités béninoises.

En effet, le président du Partenariat Ouest-africain pour l’eau a rencontré les autorités et cadres des ministères en charge de l’agriculture, de l’enseignement supérieur, de l’eau, de l’environnement. «Les échanges ont été très fructueux » a-t-il déclaré. Il a estimé que cet intérêt manifeste des autorités béninoises contribuera à une bonne mise en œuvre du projet au Bénin. Le 1er responsable du partenariat ouest africain de l’eau est revenu sur l’importance du projet.

Le projet « Eau pour la croissance et la réduction de la pauvreté dans le sous-bassin transfrontalier de la Mékrou », a été initié par le Partenariat mondial de l’eau et  soutenu financièrement par l’Union Européenne. Il sera mis en œuvre dans trois pays que sont le Bénin, le Burkina-Faso et le Niger. Selon Abel Afouda, ce projet permettra d’améliorer  les connaissances en matière de ressources en eau  au profit des populations, des maires et décideurs.  Le président du Gwp/ Ao a rappelé que l’eau c’est la vie. A cet effet, il est important de maîtriser la ressource eau pour éviter les catastrophes telles que les inondations. Pour illustrer l’importance du projet, il a rappelé les inondations qui ont lieu régulièrement dans le nord du Bénin. Selon lui, si les populations étaient suffisamment informées, elles prendraient les mesures nécessaires pour éviter les désagréments. C’est le cas des agriculteurs qui ont besoin de l’information nécessaire sur la ressource eau pour mieux planifier  leur production. Il est donc important d’informer non seulement les populations mais aussi les maires et autorités concernées. Ce projet permettra aux maires de mettre l’eau dans leur Plan de développement communal et aux décideurs, d’intégrer les programmes liés à l’eau dans les plans de développement. Abel Afouda a estimé que c’est un projet qui a de l’avenir étant donné que sa finalité est la réduction de la pauvreté à travers une meilleure connaissance des ressources en eau dans ce sous-bassin transfrontalier.

Interrogé sur la prochaine étape en ce qui concerne la mise en œuvre du projet, Abel Afouda a indiqué qu’après l’étape de l’information, le projet sera lancé au cours d’un atelier qui se tiendra à Ouagadougou en Mars 2014. Des ateliers  suivront dans tous les pays pour informer les populations et les décideurs. La première année du projet sera couronnée par la signature de convention pour une gestion harmonisée de la ressource eau entre les pays concernés.