Archive for May, 2013

May 27, 2013

Visite d’échanges entre Maires du Mali et du Bénin : Améliorer la gestion des services publics d’eau et d’assainissement dans les communes

Alain TOSSOUNON (Bénin)

Venus des communes urbaines  I et IV de Bamako, des communes rurales de Fatoma, Nioro, Kéwa pour les maires du Mali et des communes de Kérou, Péhunco, Lokossa, Dogbo et Athiémé, pour ceux du Bénin, la visite d’échanges a été marquée par deux temps forts. Un premier a permis aux maires du Mali comme du Bénin, de mieux appréhender, pour les trois domaines que sont : AEP-Hygiène et assainissement et Gire locale,  la gestion par les communes et l’état des lieux en matière d’exercice de la maitrise d’ouvrage. Le deuxième temps fort qui a été celui des visites de terrain, a permis aux gouverneurs locaux, au-delà des présentations, de toucher du doigt la réalité de la gestion des services et d’échanger avec les populations et les acteurs locaux.

Après une présentation du contexte de la décentralisation en général et de l’exercice de la maitrise d’ouvrage communal au Bénin comme au Mali,  les élus locaux ont pu comprendre que dans les deux pays, les communes jouent un rôle important dans la fourniture et la distribution d’eau potable avec l’avènement des lois sur la décentralisation.

En matière d’Approvisionnement en Eau Potable (AEP), si la législation reste favorable au Bénin, avec l’évolution appréciable de la stratégie nationale, le transfert de la maitrise d’ouvrage  aux communes reste un processus inachevé malgré quelques expériences d’appui par les partenaires dont Protos.  Néanmoins, le sous-secteur connait de nouvelles orientations dont la professionnalisation de la gestion des ouvrages ou la programmation communale qui devraient contribuer à améliorer la gestion des services d’eau potable par les communes béninoises. Au Mali, le constat reste le même avec des communes qui n’exercent pas encore pleinement la maitrise d’ouvrage. Et ce, malgré également, l’existence d’un contexte légal favorable. Dans les deux pays, les maires ont tous fustigé la lenteur ou le refus des Etats centraux à transférer les ressources aux communes pour la réalisation des ouvrages et le plein exercice de la maitrise d’ouvrage communal. Mais, l’un des grands points d’attention qui a soulevé un bouillon d’échanges riches a été la gestion communautaire et la gestion par délégation (affermage) en cours au Bénin. Dans leur grande majorité, les maires du Mali ont vanté les avantages de la gestion communautaire qui concourt à la vie en communauté mais aussi l’harmonie sociale. En revanche, pour les maires du Bénin, cette gestion a connu ses limites avec le manque de reddition des comptes et surtout la rupture du service dans bien des cas. Une situation préoccupante qui a conduit à la professionnalisation de la gestion au Bénin avec le recrutement des opérateurs privés et la signature des contrats pour faciliter le suivi et assurer la continuité du service. Mais, cela ne se fait pas sans difficultés sur le terrain. « Le passage de la gestion communautaire à la gestion  professionnalisée est très difficile. La tâche n’est pas facile », a martelé le maire de Dogbo, Vincent Akakpo. Dans la commune IV de Bamako, la gestion donne lieu à un bras de fer entre les autorités locales et les associations de quartiers qui ont fait main basse sur la gestion.  Au total, quel que soit  le mode de gestion, l’important c’est de garantir et d’assurer la continuité du service aux populations.

Echanges d'experiences et discussions en salleAvant la visite de deux ouvrages réalisés avec l’appui de Protos, les échanges ont porté également sur le dispositif de veille citoyenne en cours de mise en place sur recommandation de la stratégie nationale au Bénin. Il s’agit des Associations de Consommateurs d’Eau Potable (ACEP), un processus qui n’a pas manqué d’intérêt pour les maires du Mali. Sur le terrain à Faglatomé et à Bassoukondji  dans la commune d’Athiémé, la délégation a eu des échanges édifiants avec les communautés qui ont tout dit de la gestion du point d’eau ou de la Borne fontaine. Impressionnés  par les « belles réalisations», la délégation malienne  a salué les efforts entrepris par les autorités locales et les partenaires pour les ouvrages et surtout leur gestion par les fermiers dans le cadre de la gestion professionnalisée aujourd’hui recommandée par la stratégie nationale. Pour les uns comme pour les autres, il est important de renforcer le dispositif de gestion notamment le recouvrement des redevances et la sensibilisation des populations sur la nécessité de payer l’eau pour couvrir les charges de réparation et garantir le service.

Hygiène et assainissement et Gire locale, encore des défis à relever

Au Mali comme au Bénin, contrairement au sous-secteur de l’approvisionnement en eau potable qui connait des avancées appréciables, celui de l’hygiène et de l’assainissement reste préoccupant. Encore peu considéré comme une priorité au plan national et des populations pratiquant toujours la défécation à l’air libre  avec ses conséquences au plan sanitaire et économique, l’hygiène et l’assainissement est une compétence des communes qui doivent faire face à leurs responsabilités. Avec l’appui des partenaires que sont Protos et l’Unicef, des initiatives ne manquent pas au Mali. Il s’agit par exemple de l’approche ATPC dans certaines communautés qui donne des résultats probants en matière de changement de comportement ou encore de l’initiative des Clubs d’hygiène des enfants pour la promotion de bonnes pratiques en milieu scolaire. Au Bénin, s’il faut se féliciter de l’évolution de la politique nationale et de la relecture du code d’hygiène, il reste qu’au niveau local, le sous-secteur connait des dysfonctionnements dans la collaboration entre les agents d’hygiène et les communes. Malgré tout, on note un regain d’intérêt des populations et des communes (Dogbo) pour les latrines ECOSAN dont les sous-produits  sont utilisés comme fertilisants dans les champs de maïs ou pour le maraichage. Une initiative qui a beaucoup impressionné la délégation malienne qui devra faire face aux défis de sensibilisation des populations pour l’acceptation de l’utilisation de l’urine ou des excréta comme fertilisants. De même, l’initiative des clubs avocats de l’eau à l’école primaire de Adandro-Akodé (Commune de Dogbo) a  beaucoup séduit les visiteurs pour la pertinence de l’action en milieu scolaire et tout le dispositif d’accompagnement mis en place pour faire des enfants, des vecteurs de changement dans les ménages. « Pour les questions d’assainissement, nous devons nous réveiller », a conclu Mory Sako de la commune IV de Bamako.  

En matière de Gestion intégrée des ressources en eau au niveau local, (Gire locale), dans le Delta du Niger au Mali et dans les communes du Mono-Couffo (Dogbo), des initiatives permettent de promouvoir la concertation entre tous les acteurs pour la gestion concertée et durable des ressources. Après la visite du site de Tinnou-Hounsa ou un forage artésien a été aménagé pour l’eau potable, la riziculture et le maraichage, les échanges avec les communautés auront permis de les sensibiliser sur l’importance de cette ressource  pour le développement de leur localité.  

Visite de terrain des maires du Mali et du Bénin d'une Borne fontaine a Athiémé

Une visite riche en enseignements

Au total, pour les maires du Mali comme pour ceux du Bénin, la visite d’échanges a été un véritable moment de partage de connaissances, d’expériences et de communion autour des grands défis auxquels sont confrontés les gouverneurs locaux. Dans leur ensemble, les maires ont constaté qu’ils font face aux mêmes difficultés en matière de maitrise d’ouvrage dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. Une raison qui a motivé les maires au partage d’expériences pour améliorer leurs prestations aux populations. « Je suis dépassé par ce que j’ai vu. Même dans le cadre des services de l’eau, les communes béninoises ont une force en matière de Maitrise d’ouvrage », a déclaré Mory Sako de la commune IV de Bamako. Gestion communautaire et gestion professionnalisée, mise en place des ACEP, promotion de l’hygiène en milieu scolaire, latrines ECOSAN et approche ATPC, Gire locale…, sur toutes ces questions, les échanges ont été vifs et riches et chacun des maires et membre de la délégation, est reparti édifié des expériences apprises et des  enseignements des visites de terrain. Comme un refrain, tous les participants ont souhaité que l’initiative de l’organisation de cette visite d’échanges se renouvelle. Au-delà du secteur de l’eau et de l’assainissement, le maire de Dogbo, Vincent Akakpo, qui a eu le plaisir de faire visiter ses services à la délégation et d’échanger avec les maires sur la gestion locale, a suggéré le développement de la coopération sud-sud pour un renforcement mutuel des gouverneurs locaux.

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May 20, 2013

Lancement du projet Cascade dans le Mono-Couffo : Promouvoir la concertation entre acteurs de la société civile et les communes

Alain TOSSOUNON  (Bénin)

Après son lancement au plan national, le Projet de Concertation entre Acteurs de la Société civile et les Communes en Appui au Développement du secteur de l’Eau, l’hygiène et l’assainissement (CASCADE), a été officiellement mis en route dans les départements du Mono-Couffo, le vendredi 17 avril à la préfecture de Lokossa. En présence de tous les partenaires du projet et surtout des trois  communes bénéficiaires, l’occasion a été saisie pour partager le contenu du projet et échanger sur les dispositions favorables à sa mise en œuvre.

Photo webCofinancé par l’Union Européenne, la Coopération technique belge et PROTOS,  le projet Cascade d’un montant de 469.816.048 millions de francs CFA et d’une durée de 3 ans (2103-2015), sera mis en œuvre dans les communes d’Athiémé, Dogbo et Lokossa. Il ambitionne à terme, de « contribuer à la bonne gouvernance locale par une meilleure concertation et collaboration entre les autorités locales et la société civile dans le domaine de l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement et la GIRE.

En ouvrant les travaux de la séance qui marque le démarrage effectif du projet, le préfet des départements du Mono-Couffo, Corentin Kohoué,  s’est réjoui de l’avènement de ce projet dans sa juridiction avant de rappeler les objectifs de cette séance. Il s’agit essentiellement, d’informer les différents acteurs du contenu du projet, de partager les enjeux de la concertation et de la collaboration entre acteurs non-étatiques et autorités locales, et enfin d’échanger avec les participants sur les modalités de collaboration. Se félicitant que le projet ait été conçu avec le concours des communes bénéficiaires, il a mis l’accent sur la complexité de la cogestion des espaces publics autour des ressources en eau, les défis actuels lies à la gestion des services publics d’eau potable et la situation de l’hygiène et de l’assainissement qui reste le parent pauvre dans les interventions. Plus encore, il a souligné les enjeux et défis relatifs à la GIRE locale avant d’exhorter les communes à « persévérer dans leur engagement afin de mériter la confiance des partenaires. «La réussite de notre processus de développement décentralisé repose sur les capacités de tous les élus locaux à s’approprier de telles initiatives pour faire du développement durable, une réalité », a-t-il indiqué.

Après un rappel des objectifs de la séance de démarrage, les participants ont suivi trois présentations. La première qui est revenue sur « la gestion des services publics d’eau potable et ses défis », a permis de rappeler la notion de service public, ses principes et ses défis.   Au nombre des défis relevés, nous avons la délégation de la gestion notamment l’affermage des ouvrages, la vente de l’eau au « volume », le cadre d’entretien et de maintenance et le suivi du service de l’eau. Aujourd’hui, au niveau des trois communes bénéficiaires, le Projet ambitionne de relever ces défis pour améliorer le service au niveau des populations.

Abordant la question de la Gire locale, un aspect du projet, Armel Ahossi du Partenariat National de l’Eau (PNE-Benin), a également partagé les enjeux et défis de cette problématique. Il a signalé la nécessité de la mise en place et le fonctionnement des cadres de concertation adéquats pour une meilleure gouvernance de l’eau aux niveaux communal et intercommunal ; l’engagement et la détermination des pouvoirs politiques locaux pour la promotion de la GIRE ; la fédération en Groupement d’Intérêt Economique des usagers des ressources en eau pour la valorisation de l’eau et la veille citoyenne ; la participation active des parties prenantes pour la mise en œuvre des initiatives locales de valorisation économique et de gouvernance locales de l’eau ; et enfin l’intégrité dans la gestion des ressources en eau au niveau communal et intercommunal.

En présentant le projet Cascades, le Chargé de programmes de l’ONG Protos, Michiel Smet, a précisé une fois encore les objectifs du projet. Bâti de façon participative avec les communes pour rendre effective la concertation entre Acteurs non Étatiques et Autorités locales, le projet envisage d’atteindre trois grands résultats. En dehors de l’instauration d’une concertation entre société civile et autorités locales dans la fourniture des services d’eau potable avec la structuration des Associations d’eau potable ou le renforcement du dispositif de suivi de l’affermage…le deuxième résultat concerne la promotion de l’hygiène et de l’assainissement. A ce niveau le projet aidera à la mise en place d’un cadre de suivi de mise en œuvre des Plans d’hygiène et d’assainissement des communes (PHAC), le développement des Partenariats Publics Privés (PPP) pour la réalisation des infrastructures dans trois marchés…Enfin, au niveau de la Gire locale qui constitue le 3e  résultat,  le projet favorisera au-delà de la concertation pour l’application des principes Gire, le développement d’un dispositif d’identification des enjeux, l’élaboration des plans communaux Gire ou encore la mise en œuvre des actions de cogestion des ressources en eau.  Tout en mentionnant que les groupes cibles sont les Acteurs non Etatiques, les Associations de consommateurs d’eau potable (ACEP), les Organes Locaux de l’Eau (OLE) et les opérateurs privés, il a indiqué qu’au total, c’est 45000 personnes qui seront touchées par l’approche ATPC, 1600 élèves en ce qui concerne l’initiative des Clubs avocats de l’eau dans les écoles, 15000 utilisateurs de marchés, 250 000 consommateurs d’eau et 1800 usagers.

Réagissant à l’avènement d’un tel projet, les participants et acteurs du secteur dans les communes et les deux départements, se sont réjoui de la prise en compte du volet hygiène et assainissement qui constitue une grande préoccupation. Déjà, face aux défis, il faudra tenir compte des plus pauvres et dans le sous-secteur de l’eau, les participants ont recommandé la formation des fermiers pour leur permettre de mieux appréhender leur rôle et responsabilités. Pour le deuxième adjoint au maire d’Athiémé, Gilbert Bossou, ce projet constitue une réponse aux difficultés que rencontrent les communes dans le secteur. « Il permettra d’instaurer un dialogue franc entre les communes et les populations et amener celles-ci, à accepter le nouveau mode de gestion des points d’eau, a-t-il ajouté.

 

May 8, 2013

Water Aid Regional Head, call for reportage at all levels on water and sanitation.

By: Berttee Forkpabio

The head of the regional office for Water Aid in Dakar ,Senegal madam Marime Dem has underscored the need for journalists of the National WASH networks to be present at all discussion when leaders are discussing policy that will make an impact on the nation’s development.

According to Dakar regional head, journalist need to be proactive in their reportage in amplifying the voices of the poor and hold their leaders to an account for ever commitment signed unto. Something she said it was important for strong citizens to demand for the rights of the people and call duty bearers to provide the rights of the people at national, regional and globally.

Madam Dem said Journalists are the best people to ensure that the voices of the people are heard and leaders of the people who have committed their support can be put to tax by their voices.

Madam Dem noted that during her visit at the UN high level on the post MDGs 2015 meeting, WASH journalists was lacking which was disappointing for her. Something she said was a challenge that they as partners needed to work on to ensure that the visibility of WASH journalists be seem at all time when leaders are discussing developmental issues of countries situations especially as it relates to WASH issues.

However, Water Aid regional head said it is dissatisfying to know that women are still struggling to have access to improved water and sanitation and that journalists who are to raise the awareness on water, sanitation issues are lacking of support at all levels.

Speaking at the West African Water and sanitation journalists network third bi-annual general meeting in Dakar, senegal, madam Dem call on the national networks to be more vigilant as duty bearers to Forster the cause of WASH at all time.

For his part, The senior outreach Communication officer for water supply and sanitation Collaborative Council have acknowledge the important role journalists play over the two year since the existence of the West African WASH Networks.

Mr. David Trouba noted that journalists are great people who have the ability to rise the issues of water and sanitation at all levels and hold stakeholders, international partners to account for ever commitment they have signed unto.

The senior outreach Communication officer for water supply and sanitation Collaborative Council said achieving universal access to water, sanitation and hygiene WASH journalists need to be present at all levels to ensure that the remaining 2.5 million lives can be save and yield to £150 billion a year for the global economy.

Something he believe that journalists reportage on WASH will mean Everyone Everywhere will have access to improved drinking water sources under the MDG on environmental sustainability, which nation target to significantly improve the lives of least 100 million slum-dwellers by 2020.

According to the release of Water Aid, While progress has been made rapidly in urbanization , it

means that interventions to improve basic services are being outpaced by the growth in

demand, and gains for the world’s current slum-dwellers may be rapidly undone.

The 3-day exercise was held from April 8-10, 2013 at the ONOMO Hotel which brought together 36 WASH participants from the 14 West African Countries and partners to discuss the way forward of the Network.