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May 24, 2015

BAI MASS TAAL, Secrétaire exécutif de AMCOW sur Africasan 4: « L’assainissement est devenu une priorité dans les politiques des gouvernements en Afrique »

Le secrétaire exécutif du Conseil des ministres africains de l’eau ( Amcow), Bai Mass Taal soutient au cours de cet entretien, que la rencontre de Dakar sera une occasion de faire le point sur le respect des engagements pris par les Etats et aussi d’évaluer en termes de réalisation les Objectifs du millénaire pour le développement ( Omd). La rencontre de Dakar, rappelle Bai Mass Tall se tient dans un contexte  de passage aux Objectifs du développement durable ( Odd). En tout état de cause ; Bai Mass Taal reste optimiste pour les années à venir. Il fonde son optimisme sur la prise de conscience des gouvernements. 

BAI MASS TAAL, Secrétaire exécutif de AMCOWLe secrétaire exécutif du Conseil des ministres africains pour l’eau. Quels sont les enjeux de la 4e édition de Africasan ?

L’année 2015 est une échéance  importante pour tous les pays du monde et pour l’Afrique. Parce que nous sommes à la fin des Objectifs du millénaire pour le développement ( Omd) et nous entrons dans l’agenda post- 2015. L’objectif, c’était de couvrir les besoins de 50 % de la population africaine en matière d’accès à  l’eau potable et à l’assainissement. Donc la rencontre de Dakar servira à évaluer tout ce qui a été fait par rapport aux engagements pris depuis eThekwini. La rencontre de Charm el-Cheikh a donné à Amcow, le mandat de faire une évaluation. Des progrès ont été réalisés. Amcow travaille à faciliter une bonne politique d’assainissement dans les pays. Sur ce plan, nous avons fait des progrès. Parce qu’avant 2002, aucun pays africain n’avait un ministère en charge de l’Assainissement et de l’Eau. Toutes ces problématiques étaient  prises en charge par les ministères de la santé. Aujourd’hui, les choses ont changé. Les pays comme le Burkina Faso, le Sénégal, et le Nigéria ont des ministères en  charge de l’assainissement et de l’eau. L’assainissement et l’eau sont devenus une priorité dans les politiques des gouvernements.

De façon concrète, quel bilan peut-on faire des engagements d’ eThekwini  et des OMD en Afrique?

Pour l’assainissement, ce n’est pas possible d’atteindre des Objectifs pour les pays africains sauf pour les pays du Maghreb. Dans cette partie de l’Afrique, d’importants progrès ont été réalisés. Ces pays ont donné de bons exemples. Si ces objectifs ne sont pas atteints, il y a aussi des raisons.

Tous les engagements de financement n’ont pas été respectés. Il n’y avait que quelques pays qui avaient des lignes budgétaires dédiées à l’assainissement. Le travail de sensibilisation doit continuer dans ce sens. Il y a une compétition entre les différents secteurs. Les gouvernements ont à la fois plusieurs priorités. Nous devons mener plus de plaidoyer en faveur du secteur. Nous devons davantage sensibiliser les hommes politiques. Lors de cette rencontre, nous avons la chance d’avoir des chefs d’Etat comme le Président de la République du Sénégal, Macky Sall qui sont engagés. Il était présent lors de la mise en place de Amcow en 2002. Il était le ministre chargé de l’hydraulique du Sénégal en ce moment.

Qu’est-ce qu’on peut s’attendre lors de cette rencontre de Dakar ?

L’eau et l’assainissement font partie des Objectifs 6. Les négociations sont en cours. J’ai espoir que les objectifs 6 seront retenus parmi les 17 objectifs de ODD. Les pays donateurs sont en phase avec les objectifs de l’eau et de l’assainissement.

Des ministres seront présents. Il y aura une déclaration de Dakar. Le président de la République du Sénégal va porter cette déclaration auprès de ses pairs.

Il y a des défis comme la défécation à l’air libre, le financement…

Je crois qu’à l’issue de la rencontre de Dakar, on aura une déclaration. Nous aurons une bonne feuille de route  qui va reprendre les besoins jusqu’en 2030. Il y a des objectifs. Nous ne rêvons pas. J’ai une philosophie. Ce n’est pas un rêve puisque nous allons élaborer une stratégie pour les atteindre. Aujourd’hui il y a un grand intérêt pour le secteur de l’assainissement. Nous avons tablé sur 700 participants. Actuellement nous sommes à 1000 participants et ce n’est pas fini. Il y a encore des personnes qui veulent s’inscrire. Il y a des participants qui sont venus d’Asie, ils veulent voir comment l’Afrique va s’y prendre pour accélérer le processus. Ils ont fait des progrès. Nous allons échanger. C’est pour vous dire que les choses bougent en Afrique. Il y a de grandes attentes pour cette rencontre.

Interview réalisée par Idrissa SANE/Alain TOSSOUNON

 

May 24, 2015

Bilan des engagements d’eThekwini à Africasan 4: Des progrès encore lents, de nouveaux engagements attendus

Alain TOSSOUNON (Envoyé spécial à Dakar)  

Le monde africain se retrouve au Sénégal sept (7) ans après les engagements pris à eThekwini pour la 4e grande conférence sur l’assainissement. Si le rendez-vous de Dakar permettra de prendre une fois encore, un nouveau départ. Mais, le bilan de la mise en œuvre des engagements d’eThekwini montre bien que certains pays ont fait des efforts appréciables pendant que d’autres sont toujours à la traîne. Désormais, un sursaut est nécessaire pour un accès universel à l’assainissement dans tous les pays du continent.

En 2008, 45 pays en Afrique avaient fait le pari de prioriser l’assainissement pour la réalisation des OMD. Depuis, 42 pays ont effectivement continué le processus de suivi des progrès pour la réalisation des engagements d’eThekwini, et plus de 30 pays ont préparé des plans d’action.
Sept (7) ans après, le bilan reste mitigé. Car, par exemple la région subsaharienne n’atteindra pas l’OMD en matière d’assainissement. Même si, le rapport indique que des progrès ont été réalisés en termes de respect des engagements dans l’ensemble des pays.
Dans le groupe des pays qui ont fait des progrès considérables, on retrouve entre autres le Bénin, le Burkina Faso, le Sénégal, le Niger, le Nigeria, l’Afrique du sud, le Zimbabwe… Si le rapport souligne que dans les Comores peu de progrès ont été enregistrés, la liste des pays où les progrès sont en cours est plus longue.
Au total cinq domaines d’engagements avaient été retenus à eThekwini, permettant ainsi aux pays, de créer un environnement favorable et de poser les bases pour l’accélération de l’accès aux services d’assainissement.
En matière de définition d’une Politique claire qui constitue le premier domaine, le bilan reste moyen. Mais dans bien des cas, l’adoption d’une politique cohérente a donné un coup d’accélérateur au combat pour l’amélioration de l’accès aux services d’assainissement dans les pays. De même, la mise en œuvre des systèmes et outils de suivi et d’évaluation du secteur de l’assainissement (2e domaine d’engagement), a favorisé la disponibilité des données susceptibles d’éclairer les décisions, les stratégies et l’affectation des ressources à l’assainissement pour plusieurs pays. Dans le cas du troisième domaine d’engagement concernant la revue annuelle sur la performance du sous-secteur de l’assainissement, le bilan reste appréciable pour l’ensemble des pays africains. Quant à l’existence d’une institution principale et transparente chargée de la gestion du portefeuille national d’assainissement (4e engagement), des efforts ont été aussi faits par plusieurs pays note le rapport.
Enfin, pour le dernier domaine d’engagement relatif à la coordination sectorielle impliquant toutes les parties prenantes, le score reste moyen.
Dans l’ensemble, si des efforts ont été faits dans plusieurs pays, le rapport indique que « les progrès sont lents ». Dans la plupart des pays en Afrique, cette lenteur est observée au titre de l’affectation des ressources financières et le renforcement des capacités pour la mise en œuvre des programmes d’assainissement et d’hygiène. Mais, ce n’est pas tout. Les faibles progrès sont aussi enregistrés en matière de suivi des engagements concernant les programmes sur les groupes vulnérables, et la prise en compte de la dimension genre ainsi que les aspects liés à la jeunesse.
Face à ce bilan mitigé mais qui porte en lui l’espoir, la conférence AfricaSan 4 de Dakar est attendue pour la prise des engagements plus forts en vue de «Faire de l’assainissement pour tous une réalité en Afrique » et de mettre fin à la défécation en plein air dans tous les pays africains.

May 20, 2015

Changement climatique et développement durable: Les propositions de la jeunesse ivoirienne

Kanzli Mideh (Abidjan)

 

Le mercredi 06 Mai 2015, un atelier sous-régional des acteurs de la société civile, et du gouvernement ivoirien, s’est tenu à Abidjan (Côte d’Ivoire). L’objectif était de réfléchir et formuler des messages de plaidoyer et de définir les priorités que les jeunes ivoiriens proposeront aux autorités gouvernementales en prélude aux négociations climatiques de Paris qui devraient aboutir à un accord global contraignant pour toutes les parties prenantes dans question du changements climatiques.  

Photo de famille des participants

Photo de famille des participants

C’est dans le cadre des préparatifs de la COP21 qui se tiendra à Paris en France du 30 Novembre au 11décembre 2015, que le Pan African, Climat Justice Alliance (PACJA Continental) en collaboration avec l’Ong AFHON Côte d’Ivoire, qui assure la coordination de PACJA-CI, a organisé cet atelier dénommé « En route pour Paris-CCNUCC COP21 : Atelier consultatif  de la société civile ivoirienne ».

A l’issue des travaux, les participants ont sorti des recommandations formelles qui seront  associées à celles que prendront également les autres parties prenantes dans les Changements Climatiques, et remises au gouvernement ivoirien. Elles ont donc été prises en compte dans les propositions de la société civile Ouest-Africaine lors de l’atelier préparatoire des Etats membres de la CEDEAO qui s’est tenu du Jeudi 07 au Samedi 09 Mai à Abidjan Côte d’Ivoire.

Les recommandations sont de deux ordres. Les premières s’adressent aux décideurs. Et les secondes interpellent la société civile.

Aux gouvernants, il leur est demandé d’élaborer un plan de vulgarisation de proximité des INDC. Ils devront s’impliquer de façon  effective et véritable dans le processus d’élaboration des INDC et des Objectifs du Développement Durable (ODD). La troisième recommandation concernant les décideurs est relative à la mobilisation et à la participation des acteurs clés dans les différents processus que sont INDC, CC (Changements Climatiques) et ODD.

Quant aux organisations de la société civile, elles sont invitées à assurer l’accompagnement  des groupes vulnérables et le suivi des politiques en matière de changement climatique et du développement durable. Elles devront faire preuve de synergie et mobilisation en vue de mieux influencer les décideurs. Enfin la dernière chose, non moins importante est de développer des propositions concrètes et efficaces en vue de soutenir la mise en œuvre des politiques en matière de changement climatique et développement durable.

Faut-il le noter, les Etats membres de la CEDEAO ont décidé d’une feuille de route conjointe dans l’objectif de parler d’une seul voix pendant la 21ème  conférence des partis (COP21) qui aura lieu du 30 Novembre 11 Décembre 2015 de l’UA à Paris (France). Nul doute qu’ils prendront en compte ces recommandations.

Ont pris part aux travaux, entre autre, de jeunes responsables d’Ongs, le club du développement durable en Côte d’Ivoire, le WASH-JNCI (le Réseau des Journalistes et hommes de média pour l’Eau, l’Hygiène et l’Assainissement en Côte d’Ivoire), M. Richmond Agré Assié, Coordonnateur national de l’INDCs (Intended Nationally Determined Contribution), des représentants des ministère de la jeunes ivoiriens et du ministère de l’environnement.

Cette forte participation ne pouvait que plaire aux initiateurs de la rencontre. M. Davy Coulibaly, président national de l’Ong AFHON et de PACJA Côte d’Ivoire, s’est dit satisfait de l’engouement et de la forte participation du gouvernement  et de la société civile représenté par des Ongs, clubs et réseaux. Toute chose qui représente pour lui, ‘’une réelle  prise de conscience de la nécessité d’accélérer les procédures de mise en place de solutions adéquates face aux effets néfastes des changements climatiques ’’. D’où la tenue du présent atelier.

Le point focal de l’UNFCC, M. Ange-Benjamin Brida, a, quant à lui, mis en exergue, dans un exposé sur les Changements Climatiques & Développement Durable, les  Enjeux pour le Post-2015. Il est ressorti de sa présentation qu’il faudrait réduire les émissions de gaz à effet de serres en vue de rester en dessous de 2°C. Malheureusement, il constate que jusque-là, les efforts financiers pour respecter cette norme restent insuffisants.

Pour l’Afrique, M. Brida évalue le surcoût du développement sobre en carbone en Afrique à près de 22 à 30 milliards de dollar /an en 2015, et 52 à 68 milliards de dollar/an d’ici à 2030 si on n’y prend pas garde.

 

 

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May 11, 2015

6eme Assemblée Générale des partenaires du GWP/AO : Renforcer le rôle des partenariats face aux défis de développement post-2015 (Le Professeur Abel Afouda reconduit pour un mandat de deux ans)

Alain TOSSOUNON (Bénin) 

Le Bénin a abrité les 7 et 8 mai 2015, la 6eme Assemblée Générale des partenaires du Partenariat régional de l’eau de l’Afrique de l’ouest. Sous le thème « L’Afrique face aux défis du développement post-2015 : quel rôle pour les partenariats dans le contexte du changement climatique », cette rencontre qui se tient à quelques mois de l’Assemblée  Générale  des Nations Unies en septembre prochain, les participants ont débattu longuement sur l’importance et la nécessité pour les partenariats nationaux de l’eau, de s’investir résolument dans l’accompagnement des Etats pour la réalisation des Objectifs de développement durables (ODD) et la mobilisation pour l’inscription effective de l’eau comme un objectif spécifique dans les priorités. 

Photo de famille  des participants

Photo de famille des participants

A l’ouverture de cette rencontre qui a réuni les partenaires venus essentiellement de l’Afrique de l’ouest et de l’Europe, le Président du Partenariat National de l’Eau du Bénin (PNE-Bénin), André Toupé s’est réjoui de la tenue de cette Assemblée en terre béninoise pour la première fois.

En effet, l’organisation d’une telle rencontre dans le contexte de la transition des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) vers les Objectifs de développement durable est importante pour  dessiner un nouvel avenir au développement des pays de la sous-région. Et dans cette nouvelle marche vers les nouveaux objectifs, les partenariats comme le réseau en général devront jouer leur partition. « Le rôle de notre réseau dans la réussite de ces processus est éminemment important, non seulement pour la définition des priorités, notamment celles relatives à l’eau et à l’assainissement, mais aussi et surtout pour le respect des engagements une fois qu’ils seront pris ». De même, le contexte de changements climatiques appelle des acteurs, « des solutions innovantes » dans la gestion des ressources en eau. Pour terminer, il a rassuré les uns et les autres quant à l’engagement du PNE-Bénin (plus d’une centaine d’organisations membres), à consolider les acquis et à accompagner le Bénin dans les nouveaux défis auxquels il devra faire face.

En justifiant le choix du thème de cette Assemblée générale,  le Président du Partenariat régional de l’eau de l’Afrique de l’ouest, a rappelé qu’en ce qui concerne les OMD, « s’il y a des raisons de satisfaction globale, en Afrique le défi reste immense et le travail à abattre encore considérable ». Se référant au récent document du Partenariat mondial de l’eau et l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) publié à l’occasion du 7ème Forum mondial de l’eau, intitulé « Garantir l’eau, soutenir la croissance », il a indiqué que les dommages dus aux inondations sont estimés à 120 milliards de dollars par an pour le milieu urbain seulement. De la même manière, les coûts liés aux services d’eau et d’installations sanitaires inadéquates dans les pays en développement sont estimés par l’organisation mondiale de la sante a 260 milliards de dollars par an.  Face à ces défis énormes, le professeur Abel Afouda soutient sans détour qu’il faut que les Etats s’engagent pour les « investissements plus conséquents dans la préservation, la protection et le développement de la ressource en eau ». Dans ce combat pour relever ces défis, il a réaffirmé le rôle des réseaux qui est « essentiel » dans l’amélioration des conditions de vie des populations.

Les officiels au cours de la cérémonie d'ouverture présidée par le Ministre en charge de l'eau du Bénin

Les officiels au cours de la cérémonie d’ouverture présidée par le Ministre en charge de l’eau du Bénin

En ouvrant officiellement les travaux de cette assemblée générale, le directeur de cabinet du ministère en charge de l’eau, agissant en lieu et place du ministre qui a écourté sa présence à cette cérémonie, s’est aussi réjoui du choix du Bénin pour abriter cette rencontre. Tout simplement, pour lui, c’est « un réel motif de satisfaction et d’encouragement à l’endroit du Bénin et de son Partenariat National de l’Eau ». Faisant la genèse  de l’adoption de la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) au niveau international, il a rappelé qu’au niveau de l’Afrique de l’ouest, la Déclaration de Ouagadougou, a marqué un tournant décisif dans les approches de la gestion de l’eau. Sur le thème de la rencontre,  il a signalé qu’il vise « à mettre en exergue le rôle et la place des différents réseaux dans le combat pour relever les défis auxquels notre continent fait face actuellement et qui vont déterminer les objectifs de l’agenda de développement durable de l’après 2015.

Par ailleurs, faisant le constat que les priorités du continent africain sont en cohérence avec les domaines thématiques définis par le Partenariat Mondial de l’Eau (GWP) dans sa nouvelle Stratégie pour 2020, il a soutenu que toutes ces thématiques démontrent une inter dépendance. « L’eau joue un rôle central qui fait que toutes les activités de développement sont affectées par ce qui affecte cette ressource en bien ou en mal », a-t-il précisé. Pour terminer, il a souligné qu’en ce qui concerne le Bénin,  « il n’y a pas d’autres alternatives crédibles à reconnaître le rôle central de l’eau dans le développement durable et à lui accorder la place qui qui lui revient dans l’agenda de développement de l’après 2015 ». 

De riches panels pour de riches débats

En lien avec le thème de l’Assemblée Générale, plusieurs panels ont organisés pour  débattre des questions relatives au rôle des réseaux dans la reconstruction post-crise,  dans le changement climatique, le dialogue global pour le développement durable et une meilleure gestion des ressources naturelles.

Dans une Afrique en proie aux crises et aux catastrophes, le premier panel a permis aux participants d’appréhender les enjeux liés à la reconstruction après les crises. En se fondant sur les cas du Liberia ou encore du Mali, les échanges ont été utiles pour comprendre la complexité relative aux réponses adéquates qu’il convient d’apporter en tenant grand compte du contexte et en faisant prévaloir le dialogue entre toutes les parties prenantes. En matière de dialogue global pour le développement durable, les réseaux ont toute leur place et doivent pouvoir dans le contexte du lancement prochain des ODD, faire un plaidoyer efficace pour le maintien de l’eau comme objectif dans les 17 priorités mondiales. Selon Philippe Guettier du Partenariat français de l’eau, tout n’est pas encore acquis et il faut travailler à ce que l’eau ne soit pas noyée dans les objectifs comme dans le cas des OMD. Le réseau au niveau régional comme les partenariats doivent se mobiliser pour relever ce défi avant la prochaine Assemblée Générale des Nations Unies de septembre 2015. De même, le plaidoyer  est indispensable pour que dans le cadre de la COP 21, l’eau apparaît comme un point important de discussion au cours  des négociations. C’est pourquoi, le Partenariat français de l’eau se prépare dans le cadre de la COP 21, à mettre en lumière les solutions qui ont fait leurs preuves sur le terrain mais de sonner une grande mobilisation pour attirer toutes les attentions sur la nécessité de mettre l’eau au cours des échanges. Egalement, dans le débat sur le développement, les jeunes comme les femmes ont leur place. En saluant la stratégie jeunesse du GWP/AO qui fait la promotion de la jeunesse, les jeunes présents ont justifié à travers leurs interventions l’importance de leur engagement pour faire de l’eau, l’affaire de tous.

Un appel pour faire face aux enjeux du moment

Face aux enjeux lies à l’agenda de développement post-2015, les participants à l’Assemblée Générale des partenaires de Cotonou, ont lancé un appel aux gouvernements dans les pays de l’Afrique.

 

En effet, dans cet appel, les Partenariats nationaux pour l’eau, s’engagent résolument à « agir pour peser sur les prochaines décisions de la communauté internationale ». Il s’agit de l’obtention d’un Objectif et de cibles post 2015 spécifiques à l’eau ainsi que d’un système de suivi de leur mise en œuvre et de  l’obtention d’un volet relatif à l’adaptation dans l’Accord issu de la COP 21 intégrant une dimension Eau conséquente ainsi que les financements nécessaires ;

Pour y arriver, ils comptent sur leurs capacités à mobiliser  leurs réseaux internes et internationaux du secteur de l’eau et d’autres secteurs (parlementaires, les autorités locales et régionales,  les jeunes, les femmes)

Encadré : Le Professeur Abel Afouda reconduit à la tête du Partenariat régional de l’eau de l’Afrique de l’ouest

Au cours de l’Assemblée Générale, le Président du Partenariat régional de l’eau a présenté le bilan des activités de l’année 2014. On retient pour l’essentiel que pour le compte de l’année 2014 et conformément au programme de travail 2014-2016, il y a eu la poursuite de la consolidation de l’autonomie de gestion administrative et financière du secrétariat exécutif, la poursuite de la collaboration avec les partenaires stratégiques comme le CCRE/CEDEAO, l’IUCN, l’UEMOA, l’ABV…, l’effort soutenu de développement de projets. Surtout, l’année 2014 a été celle du lancement du projet Mékrou qui est rentré dans sa phase active de même que le projet pour la Gestion intégrée de la sècheresse en Afrique de l’ouest et le projet Eau, Climat et développement (WACDEP). Egalement au cours de l’année, il y a eu la contribution du GWP/AO au projet SITWA et la participation aux évènements importants que sont le pré-forum africain de l’eau 2014, la semaine africaine de l’eau de Dakar, l’Assemblée Générale du GWP à Trinidad et Tobago. Globalement, la mise en œuvre des activités programmes pour 2014 connait un très bon niveau d’exécution. C’est pourquoi sur recommandation du comité de pilotage et après approbation des participants, le président Abel Afouda a été reconduit à la tête de l’institution pour un mandat de  deux (2) ans.

Au terme de la rencontre, en dehors de l’appel de Cotonou, l’un des grands résultats est l’engagement pris par les partenariats et l’ensemble des participants, de coopérer avec les gouvernements des pays de l’Afrique de l’ouest pour que l’eau soit une priorité  dans les agendas de de développement.

 

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May 11, 2015

Eau et assainissement: Le GWP Afrique de l’Ouest en Assemblée Générale à Cotonou

Virgil HOUESSOU (Cotonou) 

L’assemblée générale du Partenariat régional de l’eau de l’Afrique de l’Ouest (GWP/AO) se tient à Cotonou du 7 au 8 mai 2015 au Bénin Royal Hôtel.  Le ministre béninois en charge de l’eau, Barthélémy Kassa,  a présidé la cérémonie d’ouverture. Au menu l’importance des partenariats dans le passage des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) aux Objectifs de Développement Durable (ODD). 

Les officiels au cours de la cérémonie d'ouverture présidée par le Ministre en charge de l'eau du Bénin

Les officiels au cours de la cérémonie d’ouverture présidée par le Ministre en charge de l’eau du Bénin

Les assises se tiennent sous le thème « L’Afrique face aux défis du développement post-2015 : quel rôle pour les partenaires dans le contexte du changement climatique ? ». Le choix de ce thème est révélateur de la volonté du GWP/AO à faire face aux évolutions et réalités du secteur de l’eau. Le président du Partenariat national de l’eau du Bénin, André Toupé, justifie le choix de ce thème par le rôle éminemment important du réseau GWP dans les processus pour la définition des priorités des Objectifs de développement durable (ODD) et surtout pour le respect des engagements une fois qu’ils seront pris. En effet, la rencontre de Cotonou se tient en l’an 2015 qui marque la fin des OMD et le début des ODD. La coïncidence de la tenue de l’AG et du lancement du processus pour la négociation des ODD illustrent la disponibilité des partenaires du GWP/AO à faire face efficacement aux préoccupations majeures que sont l’amélioration des ressources naturelles et de la biodiversité, la garantie d’un accès à l’eau potable pour tous, une réponse adaptée au changement climatique, la désertification, la réduction et la gestion des risques de catastrophes naturelles et les effets néfastes de la diversification, de la dégradation et de l’érosion des sols ainsi que les inondations et la sécheresse. « En Afrique, le défi reste immense et le travail à abattre encore considérable. […] La région de l’Afrique de l’Ouest est très vulnérable aux effets des changements climatiques et les investissements dans les mesures de l’adaptation restent très en deçà des attentes », s’inquiète Abel Afouda, Président du GWP Afrique de l’Ouest.

Aucun de ces défis ne peut connaître des réponses appropriées sans une action en partenariat. C’est sur cette précision que l’AG va encore une fois mettre l’accent en conciliant les différentes préoccupations des différents acteurs.  C’est pourquoi la rencontre de Cotonou va se focaliser sur la recherche de la synergie indispensable pour impulser une dynamique nouvelle aux thématiques sur l’eau et l’assainissement.

Le ministre en charge de l’eau a décerné un satisfécit au GWP Afrique de l’Ouest en lui reconnaissant sa place  de « véritable  réseau indépendant, ouvert et équilibré ont la mission fondamentale est de construire des alliances et de renforcer les capacités institutionnelles de ses membres afin d’encourager et de fortifier les réseaux de recherche, d’expertise et d’information sur la GIRE ». C’est au regard de cette réalité qu’il invite « tous les partenaires à joindre leurs voix à celle du GWP pour faire le plaidoyer afin que les Nations Unies identifient l’eau comme un élément central et lui consacre entièrement un des ODD ».

Dans l’agenda de l’Assemblée générale, il y a également le renouvellement des membres des organes dirigeants du GWP/AO et la présentation des rapports d’activités. Sont présents à l’AG de Cotonou les organisations partenaires du GWP/AO, les représentants du partenariat mondial pour l’eau (GWP), ceux des autres partenariats régionaux de l’eau en Afrique et des treize PNE membres du GWP/AO, les représentants des réseaux de jeunes, les PTF et autres intervenant dans le secteur de l’eau.

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May 4, 2015

Gérard PAYEN, Conseiller pour l’eau et l’assainissement du SG des Nations Unies : « Il faut des politiques nationales volontaristes pour réaliser l’accès universel à l’eau et à l’assainissement »

 

Avec Gérard PAYEN, Conseiller eau et assainissement du SG des Nations Unies

Avec Gérard PAYEN, Conseiller eau et assainissement du SG des Nations Unies

A la veille du lancement des Objectifs du Développement Durable (ODD) après les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD)  qui arrivent à terme, les Objectifs de Développement Durables (ODD)  se sont invités aux débats du  7e Forum Mondial de l’Eau de Corée. Et pour mieux en parler, nous avons rencontré Gérard PAYEN, Conseiller  pour l’eau et l’assainissement du Secrétaire  Général des Nations Unies pour mieux comprendre comment se prépare cette migration des OMD aux ODD.

L’année 2015 est celle de l’évaluation des OMD et la communauté internationale se prépare pour les Objectifs de Développement Durable. Mais peut-on espérer que dans les ODD, l’eau et surtout l’assainissement soient des priorités dans l’Agenda post-2015 ?

Oui Absolument. Nous sommes à la fin des OMD  dans lesquels, il y avait une cible pour l’accès à l’eau potable et une cible pour l’assainissement vue comme l’accès aux toilettes. Dans le nouveau programme des ODD pour l’agenda post 2015, l’eau va avoir six (6) cibles. Ce qui veut dire que l’eau et l’assainissement feront  partie des 17 priorités mondiales avec des cibles quantifiables et mesurables. Parmi ces cibles, il y a une cible pour l’accès des populations aux toilettes correctes, une cible pour l’hygiène et une cible pour la gestion des eaux usées avec trois volets (prévention de la  pollution, traitement et réutilisation des eaux usées).  Les cibles concernant l’assainissement vont comprendre toute la chaine de la personne humaine jusqu’à l’environnement.

Revenant un peu aux OMD, on constate que beaucoup de pays seront au rendez-vous pour ce qui concerne l’accès à l’eau potable. Mais pour l’assainissement surtout en Afrique de l’ouest, on est loin des Objectifs. Est-ce qu’il y a un appel fort de la communauté internationale pour que cette situation change dans le cas des ODD?

Par rapport aux OMD, il est clair que pour la cible concernant l’accès aux toilettes, c’est plus ambitieux. Il ne s’agit plus de diviser par deux le nombre de populations n’ayant pas accès aux toilettes mais que 100% des populations aient accès aux toilettes à l’échéance de 2030. Alors, lorsqu’on dit en Afrique de l’ouest que les progrès sont lents, il faut bien comprendre que pour l’assainissement, c’est un objectif qui a été en retard. Je me rappelle que c’est au sommet de Johannesburg trois (3) plus tard (après le lancement des OMD en 2000) qu’on a lancé la cible pour l’assainissement. Cela a été un rattrapage. Et, les gouvernements et la société civile ont mis beaucoup de temps à comprendre ce que cela voulait dire. Les politiques d’assainissement ont été plus efficaces dans la dernière décennie qu’au début du 21e siècle. Par ailleurs en Afrique comme dans d’autres pays, il y a une croissance démographique très forte. Donc pour progresser sur ces objectifs, il faut permettre aux gens d’avoir plus accès à l’assainissement, mais il faut aller plus vite que la croissance démographique. Au total, au niveau mondial comme en Afrique sur les OMD, il s’est passé  beaucoup de choses sur l’assainissement. Mais c’est vrai, on n’est pas encore à l’accès universel et c’est cela qu’il faut viser.

Comment se fera la déclinaison des ODD  dans chaque pays et avec quelle échéance ?

Les objectifs vont être définis en septembre 2015. Mais les indicateurs seront connus six (6) mois plus tard en mars 2016.  Il s’agit d’un programme ambitieux pour quinze ans (2016-2030). Le signal politique va être donné à tous les pays au sommet de septembre.

La déclinaison devrait être immédiate. Chaque pays devra s’organiser pour contribuer à atteindre cet objectif commun. Premièrement, il faut adapter les politiques nationales pour que sur chacune des composantes de l’objectif eau, elles progressent à la bonne vitesse sur les 15 années à venir. Ce travail doit être fait par l’administration de chaque pays mais aussi avec la société civile. La rencontre d’Addis-Abeba est très importante de ce point de vue parce qu’elle portera sur le financement du développement et du développement durable. Ces questions essentielles seront mises en débat en mai pour la réussite des Objectifs du développement durable.

Que pensez-vous du processus politique du 7e Forum Mondial de l’Eau ?

La question est intéressante, Car, dans les forums mondiaux de l’eau, on rencontre tous les acteurs de l’eau. Mais, très fréquemment, lorsqu’il y a des débats, on conclut qu’il n’y a pas de volonté politique. Cette année, il est en train de se passer quelque chose d’important. Il y a une réelle volonté politique qui est en train de se dessiner.   Dans le point 1 de la Déclaration des ministres, il est clairement mis : « nous voulons un Objectif de développement durable pour l’eau et l’assainissement. Il y a une réelle volonté politique à ce forum d’avoir un objectif sur l’eau et l’assainissement ».Il y a également le processus des collectivités locales. Dans leur déclaration, les 250 représentants ont aussi clairement indiqué qu’ils voulaient, un objectif eau et assainissement et dit qu’ils veulent se préparer à cela.  Ce forum manifeste un changement au niveau des politiques. La volonté politique est désormais là et les ingénieurs doivent s’y préparer. Je ne suis pas sûr qu’ils soient prêts. Le monde de l’eau va être structuré par une ambition planétaire. Il faut une bonne gestion des ressources en eau et des eaux usées. Maintenant, arrêtons de dire qu’il n’y a pas de volonté politique. C’est vrai qu’il y a des contraintes mais il faut avancer.

Un message à l’endroit de la jeunesse…

La jeunesse a une chance extraordinaire. Elle est reconnue aux Nations Unies et il faut utiliser cette opportunité. Dans le cadre des ODD, il y a eu des rencontres préparatoires avec la jeunesse. Il  faut que la jeunesse s’exprime et je pense qu’elle s’exprime bien. Mais, il faut qu’elle comprenne la complexité des choses. Il y a la réalité humaine : les riches et les pauvres, les gens qui vivent en ville comme ceux qui vivent en campagne. Il faut prendre en compte tous ces gens-là. Il n’y a donc pas de conseil particulier et s’il y en a un, c’est de dire à la jeunesse de participer.

Enfin, avec les ODD est-ce qu’on peut nourrir l’espoir qu’en Afrique, on aura un accès universel à l’eau et à l’assainissement ?

C’est l’objectif. Il faut que tous on ait cet espoir. Mais, cela ne se réalisera pas par les autres. C’est nous qui allons le faire et nous devons être conscient de cela. C’est une direction commune et cela n’arrivera jamais par hasard. C’est le moment d’agir. L’espoir est donc là il faut le concrétiser. Ce qui passe par des politiques nationales volontaristes qu’il faut décliner  au niveau local.

 Propos recueillis par Alain Tossounon (Envoyé spécial au 7e FME) 

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May 1, 2015

Assemblée Générale des partenaires du GWP/AO: Les défis liés à l’agenda post-2015 à l’ordre du jour

Alain TOSSOUNON (Bénin) 

Le Bénin abritera du 6 au 8 mai 2015 la 6e Assemblée Générale des partenaires du Réseau ouest-africain de l’eau (GWP/AO). Une rencontre  attendue pour donner de nouvelles orientations stratégiques  dans la recherche de synergie  indispensable pour donner un coup d’accélérateur  au développement des pays de la région.

André TOUPE, Président du PNE-Bénin

André TOUPE, Président du PNE-Bénin

C’est sous le thème « L’Afrique face aux défis du développement post-2015 : quel rôle pour les partenariats dans le contexte du changement climatique »  que se déroulera les assises dans un contexte particulier.

En effet, l’année 2015 est une année cruciale pour la communauté internationale appelée à faire l’évaluation des OMD avant de lancer les Objectifs de Développement Durable (ODD). De même, elle s’apprête pour la 21e Conférence des Parties qui se tiendra en novembre à Paris pour la définition d’un nouvel accord sur les changements climatiques. En choisissant ce thème, le réseau entend préparer les Partenariats Nationaux à accompagner les pays dans cette nouvelle dynamique pour l’atteinte des nouveaux Objectifs de développement durable et ce, dans un contexte de changement climatique.

Se réjouissant du choix du Bénin pour abriter ce grand événement qui se tiendra pour la première fois en terre béninoise depuis l’avènement du Partenariat National de l’Eau du Bénin (PNE-Bénin), le Président du PNE-Bénin, André Toupé, souligne que le thème est en parfaite cohérence  avec les enjeux de l’heure. Il précise que l’Assemblée Générale sera constituée de deux grandes parties. Une première partie sera consacrée  au rapport d’activités du Président du réseau et le programme de travail pour 2015. En dehors de cette partie qu’il qualifie d’habituelle, les partenaires échangeront sur les préoccupations du moment. « Nous sommes appelés a tirer leçons des OMD afin de mieux s’engager pour les ODD », soutient André Toupé. Au-delà des réflexions qui seront faites, il insiste sur la nécessité de travailler ensemble avec tous les partenaires (OSC, parlementaires, journalistes, jeunes…) pour mettre en œuvre un plaidoyer fécond pour les ODD surtout que tous les points de vue convergent vers la nécessité de faire de l’eau, un Objectif parmi les 17 priorités retenues par le groupe de travail des Nations Unies.

Sur le plan des préparatifs, le PNE-Bénin ensemble avec ses membres, s’activent et se disent fin prêt pour faire de cette rencontre une réussite. Surtout, ils nourrissent l’espoir que les conclusions de cette Assemblée  contribuent à  booster  la marche irréversible du Bénin en matière  de  Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE).

April 30, 2015

STEWARD’s integrated WASH program launched

STEWARD’s integrated WASH program launched
by Mustapha Sesay
mustaphasesay25@yahoo.com
Water & Sanitation Media Network Sierra Leone

The official launch of the water, sanitation and hygiene (WASH) component of the Sustainable and Thriving Environments for West Africa Regional Development Program (STEWARD) was held at the Hub Hotel Conference hall at Wilberforce on Thursday 30th April 2015.
The Mano River Union and the United States Forest Service, and International Programs are currently implementing the third phase of the Sustainable and Thriving Environments for West Africa Regional Development Program (STEWARD), which commenced in 2011. The program aimed at positively contributing to the conservation of the vast natural resources and unique biodiversity in the sub-region and promoting sustainable development in MRU Member States (Sierra Leone, Guinea, Liberia and Cote d’ Ivoire). A key component of the program is the provision of water, sanitation and hygiene (WASH) services to forest communities as strategic intervention to re-enforce the conservation objectives of the program and improve the health and wellbeing of the people.
The goal of the STEWARD’s WASH component is to contribute to improved health and climate resilience of forest communities. It is all about educating communities protect and develop key drinking water sites, and solid planning, sitting and construction for sanitation facilities. It hopes to increase the use of sanitation service by 5, 000 people by the end of the program, increase use of improved drinking water for 20, 000 people, and improve hygiene practices by 25, 00 people by the end of the program.
Secretary General of the MRU, Ambassador Dr. Hadja Saran Daraba Kaba described water, sanitation and hygiene as very important for the sustainability of life. She profited out that concrete steps have been taken to sustain the STEWARD program and ensure that it achieves its desired objective. She admonished all to join hands together so that the program betters the lives of the intended beneficiaries. ‘
The United States Ambassador to Sierra Leone, John F. Hoover described West Africa as very rich in natural resources, yet the Sub-Region faces threat in preserving those resources. He added this was why the STEWARD program was launched to conserve biodiversity and improve rural livelihoods in critical trans-boundary landscapes in the Upper Guinean Tropical Forest Ecosystem.
Representatives from the Ministry of Finance and Ministry of Health pledged government’s commitment to ensure that the program achieves its desired goal.
Paramount Chief Kandeh Sorie Ka-Kanday III of Tambaka Chiefdom in the Bombali District revealed that the project has helped them so mucpix at ceremonyh. “We are now serving as champions in preserving the forest as we have stopped cutting down trees and hunting wildlife animals,” he said, and promised that he will not relent in implementing by-laws to protect the environment for their own safety.

April 19, 2015

Conférence de presse sur la 1er Edition du SIMED : Les organisateurs se disent prêts

Amani Mounkaïla (Niamey)

Le comité d’organisation  du Symposium International des Médias pour le Développement durable à l’horizon 2030 (SIMED), a animé le jeudi 16 avril 2015, une conférence de presse à la Maison de la Presse de Niamey pour informer et sensibiliser les medias et les différents acteurs des objectifs du SIMED, les conditions de participation et la contribution de tous les acteurs pour la réussite de cette grande rencontre prévue pour se tenir du 3 au 5 mai prochain à Niamey. C’était en présence de tous les partenaires techniques et financiers, Water-Aid, EAA, Airtel-Niger, SPEN, Aide et Action, SNV, Swissaid, Oxfam, Plan-Niger, PNUD

Les officiels au cours de la conférence de presse

Les officiels au cours de la conférence de presse

Le président du SIMED, M. Ousmane Dambadji a à travers sa communication, expliqué les contours de la rencontre de Niamey, les objectifs et les conditions de participation. Il a interpellé les journalistes dans la nécessité de s’investir plus dans le développement au profit des populations. Selon Ousmane Damdadji, la rencontre de Niamey sera en engagement des médias pour un monde meilleur.

En effet, cette première édition de SIMED est une approche participative née d’une concertation des journalistes de plusieurs pays, organisée par le REJEA et le RENJED soutenue par les partenaires aux développements.

Cette rencontre vise en autres objectifs de permettre aux journalistes de réfléchir pendant les trois jours, afin de prendre des engagements pour soutenir les Etats dans la mise œuvre des objectifs post-2015.

Cependant, les différentes analyses ont démontré qu’au 31 décembre 2015, échéance des réalisations des  OMD pour la réduction de l’extrême pauvreté et la faim ; l’assurance d’une éducation primaire pour tous ; la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ; la réduction de la mortalité infantile ; l’amélioration de la santé maternelle ; le combat contre le VIH-sida, le paludisme et d’autres maladies et la lutte pour un environnement durable ne seront pas atteint dans l’ensemble.

Mais ce qui est important pour les OMD, c’est la prise de conscience, par les Etats et l’opinion publique, des souffrances et des conditions de misère extrême endurées par un grand nombre d’individus. Les chiffres révoltants en termes de mortalité maternelle et infantile, le taux d’éducation extrêmement bas dans bon nombre des pays et du faible taux d’accès à des services d’eau et d’assainissement ont incité les gouvernements africains à prendre des engagements publics visant à améliorer le sort des populations cibles et d’impliquer la société civile aux cotés des Gouvernements afin d’atteindre ces objectifs.

Même si le bilan de la réalisation des OMD à quelques mois de l’échéance affiche des progrès significatifs à travers le monde, il n’en demeure pas moins que beaucoup reste à faire, particulièrement en Afrique subsaharienne. Ainsi, les dirigeants du monde, sous l’égide des Nations Unies, ont travaillé dans la mise en place d’un programme post-2015 avec une échéance de 2030 dont l’adoption est prévue en septembre 2015.

Les Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union Africaine, réunis lors de la 22ème session ordinaire de la Conférence de l’Union le 31 janvier 2014, sont unanimes sur une position commune africaine qui abordera de nombreuses problématiques telles que, mettre fin à la pauvreté et à la faim, l’amélioration de la santé et l’éducation, bâtir des villes plus durables, combattre le changement climatique.

Toutefois, les analyses ont démontré aussi que lors de la réalisation des OMD 2015, les médias ont joué un rôle peu actif dans la sensibilisation des acteurs pour une plus grande participation aux échéances prévues. Pour cela l’agenda 2015-2030 compte impliquer les médias dans la réalisation des objectifs 2030 d’où l’initiative du Symposium International des Médias pour le Développement Durable à l’horizon 2030.

Les engagements qui seront pris vont être remis au Président de la république, Mahamadou Issoufou, qui les remettra à son tour à ses pairs africains.

Au cours de cette conférence de presse, plusieurs partenaires au développement ont pris la parole pour réitérer leur engagement à soutenir le SIMED pour sa bonne réussite. Des questions et réponses des journalistes ont permis aux participants de comprendre les enjeux du SIMED.

April 3, 2015

Symposium International des Médias pour le Développement durable (SIMED) : Les acteurs se préparent

Amani Mounkaïla (Niger)
Le mercredi 1er avril 2015, le Réseau des journalistes pour l’eau, l’hygiène et l’assainissement (REJEA) et le Réseau nigérien des journalistes pour l’éducation et le développement (RENJED) ont initié une rencontre avec les Partenaires Techniques et Financiers du secteur de l’eau et de l’assainissement au siège de l’Agence Panafricaine Intergouvernementale EAA « Eau et Assainissement » en Afrique. Le but de cette rencontre et d’échanger avec les partenaires du secteur de l’eau et assainissement sur l’évolution des préparatifs et recueillir leur avis et suggestion pour la bonne organisation du symposium prévue pour se tenir du 3 au 5 mai 2015 à Niamey.

Les membres du RENJED avec les partenaires

Les membres du RENJED avec les partenaires

Au nombre des partenaires présents, nous avons WaterAid, SNV, EAA, SEEN et Eau Vive. Les différents partenaires ont tour à tour donné leur avis sur la grande rencontre de Niamey et ont exprimé leur adhésion pour la bonne marche de ce rendez-vous international.
En effet, l’objectif des organisateurs de ce symposium est d’accompagner les gouvernements africains et au-delà dans la mise en œuvre des politiques publiques de développement dans les secteurs sociaux de base. Cette motivation résulte aussi de l’engagement des Partenaires techniques et financiers d’accompagner les médias nationaux et internationaux à s’investir pleinement dans le développement durable.
Notons que les Objectifs du Millénaires pour le Développement ne seront pas atteints par beaucoup de pays. Cette situation pousse les Nationaux Unis à s’engager dans une nouvelle dynamique post -2015 pour le bien être de la population mondiale.
C’est pourquoi, la contribution des médias dans la mise en œuvre des politiques nationales va permettre de réduire les inégalités pour la fourniture inclusive et équitable des services sociaux de base du Programme de Développement Durable Post 2015 thème principal du symposium.
Plus de 400 participants remettront à son Excellence, le Président de la république du Niger Issoufou Mahamadou, les engagements des médias pour accompagner les objectifs post 2015. Le président du Niger transmettra à son tour ces engagements à la 70e conférence des Nations Unis en septembre 2015.

March 31, 2015

ACCES AUX SERVICES D’EAUX, HYGIENE ET ASSAINISSEMENT D’ICI 2030 : L’appel de WaterAid et de World Vision aux dirigeants ouest africain

Par Jacques Ngor SARR (Sénégal)
La célébration aujourd’hui de la 22eme Journée Mondiale de l’Eau a offert l’occasion aux bureaux régionaux de WaterAid et World Vision Afrique de l’ouest de lancer un appel aux dirigeants concernés pour appuyer l’ambitieux objectif sur l’accès aux services d’eau, hygiène et assainissement pour tout ouest africain d’ici à l’an 2030.
Marième Dem Esther Lehmann-Sow_2
Dans un communiqué conjoint les deux bureaux régionaux demandent aux gouvernements de soutenir le but 6 des Objectifs de Développement Durable proposés, les cibles et indicateurs sur l’accès universel à l’eau potable et aux meilleurs services d’hygiène et d’assainissement. Mais aussi à améliorer l’accès à des infrastructures d’assainissement qui sont propres, selon le genre et dotées d’eau potable surtout pour les filles en période de menstrues et d’intégrer l’accès à l’eau et l’assainissement dans les stratégies nationales et régionales de réduction de la pauvreté.
Selon les deux organisations, l’Afrique ne peut pas se permettre d’ignorer la crise du secteur de l’eau et l’assainissement et son impact quotidien sur la vie, la santé, les moyens d’existence et les chances de vie de ses populations. En effet, L’Afrique de l’ouest enregistre 102 millions de personnes qui n’ont pas accès à l’eau contre un chiffre plus alarmant de personnes sans assainissement de l’ordre de 244 millions ! Ces chiffres retardent le développement dans la mesure où ils prennent annuellement 5% du PIB des pays. Aussi, cette situation est la cause principale des maladies diarrhéiques qui ont couté la vie à 400.000 enfants par an au cours des dernières années.
La fourniture des services d’eau et d’assainissement à tout africain est très bénéfique au continent. Chaque année en Afrique au sud du Sahara, environ 400.000 enfants meurent chaque jour de diarrhée.
Selon la directrice régionale de WaterAid, Mariame Dem «Seule la réalisation d’un accès universel à l’eau potable peut mieux et véritablement témoigner le début effectif de réalisation des promesses de la région en matière de progrès et de développement». Elle déclare que «les statistiques de 102 millions de nos compatriotes ouest africains sans accès à l’eau potable assainissement montrent que le chemin est encore long mais heureusement et pour la première fois, il y a une lueur d’espoir. Avec plus de 1.000 enfants africains de moins de cinq ans qui meurent chaque jour par manque d’eau et d’assainissement, l’échec n’est pas permise aux africains. Parce que nous devons coute que coute réaliser cet objectif, soutenir l’objectif de développement durable axé sur l’eau et l’assainissement représente une opportunité à ne pas manquer».
La directrice régionale de World Vision en Afrique de l’ouest Esther Lehmann, quant à elle déclare que « plus de 50.000 africains participent aux marches pour démontrer l’importance de ces services la nécessité de les satisfaire. En effet, les africains ont conscience et comprennent que le manque d’eau et d’assainissement porte préjudice à leur santé, productivité économique, l’éducation de leurs enfants, droits des femmes; autrement dit, l’eau et l’assainissement jouent un rôle critique dans tous les secteurs du développement. Vous comprenez donc aisément pourquoi les progrès en matière de fourniture de ces services de base auront un impact important sur le continent et ses populations ». L’Afrique de l’ouest compte aujourd’hui 102 millions de personnes (soit 31,5% de la population) sans accès à l’eau potable, contre moins de 244 millions de personnes (75%) sans assainissement.
Pour immédiatement surmonter ces problèmes, les représentations régionales de WaterAid et World Vision en Afrique de l’ouest lancent l’appel aux dirigeants de la sous-région pour soutenir le but 6 des ODDs, ainsi que la cible et les indicateurs sur l’accès universel à l’eau potable et aux services améliorés d’hygiène et assainissement, et l’accès universel à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement qui est essentiel pour mettre un terme aux décès évitables d’enfants et améliorer la santé infantile en Afrique de l’ouest. Mais aussi pour intégrer la durabilité des services dans les politiques et qualité des technologies et des modèles et incorporer l’éducation à l’hygiène (surtout le lavage des mains aux moments critiques) dans les programmes d’études entre autres.

March 31, 2015

SECURISATION DES BESOINS EN EAU DE DAKAR ET DE CERTAINS CENTRES URBAINS: 75 % du financement des 600 milliards de F CFA bouclés pour les grands travaux

Par Idrissa Sane (Sénégal)
Le financement des ouvrages hydrauliques devant concourir à sécuriser les besoins en eau de Dakar et de certaines villes est bouclé à 75 %. Le plan global de financement est évalué à 600 milliards de francs Cfa. Déjà une 3e Usine sera construite à Keur Momar Sarr et mise en service en 1019. Elle aura une capacité de 200.000 mètres cubes par jour.
Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Sénégal, à travers la Société Nationale des Eaux du Sénégal (Sones), s’attaque à l’approvisionnement à moyen et long terme de Dakar et quelques centres urbains. Aujourd’hui, les autorités tirent un bilan très satisfaisant sur le plan de la mobilisation des ressources financières pour la construction d’une série d’ouvrages hydrauliques devant concourir à couvrir les besoins actuels et futurs de Dakar et de certaines villes. « Globalement, sur les 600 milliards F Cfa nécessaires aujourd’hui, le plan de financement est bouclé à 75% », révèle le Directeur général de la SONES, Charles Fall. Les partenaires comme la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement, la Banque ouest africaine de développement, la Banque africaine de développement, entre autres, vont accompagner le Sénégal dans la mise en œuvre des ouvrages hydrauliques.
C’est ce qui ressort de la présentation d’une étude liée à la construction d’une 3e usine de traitement, dans le périmètre de Keur-Momar Sarr.
La réalisation de cette infrastructure entre dans les perspectives de couvrir les besoins actuels et futurs de Dakar et des centres urbains. « Si rien n’est fait, nous allons revivre le déficit. C’est pour cela, nous avons pensé sécuriser la demande en eau de Dakar au moins jusqu’à l’horizon 2035 en allant vers un programme beaucoup plus ambitieux avec entre autres, la construction d’une 3e Usine à Keur Momar Sarr », a justifié le Directeur général de la SONES, Charles Fall. L’usine coûtera 203 milliards de francs Cfa et sera livrée en 2019. Selon les techniciens, du Groupe Merlin, le déficit pourrait atteindre 100.000 mètres cubes par jour dans les années à venir. Aujourd’hui, selon le conseiller technique au ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Moussa Sané, l’Etat a pris l’option de travailler sur des projets pouvant assurer la disponibilité des services sur une période plus longue. La réactualisation de la demande aidera à fournir plus d’informations pour une mobilisation rationnelle des ressources souterraines. «Cette étude de la réactualisation de la demande de la ressource en eau tient compte des nouveaux investissements mais aussi de la nouvelle stratégie du ministère qui voudrait dans un horizon temporaire proche préserver tout ce qui est ressource souterraine », précise le Directeur général de la SONES, Charles Fall.
Deux usines de dessalement de l’eau de mer
Au juste, la réduction de la pression sur les nappes remettent au goût du jour le dessalement de l’eau de mer qui, du reste, est une alternative coûteuse mais viable. En réalité, elle cadre avec le souci de la prise en compte des besoins des générations. De façon concrète, deux usines de dessalement seront construites, une aux Mamelles, l’autre sur la Petite Côte. «Nous avons des programmes de dessalement de l’eau de mer. Une usine sera construite par JICA sur le site des Mamelles, elle aura une capacité de 50.000 mètres cubes par jour et sera mise en service entre 2020 et 2021. En plus de cela, une deuxième usine de dessalement sera positionnée sur la Petite Côte et aura une capacité de 50.000 mètres cubes», avance le Directeur général de la SONES, qui précise : «Pour le dessalement de l’eau sur la Petite côte, nous allons le conduire sous le format de partenariat public-privé. L’Etat, avec l’appui de la Banque mondiale apportera la garantie financière en faveur de l’opérateur qui sera recruté par appel d’offre internationale ». A cela s’ajoute la construction de 7 forages à Tasset, et à Thiès pour une production de 20.000 mètres cubes et d’une dizaine de forages à Dakar et dans la zone de Pout.

March 31, 2015

SECTEUR DE L’EAU : La société civile exige plus d’effort en matière de gouvernance

Par Idrissa SANE (Sénégal)
Le président du Partenariat national de l’eau du Sénégal ( Pnes), Antoine Diokher Thiao a donné une note positive en matière de gouvernance dans le secteur de l’Hydraulique au Sénégal. Toutefois, il pense qu’il est possible de faire plus d’efforts en matière de gouvernance. Cet avis fait écho de la position de plusieurs acteurs de la société civile du Sénégal.
Le droit à l’eau est–il menacé ? La question peut paraître provocatrice mais elle constituait la lame de fond du débat sur le liquide précieux animé par plusieurs organisations de la société civile, sous l’égide du bureau régional de Wateraid en 2013. Tout compte fait, le nouveau président du Partenariat national de l’eau du Sénégal ( Pnes), Antoine Diokher Diaw, dans une interview qu’il vient de nous accorder déclare : « Le Sénégal a fait des efforts dans la gouvernance avec la restitution annuelle organisée par le Pepam. Mais je pense qu’il faut aussi systématiser ces revues au niveau décentralisé. Il nous faut faire plus d’efforts en matière de gouvernance », prêche le président du Pnes. Ses propos font écho à ceux tenus l’année dernière par Fatou Jagne de l’Ong Article 19 qui avait déclaré : « Les populations ont le droit de savoir le prix, de connaître la qualité par rapport à ce que l’Etat dépense. Il faut que la société civile continue à travailler sur cette question », prêche Fatou Jagne. Cette préoccupation est partagée par Malick Gaye d’Enda Rup qui aborde la question de la gouvernance sous l’angle de la disponibilité des informations fiables. « Nous devons changer les consciences. Au-delà de l’accès, nous devons avoir plus d’informations, sur la qualité, sur le prix de l’eau. Est-ce que l’actuelle tarification est juste ? », Suggère Malick Gaye.
Lors de cette table-ronde, la directrice régionale de WaterAid, Mariam Dem, a avancé que les déficits en financement sont évalués à 118 millions de dollars soit environ 500 milliards de francs Cfa. Même si au cours des vingt dernières années, des efforts considérables ont été consentis par les pays africains, il reste qu’aujourd’hui, 42 enfants meurent chaque jour en Afrique sub-saharienne faute d’un accès adéquat à l’eau potable. Rien que dans l’espace Cedeao, 107 millions de personnes n’ont pas encore accès au liquide précieux. D’où l’urgence de mettre en place des outils de la bonne gouvernance pour non seulement combattre les inégalités mais aussi pour restaurer l’équité. C’est à juste raison, que Amadou Mignane Diouf de l’Ong Paedd/CI-Sacsb, soutenait : « l’eau est une ressource collective qui ne doit pas être source de profits même si le constat fait état d’une gestion assurée par des sociétés privées internationales ».
La question qui s’impose aujourd’hui est la suivante à en croire M Diouf. Quel est le type de gouvernance qu’il faut privilégier pour que l’eau soit un baromètre de démocratie dans un contexte de changements climatiques et d’augmentation de la demande ?
En réponse à cette interrogation, cet acteur de la société civile suggère l’expérimentation d’une vraie gouvernance locale de cette ressource. « L’eau est un baromètre de la démocratie. Est-ce qu’il ne faut pas tester la gouvernance locale de l’eau ? Il faut une gestion concertée de cette ressource avec les populations », propose Mamadou Mignane Diouf.
En tout état de cause, beaucoup de spécialistes ont estimé que les grands défis du monde, les grandes guerres du 21 ème siècle pourraient provenir de la gestion de l’eau. C’est la raison pour laquelle les experts ont été unanimes à reconnaître que la ressource doit être gérée de manière concertée, dans le cadre d’une approche holistique, afin que les couches les plus vulnérables soient davantage protégées.

March 31, 2015

LANSANA GAGNY SAKHO, DIRECTEUR GENERAL DE L’OFOR : « Le monde rural aura désormais une eau de qualité à un prix conforme à son pouvoir d’achat »

Par Idrissa Sane (Sénégal)
L’Office des forages ruraux (Ofor) est une nouvelle structure. Qu’est-ce qu’elle va apporter en termes d’amélioration d’accès à l’eau potable ?
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J’aimerais faire un état des lieux avant de parler de l’Office des forages ruraux (Ofor). Aujourd’hui vous avez de l’eau qui coûte plus cher dans le monde rural que dans les villes. Cela veut dire que les populations qui ont un pouvoir d’achat plus faible paient l’eau plus chère que ceux qui en ont les moyens. Nous travaillerons à rétablir l’équité par rapport à ce dysfonctionnement. Nous allons donner de l’eau aux populations du monde rural à un prix acceptable. Le deuxième dysfonctionnement, il y a un problème de qualité de l’eau dans le monde rural. L’exploitation et la maintenance des ouvrages ruraux hydrauliques étaient confiées aux associations et usagers de forages. Ces associations n’ont pas pour métier l’exploitation et de la maintenance. La qualité de l’eau se pose dans certaines parties du pays. Le troisième dysfonctionnement, c’est la gestion des fonds générés par vente de l’eau dans les zones rurales. Le mètre cube de l’eau est à 300 francs Cfa. Si vous avez un volume de 100.000.000 de mètres cube, cela donne 30 milliards de francs Cfa. Aujourd’hui il n’y a pas de traçabilité des fonds générés par la vente de l’eau dans le monde rural, or si nous arrivions à capter la moitié de ce fonds, nous allons assurer la qualité et la continuité des services en milieu rural. C’est cela la situation globale de référence.
Quels sont vos objectifs à moyen terme ?
Tout est urgent. Notre objectif, c’est d’arriver à mettre en place les délégations des services publics sur l’ensemble des ouvrages. L’eau n’est pas la vie, c’est l’eau potable qui est la vie. L’objectif est à court terme. Il faut mettre de l’eau potable à la disposition des populations.

L’organisation actuelle de la gestion des ouvrages hydrauliques ne permet pas une gestion rationnelle de la ressource en eau. Les dysfonctionnements qui sont structurels pas conjoncturels. Mais nous devons les régler dans le court terme parce qu’il s’agit de l’eau, eau source de vie. Nous avons signé en novembre un premier contrat d’affermage qui va fournir de l’eau potable à 300.000 personnes.
Quelle sera la place des populations dans la mise en œuvre de votre feuille de route ?
Il faut regarder le problème à deux niveaux. Les ouvrages hydrauliques en milieu rural sont gérés par les Associations et Usagers de forages (ASUFORS) mais ces organisations ont montrées leurs limites. Cela étant dit nous ne sommes pas dans une logique d’exclusion. Dans le cadre de la réforme, elles joueront un rôle qui correspond à ce qu’elles savent faire : défendre les consommateurs pour une plus grande équité dans la gestion de la ressource avec l’introduction du secteur privé dans le secteur. Elles vont régler un problème crucial que nous connaissons dans le secteur urbain : l’absence de régulation. Les ASUFORS performantes resteront dans le système. Je tiens une fois encore à préciser que nous ne sommes pas dans une logique d’exclusion des ASUFORS. Mais chacun doit rester dans son cœur de métier.
Le second niveau d’analyse tourne autour de l’intérêt général. Que représentent quelques centaines d’ASUFORS par rapport à huit millions de Sénégalais. On ne devrait même pas se poser des questions sur la pertinence de la réforme. C’est dans un souci d’impliquer tous les acteurs nous menons une démarche inclusive pas pour expliquer le bon sens de la reforme mais plus tôt pour trouver les voies et moyens pour ‘aller vite’… Encore une fois il s’agit de la vie, il s’agit de huit millions de personnes, il s’agit d’un problème de justice sociale que nous allons nous atteler à résoudre.

March 31, 2015

PROGRAMME D’UGENCE DE SECURISATION DE L’EAU A DAKAR: La Sde déroule son plan d’action 2014/2015

Par Paule Kadja TRAORE (Sénégal)

Mettre un terme à la pénurie d’eau dans certains quartiers de la ville de Dakar, c’est l’objectif que se fixe la Sde avec la mise en œuvre de son ambitieux programme de sécurisation l’eau.
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Le programme d’urgence de sécurisation de l’Alimentation en Eau Potable (Aep) de Dakar couvrant la période 2014-2015 a été lancé au cours du mois de février dernier. Il a pour objectif de mobiliser une capacité supplémentaire de 60 000 m3/jour pour l’alimentation en eau de la région de Dakar. Cet important projet est confié à la Sénégalaise des eaux (Sde) par l’Etat du Sénégal pour le préfinancement, la réalisation et les équipements de 21 nouveaux forages situés dans la zone de Pout, Littoral Nord et Dakar et le renforcement de réseau de distribution. Ainsi, pour résorber le déficit de pointe en période de chaleur, le programme d’urgence va se réaliser en deux phases.
Selon le Directeur général de la Sde, Mamadou Dia, la première phase sera consacrée à la mobilisation d’un volume d’eau supplémentaire de 40 000 m3/jour à fin juin 2015 avec la réalisation et l’équipement de quatorze (14) forages.
Tandis que la deuxième phase mettra l’accent sur la mobilisation d’un volume d’eau supplémentaire de 20 000 m3/jour en fin décembre 2015 avec la réalisation et l’équipement de 07 forages.Le montant prévisionnel des travaux pour la réalisation des deux phases pour un volume supplémentaire de 60 000 m3/jour est estimé provisoirement à près de sept milliards cinq cent millions FCFA (7.500 000 000 FCFA). Ce programme est préfinancé par la Sde et sera remboursé par l’Etat. La Sones a en charge le contrôle de l’exécution du programme d’urgence.
L’objectif de la Sde est d’anticiper cette deuxième phase pour améliorer la desserte en eau au niveau des quartiers déficitaires comme Nord Foire, Liberté 6 extension, CPI, Keur Damel, et dans ce cadre le démarrage des travaux de forage de Dakar ont déjà débuté. Le Directeur général de la Sde, Mamadou Dia, a soutenu que «tous les forages seront équipés provisoirement au fur et à mesure de leur achèvement».
Les travaux se déroulent normalement et une avancée est notée sur le planning.
Il a également promis que la mise en œuvre des 21 forages prévus à cet effet se fera dans les délais. Car, d’après lui ; la mise en service effectif de deux forages depuis mi-janvier et les deux autres qui ne tarderont pas à entrer en service incessamment, 15.800 m3/jour sont attendus la semaine prochaine. Ce qui va participer, selon lui, à améliorer l’alimentation en eau dans certains quartiers de Dakar.

QUALITE DE L’EAU
Le Sénégal est au-dessus des normes de l’Oms

Le problème de la qualité de l’eau est revenu, tel un leitmotiv, dans les différents échanges entre les représentants des associations de consommateurs et les techniciens de la Sde. Cependant, le directeur Mamadou Dia a levé les inquiétudes, faisant savoir qu’en ce qui concerne la qualité bactériologique de l’eau (absence de bactéries pouvant conduire à une maladie), le taux est de 99 % aujourd’hui au Sénégal, là où les recommandations de l’Oms sont de 96 %. S’agissant de la qualité physico-chimique, le taux de satisfaction mesurée tous les lundis est à 97 %. Malgré ces chiffres satisfaisants, M. Dia a indiqué que des efforts supplémentaires sont en train d’être faits par la Sones pour améliorer davantage la qualité de l’eau.

March 31, 2015

POUR UNE GESTION EFFICACE DE LA GESTION DES RESSOURCES HYDRAULIQUES DU SENEGAL : Des experts recommandent la séparation des réseaux de distribution en fonction de l’usage

ParJacques Ngor SARR (Sénégal)
Découpler dans les bâtiments l’eau pour la consommation humaine et celle destinée à d’autres autres usages, c’est la recommandation qu’ont fait des experts en qualité-Sécurité-Environnement aux responsables de la Sénégalaise des eaux (Sde). C’était à l’occasion d’une conférence tenu à Dakar au mois de mars portant sur le thème «les nouveaux modèles économiques du Développement Durable».

Le directeur du Développement durable du groupe Bouygues Fabrice Bonnifet, l’un des animateurs de cette conférence a d’emblée expliqué que a d’emblée souligné que la gestion de l’eau exige une prise de conscience. C’est la raison pour laquelle il soutient qu’«un service de l’eau pour tout le monde nécessitera de revoir le modèle économique de la vente de l’eau». D’après lui, vendre la même qualité de l’eau pour tous les usages c’est un non-sens. D’où l’urgence de procéder à une séparation des réseaux selon le type d’usage de l’eau. «Il doit y avoir au moins deux catégories de qualité d’eau. Une qualité de l’eau pour la consommation humaine qui doit être irréprochable pour des raisons sanitaires. Et on peut considérer que les eaux pas trop salies par l’usage pourrait être traité sur place, pas très loin des villes par des systèmes naturel pour être intégrer dans des réseaux similaires pour les autres usages de l’eau qui ne sont pas liés à la consommation humaine», a-t-il préconisé.
Le directeur du Développement durable du groupe Bouygues a par ailleurs félicité les responsables de la Sde pour leurs politiques de tarification progressive entre les types de consommations. De l’avis de l’expert, «c’est un model économique qui est très social. Beaucoup de pays auraient intérêt à s’inspirer de la Sde dans ce domaine là», a-t-il fait savoir.
Du coté de la Sde, les autorités inscrivent le contenu des échanges de la conférence dans la suite logique de la politique de la société pour une gestion efficace de l’eau. Selon le directeur de l’exploitation de la Sde, Abdoul Baal, la première priorité de la société est de faire en sorte que tout le monde puisse avoir de l’eau potable. Raison pour laquelle, il a approuvé l’idée de la séparation des réseaux. «L’eau du Sénégal est très cher. Elle est produite de très loin à partir du lac de Guer. Elle coûte beaucoup d’argent pour la rendre potable et nous n’en utilisons que 30% pour boire et pour nous alimenter. Les autres 70% font l’objet de rejet», explique t-il.

March 31, 2015

JOURNEE MONDIALE DE L’EAU : Le Sénégal se prépare à couvrir les besoins futurs

Par Idrissa Sane (Sénégal)
Le Sénégal a atteint le taux universel d’accès à l’eau potable dans des villes à deux ans de l’échéance de 2015. Il lui reste à accroître des investissements pour toucher davantage de personnes vivant dans des zones rurales et consolider les acquis en milieu urbain où il faut prendre en compte l’évolution de la population. C’est ce qui est ressorti de la célébration de la journée mondiale de l’eau le week-end dernier.

Le Sénégal se garde d’autosatisfaction en débit de ses bons résultats en matière d’accès à l’eau potable dans des villes. Le secrétaire d’Etat en charge de l’Hydraulique rurale, Diène Faye, n’a pas perdu de vu les enjeux de la préservation des acquis au regard de l’augmentation de la population et de l’accroissement des usages. « Le Sénégal a atteint l’accès universel en milieu urbain. Nous sommes à 98 %. En milieu rural, nous sommes à 84 %. Mais nous devons préserver les acquis parce que la demande augmente à cause de l’accroissement de la population », souligne Diène Faye qui représentait le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, lors de la cérémonie d’ouverture de la journée mondiale de l’eau dont l’organisation a été confiée à la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (Dgpre). Le secrétaire chargé de l’Hydraulique rurale, Diène Faye a assuré que le gouvernement est sur la bonne voie pour satisfaire davantage les besoins des Sénégalais qui sont dans les zones rurales. « Nous allons maintenir le cap et faire d’autres investissement pour combler le gap en touchant plus de personnes dans des zones rurales », a fait savoir, Diène Faye, qui félicité Niokhor Ndour pour le travail que la Dgpre est en train d’abattre dans la discrétion. Au cours de cette cérémonie, il a été aussi question de la préservation de cette ressource qui se raréfie. Cette raréfaction est une sorte d’épée Damoclès suspendue au-dessus de plusieurs activités qui nécessitent une mobilisation de cette ressource. C’est pour cela, le Sénégal a déjà mis en place une panoplie d’outils de sa préservation. « Sur la problématique de la gouvernance de l’eau, des avancées significatives dans la conceptualisation et de la planification d’une gestion durable sont faites », a fait remarquer la représentante du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Madame Ndiaye. Elle cite entre autres, le Plan d’action de la gestion intégrée de la ressource en eau (Pagire). Elle a aussi jeté une passerelle entre la préservation de cette ressource et la protection des zones humides qui en plus d’être des réserves, sont des zones de recharge de la nappe. Du reste, les zones humides assument des fonctions fondamentales dans le cycle de l’eau. « La gestion durable des zones humides est un de nos objectifs majeurs qui se reflète à travers l’élaboration récente, de façon participative, d’une politique nationale de gestion des zones humides », indique madame Ndiaye.
Des études pour guider ou éclairer les options
Le directeur de la Dgpre, Niokhor Ndour a remercié les différents partenaires qui apportent une contribution pour la réalisation des projets dans ce secteur. Cette direction a une mission essentielle à assumer aussi sur le plan de la mobilisation et que sur le domaine de sa préservation. Les différentes études qu’elles mènent, sur la base pour une prise décision judicieuse. Elle réalise une étude hydrogéologique pour l’évaluation des potentialités des ressources en eau des zones favorables pour leur transfert vers le bassin arachidier, l’étude d’évaluation et de suivi des eaux de surface, l’étude hydrogéologique de la nappe des sables alluvionnaires entre Bakel et Kidira et l’étude hydrogéologique de la Falémé dans la zone de Kidira entre autres. Le thème de cette année « Eau et de Développement durable » appelle bien à une utilisation rationnelle pour ne pas hypothéquer la satisfaction des besoins des générations futures.

March 31, 2015

DIENE FAYE SECRETAIRE D’ETAT A L’HYDRAULIQUE RURAL : « Il ne serait pas étonnant qu’à l’horizon 2017-2018 qu’on soit à 400 forages »

Par Jacques Ngor SARR (Sénégal)
Le programme de réalisation de 300 forages dans le monde rural que s’est fixé le gouvernement d’ici à 2017 sera largement atteint voire dépassé. L’assurance est faite par le secrétaire d’Etat à l’hydraulique Diène Faye qui se base sur le financement mobilisé tant au niveau des bailleurs de fonds, des partenaires techniques et financiers et au niveau du budget de l’Etat.

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Le programme de réaliser 300 forages d’ici 2017 par le gouvernement du Sénégal est en très bonne voie et « il ne serait pas étonnant qu’à l’horizon 2017-2018 qu’on soit à 400 forages ». C’est du moins ce qu’a fait le secrétaire d’Etat à l’Hydraulique rurale, Diène Faye. Entre le premier janvier 2013 et le 31 décembre, 147 forages ont été réalisés tout programme confondu au taux de 108 châteaux d’eau au niveau du monde rural. On est à mi-parcours pratiquement mais ce qui est important, c’est que le financement que nous avons mobilisé aujourd’hui tant au niveau des bailleurs de fonds, des partenaires techniques et financiers au niveau du budget de l’Etat pour nous permettre d’atteindre voire dépasser cet objectif. C’est vous dire que le programme est une réalité et se déroule normalement ». Mais au-delà de ces 300 forages, M. Faye a abordé les post OMD. A ce propos il déclare : «Ce qui est sûr qu’en 2020 on va largement dépasser les objectifs. Mais l’objectif final c’est l’universel et toutes les dispositions sont prises pour que dans un court délai que tout le monde puisse avoir accès à l’eau ». Il rassure que d’après ses prévisions, on doit avoir accès à l’eau en 2020 au plus tard grâce aux financements mobilisés, à la volonté politique et à la tendance qui se dégagent actuellement avec les partenaires techniques et financiers.
Par ailleurs le secrétaire d’Etat à l’Hydraulique a abordé les stratégies du secteur, en milieu rural. A ce propos il rappelle qu’ «au départ il n’y avait pas beaucoup de forages avant les années 80. Pour la première génération de forages, on n’avait pas des compteurs à consommation, les tarifs étaient forfaitaires. Quant on a introduit les concepts de compteur, chacun paie ce qu’il consomme. Mais parallèlement, cela a engendré une très grande économie : le nombre de pompage a baissé et le nombre de forage en panne a baissé parce qu’il y a eu moins de pompage ». Mais il explique que « le concept des Associations d’usagers de forages (Asufor) a permis de régler un certain nombre de problèmes. Mais il souligne que la faiblesse au niveau de l’Asufor « c’est que l’Etat ne pouvait plus contrôler la transparence dans la gestion et assurer une formation continue parce qu’on était à 700 forages ». Aujourd’hui le Sénégal compte 1550 forages gérés par l’Etat par le biais de la Direction de l’exploitation et de la maintenance (Dem) remplacée actuellement par l’Office des forages ruraux (Ofor). Une situation qui fait que « nous pensons qu’aujourd’hui, il est tant que des opérateurs privés s’occupent de cette gestion des forages. L’opérateur privé va se charger de la maintenance et de la production et en amont dans un premier temps on va vendre l’eau à l’Asufor qui va gérer la distribution. Maintenant le rôle de l’Etat est de faire en sorte que la facture soit supportable, et que les tarifs soient définis de manière supportable par les usagers. Une fois que le tarif est supportable tout le reste sera à la charge des opérateurs comme en ville ».
Interpellé sur le remplacement de la direction de l’exploitation par l’Office des forages ruraux (Ofor) qui pourrait être lié à une mauvaise gestion, le secrétariat à l’hydraulique balaie d’un revers de la main et explique : «Au moment où la direction passait le service à OFOR et pendant une bonne d’année, le taux de disponibilité à toujours était au-dessus de 90% des forages réalisés ». Mais fait-il souligner, « il faut reconnaître aussi que une des difficultés qui a été à l’origine de la mise en œuvre de ce programme Ofor, c’est que dans le service en milieu rural, on n’a pas encore intégré un fond de renouvellement pour remplacer les ouvrages structurant. On s’est surtout focalisé à faire en sorte que la pompe et le moteur marchent. Mais l’ouvrage à une durée de vie, quant il arrive à terme, il faut le replacer, le tarif de l’eau n’intègre pas cet aspect. Maintenant ça sera le cas car on va faire une tarification qui va prendre en compte, qui va alimenter en parti un fond de roulement que l’opérateur va reverser à Ofor. C’est avec ce fond, à partir des forages existants, on pourra de manière régulière densifier le réseau. Et on fera en sorte que le prix de l’eau soit acceptable », indique-t-il.

March 31, 2015

CONSEQUENCE DE L’UTILISATION DE L’EAU INSALUBRE ET DU MANQUE D’HYGIENE : Au Sénégal, 2500 nouveau-nés sont morts d’une septicémie, du tétanos ou d’une autre infection en 2013, selon Wateraid

Par Paule Kadja TRAORE (Sénégal)
WaterAid vient de lancer sa nouvelle campagne « Un départ sain : le premier mois de la vie » qui met en lumière l’impact dévastateur qu’a le manque d’accès à l’eau potable et aux installations sanitaires sur les enfants qui vivent dans les pays en développement.

Le document d’information qui accompagne ladite campagne intitulé: «Un départ sain : le premier mois de la vie», indique que près d’un demi-million de bébés meurent chaque année durant les quatre premières semaines de leur vie parce qu’ils sont nés dans des conditions non hygiéniques. Au Sénégal, rien que pour l’année 2013, 2500 nouveau-nés sont morts d’une septicémie, du tétanos ou d’une autre infection liée à l’utilisation d’une eau insalubre et au manque d’hygiène.
Cette campagne est lancée au moment où un rapport de l’Organisation mondiale de la santé révèle qu’en Afrique, près de la moitié des hôpitaux et cliniques n’ont pas accès à l’eau potable. Et sur les 58 % de structures de santé qui sont desservies d’une façon ou d’une autre, seulement la moitié peut compter sur un approvisionnement en eau potable fiable.
Ce rapport de l’Organisation mondiale de la santé précise que dans 18 pays d’Afrique sub-saharienne, le pourcentage des établissements de santé qui disposent d’un approvisionnement en eau n’est que de 20 % – comme c’est le cas au Mali. Il s’agit de la première enquête de ce type, qui montre que dans les 54 pays en développement étudiés, 38 % des structures de santé n’ont pas accès à l’eau potable, et 19 % n’ont pas de toilettes adéquates. Plus d’un tiers des hôpitaux et cliniques (35 %) n’ont aucun endroit pour que les personnels soignants et les patients se lavent les mains avec du savon.
Un hôpital ou clinique sur dix n’a pas accès à l’eau potable et un établissement sur huit n’a pas de toilettes adéquates
Selon le document, au Sénégal, un hôpital ou clinique sur dix (10 %) n’a pas accès à l’eau potable et un établissement sur huit (13 %) n’a pas de toilettes adéquates. Un sur dix (10 %) n’a aucun endroit pour se laver les mains. Ces chiffres sont d’autant plus choquants que même dans les hôpitaux et cliniques recensés comme ayant un accès à l’eau potable, l’approvisionnement se fait parfois grâce à un point d’eau situé jusqu’à 500 mètres de l’établissement, et non par un réseau qui dessert directement les locaux. Par ailleurs, peu de données permettent de savoir si les toilettes présentes dans les structures de santé fonctionnent et peuvent être utilisées à la fois par les personnels et par les patients.

Pour un nouveau-né sur cinq qui meurent au cours du premier mois de sa vie dans un pays en développement, le plus tragique est que ce décès si prématuré aurait pu être évité si l’enfant avait simplement été lavé avec de l’eau propre et pris en charge dans un environnement où les soignants se seraient lavés les mains. Au Sénégal, on estime qu’en moyenne une femme sur 42 va durant sa vie perdre un enfant au cours du mois qui suit sa naissance à cause d’une infection, un risque qui ne concerne qu’une femme sur 7 518 au Royaume-Uni.

Le document publié par WaterAid met en évidence les risques que les structures de santé font courir aux enfants quand les accouchements se déroulent dans un environnement où les règles d’hygiène ne sont pas respectées. Il précise ce qui doit être fait pour aider les agences et ministères en charge de la santé et les pays donateurs à mettre le mot « propre » au cœur des systèmes de soins, en faisant en sorte que chaque établissement de santé ait accès à l’eau potable courante et dispose de sanitaires adéquats et de lavabos avec du savon pour le personnel soignant et les patients.
Cette publication marque le début de la campagne baptisée « Un départ sain », l’axe de plaidoyer prioritaire de WaterAid pour les quatre années à venir qui va se focaliser sur l’impact dévastateur qu’ont le manque d’accès à l’eau potable et aux installations sanitaires, ainsi que les mauvaises pratiques d’hygiène, sur la santé des enfants.

La directrice générale de WaterAid sonne l’alerte

La directrice générale de WaterAid Barbara Frost, a déclaré que «Cela fait plus de 150 ans que l’on a fait le lien entre les mains sales, l’utilisation d’eau insalubre et la mortalité infantile. Il ne s’agit donc pas d’un problème qui attend une solution, mais d’une injustice qui attend qu’on agisse ».Selon elle, les mauvaises conditions d’hygiène à la naissance condamnent trop de bébés qui naissent dans les pays en développement à une mort tragiquement prématurée qui aurait pu être évitée, tout comme le déchirement que vivent leurs parents. La directrice général de WaterAid estime que «La capacité d’un hôpital ou d’une clinique à préserver un environnement propre est une exigence si fondamentale qu’on peut se demander si un établissement de santé qui n’a pas accès à l’eau courante ou à des sanitaires de base est apte à prendre en charge ses patients de manière adéquate ». Elle poursuit son propos en indiquant que « Nous avons besoin que tous les acteurs impliqués dans les décisions et l’organisation des services de santé travaillent ensemble pour que les membres les plus vulnérables de la société ne voient pas leur espérance de vie réduite à quelques semaines à peine parce que les structures qui les accueillent ne sont pas en mesure de respecter les normes les plus élémentaires de propreté et d’hygiène pour les soins».

March 31, 2015

4e EDITION D’AFRICASAN : 1000 participants pour proposer des solutions de réduction des disparités

Par Idrissa Sane
Le Sénégal abritera les 24 et 25 mai 2015 la 4e édition d’Africasan qui va enregistrer la présence de 1000 participants. Ces derniers feront le point sur les engagements pris par les Etats et les organismes. Mais cette 4e d’Africasan sera une plateforme de capitalisation des bonnes pratiques.
La 4e édition d’Africasan qui était reportée à cause d’Ebola se teindra finalement du 25 au 27 mai 2015 à Dakar. Il est attendu 1000 participants issus du monde scientifique, des représentants des gouvernements, des organisateurs de la société civile et des journalistes.
AfricaSan
Les participants ne vont pas éluder les questions cruciales comme la réduction des disparités et le rétablissement de l’équité si l’on analyse sous l’aune de la thématique de cette édition : « Faire de l’assainissement pour tous, une réalité en Afrique ». Les participants feront le point sur le chemin parcouru pour l’atteinte des OMD. Il sera aussi question d’affiner des stratégies pour accroître le taux d’accès à l’assainissement. « Cette conférence est une occasion de faire le bilan dans le processus de réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement ( Omd) et de dégager des solutions pour booster des indicateurs en matière d’accès à l’assainissement », souligne le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye qui était entouré par le secrétaire exécutif du Conseil des ministres africains de l’eau (Amcow), Bai Mass Tall, du directeur de l’Assainissement. La 4e édition servira aussi de cadre de capitalisation des bonnes pratiques. Faudrait-il l’évoquer, ce sont avec des technologies peu coûteuses et accessibles que les pays asiatiques ont surmonté le déficit d’infrastructures. « La conférence de Dakar sera une plateforme de partage des meilleures pratiques et des expériences », assure le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye.
Le secrétaire exécutif d’Amcow s’est félicité de l’accueil de cette grande rencontre par le Sénégal et son leadership dans ce domaine. La 4e édition est aussi une occasion de rappeler les engagements pris depuis e-Thikwini,. « C’est pour nous, un moment pour encourager les bonnes initiatives et rappeler le respect des engagements pris par les Etats », ajoute le secrétaire exécutif d’Amcow. Il a rappelé que la tenue de Africasan dans les pays comme le Rwanda a eu des impacts positifs. Ce pays est aussi cité en exemple en matière d’amélioration du cadre de vie.
Il est admis que l’assainissement, en dépit des plaidoyers, traîne encore un déficit de financement comparé à l’hydraulique. En conséquence, le taux d’accès aux ouvrages n’a pas encore connu des bonds espérés. L’un des objectifs d’Africasan 4 est de redonner une nouvelle image à l’assainissement et à l’hygiène qui sont aussi des déterminants de la santé et des facteurs indirects. A cela, il faudra ajouter que des disparités persistent au sein des pays. Dans les principes, l’Africasan 4 devrait être sanctionnée par une nouvelle déclaration ministérielle par rapport aux nouveaux engagements qui devront faire l’objet d’un suivi à l’échelle du continent. « Nous devons faire le suivi du respect des engagements pris par les gouvernements, notamment à e Thikwini en 2008, de consacrer 0, 5% de leur PIB à l’assainissement. Nous devons aussi voir ce qu’il en est de leur engagement à réduire de moitié le nombre de personnes qui n’ont pas accès à un assainissement décent », avait soutenu Bai Bass Tall dans une interview qu’il nous avait accordée en septembre 2013.

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