Archive for ‘WASHnews’

June 24, 2015

Cheikh tidiane fall, Coordonnateur de Water association (Iwa) : « Le développement de l’assainissement est illusoire en Afrique sans ressources humaines appropriées »

Le coordonnateur de International Water Association (Iwa), Cheikh Tidiane Fall, n’entrevoit pas le développement du secteur de l’assainissement sans des ressources humaines qualifiées. Dans cet entretien, il approfondit certaines questions soulevées lors de son intervention sur une session axées sur : « Engagements pour l’assainissement : réduire le manque de capacité professionnelle ».

 Lors de la 4ème édition de Africasan vous avez participé à la session « Engagement pour l’assainissement : réduire le manque de capacités professionnelles ».  Peut-on déduire qu’il y a un manque criant de ressources professionnelles dans le secteur ? 

C’est évident. Le secteur de l’assainissement est à la traîne des objectifs d’assainissement à atteindre et fait face à la détérioration due à un manque de concentration sur la durabilité. Les discussions post-2015 ont mis l’accent sur la durabilité à travers, par exemple, l’exploitation et l’entretien des installations. Cependant pour progresser durablement beaucoup de ressources (humaines et financières) sont nécessaires. Selon l’étude de l’International water association (Iwa) sur les écarts des ressources humaines -des évaluations effectuées dans 15 secteurs de Wash en Asie et Afrique dont le Sénégal- cette capacité en ressources humaines dans le secteur de l’assainissement est faible et l’arrivée future de professionnels de l’assainissement pose problème.

Pour dynamiser le leadership et l’action, les engagements sont nécessaires pour combler ce manque de capacité professionnelle de l’assainissement. Malgré ce constat, le tableau est inquiétant et sans une meilleure prise en compte de cette dimension relative aux ressources humaines, le développement du secteur de l’assainissement dans beaucoup de pays africains est illusoire. Certains pays ont élaboré des engagements sur ce plan, mais ceux-ci sont-ils clairs et transformables en actions ?

Pouvez-vous nous faire l’économie de votre présentation sur la capacité de l’assainissement en Afrique ?

La session organisée par IWA à AfricaSan 4 en collaboration avec Swa (Sanitation and water for all) visait à sensibiliser sur l’importance de s’occuper de la capacité professionnelle relative à l’assainissement au niveau national. Elle avait aussi pour objectif d’avoir des recommandations d’engagements réalisables  pour combler le manque de capacité professionnelle de l’assainissement.

En partageant les résultats de l’étude d’Iwa sur 9 pays africains (Sénégal, Niger, Mali, Burkina Faso, Ghana, Zambie, Afrique du Sud, Mozambique, Tanzanie), nous avons mis l’accent sur le fait que le secteur de l’assainissement n’est pas attractif pour différentes raisons. On peut citer les salaires qui ne sont pas compétitifs, la perception négative du travail, le manque de curricula spécifiques à l’assainissement dans les instituts de formation professionnelle, l’absence d’une stratégie nationale de développement des ressources humaines etc. Il est cependant possible de changer ce tableau sombre.

Comment combler le manque de capacité professionnelle dans l’assainissement ?

Il est indispensable, à partir d’une volonté politique au plus haut niveau, d’avoir dans chaque pays une stratégie nationale de développement des capacités de l’assainissement. Elle doit être axée sur les actions suivantes qui sont clairement mises en exergue dans l’étude d’Iwa : La clarification des responsabilités institutionnelles pour mieux prendre en question les ressources humaines d’une manière coordonnée au plan national, la coordination et la planification entre le secteur de l’assainissement et le secteur de l’éducation. Cela devrait permettre le développement de programmes d’études au niveau universitaire et professionnel basé sur les besoins du secteur de l’assainissement. Il faudra aussi améliorer l’image de l’assainissement pour attirer davantage de jeunes professionnels dans le secteur, tenir compte des besoins différents en zones urbaine et rurale, car dans cette dernière les installations sont moins complexes et les qualifications requises différentes, créer de nouveaux postes etc.

Quelle est la place des ressources bien formées dans  la prise en charge des besoins du secteur dans ce contexte de transition vers les Objectifs du développement durable (Odd) ? 

Il a été démontré lors de la session que les installations d’assainissement sont devenues plus complexes avec des innovations et un environnement changeant et exigeant. Pour les faire fonctionner, il faut des professionnels bien formés et très compétents. Malheureusement le secteur de l’assainissement est freiné dans son développement par l’insuffisance de ressources humaines de qualité. Le professionnel bien formé et motivé est au cœur du dispositif. Cet aspect doit être mieux pris en compte si on veut réellement améliorer les taux d’accès et permettre à un plus grand nombre d’Africains de bénéficier d’un assainissement amélioré afin de pouvoir vivre dans la dignité.

Propos recueillis par Idrissa SANE

 

 

 

June 1, 2015

Mise en œuvre de l’ATPC en Afrique :Quand l’expérience du Bénin fait sensation à AfricaSan 4 (764 villages certifiés FDAL en 8 mois)  

Alain TOSSOUNON (Envoyé spécial à Dakar)

A la conférence  AfricaSan4 de Dakar, tous les pays bénéficiaires du Fonds mondial pour l’assainissement  se sont retrouvés pour échanger dans le cadre d’un processus mutuel d’apprentissage dans la mise en œuvre de l’’approche de l’Assainissement Total  piloté par les Communautés (ATPC). Même si le Bénin est le dernier pays à s’engager dans cette approche, son expérience a produit des résultats satisfaisants salués par tous les participants. 

Les membres de la délégation béninoise à AfricaSan4

Les membres de la délégation béninoise à AfricaSan4cc

Les inventeurs de l’Approche ATPC ne l’ont jamais voulu figée mais dynamique. Chaque pays ayant la possibilité de l’adapter à son contexte et à ses réalités. C’est le principal message du panel de discussion portant sur le partage d’expériences entre le Bénin, Madagascar et le Togo à la 4e Conférence africaine sur l’Assainissement (AfricaSan 4).

En effet des trois pays, le Bénin est le nouveau-né de ce programme qui a commencé avec Madagascar il y a cinq ans. Mise en œuvre par l’Agence MCDI comme au Bénin, ce pays par qui l’ATPC a conquis le reste du monde et surtout l’Afrique, a commencé son expérience avec tâtonnements. « Il a fallu se remettre en cause, à chaque problème, on a cherché des solutions. On a appris beaucoup de nos erreurs », a confié Joséa Ratsirarson de MCDI Madagascar. Aujourd’hui, les résultats sont concluants et le pays ambitionne  d’en finir avec la défécation à l’air libre.  Selon lui, les secrets de la réalisation d’une telle vision sont relatifs à la capacité des acteurs de mise en œuvre, à inventer un  propre modèle. « Au lieu d’un modèle prédéfini, on a migré vers un modèle communautaire », soutient-il. Les leçons de l’expérience du Togo avec Unicef sont aussi édifiantes.  Au modèle type, le Togo a appris à faire le « déclenchement institutionnel » qui favorise la prise en compte des préfets, les chefs traditionnels et religieux…De même, la réussite de la mise en œuvre de l’approche passe par le suivi après les formations et la nécessité d’une culture de résultats. Surtout, nous apprend, Salami Fataou de Unicef Togo, « il faut éviter les formations en cascades » et mettre en place un système de suivi post-formation et à chaque étape faire l’évaluation.

Ainsi, dans ces deux pays ancêtres de l’ATPC, l’approche est devenue un outil efficace pour créer et étendre un mouvement pour lutter contre la défécation à l’air libre.

Un record de 764 villages certifies FDAL en 8 mois au Bénin

Un ménage déclenché dans un village du Bénin

Un ménage déclenché dans un village du Bénin

Faisant le même exercice de partage de l’expérience béninoise de mise en œuvre de l’ATPC, Achille Kangni du Ministère de la santé, a indiqué que tout a commencé dans un contexte marqué par l’insuffisance d’accès aux ouvrages d’assainissement pour plusieurs milliers de personnes. Avec une ancienne approche et des interventions des projets axés sur la subvention et latinisation, il eut fallu une révolution des mentalités pour s’engager dans une approche ATPC qui refuse toute subvention aux communautés. Mais,  le processus a pris corps lorsque, les autorités ont été déclenchées les premiers. Cela a conduit à l’intégration de l’approche dans la Stratégie nationale (SNPHAB), à la réorientation de la Proposition du Programme Pays GSF et son alignement avec la SNPHAB, la création d’un Comité National de Pilotage des programmes du sous-secteur de l’HAB et le verrouillage pour éviter la défécation a l’air libre institutionnelle.

Au total, une fois sur le terrain, la mise en œuvre de l’approche a permis d’obtenir en l’espace de 8 mois, 848 localités déclenchées pour 764 villages certifiés FDAL (Fin de la défécation à l’air libre) dans huit communes du Bénin. Au regard des résultats qui forcent l’admiration, Achille Kangni a indiqué que désormais, à l’horizon 2020, le Bénin sera tout entier certifié FDAL.  Pour y arriver, et en tenant compte des autres programmes et pour une couverture intégrale du pays, il faudra combler un gap de 27 millions d’Euro.

Impressionné par les résultats produits dans les trois pays, la représentante de l’Ouganda à  ce side event,  a indiqué appliquer une approche similaire fondée sur la mise sur table des évidences et le non gaspillage des ressources.

En conclusion, le fondateur de l’approche ATPC, Kamal Kar, a précisé que ce qui importe dans le processus, c’est la collaboration dans sa mise en œuvre. Pour lui, la diversité des organes de mise en œuvre offre un espace de construction et de combinaison des expériences. Ce qui a ses yeux enrichit l’approche.

May 30, 2015

Dr Théophile, administrateur provisoire de EAA : « Nous allons revenir à nos fondamentaux »

Propos recueillis par Idrissa SANE   

L’administrateur provisoire de l’Agence intergouvernementale panafricaine pour l’eau et l’assainissement pour l’Afrique ( Eaa), Théophile Gnange lie la crise que traverse l’institution au dysfonctionnement du modèle et de la vision de celui qui était à la tête de l’institution durant ces 4 dernières années. En conséquence, l’institution va revenir à ses fondamentaux pour continuer à aider les populations à prendre en charge leurs besoins en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement.

Dr Theophile, Administrateur provisoire de EAA

Dr Théophile, Administrateur provisoire de EAA

Monsieur l’administrateur provisoire de l’Agence intergouvernementale panafricaine pour l’Eau et l’Assainissement en Afrique (Eaa), votre institution a eu à traverser une crise. Comment cette crise a été gérée à l’interne ?

Je voudrais tout d’abord exprimer toute ma reconnaissance au Conseil des ministres et à son président, le ministre de l’Hydraulique, de l’Agriculture du Burkina Faso. Je voudrais également  remercier le gouvernement du Sénégal qui nous donne l’opportunité et au ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Sénégal  et au secrétariat d’Etat chargé de l’Hydraulique rurale, Diène Faye qui nous donnent  l’occasion de parler de EAA ou Ex-Crepa, qui est à sa 27e année d’existence.

L’institution EAA était confrontée à une crise majeure, à une crise profonde. Si une institution ferme ses portes pendant 8 mois cela veut dire que l’institution a traversé une crise majeure. Le Conseil des ministres  selon ses règles de fonctionnement a pu tenir un conseil des ministres extraordinaire, le 23 février 2015. Et, face à cette crise profonde, le conseil a pris des mesures profondes qui ont permis à EAA de revenir.

Si je suis ici pour présenter la vision, la contribution que EAA peut apporter au secteur de l’eau et de l’Assainissement, c’est grâce au Conseil des ministres qui a été tenu le 23 février 2015. Ce conseil a constaté des crises. Il a pris des décisions notamment en nommant comme administrateur provisoire pour un an et en me confiant cette administration provisoire. Le Conseil a voulu prendre quelqu’un de l’institution pour apporter au plus vite des changements opérationnels.

L’objectif de l’exercice c’est de dire que EAA est revenue. La crise est derrière nous. On ne sort pas  d’une telle crise pour atteindre 90 % de fonctionnement du jour au lendemain. Je pense que nous sommes sur la bonne lancée. Je remercie le gouvernement du Sénégal qui n’a pas voulu entrer dans la polémique. Le gouvernement a soutenu un de ses fils en 2010. Le gouvernement du Sénégal  par la suite a constaté que ce fils a failli. Je disais que l’institution  a été fermée. Si le gouvernement n’avait pas pris ses responsabilités, le 23 février 2025 on n’en serait pas là. Je voudrais le remercier d’avoir permis à ce que EAA puisse survivre. Sous les conseils des anciens, des partenaires, nous allons revenir aux fondamentaux de EAA, j’allais dire que nous allons  revenir aux fondamentaux du Crepa qui a toujours posé des actes pour les populations. En termes programmatiques, c’est d’aller à l’échelle communale, au niveau des sous-préfectures, de la base vers le haut pour fournir les services de l’eau et de l’assainissement aux populations.

 

Qu’est-ce qui est à l’origine de cette crise ?  

 

Les dettes sociales sont une conséquence directe de la crise que nous avons traversée. L’origine de la crise est simple. C’est la vision et le modèle de mon prédécesseur qui n’ont pas fonctionné peut-être c’est ce dysfonctionnement qui  nous a conduit à un défaut de paiement.

Je ne rentre pas dans d’autres détails mais c’est ce que je peux dire. Depuis 2013 et début 2014, on sentait venir cette crise. Parce qu’on arrivait plus à payer les fonctionnaires ni les agents. Ce sont des arriérés de salaires qui ont poussé les agents à observer une grève qui  a débouché sur le licenciement de 95 % du personnel. Le siège a fermé. Il a fallu le conseil des ministres de 23 février pour que le siège rouvre le 1er mars. Heureusement certains bureaux pays ont tenu, c’est ce qui nous a permis de redémarrer rapidement. On a repris le travail le 1er Mars. A moins de quelques mois on participe à Africasan  et on a pu organiser un Side Event. Je remercie les partenaires qui nous ont aidés à prendre part  à Africsan. Donc, c’est la vision et le modèle qui n’ont pas fonctionné.

 

Est-ce que les options de recherche de financement seront maintenues ?

Le conseil des ministres a pris ses responsabilités avec leur tête le gouvernement du Sénégal. C’est vrai que nous sommes dans une crise financière. Mais Eaa appartient aux gouvernements. Nous sommes en train de dérouler des stratégies auprès des gouvernements au plus haut niveau pour qu’ils nous apportent  l’appui nécessaire. Nous devons véritablement arriver à nous réconcilier pour que les partenaires puissent nous appuyer. Nous avons des ressorts pour rebondir parce que 27 ans d’expérience ce n’est pas rien. Il  y a beaucoup de choses qui ont été réalisées avant que Idrissa Doucouré  n’arrive à la tête de l’Institution. C’est pour cela que je dis que nous allons repartir sur nos de nouvelles bases. Nous allons revenir à nos fondamentaux. Nous allons faire appel à tous nos partenaires. Nous allons redoubler d’effort.

 

May 30, 2015

Hygiène menstruelle: Des élèves sensibilisés à briser les tabous

Florette MANEDONG (Cameroun)

C’est une initiative de Camerwash en partenariat avec Efacam, positive génération et Fapefe qui ont décidé de mener dans 02 établissements de la ville de Yaoundé, des causeries éducatives dans le sens de briser les tabous autour des menstruations. Ce en marge de la célébration de la journée internationale de l’hygiène menstruelle.

Photo de famille des élèves et les pairs éducateurs à la fin des activités

Photo de famille des élèves et les pairs éducateurs à la fin des activités

Aujourd’hui, sur le continent africain, une fille sur 10 ne va pas à l’école quand elle a ses règles. En inde, dans beaucoup de familles, et dans certaines familles musulmanes au Cameroun et ailleurs les femmes n’ont pas le droit d’entrer dans la cuisine pendant le temps de leurs règles, et tout ce qu’elles touchent sera nettoyé. Certains les enferment dans une chambre pendant des jours. Interdit également d’entrer dans un temple. Il y en a même un, au Kerala, qui interdit toute femme d’y mettre un pied entre le jour de ses premières règles adolescentes et sa ménopause ! L’hygiène menstruelle reste un sujet tabou.
Pourtant, il faut en parler. Le Water supply and sanitary collaborative council (Wsscc) considère que l’ignorance des besoins des femmes qui ont leurs règles représente une violation de leurs droits. Pour faire tomber le tabou qui entoure ce phénomène, il faut tout d’abord transmettre aux femmes et aux filles les informations et les connaissances qui leur permettront de parler librement de leurs menstruations. Ensuite, il faut satisfaire les besoins d’ordre pratique liés à leurs règles, tels que l’intimité, l’eau pour laver leurs vêtements, et des endroits où faire sécher les vêtements partout où des filles et des femmes jouent, étudient, travaillent ou se détendent. Ceci implique également de leur fournir des installations adaptées pour l’élimination décente des serviettes souillées.
Etre fières et non honteuses
C’est pour satisfaire à cette première exigence qu’un groupe d’Organisation non gouvernemental (Ong), notamment Camerwash et ses partenaires, ont décidé de sensibiliser les élèves et écoliers de 2 établissements scolaires de la ville de Yaoundé. Ce sont donc les écoliers de la classe de Cm2 de l’école primaire et maternelle bilingue privée Noula situé à Nkomo-awaé au lieu dit maison rouge et les élèves du collège Sigmund Freud, du quartier Mendong à Yaoundé ont bénéficiers des précieux conseils des paires éducateurs desdites associations les 18 et 19 mai 2015 dernier. Leur démarche s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée internationale de l’hygiène menstruelle qui se célèbre les 28 mai chaque année. Ils ont souhaité tenir leur activité en prélude à cette journée.
Ils ont de ce fait, articulé leurs présentations autour de la gestion de l’hygiène menstruelle. C’est ainsi que, les jeunes gens ont pu apprendre que, selon le Wsscc, Le cadre de gestion de l’hygiène menstruelle (Mhm) englobe trois dimensions interdépendantes de la gestion hygiénique des menstruations. Il s’agit dans un premier temps de briser le silence en promouvoir la compréhension du cycle menstruel comme un fait de la vie et un élément biologique féminin distinct dont les femmes doivent être fières, et non honteuses. Les jeunes filles doivent de ce fait être encouragées à s’exprimer et à discuter de ce phénomène biologique de manière enrichissante et positive afin de les préparer psychologiquement et physiquement à l’apparition de leurs règles et aux périodes de menstruation à venir. Selon le Coordonateur National de CAMERWASH, Leclère DIFFO, « l’activité organisée dans les deux établissements à Yaoundé, va s’intensifier à travers le pays, et qu’il invite toutes les organisations œuvrant dans le secteur de la santé humaine et du genre à se joindre à eux».
Préoccupations
Deuxièmement, gérer les menstruations de manière sûre et hygiénique, en s’assurant de la disponibilité d’une eau salubre en quantité suffisante, de produits de nettoyage et de lavage, ainsi que d’ espaces privés permettant de gérer les menstruations de façon hygiénique, dans l’intimité et avec dignité, au sein des foyers et dans les espaces publics. Et enfin, promouvoir des solutions sûres en vue de la réutilisation et de l’élimination, en s’assurant que des systèmes de réutilisation des serviettes hygiéniques, de collecte et d’élimination des déchets menstruels ne présentant aucun danger pour l’environnement sont mis en place. Des conseils sur le mécanisme de fonctionnement du cycle menstruel ainsi que de la puberté ont également été apportés aux élèves à leur demande. Ces derniers ont également été fortement préoccupés par les douleurs pendant les règles, à quel âge une fille devrait avoir ses règles et à quel âge ceux-ci disparaissent. Au terme de leurs échanges, des messages pour briser le silence autour des menstrues ont été rédigés avec l’aide de pairs éducateurs.

May 28, 2015

Africasan4: Ngor declaration aims to eliminate open defecation by 2030

                                                            By Babatope Babalobi

Rising from the three day 4th African Sanitation and Hygiene Conference tagged “AfricaSan4″ African leaders  have  issued the “Ngor Declaration on Sanitation and Hygiene” which aims to achieve  universal access to adequate and sustainable sanitation,  safe hygiene services and eliminate open defecation by 2030.

They also reaffirmed their commitment to the human right to water and sanitation for all for all Africans, and pledged to work towards progressively  eliminating inequalities that currently deny about 547m people in Africa access to safe sanitation.

Another major highlight of the declaration is a commitment by countries to fund sanitation and hygiene budget to a minimum of  0.5% of GDP by 2020.

The triennial AfricaSan organised by the African MinistersCouncil on Water  (AMCOW) aims to address Africa’s sanitation challenge including helping agencies and governments shape strategies for action at many levels.  Mainly attended  by sanitation technical experts, it provides a forum to to exchange lessons, to identify approaches and technologies that work best in their local circumstances.  This 4th AfricaSan water held in Dakar, Senegal, this week.

Text of the Ngor Declaration on Sanitation and Hygiene” Adopted by the African Ministers responsible for sanitation and hygiene on 27 May 2015 at AficaSan4

Preamble
We, the Ministers and Head of Delegations responsible for sanitation and hygiene in Africa, together with senior civil servants, academics, civil society, development partafricasan4ners and private sector at the 4th African Conference on Sanitation and Hygiene (AfricaSan), convened by the Government of Senegal with support from the African Ministers’ Council on Water (AMCOW) in Dakar, Senegal, May 25-27, 2015

  1. Recognizing that while an estimated 133 million people living in Africa gained improved sanitation since 1990, the level of progress has not kept pace with demograpic change; many countries do not have adequate high-level leadership, financial and human resources to implement existing policies, fail to tackle equity, do not build, manage or maintain sanitation system and services, or create the large-scale hygiene behaviour change;
  2. Mindful that an estimated 61% of people living in Africa do not have access to improve sanitation and that 21% still defecate in the open;
  3. Noting that this lack pf access to improved sanitation together with poor hygiene practice result in a huge burden of disease and that the associated economic, human,social,health and environmental costs are a major burden on African countries;
  4. Reaffirming the human right of safe drinking water and sanitation for all;
  5. Welcoming the aspiration of the draft Sustainable Development Goals which include an explicit target to “By 2030, achieve access to adequate and equitable sanitation and hygiene for all and an end to open defecation, paying special attention to the need of women and girls and those in vulnerable situations” committing to integrating these in national policies and plans;
  6. And recognizing that the time has come to incorporate the lesson from the eThekwini commitments and replace them by the “Ngor Declaration on Sanitation and Hygiene”, setting out in particular clear indicator for monitoring progress;

The Vision articulated by African Ministers responsible for Sanitation and Hygiene at African 4, Dakar, Senegal, is summarized below:
Achieve universal access to adequate and sustainable sanitation and hygiene services and eliminate open defecation by 2030.
Commitments
To realise this vision, our governments commit to:-

  1. Focus on the poorest, most marginalized and unserved aimed at progressively eliminating inequities in access and use and implement national and local strategies with emphasis on equity and sustainability;
  2. Mobilise support and resources at the highest political level for sanitation and hygiene to disproportionately prioritize sanitation and hygiene in national development plans.
  3. Establish and track sanitation and hygiene budget lines that consistently increase annually to reach a minimum of 0.5%GDP by 2020;
  4. Ensure strong leadership and coordination at all levels to build and sustain governance for sanitation and hygiene across sectors especially water, health, nutrition, education, gender and the environment;
  5. Develop and fund strategies to bridge the sanitation and hygiene human resource capacity gap at all levels;
  6. Ensure inclusive, safely-managed sanitation services and function hand-washing facilities in public institutions and spaces;
  7. Progressively eliminate untreated waste, encouraging its productive use;
  8. Enable and engage the private sector in developing innovative sanitation and hygiene products and services especially for the marginalized and unserved;
  9. Establish government-led monitoring, reporting, evaluating, learning and review systems;
  10. Enable continued active engagement with AMCOW’s AfricaSan process.

We further call on:

  1. All people living in Africa, especially the youth, to utilize and maintain sanitation and hygiene services with propriety and dignity;
  2. AMCOW to prioritize and facilitate adequate resourcing for sanitation and hygiene by mobilising dedicated, substantive new sources of financing;
  3. AMCOW to facilitate the establishment and management of systems and processes for performance monitoring and accountability against the Ngor Declaration;
  4. Training institutions in Africa to strengthen local capacity to deliver appropriate services in line with demand;
    research institutions in Africa to strengthen the evidence base and develop innovative locally appropriate solutions;
  5. Civil society in Africa to forge a cohesive, coherent and transparent vision and strategy to work with all stakeholders to achieve the Ngor Declaration;
  6. Traditional institutions, religious leaders and faith based organisations to strongly support equitable sanitation and hygiene activities in their communities;
  7. The private sector to increase its engagement in the entire sanitation and hygiene value chain to improve innovation and efficiency;
  8. Development banks, donors and partners to increase their support to government led efforts for universal access to sanitation and hygiene and to match this financial support with responsible accountable engagement.

And in recognition of this we make this declaration in Ngor, Dakar on 27th May, 2015,

May 27, 2015

Hadi Jagué, formatrice  en gestion de l’hygiène menstruelle : C’est tout à fait naturel et humain de parler de menstrues aux filles

Enseignante à la retraite et formatrice  en gestion de l’hygiène menstruelle sur le site de Louga (Sénégal), Hadi Jagué a plus de cent (100) ans. Dans cet entretien, elle revient sur tout le mystère qui a entouré la question des menstruations. Après une reconversion des mentalités, elle  invite désormais les femmes à parler à leur fille d’hygiène menstruelle.

 

Hadi Jagué, enseignante et formatrice  en gestion de l’hygiène menstruelle

Hadi Jagué, enseignante et formatrice en gestion de l’hygiène menstruelle

Parlez-nous de votre première discussion relative à l’hygiène menstruelle avec vos enfants ?

Cela n’a pas été facile à cause du poids des traditions. Ma mère ne m’a jamais parlé. Je suis enseignante mais j’ai hérité de cette construction sociale. C’est incroyable, je n’ai jamais pu parler à ma fille. Il y a des mots, des expressions et des termes qui ne pouvaient pas sortir de ma bouche. Mais après la formation, on a brisé le silence. On a pris notre courage à deux mains, j’ai fait d’abord un test. J’en ai parlé autour de moi et cela a marché. J’en ai parlé à mes petites filles et  à mes élèves et j’ai constaté que l’information est passée. J’ai alors élargi mes champs d’action, mes élèves ont écouté et je me suis dit que cela peut marcher. J’y ai cru. Aujourd’hui nous sommes en train de sillonner les départements de Louga qui sont au nombre de trois pour prêcher la bonne nouvelle.

 

Quels conseils avez-vous à l’endroit des mères qui n’ont pas encore le courage de discuter de ce sujet avec leurs filles ?

Ce n’est pas difficile. On dit souvent qu’on veut uriner. C’est un besoin naturel. On dit aussi qu’on va aux toilettes. Ce n’est pas ridicule. On dit bien à sa fille d’aller faire sa toilette. Il faut bien trouver les mots. Donc, pourquoi ne peut-on pas lui dire qu’elle est à un tournant de sa vie et la préparer à l’arrivée des règles à l’âge de 12, 13 ou 14 ans. Pourquoi ne peut-on pas dire « Est-ce que tu as vu tes règles ». C’est tout à fait naturel et humain. Et je ne vois pas pourquoi il y a un mystère autour des menstrues d’autant plus que c’est la société dans ses démembrements qui rend les choses difficiles. Il n’y a aucune difficulté à demander à ses enfants si elles ont déjà eu leurs règles. Et leur donner des conseils pratiques lorsqu’elles les auront car avoir ses règles, c’est avoir l’espoir d’être mère, c’est avoir l’espoir de porter un enfant et d’être heureuse dans la vie.

 

Propos recueillis par Makéba Tchibozo

May 27, 2015

Menstrual hygiene management: Talk about to improve girls’ awareness and education!

by Makeba TCHOBOZO IN Dakar, Senegal

On Sunday, in order to break the silence on menstrual hygiene management, UN Women and WSSCC organised a panel to discuss: « gender, hygiene and sanitation: impact of public policies on menstrual hygiene management ». This meeting which was in the framework of AfricaSan4 and held in UN Women premises in Dakar has gathered experts, MPs, representatives of ministers, CSO members, NGOs as well as the media.

Briser le silence autour de l'hygiène menstruelle

Briser le silence autour de l’hygiène menstruelle

« The day I got my first period, I was ashamed. I told my father that I was dying. He told me that I have rather become a woman. I could not talk about it with my mother, because I have never discussed this issue with her ». This heartbreaking testimony of a participant to this panel raises the whole issue of lack of communication and issues related to menstrual hygiene management in African societies. For her, this session provided an opportunity and a discussion platform to finally break the taboo around the issue. For Mrs. Fatou Wade, the Senegalese Parliament vice-chair, this meeting is welcome to promote discussions with people and advocate to public authorities to improve girls’ life. The success of our advocacy work requires facing challenges such as silence, taboos, shame surrounding menstrual hygiene simply because unfortunately again, menstruation means isolation. «it’s difficult to talk about menstruation », pursued the representative of the ministry of environment and sustainable development.

To avoid making a mountain out of a molehill so that menstruations become an obvious and simple issue, communication is the best strategy « It’s all about communication involving all of us: men, women, young girls…… ». It is the opinion of the various panel members that mothers must discuss this issue with their daughters before the first periods. Communication action must go beyond family to reach NGOs. It is also necessary to jointly work within sexual education programmes and ensure that menstrual hygiene issues are taught in schools.

According to Mariame Dem from WaterAid, many beliefs surround menstruations. That’s why it must be « a father and mother issue. Rather than an issue, see it as an opportunity to improve our girls’ education through new communication tools».

Makéba Tchibozo

May 26, 2015

As we scoop from a crack water reservoir Water scarcity the Order of the Day

As we scoop from a crack water reservoir
Water scarcity the Order of the Day
By Mustapha Sesay
Mustaphasesay25@yahoo.com

How long will the city of Freetown continue to depend on a dying water reservoir to provide clean and affordable water for over one million of its inhabitants that are living in deprived communities in various parts of the city.
Every year at the peak of the dry season, access to pure and affordable water, is a very serious problem that authorities at the Water Ministry and the Guma Valley Water Company have not been able to address despite the erection of water tanks in various parts of the city and the setting up of a commission to regulate the supply and distribution of water in the country.
One major reason for this is that as a result of man’s activities, the ecosystem and the biodiversity in the Freetown Peninsular are vanishing at an alarming rate. This is mainly due to the uncontrolled and uncoordinated human activities in the Peninsular. Such activities include the use of the power saw machines for the cutting of trees and other vegetation around the demarcated forest reserves. the burning of wood for charcoal, construction of dwelling places, illegal sale of land, and mining construction at quarries by multi national companies
With this water crisis, children and women continue to bear the brunt associated with fetching water from one part of the city to the next. At the points where few available tapes are running, people cluster in long lines waiting for hours or throughout the nights to secure gallons of water for domestic consumption. It is like keeping a vigil throughout the night as some of these places are so congested that some would hang around these places while others would be busy forcing their way to acquire water. This to many has a lot to do with the spreading of various diseases more so the Ebola Virus diseases as people in their quest to force their way into the crowd have no option but to have bodily contact.
The peak of the dry season is a crucial moment for Sierra Leoneans to trek for water as the hot burning sun is responsible for excessive consumption or use of water in the homes. This inability of the stakeholders to ensure that the population have access to clean and affordable water at this time has exposed the dying water reservoir that we still depend on rather than finding alternative dams outside the city of Freetown as there is massive construction of dwellings places at the Guma Valley catchment and Babadorie reservoir thereby exposing the pipes to adverse conditions. The Babadorie Reservoir is far below the water level as the Sugar Loaf Water Reserve is dried up and cannot supply water to the dam.

It is a year now since I made a tour of the various water dams and the Guma Valley water system that provides water to the city.
During my visitation, it was heart bleeding to see the deplorable nature of our dams and water system that is not only polluted by the burning of the forest around these areas and the rubbish contaminating the water but also the massive encroachment of the land around these areas resulting in deforestation and rapid evaporation of the water from the dams.
It is unfortunate that majority of the inhabitants of the city cannot make it to some of these places where these dried up dams are to see for themselves so that they have an insight of where the city is heading if immediate measures are not put in place now to ensure that we are talk with one voice of addressing the trouble as the ecosystem and the biodiversity in the Freetown Peninsular are vanishing at an alarming rate. .
Many a time, people are been busy talking about the construction of a new dam. That one is in place but with investigation conducted, one can state that although it is a proposed site, there is already encroachment of this place and most of those involved are not the poor and marginalized but the wealth who have the influence to have their way in everything.
The issue of digging bore holes in the city must be given a lot of consideration as there is the possibility of doing so closer to pit toilets. The city is so congested with poor sewage facilities even in the heart of the city where there are reports of sewage overflowing the streets.
Speaking with some stakeholders about these controlled and unresolved problems, the same old stories are narrated like, operating old dams, cutting of pipes, increase in the population, encroachment of land around the catchment areas and a host of others but the actual solution is still unresolved.
We are aware that water is life and a natural gift. There is the need for measures to be put in place to protect and improve on the water supply system.
Awareness should be raised to stop the encroachment on the catchment areas and ensure and those found wanting must be punished and property sized so as to discourage others.
If Freetown is to address the issue of water scarcity, we must now be thinking on new dams outside the city of Freetown. WATER TREATMENT PLANT AT HILL STATION

May 26, 2015

From eThekwini to Ngor: a bumpy road for sanitation

By Raphael Mweninguwe in Daker, Senegal

The road from eThekwini in Durban, South Africa to Ngor, in Daker, Senegal has been a very rough and bumpy one in as far as improving access to billions of people in Africa is concerned, experts admit.

20150526_114219[1]eThekwin is where African Ministers and experts met in 2008 to commit themselves to improving the sanitation and hygiene in Africa. Since then little progress has been done.

The Snegalese Preaident Macky Sall said Tuesday when he opened the the 4th African Conference on Sanitation and Hygiene in Daker that the road from eThekwina has not been in vain. He said some achievements have been made but the road has been bumpy.

He said as Africa now changes its road map from eThekwini to Ngor “I dont think we will miss another opportunity to have our people fail to have access to improved sanitation.”

“As we come up with new Sustainable Development Goals (SDGs) after 2015 Africa can no longer afford to miss again on the SDGs by 2030,” he said.

The eThekwini Declaration included a number of commitments such as bringing the messages, outcomes and commitments made at AfricaSan 2008 to the attention of the African Union; and establishing, reviewing, updating and adopting national sanitation and hygiene policies within 12 months of AfricaSan 2008.

There were a number of further commitments made including financing and monitoring of progress of the commitments themaelves.

Unfortunately water, sanitation and hygiene (WASH) sector is the least funded of all the sectors by a mojority of governments in Africa. This explains why the eThekwini Declaration has failed to meet the desired goals.

The Ngor Declaration which will officially come out on Wednesday after African Ministers’ meeting will likely to face the same funding challenges as the eThekwini Declaration mainly because political will is lacking within the WASH sector.

African Ministers’ Council on Water (AMCOW) Executive Secretary Bai-Mass Taal explained that the eThekwini Declaration has come to an end with the AfricanSan4 Conference in Daker. He said the name Ngor came in after the Senegalese Minister opted for the name instead of the original agreed name of Teranga Declaration.

Taal said the sanitation and hygiene remains a challange to one third of people in the continent whom he said are without proper toilet facilities.

He said access to safe sanition remains a challenge and he said there was need for political will to achieve sanitation for all by 2030.

Catarima de Albuquerque President of the Sanitation for All (SWA) although contries have been tracking and monitoring progress on the eThekwini Declaration there are still a lot of things that need to be done.

She said an estimated 1.1 billion people in Africa are without toilets and these she said are the people who help themselves openly.

She said monitoring and follow-up is important in sanitation and as a result putting in place proper sanitation monitoring systems are key.

It now remains to be seen whether the Ngor Declaration will be translated into actions. Otherwise the road after Daker will still remain bumpy.

May 26, 2015

AfricaSan4 conference opens with a call for adequate financing and improved access to sanitation

By Raphael Mweninguwe in Daker, Senegal.

The 4th African Conference on Sanitation and Hygiene opened Monday this week in the Senegalese capital Daker with a call to politicians and stakeholders to ensure improved sanitation financing and improved access to sanitation and hygiene.

La grande salle du Palais des congrès de Dakar

La grande salle du Palais des congrès de Dakar (Photo A.T)

The meeting which has drown participants from about 32 African member states has been organised by the Senegalese Government and the African Ministers’ Council on Water (AMCOW) is aimed at enabling countries to share experiences towards achieving their eThekwini declaration.

In 2008 African countries including Malawi signed the eThekwini Declaration at a meeting held in South Africa which among other things calls for sanitation finanacing, development and implementation of sanitation, information, minitoring systems and tools and build and strengthen capacity for sanitation and hygiene implementation.

Speakers at the conference agree that progress has been made but there is still a long way to go.

“Sanitation is improving slowly. In 2012 little  over half (about 53%) of the urban population in Africa used an improved sanitation facility; only 30% of the population in rural areas did,” said Sanjay Wijesekera of UNICEF.

He said access to sanitation favours the rich while the poor continue lagging behind.  He said the increase in population is not marching the resources available to improve saniation.

On open defecation an estimated 233 million people in Africa still use the bush to defecate a situation which experts say has increased the number of deaths due to diarrhea.

Amcow Executive Secretary Bai-Mass Taal said with a call to achieve universal access to improves sanitation in the post 2015 Sustainable Development Agenda, AfricaSan4 “intends to come up with a successor declaration for the eThekwini Commitment to be christined the ‘Teranga Commuents on Achieving Sustainable Access to Improved Sanitation in Africa’.

“The Teranga Commitments shall define the actions we intend to take to improve sanitation in the continent through post 2015 development era,” he said.

Senegalese Minister of Hydrauluc and Sanitation who is also AMCOW president Amadou Faye said, “There is no doubt that poor hygiene and lack of access to safe sanitation and large-scale open defecation continue to underlie major health problems, undermines economuc economic growth, pollutes the environment, prevents girls from school attendance and traps Africans in poverty,” he said.

The Malawi delegation to the AfricaSan4 meet is headed by Emma Mbalame, Deputy Director for Water Supply in the Ministry of Agrucukture, Irrigation and Water Development.

Mbalame said it was an opportunity for Malawi to share and learn some experience from the conference which ends on Wednesday.

AfricaSan is primarily a pan-African political initiative aimed at building mommentum to address the sanitation and hygiene challenges.

May 25, 2015

Ndeye Mingué Ndiaye Gacko sur la menstruation : « Tout ce qui concerne le sexe en général en Afrique est entouré de tabou… »

Honte, stress, crainte, tabous, silence…voilà autant de maux, qui entourent la gestion de l’hygiène menstruelle dans nos sociétés africaines. Coordinatrice de la Cellule genre au Ministère de la santé et de l’action Sociale du Sénégal, Mme Ndeye Mingué Ndiaye Gacko parle dans cette interview, de l’importance de la menstruation dans la vie d’une jeune fille et du rôle des parents dans la gestion de l’hygiène menstruelle au terme de la table ronde organisée par Onu femmes de Dakar et le Wsscc dans le cadre de AfricaSan 4.

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Quelle est l’enjeu de cette table ronde qui tourne autour de la menstruation?

Ce qui nous réunit ici est l’hygiène menstruelle. Ce que toute femme doit avoir dans sa vie. C’est un moment crucial dans la vie d’une femme parce que la femme de façon biologique est celle qui régénère la nature. Biologiquement, c’est elle qui porte une grossesse. Et pour porter cette grossesse, il faut d’abord que la fille commence par avoir ses règles. Chez nous au Sénégal « lorsqu’une fille a ses règles, on dit qu’elle n’est plus une jeune fille. Elle rentre dans la vie adulte ». Elle a donc commencé par avoir ce qu’on appelle « ovulation » qui est en fait le moment où quand elle fait des rapports sexuels, elle a tous les risques d’avoir une grossesse.

Tabou, honte, stress,  silence, crainte… entoure les menstruations. Comment peut-on briser ces barrières pour permettre à la jeune fille et aux femmes d’être plus à l’aise pendant cette période et pouvoir échanger librement ?

C’est parce qu’il s’agit de sexe que cette question est entourée de tous ces mythes. Tout ce qui concerne le sexe en général en Afrique est entouré de tabou et de croyances socioculturelles. D’abord, parce que dans nos cultures, ce qui accompagne la femme dans sa vie de progéniture est comme un cercle vicieux entouré d’une palissade où personne ne doit rentrer sauf les femmes. Mais avec l’évolution d’aujourd’hui (l’avènement des TIC…), il y a beaucoup de choses qu’il faut laisser en rade, prendre ce qui essentiel dans la culture et dégager ce qui n’est pas essentiel afin d’éviter certaines situations. Le monde d’antan n’est pas celui d’aujourd’hui. Lorsque nous étions encore petits, mes parents nous disaient ceci : « Si vous avez vos règles et vous saluez un homme, vous tomberez enceinte ». Tout le monde sait que ce n’est pas possible de cette manière. Avec la modernisation, les filles savent souvent tout. Elles apprennent le cycle mensuel soit à l’école, soit sur le net. Donc, elles savent de quoi il s’agit. Si les mamans ne leur parlent pas, ce sont les amis qui vont le faire, ou c’est l’internet ou la rue. Les temps ont changé. C’est pourquoi il faut essayer de lever tous ces tabous en parlant aux filles.

Selon vous, comment doit-on aborder la question avec les filles ?

Nous sommes dans un milieu familial. Je prends d’abord le coté urbain où les enfants vont souvent à l’école. Papa et maman doivent leur parler. Ils ont un rôle prépondérant à jouer afin de lever ces tabous. On dit souvent que même si tu as un répétiteur chez toi, l’enfant comprend mieux ce que tu lui dis quand le message vient du parent. Cette relation entre parents et enfant peut régler beaucoup de choses et l’enfant sera plus apte à recevoir. Démystifier un peu pour les enfants et leur donner des conseils qui leur permettront d’éviter des situations désastreuses et de prendre en charge la santé de la reproduction où il y a beaucoup de choses à comprendre. L’école fait son travail mais les parents doivent jouer leur rôle.

Le manque d’infrastructures dans les écoles amène souvent les filles à rester à la maison pendant leur menstruation.  Que faut-il faire pour remédier à cette situation ?

Il faut un engagement des pouvoirs publics. Nous avons osé aujourd’hui à faire l’audit genre dans notre département. C’est grâce à notre autorité de tutelle qui a créé un conseil technique sur cette thématique et qui a également demandé à tous les partenaires de nous accompagner dans le processus.  Aujourd’hui, nous sommes motivés à aller loin et à atteindre nos objectifs. Les politiques doivent prendre en charge cette question et mettre en place des programmes spécifiques. La volonté politique dépendra également des orientations stratégiques mises en place.

Propos recueillis par Makéba TCHIBOZO

 

May 25, 2015

Gestion de l’hygiène menstruelle (GHM) : Des esquisses de solutions pour briser les tabous

Idrissa SANE (Dakar)
La déconstruction des préjugés qui entourent les menstruations est le sujet de préoccupation des organisations commune Onu-femmes et le Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement (Wsscc) , qui ont organisé un panel sur cette problématique. Les intervenants ont invité les mères à aborder le sujet avec leurs filles. Ils ont aussi suggéré l’élaboration d’un argumentaire convainquant et la formation des enseignants. Certains pensent que l’école est une bonne porte d’entrée pour poser le débat.

Une forte mobilisation des femmes militantes et acteurs du secteur WASH

Une forte mobilisation des femmes militantes et acteurs du secteur WASH

Le débat est désormais posé sur la Gestion de l’hygiène menstruelle rompant ainsi avec le silence qui entourait cette question. « Il y a un problème de communication qui se pose sur des choses normales. Il faut élaborer un bon argumentaire de communication. Il nous faut des arguments convainquants », suggère la chargée de l’égalité des genres au Ministère de la Femme, de Famille et de l’Enfance, Absa Wade.
La députée Awa Diagne abonde dans le même sens en mettant l’accent sur l’intensification dans la sensibilisation. Il propose comme porte d’entrée l’école. « Je pense que nous devons parler de la gestion des menstruations dans les établissements scolaires », plaide la députée. Mais il y a un préalable : la formation des éducateurs alors que d’autres intervenants pensent qu’il faut poser le débat au sein de l’espace familial. « En Afrique tout se décline en termes de problèmes. Nous devons transformer ces problèmes en opportunités, il faudra qu’on accepte de parler et d’en parler», a argumenté la directrice régionale de WaterAid, Marième Dem.
Le représentant du ministre de l’hydraulique et de l’assainissement, M. Ly invite les uns et les autres, à prendre en compte le contexte. Il a rappelé que 6 pays africains atteindront les Omds liés à l’assainissement. « Les menstruations sont des problématiques nouvelles. Dans tous les cas, elles ne doivent pas être des tabous pour l’Etat. Nous devons travailler à les prendre en considération », a laissé entendre M. Ly, directeur de Cabinet du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

Le Directeur exécutif du Wsscc, Christ Williams délivrant son message

Le Directeur exécutif du Wsscc, Christ Williams délivrant son message

L’un des consultants, M. Kébé est revenu sur le drame que vivent les jeunes filles durant ces périodes. Dans plusieurs contrées, reculées, elles sont à la mise à l’écart de leur famille. « Les menstruations sont synonymes d’isolement, d’exclusion, de restriction alimentaire. Les écoles favorisent l’absentéisme de filles car elles n’ont pas de toilettes réservées aux filles », fait remarquer M. Kébé. Selon une récente étude réalisée à Louga, 36 % des personnes interrogées vont rarement à l’école et de 68 % partent rarement aux champs, ou chercher de l’eau ou ramasser du bois lorsqu’elles sont en règles.
L’organisation de ce panel se tient dans un contexte où deux études réalisées dans les régions de Kédougou et de Louga viennent d’être rendues publiques. Elles révèlent toutes la persistance des tabous un fait biologique logique. Selon l’enquête menée dans la région de Kédougou près des deux tiers (65, 2 %) des enquêtées ont indiqué n’avoir jamais interrogé qui que ce soit au sujet des menstruations. « Les règles sont tabous dans la région, les jeunes filles et femmes ne consultent qu’en cas de retard ou de perturbation de leur cycle menstruel et de leurs inquiétudes portent sur d’éventuelles grossesses », rapporte un gynécologue de la région. Au total, 85, 6 % des jeunes filles et femmes interrogées ont exprimé le besoin d’avoir plus d’informations sur les menstruations. Il est apparu dès leurs premières règles, les mères au lieu de donner la bonne information à leurs filles, les mette en garde contre la compagnie avec des hommes. « Généralement les premières explications données aux filles concernent d’une part la protection hygiénique qui permettra d’absorber le sang et d’autre part le risque de grossesse. Elles interdisent aux jeunes filles la compagnie des hommes pour éviter qu’elles ne tombent enceintes », indique l’étude.
La persistance des préjugés a poussé les organisations de la société civile et les organismes à poser le débat sur ce sujet tabou. Les intervenants ne se font pas d’illusion, il faudra encore plus de temps pour changer les mentalités. « Nous sommes présents en Afrique de l’Ouest parce qu’il y a encore les tabous sur ces sujets. C’est difficile mais nous devons essayer d’en parler », reconnaît Dr Christ Williams, directeur exécutif de Wsscc.
Idrissa SANE

May 24, 2015

BAI MASS TAAL, Secrétaire exécutif de AMCOW sur Africasan 4: « L’assainissement est devenu une priorité dans les politiques des gouvernements en Afrique »

Le secrétaire exécutif du Conseil des ministres africains de l’eau ( Amcow), Bai Mass Taal soutient au cours de cet entretien, que la rencontre de Dakar sera une occasion de faire le point sur le respect des engagements pris par les Etats et aussi d’évaluer en termes de réalisation les Objectifs du millénaire pour le développement ( Omd). La rencontre de Dakar, rappelle Bai Mass Tall se tient dans un contexte  de passage aux Objectifs du développement durable ( Odd). En tout état de cause ; Bai Mass Taal reste optimiste pour les années à venir. Il fonde son optimisme sur la prise de conscience des gouvernements. 

BAI MASS TAAL, Secrétaire exécutif de AMCOWLe secrétaire exécutif du Conseil des ministres africains pour l’eau. Quels sont les enjeux de la 4e édition de Africasan ?

L’année 2015 est une échéance  importante pour tous les pays du monde et pour l’Afrique. Parce que nous sommes à la fin des Objectifs du millénaire pour le développement ( Omd) et nous entrons dans l’agenda post- 2015. L’objectif, c’était de couvrir les besoins de 50 % de la population africaine en matière d’accès à  l’eau potable et à l’assainissement. Donc la rencontre de Dakar servira à évaluer tout ce qui a été fait par rapport aux engagements pris depuis eThekwini. La rencontre de Charm el-Cheikh a donné à Amcow, le mandat de faire une évaluation. Des progrès ont été réalisés. Amcow travaille à faciliter une bonne politique d’assainissement dans les pays. Sur ce plan, nous avons fait des progrès. Parce qu’avant 2002, aucun pays africain n’avait un ministère en charge de l’Assainissement et de l’Eau. Toutes ces problématiques étaient  prises en charge par les ministères de la santé. Aujourd’hui, les choses ont changé. Les pays comme le Burkina Faso, le Sénégal, et le Nigéria ont des ministères en  charge de l’assainissement et de l’eau. L’assainissement et l’eau sont devenus une priorité dans les politiques des gouvernements.

De façon concrète, quel bilan peut-on faire des engagements d’ eThekwini  et des OMD en Afrique?

Pour l’assainissement, ce n’est pas possible d’atteindre des Objectifs pour les pays africains sauf pour les pays du Maghreb. Dans cette partie de l’Afrique, d’importants progrès ont été réalisés. Ces pays ont donné de bons exemples. Si ces objectifs ne sont pas atteints, il y a aussi des raisons.

Tous les engagements de financement n’ont pas été respectés. Il n’y avait que quelques pays qui avaient des lignes budgétaires dédiées à l’assainissement. Le travail de sensibilisation doit continuer dans ce sens. Il y a une compétition entre les différents secteurs. Les gouvernements ont à la fois plusieurs priorités. Nous devons mener plus de plaidoyer en faveur du secteur. Nous devons davantage sensibiliser les hommes politiques. Lors de cette rencontre, nous avons la chance d’avoir des chefs d’Etat comme le Président de la République du Sénégal, Macky Sall qui sont engagés. Il était présent lors de la mise en place de Amcow en 2002. Il était le ministre chargé de l’hydraulique du Sénégal en ce moment.

Qu’est-ce qu’on peut s’attendre lors de cette rencontre de Dakar ?

L’eau et l’assainissement font partie des Objectifs 6. Les négociations sont en cours. J’ai espoir que les objectifs 6 seront retenus parmi les 17 objectifs de ODD. Les pays donateurs sont en phase avec les objectifs de l’eau et de l’assainissement.

Des ministres seront présents. Il y aura une déclaration de Dakar. Le président de la République du Sénégal va porter cette déclaration auprès de ses pairs.

Il y a des défis comme la défécation à l’air libre, le financement…

Je crois qu’à l’issue de la rencontre de Dakar, on aura une déclaration. Nous aurons une bonne feuille de route  qui va reprendre les besoins jusqu’en 2030. Il y a des objectifs. Nous ne rêvons pas. J’ai une philosophie. Ce n’est pas un rêve puisque nous allons élaborer une stratégie pour les atteindre. Aujourd’hui il y a un grand intérêt pour le secteur de l’assainissement. Nous avons tablé sur 700 participants. Actuellement nous sommes à 1000 participants et ce n’est pas fini. Il y a encore des personnes qui veulent s’inscrire. Il y a des participants qui sont venus d’Asie, ils veulent voir comment l’Afrique va s’y prendre pour accélérer le processus. Ils ont fait des progrès. Nous allons échanger. C’est pour vous dire que les choses bougent en Afrique. Il y a de grandes attentes pour cette rencontre.

Interview réalisée par Idrissa SANE/Alain TOSSOUNON

 

May 24, 2015

Bilan des engagements d’eThekwini à Africasan 4: Des progrès encore lents, de nouveaux engagements attendus

Alain TOSSOUNON (Envoyé spécial à Dakar)  

Le monde africain se retrouve au Sénégal sept (7) ans après les engagements pris à eThekwini pour la 4e grande conférence sur l’assainissement. Si le rendez-vous de Dakar permettra de prendre une fois encore, un nouveau départ. Mais, le bilan de la mise en œuvre des engagements d’eThekwini montre bien que certains pays ont fait des efforts appréciables pendant que d’autres sont toujours à la traîne. Désormais, un sursaut est nécessaire pour un accès universel à l’assainissement dans tous les pays du continent.

En 2008, 45 pays en Afrique avaient fait le pari de prioriser l’assainissement pour la réalisation des OMD. Depuis, 42 pays ont effectivement continué le processus de suivi des progrès pour la réalisation des engagements d’eThekwini, et plus de 30 pays ont préparé des plans d’action.
Sept (7) ans après, le bilan reste mitigé. Car, par exemple la région subsaharienne n’atteindra pas l’OMD en matière d’assainissement. Même si, le rapport indique que des progrès ont été réalisés en termes de respect des engagements dans l’ensemble des pays.
Dans le groupe des pays qui ont fait des progrès considérables, on retrouve entre autres le Bénin, le Burkina Faso, le Sénégal, le Niger, le Nigeria, l’Afrique du sud, le Zimbabwe… Si le rapport souligne que dans les Comores peu de progrès ont été enregistrés, la liste des pays où les progrès sont en cours est plus longue.
Au total cinq domaines d’engagements avaient été retenus à eThekwini, permettant ainsi aux pays, de créer un environnement favorable et de poser les bases pour l’accélération de l’accès aux services d’assainissement.
En matière de définition d’une Politique claire qui constitue le premier domaine, le bilan reste moyen. Mais dans bien des cas, l’adoption d’une politique cohérente a donné un coup d’accélérateur au combat pour l’amélioration de l’accès aux services d’assainissement dans les pays. De même, la mise en œuvre des systèmes et outils de suivi et d’évaluation du secteur de l’assainissement (2e domaine d’engagement), a favorisé la disponibilité des données susceptibles d’éclairer les décisions, les stratégies et l’affectation des ressources à l’assainissement pour plusieurs pays. Dans le cas du troisième domaine d’engagement concernant la revue annuelle sur la performance du sous-secteur de l’assainissement, le bilan reste appréciable pour l’ensemble des pays africains. Quant à l’existence d’une institution principale et transparente chargée de la gestion du portefeuille national d’assainissement (4e engagement), des efforts ont été aussi faits par plusieurs pays note le rapport.
Enfin, pour le dernier domaine d’engagement relatif à la coordination sectorielle impliquant toutes les parties prenantes, le score reste moyen.
Dans l’ensemble, si des efforts ont été faits dans plusieurs pays, le rapport indique que « les progrès sont lents ». Dans la plupart des pays en Afrique, cette lenteur est observée au titre de l’affectation des ressources financières et le renforcement des capacités pour la mise en œuvre des programmes d’assainissement et d’hygiène. Mais, ce n’est pas tout. Les faibles progrès sont aussi enregistrés en matière de suivi des engagements concernant les programmes sur les groupes vulnérables, et la prise en compte de la dimension genre ainsi que les aspects liés à la jeunesse.
Face à ce bilan mitigé mais qui porte en lui l’espoir, la conférence AfricaSan 4 de Dakar est attendue pour la prise des engagements plus forts en vue de «Faire de l’assainissement pour tous une réalité en Afrique » et de mettre fin à la défécation en plein air dans tous les pays africains.

May 20, 2015

Changement climatique et développement durable: Les propositions de la jeunesse ivoirienne

Kanzli Mideh (Abidjan)

 

Le mercredi 06 Mai 2015, un atelier sous-régional des acteurs de la société civile, et du gouvernement ivoirien, s’est tenu à Abidjan (Côte d’Ivoire). L’objectif était de réfléchir et formuler des messages de plaidoyer et de définir les priorités que les jeunes ivoiriens proposeront aux autorités gouvernementales en prélude aux négociations climatiques de Paris qui devraient aboutir à un accord global contraignant pour toutes les parties prenantes dans question du changements climatiques.  

Photo de famille des participants

Photo de famille des participants

C’est dans le cadre des préparatifs de la COP21 qui se tiendra à Paris en France du 30 Novembre au 11décembre 2015, que le Pan African, Climat Justice Alliance (PACJA Continental) en collaboration avec l’Ong AFHON Côte d’Ivoire, qui assure la coordination de PACJA-CI, a organisé cet atelier dénommé « En route pour Paris-CCNUCC COP21 : Atelier consultatif  de la société civile ivoirienne ».

A l’issue des travaux, les participants ont sorti des recommandations formelles qui seront  associées à celles que prendront également les autres parties prenantes dans les Changements Climatiques, et remises au gouvernement ivoirien. Elles ont donc été prises en compte dans les propositions de la société civile Ouest-Africaine lors de l’atelier préparatoire des Etats membres de la CEDEAO qui s’est tenu du Jeudi 07 au Samedi 09 Mai à Abidjan Côte d’Ivoire.

Les recommandations sont de deux ordres. Les premières s’adressent aux décideurs. Et les secondes interpellent la société civile.

Aux gouvernants, il leur est demandé d’élaborer un plan de vulgarisation de proximité des INDC. Ils devront s’impliquer de façon  effective et véritable dans le processus d’élaboration des INDC et des Objectifs du Développement Durable (ODD). La troisième recommandation concernant les décideurs est relative à la mobilisation et à la participation des acteurs clés dans les différents processus que sont INDC, CC (Changements Climatiques) et ODD.

Quant aux organisations de la société civile, elles sont invitées à assurer l’accompagnement  des groupes vulnérables et le suivi des politiques en matière de changement climatique et du développement durable. Elles devront faire preuve de synergie et mobilisation en vue de mieux influencer les décideurs. Enfin la dernière chose, non moins importante est de développer des propositions concrètes et efficaces en vue de soutenir la mise en œuvre des politiques en matière de changement climatique et développement durable.

Faut-il le noter, les Etats membres de la CEDEAO ont décidé d’une feuille de route conjointe dans l’objectif de parler d’une seul voix pendant la 21ème  conférence des partis (COP21) qui aura lieu du 30 Novembre 11 Décembre 2015 de l’UA à Paris (France). Nul doute qu’ils prendront en compte ces recommandations.

Ont pris part aux travaux, entre autre, de jeunes responsables d’Ongs, le club du développement durable en Côte d’Ivoire, le WASH-JNCI (le Réseau des Journalistes et hommes de média pour l’Eau, l’Hygiène et l’Assainissement en Côte d’Ivoire), M. Richmond Agré Assié, Coordonnateur national de l’INDCs (Intended Nationally Determined Contribution), des représentants des ministère de la jeunes ivoiriens et du ministère de l’environnement.

Cette forte participation ne pouvait que plaire aux initiateurs de la rencontre. M. Davy Coulibaly, président national de l’Ong AFHON et de PACJA Côte d’Ivoire, s’est dit satisfait de l’engouement et de la forte participation du gouvernement  et de la société civile représenté par des Ongs, clubs et réseaux. Toute chose qui représente pour lui, ‘’une réelle  prise de conscience de la nécessité d’accélérer les procédures de mise en place de solutions adéquates face aux effets néfastes des changements climatiques ’’. D’où la tenue du présent atelier.

Le point focal de l’UNFCC, M. Ange-Benjamin Brida, a, quant à lui, mis en exergue, dans un exposé sur les Changements Climatiques & Développement Durable, les  Enjeux pour le Post-2015. Il est ressorti de sa présentation qu’il faudrait réduire les émissions de gaz à effet de serres en vue de rester en dessous de 2°C. Malheureusement, il constate que jusque-là, les efforts financiers pour respecter cette norme restent insuffisants.

Pour l’Afrique, M. Brida évalue le surcoût du développement sobre en carbone en Afrique à près de 22 à 30 milliards de dollar /an en 2015, et 52 à 68 milliards de dollar/an d’ici à 2030 si on n’y prend pas garde.

 

 

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May 11, 2015

6eme Assemblée Générale des partenaires du GWP/AO : Renforcer le rôle des partenariats face aux défis de développement post-2015 (Le Professeur Abel Afouda reconduit pour un mandat de deux ans)

Alain TOSSOUNON (Bénin) 

Le Bénin a abrité les 7 et 8 mai 2015, la 6eme Assemblée Générale des partenaires du Partenariat régional de l’eau de l’Afrique de l’ouest. Sous le thème « L’Afrique face aux défis du développement post-2015 : quel rôle pour les partenariats dans le contexte du changement climatique », cette rencontre qui se tient à quelques mois de l’Assemblée  Générale  des Nations Unies en septembre prochain, les participants ont débattu longuement sur l’importance et la nécessité pour les partenariats nationaux de l’eau, de s’investir résolument dans l’accompagnement des Etats pour la réalisation des Objectifs de développement durables (ODD) et la mobilisation pour l’inscription effective de l’eau comme un objectif spécifique dans les priorités. 

Photo de famille  des participants

Photo de famille des participants

A l’ouverture de cette rencontre qui a réuni les partenaires venus essentiellement de l’Afrique de l’ouest et de l’Europe, le Président du Partenariat National de l’Eau du Bénin (PNE-Bénin), André Toupé s’est réjoui de la tenue de cette Assemblée en terre béninoise pour la première fois.

En effet, l’organisation d’une telle rencontre dans le contexte de la transition des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) vers les Objectifs de développement durable est importante pour  dessiner un nouvel avenir au développement des pays de la sous-région. Et dans cette nouvelle marche vers les nouveaux objectifs, les partenariats comme le réseau en général devront jouer leur partition. « Le rôle de notre réseau dans la réussite de ces processus est éminemment important, non seulement pour la définition des priorités, notamment celles relatives à l’eau et à l’assainissement, mais aussi et surtout pour le respect des engagements une fois qu’ils seront pris ». De même, le contexte de changements climatiques appelle des acteurs, « des solutions innovantes » dans la gestion des ressources en eau. Pour terminer, il a rassuré les uns et les autres quant à l’engagement du PNE-Bénin (plus d’une centaine d’organisations membres), à consolider les acquis et à accompagner le Bénin dans les nouveaux défis auxquels il devra faire face.

En justifiant le choix du thème de cette Assemblée générale,  le Président du Partenariat régional de l’eau de l’Afrique de l’ouest, a rappelé qu’en ce qui concerne les OMD, « s’il y a des raisons de satisfaction globale, en Afrique le défi reste immense et le travail à abattre encore considérable ». Se référant au récent document du Partenariat mondial de l’eau et l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) publié à l’occasion du 7ème Forum mondial de l’eau, intitulé « Garantir l’eau, soutenir la croissance », il a indiqué que les dommages dus aux inondations sont estimés à 120 milliards de dollars par an pour le milieu urbain seulement. De la même manière, les coûts liés aux services d’eau et d’installations sanitaires inadéquates dans les pays en développement sont estimés par l’organisation mondiale de la sante a 260 milliards de dollars par an.  Face à ces défis énormes, le professeur Abel Afouda soutient sans détour qu’il faut que les Etats s’engagent pour les « investissements plus conséquents dans la préservation, la protection et le développement de la ressource en eau ». Dans ce combat pour relever ces défis, il a réaffirmé le rôle des réseaux qui est « essentiel » dans l’amélioration des conditions de vie des populations.

Les officiels au cours de la cérémonie d'ouverture présidée par le Ministre en charge de l'eau du Bénin

Les officiels au cours de la cérémonie d’ouverture présidée par le Ministre en charge de l’eau du Bénin

En ouvrant officiellement les travaux de cette assemblée générale, le directeur de cabinet du ministère en charge de l’eau, agissant en lieu et place du ministre qui a écourté sa présence à cette cérémonie, s’est aussi réjoui du choix du Bénin pour abriter cette rencontre. Tout simplement, pour lui, c’est « un réel motif de satisfaction et d’encouragement à l’endroit du Bénin et de son Partenariat National de l’Eau ». Faisant la genèse  de l’adoption de la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) au niveau international, il a rappelé qu’au niveau de l’Afrique de l’ouest, la Déclaration de Ouagadougou, a marqué un tournant décisif dans les approches de la gestion de l’eau. Sur le thème de la rencontre,  il a signalé qu’il vise « à mettre en exergue le rôle et la place des différents réseaux dans le combat pour relever les défis auxquels notre continent fait face actuellement et qui vont déterminer les objectifs de l’agenda de développement durable de l’après 2015.

Par ailleurs, faisant le constat que les priorités du continent africain sont en cohérence avec les domaines thématiques définis par le Partenariat Mondial de l’Eau (GWP) dans sa nouvelle Stratégie pour 2020, il a soutenu que toutes ces thématiques démontrent une inter dépendance. « L’eau joue un rôle central qui fait que toutes les activités de développement sont affectées par ce qui affecte cette ressource en bien ou en mal », a-t-il précisé. Pour terminer, il a souligné qu’en ce qui concerne le Bénin,  « il n’y a pas d’autres alternatives crédibles à reconnaître le rôle central de l’eau dans le développement durable et à lui accorder la place qui qui lui revient dans l’agenda de développement de l’après 2015 ». 

De riches panels pour de riches débats

En lien avec le thème de l’Assemblée Générale, plusieurs panels ont organisés pour  débattre des questions relatives au rôle des réseaux dans la reconstruction post-crise,  dans le changement climatique, le dialogue global pour le développement durable et une meilleure gestion des ressources naturelles.

Dans une Afrique en proie aux crises et aux catastrophes, le premier panel a permis aux participants d’appréhender les enjeux liés à la reconstruction après les crises. En se fondant sur les cas du Liberia ou encore du Mali, les échanges ont été utiles pour comprendre la complexité relative aux réponses adéquates qu’il convient d’apporter en tenant grand compte du contexte et en faisant prévaloir le dialogue entre toutes les parties prenantes. En matière de dialogue global pour le développement durable, les réseaux ont toute leur place et doivent pouvoir dans le contexte du lancement prochain des ODD, faire un plaidoyer efficace pour le maintien de l’eau comme objectif dans les 17 priorités mondiales. Selon Philippe Guettier du Partenariat français de l’eau, tout n’est pas encore acquis et il faut travailler à ce que l’eau ne soit pas noyée dans les objectifs comme dans le cas des OMD. Le réseau au niveau régional comme les partenariats doivent se mobiliser pour relever ce défi avant la prochaine Assemblée Générale des Nations Unies de septembre 2015. De même, le plaidoyer  est indispensable pour que dans le cadre de la COP 21, l’eau apparaît comme un point important de discussion au cours  des négociations. C’est pourquoi, le Partenariat français de l’eau se prépare dans le cadre de la COP 21, à mettre en lumière les solutions qui ont fait leurs preuves sur le terrain mais de sonner une grande mobilisation pour attirer toutes les attentions sur la nécessité de mettre l’eau au cours des échanges. Egalement, dans le débat sur le développement, les jeunes comme les femmes ont leur place. En saluant la stratégie jeunesse du GWP/AO qui fait la promotion de la jeunesse, les jeunes présents ont justifié à travers leurs interventions l’importance de leur engagement pour faire de l’eau, l’affaire de tous.

Un appel pour faire face aux enjeux du moment

Face aux enjeux lies à l’agenda de développement post-2015, les participants à l’Assemblée Générale des partenaires de Cotonou, ont lancé un appel aux gouvernements dans les pays de l’Afrique.

 

En effet, dans cet appel, les Partenariats nationaux pour l’eau, s’engagent résolument à « agir pour peser sur les prochaines décisions de la communauté internationale ». Il s’agit de l’obtention d’un Objectif et de cibles post 2015 spécifiques à l’eau ainsi que d’un système de suivi de leur mise en œuvre et de  l’obtention d’un volet relatif à l’adaptation dans l’Accord issu de la COP 21 intégrant une dimension Eau conséquente ainsi que les financements nécessaires ;

Pour y arriver, ils comptent sur leurs capacités à mobiliser  leurs réseaux internes et internationaux du secteur de l’eau et d’autres secteurs (parlementaires, les autorités locales et régionales,  les jeunes, les femmes)

Encadré : Le Professeur Abel Afouda reconduit à la tête du Partenariat régional de l’eau de l’Afrique de l’ouest

Au cours de l’Assemblée Générale, le Président du Partenariat régional de l’eau a présenté le bilan des activités de l’année 2014. On retient pour l’essentiel que pour le compte de l’année 2014 et conformément au programme de travail 2014-2016, il y a eu la poursuite de la consolidation de l’autonomie de gestion administrative et financière du secrétariat exécutif, la poursuite de la collaboration avec les partenaires stratégiques comme le CCRE/CEDEAO, l’IUCN, l’UEMOA, l’ABV…, l’effort soutenu de développement de projets. Surtout, l’année 2014 a été celle du lancement du projet Mékrou qui est rentré dans sa phase active de même que le projet pour la Gestion intégrée de la sècheresse en Afrique de l’ouest et le projet Eau, Climat et développement (WACDEP). Egalement au cours de l’année, il y a eu la contribution du GWP/AO au projet SITWA et la participation aux évènements importants que sont le pré-forum africain de l’eau 2014, la semaine africaine de l’eau de Dakar, l’Assemblée Générale du GWP à Trinidad et Tobago. Globalement, la mise en œuvre des activités programmes pour 2014 connait un très bon niveau d’exécution. C’est pourquoi sur recommandation du comité de pilotage et après approbation des participants, le président Abel Afouda a été reconduit à la tête de l’institution pour un mandat de  deux (2) ans.

Au terme de la rencontre, en dehors de l’appel de Cotonou, l’un des grands résultats est l’engagement pris par les partenariats et l’ensemble des participants, de coopérer avec les gouvernements des pays de l’Afrique de l’ouest pour que l’eau soit une priorité  dans les agendas de de développement.

 

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May 11, 2015

Eau et assainissement: Le GWP Afrique de l’Ouest en Assemblée Générale à Cotonou

Virgil HOUESSOU (Cotonou) 

L’assemblée générale du Partenariat régional de l’eau de l’Afrique de l’Ouest (GWP/AO) se tient à Cotonou du 7 au 8 mai 2015 au Bénin Royal Hôtel.  Le ministre béninois en charge de l’eau, Barthélémy Kassa,  a présidé la cérémonie d’ouverture. Au menu l’importance des partenariats dans le passage des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) aux Objectifs de Développement Durable (ODD). 

Les officiels au cours de la cérémonie d'ouverture présidée par le Ministre en charge de l'eau du Bénin

Les officiels au cours de la cérémonie d’ouverture présidée par le Ministre en charge de l’eau du Bénin

Les assises se tiennent sous le thème « L’Afrique face aux défis du développement post-2015 : quel rôle pour les partenaires dans le contexte du changement climatique ? ». Le choix de ce thème est révélateur de la volonté du GWP/AO à faire face aux évolutions et réalités du secteur de l’eau. Le président du Partenariat national de l’eau du Bénin, André Toupé, justifie le choix de ce thème par le rôle éminemment important du réseau GWP dans les processus pour la définition des priorités des Objectifs de développement durable (ODD) et surtout pour le respect des engagements une fois qu’ils seront pris. En effet, la rencontre de Cotonou se tient en l’an 2015 qui marque la fin des OMD et le début des ODD. La coïncidence de la tenue de l’AG et du lancement du processus pour la négociation des ODD illustrent la disponibilité des partenaires du GWP/AO à faire face efficacement aux préoccupations majeures que sont l’amélioration des ressources naturelles et de la biodiversité, la garantie d’un accès à l’eau potable pour tous, une réponse adaptée au changement climatique, la désertification, la réduction et la gestion des risques de catastrophes naturelles et les effets néfastes de la diversification, de la dégradation et de l’érosion des sols ainsi que les inondations et la sécheresse. « En Afrique, le défi reste immense et le travail à abattre encore considérable. […] La région de l’Afrique de l’Ouest est très vulnérable aux effets des changements climatiques et les investissements dans les mesures de l’adaptation restent très en deçà des attentes », s’inquiète Abel Afouda, Président du GWP Afrique de l’Ouest.

Aucun de ces défis ne peut connaître des réponses appropriées sans une action en partenariat. C’est sur cette précision que l’AG va encore une fois mettre l’accent en conciliant les différentes préoccupations des différents acteurs.  C’est pourquoi la rencontre de Cotonou va se focaliser sur la recherche de la synergie indispensable pour impulser une dynamique nouvelle aux thématiques sur l’eau et l’assainissement.

Le ministre en charge de l’eau a décerné un satisfécit au GWP Afrique de l’Ouest en lui reconnaissant sa place  de « véritable  réseau indépendant, ouvert et équilibré ont la mission fondamentale est de construire des alliances et de renforcer les capacités institutionnelles de ses membres afin d’encourager et de fortifier les réseaux de recherche, d’expertise et d’information sur la GIRE ». C’est au regard de cette réalité qu’il invite « tous les partenaires à joindre leurs voix à celle du GWP pour faire le plaidoyer afin que les Nations Unies identifient l’eau comme un élément central et lui consacre entièrement un des ODD ».

Dans l’agenda de l’Assemblée générale, il y a également le renouvellement des membres des organes dirigeants du GWP/AO et la présentation des rapports d’activités. Sont présents à l’AG de Cotonou les organisations partenaires du GWP/AO, les représentants du partenariat mondial pour l’eau (GWP), ceux des autres partenariats régionaux de l’eau en Afrique et des treize PNE membres du GWP/AO, les représentants des réseaux de jeunes, les PTF et autres intervenant dans le secteur de l’eau.

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May 4, 2015

Gérard PAYEN, Conseiller pour l’eau et l’assainissement du SG des Nations Unies : « Il faut des politiques nationales volontaristes pour réaliser l’accès universel à l’eau et à l’assainissement »

 

Avec Gérard PAYEN, Conseiller eau et assainissement du SG des Nations Unies

Avec Gérard PAYEN, Conseiller eau et assainissement du SG des Nations Unies

A la veille du lancement des Objectifs du Développement Durable (ODD) après les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD)  qui arrivent à terme, les Objectifs de Développement Durables (ODD)  se sont invités aux débats du  7e Forum Mondial de l’Eau de Corée. Et pour mieux en parler, nous avons rencontré Gérard PAYEN, Conseiller  pour l’eau et l’assainissement du Secrétaire  Général des Nations Unies pour mieux comprendre comment se prépare cette migration des OMD aux ODD.

L’année 2015 est celle de l’évaluation des OMD et la communauté internationale se prépare pour les Objectifs de Développement Durable. Mais peut-on espérer que dans les ODD, l’eau et surtout l’assainissement soient des priorités dans l’Agenda post-2015 ?

Oui Absolument. Nous sommes à la fin des OMD  dans lesquels, il y avait une cible pour l’accès à l’eau potable et une cible pour l’assainissement vue comme l’accès aux toilettes. Dans le nouveau programme des ODD pour l’agenda post 2015, l’eau va avoir six (6) cibles. Ce qui veut dire que l’eau et l’assainissement feront  partie des 17 priorités mondiales avec des cibles quantifiables et mesurables. Parmi ces cibles, il y a une cible pour l’accès des populations aux toilettes correctes, une cible pour l’hygiène et une cible pour la gestion des eaux usées avec trois volets (prévention de la  pollution, traitement et réutilisation des eaux usées).  Les cibles concernant l’assainissement vont comprendre toute la chaine de la personne humaine jusqu’à l’environnement.

Revenant un peu aux OMD, on constate que beaucoup de pays seront au rendez-vous pour ce qui concerne l’accès à l’eau potable. Mais pour l’assainissement surtout en Afrique de l’ouest, on est loin des Objectifs. Est-ce qu’il y a un appel fort de la communauté internationale pour que cette situation change dans le cas des ODD?

Par rapport aux OMD, il est clair que pour la cible concernant l’accès aux toilettes, c’est plus ambitieux. Il ne s’agit plus de diviser par deux le nombre de populations n’ayant pas accès aux toilettes mais que 100% des populations aient accès aux toilettes à l’échéance de 2030. Alors, lorsqu’on dit en Afrique de l’ouest que les progrès sont lents, il faut bien comprendre que pour l’assainissement, c’est un objectif qui a été en retard. Je me rappelle que c’est au sommet de Johannesburg trois (3) plus tard (après le lancement des OMD en 2000) qu’on a lancé la cible pour l’assainissement. Cela a été un rattrapage. Et, les gouvernements et la société civile ont mis beaucoup de temps à comprendre ce que cela voulait dire. Les politiques d’assainissement ont été plus efficaces dans la dernière décennie qu’au début du 21e siècle. Par ailleurs en Afrique comme dans d’autres pays, il y a une croissance démographique très forte. Donc pour progresser sur ces objectifs, il faut permettre aux gens d’avoir plus accès à l’assainissement, mais il faut aller plus vite que la croissance démographique. Au total, au niveau mondial comme en Afrique sur les OMD, il s’est passé  beaucoup de choses sur l’assainissement. Mais c’est vrai, on n’est pas encore à l’accès universel et c’est cela qu’il faut viser.

Comment se fera la déclinaison des ODD  dans chaque pays et avec quelle échéance ?

Les objectifs vont être définis en septembre 2015. Mais les indicateurs seront connus six (6) mois plus tard en mars 2016.  Il s’agit d’un programme ambitieux pour quinze ans (2016-2030). Le signal politique va être donné à tous les pays au sommet de septembre.

La déclinaison devrait être immédiate. Chaque pays devra s’organiser pour contribuer à atteindre cet objectif commun. Premièrement, il faut adapter les politiques nationales pour que sur chacune des composantes de l’objectif eau, elles progressent à la bonne vitesse sur les 15 années à venir. Ce travail doit être fait par l’administration de chaque pays mais aussi avec la société civile. La rencontre d’Addis-Abeba est très importante de ce point de vue parce qu’elle portera sur le financement du développement et du développement durable. Ces questions essentielles seront mises en débat en mai pour la réussite des Objectifs du développement durable.

Que pensez-vous du processus politique du 7e Forum Mondial de l’Eau ?

La question est intéressante, Car, dans les forums mondiaux de l’eau, on rencontre tous les acteurs de l’eau. Mais, très fréquemment, lorsqu’il y a des débats, on conclut qu’il n’y a pas de volonté politique. Cette année, il est en train de se passer quelque chose d’important. Il y a une réelle volonté politique qui est en train de se dessiner.   Dans le point 1 de la Déclaration des ministres, il est clairement mis : « nous voulons un Objectif de développement durable pour l’eau et l’assainissement. Il y a une réelle volonté politique à ce forum d’avoir un objectif sur l’eau et l’assainissement ».Il y a également le processus des collectivités locales. Dans leur déclaration, les 250 représentants ont aussi clairement indiqué qu’ils voulaient, un objectif eau et assainissement et dit qu’ils veulent se préparer à cela.  Ce forum manifeste un changement au niveau des politiques. La volonté politique est désormais là et les ingénieurs doivent s’y préparer. Je ne suis pas sûr qu’ils soient prêts. Le monde de l’eau va être structuré par une ambition planétaire. Il faut une bonne gestion des ressources en eau et des eaux usées. Maintenant, arrêtons de dire qu’il n’y a pas de volonté politique. C’est vrai qu’il y a des contraintes mais il faut avancer.

Un message à l’endroit de la jeunesse…

La jeunesse a une chance extraordinaire. Elle est reconnue aux Nations Unies et il faut utiliser cette opportunité. Dans le cadre des ODD, il y a eu des rencontres préparatoires avec la jeunesse. Il  faut que la jeunesse s’exprime et je pense qu’elle s’exprime bien. Mais, il faut qu’elle comprenne la complexité des choses. Il y a la réalité humaine : les riches et les pauvres, les gens qui vivent en ville comme ceux qui vivent en campagne. Il faut prendre en compte tous ces gens-là. Il n’y a donc pas de conseil particulier et s’il y en a un, c’est de dire à la jeunesse de participer.

Enfin, avec les ODD est-ce qu’on peut nourrir l’espoir qu’en Afrique, on aura un accès universel à l’eau et à l’assainissement ?

C’est l’objectif. Il faut que tous on ait cet espoir. Mais, cela ne se réalisera pas par les autres. C’est nous qui allons le faire et nous devons être conscient de cela. C’est une direction commune et cela n’arrivera jamais par hasard. C’est le moment d’agir. L’espoir est donc là il faut le concrétiser. Ce qui passe par des politiques nationales volontaristes qu’il faut décliner  au niveau local.

 Propos recueillis par Alain Tossounon (Envoyé spécial au 7e FME) 

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May 1, 2015

Assemblée Générale des partenaires du GWP/AO: Les défis liés à l’agenda post-2015 à l’ordre du jour

Alain TOSSOUNON (Bénin) 

Le Bénin abritera du 6 au 8 mai 2015 la 6e Assemblée Générale des partenaires du Réseau ouest-africain de l’eau (GWP/AO). Une rencontre  attendue pour donner de nouvelles orientations stratégiques  dans la recherche de synergie  indispensable pour donner un coup d’accélérateur  au développement des pays de la région.

André TOUPE, Président du PNE-Bénin

André TOUPE, Président du PNE-Bénin

C’est sous le thème « L’Afrique face aux défis du développement post-2015 : quel rôle pour les partenariats dans le contexte du changement climatique »  que se déroulera les assises dans un contexte particulier.

En effet, l’année 2015 est une année cruciale pour la communauté internationale appelée à faire l’évaluation des OMD avant de lancer les Objectifs de Développement Durable (ODD). De même, elle s’apprête pour la 21e Conférence des Parties qui se tiendra en novembre à Paris pour la définition d’un nouvel accord sur les changements climatiques. En choisissant ce thème, le réseau entend préparer les Partenariats Nationaux à accompagner les pays dans cette nouvelle dynamique pour l’atteinte des nouveaux Objectifs de développement durable et ce, dans un contexte de changement climatique.

Se réjouissant du choix du Bénin pour abriter ce grand événement qui se tiendra pour la première fois en terre béninoise depuis l’avènement du Partenariat National de l’Eau du Bénin (PNE-Bénin), le Président du PNE-Bénin, André Toupé, souligne que le thème est en parfaite cohérence  avec les enjeux de l’heure. Il précise que l’Assemblée Générale sera constituée de deux grandes parties. Une première partie sera consacrée  au rapport d’activités du Président du réseau et le programme de travail pour 2015. En dehors de cette partie qu’il qualifie d’habituelle, les partenaires échangeront sur les préoccupations du moment. « Nous sommes appelés a tirer leçons des OMD afin de mieux s’engager pour les ODD », soutient André Toupé. Au-delà des réflexions qui seront faites, il insiste sur la nécessité de travailler ensemble avec tous les partenaires (OSC, parlementaires, journalistes, jeunes…) pour mettre en œuvre un plaidoyer fécond pour les ODD surtout que tous les points de vue convergent vers la nécessité de faire de l’eau, un Objectif parmi les 17 priorités retenues par le groupe de travail des Nations Unies.

Sur le plan des préparatifs, le PNE-Bénin ensemble avec ses membres, s’activent et se disent fin prêt pour faire de cette rencontre une réussite. Surtout, ils nourrissent l’espoir que les conclusions de cette Assemblée  contribuent à  booster  la marche irréversible du Bénin en matière  de  Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE).

April 30, 2015

STEWARD’s integrated WASH program launched

STEWARD’s integrated WASH program launched
by Mustapha Sesay
mustaphasesay25@yahoo.com
Water & Sanitation Media Network Sierra Leone

The official launch of the water, sanitation and hygiene (WASH) component of the Sustainable and Thriving Environments for West Africa Regional Development Program (STEWARD) was held at the Hub Hotel Conference hall at Wilberforce on Thursday 30th April 2015.
The Mano River Union and the United States Forest Service, and International Programs are currently implementing the third phase of the Sustainable and Thriving Environments for West Africa Regional Development Program (STEWARD), which commenced in 2011. The program aimed at positively contributing to the conservation of the vast natural resources and unique biodiversity in the sub-region and promoting sustainable development in MRU Member States (Sierra Leone, Guinea, Liberia and Cote d’ Ivoire). A key component of the program is the provision of water, sanitation and hygiene (WASH) services to forest communities as strategic intervention to re-enforce the conservation objectives of the program and improve the health and wellbeing of the people.
The goal of the STEWARD’s WASH component is to contribute to improved health and climate resilience of forest communities. It is all about educating communities protect and develop key drinking water sites, and solid planning, sitting and construction for sanitation facilities. It hopes to increase the use of sanitation service by 5, 000 people by the end of the program, increase use of improved drinking water for 20, 000 people, and improve hygiene practices by 25, 00 people by the end of the program.
Secretary General of the MRU, Ambassador Dr. Hadja Saran Daraba Kaba described water, sanitation and hygiene as very important for the sustainability of life. She profited out that concrete steps have been taken to sustain the STEWARD program and ensure that it achieves its desired objective. She admonished all to join hands together so that the program betters the lives of the intended beneficiaries. ‘
The United States Ambassador to Sierra Leone, John F. Hoover described West Africa as very rich in natural resources, yet the Sub-Region faces threat in preserving those resources. He added this was why the STEWARD program was launched to conserve biodiversity and improve rural livelihoods in critical trans-boundary landscapes in the Upper Guinean Tropical Forest Ecosystem.
Representatives from the Ministry of Finance and Ministry of Health pledged government’s commitment to ensure that the program achieves its desired goal.
Paramount Chief Kandeh Sorie Ka-Kanday III of Tambaka Chiefdom in the Bombali District revealed that the project has helped them so mucpix at ceremonyh. “We are now serving as champions in preserving the forest as we have stopped cutting down trees and hunting wildlife animals,” he said, and promised that he will not relent in implementing by-laws to protect the environment for their own safety.

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