Archive for ‘WASHnews’

December 4, 2015

 Eau et Climat : Un jet de conséquences dramatiques

Bachir SANE et Idrissa SANE (Envoyés spéciaux COP 21)

Les acteurs français de l’eau militent pour une meilleure prise en compte des questions de l’eau dans les prochaines Cop1 au regard des conséquences de la rareté de cette ressource sur l’augmentation de la prévalence des maladies hydriques, sur le stress hydrique, la migration des populations et l’érosion de la biodiversité aquatique.

Les acteurs de l’eau tirent la sonnette d’alarme à la Cop 21 à Paris. Les impacts du réchauffement de la planète sur les ressources en eau coulent de source. En effet l’augmentation de la température à la surface de la terre va accélérer l’évaporation et dans le long terme la réduction voire l’assèchement des cours d’eau. Le Lac Tchad est l’exemple le plus emblématique, le plus illustratif de la corrélation entre les changements climatiques et les menaces sur l’eau. C’est pour cela, les acteurs de l’eau présents au Bourget ont haussé le ton. « Nous devons continuer la sensibilisation pour que l’on accorde plus d’importance à l’eau dans les prochaines COP », a plaidé Philippe Gueltier, directeur du partenariat français pour l’eau. Selon les scientifiques chaque degré supplémentaire au-delà de 2 degré va se répercuter négativement sur le cycle de l’eau. Déjà l’humanité doit s’attendre à une augmentation des maladies hydriques dans certaines zones de la planète et des perturbations des grandes saisons. Selon la Fao 1, 8 milliard de personnes vivront dans des régions exposées à des pénuries absolues de l’eau. « La diminution de la disponibilité de l’eau dans de nombreuses régions en partie due au dérèglement climatique est telle que deux tiers de sa population  pourraient être exposés à des conditions de stress hydrique », renseigne un guide du partenariat français de l’eau. A cela s’ajoutent des événements extrêmes comme des inondations qui sont aussi les manifestations des changements climatiques. « Les seront très variables géographiquement et font l’objet de multiples incertitudes, mais globalement  le Giec note une probable aggravation de la situation des régions déjà touchées par des excès ou des pénuries d’eau: sécheresses, inondations, submersions marines, fonte des glaces, modification des débits des rivières etc », a soutenu Jean Luc Rechaud président du Groupe de travail Eau et Climat.Selon le rapport du Giec publié en 2014, le nombre de personnes vulnérables aux inondations  pourrait tripler. Les effets néfastes affectent aussi la biodiversité. L’érosion de celle-ci est envisagée par des scientifiques et des organisations internationales comme le Wwf qui avait révélé que les écosystèmes d’eau douce avaient connu une perte de 76 % de leurs espèces entre 1970 et 2010. « La biodiversité et les écosystèmes aquatiques sont particulièrement touchés par le dérèglement climatique. Les écosystèmes d’eau douce  sont négativement impactés par la perte de qualité des eaux dans certaines régions », affirment des acteurs. L’une des conséquences, ce sont  aussi des conflits. En réalité la rareté de la ressource est susceptible d’enclencher une compétition pour son accès ce qui pourrait entrainer des conflits entre les communautés et voire entre des pays. Déjà, les pénuries de cette ressource ont jeté des milliers de personnes sur les chemins de l’émigration. Ces refugiés climatiques ne sont pas souvent bien reçus dans leur site d’accueil. C’est pour ces raisons que les acteurs de l’eau estiment qu’il est nécessaire d’intégrer la dimension gestion des risques dans des incertitudes. Par conséquent les changements climatiques appellent à la culture d’une gestion rationnelle et à une consommation sobre de cette ressource afin de répondre de matière durable aux enjeux du développement durable.

 

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December 4, 2015

Le Président Macky Sall sur TV 5 Monde: « Il faut que ce fonds sur l’électrification sorte de cette Cop 21 »

Le président de la République du Sénégal est clair. L’accompagnement de l’Afrique n’est pas une aide. Le chef de l’Etat l’analyse sous l’angle de la réparation d’un continent qui souffrent plus des effets de la pollution alors sa part dans les émissions est inférieures à 3 %. C’est autant d’arguments qui justifient la création d’un fonds sur l’électrification pour l’Afrique défendue par le président, Macky Sall. 

Président du Sénégal, Macky Sall

        Président du Sénégal, Macky Sall

Merci  Monsieur le président de la République, Macky Sall d’avoir répondu à l’invitation de TV 5 Monde à l’occasion de la Cop 21. Vous avez dit qu’on n’a pas le choix d’échouer …

Nous n’avons pas le choix. Et nous n’avons pas de plan B. Il faut dire aucune excuse ne sera acceptée pour la communauté mondiale. Nous avons une planète commune, une et indivisible. Nous avons l’obligation de sauver cette planète ou de périr simplement. Le schéma calamiteux a été mis en œuvre par l’élan de développement de l’ère industrielle et postindustrielle. Aujourd’hui, vous avez aussi la plus grande partie de la planète qui aspire au développement, et qui a tendance à emprunter le même chemin, ce qui va précipiter la planète vers une disparition certaine. Nous voyons déjà au quotidien les manifestations avec les Tsunamis, les tremblements de terre, l’agression côtière, l’avancée de la désertification. Les changements climatiques se manifestent sur l’ensemble de la planète et particulièrement dans certaines zones du monde qui sont les plus touchées, comme les pays insulaires. Il y a aussi l’Afrique qui a une position centrale.

L’Afrique est le continent paie plus des effets de la pollution…

L’Afrique subit malheureusement. Les effets de la pollution se répercutent sur la planète et donc l’Afrique reçoit en pleine figure les effets de cette pollution alors que sa contribution à la pollution est inférieure à 3 %.  Elle doit éviter de reproduire les mêmes effets. Pour cela l’Afrique est en attente et en devoir d’exiger que une juste réparation soit faite non sous forme d’aide ou de charité mais sous d’accompagnement pour une transition énergétique. Nous avons estimé qu’un fonds sur l’électrification du continent doit sortir de cette Cop 21 géré par les Africains à travers un Fonds énergie. On va harmoniser, 5 milliards c’est le début, si on peut avoir plus ça va. Avec 5 milliards par an sur une décennie, on va régler définitivement le problème de l’électricité en Afrique.

Est-ce que cela veut dire que vous exiger un accord contraignant ?

Nous ne le voudrions pas un accord qui n’est pas contraignant. Je pense qu’il ne s’agit pas de faire de la surenchère mais d’exiger ce qui est réaliste. Je pense que tout le monde est d’accord pour avoir une coalition mondiale pour la lumière en Afrique. C’est le seul continent comme  aime bien le définir Jean Louis Borleau où vous en dehors des points scintillants sur la côte, est  un continent absolument opaque malgré ses ressources énergétiques. Et, cela ne peut pas durer. Il faut que ce petit fonds sur l’électrification soit sorti en plus de tout ce qui pourra être fait dans le fonds climat.

En fait c’est quoi le danger ? Est-ce ce sont des réfugiés toujours plus nombreux et un risque pour la paix mondiale ?

Ce sont les deux en même temps. C’est un risque élevé contre les migrants qu’on ne pourra pas arrêter. Nous avons les formes d’émigration à travers la Méditerranée. Je rappelle qu’il y a 15 ans, les premières manifestations, c’étaient des jeunes africains qui étaient agrippés au train d’atterrissage des avions. Il fallait avoir du courage pour le faire. Il y a ensuite Barça, la ruée vers l’Espagne et l’Italie. Il y avait une barrière plus ou moins fixe en Lybie mais depuis le démantèlement de ce pays, on a créé là un passoir. Il y a la Syrie. Cela veut dire que si ce phénomène n’est pas arrêté ce sont des millions de migrants que l’Europe va accueillir. Il faut essayer d’agir en amont avec les pays. Nous avons la responsabilité de donner des perspectives à la jeunesse, de l’emploi, tout cela passe par la mobilisation de ressources internes et une contribution extérieure comme l’Europe en a eu à bénéficier après la seconde Guerre mondiale. Il faut que l’Afrique ait un accompagnement de sa politique agricole, sa politique énergétique et sur un certain nombre de projets qui vont aller dans le sens de l’atténuation et  de l’adaptation aux changements climatiques.

On dit que c’est un sommet pour la paix dans le contexte des attentats qui ont frappé la France. Aujourd’hui, il va falloir décider…

La lutte contre le terrorisme est forcément multiforme. Le terrorisme a pris des voies différentes. Le 11 septembre 2001, ce sont des avions qui ont heurté les tours. Par la suite il y a eu une nouvelle forme  la forme avec  Charlie. Cette fois-ci, ils ont tué des personnes. Il suffit de 3 illuminés pour faire le carnage. Nous avons récemment vu au Mali. Donc, Il nous faut réfléchir sérieusement sur les formes de lutte contre le terrorisme. Il y a certes l’aspect physique, avec la police, les soldats, mais il y a aussi le développement des médias. Les terroristes utilisent des réseaux sociaux, l’internet et la presse pour faire leur propagande. Il faut aussi absolument éviter la stigmatisation de tout ce qui est communauté religieuse islamique. Puisque que les plus grandes victimes ce sont des musulmans. Donc, toutes ces amalgames risquent de remettre en cause les modèles de société, le commun vivre ensemble qui fonde la nation française, la nation dans beaucoup de pays. Si nous amenons les uns et les autres à se taper là-dessus, je pense que c’est le début d’une guerre de civilisations qui serait encore plus grave. Il faut beaucoup de lucidité, de la fermeté et de la coopération internationale. Il faut aussi une action globale au niveau des Nations Unies, l’Union Européenne, et des pays africains. Il est également important de donner des perspectives aux jeunes dans les banlieues dans villes africaines et d’ailleurs pour les soustraire de cette propagande Jihadiste.

Vous êtes le président de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Est-ce que l’Afrique parle d’une seule voie dans cette Cop 21 ?

L’Afrique est totalement unie sur cette question. Nous pensons qu’il faut harmoniser les interventions sur l’énergie cela nous permettra la réussite de cette transition énergétique. Nous pensons aussi  avec le transfert de technologie, avec l’apport financier nous pouvons réduire le cap de l’électricité en Afrique dans 5 ans.

                                                                                                       Idrissa SANE ( Source TV 5 Monde)

November 27, 2015

Journée Mondiale des Toilettes 2015: La société civile béninoise célèbre l’événement

Flore NOBIME (Bénin)

Mamadou Moctar Baldé (Unicef), André Zogo (CANEA)  et Richard Oussou (DNSP) à l'ouverture des échanges

Mamadou Moctar Baldé (Unicef), André Zogo (CANEA) et Richard Oussou (DNSP) à l’ouverture des échanges

La communauté internationale a célébré jeudi dernier, 19 novembre, la Journée mondiale des toilettes édition 2015 (Jmt 2015) autour du thème « Un meilleur assainissement pour une meilleure nutrition ». Au Bénin, l’événement a été commémoré par le Cadre de concertation des acteurs non étatiques du secteur de l’eau et de l’assainissement (CANEA), à travers son initiative Café média Wash, la 5e du genre, et dont les réflexions ont porté sur la question de l’assainissement au Bénin. L’événement, qui s’est déroulé à la Direction départementale de la santé de l’Atlantique et du Littoral, a réuni spécialistes des questions liées à l’eau, l’hygiène et l’assainissement et journalistes.

Mettre à la disposition des journalistes, des informations sur la stratégie nationale FDAL (Fin de la défécation à l’air libre) et les défis à relever pour satisfaire les besoins en ouvrages d’assainissement de base des populations béninoises. Ce sont-là quelques objectifs de cette rencontre marquée par l’allocution d’André Zogo, le président du CANEA. Qualifiant de « droit humain » l’accès à une eau salubre et à l’assainissement, le président du CANEA a repris des chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour illustrer, les conséquences qu’entraine au plan de la santé l’absence de ce droit. Et selon l’OMS, 50% de la malnutrition est associée à des diarrhées fréquentes ou des infections intestinales vermineuses répétées du fait d’une eau insalubre, d’un assainissement inadapté ou de mesures d’hygiène insuffisantes. Soulignant la nécessité de « mettre en lumière ces milliards de personnes qui n’ont pas accès aux toilettes » au plan mondial, André Zogo a focalisé l’attention sur la situation nationale, appelant à la « mobilisation de tous les acteurs pour un débat citoyen autour de l’effectivité de la fin de la défécation à l’air libre ». A sa suite deux communications, « La stratégie Bénin FDAL 2030 : lien entre assainissement et nutrition » et les « Acquis du programme de promotion de l’hygiène et de l’assainissement et impact sur la nutrition » ont donné l’occasion aux participants de toucher du doigt la réalité de la question au Bénin.

Vue de la salle au cours des échanges avec les journalistes

Vue de la salle au cours des échanges avec les journalistes

Présentées respectivement par Richard Oussou de la Direction nationale de la santé publique (DNSP), et Mamadou Moctar Baldé, Spécialiste Wash à UNICEF/Bénin, les communications ont donné une idée pas reluisante du Bénin en la matière. Au Bénin, l’assainissement pose un véritable casse-tête avec 77% de la population rurale qui continue de déféquer à l’air libre et le pays, 4e sur 215, est en queue de peloton en matière de fin défécation à l’air libre. Par ailleurs, et selon la Banque mondiale, le mauvais assainissement de base fait perdre annuellement au pays 52 milliards de francs CFA. A ce rythme, l’engagement de la FDAL à l’horizon 2030 pris par le Bénin sera des plus difficiles à tenir. C’est ce qu’expliquera aux journalistes Félix Adégnika, le Coordonnateur national du Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement (WSSCC). Dans son intervention axée sur les engagements du Bénin par rapport à l’hygiène et l’assainissement, Félix Adégnika, après l’avoir démontré, a fustigé le sous-financement que subit du secteur avant d’en appeler à la pleine implication des médias pour qu’enfin, le Bénin hisse l’accès à l’hygiène et à l’assainissement au rang des priorités.

October 22, 2015

Journée mondiale de Lavage des mains : Le village de Sinder a accueilli la célébration

Ousmane DAMBADJI (Niamey)

Le Jeudi  15 octobre 2015, Gari, un  village insulaire  de la commune rurale de Sinder dans la région de Tillaberi  au Niger, a servi de cadre pour les activités   commémoratives  de la Journée Internationale de lavage des mains édition 2015 dont  le thème retenu est : lever les mains pour l`hygiène.

Le lavage des mains un geste qui sauve des vies

Le lavage des mains un geste qui sauve des vies

Organisée par la commune rurale de Sinder avec l`appui de l`ONG Internationale WATERAID, cette activité vise à informer et sensibiliser les populations de ladite commune sur les véritables dangers liés aux manques d`hygiène.  C’était en présence des  autorités communales, des membres du réseau des journalistes pour l`eau, l`hygiène et l`assainissement, des  ONG partenaires de WATERAID et de  plusieurs invités. Malgré sa situation de zone difficile, les populations de ce  village s’engagent  dans tous les processus de l’hygiène et assainissement avec l`appui de l`ONG Internationale WATERAID afin de lutter efficacement contre la pauvreté.

Pour rappel, c`était le  15 octobre 2008 que la première Journée mondiale du lavage des mains a été célébrée dans  de  nombreux pays. Son objectif principal est de sensibiliser un maximum de personnes sur les conséquences d’une mauvaise hygiène des mains.

Des institutions internationales  comme  WATERAID,  très impliquée dans l’organisation de cet évènement, indiquent  que la cible principale de cette journée est constituée par les enfants, et ce notamment dans les écoles. Par un lavage de mains régulier au savon, le taux de morbidité infantile lié aux maladies diarrhéiques peut être réduit de moitié.

Rappelons que 5.000 enfants de moins de cinq ans  décèdent chaque année des suites d’une maladie diarrhéique due à l’utilisation d’eaux contaminées… alors que le “remède” est connu et simple à mettre en œuvre: se laver les mains après avoir été aux toilettes ou avant de manger. Le lavage des mains au savon est le moyen le plus efficace et le moins coûteux de prévenir les maladies diarrhéiques et les pneumonies.

Dans le monde,  2,6 milliards d’êtres humains, dont 630 millions en Afrique ne disposent pas d’un assainissement  adéquat de base.

Au Niger, selon le rapport de l’INS en 2012 64,3% de la population urbaine dispose de latrines contre seulement  7,21% de la population rurale. Ces données comparées aux taux de la troisième enquête démographique et de santé à indicateurs multiples (EDSN-MICS III 2006), montrent une nette amélioration du taux de couverture en milieu urbain (64.3 en 2013 et 38,4 en 2006), contre une évolution insignifiante du taux de couverture en milieu rural (7,2 en 2013 et 6,7 en 2006).

Pour la population nigérienne essentiellement rurale et périurbaine le lavage des mains au savon n’est pas encore une pratique généralisée. Elle est même peu courante.

Cette situation constitue chaque année la cause d’épidémies et de milliers de décès qui auraient pu être évités, en particulier chez les enfants. Les maladies dues à un assainissement insuffisant et aux mauvaises pratiques d’hygiène sont elles-mêmes causes d’absentéisme à l’école et sur les lieux de travail, et donc d’un faible niveau des performances scolaires et de pertes économiques importantes à l’échelle d’un pays. L’accès à un assainissement de qualité est une condition nécessaire pour garantir la dignité des populations, contribuer au développement des pays et lutter contre la pauvreté.

En réponse aux recommandations du Conseil consultatif sur l’eau et l’assainissement auprès du Secrétaire Général de l’ONU et à l’initiative notamment de la France, de la République Fédérale de l’Allemagne et du Japon, l’Assemblée générale des Nations Unies a décidé de déclarer l’année 2008 « Année internationale de l’assainissement ».  Année au cours de laquelle,  pour la première fois, a été célébrée la journée mondiale du lavage des mains au savon.

Pourquoi  la commune de   Sinder ?

La commune de Sinder fait partie des zones d`intervention de l`ONG Internationale WATERAID et cela depuis  2009. Un partenariat très positif qui a permis d`enregistrer  des résultats probants en matière d`accès à l`eau potable et a l`assainissement à travers la mise en œuvre de plusieurs projets  et programmes  de développement. En effet pour mieux accompagner  les efforts du gouvernement  du Niger dans  la réussite du programme d`alimentation en eau potable et a l`assainissement mais aussi la vulgarisation de la stratégie opérationnelle de l`hygiène et de l`assainissement de base (SOPHAB), WATERAID injectera environs 100 millions de franc CFA dans ladite commune pour la période 2015-2016. Un appui qui va sans nul doute booster les indicateurs d`accès a l`eau et a l`assainissement à Sinder.

C`est pourquoi  dans son allocution de bienvenue, le chef du village du GARI  a salué les efforts de l’ONG internationale WaterAid, partenaire privilégié qui répond promptement aux sollicitations des populations depuis 2009.

Quant  au  Maire de la commune rurale  de Sinder,  Monsieur Hassan SITA, après avoir présenté sa commune, il a indiqué que le village de Gari ne dispose pas  beaucoup d`infrastructures de base et les populations sont  pour la plupart   exposées aux différentes maladies. Le maire Sita de souligner que  ces  actions de sensibilisation doivent être menées  au niveau de tous les villages de sa commune pour amener les populations à comprendre l`hygiène et l`assainissement comme seul moyen de  lutter contre la pauvreté.

Le directeur du programme de WaterAid , Monsieur  Moumouni KIMBA ALFARI, après avoir rappelé aux populations les avantages liés a une bonne hygiène des mains, a aussi  saisi cette occasion pour réitérer l’ engagement de son l’ONG a appuyer les populations de la commune de Sinder a traves la réalisation des forages, la réhabilitation des pompes, la construction des mini-adduction d`eau potable et de plusieurs latrines familiales.

En procédant au lancement officiel de cette activité, le Secrétaire Général    de la préfecture de Tillabéry, Monsieur Ahmed Yacouba, a salué l`engagement de l`ONG Internationale  WaterAid et la place qu`elle  occupe dans le processus du développement de notre pays. Ahmed Yacouba a aussi précisé que les actions de WaterAid cadrent parfaitement avec les orientations du programme du Président de la République, chef de l`Etat, avant  de demander aux responsables de l`ONG de transmettre toute la gratitude et la reconnaissance des populations de la région de Tillabery et en particulier celles de la commune rurale de Sinder aux plus hauts responsables de l`ONG WaterAid du bureau Afrique de l`Ouest a Dakar et ceux du bureau international basé  à Londres en Angleterre.

Aux termes de cette activité, une démonstration de lavage de main au savon  par les autorités communales et les  représentants de WaterAid a été faite aux populations.

Un don des matériels aratoires a  été  remis   aux responsables du centre de santé et l`établissement scolaire du village ainsi qu`au comité villageois de salubrité.

October 6, 2015

Ville de Dakar : Des projets qui sécuriseront l’alimentation en eau potable de Dakar

Idrissa SANE (Dakar)

La sécurisation de l’alimentation en eau potable (Aep) de Dakar est dans une phase opérationnelle. Plusieurs forages ont été construits. Des travaux sont en cours pour remettre à flot l’Usine de Keur Momar Sarr. L’Agence française de développement ( Afd) a apporté un financement de 6, 5 milliards de francs Cfa pour le programme de sécurisation. La construction de la 3e Usine à Keur Momar,  de deux usines de dessalement  de l’eau de mer et d’un réservoir stratégique avec l’appui d’autres partenaires vont concourir à sécuriser davantage l’approvisionnement en eau potable de Dakar.

signature d'une convention entre le ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement du Sénégal, Mansour Faye et la ministre déléguée du Maroc en charge de l'eau
Signature de la  convention entre le ministre de l’Hydraulique du Sénégal, Mansour F. et la ministre déléguée du Maroc en charge de l’eau

Plusieurs quartiers de Dakar ont connu des perturbations d’approvisionnement en eau ce week-end. Ces dysfonctionnements ne sont pas liés à une panne des Usines de Ngnith ou  de Keur Momar Sarr ( Kms). Ils sont liés à la recherche de solutions durables pour couvrir les besoins en eau de Dakar. Les travaux en cours à Keur Momar Sarr (Kms) visent à prévenir d’éventuelles défaillances. « Les dysfonctionnements enregistrés ce week-end à Keur Momar Sarr ne relèvent pas d’une panne, mais plutôt d’une amélioration du service dans le cadre d’un Programme de sécurisation initié par le Gouvernement du Sénégal, avec l’appui de l’Agence française de   développement (Afd) pour un coût global de 6,5 milliards Cfa », lit-on dans le communiqué de la Sones, parvenu à la rédaction. En réalité depuis les incidents de l’Usine de Keur Momar Sarr en septembre 2013, l’Etat du Sénégal a lancé un programme contre « les vulnérabilités du système d’alimentation en eau potable de Dakar ». « L’AEP se fonde sur la détermination, pour les autorités sénégalaises, notamment de Monsieur le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, de formuler des réponses durables à des questions techniques qui affectent le système d’alimentation en eau potable de Dakar », indique un communiqué de la Sones, parvenu à la rédaction. La couverture des besoins en eau de Dakar capitale administrative, siège des activités économiques est assurée en grande partie  par les Usines de Ngnith et Keur Momar Sarr. Les autorités ont entamé la radioscopie du système. Ainsi suite à ce diagnostic entamé depuis avril 2014, 7 programmes ont été définis. « Un diagnostic a été fait. Au bout des études entamées en avril 2014, 7 programmes ont été définis, notamment le renouvellement des conduites qui mènent au dispositif anti-bélier(mécanisme de lutte contre le refoulement des eaux de la conduite vers les pompes de KMS). Ce programme explique les travaux du week-end », indique le communiqué.

Remise à flot du système

Au demeurant, le projet Aep Dakar repose sur l’urgence de remettre à flot le système d’alimentation en eau potable de Dakar. Da façon concrète, la réhabilitation et la protection de l’usine de Ngnith est en cours depuis juillet, un groupe électrogène d’une capacité de 900 Kva a été installé depuis novembre alors que depuis juillet le processus de fourniture et de pose d’un transformateur est en cours au suppresseur de Carmel. A cela s’ajoute le renouvellement des conduites du point D des Madeleines qui a démarré depuis septembre. Selon le communiqué, les travaux d’alimentation en haute tension de Kms et ceux du système anti-refoulement seront lancés en décembre.  Les autorités ont aussi pris l’option de réduire la dépendance de l’approvisionnement en eau de Dakar à partir du Lac de Guiers. C’est ainsi en plus de la construction d’une troisième usine de Keur Momar Sarr d’une capacité de 200.000 mètres cube par jour, deux usines de dessalement de l’eau de mer verront le jour. Il a été retenu la réalisation de 7 forages dans le cadre de la mise en œuvre du Programme eau et assainissement en milieu urbain (Paemu).

Un réservoir stratégique

En outre l’Etat du Sénégal a un projet de construction d’un réservoir stratégique à Dakar pour porter l’autonomie à 24 heures au lieu de 3 heures. A cet effet, un protocole d’accord a été signé le vendredi 02 octobre 2015 entre la Sones et la Société nationale de l’eau de la Mauritanie. « Cet accord accorde une place importante à la sécurisation de l’alimentation en eau potable de Dakar dans un contexte où la volonté des autorités sénégalaises, notamment le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Monsieur Mansour Faye, de construire un réservoir stratégique permettant à la capitale sénégalaise, qui consomme 72% de la production, de bénéficier d’une autonomie de 24 heures au lieu de 3 heures en cas de dysfonctionnement sur le réseau », rapportent les rédacteurs du communiqué.

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October 5, 2015

Chris Williams, Directeur exécutif du Wsscc : « Je suis optimiste que dans les quinze prochaines années, les gouvernements en Afrique fassent des investissements efficaces pour mettre fin à la défécation à l’air libre »

Rencontré au cours de la 4ième Conférence africaine sur l’assainissement de Dakar, le Directeur  exécutif du Conseil de concertation pour l’assainissement et l’approvisionnement en eau (Wsscc), Christ Williams, nous a accordé un entretien sur l’avenir de l’assainissement en Afrique. Revenant sur l’importance de l’approche Community Led Total Sanitation (CLTS) et les résultats intéressants qu’elle permet d’obtenir dans les pays ou le programme du Fonds mondial pour l’assainissement (GSF) est mis en œuvre, il insiste dans cet entretien sur l’utilisation efficace des fonds publics et la nécessité d’inclure l’hygiène menstruelle dans le combat contre la défécation à l’air libre en Afrique.

Chris Williams, Directeur exécutif du Wsscc

Chris Williams, Directeur exécutif du Wsscc

Plusieurs pays  ne seront  pas au rendez-vous des OMD dans le secteur de l’hygiène et de l’assainissement. Selon vous, quelles sont les raisons de ce retard qu’accuse l’Afrique dans un secteur aussi important qu’est l’assainissement ?

 L’assainissement est l’un des objectifs malchanceux puisque dans plusieurs pays, il n’a pas été atteint. La question est de savoir  pourquoi  plusieurs pays n’ont pas réussi à réduire de moitié le nombre de personnes n’ayant pas accès à l’assainissement de base et à l’hygiène. Je pense que la raison principale de cet échec est qu’il n’y a pas eu d’investissements publics importants en matière d’assainissement. Aussi, le type d’investissement que nous avons eu a été inefficace. Il y a eu donc deux problèmes: l’investissement et son utilisation. Alors, concernant l’investissement, il y a des chiffres qui nous interpellent par rapport aux engagements pris à la précédente conférence sur l’assainissement. Maintenant,  nous sommes ici à nouveau pour une autre rencontre sur l’assainissement en Afrique, avec le privilège d’être au Sénégal.

Il est à souhaiter que la mauvaise utilisation des ressources ne se reproduise plus. Parce que je pense que cela a été un énorme problème et beaucoup d’efforts ont été déployés à l’échelle mondiale ainsi qu’en Afrique et dans les différents pays pour ensemble tenter d’orienter les financements dans l’assainissement. Ceci continue d’être un défi. Je pense qu’il y a des façons d’accroître les investissements publics. Le deuxième problème est l’utilisation des fonds. L’assainissement dans le monde rural est un domaine où il y a un grand besoin d’identification du problème. Plusieurs gouvernements et ONG pensent bien construire des toilettes pour les populations. Ils essayent d’appliquer l’approche par subvention directe dans l’assainissement mais cela se révèle inefficace puisque les gens ne  changent pas de comportements. Les gens ne comprennent pas l’importance de l’assainissement. Ils ne font pas le lien entre l’assainissement et leur santé,  l’hygiène et leur dignité. Et, je pense que cette approche regorge des dispositions pour améliorer l’assainissement au niveau des villages. De même, la subvention du gouvernement est très coûteuse et peu  de personnes peuvent seulement en bénéficier si le pays entier exprime la nécessité ou le besoin d’une amélioration de la situation de l’assainissement. Nous savons bien que les ressources du gouvernement ne sont pas trop efficaces parce qu’elles n’atteignent pas  souvent certaines populations.  Ce qui pose la question de la discrimination. Parce qu’il se trouve toujours des personnes qui n’ont pas reçu la subvention. Deuxièmement, les gens sont très disposés à faire des investissements dans le monde de l’assainissement en particulier pour mettre fin à la pratique de la défécation à l’air libre. C’est un investissement communautaire et le changement que le programme GSF avec certains gouvernements en Afrique nous permet de constater est que ces gouvernements ne donnent plus des subventions directes, et ils se rendent compte que la meilleure façon de bien gérer les fonds, l’investissement public, est de promouvoir les campagnes de sensibilisation d’assainissement et d’hygiène sur les lieux de travail et dans les villages. Puis partout où ils sont en mesure de sensibiliser les gens en mettant en exergue la relation entre l’assainissement et la santé de façon à réduire la transmission des maladies. Cela généralement  se fait dans chaque ménage et surtout dans les communautés pratiquant  la défécation à l’air libre. Cette campagne a été efficace dans plus de neuf (9) pays où nous travaillons, plus de sept millions (7 000 000) de personnes ont adopté cette approche et nous nous attendons à plus de vingt millions (20.000.000) de personnes dans les deux prochaines années. Donc, c’est une approche qui marche et la plupart des gouvernements se rendent maintenant compte que c’est  le moyen le plus efficace pour parvenir à une fin de défécation à l’air libre pour atteindre le résultat attendu. Donc, avec ce changement, il faut penser à comment utiliser les fonds publics pour des subventions directes qui auront un impact sur très peu de gens et une  approche communautaire (CLTS) qui affecte  des millions de personnes. Ainsi, c’est le changement de politique que nous voyons auprès de 30 gouvernements. Je suis optimiste que dans les quinze prochaines années, les gouvernements fassent des investissements efficaces pour mettre fin à la défécation à l’air libre. Maintenant, je viens d’expliquer la différence dans l’utilisation des fonds publics et comment ils doivent être utilisés efficacement. Je pense que la plupart des pays sont intéressés à changer la façon dont ils utilisent les ressources publiques limitées. Mais là encore, il y a un besoin d’investissements publics et un changement de cap doit intervenir. Pour cela, nous devons inviter les premiers ministres, les cabinets ministériels et parlementaires à prioriser  les investissements dans l’assainissement, afin qu’il y ait plus de ressources pour la sensibilisation des communautés pour l’éradication de la défécation  à l’air libre.

A vous écouter et tenant compte des résultats obtenus dans certains pays comme bien Madagascar; le Bénin, le Togo et d’autres pays. À votre avis, est-ce que l’ATPC est la solution d’avenir pour le combat efficace contre la défécation à l’air libre n Afrique ?  

Oui, c’est la solution. L’ATPC (ou le CLTS)  est la solution de l’assainissement au niveau rural. L’APTC est l’approche, mais comment la rendre fonctionnelle et efficace? Telle est la question. L’enjeu, c’est comment utiliser la méthode de l’ATPC et l’appliquer à la gestion des centaines de ménages dans un pays. Là est la question. A Madagascar, les acteurs ont trouvé la solution de contextualiser et de l’adapter  pour atteindre de centaines de ménages en trois ans et demi. Il y a soixante-dix mille villages dans le pays et dans les trois dernières années et demi, ils ont pu mettre fin à la défécation à l’air libre dans vingt mille villages. Donc la question est de savoir comment  sont-ils arrivés à le faire?  Chaque pays peut avoir  une méthodologie différente, mais cela nécessite de travailler directement avec le gouvernement central pour obtenir un peu de soutien du président,  du premier ministre ou des parlementaires. Le deuxième point est de développer une approche au niveau de la communauté. Une approche qui rassemble et sensibilise l’ensemble de la communauté et, un troisième point est de travailler avec les autorités gouvernementales locales pour faire en sorte que les autorités gouvernementales locales facilitent la discussion d’un village à l’autre de sorte que les approches et les bonnes pratiques dans un village puissent rapidement atteindre un autre village. Le quatrième point  est l’après ATPC lorsqu’un quartier ou un village est déclaré exempt de la défécation a l’air libre. Ainsi,  il faut faire en sorte d’obtenir l’attention et le soutien des parlementaires, des autorités gouvernementales et locales afin qu’ils deviennent sensibles aux services importants et qu’ils deviennent même la priorité des priorités. Un cinquième point résulte des leçons tirées de l’expérience de Madagascar qui est le suivi. Habituellement, une communauté peut être déclarée exempte de la défécation à l’air libre, mais elle doit poursuivre la pratique de changement de comportement au fil du temps pour que le résultat soit durable. Ainsi, la méthodologie utilisée prend en compte les autorités locales gouvernementales et des leaders naturels, les gens qui sortiront des villages qui sont devenus champions de l’assainissement et de l’hygiène locale.

Pour finir cette interview, est-ce que selon vous le CLTS ou l’ATPC est l’unique solution ou il faut ajouter quelque chose, de sorte que nous ayons  un accès de tous à l’assainissement dans toute l’Afrique d’ici 2030?

Lorsque nous parlons de la défécation à l’air libre, nous parlons de l’assainissement, de l’hygiène dans le pays entier. Nous ne pouvons pas nous limiter aux ménages, nous parlons des écoles, de la planification de la santé, des centres de formation, des petites villes comme des grandes villes, ce sont donc des nécessités qui ne sont pas limitées à l’ATPC. En plus de l’ATPC, il doit y avoir un engagement institutionnel pour les écoles, les parents, les associations d’enseignants avec les organisations internationales qui d’abord nous soutiennent avec les gouvernements. C’est donc la preuve qu’il faut une sensibilisation au niveau local. Donc, cela nécessite des approches différentes qu’il faut  élaborer en plus de l’ATPC. Dans le cas de la planification de la santé, il s’avère indispensable pour les ministères de la santé de se concentrer sur la qualité de l’assainissement et de l’hygiène en milieu rural. Souvent, la planification mondiale de la santé ne prend pas suffisamment en compte les installations de l’hygiène de l’eau et l’hygiène sanitaire de base. Donc, il y a des risques en matière de santé sexuelle et reproductive mais aussi la santé infantile et maternelle. C’est très important pour les institutions de santé. Dans les centres de formation et dans les villes aussi, nous ne devons pas seulement être préoccupés par l’accès à l’assainissement et l’hygiène, mais nous devons nous demander où vont les déchets? Quelle est la stratégie de gestion des déchets? Comment la ville gère-t-elle l’élimination des déchets ? Quelle est la gestion efficace des produits des déchets? Donc, je pense que ce sont des domaines où l’ATPC seule ne pourrait être utilisée et cela peut ralentir le processus. Mais, il faut une combinaison avec d’autres approches pour atteindre tous ces domaines et toutes les populations. En outre, je pense que l’ATPC est adaptable, elle n’est pas statique et la méthodologie s’améliore avec le temps. Une forme d’amélioration est d’être beaucoup plus sensible aux besoins des hommes et des femmes et en particulier des adolescentes. Les adolescentes peuvent être confrontées à divers défis de l’assainissement et l’hygiène pendant la période de grossesse, des menstruations où elles ont besoin de l’eau potable et de l’hygiène.

Elles ont besoin de bons dispositifs d’hygiène d’une importance directe pour leur sécurité. Cela leur permet de gérer le processus de la menstruation chaque mois à l’école où elles vont travailler mais aussi à la maison. Donc, je pense que l’accent doit être mis sur l’identification de l’hygiène dans son sens global pour inclure l’hygiène menstruelle. Nous y travaillons en étroite collaboration non seulement avec un programme favorisant l’ATPC mais aussi des programmes qui sont en partenariat avec les femmes des Nations Unies qui travaillent en Afrique de l’ouest y compris le Cameroun, le Niger, et le Sénégal. J’espère que le ministre du Niger et celui du Sénégal qui participent à la conférence africaine sur l’assainissement mis à part les délégués avec lesquels nous échangeons vont nous écouter. D’abord, nous allons commencer à aborder le problème en brisant les tabous puis parler des moyens sûrs pour la gestion de la menstruation des femmes, ensuite une gestion saine des produits d’hygiène. Ensuite, nous espérons que les expériences que nous promouvons avec des femmes des Nations Unies, avec l’UNFPA avec le gouvernement du Sénégal, avec de nombreuses organisations de femmes dans ces pays, nous permettront à nouveau de faire des innovations, de faire des expériences et de rassembler autour de cette approche qu’est l’ATPC ou le CLTS, des hommes et des femmes.

Prosos receuillis par Alain TOSSOUNON

September 18, 2015

Heavy Rains in Freetown

SEVEN DEAD,  OVER THREE THOUSAND HOMELESS!

Seven people were reported dead with thousands made homeless following turbulent rains on 16th September, 2015 in the capital city of Freetown.
Four of the reported deaths occurred at Dwazak and one along Pike Street in Central Freetown. The rains started yesterday morning and lasted for almost five hours.

Eye witnesses revealed that a 9 year-old boy, returning from school, was swept away in a wide drainage where rainwater pushed down in high torrent. Onlookers including area boys were unable to rescue the boy as pounded away in walls of spilled water.
The situation in Freetown was one of sorrow as a number of homes were destroyed leaving residents homeless.
In Dwazark, western Freetown, a bolder was said to have rolled over damaging two homes and killing four people with several more injured, remaining in critical condition.
The remains of those who lost their lives in yesterday’s unfortunate disaster are currently at the mortuary awaiting postmortem and burial.
The heavy rains toppled over homes at Murray Town while flooded streets prevented motorists from moving about safely.
Popular slum dwelling community Kroo Bay in Central Freetown was also hit by the impact of the rains but a team of military personnel was up in time to rescue people from the seeming danger although disaster struck over some homes with news about little children washed away.

Journalists who went to the area to assess the situation were not allowed by youths as they were parading with sticks and other dangerous weapons.
Kroo Bay and other slum communities have always been affected when it rains and yesterday was not an exception.
Report of vehicles damaged along the Pademba Road PWD Junction also formed part of yesterday’s fear. The rain destroyed properties worth millions of Leones.
It is still not clear how many people might have died during that period but information gathered suggests many people lost their lives as a result of the rain.
The damage recorded during this period was enormous including the loss of lives. Most residents within the City are now counting their losses.
Around Campbell Street, running water entered homes destroying properties and leaving people shattered. The amount of destruction done yesterday is yet to be determined as those affected are still counting their losses.

A government press release states that ‘GOVERNMENT REGRETS TO INFORM THE GENERAL PUBLIC THAT THE CONTINUOUS HEAVY RAIN DURING THE PAST COUPLE OF DAYS HAS RESULTED IN SEVERE FLOODING IN PARTS OF THE WESTERN AREA INCLUDING KROO BAY, KROOTOWN ROAD, BROOK STREET, SAMBA GUTTER, FALCON BRIDGE, GRAY BUSH, SPUR LOOP, SPUR ROAD, LUMLEY, MALAMA, WILKINSON ROAD, DOKORTY, COTTAGE HOSPITAL, CULVERT, PEACOCK FARM, MOYIBA, MOA WHARF/EASTERN POLICE/MAGAZINE CUT AXIS, OLD WHARF AND BAI BUREH ROAD.
THE FLOODING HAS DEVASTATED MANY SETTLEMENTS, CAUSED FOUR CONFIRMED DEATHS SO FAR, AND LEFT MANY PEOPLE INJURED AND HOMELESS. AT AN EMERGENCY MEETING OF KEY MDAS CHAIRED BY HIS EXCELLENCY THE PRESIDENT AT STATE HOUSE TODAY 16TH SEPTEMBER 2015, THE FOLLOWING MEASURES HAVE BEEN APPROVED WITH IMMEDIATE EFFECT AS A FIRST LINE OF RESPONSE TO THE CRISIS:
DEPLOYMENT OF MINISTRY OF HEALTH AND SANITATION PERSONNEL IN HOSPITALS AND PERIPHERAL HEALTH UNITS TO RECEIVE PEOPLE WHO REQUIRE MEDICAL TREATMENT;
DEPLOYMENT OF THE POLICE AND THE MILITARY IN A MILITARY AID TO CIVIL COMMUNITIES (MACC) ENGAGEMENT TO HELP MAINTAIN ORDER AND SALVAGE THE SITUATION;
OPENING OF THE SIAKA STEVENS STADIUM AT BROOKFIELDS FOR EMERGENCY SETTLEMENT OF DISPLACED PERSONS. THE ATTOUGA STADIUM AND THE OPEN FIELD AT FERRY JUNCTION ARE ALSO AVAILABLE FOR USE BY AFFECTED PERSONS IN THE EASTERN PART OF THE CAPITAL;
ACTIVATION OF THE OFFICE OF NATIONAL SECURITY (ONS) EMERGENCY TOLL-FREE NUMBER 119 FOR USE BY THE PUBLIC TO REPORT SITUATIONS CONNECTED WITH THE DISASTER.
THE GENERAL PUBLIC IS INFORMED THAT SIERRA LEONE HAS BEEN IDENTIFIED AS ONE OF THE COUNTRIES IN WEST AFRICA THAT WILL EXPERIENCE HEAVY MONSOON RAINS FOR THE NEXT SIX DAYS WITH ALL ITS ATTENDANT DAMAGING CONSEQUENCES. THEREFORE, IN ORDER TO MINIMIZE LOSS OF LIVES AND PROPERTIES, PEOPLE LIVING IN VULNERABLE AREAS, PARTICULARLY HILL TOPS AND FORESHORES, ARE ADVISED TO MOVE OUT OF THOSE LOCATIONS TO SAFE AREAS.
FURTHERMORE, WITH THE EXCEPTION OF ESSENTIAL WORKERS AND SCHOOL CHILDREN CURRENTLY TAKING THE WASCE EXAMINATIONS, ALL CITIZENS ARE REQUESTED TO STAY AT HOME TOMORROW 17TH SEPTEMBER, 2015. BUSES WILL BE MADE AVAILABLE TO CONVEY SCHOOL CHILDREN TO THEIR EXAMINATION CENTRES. THE SECURITY AGENCIES WILL PROVIDE INFORMATION AND GUIDANCE ON MOTORABLE ROUTES AND ACCESSIBLE AREAS.
HIS EXCELLENCY THE PRESIDENT SYMPATHIZES WITH THOSE AFFECTED BY THIS FLOODING DISASTER AND WISHES TO ASSURE THEM THAT ARRANGEMENTS ARE BEING MADE TO BRING EMERGENCY ASSISTANCE AND SUPPORT TO THE DISPLACED AND INJURED. THE SITUATION IS BEING CLOSELY MONITORED AND REGULAR MEETINGS ARE BEING HELD TO BRING ALL PERSONNEL UP TO SPEED ON THE EMERGENCY ARRANGEMENTS.’flood 3flood

September 18, 2015

União Europeia  melhora  abastecimento de águaem Bafatá, Bambadinca e Mansoa

 

Bissau, 17 Set 15 (ANG)-A União Europeia,  a Agência Guineenses de Execução de Obras de Interesse Público(AGEOPPE) e a ONG Portuguesa TESE Sem Fronteiras assinalam sexta-feira, em Mansoa, o arranque do Programa de Reforço Institucional e da Qualidade de Serviço de Abastecimento de Agua nas cidades de Bafatá, Bambadinca e Mansoa, denominado “Iagu i pa Nos.”

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O programa deverá beneficiar cerca de 50 mil habitantes dos centros semiurbanos dessas cidades.

Segundo um comunicado da União Europeia enviado à ANG, para além de disponibilizar à Direção Geral de Recursos Hídricos  Planos de Investimento Estratégico para o Abastecimento de Água, nas geografias-alvo do projeto e de reforçar a sua capacidade de regulação e supervisão de concessões de exploração e gestão dos serviços de abastecimento de água, o programa assegura a melhoria das infraestruturas de abastecimento de água e o desenvolvimento e operacionalização de modelos de gestão nas três cidades, visando a melhoria dos atuais níveis de serviço e  sua sustentabilidade económica.

 

O programa   financiado pela União Europeia e pelo Instituto Camões da Cooperação e da Língua será implementado pela AGEOPPE e pela TESE Sem Fronteiras, em parceria com a Associação Comunitária de Desenvolvimento de Bambadinca (ACDB), a Associação de Saneamento Básico Proteção da Água e Ambiente de Bafatá (ASPAAB) e a Wede Bontche (Associação “Água Boa” de Mansoa).

 

ANG/SG

September 17, 2015

Mansour Faye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement : « Nous avons réduit le déficit à Dakar »

L’approvisionnement en eau n’était pas continu dans les quartiers de Ouest Foire, une partie de la Médina, dans certaines unités des Parcelles Assainies depuis plusieurs années. Aujourd’hui,  beaucoup d’eau a coulé sous ses les ponts. Le service est disponible entre 15 et 18 heures contrairement, il y a plus d’un an.  Les  habitants de ces quartiers pouvaient rester des  jours sans avoir qu’une goutte qui ne dégouline de leur robinet. « Nous avons réduit le déficit en eau grâce aux infrastructures réalisées dans le cadre du Programme d’urgence. La grosse difficulté, c’est le stockage. Nous avons une capacité de stockage de 75.000 mètres cubes. C’est une autonomie de 3 heures pour une ville comme Dakar », souligne le ministre, Mansour Faye. Pour des questions de sécurité et de continuité de services, le Sénégal va réduire sa dépendance de la sa principale source d’approvisionnement, le Lac de Guiers qui est à mille lieues de Dakar. C’est dans cette optique que le Sénégal se lancera dans la diversification des sources avec une nouvelle option du dessalement de l’eau de mer. La construction d’une usine aux mamelles d’une capacité de 50.000 mètres cubes et une autre sur la Grand Côte, d’une capacité de 75.000 mètres cubes ouvre de belles perspectives. « Nous aurons avec ces usines, 120.000 mètres cubes. Je pense que nous allons régler les problèmes de déficit d’ici à 3 ans », estime le ministre, Mansour Faye

 

Propos recueillis par Idrissa SANE

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August 5, 2015

Café Média Wash sur la gestion 2014 du secteur eau et assainissement : Entre avancées et défis

Béatrice KOUMENOUGBO (Bénin) 

Echanger avec les journalistes sur les résultats de la gestion 2014 du secteur de l’eau et de l’assainissement,  c’est l’objectif de ce 4ème numéro de Café média Wash. Il a été organisé par le Cadre de Concertation des Acteurs Non Etatiques  du secteur  de l’eau et de l’assainissement au Bénin (Canea). C’était  le jeudi 30 Juillet, à la Dds Atlantique littoral.

Les représentants des différentes structures autour du Pdt du CANEA

Les représentants des différentes structures autour du Pdt du CANEA

Permettre aux journalistes spécialistes des questions de l’eau et de l’assainissement de prendre connaissance des résultats, des difficultés et perspectives envisagés après la revue du Budget programme par objectif 2014, dans les secteurs eau et assainissement,  c’est ce qui justifie l’organisation de ce 4ème Numéro de Café Média Wash  par le  Cadre de Concertation des Acteurs Non Etatiques des secteurs de l’eau et de l’assainissement au Bénin (Canea). A cet effet, le Canea a invité les représentants des directions de l’eau et de la santé publique et le directeur général de la Soneb pour éclairer la lanterne des journalistes. Dans sa présentation, le représentant du directeur de l’eau, Bernadin Ellegbede, a rappelé les objectifs visés dans le secteur eau.  Ce ont entre autres, réduire de moitié les personnes qui n’ont pas accès à l’eau potable, assurer la disponibilité de l’eau en quantité et en qualité.  En  matière de résultats, il a informé qu’en 2014, 1289 nouveaux points d’eau ont été construits et 156 réhabilités, puis le taux d’accès à l’eau a atteint 68%. Mais ce taux cache des disparités, d’une commune à l’autre, et même à l’intérieur des communes a-t-il reconnu. En ce qui concerne la gestion de l’eau, la professionnalisation de ce secteur par les communes, maîtres d’ouvrage, constitue une des avancées soulignée par le représentant de la direction générale de l’eau. Des avancées sont aussi notées dans le cadre du transfert des ressources. Ainsi, en 2014, 2 milliards 6 millions ont été transférés aux communes. Cette somme est 4 fois supérieure au montant transféré en 2013. Mais malgré ces avancées, des difficultés existent notamment dans le cadre du transfert des ressources. En matière de défis, la création du Conseil national de l’eau à la tête du cadre institutionnel, la mise en place de l’agence de bassin pour favoriser la gestion de l’eau par bassin ont été cités par Bernardin Ellegbede.

La soneb ambitieuse et sur la voie de la certification Iso

La Société nationale des eaux du Bénin (Soneb) a connu des performances ces dernières années selon les propos de son directeur général David Babalola. Alors que le taux de desserte est fixé par les Omd est de 72% au 31 Décembre 2015, la Soneb selon ses projections atteindra 82%.  Pour un objectif de 197.000 abonnés, la Soneb a pu atteindre 213.000 abonnés en 2014. Ensuite, le taux  des eaux non comptabilisées, c’est-à-dire les eaux perdues,  est passé de 35% en  2004 à 23,83% en 2014. Ce qui place le Bénin en tête de peloton dans la sous-région, en ce qui concerne ce critère. En plus de ces avancées, la Société nationale des eaux du Bénin s’est inscrite dans la démarche qualité et ambitionne atteindre la norme Iso d’ici 18 mois. En ce qui concerne les perspectives, elles sont liées à l’atteinte d’un pourcentage supérieur ou égal à 90% de populations  ayant accès à l’eau potable en 2030. La présentation de ces avancées n’a pas empêché les journalistes de mentionner les problèmes rencontrés par les populations. Notamment la défaillance du service de dépannage de la Soneb, la lenteur observée dans le branchement une fois que les populations souscrivent, l’escroquerie occasionnée par les agents de la Soneb avant d’effectuer des réparations ou de faire le branchement. Le directeur général de la Soneb, a clarifié que le matériel existe en nombre suffisant à la Soneb pour les branchements. Ainsi, les agents ne devraient pas prétexter du manque de matériel pour retarder le branchement payé par un client. Pour ce qui est du service du dépannage, le directeur de la Soneb a reconnu des dysfonctionnements à ce niveau, mais a expliqué qu’ils tiennent de la mauvaise volonté de certains de ses agents. Il a invité les populations à dénoncer les agents qui font preuve de comportements d’escroquerie sur le terrain.

L’assainissement, le parent pauvre du budget national

Moins d’1% du budget national est consacré au secteur de l’assainissement a déploré le représentant da la Direction nationale de la santé publique, Achille Kangni. Passant en revue les résultats du secteur, il a fait noter les timides avancées et les réels défis dont le plus important reste le financement du secteur. Assurer le pilotage du sous-secteur par le renforcement de la concertation et de la performance des acteurs institutionnels ; améliorer équitablement l’accès durable aux services adéquats d’assainissement de base, ainsi que les conditions d’hygiènes ; améliorer les conditions de mise en œuvre du cadre règlementaire et des mesures incitatives et de coercition sont les trois objectifs déclinés dans le secteur de l’hygiène et de l’assainissement de base. Pour atteindre les objectifs visés, au nombre des enjeux, se situent la réduction de 40% du taux de défécation à l’air libre, augmentation du pourcentage de ménages ayant réalisé des latrines conformes aux Omd et Odd, le déploiement sur l’ensemble du territoire du plan de surveillance de la qualité de l’eau et des activités autonomes de préservation de l’eau à domicile. Les résultats obtenus dans la réalisation de ces objectifs sont très faibles selon les chiffres se rapportant à la mise en œuvre du Bpo 2014 de la Dnsp. Ainsi, 2.324 nouvelles cabines de latrines ont été construites inclus celles qui étaient sur le point d’être terminées en 2013, portant le taux de desserte de 66,9% en 2013 à 68% en 2014. Pour ce qui est de la construction des latrines, 2.574 latrines ont été construites sans subvention en 2014 contre 7.181 prévues. De ce fait, le nombre de localités certifié fin de défécation à l’air libre (Fdal) est de 764 pour une population totale estimée à 194.500 habitants. En ce qui concerne la surveillance de la qualité de l’eau en 2014, 1538 échantillons d’eau sur 4600 prévus, répartis dans les 77 communes du pays ont été prélevés et analysés par le laboratoire de la Dnsp. Ces chiffres montrent que les progrès sont restés faibles dans le secteur de l’hygiène et l’assainissement de base. Le représentant de la Dnsp a lancé un appel au ministre des finances pour l’augmentation du budget de l’assainissement dans le budget national. Consacré le montant suffisant à l’hygiène et l’assainissement de base permettrait au Bénin d’avoir 50 milliards de gain a-t-il soutenu.

 

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July 15, 2015

Atelier régional  du Comité consultatif du Projet  Mékrou : Vers la validation de l’Accord-cadre de coopération

Alain TOSSOUNON (Cotonou) 

Depuis hier 14 juillet 2015, se tient à Sun Beach Hôtel  de Cotonou,  l’atelier régional  des membres du Comité consultatif du mécanisme global de coordination du Projet « L’eau au service de la croissance et de la lutte contre la pauvreté dans le bassin transfrontalier de la rivière Mékrou ». La rencontre qui regroupe les principaux acteurs du secteur de l’eau du Bénin, du Burkina-Faso et du Niger et des institutions régionales ( AGRHHYMET, ACMAD, UEMOA, WASCAL, ABN…) est destinée à promouvoir entre les trois Etats bénéficiaires  du projet, le dialogue politique  pour une gestion apaisée de l’eau en partage.

 

La ministre de l'eau,Christine Gbédji Vyaho (à droite)   au cours de son discours

La ministre de l’eau,Christine Gbédji Vyaho (à droite) au cours de son discours

En ouvrant officiellement les travaux, la ministre en charge de l’eau, Christine Gbédji Vyaho, a levé un coin de voile sur les objectifs de l’atelier. Il s’agit  pour les participants au cours des trois jours que dureront les travaux, de valider le programme de renforcement des capacités des acteurs des institutions impliquées dans la gestion du projet, l’Accord-cadre pour la promotion du dialogue politique sur le bassin, le diagnostic de la situation de référence de l’utilisation actuelle de l’eau dans le bassin, de 3 projets pilotes de démonstration, des approches consensuelles de gestion transfrontalière de l’eau. Très satisfaite du travail accompli jusque-là, la ministre de l’eau, Christine Gbédji Vyaho, a tenu à saluer « l’ingéniosité »  des gestionnaires du projet pour leur sens d’anticipation dans la mise en place de l’accord-cadre de coopération. Une démarche importante puisque désormais, le projet bénéficie d’un portage politique des gouvernements. « Vous vous êtes donne les voies et moyens légaux pour sa conduite », a-t-elle signifié. Pour la suite, elle a indiqué que le cadre de coopération fera l’objet d’une formalisation à travers un document qui sera soumis à la signature des Ministres en charge de l’eau des pays concernés avant  la fin de l’année 2015 au prochain Conseil des ministres de l’Autorité du bassin du Niger (Abn).

En terminant son propos, Christine Gbédji Vyaho, a lancé un vibrant appel à toutes les structures impliquées dans la gestion du projet pour une recherche de financement complémentaire afin que le projet ait plus d’impact sur le terrain.

Les participants lors de l'ouverture des travaux

Les participants lors de l’ouverture des travaux

Avant le discours du Ministre, le Président du GWP/AO, Abel Afouda qui s’est aussi réjoui de la tenue de cet atelier en terre béninoise, a dit tout le bien qu’il pense du projet. En situant le contexte, il a signalé que du fait des aléas climatiques, la ressource eau se fait de plus en plus rare alors même que la demande est en nette croissance. Face à une telle situation, il convient de mieux connaitre la ressource et surtout de « proposer des outils consensuels pour son exploitation appropriée et efficiente dans un contexte transfrontalier. Sans doute, il a soutenu en tant qu’homme de science, que le projet qui constitue une réponse est « pertinent et très intéressant ». En finissant son intervention, il a formulé le vœu de voir les trois pays qui partagent la ressource eau,  l’exploiter au mieux et cela dans la paix et la quiétude pour le bien des populations.

Notons que le projet est financé par l’Union Européenne et qu’il vise une gestion concertée du bassin à travers l’établissement d’un cadre juridique et institutionnel, l’harmonisation des législations et des politiques nationales de l’eau et surtout, le développement d’outils d’aide à la décision.

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June 24, 2015

Cheikh tidiane fall, Coordonnateur de Water association (Iwa) : « Le développement de l’assainissement est illusoire en Afrique sans ressources humaines appropriées »

Le coordonnateur de International Water Association (Iwa), Cheikh Tidiane Fall, n’entrevoit pas le développement du secteur de l’assainissement sans des ressources humaines qualifiées. Dans cet entretien, il approfondit certaines questions soulevées lors de son intervention sur une session axées sur : « Engagements pour l’assainissement : réduire le manque de capacité professionnelle ».

 Lors de la 4ème édition de Africasan vous avez participé à la session « Engagement pour l’assainissement : réduire le manque de capacités professionnelles ».  Peut-on déduire qu’il y a un manque criant de ressources professionnelles dans le secteur ? 

C’est évident. Le secteur de l’assainissement est à la traîne des objectifs d’assainissement à atteindre et fait face à la détérioration due à un manque de concentration sur la durabilité. Les discussions post-2015 ont mis l’accent sur la durabilité à travers, par exemple, l’exploitation et l’entretien des installations. Cependant pour progresser durablement beaucoup de ressources (humaines et financières) sont nécessaires. Selon l’étude de l’International water association (Iwa) sur les écarts des ressources humaines -des évaluations effectuées dans 15 secteurs de Wash en Asie et Afrique dont le Sénégal- cette capacité en ressources humaines dans le secteur de l’assainissement est faible et l’arrivée future de professionnels de l’assainissement pose problème.

Pour dynamiser le leadership et l’action, les engagements sont nécessaires pour combler ce manque de capacité professionnelle de l’assainissement. Malgré ce constat, le tableau est inquiétant et sans une meilleure prise en compte de cette dimension relative aux ressources humaines, le développement du secteur de l’assainissement dans beaucoup de pays africains est illusoire. Certains pays ont élaboré des engagements sur ce plan, mais ceux-ci sont-ils clairs et transformables en actions ?

Pouvez-vous nous faire l’économie de votre présentation sur la capacité de l’assainissement en Afrique ?

La session organisée par IWA à AfricaSan 4 en collaboration avec Swa (Sanitation and water for all) visait à sensibiliser sur l’importance de s’occuper de la capacité professionnelle relative à l’assainissement au niveau national. Elle avait aussi pour objectif d’avoir des recommandations d’engagements réalisables  pour combler le manque de capacité professionnelle de l’assainissement.

En partageant les résultats de l’étude d’Iwa sur 9 pays africains (Sénégal, Niger, Mali, Burkina Faso, Ghana, Zambie, Afrique du Sud, Mozambique, Tanzanie), nous avons mis l’accent sur le fait que le secteur de l’assainissement n’est pas attractif pour différentes raisons. On peut citer les salaires qui ne sont pas compétitifs, la perception négative du travail, le manque de curricula spécifiques à l’assainissement dans les instituts de formation professionnelle, l’absence d’une stratégie nationale de développement des ressources humaines etc. Il est cependant possible de changer ce tableau sombre.

Comment combler le manque de capacité professionnelle dans l’assainissement ?

Il est indispensable, à partir d’une volonté politique au plus haut niveau, d’avoir dans chaque pays une stratégie nationale de développement des capacités de l’assainissement. Elle doit être axée sur les actions suivantes qui sont clairement mises en exergue dans l’étude d’Iwa : La clarification des responsabilités institutionnelles pour mieux prendre en question les ressources humaines d’une manière coordonnée au plan national, la coordination et la planification entre le secteur de l’assainissement et le secteur de l’éducation. Cela devrait permettre le développement de programmes d’études au niveau universitaire et professionnel basé sur les besoins du secteur de l’assainissement. Il faudra aussi améliorer l’image de l’assainissement pour attirer davantage de jeunes professionnels dans le secteur, tenir compte des besoins différents en zones urbaine et rurale, car dans cette dernière les installations sont moins complexes et les qualifications requises différentes, créer de nouveaux postes etc.

Quelle est la place des ressources bien formées dans  la prise en charge des besoins du secteur dans ce contexte de transition vers les Objectifs du développement durable (Odd) ? 

Il a été démontré lors de la session que les installations d’assainissement sont devenues plus complexes avec des innovations et un environnement changeant et exigeant. Pour les faire fonctionner, il faut des professionnels bien formés et très compétents. Malheureusement le secteur de l’assainissement est freiné dans son développement par l’insuffisance de ressources humaines de qualité. Le professionnel bien formé et motivé est au cœur du dispositif. Cet aspect doit être mieux pris en compte si on veut réellement améliorer les taux d’accès et permettre à un plus grand nombre d’Africains de bénéficier d’un assainissement amélioré afin de pouvoir vivre dans la dignité.

Propos recueillis par Idrissa SANE

 

 

 

June 1, 2015

Mise en œuvre de l’ATPC en Afrique :Quand l’expérience du Bénin fait sensation à AfricaSan 4 (764 villages certifiés FDAL en 8 mois)  

Alain TOSSOUNON (Envoyé spécial à Dakar)

A la conférence  AfricaSan4 de Dakar, tous les pays bénéficiaires du Fonds mondial pour l’assainissement  se sont retrouvés pour échanger dans le cadre d’un processus mutuel d’apprentissage dans la mise en œuvre de l’’approche de l’Assainissement Total  piloté par les Communautés (ATPC). Même si le Bénin est le dernier pays à s’engager dans cette approche, son expérience a produit des résultats satisfaisants salués par tous les participants. 

Les membres de la délégation béninoise à AfricaSan4

Les membres de la délégation béninoise à AfricaSan4cc

Les inventeurs de l’Approche ATPC ne l’ont jamais voulu figée mais dynamique. Chaque pays ayant la possibilité de l’adapter à son contexte et à ses réalités. C’est le principal message du panel de discussion portant sur le partage d’expériences entre le Bénin, Madagascar et le Togo à la 4e Conférence africaine sur l’Assainissement (AfricaSan 4).

En effet des trois pays, le Bénin est le nouveau-né de ce programme qui a commencé avec Madagascar il y a cinq ans. Mise en œuvre par l’Agence MCDI comme au Bénin, ce pays par qui l’ATPC a conquis le reste du monde et surtout l’Afrique, a commencé son expérience avec tâtonnements. « Il a fallu se remettre en cause, à chaque problème, on a cherché des solutions. On a appris beaucoup de nos erreurs », a confié Joséa Ratsirarson de MCDI Madagascar. Aujourd’hui, les résultats sont concluants et le pays ambitionne  d’en finir avec la défécation à l’air libre.  Selon lui, les secrets de la réalisation d’une telle vision sont relatifs à la capacité des acteurs de mise en œuvre, à inventer un  propre modèle. « Au lieu d’un modèle prédéfini, on a migré vers un modèle communautaire », soutient-il. Les leçons de l’expérience du Togo avec Unicef sont aussi édifiantes.  Au modèle type, le Togo a appris à faire le « déclenchement institutionnel » qui favorise la prise en compte des préfets, les chefs traditionnels et religieux…De même, la réussite de la mise en œuvre de l’approche passe par le suivi après les formations et la nécessité d’une culture de résultats. Surtout, nous apprend, Salami Fataou de Unicef Togo, « il faut éviter les formations en cascades » et mettre en place un système de suivi post-formation et à chaque étape faire l’évaluation.

Ainsi, dans ces deux pays ancêtres de l’ATPC, l’approche est devenue un outil efficace pour créer et étendre un mouvement pour lutter contre la défécation à l’air libre.

Un record de 764 villages certifies FDAL en 8 mois au Bénin

Un ménage déclenché dans un village du Bénin

Un ménage déclenché dans un village du Bénin

Faisant le même exercice de partage de l’expérience béninoise de mise en œuvre de l’ATPC, Achille Kangni du Ministère de la santé, a indiqué que tout a commencé dans un contexte marqué par l’insuffisance d’accès aux ouvrages d’assainissement pour plusieurs milliers de personnes. Avec une ancienne approche et des interventions des projets axés sur la subvention et latinisation, il eut fallu une révolution des mentalités pour s’engager dans une approche ATPC qui refuse toute subvention aux communautés. Mais,  le processus a pris corps lorsque, les autorités ont été déclenchées les premiers. Cela a conduit à l’intégration de l’approche dans la Stratégie nationale (SNPHAB), à la réorientation de la Proposition du Programme Pays GSF et son alignement avec la SNPHAB, la création d’un Comité National de Pilotage des programmes du sous-secteur de l’HAB et le verrouillage pour éviter la défécation a l’air libre institutionnelle.

Au total, une fois sur le terrain, la mise en œuvre de l’approche a permis d’obtenir en l’espace de 8 mois, 848 localités déclenchées pour 764 villages certifiés FDAL (Fin de la défécation à l’air libre) dans huit communes du Bénin. Au regard des résultats qui forcent l’admiration, Achille Kangni a indiqué que désormais, à l’horizon 2020, le Bénin sera tout entier certifié FDAL.  Pour y arriver, et en tenant compte des autres programmes et pour une couverture intégrale du pays, il faudra combler un gap de 27 millions d’Euro.

Impressionné par les résultats produits dans les trois pays, la représentante de l’Ouganda à  ce side event,  a indiqué appliquer une approche similaire fondée sur la mise sur table des évidences et le non gaspillage des ressources.

En conclusion, le fondateur de l’approche ATPC, Kamal Kar, a précisé que ce qui importe dans le processus, c’est la collaboration dans sa mise en œuvre. Pour lui, la diversité des organes de mise en œuvre offre un espace de construction et de combinaison des expériences. Ce qui a ses yeux enrichit l’approche.

May 30, 2015

Dr Théophile, administrateur provisoire de EAA : « Nous allons revenir à nos fondamentaux »

Propos recueillis par Idrissa SANE   

L’administrateur provisoire de l’Agence intergouvernementale panafricaine pour l’eau et l’assainissement pour l’Afrique ( Eaa), Théophile Gnange lie la crise que traverse l’institution au dysfonctionnement du modèle et de la vision de celui qui était à la tête de l’institution durant ces 4 dernières années. En conséquence, l’institution va revenir à ses fondamentaux pour continuer à aider les populations à prendre en charge leurs besoins en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement.

Dr Theophile, Administrateur provisoire de EAA

Dr Théophile, Administrateur provisoire de EAA

Monsieur l’administrateur provisoire de l’Agence intergouvernementale panafricaine pour l’Eau et l’Assainissement en Afrique (Eaa), votre institution a eu à traverser une crise. Comment cette crise a été gérée à l’interne ?

Je voudrais tout d’abord exprimer toute ma reconnaissance au Conseil des ministres et à son président, le ministre de l’Hydraulique, de l’Agriculture du Burkina Faso. Je voudrais également  remercier le gouvernement du Sénégal qui nous donne l’opportunité et au ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Sénégal  et au secrétariat d’Etat chargé de l’Hydraulique rurale, Diène Faye qui nous donnent  l’occasion de parler de EAA ou Ex-Crepa, qui est à sa 27e année d’existence.

L’institution EAA était confrontée à une crise majeure, à une crise profonde. Si une institution ferme ses portes pendant 8 mois cela veut dire que l’institution a traversé une crise majeure. Le Conseil des ministres  selon ses règles de fonctionnement a pu tenir un conseil des ministres extraordinaire, le 23 février 2015. Et, face à cette crise profonde, le conseil a pris des mesures profondes qui ont permis à EAA de revenir.

Si je suis ici pour présenter la vision, la contribution que EAA peut apporter au secteur de l’eau et de l’Assainissement, c’est grâce au Conseil des ministres qui a été tenu le 23 février 2015. Ce conseil a constaté des crises. Il a pris des décisions notamment en nommant comme administrateur provisoire pour un an et en me confiant cette administration provisoire. Le Conseil a voulu prendre quelqu’un de l’institution pour apporter au plus vite des changements opérationnels.

L’objectif de l’exercice c’est de dire que EAA est revenue. La crise est derrière nous. On ne sort pas  d’une telle crise pour atteindre 90 % de fonctionnement du jour au lendemain. Je pense que nous sommes sur la bonne lancée. Je remercie le gouvernement du Sénégal qui n’a pas voulu entrer dans la polémique. Le gouvernement a soutenu un de ses fils en 2010. Le gouvernement du Sénégal  par la suite a constaté que ce fils a failli. Je disais que l’institution  a été fermée. Si le gouvernement n’avait pas pris ses responsabilités, le 23 février 2025 on n’en serait pas là. Je voudrais le remercier d’avoir permis à ce que EAA puisse survivre. Sous les conseils des anciens, des partenaires, nous allons revenir aux fondamentaux de EAA, j’allais dire que nous allons  revenir aux fondamentaux du Crepa qui a toujours posé des actes pour les populations. En termes programmatiques, c’est d’aller à l’échelle communale, au niveau des sous-préfectures, de la base vers le haut pour fournir les services de l’eau et de l’assainissement aux populations.

 

Qu’est-ce qui est à l’origine de cette crise ?  

 

Les dettes sociales sont une conséquence directe de la crise que nous avons traversée. L’origine de la crise est simple. C’est la vision et le modèle de mon prédécesseur qui n’ont pas fonctionné peut-être c’est ce dysfonctionnement qui  nous a conduit à un défaut de paiement.

Je ne rentre pas dans d’autres détails mais c’est ce que je peux dire. Depuis 2013 et début 2014, on sentait venir cette crise. Parce qu’on arrivait plus à payer les fonctionnaires ni les agents. Ce sont des arriérés de salaires qui ont poussé les agents à observer une grève qui  a débouché sur le licenciement de 95 % du personnel. Le siège a fermé. Il a fallu le conseil des ministres de 23 février pour que le siège rouvre le 1er mars. Heureusement certains bureaux pays ont tenu, c’est ce qui nous a permis de redémarrer rapidement. On a repris le travail le 1er Mars. A moins de quelques mois on participe à Africasan  et on a pu organiser un Side Event. Je remercie les partenaires qui nous ont aidés à prendre part  à Africsan. Donc, c’est la vision et le modèle qui n’ont pas fonctionné.

 

Est-ce que les options de recherche de financement seront maintenues ?

Le conseil des ministres a pris ses responsabilités avec leur tête le gouvernement du Sénégal. C’est vrai que nous sommes dans une crise financière. Mais Eaa appartient aux gouvernements. Nous sommes en train de dérouler des stratégies auprès des gouvernements au plus haut niveau pour qu’ils nous apportent  l’appui nécessaire. Nous devons véritablement arriver à nous réconcilier pour que les partenaires puissent nous appuyer. Nous avons des ressorts pour rebondir parce que 27 ans d’expérience ce n’est pas rien. Il  y a beaucoup de choses qui ont été réalisées avant que Idrissa Doucouré  n’arrive à la tête de l’Institution. C’est pour cela que je dis que nous allons repartir sur nos de nouvelles bases. Nous allons revenir à nos fondamentaux. Nous allons faire appel à tous nos partenaires. Nous allons redoubler d’effort.

 

May 30, 2015

Hygiène menstruelle: Des élèves sensibilisés à briser les tabous

Florette MANEDONG (Cameroun)

C’est une initiative de Camerwash en partenariat avec Efacam, positive génération et Fapefe qui ont décidé de mener dans 02 établissements de la ville de Yaoundé, des causeries éducatives dans le sens de briser les tabous autour des menstruations. Ce en marge de la célébration de la journée internationale de l’hygiène menstruelle.

Photo de famille des élèves et les pairs éducateurs à la fin des activités

Photo de famille des élèves et les pairs éducateurs à la fin des activités

Aujourd’hui, sur le continent africain, une fille sur 10 ne va pas à l’école quand elle a ses règles. En inde, dans beaucoup de familles, et dans certaines familles musulmanes au Cameroun et ailleurs les femmes n’ont pas le droit d’entrer dans la cuisine pendant le temps de leurs règles, et tout ce qu’elles touchent sera nettoyé. Certains les enferment dans une chambre pendant des jours. Interdit également d’entrer dans un temple. Il y en a même un, au Kerala, qui interdit toute femme d’y mettre un pied entre le jour de ses premières règles adolescentes et sa ménopause ! L’hygiène menstruelle reste un sujet tabou.
Pourtant, il faut en parler. Le Water supply and sanitary collaborative council (Wsscc) considère que l’ignorance des besoins des femmes qui ont leurs règles représente une violation de leurs droits. Pour faire tomber le tabou qui entoure ce phénomène, il faut tout d’abord transmettre aux femmes et aux filles les informations et les connaissances qui leur permettront de parler librement de leurs menstruations. Ensuite, il faut satisfaire les besoins d’ordre pratique liés à leurs règles, tels que l’intimité, l’eau pour laver leurs vêtements, et des endroits où faire sécher les vêtements partout où des filles et des femmes jouent, étudient, travaillent ou se détendent. Ceci implique également de leur fournir des installations adaptées pour l’élimination décente des serviettes souillées.
Etre fières et non honteuses
C’est pour satisfaire à cette première exigence qu’un groupe d’Organisation non gouvernemental (Ong), notamment Camerwash et ses partenaires, ont décidé de sensibiliser les élèves et écoliers de 2 établissements scolaires de la ville de Yaoundé. Ce sont donc les écoliers de la classe de Cm2 de l’école primaire et maternelle bilingue privée Noula situé à Nkomo-awaé au lieu dit maison rouge et les élèves du collège Sigmund Freud, du quartier Mendong à Yaoundé ont bénéficiers des précieux conseils des paires éducateurs desdites associations les 18 et 19 mai 2015 dernier. Leur démarche s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée internationale de l’hygiène menstruelle qui se célèbre les 28 mai chaque année. Ils ont souhaité tenir leur activité en prélude à cette journée.
Ils ont de ce fait, articulé leurs présentations autour de la gestion de l’hygiène menstruelle. C’est ainsi que, les jeunes gens ont pu apprendre que, selon le Wsscc, Le cadre de gestion de l’hygiène menstruelle (Mhm) englobe trois dimensions interdépendantes de la gestion hygiénique des menstruations. Il s’agit dans un premier temps de briser le silence en promouvoir la compréhension du cycle menstruel comme un fait de la vie et un élément biologique féminin distinct dont les femmes doivent être fières, et non honteuses. Les jeunes filles doivent de ce fait être encouragées à s’exprimer et à discuter de ce phénomène biologique de manière enrichissante et positive afin de les préparer psychologiquement et physiquement à l’apparition de leurs règles et aux périodes de menstruation à venir. Selon le Coordonateur National de CAMERWASH, Leclère DIFFO, « l’activité organisée dans les deux établissements à Yaoundé, va s’intensifier à travers le pays, et qu’il invite toutes les organisations œuvrant dans le secteur de la santé humaine et du genre à se joindre à eux».
Préoccupations
Deuxièmement, gérer les menstruations de manière sûre et hygiénique, en s’assurant de la disponibilité d’une eau salubre en quantité suffisante, de produits de nettoyage et de lavage, ainsi que d’ espaces privés permettant de gérer les menstruations de façon hygiénique, dans l’intimité et avec dignité, au sein des foyers et dans les espaces publics. Et enfin, promouvoir des solutions sûres en vue de la réutilisation et de l’élimination, en s’assurant que des systèmes de réutilisation des serviettes hygiéniques, de collecte et d’élimination des déchets menstruels ne présentant aucun danger pour l’environnement sont mis en place. Des conseils sur le mécanisme de fonctionnement du cycle menstruel ainsi que de la puberté ont également été apportés aux élèves à leur demande. Ces derniers ont également été fortement préoccupés par les douleurs pendant les règles, à quel âge une fille devrait avoir ses règles et à quel âge ceux-ci disparaissent. Au terme de leurs échanges, des messages pour briser le silence autour des menstrues ont été rédigés avec l’aide de pairs éducateurs.

May 28, 2015

Africasan4: Ngor declaration aims to eliminate open defecation by 2030

                                                            By Babatope Babalobi

Rising from the three day 4th African Sanitation and Hygiene Conference tagged “AfricaSan4″ African leaders  have  issued the “Ngor Declaration on Sanitation and Hygiene” which aims to achieve  universal access to adequate and sustainable sanitation,  safe hygiene services and eliminate open defecation by 2030.

They also reaffirmed their commitment to the human right to water and sanitation for all for all Africans, and pledged to work towards progressively  eliminating inequalities that currently deny about 547m people in Africa access to safe sanitation.

Another major highlight of the declaration is a commitment by countries to fund sanitation and hygiene budget to a minimum of  0.5% of GDP by 2020.

The triennial AfricaSan organised by the African MinistersCouncil on Water  (AMCOW) aims to address Africa’s sanitation challenge including helping agencies and governments shape strategies for action at many levels.  Mainly attended  by sanitation technical experts, it provides a forum to to exchange lessons, to identify approaches and technologies that work best in their local circumstances.  This 4th AfricaSan water held in Dakar, Senegal, this week.

Text of the Ngor Declaration on Sanitation and Hygiene” Adopted by the African Ministers responsible for sanitation and hygiene on 27 May 2015 at AficaSan4

Preamble
We, the Ministers and Head of Delegations responsible for sanitation and hygiene in Africa, together with senior civil servants, academics, civil society, development partafricasan4ners and private sector at the 4th African Conference on Sanitation and Hygiene (AfricaSan), convened by the Government of Senegal with support from the African Ministers’ Council on Water (AMCOW) in Dakar, Senegal, May 25-27, 2015

  1. Recognizing that while an estimated 133 million people living in Africa gained improved sanitation since 1990, the level of progress has not kept pace with demograpic change; many countries do not have adequate high-level leadership, financial and human resources to implement existing policies, fail to tackle equity, do not build, manage or maintain sanitation system and services, or create the large-scale hygiene behaviour change;
  2. Mindful that an estimated 61% of people living in Africa do not have access to improve sanitation and that 21% still defecate in the open;
  3. Noting that this lack pf access to improved sanitation together with poor hygiene practice result in a huge burden of disease and that the associated economic, human,social,health and environmental costs are a major burden on African countries;
  4. Reaffirming the human right of safe drinking water and sanitation for all;
  5. Welcoming the aspiration of the draft Sustainable Development Goals which include an explicit target to “By 2030, achieve access to adequate and equitable sanitation and hygiene for all and an end to open defecation, paying special attention to the need of women and girls and those in vulnerable situations” committing to integrating these in national policies and plans;
  6. And recognizing that the time has come to incorporate the lesson from the eThekwini commitments and replace them by the “Ngor Declaration on Sanitation and Hygiene”, setting out in particular clear indicator for monitoring progress;

The Vision articulated by African Ministers responsible for Sanitation and Hygiene at African 4, Dakar, Senegal, is summarized below:
Achieve universal access to adequate and sustainable sanitation and hygiene services and eliminate open defecation by 2030.
Commitments
To realise this vision, our governments commit to:-

  1. Focus on the poorest, most marginalized and unserved aimed at progressively eliminating inequities in access and use and implement national and local strategies with emphasis on equity and sustainability;
  2. Mobilise support and resources at the highest political level for sanitation and hygiene to disproportionately prioritize sanitation and hygiene in national development plans.
  3. Establish and track sanitation and hygiene budget lines that consistently increase annually to reach a minimum of 0.5%GDP by 2020;
  4. Ensure strong leadership and coordination at all levels to build and sustain governance for sanitation and hygiene across sectors especially water, health, nutrition, education, gender and the environment;
  5. Develop and fund strategies to bridge the sanitation and hygiene human resource capacity gap at all levels;
  6. Ensure inclusive, safely-managed sanitation services and function hand-washing facilities in public institutions and spaces;
  7. Progressively eliminate untreated waste, encouraging its productive use;
  8. Enable and engage the private sector in developing innovative sanitation and hygiene products and services especially for the marginalized and unserved;
  9. Establish government-led monitoring, reporting, evaluating, learning and review systems;
  10. Enable continued active engagement with AMCOW’s AfricaSan process.

We further call on:

  1. All people living in Africa, especially the youth, to utilize and maintain sanitation and hygiene services with propriety and dignity;
  2. AMCOW to prioritize and facilitate adequate resourcing for sanitation and hygiene by mobilising dedicated, substantive new sources of financing;
  3. AMCOW to facilitate the establishment and management of systems and processes for performance monitoring and accountability against the Ngor Declaration;
  4. Training institutions in Africa to strengthen local capacity to deliver appropriate services in line with demand;
    research institutions in Africa to strengthen the evidence base and develop innovative locally appropriate solutions;
  5. Civil society in Africa to forge a cohesive, coherent and transparent vision and strategy to work with all stakeholders to achieve the Ngor Declaration;
  6. Traditional institutions, religious leaders and faith based organisations to strongly support equitable sanitation and hygiene activities in their communities;
  7. The private sector to increase its engagement in the entire sanitation and hygiene value chain to improve innovation and efficiency;
  8. Development banks, donors and partners to increase their support to government led efforts for universal access to sanitation and hygiene and to match this financial support with responsible accountable engagement.

And in recognition of this we make this declaration in Ngor, Dakar on 27th May, 2015,

May 27, 2015

Hadi Jagué, formatrice  en gestion de l’hygiène menstruelle : C’est tout à fait naturel et humain de parler de menstrues aux filles

Enseignante à la retraite et formatrice  en gestion de l’hygiène menstruelle sur le site de Louga (Sénégal), Hadi Jagué a plus de cent (100) ans. Dans cet entretien, elle revient sur tout le mystère qui a entouré la question des menstruations. Après une reconversion des mentalités, elle  invite désormais les femmes à parler à leur fille d’hygiène menstruelle.

 

Hadi Jagué, enseignante et formatrice  en gestion de l’hygiène menstruelle

Hadi Jagué, enseignante et formatrice en gestion de l’hygiène menstruelle

Parlez-nous de votre première discussion relative à l’hygiène menstruelle avec vos enfants ?

Cela n’a pas été facile à cause du poids des traditions. Ma mère ne m’a jamais parlé. Je suis enseignante mais j’ai hérité de cette construction sociale. C’est incroyable, je n’ai jamais pu parler à ma fille. Il y a des mots, des expressions et des termes qui ne pouvaient pas sortir de ma bouche. Mais après la formation, on a brisé le silence. On a pris notre courage à deux mains, j’ai fait d’abord un test. J’en ai parlé autour de moi et cela a marché. J’en ai parlé à mes petites filles et  à mes élèves et j’ai constaté que l’information est passée. J’ai alors élargi mes champs d’action, mes élèves ont écouté et je me suis dit que cela peut marcher. J’y ai cru. Aujourd’hui nous sommes en train de sillonner les départements de Louga qui sont au nombre de trois pour prêcher la bonne nouvelle.

 

Quels conseils avez-vous à l’endroit des mères qui n’ont pas encore le courage de discuter de ce sujet avec leurs filles ?

Ce n’est pas difficile. On dit souvent qu’on veut uriner. C’est un besoin naturel. On dit aussi qu’on va aux toilettes. Ce n’est pas ridicule. On dit bien à sa fille d’aller faire sa toilette. Il faut bien trouver les mots. Donc, pourquoi ne peut-on pas lui dire qu’elle est à un tournant de sa vie et la préparer à l’arrivée des règles à l’âge de 12, 13 ou 14 ans. Pourquoi ne peut-on pas dire « Est-ce que tu as vu tes règles ». C’est tout à fait naturel et humain. Et je ne vois pas pourquoi il y a un mystère autour des menstrues d’autant plus que c’est la société dans ses démembrements qui rend les choses difficiles. Il n’y a aucune difficulté à demander à ses enfants si elles ont déjà eu leurs règles. Et leur donner des conseils pratiques lorsqu’elles les auront car avoir ses règles, c’est avoir l’espoir d’être mère, c’est avoir l’espoir de porter un enfant et d’être heureuse dans la vie.

 

Propos recueillis par Makéba Tchibozo

May 27, 2015

Menstrual hygiene management: Talk about to improve girls’ awareness and education!

by Makeba TCHOBOZO IN Dakar, Senegal

On Sunday, in order to break the silence on menstrual hygiene management, UN Women and WSSCC organised a panel to discuss: « gender, hygiene and sanitation: impact of public policies on menstrual hygiene management ». This meeting which was in the framework of AfricaSan4 and held in UN Women premises in Dakar has gathered experts, MPs, representatives of ministers, CSO members, NGOs as well as the media.

Briser le silence autour de l'hygiène menstruelle

Briser le silence autour de l’hygiène menstruelle

« The day I got my first period, I was ashamed. I told my father that I was dying. He told me that I have rather become a woman. I could not talk about it with my mother, because I have never discussed this issue with her ». This heartbreaking testimony of a participant to this panel raises the whole issue of lack of communication and issues related to menstrual hygiene management in African societies. For her, this session provided an opportunity and a discussion platform to finally break the taboo around the issue. For Mrs. Fatou Wade, the Senegalese Parliament vice-chair, this meeting is welcome to promote discussions with people and advocate to public authorities to improve girls’ life. The success of our advocacy work requires facing challenges such as silence, taboos, shame surrounding menstrual hygiene simply because unfortunately again, menstruation means isolation. «it’s difficult to talk about menstruation », pursued the representative of the ministry of environment and sustainable development.

To avoid making a mountain out of a molehill so that menstruations become an obvious and simple issue, communication is the best strategy « It’s all about communication involving all of us: men, women, young girls…… ». It is the opinion of the various panel members that mothers must discuss this issue with their daughters before the first periods. Communication action must go beyond family to reach NGOs. It is also necessary to jointly work within sexual education programmes and ensure that menstrual hygiene issues are taught in schools.

According to Mariame Dem from WaterAid, many beliefs surround menstruations. That’s why it must be « a father and mother issue. Rather than an issue, see it as an opportunity to improve our girls’ education through new communication tools».

Makéba Tchibozo

May 26, 2015

As we scoop from a crack water reservoir Water scarcity the Order of the Day

As we scoop from a crack water reservoir
Water scarcity the Order of the Day
By Mustapha Sesay
Mustaphasesay25@yahoo.com

How long will the city of Freetown continue to depend on a dying water reservoir to provide clean and affordable water for over one million of its inhabitants that are living in deprived communities in various parts of the city.
Every year at the peak of the dry season, access to pure and affordable water, is a very serious problem that authorities at the Water Ministry and the Guma Valley Water Company have not been able to address despite the erection of water tanks in various parts of the city and the setting up of a commission to regulate the supply and distribution of water in the country.
One major reason for this is that as a result of man’s activities, the ecosystem and the biodiversity in the Freetown Peninsular are vanishing at an alarming rate. This is mainly due to the uncontrolled and uncoordinated human activities in the Peninsular. Such activities include the use of the power saw machines for the cutting of trees and other vegetation around the demarcated forest reserves. the burning of wood for charcoal, construction of dwelling places, illegal sale of land, and mining construction at quarries by multi national companies
With this water crisis, children and women continue to bear the brunt associated with fetching water from one part of the city to the next. At the points where few available tapes are running, people cluster in long lines waiting for hours or throughout the nights to secure gallons of water for domestic consumption. It is like keeping a vigil throughout the night as some of these places are so congested that some would hang around these places while others would be busy forcing their way to acquire water. This to many has a lot to do with the spreading of various diseases more so the Ebola Virus diseases as people in their quest to force their way into the crowd have no option but to have bodily contact.
The peak of the dry season is a crucial moment for Sierra Leoneans to trek for water as the hot burning sun is responsible for excessive consumption or use of water in the homes. This inability of the stakeholders to ensure that the population have access to clean and affordable water at this time has exposed the dying water reservoir that we still depend on rather than finding alternative dams outside the city of Freetown as there is massive construction of dwellings places at the Guma Valley catchment and Babadorie reservoir thereby exposing the pipes to adverse conditions. The Babadorie Reservoir is far below the water level as the Sugar Loaf Water Reserve is dried up and cannot supply water to the dam.

It is a year now since I made a tour of the various water dams and the Guma Valley water system that provides water to the city.
During my visitation, it was heart bleeding to see the deplorable nature of our dams and water system that is not only polluted by the burning of the forest around these areas and the rubbish contaminating the water but also the massive encroachment of the land around these areas resulting in deforestation and rapid evaporation of the water from the dams.
It is unfortunate that majority of the inhabitants of the city cannot make it to some of these places where these dried up dams are to see for themselves so that they have an insight of where the city is heading if immediate measures are not put in place now to ensure that we are talk with one voice of addressing the trouble as the ecosystem and the biodiversity in the Freetown Peninsular are vanishing at an alarming rate. .
Many a time, people are been busy talking about the construction of a new dam. That one is in place but with investigation conducted, one can state that although it is a proposed site, there is already encroachment of this place and most of those involved are not the poor and marginalized but the wealth who have the influence to have their way in everything.
The issue of digging bore holes in the city must be given a lot of consideration as there is the possibility of doing so closer to pit toilets. The city is so congested with poor sewage facilities even in the heart of the city where there are reports of sewage overflowing the streets.
Speaking with some stakeholders about these controlled and unresolved problems, the same old stories are narrated like, operating old dams, cutting of pipes, increase in the population, encroachment of land around the catchment areas and a host of others but the actual solution is still unresolved.
We are aware that water is life and a natural gift. There is the need for measures to be put in place to protect and improve on the water supply system.
Awareness should be raised to stop the encroachment on the catchment areas and ensure and those found wanting must be punished and property sized so as to discourage others.
If Freetown is to address the issue of water scarcity, we must now be thinking on new dams outside the city of Freetown. WATER TREATMENT PLANT AT HILL STATION

May 26, 2015

From eThekwini to Ngor: a bumpy road for sanitation

By Raphael Mweninguwe in Daker, Senegal

The road from eThekwini in Durban, South Africa to Ngor, in Daker, Senegal has been a very rough and bumpy one in as far as improving access to billions of people in Africa is concerned, experts admit.

20150526_114219[1]eThekwin is where African Ministers and experts met in 2008 to commit themselves to improving the sanitation and hygiene in Africa. Since then little progress has been done.

The Snegalese Preaident Macky Sall said Tuesday when he opened the the 4th African Conference on Sanitation and Hygiene in Daker that the road from eThekwina has not been in vain. He said some achievements have been made but the road has been bumpy.

He said as Africa now changes its road map from eThekwini to Ngor “I dont think we will miss another opportunity to have our people fail to have access to improved sanitation.”

“As we come up with new Sustainable Development Goals (SDGs) after 2015 Africa can no longer afford to miss again on the SDGs by 2030,” he said.

The eThekwini Declaration included a number of commitments such as bringing the messages, outcomes and commitments made at AfricaSan 2008 to the attention of the African Union; and establishing, reviewing, updating and adopting national sanitation and hygiene policies within 12 months of AfricaSan 2008.

There were a number of further commitments made including financing and monitoring of progress of the commitments themaelves.

Unfortunately water, sanitation and hygiene (WASH) sector is the least funded of all the sectors by a mojority of governments in Africa. This explains why the eThekwini Declaration has failed to meet the desired goals.

The Ngor Declaration which will officially come out on Wednesday after African Ministers’ meeting will likely to face the same funding challenges as the eThekwini Declaration mainly because political will is lacking within the WASH sector.

African Ministers’ Council on Water (AMCOW) Executive Secretary Bai-Mass Taal explained that the eThekwini Declaration has come to an end with the AfricanSan4 Conference in Daker. He said the name Ngor came in after the Senegalese Minister opted for the name instead of the original agreed name of Teranga Declaration.

Taal said the sanitation and hygiene remains a challange to one third of people in the continent whom he said are without proper toilet facilities.

He said access to safe sanition remains a challenge and he said there was need for political will to achieve sanitation for all by 2030.

Catarima de Albuquerque President of the Sanitation for All (SWA) although contries have been tracking and monitoring progress on the eThekwini Declaration there are still a lot of things that need to be done.

She said an estimated 1.1 billion people in Africa are without toilets and these she said are the people who help themselves openly.

She said monitoring and follow-up is important in sanitation and as a result putting in place proper sanitation monitoring systems are key.

It now remains to be seen whether the Ngor Declaration will be translated into actions. Otherwise the road after Daker will still remain bumpy.

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