Archive for ‘WASHnews’

April 19, 2015

Conférence de presse sur la 1er Edition du SIMED : Les organisateurs se disent prêts

Amani Mounkaïla (Niamey)

Le comité d’organisation  du Symposium International des Médias pour le Développement durable à l’horizon 2030 (SIMED), a animé le jeudi 16 avril 2015, une conférence de presse à la Maison de la Presse de Niamey pour informer et sensibiliser les medias et les différents acteurs des objectifs du SIMED, les conditions de participation et la contribution de tous les acteurs pour la réussite de cette grande rencontre prévue pour se tenir du 3 au 5 mai prochain à Niamey. C’était en présence de tous les partenaires techniques et financiers, Water-Aid, EAA, Airtel-Niger, SPEN, Aide et Action, SNV, Swissaid, Oxfam, Plan-Niger, PNUD

Les officiels au cours de la conférence de presse

Les officiels au cours de la conférence de presse

Le président du SIMED, M. Ousmane Dambadji a à travers sa communication, expliqué les contours de la rencontre de Niamey, les objectifs et les conditions de participation. Il a interpellé les journalistes dans la nécessité de s’investir plus dans le développement au profit des populations. Selon Ousmane Damdadji, la rencontre de Niamey sera en engagement des médias pour un monde meilleur.

En effet, cette première édition de SIMED est une approche participative née d’une concertation des journalistes de plusieurs pays, organisée par le REJEA et le RENJED soutenue par les partenaires aux développements.

Cette rencontre vise en autres objectifs de permettre aux journalistes de réfléchir pendant les trois jours, afin de prendre des engagements pour soutenir les Etats dans la mise œuvre des objectifs post-2015.

Cependant, les différentes analyses ont démontré qu’au 31 décembre 2015, échéance des réalisations des  OMD pour la réduction de l’extrême pauvreté et la faim ; l’assurance d’une éducation primaire pour tous ; la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ; la réduction de la mortalité infantile ; l’amélioration de la santé maternelle ; le combat contre le VIH-sida, le paludisme et d’autres maladies et la lutte pour un environnement durable ne seront pas atteint dans l’ensemble.

Mais ce qui est important pour les OMD, c’est la prise de conscience, par les Etats et l’opinion publique, des souffrances et des conditions de misère extrême endurées par un grand nombre d’individus. Les chiffres révoltants en termes de mortalité maternelle et infantile, le taux d’éducation extrêmement bas dans bon nombre des pays et du faible taux d’accès à des services d’eau et d’assainissement ont incité les gouvernements africains à prendre des engagements publics visant à améliorer le sort des populations cibles et d’impliquer la société civile aux cotés des Gouvernements afin d’atteindre ces objectifs.

Même si le bilan de la réalisation des OMD à quelques mois de l’échéance affiche des progrès significatifs à travers le monde, il n’en demeure pas moins que beaucoup reste à faire, particulièrement en Afrique subsaharienne. Ainsi, les dirigeants du monde, sous l’égide des Nations Unies, ont travaillé dans la mise en place d’un programme post-2015 avec une échéance de 2030 dont l’adoption est prévue en septembre 2015.

Les Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union Africaine, réunis lors de la 22ème session ordinaire de la Conférence de l’Union le 31 janvier 2014, sont unanimes sur une position commune africaine qui abordera de nombreuses problématiques telles que, mettre fin à la pauvreté et à la faim, l’amélioration de la santé et l’éducation, bâtir des villes plus durables, combattre le changement climatique.

Toutefois, les analyses ont démontré aussi que lors de la réalisation des OMD 2015, les médias ont joué un rôle peu actif dans la sensibilisation des acteurs pour une plus grande participation aux échéances prévues. Pour cela l’agenda 2015-2030 compte impliquer les médias dans la réalisation des objectifs 2030 d’où l’initiative du Symposium International des Médias pour le Développement Durable à l’horizon 2030.

Les engagements qui seront pris vont être remis au Président de la république, Mahamadou Issoufou, qui les remettra à son tour à ses pairs africains.

Au cours de cette conférence de presse, plusieurs partenaires au développement ont pris la parole pour réitérer leur engagement à soutenir le SIMED pour sa bonne réussite. Des questions et réponses des journalistes ont permis aux participants de comprendre les enjeux du SIMED.

April 3, 2015

Symposium International des Médias pour le Développement durable (SIMED) : Les acteurs se préparent

Amani Mounkaïla (Niger)
Le mercredi 1er avril 2015, le Réseau des journalistes pour l’eau, l’hygiène et l’assainissement (REJEA) et le Réseau nigérien des journalistes pour l’éducation et le développement (RENJED) ont initié une rencontre avec les Partenaires Techniques et Financiers du secteur de l’eau et de l’assainissement au siège de l’Agence Panafricaine Intergouvernementale EAA « Eau et Assainissement » en Afrique. Le but de cette rencontre et d’échanger avec les partenaires du secteur de l’eau et assainissement sur l’évolution des préparatifs et recueillir leur avis et suggestion pour la bonne organisation du symposium prévue pour se tenir du 3 au 5 mai 2015 à Niamey.

Les membres du RENJED avec les partenaires

Les membres du RENJED avec les partenaires

Au nombre des partenaires présents, nous avons WaterAid, SNV, EAA, SEEN et Eau Vive. Les différents partenaires ont tour à tour donné leur avis sur la grande rencontre de Niamey et ont exprimé leur adhésion pour la bonne marche de ce rendez-vous international.
En effet, l’objectif des organisateurs de ce symposium est d’accompagner les gouvernements africains et au-delà dans la mise en œuvre des politiques publiques de développement dans les secteurs sociaux de base. Cette motivation résulte aussi de l’engagement des Partenaires techniques et financiers d’accompagner les médias nationaux et internationaux à s’investir pleinement dans le développement durable.
Notons que les Objectifs du Millénaires pour le Développement ne seront pas atteints par beaucoup de pays. Cette situation pousse les Nationaux Unis à s’engager dans une nouvelle dynamique post -2015 pour le bien être de la population mondiale.
C’est pourquoi, la contribution des médias dans la mise en œuvre des politiques nationales va permettre de réduire les inégalités pour la fourniture inclusive et équitable des services sociaux de base du Programme de Développement Durable Post 2015 thème principal du symposium.
Plus de 400 participants remettront à son Excellence, le Président de la république du Niger Issoufou Mahamadou, les engagements des médias pour accompagner les objectifs post 2015. Le président du Niger transmettra à son tour ces engagements à la 70e conférence des Nations Unis en septembre 2015.

March 31, 2015

ACCES AUX SERVICES D’EAUX, HYGIENE ET ASSAINISSEMENT D’ICI 2030 : L’appel de WaterAid et de World Vision aux dirigeants ouest africain

Par Jacques Ngor SARR (Sénégal)
La célébration aujourd’hui de la 22eme Journée Mondiale de l’Eau a offert l’occasion aux bureaux régionaux de WaterAid et World Vision Afrique de l’ouest de lancer un appel aux dirigeants concernés pour appuyer l’ambitieux objectif sur l’accès aux services d’eau, hygiène et assainissement pour tout ouest africain d’ici à l’an 2030.
Marième Dem Esther Lehmann-Sow_2
Dans un communiqué conjoint les deux bureaux régionaux demandent aux gouvernements de soutenir le but 6 des Objectifs de Développement Durable proposés, les cibles et indicateurs sur l’accès universel à l’eau potable et aux meilleurs services d’hygiène et d’assainissement. Mais aussi à améliorer l’accès à des infrastructures d’assainissement qui sont propres, selon le genre et dotées d’eau potable surtout pour les filles en période de menstrues et d’intégrer l’accès à l’eau et l’assainissement dans les stratégies nationales et régionales de réduction de la pauvreté.
Selon les deux organisations, l’Afrique ne peut pas se permettre d’ignorer la crise du secteur de l’eau et l’assainissement et son impact quotidien sur la vie, la santé, les moyens d’existence et les chances de vie de ses populations. En effet, L’Afrique de l’ouest enregistre 102 millions de personnes qui n’ont pas accès à l’eau contre un chiffre plus alarmant de personnes sans assainissement de l’ordre de 244 millions ! Ces chiffres retardent le développement dans la mesure où ils prennent annuellement 5% du PIB des pays. Aussi, cette situation est la cause principale des maladies diarrhéiques qui ont couté la vie à 400.000 enfants par an au cours des dernières années.
La fourniture des services d’eau et d’assainissement à tout africain est très bénéfique au continent. Chaque année en Afrique au sud du Sahara, environ 400.000 enfants meurent chaque jour de diarrhée.
Selon la directrice régionale de WaterAid, Mariame Dem «Seule la réalisation d’un accès universel à l’eau potable peut mieux et véritablement témoigner le début effectif de réalisation des promesses de la région en matière de progrès et de développement». Elle déclare que «les statistiques de 102 millions de nos compatriotes ouest africains sans accès à l’eau potable assainissement montrent que le chemin est encore long mais heureusement et pour la première fois, il y a une lueur d’espoir. Avec plus de 1.000 enfants africains de moins de cinq ans qui meurent chaque jour par manque d’eau et d’assainissement, l’échec n’est pas permise aux africains. Parce que nous devons coute que coute réaliser cet objectif, soutenir l’objectif de développement durable axé sur l’eau et l’assainissement représente une opportunité à ne pas manquer».
La directrice régionale de World Vision en Afrique de l’ouest Esther Lehmann, quant à elle déclare que « plus de 50.000 africains participent aux marches pour démontrer l’importance de ces services la nécessité de les satisfaire. En effet, les africains ont conscience et comprennent que le manque d’eau et d’assainissement porte préjudice à leur santé, productivité économique, l’éducation de leurs enfants, droits des femmes; autrement dit, l’eau et l’assainissement jouent un rôle critique dans tous les secteurs du développement. Vous comprenez donc aisément pourquoi les progrès en matière de fourniture de ces services de base auront un impact important sur le continent et ses populations ». L’Afrique de l’ouest compte aujourd’hui 102 millions de personnes (soit 31,5% de la population) sans accès à l’eau potable, contre moins de 244 millions de personnes (75%) sans assainissement.
Pour immédiatement surmonter ces problèmes, les représentations régionales de WaterAid et World Vision en Afrique de l’ouest lancent l’appel aux dirigeants de la sous-région pour soutenir le but 6 des ODDs, ainsi que la cible et les indicateurs sur l’accès universel à l’eau potable et aux services améliorés d’hygiène et assainissement, et l’accès universel à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement qui est essentiel pour mettre un terme aux décès évitables d’enfants et améliorer la santé infantile en Afrique de l’ouest. Mais aussi pour intégrer la durabilité des services dans les politiques et qualité des technologies et des modèles et incorporer l’éducation à l’hygiène (surtout le lavage des mains aux moments critiques) dans les programmes d’études entre autres.

March 31, 2015

SECURISATION DES BESOINS EN EAU DE DAKAR ET DE CERTAINS CENTRES URBAINS: 75 % du financement des 600 milliards de F CFA bouclés pour les grands travaux

Par Idrissa Sane (Sénégal)
Le financement des ouvrages hydrauliques devant concourir à sécuriser les besoins en eau de Dakar et de certaines villes est bouclé à 75 %. Le plan global de financement est évalué à 600 milliards de francs Cfa. Déjà une 3e Usine sera construite à Keur Momar Sarr et mise en service en 1019. Elle aura une capacité de 200.000 mètres cubes par jour.
Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Sénégal, à travers la Société Nationale des Eaux du Sénégal (Sones), s’attaque à l’approvisionnement à moyen et long terme de Dakar et quelques centres urbains. Aujourd’hui, les autorités tirent un bilan très satisfaisant sur le plan de la mobilisation des ressources financières pour la construction d’une série d’ouvrages hydrauliques devant concourir à couvrir les besoins actuels et futurs de Dakar et de certaines villes. « Globalement, sur les 600 milliards F Cfa nécessaires aujourd’hui, le plan de financement est bouclé à 75% », révèle le Directeur général de la SONES, Charles Fall. Les partenaires comme la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement, la Banque ouest africaine de développement, la Banque africaine de développement, entre autres, vont accompagner le Sénégal dans la mise en œuvre des ouvrages hydrauliques.
C’est ce qui ressort de la présentation d’une étude liée à la construction d’une 3e usine de traitement, dans le périmètre de Keur-Momar Sarr.
La réalisation de cette infrastructure entre dans les perspectives de couvrir les besoins actuels et futurs de Dakar et des centres urbains. « Si rien n’est fait, nous allons revivre le déficit. C’est pour cela, nous avons pensé sécuriser la demande en eau de Dakar au moins jusqu’à l’horizon 2035 en allant vers un programme beaucoup plus ambitieux avec entre autres, la construction d’une 3e Usine à Keur Momar Sarr », a justifié le Directeur général de la SONES, Charles Fall. L’usine coûtera 203 milliards de francs Cfa et sera livrée en 2019. Selon les techniciens, du Groupe Merlin, le déficit pourrait atteindre 100.000 mètres cubes par jour dans les années à venir. Aujourd’hui, selon le conseiller technique au ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Moussa Sané, l’Etat a pris l’option de travailler sur des projets pouvant assurer la disponibilité des services sur une période plus longue. La réactualisation de la demande aidera à fournir plus d’informations pour une mobilisation rationnelle des ressources souterraines. «Cette étude de la réactualisation de la demande de la ressource en eau tient compte des nouveaux investissements mais aussi de la nouvelle stratégie du ministère qui voudrait dans un horizon temporaire proche préserver tout ce qui est ressource souterraine », précise le Directeur général de la SONES, Charles Fall.
Deux usines de dessalement de l’eau de mer
Au juste, la réduction de la pression sur les nappes remettent au goût du jour le dessalement de l’eau de mer qui, du reste, est une alternative coûteuse mais viable. En réalité, elle cadre avec le souci de la prise en compte des besoins des générations. De façon concrète, deux usines de dessalement seront construites, une aux Mamelles, l’autre sur la Petite Côte. «Nous avons des programmes de dessalement de l’eau de mer. Une usine sera construite par JICA sur le site des Mamelles, elle aura une capacité de 50.000 mètres cubes par jour et sera mise en service entre 2020 et 2021. En plus de cela, une deuxième usine de dessalement sera positionnée sur la Petite Côte et aura une capacité de 50.000 mètres cubes», avance le Directeur général de la SONES, qui précise : «Pour le dessalement de l’eau sur la Petite côte, nous allons le conduire sous le format de partenariat public-privé. L’Etat, avec l’appui de la Banque mondiale apportera la garantie financière en faveur de l’opérateur qui sera recruté par appel d’offre internationale ». A cela s’ajoute la construction de 7 forages à Tasset, et à Thiès pour une production de 20.000 mètres cubes et d’une dizaine de forages à Dakar et dans la zone de Pout.

March 31, 2015

SECTEUR DE L’EAU : La société civile exige plus d’effort en matière de gouvernance

Par Idrissa SANE (Sénégal)
Le président du Partenariat national de l’eau du Sénégal ( Pnes), Antoine Diokher Thiao a donné une note positive en matière de gouvernance dans le secteur de l’Hydraulique au Sénégal. Toutefois, il pense qu’il est possible de faire plus d’efforts en matière de gouvernance. Cet avis fait écho de la position de plusieurs acteurs de la société civile du Sénégal.
Le droit à l’eau est–il menacé ? La question peut paraître provocatrice mais elle constituait la lame de fond du débat sur le liquide précieux animé par plusieurs organisations de la société civile, sous l’égide du bureau régional de Wateraid en 2013. Tout compte fait, le nouveau président du Partenariat national de l’eau du Sénégal ( Pnes), Antoine Diokher Diaw, dans une interview qu’il vient de nous accorder déclare : « Le Sénégal a fait des efforts dans la gouvernance avec la restitution annuelle organisée par le Pepam. Mais je pense qu’il faut aussi systématiser ces revues au niveau décentralisé. Il nous faut faire plus d’efforts en matière de gouvernance », prêche le président du Pnes. Ses propos font écho à ceux tenus l’année dernière par Fatou Jagne de l’Ong Article 19 qui avait déclaré : « Les populations ont le droit de savoir le prix, de connaître la qualité par rapport à ce que l’Etat dépense. Il faut que la société civile continue à travailler sur cette question », prêche Fatou Jagne. Cette préoccupation est partagée par Malick Gaye d’Enda Rup qui aborde la question de la gouvernance sous l’angle de la disponibilité des informations fiables. « Nous devons changer les consciences. Au-delà de l’accès, nous devons avoir plus d’informations, sur la qualité, sur le prix de l’eau. Est-ce que l’actuelle tarification est juste ? », Suggère Malick Gaye.
Lors de cette table-ronde, la directrice régionale de WaterAid, Mariam Dem, a avancé que les déficits en financement sont évalués à 118 millions de dollars soit environ 500 milliards de francs Cfa. Même si au cours des vingt dernières années, des efforts considérables ont été consentis par les pays africains, il reste qu’aujourd’hui, 42 enfants meurent chaque jour en Afrique sub-saharienne faute d’un accès adéquat à l’eau potable. Rien que dans l’espace Cedeao, 107 millions de personnes n’ont pas encore accès au liquide précieux. D’où l’urgence de mettre en place des outils de la bonne gouvernance pour non seulement combattre les inégalités mais aussi pour restaurer l’équité. C’est à juste raison, que Amadou Mignane Diouf de l’Ong Paedd/CI-Sacsb, soutenait : « l’eau est une ressource collective qui ne doit pas être source de profits même si le constat fait état d’une gestion assurée par des sociétés privées internationales ».
La question qui s’impose aujourd’hui est la suivante à en croire M Diouf. Quel est le type de gouvernance qu’il faut privilégier pour que l’eau soit un baromètre de démocratie dans un contexte de changements climatiques et d’augmentation de la demande ?
En réponse à cette interrogation, cet acteur de la société civile suggère l’expérimentation d’une vraie gouvernance locale de cette ressource. « L’eau est un baromètre de la démocratie. Est-ce qu’il ne faut pas tester la gouvernance locale de l’eau ? Il faut une gestion concertée de cette ressource avec les populations », propose Mamadou Mignane Diouf.
En tout état de cause, beaucoup de spécialistes ont estimé que les grands défis du monde, les grandes guerres du 21 ème siècle pourraient provenir de la gestion de l’eau. C’est la raison pour laquelle les experts ont été unanimes à reconnaître que la ressource doit être gérée de manière concertée, dans le cadre d’une approche holistique, afin que les couches les plus vulnérables soient davantage protégées.

March 31, 2015

LANSANA GAGNY SAKHO, DIRECTEUR GENERAL DE L’OFOR : « Le monde rural aura désormais une eau de qualité à un prix conforme à son pouvoir d’achat »

Par Idrissa Sane (Sénégal)
L’Office des forages ruraux (Ofor) est une nouvelle structure. Qu’est-ce qu’elle va apporter en termes d’amélioration d’accès à l’eau potable ?
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J’aimerais faire un état des lieux avant de parler de l’Office des forages ruraux (Ofor). Aujourd’hui vous avez de l’eau qui coûte plus cher dans le monde rural que dans les villes. Cela veut dire que les populations qui ont un pouvoir d’achat plus faible paient l’eau plus chère que ceux qui en ont les moyens. Nous travaillerons à rétablir l’équité par rapport à ce dysfonctionnement. Nous allons donner de l’eau aux populations du monde rural à un prix acceptable. Le deuxième dysfonctionnement, il y a un problème de qualité de l’eau dans le monde rural. L’exploitation et la maintenance des ouvrages ruraux hydrauliques étaient confiées aux associations et usagers de forages. Ces associations n’ont pas pour métier l’exploitation et de la maintenance. La qualité de l’eau se pose dans certaines parties du pays. Le troisième dysfonctionnement, c’est la gestion des fonds générés par vente de l’eau dans les zones rurales. Le mètre cube de l’eau est à 300 francs Cfa. Si vous avez un volume de 100.000.000 de mètres cube, cela donne 30 milliards de francs Cfa. Aujourd’hui il n’y a pas de traçabilité des fonds générés par la vente de l’eau dans le monde rural, or si nous arrivions à capter la moitié de ce fonds, nous allons assurer la qualité et la continuité des services en milieu rural. C’est cela la situation globale de référence.
Quels sont vos objectifs à moyen terme ?
Tout est urgent. Notre objectif, c’est d’arriver à mettre en place les délégations des services publics sur l’ensemble des ouvrages. L’eau n’est pas la vie, c’est l’eau potable qui est la vie. L’objectif est à court terme. Il faut mettre de l’eau potable à la disposition des populations.

L’organisation actuelle de la gestion des ouvrages hydrauliques ne permet pas une gestion rationnelle de la ressource en eau. Les dysfonctionnements qui sont structurels pas conjoncturels. Mais nous devons les régler dans le court terme parce qu’il s’agit de l’eau, eau source de vie. Nous avons signé en novembre un premier contrat d’affermage qui va fournir de l’eau potable à 300.000 personnes.
Quelle sera la place des populations dans la mise en œuvre de votre feuille de route ?
Il faut regarder le problème à deux niveaux. Les ouvrages hydrauliques en milieu rural sont gérés par les Associations et Usagers de forages (ASUFORS) mais ces organisations ont montrées leurs limites. Cela étant dit nous ne sommes pas dans une logique d’exclusion. Dans le cadre de la réforme, elles joueront un rôle qui correspond à ce qu’elles savent faire : défendre les consommateurs pour une plus grande équité dans la gestion de la ressource avec l’introduction du secteur privé dans le secteur. Elles vont régler un problème crucial que nous connaissons dans le secteur urbain : l’absence de régulation. Les ASUFORS performantes resteront dans le système. Je tiens une fois encore à préciser que nous ne sommes pas dans une logique d’exclusion des ASUFORS. Mais chacun doit rester dans son cœur de métier.
Le second niveau d’analyse tourne autour de l’intérêt général. Que représentent quelques centaines d’ASUFORS par rapport à huit millions de Sénégalais. On ne devrait même pas se poser des questions sur la pertinence de la réforme. C’est dans un souci d’impliquer tous les acteurs nous menons une démarche inclusive pas pour expliquer le bon sens de la reforme mais plus tôt pour trouver les voies et moyens pour ‘aller vite’… Encore une fois il s’agit de la vie, il s’agit de huit millions de personnes, il s’agit d’un problème de justice sociale que nous allons nous atteler à résoudre.

March 31, 2015

PROGRAMME D’UGENCE DE SECURISATION DE L’EAU A DAKAR: La Sde déroule son plan d’action 2014/2015

Par Paule Kadja TRAORE (Sénégal)

Mettre un terme à la pénurie d’eau dans certains quartiers de la ville de Dakar, c’est l’objectif que se fixe la Sde avec la mise en œuvre de son ambitieux programme de sécurisation l’eau.
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Le programme d’urgence de sécurisation de l’Alimentation en Eau Potable (Aep) de Dakar couvrant la période 2014-2015 a été lancé au cours du mois de février dernier. Il a pour objectif de mobiliser une capacité supplémentaire de 60 000 m3/jour pour l’alimentation en eau de la région de Dakar. Cet important projet est confié à la Sénégalaise des eaux (Sde) par l’Etat du Sénégal pour le préfinancement, la réalisation et les équipements de 21 nouveaux forages situés dans la zone de Pout, Littoral Nord et Dakar et le renforcement de réseau de distribution. Ainsi, pour résorber le déficit de pointe en période de chaleur, le programme d’urgence va se réaliser en deux phases.
Selon le Directeur général de la Sde, Mamadou Dia, la première phase sera consacrée à la mobilisation d’un volume d’eau supplémentaire de 40 000 m3/jour à fin juin 2015 avec la réalisation et l’équipement de quatorze (14) forages.
Tandis que la deuxième phase mettra l’accent sur la mobilisation d’un volume d’eau supplémentaire de 20 000 m3/jour en fin décembre 2015 avec la réalisation et l’équipement de 07 forages.Le montant prévisionnel des travaux pour la réalisation des deux phases pour un volume supplémentaire de 60 000 m3/jour est estimé provisoirement à près de sept milliards cinq cent millions FCFA (7.500 000 000 FCFA). Ce programme est préfinancé par la Sde et sera remboursé par l’Etat. La Sones a en charge le contrôle de l’exécution du programme d’urgence.
L’objectif de la Sde est d’anticiper cette deuxième phase pour améliorer la desserte en eau au niveau des quartiers déficitaires comme Nord Foire, Liberté 6 extension, CPI, Keur Damel, et dans ce cadre le démarrage des travaux de forage de Dakar ont déjà débuté. Le Directeur général de la Sde, Mamadou Dia, a soutenu que «tous les forages seront équipés provisoirement au fur et à mesure de leur achèvement».
Les travaux se déroulent normalement et une avancée est notée sur le planning.
Il a également promis que la mise en œuvre des 21 forages prévus à cet effet se fera dans les délais. Car, d’après lui ; la mise en service effectif de deux forages depuis mi-janvier et les deux autres qui ne tarderont pas à entrer en service incessamment, 15.800 m3/jour sont attendus la semaine prochaine. Ce qui va participer, selon lui, à améliorer l’alimentation en eau dans certains quartiers de Dakar.

QUALITE DE L’EAU
Le Sénégal est au-dessus des normes de l’Oms

Le problème de la qualité de l’eau est revenu, tel un leitmotiv, dans les différents échanges entre les représentants des associations de consommateurs et les techniciens de la Sde. Cependant, le directeur Mamadou Dia a levé les inquiétudes, faisant savoir qu’en ce qui concerne la qualité bactériologique de l’eau (absence de bactéries pouvant conduire à une maladie), le taux est de 99 % aujourd’hui au Sénégal, là où les recommandations de l’Oms sont de 96 %. S’agissant de la qualité physico-chimique, le taux de satisfaction mesurée tous les lundis est à 97 %. Malgré ces chiffres satisfaisants, M. Dia a indiqué que des efforts supplémentaires sont en train d’être faits par la Sones pour améliorer davantage la qualité de l’eau.

March 31, 2015

POUR UNE GESTION EFFICACE DE LA GESTION DES RESSOURCES HYDRAULIQUES DU SENEGAL : Des experts recommandent la séparation des réseaux de distribution en fonction de l’usage

ParJacques Ngor SARR (Sénégal)
Découpler dans les bâtiments l’eau pour la consommation humaine et celle destinée à d’autres autres usages, c’est la recommandation qu’ont fait des experts en qualité-Sécurité-Environnement aux responsables de la Sénégalaise des eaux (Sde). C’était à l’occasion d’une conférence tenu à Dakar au mois de mars portant sur le thème «les nouveaux modèles économiques du Développement Durable».

Le directeur du Développement durable du groupe Bouygues Fabrice Bonnifet, l’un des animateurs de cette conférence a d’emblée expliqué que a d’emblée souligné que la gestion de l’eau exige une prise de conscience. C’est la raison pour laquelle il soutient qu’«un service de l’eau pour tout le monde nécessitera de revoir le modèle économique de la vente de l’eau». D’après lui, vendre la même qualité de l’eau pour tous les usages c’est un non-sens. D’où l’urgence de procéder à une séparation des réseaux selon le type d’usage de l’eau. «Il doit y avoir au moins deux catégories de qualité d’eau. Une qualité de l’eau pour la consommation humaine qui doit être irréprochable pour des raisons sanitaires. Et on peut considérer que les eaux pas trop salies par l’usage pourrait être traité sur place, pas très loin des villes par des systèmes naturel pour être intégrer dans des réseaux similaires pour les autres usages de l’eau qui ne sont pas liés à la consommation humaine», a-t-il préconisé.
Le directeur du Développement durable du groupe Bouygues a par ailleurs félicité les responsables de la Sde pour leurs politiques de tarification progressive entre les types de consommations. De l’avis de l’expert, «c’est un model économique qui est très social. Beaucoup de pays auraient intérêt à s’inspirer de la Sde dans ce domaine là», a-t-il fait savoir.
Du coté de la Sde, les autorités inscrivent le contenu des échanges de la conférence dans la suite logique de la politique de la société pour une gestion efficace de l’eau. Selon le directeur de l’exploitation de la Sde, Abdoul Baal, la première priorité de la société est de faire en sorte que tout le monde puisse avoir de l’eau potable. Raison pour laquelle, il a approuvé l’idée de la séparation des réseaux. «L’eau du Sénégal est très cher. Elle est produite de très loin à partir du lac de Guer. Elle coûte beaucoup d’argent pour la rendre potable et nous n’en utilisons que 30% pour boire et pour nous alimenter. Les autres 70% font l’objet de rejet», explique t-il.

March 31, 2015

JOURNEE MONDIALE DE L’EAU : Le Sénégal se prépare à couvrir les besoins futurs

Par Idrissa Sane (Sénégal)
Le Sénégal a atteint le taux universel d’accès à l’eau potable dans des villes à deux ans de l’échéance de 2015. Il lui reste à accroître des investissements pour toucher davantage de personnes vivant dans des zones rurales et consolider les acquis en milieu urbain où il faut prendre en compte l’évolution de la population. C’est ce qui est ressorti de la célébration de la journée mondiale de l’eau le week-end dernier.

Le Sénégal se garde d’autosatisfaction en débit de ses bons résultats en matière d’accès à l’eau potable dans des villes. Le secrétaire d’Etat en charge de l’Hydraulique rurale, Diène Faye, n’a pas perdu de vu les enjeux de la préservation des acquis au regard de l’augmentation de la population et de l’accroissement des usages. « Le Sénégal a atteint l’accès universel en milieu urbain. Nous sommes à 98 %. En milieu rural, nous sommes à 84 %. Mais nous devons préserver les acquis parce que la demande augmente à cause de l’accroissement de la population », souligne Diène Faye qui représentait le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, lors de la cérémonie d’ouverture de la journée mondiale de l’eau dont l’organisation a été confiée à la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (Dgpre). Le secrétaire chargé de l’Hydraulique rurale, Diène Faye a assuré que le gouvernement est sur la bonne voie pour satisfaire davantage les besoins des Sénégalais qui sont dans les zones rurales. « Nous allons maintenir le cap et faire d’autres investissement pour combler le gap en touchant plus de personnes dans des zones rurales », a fait savoir, Diène Faye, qui félicité Niokhor Ndour pour le travail que la Dgpre est en train d’abattre dans la discrétion. Au cours de cette cérémonie, il a été aussi question de la préservation de cette ressource qui se raréfie. Cette raréfaction est une sorte d’épée Damoclès suspendue au-dessus de plusieurs activités qui nécessitent une mobilisation de cette ressource. C’est pour cela, le Sénégal a déjà mis en place une panoplie d’outils de sa préservation. « Sur la problématique de la gouvernance de l’eau, des avancées significatives dans la conceptualisation et de la planification d’une gestion durable sont faites », a fait remarquer la représentante du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Madame Ndiaye. Elle cite entre autres, le Plan d’action de la gestion intégrée de la ressource en eau (Pagire). Elle a aussi jeté une passerelle entre la préservation de cette ressource et la protection des zones humides qui en plus d’être des réserves, sont des zones de recharge de la nappe. Du reste, les zones humides assument des fonctions fondamentales dans le cycle de l’eau. « La gestion durable des zones humides est un de nos objectifs majeurs qui se reflète à travers l’élaboration récente, de façon participative, d’une politique nationale de gestion des zones humides », indique madame Ndiaye.
Des études pour guider ou éclairer les options
Le directeur de la Dgpre, Niokhor Ndour a remercié les différents partenaires qui apportent une contribution pour la réalisation des projets dans ce secteur. Cette direction a une mission essentielle à assumer aussi sur le plan de la mobilisation et que sur le domaine de sa préservation. Les différentes études qu’elles mènent, sur la base pour une prise décision judicieuse. Elle réalise une étude hydrogéologique pour l’évaluation des potentialités des ressources en eau des zones favorables pour leur transfert vers le bassin arachidier, l’étude d’évaluation et de suivi des eaux de surface, l’étude hydrogéologique de la nappe des sables alluvionnaires entre Bakel et Kidira et l’étude hydrogéologique de la Falémé dans la zone de Kidira entre autres. Le thème de cette année « Eau et de Développement durable » appelle bien à une utilisation rationnelle pour ne pas hypothéquer la satisfaction des besoins des générations futures.

March 31, 2015

DIENE FAYE SECRETAIRE D’ETAT A L’HYDRAULIQUE RURAL : « Il ne serait pas étonnant qu’à l’horizon 2017-2018 qu’on soit à 400 forages »

Par Jacques Ngor SARR (Sénégal)
Le programme de réalisation de 300 forages dans le monde rural que s’est fixé le gouvernement d’ici à 2017 sera largement atteint voire dépassé. L’assurance est faite par le secrétaire d’Etat à l’hydraulique Diène Faye qui se base sur le financement mobilisé tant au niveau des bailleurs de fonds, des partenaires techniques et financiers et au niveau du budget de l’Etat.

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Le programme de réaliser 300 forages d’ici 2017 par le gouvernement du Sénégal est en très bonne voie et « il ne serait pas étonnant qu’à l’horizon 2017-2018 qu’on soit à 400 forages ». C’est du moins ce qu’a fait le secrétaire d’Etat à l’Hydraulique rurale, Diène Faye. Entre le premier janvier 2013 et le 31 décembre, 147 forages ont été réalisés tout programme confondu au taux de 108 châteaux d’eau au niveau du monde rural. On est à mi-parcours pratiquement mais ce qui est important, c’est que le financement que nous avons mobilisé aujourd’hui tant au niveau des bailleurs de fonds, des partenaires techniques et financiers au niveau du budget de l’Etat pour nous permettre d’atteindre voire dépasser cet objectif. C’est vous dire que le programme est une réalité et se déroule normalement ». Mais au-delà de ces 300 forages, M. Faye a abordé les post OMD. A ce propos il déclare : «Ce qui est sûr qu’en 2020 on va largement dépasser les objectifs. Mais l’objectif final c’est l’universel et toutes les dispositions sont prises pour que dans un court délai que tout le monde puisse avoir accès à l’eau ». Il rassure que d’après ses prévisions, on doit avoir accès à l’eau en 2020 au plus tard grâce aux financements mobilisés, à la volonté politique et à la tendance qui se dégagent actuellement avec les partenaires techniques et financiers.
Par ailleurs le secrétaire d’Etat à l’Hydraulique a abordé les stratégies du secteur, en milieu rural. A ce propos il rappelle qu’ «au départ il n’y avait pas beaucoup de forages avant les années 80. Pour la première génération de forages, on n’avait pas des compteurs à consommation, les tarifs étaient forfaitaires. Quant on a introduit les concepts de compteur, chacun paie ce qu’il consomme. Mais parallèlement, cela a engendré une très grande économie : le nombre de pompage a baissé et le nombre de forage en panne a baissé parce qu’il y a eu moins de pompage ». Mais il explique que « le concept des Associations d’usagers de forages (Asufor) a permis de régler un certain nombre de problèmes. Mais il souligne que la faiblesse au niveau de l’Asufor « c’est que l’Etat ne pouvait plus contrôler la transparence dans la gestion et assurer une formation continue parce qu’on était à 700 forages ». Aujourd’hui le Sénégal compte 1550 forages gérés par l’Etat par le biais de la Direction de l’exploitation et de la maintenance (Dem) remplacée actuellement par l’Office des forages ruraux (Ofor). Une situation qui fait que « nous pensons qu’aujourd’hui, il est tant que des opérateurs privés s’occupent de cette gestion des forages. L’opérateur privé va se charger de la maintenance et de la production et en amont dans un premier temps on va vendre l’eau à l’Asufor qui va gérer la distribution. Maintenant le rôle de l’Etat est de faire en sorte que la facture soit supportable, et que les tarifs soient définis de manière supportable par les usagers. Une fois que le tarif est supportable tout le reste sera à la charge des opérateurs comme en ville ».
Interpellé sur le remplacement de la direction de l’exploitation par l’Office des forages ruraux (Ofor) qui pourrait être lié à une mauvaise gestion, le secrétariat à l’hydraulique balaie d’un revers de la main et explique : «Au moment où la direction passait le service à OFOR et pendant une bonne d’année, le taux de disponibilité à toujours était au-dessus de 90% des forages réalisés ». Mais fait-il souligner, « il faut reconnaître aussi que une des difficultés qui a été à l’origine de la mise en œuvre de ce programme Ofor, c’est que dans le service en milieu rural, on n’a pas encore intégré un fond de renouvellement pour remplacer les ouvrages structurant. On s’est surtout focalisé à faire en sorte que la pompe et le moteur marchent. Mais l’ouvrage à une durée de vie, quant il arrive à terme, il faut le replacer, le tarif de l’eau n’intègre pas cet aspect. Maintenant ça sera le cas car on va faire une tarification qui va prendre en compte, qui va alimenter en parti un fond de roulement que l’opérateur va reverser à Ofor. C’est avec ce fond, à partir des forages existants, on pourra de manière régulière densifier le réseau. Et on fera en sorte que le prix de l’eau soit acceptable », indique-t-il.

March 31, 2015

CONSEQUENCE DE L’UTILISATION DE L’EAU INSALUBRE ET DU MANQUE D’HYGIENE : Au Sénégal, 2500 nouveau-nés sont morts d’une septicémie, du tétanos ou d’une autre infection en 2013, selon Wateraid

Par Paule Kadja TRAORE (Sénégal)
WaterAid vient de lancer sa nouvelle campagne « Un départ sain : le premier mois de la vie » qui met en lumière l’impact dévastateur qu’a le manque d’accès à l’eau potable et aux installations sanitaires sur les enfants qui vivent dans les pays en développement.

Le document d’information qui accompagne ladite campagne intitulé: «Un départ sain : le premier mois de la vie», indique que près d’un demi-million de bébés meurent chaque année durant les quatre premières semaines de leur vie parce qu’ils sont nés dans des conditions non hygiéniques. Au Sénégal, rien que pour l’année 2013, 2500 nouveau-nés sont morts d’une septicémie, du tétanos ou d’une autre infection liée à l’utilisation d’une eau insalubre et au manque d’hygiène.
Cette campagne est lancée au moment où un rapport de l’Organisation mondiale de la santé révèle qu’en Afrique, près de la moitié des hôpitaux et cliniques n’ont pas accès à l’eau potable. Et sur les 58 % de structures de santé qui sont desservies d’une façon ou d’une autre, seulement la moitié peut compter sur un approvisionnement en eau potable fiable.
Ce rapport de l’Organisation mondiale de la santé précise que dans 18 pays d’Afrique sub-saharienne, le pourcentage des établissements de santé qui disposent d’un approvisionnement en eau n’est que de 20 % – comme c’est le cas au Mali. Il s’agit de la première enquête de ce type, qui montre que dans les 54 pays en développement étudiés, 38 % des structures de santé n’ont pas accès à l’eau potable, et 19 % n’ont pas de toilettes adéquates. Plus d’un tiers des hôpitaux et cliniques (35 %) n’ont aucun endroit pour que les personnels soignants et les patients se lavent les mains avec du savon.
Un hôpital ou clinique sur dix n’a pas accès à l’eau potable et un établissement sur huit n’a pas de toilettes adéquates
Selon le document, au Sénégal, un hôpital ou clinique sur dix (10 %) n’a pas accès à l’eau potable et un établissement sur huit (13 %) n’a pas de toilettes adéquates. Un sur dix (10 %) n’a aucun endroit pour se laver les mains. Ces chiffres sont d’autant plus choquants que même dans les hôpitaux et cliniques recensés comme ayant un accès à l’eau potable, l’approvisionnement se fait parfois grâce à un point d’eau situé jusqu’à 500 mètres de l’établissement, et non par un réseau qui dessert directement les locaux. Par ailleurs, peu de données permettent de savoir si les toilettes présentes dans les structures de santé fonctionnent et peuvent être utilisées à la fois par les personnels et par les patients.

Pour un nouveau-né sur cinq qui meurent au cours du premier mois de sa vie dans un pays en développement, le plus tragique est que ce décès si prématuré aurait pu être évité si l’enfant avait simplement été lavé avec de l’eau propre et pris en charge dans un environnement où les soignants se seraient lavés les mains. Au Sénégal, on estime qu’en moyenne une femme sur 42 va durant sa vie perdre un enfant au cours du mois qui suit sa naissance à cause d’une infection, un risque qui ne concerne qu’une femme sur 7 518 au Royaume-Uni.

Le document publié par WaterAid met en évidence les risques que les structures de santé font courir aux enfants quand les accouchements se déroulent dans un environnement où les règles d’hygiène ne sont pas respectées. Il précise ce qui doit être fait pour aider les agences et ministères en charge de la santé et les pays donateurs à mettre le mot « propre » au cœur des systèmes de soins, en faisant en sorte que chaque établissement de santé ait accès à l’eau potable courante et dispose de sanitaires adéquats et de lavabos avec du savon pour le personnel soignant et les patients.
Cette publication marque le début de la campagne baptisée « Un départ sain », l’axe de plaidoyer prioritaire de WaterAid pour les quatre années à venir qui va se focaliser sur l’impact dévastateur qu’ont le manque d’accès à l’eau potable et aux installations sanitaires, ainsi que les mauvaises pratiques d’hygiène, sur la santé des enfants.

La directrice générale de WaterAid sonne l’alerte

La directrice générale de WaterAid Barbara Frost, a déclaré que «Cela fait plus de 150 ans que l’on a fait le lien entre les mains sales, l’utilisation d’eau insalubre et la mortalité infantile. Il ne s’agit donc pas d’un problème qui attend une solution, mais d’une injustice qui attend qu’on agisse ».Selon elle, les mauvaises conditions d’hygiène à la naissance condamnent trop de bébés qui naissent dans les pays en développement à une mort tragiquement prématurée qui aurait pu être évitée, tout comme le déchirement que vivent leurs parents. La directrice général de WaterAid estime que «La capacité d’un hôpital ou d’une clinique à préserver un environnement propre est une exigence si fondamentale qu’on peut se demander si un établissement de santé qui n’a pas accès à l’eau courante ou à des sanitaires de base est apte à prendre en charge ses patients de manière adéquate ». Elle poursuit son propos en indiquant que « Nous avons besoin que tous les acteurs impliqués dans les décisions et l’organisation des services de santé travaillent ensemble pour que les membres les plus vulnérables de la société ne voient pas leur espérance de vie réduite à quelques semaines à peine parce que les structures qui les accueillent ne sont pas en mesure de respecter les normes les plus élémentaires de propreté et d’hygiène pour les soins».

March 31, 2015

4e EDITION D’AFRICASAN : 1000 participants pour proposer des solutions de réduction des disparités

Par Idrissa Sane
Le Sénégal abritera les 24 et 25 mai 2015 la 4e édition d’Africasan qui va enregistrer la présence de 1000 participants. Ces derniers feront le point sur les engagements pris par les Etats et les organismes. Mais cette 4e d’Africasan sera une plateforme de capitalisation des bonnes pratiques.
La 4e édition d’Africasan qui était reportée à cause d’Ebola se teindra finalement du 25 au 27 mai 2015 à Dakar. Il est attendu 1000 participants issus du monde scientifique, des représentants des gouvernements, des organisateurs de la société civile et des journalistes.
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Les participants ne vont pas éluder les questions cruciales comme la réduction des disparités et le rétablissement de l’équité si l’on analyse sous l’aune de la thématique de cette édition : « Faire de l’assainissement pour tous, une réalité en Afrique ». Les participants feront le point sur le chemin parcouru pour l’atteinte des OMD. Il sera aussi question d’affiner des stratégies pour accroître le taux d’accès à l’assainissement. « Cette conférence est une occasion de faire le bilan dans le processus de réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement ( Omd) et de dégager des solutions pour booster des indicateurs en matière d’accès à l’assainissement », souligne le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye qui était entouré par le secrétaire exécutif du Conseil des ministres africains de l’eau (Amcow), Bai Mass Tall, du directeur de l’Assainissement. La 4e édition servira aussi de cadre de capitalisation des bonnes pratiques. Faudrait-il l’évoquer, ce sont avec des technologies peu coûteuses et accessibles que les pays asiatiques ont surmonté le déficit d’infrastructures. « La conférence de Dakar sera une plateforme de partage des meilleures pratiques et des expériences », assure le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye.
Le secrétaire exécutif d’Amcow s’est félicité de l’accueil de cette grande rencontre par le Sénégal et son leadership dans ce domaine. La 4e édition est aussi une occasion de rappeler les engagements pris depuis e-Thikwini,. « C’est pour nous, un moment pour encourager les bonnes initiatives et rappeler le respect des engagements pris par les Etats », ajoute le secrétaire exécutif d’Amcow. Il a rappelé que la tenue de Africasan dans les pays comme le Rwanda a eu des impacts positifs. Ce pays est aussi cité en exemple en matière d’amélioration du cadre de vie.
Il est admis que l’assainissement, en dépit des plaidoyers, traîne encore un déficit de financement comparé à l’hydraulique. En conséquence, le taux d’accès aux ouvrages n’a pas encore connu des bonds espérés. L’un des objectifs d’Africasan 4 est de redonner une nouvelle image à l’assainissement et à l’hygiène qui sont aussi des déterminants de la santé et des facteurs indirects. A cela, il faudra ajouter que des disparités persistent au sein des pays. Dans les principes, l’Africasan 4 devrait être sanctionnée par une nouvelle déclaration ministérielle par rapport aux nouveaux engagements qui devront faire l’objet d’un suivi à l’échelle du continent. « Nous devons faire le suivi du respect des engagements pris par les gouvernements, notamment à e Thikwini en 2008, de consacrer 0, 5% de leur PIB à l’assainissement. Nous devons aussi voir ce qu’il en est de leur engagement à réduire de moitié le nombre de personnes qui n’ont pas accès à un assainissement décent », avait soutenu Bai Bass Tall dans une interview qu’il nous avait accordée en septembre 2013.

March 31, 2015

AMADOU DIALLO COORDONNATEUR DU PEPAM : «Pour évoluer dans l’assainissement, on a besoin de ressources nouvelles, de système alternatif de financement et d’une clarification du cadre institutionnel»

Par Jacques Ngor SARR (Dakar)
Le Sénégal a atteint les objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et les a légèrement dépassés pour ce qui concerne l’accès à l’eau. Toutefois, il est confronté à un notre autre défis : celui de l’assainissement. Dans l’entretien qu’il nous a accordé, le coordonnateur national du programme eau potable du millénaire (PEPAM) Amadou Diallo qui a expliqué ce retard reste convaincu que «pour évoluer vite dans l’assainissement, on a besoin de ressources nouvelles, de système alternatif de financement et d’une clarification du cadre institutionnel».

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Pouvez-vous nous faire le bilan des réalisations du Sénégal en eau potable et en assainissement ?

Vous savez en 2004- 2005, le Sénégal avait pris une initiative très importante sur l’approche, le paradigme même pour gérer le secteur de l’eau et de l’assainissement et cela a coïncidé avec le lancement au niveau internationale pour l’initiative pour l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Dans Ce cadre, il était question de réduire de 50%, le pourcentage des populations qui n’avaient pas accès à des services adéquats pour améliorer l’eau potable et l’assainissement. Au Sénégal à l’époque, on avait fait beaucoup d’avancées dans le cadre de l’hydraulique urbain avec la réforme de 1995-96, mais il restait des défis importants en matière d’hydraulique rural mais aussi en matière d’assainissement rural qui n’étaient pas suffisamment élevés au rang de priorité. Donc nous avons faits les études de bases et fixer les objectifs pour les OMD : 82 % des taux d’accès améliorés à l’eau en milieu rural, on devrait atteindre 88% de taux d’accès par branchement en milieu urbain et viser l’universel.
Pour l’assainissement, on devrait atteindre les 63% en milieu rural et en milieu urbain l‘objectif est d’atteindre 78% de taux d’accès plus les objectifs en matière de traitement et de dépollution. Ce programme d’investissement était chiffré à l’époque à 677 milliards sur les 10 du programme et les partenaires techniques et financiers ont beaucoup soutenus les collectivités locales et chaque année nous avons fait le point des réalisations. Avec la dernière revue, nous avons constaté que le Sénégal a atteint les OMD pour le volet eau potable. Nous avons mobilisé beaucoup de ressources financières et développer beaucoup de projets et programmes. Nous avons pu atteindre 84,1% de taux d’accès global en milieu rural avec un accès par les robinets et les branchements qu’on a estimé à 70 %. Ce qui est un résultat important. Avec l’ensemble des branchements sociaux subventionnés qu’on a réalisé en milieu urbain, surtout à Dakar, on est à 78 % de taux d’accès global. Dans les autres centres hors de Dakar, l’objectif était d’atteindre 79 %, le taux a été légèrement dépassé. Donc pour l’eau, le Sénégal a atteint les OMD et les a légèrement dépassés.
Pourtant malgré ces chiffres, on ne peut plus satisfaisant, on entend les populations évoquer souvent le manque d’eau potable aussi bien en milieu rural qu’urbain. Où se trouve réellement le problème ?
Je dis souvent : plus on avance vers la fourniture de service d’eau potable et d’assainissement, plus on touche du monde, plus ceux qui n’ont pas accès à l’eau également se sentent exclus et trouvent important de dire également que nous n’avons pas accès à l’eau. Parce que dire aujourd’hui qu’au Sénégal, il y a 84% de taux d’accès avec 70% par les forages motorisés, cela veut dire qu’il y a 16% de la population en milieu rural qui n’a pas accès à l’eau. Mais il ne faut pas négliger ces 16% parce qu’elle boive de l’eau non potable et ça c’est un danger. Si on regarde seulement ceux qui ont de l’eau par des robinets à partir des forages et des stations de traitements, on est à 70%. C’est-à-dire qu’il y a 30% de la population en milieu rural qui n’a pas accès à l’eau avec des robinets. Donc c’est soit des puits traditionnels ou des puits modernes. Il y a donc des efforts à faire. L’autre chose qu’on doit comprendre, c’est qu’il y a l’accès mais également la continuité du service. Quand une installation est en panne, pendant toute la durée, le service est arrêté, donc les populations pendant ce temps n’ont pas d’eau. Il y a donc des efforts à faire, et c’est pour cela que le gouvernement a aussi travaillé à la réforme de l’hydraulique rurale. Cette réforme veut impliquer davantage le secteur privé dans le cadre de délégation de service public. Elle est très avancée, et nous permettra non seulement d’entretenir les ouvrages dans d’excellentes qualités mais aussi de confier la gestion au secteur privé qui aura un contrat de performance et de travailler beaucoup sur la régulation du secteur. Mais aussi travailler pour les questions d’appui conseil pour que les populations en milieu rural aient accès au service mais également à un service de qualité.
Quant est ce que ces projets prendront leur envol pour régler définitivement le problème ?
Vous savez dans ces secteurs, les projets sont mis en œuvre de façon continue parce que tous les jours la population augmente, la demande augmente, mais aussi l’exigence de qualité. De ce faite, nous avons toujours des projets qui tendent à desservir les villages, mais aussi nous avons une nécessité d’améliorer la qualité de service. Au moment où je vous parle, nous avons un financement de l’union européenne qui a démarré pour toucher les régions de Tamba, de Kolda et de Sédhiou pour desservir les populations avec 50 forages équipés. Nous avons aussi un financement de la Banque Africaine de développement de presque 29 milliards qui vient de démarrer pour réaliser une quarantaine de forages avec des châteaux d’eau de réseau. Nous avons également le financement de la Belgique en relation avec le Luxembourg, et nous allons faire 5 systèmes multivillage dans la zone de Louga, non sans oublier l’Usaid qui va développer un guide de programme. Nous pensons que d’ici 2017 tous ces programmes que nous sommes en train de développer nous permettrons d’arriver à un taux d’accès qui va avoisiner 90% et nous allons réduire ces populations qui ont un accès précaire. Pour l’amélioration de la qualité du service, les délégations de service public se mettent en place.
Ces mêmes efforts seront aussi consentis au niveau de Dakar…
Au niveau de Dakar, c’est un centre qui est constitué parmi les 66 construits à la SDE. Il y a un service de qualité le taux d’accès est très important, nous avons l’un des meilleurs taux d’accès en Afrique de l’Ouest, nous avons une eau d’une qualité appréciable. Mais de plus en plus, il y a également des efforts qui sont faits par la SONES pour augmenter la production. Les populations augmentent, la demande en eau augmente. On devait mettre en place des investissements pour produire une eau suffisante et c’est ce que le gouvernement a compris. Aujourd’hui, il y a un programme d’urgence qui va permettre d’injecter 60 000m3 par ville en décembre 2015. Déjà en juin, on devrait injecter 40 000 mètres cubes. Pour le moment, on est à 16 000 m3. Donc ce programme est actuellement mis en œuvre et il y a d’autres beaucoup plus ambitieux que la SONES va mettre en place, avec une troisième usine à Keur Momar Sar qui va être réalisée. La Banque mondiale va nous accompagner pour un financement de 165 millions de dollars qui permettra de réaliser des forages à Tassèk et produire 20 000 m3 jours qui vont être acheminés sur Dakar et ensuite à Thiès. Il y a une certaine vision qui voudrait garantir un approvisionnement en eau correcte jusqu’en 2025 ou 2035 pour garantir la couverture de l’ensemble des besoins.
Certes il y a des efforts remarquables pour le secteur de l’eau. Toutefois l’assainissement constitue un sérieux problème pour le Sénégal qui est loin d’atteindre les OMD. Où se trouve réellement le problème ?

Comme je l’ai dit, l’assainissement pendant longtemps a été un petit composant parfois de certains projets d’eaux. Au début la problématique de l’assainissement n’était pas érigée au rang de priorité. Le niveau de conscience n’était pas aussi élevé, on n’avait encore pas mis l’accent sur ce dialectique important assainissement eau qui sont intimement liées et même au-delà de eau/santé, cette dimension économique de l’assainissement. Les études ont montré qu’en investissement sur l’assainissement, on réduisait très fortement les dépenses que vous consacrez sur la santé. Je pense que cela a été un facteur bloquant pendant des années. L’autre dimension, c’est que l’eau a une valeur marchande. Vous vendez l’eau, les populations achètent, c’est un besoin vital d’avoir de l’eau. En tant que service marchand, il y a un système de recouvrement des coûts pour permettre d’assurer un financement à long terme. L’assainissement essentiellement, c’est des subventions. Lesquelles subventions ne peuvent pas être illimitées. Là également c’est un élément qui a un peu aussi joué. On n’a pas aussi beaucoup de systèmes diversifiés des financements de l’assainissement. Depuis longtemps, c’est la recherche des partenaires techniques et le budget de l’Etat qui ne suffisent pas. Voilà quelques éléments qui ont expliqué un retard au niveau de l’assainissement mais cela est valable au Sénégal comme dans beaucoup de pays. D’après les statistiques, certains pays africains étaient en phase d’atteindre les OMD en assainissement. Cela ne peut pas être une justification pour dire pourquoi on n’a pas fait de résultats. Au Sénégal, on a quant même avancé, on était parti à 26% en 2005, aujourd’hui on n’est pas loin de 40%. 14 points qui sont gagnés pour un secteur qui était largement en retard, il faut reconnaitre que des efforts ont été faits. L’assainissement urbain a également bien évoluée. Maintenant il faut souligner que l’assainissement dans les villes est très complexe parce qu’il y a les investissements qui sont faites, les questions d’urbanisme, d’urbanisation qui se posent, les questions foncières, l’acceptation des populations suivant certains projets. C’est l’exemple de Cambérène qui a connu des difficultés de mise en œuvre. C’est difficiles les questions d’assainissement en milieu urbain, ça coûte cher et on n’a pas un système de recouvrement des coûts qui est aussi évident que l’eau potable. Financer aujourd’hui l’assainissement est très problématique parce que c’est sur le prix de l’eau qu’on finance l’assainissement à travers une redevance à l’ONAS. Et ce niveau de redevance est actuellement faible pour couvrir l’ensemble des charges de l’exploitation de l’ONAS. Pour évoluer dans l’assainissement, on a besoin vite de ressources nouvelles, de système alternatif de financement et également d’une clarification du cadre institutionnel pour pouvoir aller vite dans ce secteur.
Quant vous parlez de la clarification du cadre institutionnel, vous insinuez quoi ?
Si vous regardez aujourd’hui la gestion des eaux pluviales, il y a une pluralité d’acteurs. C’est une bonne chose parce que ça permet aussi de massifier les investissements. Une chose est de réaliser les investissements, une autre est de bien les gérer. Aujourd’hui, il faudrait que l’ONAS puisse être renforcé aussi bien du plan institutionnel mais également du point de vue financier. Quant il y a beaucoup d’entités qui interviennent dans la gestion des eaux pluviales, souvent il y a un problème de cohérence. Il faut centraliser les ressources. Je crois que nous gagnerions à améliorer. Il y a de bonnes choses qui sont faites, mais je pense qu’on pourrait quant même mieux faire sur la question des collectivités locales. Aujourd’hui elles ont une responsabilité dans une partie de réseau des eaux pluviales. Donc il faut discuter avec les collectivités locales, et voir comment renforcer tout cela.
Peut-on parler d’un manque de volonté politique ?
Non, on ne peut pas parler de cela puisque quand vous regardez les volumes de financement qui sont injectés dans la gestion des eaux pluviales, c’est quand même important ce que l’Etat met chaque année dans le budget en appui à l’ONAS pour la gestion des opérations pré-hivernales. C’est un secteur qui est difficile, ce n’est pas comme l’eau, ici c’est un secteur purement social. Il faut penser à renforcer davantage. Il faudrait aujourd’hui que l’on réfléchisse sur la possibilité, comme on le fait dans d’autres pays, de regarder les ressources alternatives. Il n’y a pas que la redevance d’assainissement et les ressources de l’ONAS, il faut regarder d’autres ressources qui permettent de financer l’assainissement. Penser aux secteurs qui font beaucoup de chiffres d’affaires. Regardons la téléphonie, le fond routier, il y a des suggestions qui sont faits dans ce cadre-là. Mais on a besoin, pour équilibrer le sous-secteur de l’assainissement de ressources nouvelles, de ressources d’appoint qui viennent s’ajouter à la redevance et aux subventions de l’Etat pour que l’assainissement soit pris au rang de priorité.
Donc les efforts reste encore très insuffisantes ..
En tout cas il reste beaucoup à faire, mais il faut saluer les efforts qui ont été enregistrés et qui montrent que les autorités et les partenaires techniques ont compris que l’assainissement est également une priorité. Parce que quant vous consommez de l’eau, les 80% sont rejetés et ces rejets ont besoin d’être traités. Sinon les rejets que vous traitez peuvent vous revenir sous forme de maladies et vous obliger de dépenser de l’argent pour soigner les populations. Donc il faut que l’on comprenne cette problématique ce qui permettra de mieux rationnaliser les richesses et de mettre en priorité le secteur de l’assainissement.
Pour l’eau potable, nous avons fait de bons résultats, mais il reste également des défis. Il y a la question de la qualité de l’eau qu’il faut également affronter. Heureusement on est sur l’élaboration d’une stratégie nationale pour l’amélioration de la qualité de l’eau qui est financée par la BAD. L’autre chose, c’est de toucher certaines zones difficiles comme le Ferloo, les zones insulaires, parce qu’il faut régler la continuité du service, le renouvellement du patrimoine. Pour l’assainissement la priorité qui est désormais reconnue nous permet d’espérer de bons résultats dans les années à venir. On a révisé la stratégie nationale d’assainissement rurale, nous avons réfléchi sur de nouveaux mécanismes de financement pour impliquer les collectivités locales et le secteur privé, il y a de bons résultats qui commencent à sortir.

March 25, 2015

Accès à  l’eau potable : Le Sénégal se prépare à couvrir les besoins futurs 

Idrissa SANE (Dakar)

Le Sénégal a atteint le taux universel d’accès à l’eau potable dans des villes à deux ans de l’échéance de 2015. Il lui reste à accroître des investissements pour toucher davantage de personnes vivant dans des zones rurales et consolider les acquis en milieu urbain où il faut prendre en compte l’évolution de la population. C’est ce qui ressort de la célébration de la Journée mondiale de l’eau le week-end dernier.

JOURNEE DE L'EAU☺ND SAMB21.3 (2)Le Sénégal se garde d’autosatisfaction en dépit de ses bons résultats en matière d’accès à l’eau potable dans des villes. Le secrétaire d’Etat en charge de l’Hydraulique rurale, Diène Faye, n’a pas perdu de vu les enjeux de la préservation des acquis au regard de l’augmentation de la population et de l’accroissement des usages. « Le Sénégal a atteint l’accès universel en milieu urbain. Nous sommes à 98 %. En milieu rural, nous sommes à 84 %. Mais, nous devons préserver les acquis, parce que la demande augmente à cause de l’accroissement de la population », a souligné M. Faye qui représentait le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, lors de la célébration de la Journée mondiale de l’eau dont l’organisation a été confiée à la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (Dgpre). Il a assuré que le gouvernement est sur la bonne voie pour satisfaire davantage les besoins des zones rurales. « Nous allons maintenir le cap et faire d’autres investissement pour combler le gap en touchant plus de personnes dans des zones rurales », a fait savoir Diène Faye, félicitant Niokhor Ndour pour le travail que la Dgpre est en train d’abattre dans la discrétion. Au cours de cette cérémonie, il a été aussi question de la préservation de l’eau qui se raréfie. Cet état de fait est une sorte d’épée Damoclès suspendue au-dessus de plusieurs activités nécessitant  une mobilisation de cette ressource. C’est la raison pour laquelle le Sénégal a déjà mis en place une panoplie d’outils de sa préservation. « Sur la problématique de la gouvernance de l’eau, des avancées significatives dans la conceptualisation et la planification d’une gestion durable sont faites », a fait remarquer la représentante du ministre de l’Environnement et du Développement durable. Sur ce, Mme Ndiaye a cité, entre autres, le Plan d’actions de la gestion intégrée de la ressource en eau (Pagire). Elle a aussi jeté une passerelle entre la préservation de la ressource et la protection des zones humides qui, en plus d’être des réserves, sont des zones de recharge de la nappe. Du reste, les zones humides assument des fonctions fondamentales dans le cycle de l’eau. « La gestion durable des zones humides est un de nos objectifs majeurs qui se reflète à travers l’élaboration récente, de façon participative, d’une politique nationale de gestion des zones humides », a indiqué la représentante du ministre.

                Des études pour guider ou éclairer les options

Le directeur de la Dgpre, Niokhor Ndour, a remercié les différents partenaires qui apportent une contribution pour la réalisation des projets dans ce secteur. Il a montré que la Dgpre a une mission essentielle à assumer sur le plan de la mobilisation et de sa préservation. Elle mène aussi différentes études à la base pour une prise de décision judicieuse. La direction réalise également une étude hydrogéologique pour l’évaluation des potentialités des ressources en eau des zones favorables pour leur transfert vers le bassin arachidier ; une étude d’évaluation et de suivi des eaux de surface ; une étude hydrogéologique de la nappe des sables alluvionnaires entre Bakel et Kidira ; une étude hydrogéologique de la Falémé dans la zone de Kidira… Le thème de cette année : « Eau et de Développement durable » appelle à une utilisation rationnelle pour ne pas hypothéquer la satisfaction des besoins des générations futures.

 

March 25, 2015

Inaugurado sistema de abastecimento da água a cidade de Catio

IMG_0753Bissau, 23 mar 15 (ANG) – A popualção de Catio, região de Tombali conta agora com um novo sistema de abastecimento de agua, atraves duma rede canalisada numa extensão de quase 5 quilometros de condutas sustentada por um reservatorio de 100 mil litros, além de 10 fontenarios pulicos.

A cerimónia de inauguração teve lugar no passado dia 20, e foi presidida pelo chefe de gabinete do Ministro dos Recursos Naturais, Mamudo Djau, na pesença do representante residente do UNICEF e da União Europeia, as duas organizações que disponibilizaram os 88 milhões de Francos CFA que custou todo o pojecto.

Segundo o Director-Geral dos Recursos Hidricos, o novo sistema se resume na  mudança do sistema termico de abastecimento da agua e que exigia a compra de gasoleo, manuenção do gerador, além da reabilitação da rede canalizada que se encontrava totalmente degradada.

Assim, segundo Inussa Baldé, com o apoio da UE e UNICEF, conseguiu-se instalar o novo modelo, alimentado apenas por energia solar, minimizando os custos e pemitir uma gestão sustentavel e duravel do sistema.

Por outro lado criou-se um comite de gestão para gerir o sistema, constituido por conjunto de paineis, um reservatorio, uma rede canalizada de mais de 10 quilometros  e outros tantos numeros de fontenarios publicos.

“Isso quer dizer que a cidade de Catio esta completamente reabilitado e pronto a abastecer as populações de Catio, mesmo nas suas residências”, explicou Idrissa Baldé, que assegurou que os custos da agua consumida são simbolicos.

O representante do ministro dos Recursos Naturais agradeceu os parceiros, nomeadamente o UNICEF, a UE, OMS, PNUD/FENU, pelos apoios que têm disponiilizado a a favor das populações guineenses e referiu, por outro lado, que abordagem do Saneamento Total Liderado pela Comunidade (CLTS) estaria a contribuir para a redução de prevalencia de surtos diarreicas agudas e patologias que dependiam da carencia dos serviços elementares de base.

Po seu lado a chefe do programa e infraestruturas na delegação da UE no evento lembrou o engajamento da sua organização para com o pais, concretamente as intervenções efectuadas no sector da agua para que mais pessoas possam ter acesso a este liquido preciso.

Madaleine Onkland disse esperar que o sistema ora inaugurado funcione e dure muito tempo em beneficio das populações de Catio e reiterou o engajameno da sua organização em prol do povo guineense.

O represenante do UNICEF mostrou o seu contentamentto pelo avanços registados na Guiné-Bissau, por exemplo no dominio de abastecimento da agua potavel.

“A média nacional situa-se nos 75 por cento, ligeiramene acima da média da áfrica sub-sahariana, que é de 64%”, sublinhou Abubacar Sultan, que acrescenta que nas areas urbanas a meta estimada que era de 75 por cento foi superada e atinge 92 por cento, enquanto a zona rural é de 61 po centos.

 

O responsavel do UNICEF salientou que em muitas localidades do pais, a qualidade e quantidade de agua é insuficiente e lavar as mãos com sabão não constitui pratica adquirida.

 

Assim, Abubar Sultan evocou a necessidade de melhorar o saneamento e a eliminação de defecção a céu aberto e criação de um quadro institucional mais forte, uma gestão da cadeia de abastecimento e uma melhorar gestão comunitaria dos pontos de agua.

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March 25, 2015

GIRE : Des acteurs  et des journalistes du secteur formés à Ouagadougou

Ousmane DAMBADJI (Niger)

Photo de famille des participants

Photo de famille des participants

Du 09  au 20 février 2015  se sont tenus à Ouagadougou au Burkina Faso, les travaux de l’atelier de formation  des acteurs du secteur de l’eau et de l’environnement  ainsi que des  journalistes spécialisés sur la thématique. Financé entièrement par le Gouvernement Danois, développé par l’institut International d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE) et le cabinet DHI basé au Danemark en collaboration avec Danida  fellowship Centre (DFC),  cette formation  vise à renforcer les capacités des ces  différents acteurs à participer pleinement dans la gestion intégrée des ressource en eau communément appelé GIRE. C’est  une approche qui doit permettre ; une meilleure connaissance quantitative et qualitative de toutes nos ressources en eau; l’identification des sources de pollutions et la protection des ressources en eau et des écosystèmes qui leurs sont rattachés; Une exploitation optimale et équitable pour tous les usages; L’implication de tous les acteurs et à tous les niveaux. De manière à ce que l’eau soit un facteur de développement socio- économique pour les générations présentes et futures. Pendant deux (2) semaines, les participants du Niger, du Mali et du Burkina Faso ont suivi avec intérêt des communications très enrichissantes de la part d’éminents experts des questions de l’eau et de l’environnement. Le secteur de l’eau est censé subvenir à des besoins sociaux, environnementaux et économiques. Devant la pénurie croissante de l’eau exacerbée par l’explosion démographique et l’urbanisation, la mauvaise affectation des ressources, la dégradation de l’environnement et la mauvaise gestion des ressources en eau, le gouvernement Danois à travers  ses multiples appuis en Afrique  cherche à relever les  défis  par des  approches  nouvelles  de la gestion des ressources en eau. L’eau est une ressource unique aux usages concurrents. Les experts ont  amplement démontré que la gestion de l’eau est complexe, recouvre plusieurs niveaux et nécessite un cadre global. Ce cadre analytique facilitera l’examen des interactions entre l’écosystème et les activités socio-économiques dans les bassins fluviaux. Une approche intégrée devrait donc se substituer aux approches sectorielles ou sous sectorielles en prenant en compte les objectifs sociaux, économiques et environnementaux, en évaluant les ressources en eau dans chaque bassin,  en gérant la demande d’eau, et en cherchant à obtenir la participation des parties prenantes. La gestion des ressources en eau doit toujours s’opérer dans un cadre caractérisé par trois objectifs interdépendants sociaux, économiques et environnementaux et cherche à satisfaire, de manière équilibrée, les besoins correspondants. Tout au long de la formation les formateurs  ont largement entretenu les participants   sur  la situation actuelle dans le secteur de l’eau et  les différentes  politiques de gestion intégrée des ressources en eau  et de l’environnement dans nos pays africains. Les principaux défis identifiés dans le cadre  de cette démarche étaient la pénurie d’eau, la difficulté d’accès à l’eau potable, le manque  d’eau  pour les plus vulnérables, les pauvres, les femmes et les enfants et la montée du besoin en eau pour la production vivrière en vue d’une alimentation correcte. Les grandes causes de ces défis sont  les conséquences du changement climatique qui engendre la rareté des pluies, la détérioration de la qualité de l’eau douce liée à la dégradation de l’environnement, la concurrence et les disputes plus nombreuses qui entourent les ressources en eau communes, la baisse de l’investissement  dans  les ressources en eau à l’échelon local, national et régional .Il existe au moins cinquante quatre (54) masses d’eau qui traversent ou constituent des frontières internationales en Afrique. Très peu d’entre elles sont conjointement bien  gérées. La dépendance des pays situés en aval vis à vis de ceux qui se trouvent en amont pour ce qui est de l’accès à l’eau ou à sa mise en valeur constitue une menace potentielle pour la stabilité et la paix régionales. C’est pourquoi le gouvernement  Danois soutien  les efforts conjoints des pays Africain  visant à élaborer des stratégies en matière de gestion intégrée des ressources en eau et de l’environnement. Sur le plan environnemental si l’on veut éradiquer les effets pervers de la dégradation de l’environnement sur les ressources en eau, les mesures à prendre dans l’avenir devront englober des stratégies et des politiques environnementales précises afin de permettre une utilisation optimale et efficace de ces ressources mais aussi  de trouver des solutions matérielles et des mesures d’atténuation, il faudrait aussi envisager des politiques qui ont un impact indirect. Selon la vision du gouvernement Danois,  La gestion intégrée des ressources en eau exige une bonne coordination des activités des sous secteurs de l’eau qui permet de faire efficacement face aux questions de changement climatique et  de l’insécurité  alimentaire dans les pays en développement  particulièrement le sahel. Les participants à cette formation de Ouagadougou  se sont rendu sur le Barrage de loumbila l’un des plus grands du pays  pour apprécier les expériences du Burkina Faso en matière de la gestion intégrée des ressources en eau. Avant de quitter Ouagadougou les participants ont tous assimilé les outils de gestion intégrée des ressources en eau  et de l’environnement dont entre autres le logiciel  MIKE HYHRO BASIN qui est un outil très indispensable pour promouvoir la gestion intégrée des nos ressources en eau afin de lutter efficacement contre la pauvreté.

March 9, 2015

Eau insalubre, assainissement inadéquat : 800.000 femmes meurent chaque année

L’organisme international de développement  WaterAid vient de rendre public un rapport qui révèle que 800.000 femmes perdent la vie chaque année à cause de l’eau insalubre et d’un manque d’accès à un assainissement adéquat.

Des filles subissant la corvée d'eau

Des filles subissant la corvée d’eau

La célébration de la journée du 8 mars est une occasion pour chaque organisme d’analyser les obstacles à l’épanouissement de la femme. C’est dans une perspective, que l’Organisation internationale de développement, WaterAid, a rendu public un rapport  qui révèle que l’eau insalubre et les mauvaises conditions d’assainissement  sont les 5 premières causes de mortalité dans le monde. « Les maladies liées au manque d’accès à l’eau potable, aux équipements sanitaires et à l’hygiène de base provoquent en un an le décès de près de 800 000 femmes à travers le monde, ce qui en fait la cinquième cause de mortalité des femmes après les maladies cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux, les infections respiratoires des voies inférieures et la broncho-pneumopathie chronique obstructive », indique un communiqué de WaterAid. L’étude est réalisée par l’Institut Of Health Metrics. Selon le communiqué plus 380 millions de femmes n’ont pas accès à l’eau potable alors que 1, 25 milliard autres n’ont pas accès à des sanitaires adéquats.  « Aujourd’hui, alors que nous célébrons la réussite des femmes, c’est une véritable honte que tant de femmes, tant de filles se voient privées de leur droit le plus fondamental à l’eau et à l’assainissement », fait remarquer la directrice régionale, de l’Afrique  de l’Ouest  de WaterAid, Mariame Dem qui ajoute que  ces chiffres mettent en lumière les conditions déplorables que connaissent  encore de nombreuses femmes et de nombreuses filles de par le monde puisqu’une sur dix n’a pas accès à l’eau potable et une sur trois n’a pas accès à des toilettes décentes.

I.SANE

March 9, 2015

Secrétariat Exécutif  de EAA: Idrissa Doucouré maintenu à son poste et apporte des éclairages sur la crise

Idrissa SANE  (Dakar)

Le conseil des ministres ordinaire qui s’est tenu à Yaoundé le 2 mars 2015 a reconduit Idrissa Doucouré au poste de Secrétariat exécutif de l’Agence intergouvernementale panafricaine eau et assainissement pour l’Afrique (Eaa) c’est ce qu’indique un communiqué qui nous est parvenu. Mieux, le secrétaire exécutif, Idrissa Doucouré qui  accepté pour  la première fois de briser le silence apporte une série d’éclairage sur la crise qui est en passe d’être résolue. 

 

Idrissa DOUCOURE, SE/EAA

Idrissa DOUCOURE, SE/EAA

Un nouveau rebondissement dans la crise que traverse l’Agence intergouvernementale panafricaine eau et de assainissement pour l’Afrique (Eaa). La IV session ordinaire  du conseil des ministres qui s’est tenu à Yaoundé au Cameroun a renouvelé le mandant du secrétaire exécutif  de l’institution contrairement au conseil des ministres extraordinaire de Ouagadougou, au Burkina Faso du 23 février 2015. « Concernant la crise sociale et institutionnelle,  le Conseil, après de larges échanges, a souligné l’illégalité de la rencontre tenue le 23 février 2015 à Ouagadougou. Relevant qu’elle a violé les textes en vigueur dans l’Agence, il et l’a récusé. Il a décidé par conséquent, du retrait des actes pris lors de cette rencontre du dispositif institutionnel et juridique de EAA », indique le communiqué parvenu à la rédaction. Mieux, le secrétaire exécutif Idriassa Doucouré a confirmé ces informations. « Le conseil a renouvelé mon mondant parce que la rencontre de Burkina Faso  a été irrégulièrement convoqué », soutient le secrétaire exécutif. Il avance comme arguments, que les textes de l’institution ne confèrent aucune prérogative à un seul Etat membre de convoquer une réunion d’une institution panafricaine. A cela, il ajoute que le fait que le quorum n’était pas atteint parce pour un conseil des ministres extraordinaires, il faut au moins la présence de 24 Etats alors qu’à Ouagadougou, il n’avait que 19 Etats. Et, sur les 19 Etats, deux se sont abstenus de signer la déclaration finale. « Lorsque le président du Conseil des ministres, le ministre camerounais a été saisi de cela, il a écrit à son homologue du Burkina pour lui demander  de sursoir  cette réunion. Lorsqu’un Etat membre ou le secrétaire exécutif, sollicite une réunion extraordinaire, il  doit saisir par écrit, le président du Conseil des ministres, qui dans les 30 jours doit consulter ses pairs pour proposer une date et un lieu, tenant compte des implications financières, ce qui n’a pas été fait », poursuit Idrissa Doucouré.  L’autre fait soulevé, c’est la convocation du conseil des ministres extraordinaires à quelques jours du conseil des ministres ordinaire qui était prévu  à Yaoundé le 2 mars d’une part et d’autre part, le secrétaire exécutif qui doit être au cœur du processus d’organisation des réunions, dit-il, a été informée à une semaine de la rencontre. « Lorsque certains ont appris  que la réunion de Yaoundé a été convoquée pour le 2 mars, ils   se sont empressés, pour couper court pour tenir une réunion le 23 février. Cela peut causer des contraintes au plan logistique pour des pays comme le Swaziland pour assister aux deux réunions. Le troisième élément,  en tant que secrétaire exécutif c’est à une semaine avec la réunion que j’étais informé. J’ai refusé parce que le secrétaire exécutif doit être au centre des processus de préparation  des réunions du conseil des ministres. Je ne peux pas être invité. Je dois gérer le processus d’organisation des réunions », se défend Idrissa Doucouré.

         Le poste est soumis à un appel international à candidatures

Il verse dans la corbeille « des irrégularités », la déchéance prononcée par la réunion tenue au Burkina Faso. Il précise que le poste du secrétariat n’est pas nominatif. Il est soumis à un appel à candidatures. « On ne peut pas nommer quelqu’un pour occuper ce poste du secrétariat exécutif de EAA, l’accès à ce poste se fait un appel international à candidatures », précise Idrissa Doucouré.  Il a aussi apporté des éclairages sur le stress financier qu’a connu EAA. Celui-ci est lié essentiellement à un retard de retour d’investissement.  L’institution, explique-t-il, a  signé des contrats programmes avec des Etats membres pour définir les objectifs à atteindre et les infrastructures à mettre en place durant une période déterminée. La contrepartie des Etats membres est de 25 %. Les 75 % des financements sont mobilisés par EAA. Sur cette base à la date d’aujourd’hui, 10 pays sur les 36 ont déjà signé leur contrat programme. « Mais sur les 10, il n’y a que 3 qui ont connu un début d’opérationnalisation, pour dire que le budget de 2014 où l’on attendait 27, 7 milliards de francs Cfa, sur la base des contrats programmes,  seuls 900.millions de francs Cfa ont été mobilisés ce qui donne un taux de mobilisation de 3, 17 %. Cela donne une idée de la difficulté de respecter les engagements financiers alors que sur 75 % attendus de EAA, nous avons mobilisé à hauteur de 242 %, de notre contribution. Nous sommes au-delà de nos objectifs », souligne le secrétaire exécutif. Ce sont donc ces retards du retour d’investissement qui sont à l’origine des contraintes financières et des difficultés de la prise en charge des agents qui ont déclenché la grève au siège à Ouagadougou. Tout compte fait, le secrétaire exécutif soutient que c’est sous son  magistère que pour la première fois que le budget de cette institution a été porté à plus de 4 milliards de francs Cfa. C’est aussi sous mandat que les contrats à durée indéterminée ont été signés pour les agents, et aussi c’est sous lui que le siège prend en charge et le fonctionnement et les salaires des agents des bureaux des Etats membres. « Au moment où je prenais fonction en 2011, à la date d’aujourd’hui on a 47 partenaires traditionnels. Ce sont des partenaires qui financent exclusivement sur la base de subvention ou à la limite sur la base des contrats de consultance. Sur les 45 partenaires seuls 5 sont les anciens partenaires. Donc il y a 42 nouveaux partenaires qui sont arrivés. Le budget en 2010 du CREPA, c’est à 300 millions de francs Cfa. C’était le budget le plus élevé que le CREPA n’ait jamais connu. en 2011, j’ai porté le budget à 4, 5 milliards de francs Cfa. Mais cela ne suffisait pas au regard des ambitions de l’institution », a révélé Idrissa Doucouré.

La peur des contrats de performance

Dans la foulée, le salaire de tous les agents ont connu un bond extraordinaire, le taux de croissance salariale, le plus faible était de 98, 5 %. Mais en contrepartie, les agents devraient produire des résultats. Parce qu’il fallait rompre avec les anciens modes de fonctionnement du CREPA. « On ne peut pas continuer à avoir une institution viable si on n’est pas performant. Nous avons mis en place un système de gestion des performances. J’ai mis en place ce système depuis 3 ans en test. Durant la première année, les résultats globaux étaient très positifs. J’ai donné à tout un chacun un 13e mois. La deuxième année,  je n’ai fait que gratifier ceux qui avaient de bons résultats. Pour la 3e année, j’ai dis que nous devons mettre en œuvre ces contrats de performance qui ont été validés par nos structures de gouvernance. Les critères sont simples. Il  faut sanctionner autant positivement que négativement », justifie Idrissa Doucouré qui ajoute : « Si vous faites plus de 100 % de performance,  vous pouvez avoir jusqu’à 6 fois votre salaire mensuel, si vous avez moins de 60 % vous êtes traduit en conseil de discipline qui peut conduire à un licenciement pour insuffisance de résultats. Entre 60 et 80 %, on vous maintient et on vous apporte une formation pour vous aider à combler les insuffisances. Il n’avait pas un  système aussi équitable et juste. Mais malheureusement les gens ne sont pas intéressés pour tout ce qui apporte  des résultats, la performance, et  la transparence. Les personnes veulent être payés sans faire des résultats ». Il indique malgré des sessions de renforcement de capacité, certains agents n’ont pas pu se mettre à niveau et que cela a installé une peur qui a poussé certains d’entre eux, sous le couvert des revendications salariales, à se radicaliser,  à prendre en otage l’institution, à saboter le système internet, à dénigrer l’image de l’institution dans les médias. Mais aujourd’hui la page de cette crise est sur le point d’être tournée puisque des organismes partenaires sont sur le point d’accorder de nouveaux financements et des démarches devront être entreprises pour restaurer le climat de stabilité.

 

 

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March 5, 2015

Rencontre  REJEA -Banque Mondiale :  Renforcer les connaissances dans la thématique Eau et Assainissement

Amani Mounkaïla Boureima (Niger)

Le lundi, 2 mars 2015, les membres du Réseau Nigérien des journalistes pour l’eau, hygiène et l’assainissement (REJEA) ont été reçus par Mme Magdaline Nkando, chargée de la Gestion des Connaissances, section Eau et Assainissement  de la Banque Mondiale résident à Nairobi au Kenya, en visite à Niamey. C’était en présence des spécialités du secteur du Niger. Le but de cette rencontre est d’échanger avec les membres du réseau sur l’ensemble de la thématique eau et assainissement afin de définir des approches plus valorisantes dans le domaine.

Les journalistes du RJEA avec la delegation de la Banque Mondiale

Les journalistes du REJEA avec la délégation de la Banque Mondiale

Il faut rappeler que  c’est dans ce contexte que le 1ère édition du Symposium International des Médias pour le Développement durable à l’horizon 2030 (SIMED) est prévu pour se tenir du 3 au 5 mai 2015 à Niamey. Une occasion pour les médias de définir leur contribution dans la mise en œuvre des politiques nationales afin de contribuer à réduire les inégalités pour la fourniture inclusive et équitable des services sociaux de base du Programme de Développement Durable Post 2015

En effet, chaque année, les Etats et les institutions consentent d’immenses efforts dans la dynamique eau, hygiène et l’assainissement. Il constitue, une des priorités dans la définition des politiques de développement des Etats.

Or des études ont démontré que le manque de communication constitue un frein pour la visibilité des réalisations de la Banque mondiale.

La visite de Mme Magdaline Nkando au Niger a été une opportunité pour le réseau des journalistes dans le secteur de l’eau et l’assainissement, d’échanger sur les défis, les opportunités et l’importance des journalistes dans la gestion efficiente du secteur.

Elle a par ailleurs salué la bonne organisation du REJEA et a souhaité le renforcement du partenariat avec la BM dans la dynamique hygiène eau et assainissement et le partage d’information avec les réseaux de l’Afrique central.

Pour mieux connaître, l’engagement de la Banque mondiale dans le domaine de l’eau, hygiène et l’assainissement, une journée porte ouverte sera organisée pour que les journalistes puissent comprendre et connaître ce secteur au sein de la Banque mondiale.

Le responsable de la section Eau et Assainissement de la Banque Mondiale Niger a expliqué comment la distribution et la politique de prix en matière d’eau potable se faisait localement. La péréquation permet de faciliter l’accès à l’eau de qualité aux populations quel que soit le niveau de vie. La Banque Mondiale est le partenaire idéale pour le développement.

 

 

 

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March 4, 2015

Ateliers national et régional sur l’économie et la gestion des écosystèmes humides et la sécurité alimentaire : Sauver les zones humides de la dégradation

Alain TOSSOUNON (Bénin) 

Le panel d'experts au cours des échanges

Le panel d’experts au cours des échanges

Après l’organisation en novembre 2014, des ateliers national et régional sur l’économie et la gestion des écosystèmes humides et la sécurité alimentaire avec le soutien de UNESCO-IHE, l’IUCN et plusieurs organismes et partenaires locaux (UAC, ABE, PNE…), le Réseau des Journalistes du Bénin pour l’Eau et l’Assainissement (RJBEA) a dans le cadre de l’initiative Café Média WASH, invité des experts pour partager avec le acteurs des médias, les résultats et recommandations de ces deux grandes rencontres. Face aux journalistes, le panel d’experts constitué, a   alerté l’opinion sur  l’état de dégradation de nos zones humides et  l’urgence d’agir  pour  une gestion durable de ces écosystèmes indispensables pour assurer la sécurité alimentaire.

 

Avant  de partager les  conclusions des deux ateliers, les experts sont revenus sur les objectifs poursuivis par ces rencontres qui ont mobilisé plusieurs participants que sont les étudiants-chercheurs, formateurs chercheurs, les cadres administratifs et techniques mais aussi des organisations de la société civile qui militent pour la sauvegarde de l’environnement au Bénin.

Pour le premier atelier, il s’agissait d’aider les participants à appréhender les concepts et les fondements de l’économie et du développement des zones humides, échanger sur la dynamique des écosystèmes humides, leurs fonctions et leurs services et se familiariser  avec les outils de développement de l’économie des écosystèmes humides et particulièrement l’économie agricole de ces écosystèmes. Pour le deuxième atelier à caractère régional, qui a réuni des participants venus du Bénin, du Togo, du Ghana, de la Guinée, du Sénégal, du Burkina Faso, de la république Démocratique du Congo, du, Mali, de la Côte d’Ivoire, et des formateurs provenant du Mexique et des Pays-Bas, l’objectif  était  d’identifier les services écosystémiques qui permettront  d’établir des règles de pratiques qui contribueront à soutenir les politiques  de gestion durable des Zones Humides au niveau local, en réponse à l’accroissement de la pression anthropique.

L’un des temps forts de l’atelier régional a été la visite du complexe lac Nokoué-lagune de Porto-Novo, le plus grand lac du Bénin avec une superficie de 150 Km2. Une visite d’étude aura permis  aux participants, de toucher du doigt la réalité de cette zone humique et  de cerner les aspects socio-économiques de son exploitation. Elle a également permis aux participants d’appréhender les services éco systémiques et de recueillir la perception des acteurs locaux et des populations locales.

Mais face aux médias, les experts ont apporté leur éclairage sur ce qu’il convient d’appeler zones humides et surtout, leur état actuel. Sans détour, ils ont signalé que les zones humides dans notre pays connaissent un état de dégradation avancé.

En effet, si elles ne sont pas envahies par les populations  pour l’agriculture, elles sont fortement polluées et subissent une gestion incontrôlée.  C’est le cas du lac  Nokoué qui selon l’enseignant-chercheur Flavien Dovonou, connait des problèmes de pollution dus à sa proximité avec le marché Dantokpa, le manque d’assainissement au niveau de la cite lacustre Ganvié, le transport des hydrocarbures… « Aujourd’hui, le lac Nokoué est pollué et ses sédiments aussi comme les poissons, huitres et autres », se désole-t-il. Les techniques de pèche pratiquées sont aussi nuisibles à cette ressource a ajouté le directeur général de l’Agence béninoise pour l’environnement (ABE), Edmond Sossoukpè.

Au niveau de la vallée de l’Ouémé, les constats sont les mêmes.  Avec une forte pression anthropique, l’enseignant-chercheur a indiqué que « les ressources s’amenuisent et l’environnement  est en pleine dégradation ». « Il faut absolument renverser cette tendance à la dégradation de nos zones humides », soutient-il.

Car, les zones humides qui sont un réservoir  de la biodiversité  contribuent à la lutte contre l’insécurité alimentaire, en particulier dans les pays ou les ressources en eau sont très limitées.

Une vue partielle des journalistes

Une vue partielle des journalistes

Comme solution, il convient de recourir à l’approche de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) qui de par ses principes, propose une gestion qui prend en compte tous les acteurs et tous les besoins en vue de leur satisfaction.

L’un des grands centres d’intérêt de ces rencontres a aussi été le partage des outils d’évaluation des écosystèmes. Parce que, soutient le Dr Fabien Hountondji, « connaitre la valeur des zones humides permet de connaitre les options de développement pour les pays ».

Aujourd’hui que les problèmes sont connus et que notre pays s’est engagé sur la voie de la GIRE,  il convient que tous les acteurs se mobilisent pour que l’approche de gestion adoptée de nos ressources en eau soit effective. Pour le professeur Euloge Agbossou, si nous voulons développer notre agriculture, il faut maîtriser et dompter l’eau ». Et cela n’est possible que si la GIRE ne devienne pas la chose la mieux partagée de tous.

 

RECOMMANDATIONS ET PERSPECTIVES DES ATELIERS

  • Les recommandations formulées à la fin des ateliers portent notamment sur :
  • les besoins de renforcement de capacités sur l’économie des écosystèmes humides à travers l’organisation d’ateliers thématiques ;
  • les perspectives d’application de l’économie des écosystèmes dans l’enseignement et dans les politiques, stratégies et plans de développement des écosystèmes humides;
  • la dynamisation de la recherche vers une évaluation des services éco systémiques à travers les formations diplomantes postuniversitaires et le développement de collaboration dans le développement de l’économie des écosystèmes.
  • Perspectives

– Actualiser toutes les zones humides potentielles du Bénin

– Cartographier ces zones humides

– Développer des méthodologies adéquates à la valorisation des zones humides du Bénin

– Evaluer les services écosystémiques de nos zones humides

– Former les journalistes spécialisés dans le fonctionnement des zones humides.

 

 

 

 

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