Archive for ‘WASHnews’

February 25, 2015

L’eau, ressource en danger : quelles solutions pour le futur ?

Aïssatou FOFANA (Abidjan)

« Franchement cette histoire d’eau ne finira pas. Aucune goutte ne coule du robinet depuis plusieurs jours. Je suis obligée de me réveiller  chaque jour à quatre heures du matin pour espérer avoir de l’eau. Pffffff, quelle galère !!!!!! », Se lamente V. Aka. « Nous par contre, n’avons pas de problème d’eau. Bien au contraire, les personnes de l’extérieur viennent s’approvisionner chez nous », nous dit fièrement  A. Koné.  Ces deux personnes, bien que vivant des situations différentes, sont dans la même zone géographique, c’est-à-dire à Yopougon. La première habite dans le quartier situé aux alentours de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) appelé Micao et la seconde habite à Port-Bouët 2 précisément au quartier Texas. Cette inégalité en matière d’eau est légion non seulement dans la ville d’Abidjan, mais également à l’intérieur du pays, dépassant même les frontières de la Côte d’Ivoire car  certaines régions de l’Afrique de l’Ouest comme le Mali et le Burkina Faso font également face à ce genre de situation.

Le manque d’eau, source de conflits

Ce problème lié à la question de la gestion de l’eau, vieille déjà de plusieurs décennies, est toujours d’actualité dans la mesure où, dans certaines régions de l’Afrique de l’ouest des populations peines à se ravitailler en eau potable pendant que d’autres en ont abondamment. Cela a pour corollaire, dans la plupart des cas, la survenue de conflits ainsi que la dégradation de l’écosystème. Selon une étude du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, (PNUE) publiée en février 2009, les ressources naturelles ont alimenté près de 18 conflits violents depuis 1990. La survenue de ces conflits influent considérablement sur l’environnement et sont accompagnés, le plus souvent, de famine et de maladies entraînant ainsi l’appauvrissement de ces zones. D’où l’importance de gérer les ressources naturelles, notamment  l’eau.  C’est ce qui a motivé la création du Partenariat Régional de l’Eau de l’Afrique de l’Ouest (GWP/AO) en mars 2002.   Ce partenariat sous régional, autonome et apolitique, vise comme il est stipulé dans l’article 3 dudit partenariat ‘’la promotion de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau’’ en Afrique de l’Ouest.

Ainsi, chaque pays signataire de ce partenariat,  a obligation de mener des actions concrètes de concert ou au niveau local, visant à améliorer, et ce de manière efficiente, la gestion des ressources en eau afin que la population ouest africaine puisse avoir accès à l’eau de manière équitable et durable. En Côte d’Ivoire, le ministère des eaux et forêts, en collaboration avec d’autres partenaires locaux comme le réseau des journalistes et communicateurs pour l’eau, l’hygiène et l’assainissement (Wash-Jnci) s’efforcent de sensibiliser les élus locaux et la population.  ce effet, un atelier national d’information et de sensibilisation des parlementaires et élus locaux de la portion nationale sur la Charte de l’eau du bassin du Niger, s’est tenu le 21 mars 2014 à Abidjan. Á cette occasion également, un réseau de journalistes et communicateurs a été mis sur pied,  ‘’pour mieux faire connaître les activités de l’Autorité du Bassin du Niger et faire sa promotion auprès des usagers, car l’ABN souffre du manque de visibilité de ses activités qui sont peu ou pas connues‘’, selon l’expert en communication de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN), Abdoulaye Kaya. Pour ce faire, ‘‘Des plans de communication avec les moyens adéquats seront dégagés afin de mener à bien les objectifs que devra atteindre le réseau‘’.

 

Ainsi, à l’instar de la Côte d’Ivoire, les pays ouest africains ont cette même vision, ce même objectif : celui de faire de l’Afrique de l’ouest une région où les populations, quel que soit l’endroit, si reculé soit-il, quel que soit le lieu, autant reculé qu’il soit, puissent bénéficier de la même qualité et de la même quantité d’eau.

De la nécessité d’impliquer les populations dans la gestion de l’eau

Cependant, force est de constater,  malgré tous les efforts fournis, il n’en demeure pas moins que les résultats ne sont toujours pas visibles sur le terrain. L’eau reste toujours mal exploitée. Une  enquête menée récemment nous a révélé que la majeure partie des personnes interrogées n’ont pas conscience de la valeur de l’eau et de sa surexploitation. Cette enquête nous a également révélé que cette population, la première touchée par les problèmes liés au manque d’eau est la moins informée sur la question. Comment  y remédier ?

À ce niveau, il incombe aux décideurs, et aux  institutions intervenant dans la gestion de l’eau en Afrique de l’Ouest, notamment en Côte d’Ivoire, de repenser les stratégies et les campagnes de sensibilisation. Cela pourrait passer par une évaluation minutieuse des campagnes et stratégies de communication ainsi que les actions menées sur le terrain aux fins de mettre à nu les obstacles liés à la gestion intégrée des ressources en eau, pas seulement en Côte d’Ivoire, mais aussi dans la région ouest africaine à l’instar du Burkina Faso qui a déjà fait une évaluation de la gestion de l’eau.  (Évaluation de la gouvernance de l’eau au Burkina Faso, 2009). Par ailleurs, associer les populations aux prises de décisions concernant la gestion de l’eau contribuerait à mieux cerner les problèmes auxquels sont confrontées ces populations.

L’eau précède le recul de la pauvreté

Tout comme la route précède le développement, avoir accès à l’eau précède également du recul de la pauvreté. Car une région en manque d’eau est généralement une région pauvre car sans eau, il n’y a pas de vie. L’eau est vitale et comme telle, sa gestion efficiente ne pourra qu’être bénéfique. Une eau durable et équitable  est une garantie pour le futur dans la mesure où, non seulement ces populations auront accès à l’eau, mais cette dernière, en raison de sa qualité, évitera à bien des personnes de souffrir de certaines maladies liées à l’eau comme le choléra.

 

 

 

 

 

 

 

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February 15, 2015

Insalubrité : Les  lycées de capitale avec des toilettes dans un état déplorable

Par: Léon-Paul Gomes, Fadel Gomes da Silva et José Augusto Mendonça

La plupart des toilettes des écoles publiques du pays connaissent une mauvaise hygiène, avec pour la plupart  sans eau. La situation est dramatique.

 

Les toilettes dans un état déplorable pour les enfents

Les toilettes dans un état déplorable pour les enfents

Par exemple, les trois plus grands lycées de la capitale, à savoir “Rui Cunha Barcelo”, “Agostinho Neto” et “Kwame Nkrumah” visité par la reseaux des journalistes em matierie de eau et assanissement de Guinée-Bissau, nous présentent  un état déplorable en termes d’hygiène, robinets, portes et désinfectants.

“Les toilettes des étudiants ne sont pas dans des conditions minimales. Elle sont toujours sales, l’eau stagne avec des odeurs nauséabondes “, en référence à la révolte étudiante de” Rui Cunha Barcelo “rapportée par Bénédicte Augustin Gudinha.
La puanteur dans cette école fait que les étudiants ne peuvent pas assister aux cours. Les toilettes n’ont pas de dispositifs d’assainissement et les robinets sont sans goutte d’eau.
En effet, le président de l’association des étudiants de cette école, Rufino Aye, a corroboré ces allégations et a dit qu’il avait discuté de la situation avec le conseil scolaire et reçu l’assurance que la situation serait améliorée..
Son homologue de la “Agostinho Neto”, reconnaît que la situation sanitaire est précaire à l’école secondaire, mais attribué la responsabilité aux étudiants pour la mauvaise utilisation des salles de bains.
«Les étudiants ne collaborent pas pour l’hygiène scolaire, en particulier dans les salles de bains. Uriner sur le sol et quand déféquer pas jeter de l’eau “, critique Tanélcia Gomes Teixeira pointant ces attitudes comme une raison de la puanteur à l’école.
Les plaintes, le directeur adjoint de “Rui Cunha Barcelo” admis la situation, mais a promis que la gestion se efforcera de nettoyer le problème et améliorer la qualité de l’hygiène et de l’assainissement de l’école.
“Récemment, la direction de l’école a approuvé un calendrier mensuel pour le nettoyage de l’école, ce pour assurer un bon environnement sanitaire», a déclaré Justin John Có qui a dit que ce travail comprendra le nettoyage des salles de bains.
Le réalisateur de “Kwame N’Krumah”, a dit qu’il était au courant du problème du manque de salle de bains, car il ya qui sont bouché avec des bâtons et des morceaux de tissu, donc en désuétude.
“Quand je ai pris mes fonctions Novembre dernier, je ai trouvé qu’il n’y avait pas les conditions d’hygiène à l’école, en raison du manque de toilettes dans les salles de bains ou les élèves des enseignants, le directeur lui-même. Besoin d’être remplacé en raison du mauvais état dans lequel il est “reconnu Alanan Pereira.
Le directeur de la haute école a promis que la situation sera résolue progressivement sur la base des fonds disponibles et après le paiement du deuxième trimestre des frais.
Après cela, il a souligné, la priorité sera la réhabilitation de toutes les salles de bains et de là, les élèves auront à assumer ses responsabilités bon usage de latrines scolaires.
Selon Alanan, les étudiants sont principalement responsables de la détérioration de l’environnement hygiénique de la “salle de bain”.
Mis au courant des problèmes qui affectent les trois établissements d’enseignement de l’école secondaire en ce qui concerne l’hygiène et l’assainissement, le directeur général de l’Éducation, Geraldo Indeque regretté, mais a précisé que “vous ne pouvez pas résoudre tous les problèmes à la fois.”
Il a ajouté que le GIP investira dans la réparation des infrastructures scolaires, y compris les salles de bains.
Indeque cependant remis en question le sort des fonds qui sont mis à la disposition de chaque école pour les dépenses courantes, y compris le nettoyage et l’entretien de leurs écoles.
Pour cette année, selon un fonctionnaire, le ministère en collaboration avec les commissions scolaires, ne fonctionnera que sur les aspects de l’amélioration de l’hygiène dans les salles de classe, salles de bains et les cours d’école.
“Il se permet de faire tout à la fois. Pour la prochaine année scolaire, nous avons des maisons de bains décentes “, a promis Geraldo Indequi.
Cette situation malsaine observée dans les trois écoles secondaires Bissau également observé dans les écoles publiques et privées de l’éducation de base complémentaire, et même dans certains établissements d’enseignement supérieur.

February 15, 2015

Insalubridade: Liceus da capital com casas de banho em estado deplorável

Por: Leon-Paul Gomes, Fadel Gomes da Silva e José Augusto Mendonça

Article JoseBissau, 10 Fev 15 (ANG) – A maioria de casas de banhos das escolas, sobretudo públicas do país apresentam más condições de higiene, havendo alguns sem água.
Por exemplo, os três maiores liceus da capital, nomeadamente “Rui Barcelo Cunha”, “Agostinho Neto” e “Kwamé Nkrumah” visitados pela ANG, apresentam-se num estado deplorável em termos de higiene, sem pias, torneiras, portas e desinfectantes.
“As casas de banho dos alunos não têm mínimas condições. Estão sempre sujas, com águas estagnadas e deitando cheiros nauseabundos”, caracterizou revoltada a aluna de “Rui Barcelo Cunha” que se identificou por Benedita Agostinho Gudinha.
O mau cheiro nesta escola é tanto que os alunos de uma das salas adjacentes, sala 8 do bloco 5, não conseguem assistir as aulas. As casas de banhos carecem de pias e nem todas as torneiras deitam água.
Aliás, o presidente da associação dos estudantes do referido liceu, Rufino Ié, corroborou estas afirmações e disse ter abordado a situação com a direcção da escola e recebido garantias de que a situação seria melhorada “brevemente”.
A sua homóloga do “Agostinho Neto”, reconhece que a situação higiénica no liceu é precária, mas atribuiu responsabilidade aos alunos pela má utilização das casas de banho.
“Os alunos não colaboram para a higiene da escola, particularmente nas casas de banho. Urinam no chão e quando defecarem não deitam água”, criticou Tanélcia Gomes Teixeira que aponta estas atitudes como razão pelo mau cheiro na escola.
Confrontado com as queixas, o subdirector do “Rui Barcelo Cunha” admitiu a situação, mas prometeu que a direcção irá diligenciar para sanear o problema e elevar a qualidade de higiene e saneamento do liceu.
“Recentemente a direcção do liceu aprovou um calendário mensal para a limpeza da escola, isto para garantir um bom ambiente sanitário”, informou Justino João Có que disse que este trabalho vai incluir a limpeza das casas de banho.
A directora do “Kwame N´Krumah”, disse estar ciente do problema da falta de casa de banho, uma vez que as que ali existem se encontram entupidas de paus e pedaços de panos, portanto, em desuso.
“Quando tomei posse, em Novembro passado, constatei que não havia condições higiénicas na escola, devido a falta de sanitas nas casas de banhos quer dos alunos quer dos professores e até do próprio Director. Precisam de ser substituídas devido ao mau estado em que se encontram”, reconheceu Alanan Pereira.
A directora do liceu prometeu que a situação será resolvida paulatinamente em função dos meios financeiros disponíveis e depois do pagamento de propinas de segundo trimestre.
Depois disso, sublinhou, a prioridade será a reabilitação de todas as casas de banhos e a partir dai, os alunos terão que assumir as suas responsabilidades de bom uso das latrinas escolares.
Segundo Alanan, os alunos são os principais responsáveis pela deterioração do ambiente higiénico da “casa de banho”.
Posto ao corrente dos problemas que afectam os três estabelecimentos de ensino liceais no que se relaciona com a higiene e saneamento, o Director-geral do Ensino, Geraldo Indeque lamentou mas esclareceu que “não se pode resolver tudo de uma vez”.
Acrescentou que a DGE irá apostar na reparação das infra-estruturas escolares, inclusive as casas de banhos.
Indeque questionou entretanto o paradeiro dos fundos que são colocados a disposição de cada liceu para despesas correntes, nomeadamente trabalhos de limpeza e manutenção das respectivas escolas.
Para este ano, segundo aquele responsável, o ministério em conjunto com as direcções das escolas, vão trabalhar somente nos aspectos de melhoramento de higiene nas salas de aulas, casas de banhos e recintos escolares.
“Não há condições financeiras para fazer tudo de uma vez. Para o próximo ano lectivo contamos ter casas de banhos condignas”, prometeu Geraldo Indequi.
Esta situação de insalubridade constatada nos três liceus de Bissau também se verifica nas escolas públicas e privadas do ensino básico complementar, e até em algumas instituições de formação superior.

January 21, 2015

Guiné-Bissau: Portugal e UE levam mais água à segunda maior cidade guineense

Bafatá – Cerca de 15 mil pessoas, metade da população de Bafatá, segunda maior cidade da Guiné-Bissau, vai passar a ter acesso a água para usar no dia-a-dia graças a um projecto financiado por Portugal e pela União Europeia, anunciaram os promotores.

Un point EAU“A obra insere-se na reabilitação e expansão de infra-estruturas” de diversos bairros de Bafatá, cuja conclusão está prevista “para Março”, referiu Giacomo Tedesco, membro da TESE Sem Fronteiras, uma organização não-governamental para o desenvolvimento (ONGD) portuguesa criada em 2002.

O projecto com o título em crioulo “Bafatá misti mas iagu”, que em português significa “Bafatá quer mais água”, está orçado em 250 mil euros.

Está prevista a abertura de dois furos com capacidade de abastecimento de 18 metros cúbicos de água por hora, instalação de onze fontanários, um reservatório reabilitado e reparação de vários quilómetros de condutas subterrâneas.

A obra inclui ainda a instalação de três geradores fotovoltaicos para o funcionamento de bombas submersíveis, que vão permitir levar a água dos furos até à população.

O fornecimento de água pretende inverter um cenário adverso.

A Guiné-Bissau continua a ser um dos países mais pobres da África Ocidental.Segundo dados de 2010 recolhidos pelo Governo e agências internacionais, citados pela TESE, apenas 66% das famílias do país têm acesso a uma fonte melhorada de água potável e 18% a um saneamento adequado.

“A região de Bafatá é referida como uma das mais afectadas pela pobreza absoluta e pela pobreza extrema em 2010″, destaca a ONGD portuguesa.

Bafatá conta com uma população de 28 mil e 67 habitantes, na sua maioria mulheres (51%), dos quais apenas 52% dispõe de acesso a uma fonte de água melhorada.

O projecto “Bafatá Misti Mas Iagu” é promovido pela TESE Sem Fronteiras, tendo como parceiros a Associação de Saneamento Básico Protecção da Água e Ambiente de Bafatá (ASPAAB) e a Agência Holandesa de Desenvolvimento (SNV), com os associados Empresa Portuguesa das Águas Livres (EPAL) e Delegacia Regional de Recursos Hídricos de Bafatá (DRRH-B).

O projecto é financiado pela União Europeia e pelo Camões – Instituto da Cooperação e da Língua.

A TESE Sem Fronteiras (TESE-SF) dedica-se à promoção do acesso sustentável de comunidades rurais e periurbanas do continente africano a serviços e infra-estruturas sociais nos sectores da água, saneamento e promoção de higiene e energia.

 

December 3, 2014

Atelier sur la problématique de la GIRE dans le bassin du Mono : Poser les jalons d’une coopération intercommunale

Alain TOSSOUNON (Bénin)
Fidèle à son engagement de soutenir les communes dans la mise en pratique de la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) et le renforcement des concertations entre les structures concernées pour une gestion durable des ressources en eau au Bénin, l’ONG belge PROTOS et ses partenaires ont organisé un atelier de réflexion du 27 au 28 novembre 2014 à Lokossa. Grand moment de partage d’informations et d’expériences sur  l’intercommunalité et la mise en route de la GIRE, l’atelier a permis de pousser la réflexion sur la pertinence et l’intérêt d’une intercommunalité dans le domaine de la GIRE autour du bassin du Mono.

 

Photo de famille des participants aux travaux

Photo de famille des participants aux travaux

Autorités communales, représentants des structures intercommunales, cadres et agents des services techniques des mairies, représentants des services déconcentrés de l’Etat, représentants des projets et programmes… tous ont répondu présents à l’appel. Avec pour principal objectif de poser les jalons d’une collaboration intercommunale autour de la GIRE dans le bassin du fleuve Mono dans les départements du Mono et du Couffo, cet atelier s’inscrit dans le cadre du Partenariat Flamand pour l’Eau et le Développement (VPvWO), le Port d’Anvers (HvA), l’Association Flamande des Villes et Municipalités (VVSG) et PROTOS pour le projet concernant six communes (Lokossa, Athiémé, Dogbo, Bopa, Lalo et Toviklin) et est parfaitement intégré dans les programmes triennaux (MYP) 2011-2013 et 2014-2016 cofinancés par le gouvernement belge.
En ouvrant les travaux de cette réflexion, le Représentant-résident de Protos au Bénin, Harald van der Hoek s’est réjoui de la forte présence de tous les acteurs. Une preuve selon lui, que le sujet ne manque pas d’intérêt. « Si l’eau est une richesse, c’est aussi un risque avec les inondations », a-t-il signifié pour montrer la nécessité pour les communes, qui ne peuvent agir individuellement, de conjuguer leurs efforts afin d’intervenir en synergie. C’est un atelier plein d’espoir pour la problématique qu’il aborde et cet appel à une action concertée qu’il facilite, a souligné le 2e adjoint au maire de Lokossa, qui a ouvert officiellement les travaux.

Dans une première série de communications, les participants ont eu droit à un éclairage sur le cadre légal et règlementaire de l’intercommunalité et les expériences de regroupement de communes au Bénin et dans les départements du Mono et du Couffo.
En revenant sur la genèse des regroupements des communes au Bénin, l’expert en décentralisation et eau de l’Association Nationale des Communes du Bénin (Ancb), Sègla Lihoussou, a indiqué que la nécessité de rassemblement des communes est apparue aux premières heures de la décentralisation. Une volonté qui s’est manifestée par la création de l’ANCB et de l’UCOZ en 2003, et d’autres associations dans les départements et régions de notre pays. Seulement, quelques années après leur mise en place, ces différentes associations mises en place avant l’avènement de la loi sur l’intercommunalité et avec l’accompagnement de partenaires divers, vont tomber dans la léthargie. Aujourd’hui, avec la loi sur l’intercommunalité, à l’exception de la communauté des communes de Kouandé, Kérou et Péhunco (2KP), ces associations et regroupements des communes évoluent en marge des dispositions de cette loi. De même, elles restent confrontées à une faible volonté de leurs membres pour le paiement de leurs cotisations et à une guerre de leadership préjudiciable à la vie des associations comme c’est le cas de l’Association des communes du Mono/Couffo (Acmc). Somme toute, si ces différents regroupements doivent encore leur existence à la loi de 1901, il reste qu’elles peinent à se conformer à la nouvelle loi et mises à rude épreuve face à la récupération politique.
Malgré tout, tour à tour, chacun de ces regroupements de communes a partagé son expérience et surtout présenté le bilan de ses activités menées. De l’Union des communes du Zou (Ucoz), au Groupement Intercommunal (GI) Mono, au Territoire des Communes de l’ouémé supérieur (TDOS) ou encore le Conseil intercommunal d’éco développement (Cied), il ressort que les associations des communes régionales ou départementales, embrassent plusieurs domaines (environnement, ressources en eau, économie locale, tourisme…). Pour la communauté des 2KP qui constitue le seul Etablissement public à caractère intercommunal (Epci), les trois communes membres ont transféré cinq (5) domaines de compétences sur lesquels, elle mène des activités avec le soutien des partenaires et les subventions de ses membres.
Contrairement à l’intercommunalité au Bénin qui reste un processus jeune, elle est très vieille en Belgique. C’est le cas de l’intercommunalité en Flandre qui regroupe 5 provinces et 308 communes (de petite taille). Avec une première législation spécifique en 1922 et une dernière loi belge qui date de 1986, la coopération intercommunale en Flandre concerne plusieurs domaines dont la collecte et la gestion des déchets, le traitement des eaux résiduelles, l’approvisionnement en eau potable…Avec des capitaux propres d’une valeur de plus de 13 milliards d’euro, l’intercommunalité en Flandre constitue sans doute, une force économique et politique à l’image de plusieurs coopérations intercommunales en Europe. Une source d’inspiration pour les communes béninoises qui pour y arriver, selon les participants, devront revoir les raisons de création, leur raison d’être et créer les conditions pour assurer la viabilité de leur coopération. Surtout, comme le soutient Christof Delatter de l’Association des villes et communes flamandes, « il faut prendre le recul nécessaire pour asseoir une organisation qui peut résister à l’influence politique et aux changements de gouvernements locaux dans les communes ». Un conseil important pour les communes du Mono et Couffo dont l’association, de l’avis du Maire de Dogbo, Vincent Acakpo, est plombée par un faible engagement des membres et surtout une récupération de l’organisation à des fins politiques.

Les enjeux de la GIRE dans le bassin versant du Mono

Pour la deuxième journée consacrée aux enjeux de la GIRE dans le bassin du Mono, les échanges ont permis aux participants, de mieux appréhender les concepts de GIRE et de bassins versants, le fonctionnement du bassin versant du Mono et les impacts des barrages sur le fonctionnement hydrologique. Dans le contexte actuel, il ressort que l’action humaine amplifie les risques et la dégradation du couvert végétal est préjudiciable pour la ressource. De même, les mauvaises pratiques avec l’envahissement des berges pour la production sont à proscrire pour une meilleure protection de la ressource. Mais, il n’y a pas que l’homme qui a une influence néfaste sur les ressources en eau et la vie des communautés. En effet, ces dernières années, le Bénin comme plusieurs pays de la sous-région, fait face aux inondations acerbes avec pour corollaire, parfois des pertes en vie humaine et de nombreux hectares de production qui partent en fumée. En réponse, le gouvernement avec le soutien des partenaires, a initié le Projet de Système d’alerte précoce (SAP) afin de produire des informations et données indispensables pour la prévention. Aujourd’hui, grâce au projet, un dispositif est rendu fonctionnel et l’alerte aux inondations est désormais possible. Mais, si ce système d’alerte est d’apparition recentre et reste à renforcer, ailleurs en Belgique, dans la région flamande, c’est un plan qui a été conçu depuis 1977 pour faire face aux marées. Depuis, ce plan di Sigma, permet de gérer les voies navigables et les terrains avoisinants, de stimuler l’utilisation multifonctionnelle de la voie navigable, d’assurer la sécurité des voies navigables et de protéger les populations contre les inondations.

Une fois la phase d’éclairage sur les concepts d’intercommunalité terminée et les expériences des associations et/ou communauté des communes partagées, les participants se sont prononcés sur la nécessité ou non de mettre en place une intercommunalité autour du bassin du Mono. Pour les uns, il n’y a pas de doute. L’intercommunalité est indispensable pour mutualiser les ressources, défendre les intérêts des communes face aux infrastructures hydrauliques, protéger les berges et surtout développer des outils de planification pour la bonne gestion de la ressource au niveau du bassin. Pour les autres, il faut bien se conformer au cadre institutionnel GIRE prévu notamment le comité de bassin et les Comités locaux de l’eau (Clés) ou encore renforcer les structures intercommunales qui existent. Dans le cas de la mise en place d’une coopération intercommunale pour le bassin du Mono, la plupart des participants proposent le transfert des compétences relatives à la gestion des inondations, l’Approvisionnement en eau potable, l’environnement, la protection des berges…
Au terme des échanges, tous les participants dans leur ensemble, ont salué l’avènement de cet atelier pour la pertinence du sujet abordé. C’est pourquoi, ils recommandent de donner une suite à cet atelier. Car, selon le consultant de la Giz et ancien Directeur général adjoint de l’eau, Anatole Fassinou, « il faut continuer à creuser parce que la GIRE au Bénin est partie d’en haut alors qu’elle devrait émaner de la base ». Ainsi, « le temps est arrivé de partir de la base même si le cadre institutionnel est venu des grands classiques qui viennent d’ailleurs », a soutenu Dominique Fougeirol avant d’ajouter qu’il faut régler les problèmes dans les communes. Au total, pour les participants à cet atelier, il faut poursuivre la réflexion sur les thématiques et surtout « réinventer la GIRE en partant de la base ». Dans le même temps, il faudra continuer une vulgarisation des textes de loi sur la gestion de l’eau et la GIRE afin d’orienter les interventions.
En conséquence, si l’atelier de Lokossa n’a pas débouché sur une décision unanime de fonder une nouvelle coopération intercommunale autour du bassin du Mono, elle aura beaucoup apporté en matière d’éclairage sur l’état actuel de l’intercommunalité au Bénin et surtout révéler la volonté manifeste pour tous les acteurs communaux, de s’impliquer résolument dans la gestion du bassin du Mono. Désormais, la réflexion se poursuit sur comment y arriver pour garantir la défense des intérêts des communes qui ne veulent plus jouer le second rôle.

November 26, 2014

Eau et assainissement en Afrique : Cotonou accueille les 2e assisses du CST/de l’AAE

Alain TOSSOUNON (Cotonou/Bénin)

Depuis le lundi 24 novembre 2014, les sociétés d’eau d’Afrique se retrouvent dans la capitale économique béninoise pour les 2e assises du Conseil scientifique et technique (Cst) de leur association. Sous le thème « Eau et assainissement en Afrique : financements et solutions intelligentes », les membres de l’Association Africaine de l’Eau (AAE) renouvellent leur engagement d’inventer et d’imaginer de nouvelles solutions pour assurer un accès et un assainissement pour tous les Africains.

 

Les officiels au cours de l'ouverture des travaux

Les officiels au cours de l’ouverture des travaux

« L’Afrique a changé. Elle inspire confiance; consciente qu’elle est un enjeu majeur de la mondialisation, elle se trace un avenir et personne ne peut désormais la regarder sous un prisme déformant et négatif ». Si cette note d’espoir et d’espérance du Président du Conseil scientifique et technique (Cst) de l’AAE, Oliver Francois Gosso est partagée par un grand nombre d’observateurs, l’Afrique se trouve néanmoins confrontée encore au défi d’accès à l’eau et à l’assainissement pour tous ses enfants.
En effet, dans ce continent d’avenir, plus de 2,5 milliards de personnes vivent toujours sans accès à une eau potable. Une véritable problématique qui pour le président Gosso, est un challenge « important » mais pas « insurmontable ». Aujourd’hui, soutient-il, après la rencontre de Kampala qui s’est penchée sur les solutions pour accélérer l’accès à l’eau et aux services d’assainissement, l’heure était venue de réfléchir sur la mobilisation des financements pour la mise en œuvre des solutions intelligentes. Mais pour lui, pour relever ce défi, il faut oser et essayer. Et l’Association africaine de l’eau peut compter sur ses atouts et la crédibilité dont elle bénéficié auprès des institutions des Nations Unies, du Conseil des ministres africains de l’eau (AMCOW)…Car, au-delà de l’accès à l’eau et à l’assainissement, les problématiques du réchauffement climatique, de la désertification, la pollution de l’eau et des sols…n’autorisent plus l’inaction, a signifié le directeur général de la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb), David Babalola. En se félicitant d’accueillir l’organisation de ces assises de réflexion en terre béninoise, il a indiqué que les défis de l’accès à l’eau et aux services d’assainissement posent sans nul doute, la question du droit à l’eau et à l’assainissement pour les populations. Ainsi, avec les assises de Cotonou, il a fondé l’espoir de voir les participants « explorer toutes les pistes de solutions concrètes et viables pour des actions nationales et internationales en matière de maîtrise et de gestion des services d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement.
L’assainissement aussi important que l’eau

Une forte mobilisation des acteurs au rendez-vous de Cotonou

Une forte mobilisation des acteurs au rendez-vous de Cotonou

En faisant le constat que les fora mondiaux et internationaux ont contribué ces dernières années à faire progresser la compréhension de tous sur les enjeux liés à l’eau, le ministre en charge de l’eau, Barthélémy Kassa, qui a ouvert les travaux a signifié qu’il est temps de sortir de l’oubli, la question de l’assainissement des eaux usées en milieux urbains et périurbains. « La question de l’eau potable est d’importance capitale, mais il y a également un autre sujet aussi bien capital que l’on ne met pas toujours bien en exergue, il s’agit de l’assainissement », a-t-il souligné. Mieux, il a soutenu que « l’assainissement plus encore que l’eau potable, est le défi le plus lourd que nous avons à relever ». Ainsi, face à l’absence de système d’évacuation collectif des eaux usées dans les pays africains, il est important de doter les sociétés d’eau d’instruments et de technologies adéquats et d’un cadre institutionnel efficace. Egalement, il préconise des actions solidaires et c’est pour cela qu’il salue la contribution de l’AAE. « Le salut est permis pour un espoir de développement harmonieux du secteur de l’eau et de l’assainissement en Afrique », a-t-il conclu.

Ainsi, durant ces assises, des thématiques diverses liées à la disponibilité de l’eau, sa qualité, sa répartition inégale, sa bonne gestion…Au cours des assises, une cérémonie de dédicaces de l’ouvrage « l’Afrique et l’eau » écrit par les experts africains sous la direction de Claude Jamati aux éditions Alphares se déroulera pour une fois encore, mettre en débat, la problématique de l’accès à l’eau et à l’assainissement en Afrique.

November 20, 2014

Accès aux toilettes améliorées au Sénégal : le taux de couverture progresse dans la région de Matam

Bachir SANE (Sénégal)

Plusieurs milliers de personnes ont accès aux toilettes dans la région de Matam. Des organisations projettent de construire entre 1.500 et 2000 toilettes améliorées entre 2015 et 2016. C’est ce qui ressort d’un document transmis à la presse.

La journée mondiale des toilettes a été célébrée pour la première fois au Sénégal, à Ndiaffane Bélithindy, dans la commune de Agnam Civol, dans la région de Matam. Ce choix est justifié par les progrès enregistrés dans cette zone au cours de ces dernières années. « 43 villages ont été déclarés fin de défécation à l’air libre, dans la commune Agnam Civol. Il s’est agi d’agir sur les consciences afin de changer des comportements. Les comités de salubrité travaillent dans le sens de pérennisation des acquis », a laissé entendre le représentant du Gsf. Selon un document transmis à la presse, 6700 latrines familiales et 25 blocs sanitaires scolaires ont été construits dans le cadre de la mise en œuvre du sous programme Pepam IDA financé par la Banque mondiale alors que 200 latrines familiales sont réceptionnées dans le cadre du Projet intégré hygiène et assainissement rural dans la région de Matam.
Le secrétaire général du Conseil départemental de Matam, Chérif Mamadou Kébé a pour sa part souligné que l’acte III de la décentralisation leur l’opportunité de rompre le cercle vicieux de la pauvreté. Le gouverneur de Matam n’a pas manqué de souligner les défis à relever. « Des efforts ont été faits pour accroître l’accès à l’assainissement mais beaucoup reste à faire. Il me plaît de souligner la synergie des acteurs pour aller de l’avant », a apprécié le gouverneur de la région de Matam.
La disponibilité des toilettes participe à la prévention des maladies. En réalité si l’on se réfère à un document de WaterAid, près 1.400 enfants meurent tous les jours de maladies diarrhéiques résultant du manque d’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement. L’Afrique détient le taux d’incidence le plus négatif, 277.794 enfants perdent la vie pour les causes précitées. C’est pour cela que cette organisation a préconisé des solutions pour s’attaquer à cette problématique. « WaterAid demande l’adoption d’un objectifs de développement durable dédié à l’eau et à l’assainissement pour épargner des vies et améliorer la santé des enfants. Il est essentiel que chacun ait un accès de base à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement d’ici 2030 », lit-on dans un document transmis à la presse.
L’espoir est pourtant permis puisque selon Mamadou Ndom, la JICA va renforcer ses interventions dans les zones rurales. Le nombre de bénéficiaires d’ouvrages de base de l’assainissement pourrait augmenter. Il y a un projet de construction de 15.00 à 2.000 toilettes décentes entre 2015 et 2016. En tout état de cause, l’inaccessibilité à ces ouvrages a des incidences négatives sur la santé des populations et notamment sur celles des couches vulnérables. « Le manque de toilettes décentes expose des personnes à des maladies. Les femmes et les filles sont exposées à des violences physiques à des agressions. Mais WaterAid et l’Etat du Sénégal et ses partenaires vont travailler pour renverser cette tendance », a soutenu Apollo de l’Ong WaterAid.
Le représentant du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Djibril Gaye a abordé dans son intervention les défis auxquels, il faudra s’attaquer. « “Egalité et dignité” est le thème de l’édition de la journée de cette année que nous célébrons présentement ici dans la commune de Agnam Civol avec comme objectif d’appeler à l’action et de souligner l’urgence de mettre fin à la défécation en plein air, notamment pour les femmes et les filles qui sont particulièrement vulnérables », s’exprime Djibril Gaye. Aujourd’hui, il est nécessaire de faire bouger les lignes dans des zones rurales. En effet selon un rapport conjoint Oms/Unicef, sur les progrès en matière d’assainissement et alimentation en eau près de 2, 5 milliards de personnes soit un tiers de la population mondiale seront sans ouvrage d’assainissement amélioré en 2015. Au Sénégal la situation n’est pas reluisante, si l’on se réfère aux dernières données disponibles. « Au Sénégal, 6,6 millions de Sénégalais n’ont pas accès à des toilettes décentes, ce qui a des conséquences désastreuses en particulier sur le bien-être, la santé, l’éducation et l’autonomie des femmes et des jeunes filles », rappelle Djibril Gaye.

November 18, 2014

Atelier sur les Lignes directrices pour le développement des infrastructures hydrauliques en Afrique de l’ouest : Améliorer la dissémination et l’appropriation des recommandations

Alain TOSSOUNON (De Lomé)

Photo de famille des participants

Photo de famille des participants

Afin de disséminer et de faciliter l’appropriation par les différents acteurs du niveau national des pays de la CEDEAO, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (Uicn), le Centre de coordination des ressources en eau de la CEDEAO (Ccre) et Eau Vive, ont organisé du 17 au 18 novembre 2014, un atelier à Lomé au Togo. Durant deux jours, tous les différents acteurs appréhenderont les lignes directrices ainsi que le projet de directive en vue de promouvoir de bonnes pratiques en matière de construction et de gestion de grandes infrastructures hydrauliques dans la sous-région.

Grand moment de dialogue et de bouillon d’échanges, l’atelier de Lomé a été ouvert par le Ministre de l’équipement rural, Nabagou Bissoune. «C’est une réelle opportunité pour les deux pays d’appréhender les défis liés aux projets de développement des infrastructures hydrauliques notamment la prise en compte des considérations environnementales, économiques et sociales », a-t-il indiqué. Pour le représentant du gouvernement togolais, cet atelier doit permettre aux participants dont il salue la forte mobilisation, de « s’approprier littéralement le contenu des lignes directrices dans une démarche de Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) ».Surtout, la rencontre participe de l’affirmation du rôle des organismes de bassin dans le développement et la mise en œuvre des projets à caractère transfrontalier, à intégrer les populations affectées comme acteurs.
Dans son intervention, le représentant du directeur régional de l’IUCN, Maxime Somda, a rappelé que son institution appuie le dialogue régional sur les grandes infrastructures hydrauliques piloté par le Centre de coordination des Ressources en eau de la CEDEAO à travers les concertations multi-acteurs entre Etats, organismes de bassins et société civile. Aujourd’hui, dans un contexte où le Bénin et le Togo viennent de signer l’acte constitutif de l’Autorité du bassin du Mono, il a souligné qu’il est important que le principe du dialogue et les recommandations qui en découlent, soient disséminées et que les acteurs dans leur diversité se les approprient. Un avis partagé par le représentant de la CEDEAO, Mahamane Touré, qui dans ses propos, est revenu sur la genèse du dialogue engagé sur la problématique des infrastructures dans l’espace CEDEAO. Car, réalisées pour induire le développement harmonieux, les grandes infrastructures qui ont contribué au développement des Etats n’ont toujours pas profité aux populations en raison de leur faible participation au processus de prise de décision. Ainsi, précise-t-il, c’est en réponse à cette problématique que la CEDEAO a conduit entre juillet 2009 et juillet 2011, un dialogue avec tous les Etats. Un processus ayant conduit à la mise en place d’un panel d’experts qui a réfléchi sur le processus de décision et les impacts des projets passés afin de faire des recommandations. 25 recommandations de bonnes pratiques et 77 mesures ont fait l’objet de partage avec les Organisations de la société civile. Pour lui, après les ateliers organisés en Guinée et au Burkina, l’atelier de Lomé a valeur d’exemple parce qu’il constitue un axe fort d’intégration dans le contexte de la mise en place de l’autorité du bassin du Mono par le Bénin et le Togo.
Pour le Président du PNE-Bénin, porte-parole de la société civile béninoise et togolaise, André Toupé, la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) constitue un tremplin pour la promotion des bonnes pratiques en matière de construction et de gestion des grandes infrastructures hydrauliques. Tout en se félicitant de l’implication de la société civile dans le processus de dialogue et d’appropriation des lignes directrices, il a soutenu que sa présence permettra de garantir l’équité et la durabilité des investissements envisagés pour les Etats et les populations.

Au cours des travaux, les participants suivront des communications qui permettront d’améliorer leur compréhension et leurs connaissances sur le processus de dialogue régional et les produits qui en sont ressortis, ainsi que les implications de leur mise en application. Les acteurs du niveau local (populations des sites de projet d’infrastructures hydrauliques, ONG, élus, etc.) et du niveau national (services techniques de l’Etat, administration centrale, parlementaires, bailleurs, etc.) seront mieux outilles sur les conditions d’application des lignes directrices et du projet de directive CEDEAO aux niveaux des pays et transfrontalier sont discutées et définies par les parties prenantes concernées dans un débat ouvert.
Au terme de cet atelier, ils réfléchiront sur la stratégie pour la prise en compte des lignes directrices et du projet de directive CEDEAO dans les réglementations nationales, les politiques et les pratiques, est proposée d’un commun accord, avec une répartition des rôles et responsabilités entre acteurs. L’atelier se poursuit.

November 10, 2014

Formation des membres du REJEA à Tahoua : Comprendre mieux l’approche Assainissement total pilote par les communautés

Amani MOUNKAILA (Niger)

Du 4 au 6 novembre 2014,  s’est tenue à Tahoua à 552 km de Niamey au Niger, la deuxième session de formation des membres du Réseau des journalistes pour l’eau, l’hygiène et l’assainissement (REJEA) sur la promotion de l’approche de l’assainissement total piloté par les communauté ( ATPC).  Organisé par le REJEA en collaboration avec l’UNICEF, cet atelier comme  la première session qui s’est tenue à Zinder du 25 au 27 septembre 2014 a pour but  de promouvoir durablement l’hygiène et l’assainissement de base qui est une Stratégie opérationnelle de promotion de l’hygiène et l’assainissement de base (SOPHAB), une stratégie nationale du Niger.

06 Eugu00E8ne Ahogbu00E9mu00E8 Volaire ProdA l’ouverture des séances, le Président du conseil de ville de Tahoua a, dans son discours de bienvenue,  salué le choix porté sur sa ville. Il a par ailleurs souhaité qu’à la sortie des séances, les participants puissent s’approprier le contenu de l’approche ATPC pour renforcer leur connaissance afin de sensibiliser les populations à vivres dans un environnement saint.

A cette occasion, le président du REJEA, M. Ousmane Dambadji en réponse au président du Conseil de ville a remercié vivement la ville de Tahoua qui s’est illustrée dans l’approche ATPC. Cependant, il a relevé avec inquiétude, la situation du Niger en matière d’accès à l’assainissement à la veille des atteintes des OMD. Il a salué les efforts et l’engagement du gouvernement du Niger et les partenaires dans la sensibilisation et les actions pratiques d’assainissement qui sont en cours dans toutes les régions du Niger.

Il a été relevé que les partenaires et l’Etat travaillent pour que l’ATPC soit la solution acceptée par la communauté pour la communauté. A l’analyse de la situation, il a été constaté que ce ne sont pas les ouvrages qui font défaut mais le comportement des populations.

Ainsi, l’appliquer du principe de base qui consiste à susciter chez la communauté le respect de soi, la responsabilité et le déclenchement d’un changement de comportement sanitaire collectif de 100% de non défécation à l’air libre, la mise en place d’une échelle d’assainissement et de bien être avec une subvention zéro a été recommandée.

Pour le chef du bureau de zone UNICEF Agadez/Tahoua M.Mohamed Aly Ag Hamana, pour le compte de la région de Tahoua, malgré la volonté des populations à réussir l’approche ATPC, la situation est moins reluisant à causes de la difficulté à l’accès à l’eau dans certaines localités. Cette préoccupation disait-il a été relevée par le président de la république dans son discours en fin d’année 2013. Selon le chef du bureau de zone, « un enfant sur quatre meurt avant d’atteindre l’âge de cinq ans et les maladies diarrhéiques sont la troisième cause de mortalité Niger. Or, les études ont montré l’évidence du lien entre le manque d’hygiène et d’assainissement adéquat et la prolifération des maladies diarrhéiques ».C’est pourquoi, poursuit ce dernier, l’ATPC est une solution au préoccupation de la communauté.

Cette approche a été soutenue par le représentant du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement  qui a indiqué que la réussite de l’ATPC est une porte d’entrée pour le développement de la société.

En lançant les activités de l’atelier, le Secrétaire général de la région de Tahoua en a saisi l’occasion pour saluer le gouvernement pour sa stratégie opérationnelle de l’assainissement de base qui est le défi de la qualité et de la quantité qui consiste à garantir l’accès à l’assainissement à une grande partie de la population sur une base durable.

Durant ces trois jours, 80 journalistes membres du REJEA ont été formés sur l’approche ATPC. Des  visites sur des villages reconnus comme ayant mis fin à la défécation à l’air libre ont été initiées. Deux villages ont été visités afin de comprendre le processus de déclenchement. Cette expérience est enrichissante pour les journalistes dans le traitement du sujet. Ce qui a permis aussi de faire des propositions conséquentes dans le plan d’action

Cependant des inquiétudes demeurent à la veille de la date butoir pour les OMD. Le Niger traîne encore le pas, malgré les efforts consentis par les partenaires et la volonté des communautés à atteindre et à maintenir un état de Fin de la Défécation à l’Air Libre (FDAL), par la construction de latrines par elles-mêmes, sans subventions extérieures. Comme en peut le comprendre, l’ATPC est une approche intégrée, qui consiste à encourager la communauté à analyser sa propre situation en matière d’hygiène et d’assainissement.

Toutefois, l’hygiène et l’assainissement sont des indicateurs de santé et de développement. Ces indicateurs se caractérisent par un taux de mortalité infanto-juvénile élevé estimé à 127 ‰ (lié aux maladies hydriques). En termes d’indicateurs sur l’assainissement, la défécation à air libre est à 78 % (rural 91%, urbain 20 %). Selon JMP 2012, 9% des ménages seulement disposent de toilettes améliorées et non partagées. Cette proportion varie de 34 % en milieu urbain à 4% en milieu rural (EDSN MICS IV 2012). Le lavage des mains au savon est de 34,8 % (Enquête Nutrition, Juin 2009). En termes d’accès à l’eau potable 67% des ménages utilisent de l’eau provenant d’une source améliorée. Cette proportion est de 61% en milieu rural contre 97% en milieu urbain (selon EDSN MICS IV 2012). La tendance par rapport à l’atteinte des OMD du Niger est loin d’être bien, les cibles en 2015 (milieu rural 52 %, urbain 67 %).

Ainsi, on constate que  de nombreuses actions de constructions de latrines ont été effectuées. Mais leur utilisation reste encore réduite, donc  l’augmentation en termes de couverture ne se traduit pas forcément par une généralisation de leur utilisation. On remarque plus un problème de comportement que de disponibilité d’ouvrages.

Toutefois, la formation de Tahoua comme celle de Zinder répond au besoin national d’amélioration des conditions de vie des populations Nigériennes en vue de contribuer à la réalisation de la vision déclinée dans le PDES qui est le cadre de référence du Niger en matière de développement économique et social.

 

 

 

 

November 10, 2014

Mission de haut niveau de WaterAid au Niger : Echanger  sur une meilleure stratégie de plaidoyer pour le secteur de l’eau et l’assainissement

Dans la perspective de la mise en œuvre d’une meilleure stratégie devant faciliter l’accès à l’eau et l’assainissement aux populations, WaterAid a envoyé  deux experts du bureau de Londres et de Dakar en plaidoyer et  politiques  publiques de développement, dans le cadre de la   mise  en œuvre de sa stratégie  au Niger. L’objectif de cette mission est de collecter des informations auprès des personnes ressources telles que les journalistes, la société civile et les politiques. Le vendredi, 7 novembre 2014, ils ont rencontré une délégation du Réseau des journalistes pour l’eau l’hygiène et l’assainissement (REJEA) afin d’échanger sur la  dynamique de l’accès à l’eau et l’assainissement.

Les membres de la délégation avec les journalistes du REJEA

Les membres de la délégation avec les journalistes du REJEA

La séance de travail qui a regroupé les deux parties a permis de relever les défis et de dégager les stratégies et les outils pouvant permettre aux populations un accès adéquate et durable à une eau de qualité. Les discussions ont porté aussi sur le rôle spécifique duréseau des journalistes  et l’apport de WaterAid dans les démarches pour une meilleure coordination des actions.

Selon, le représentant pays de WaterAid Niger, cette mission est importante et primordiale après l’évaluation à mi-parcours réalisé par le bureau de Niamey. Elle apporte un complément d’information pour définir la politique idoine à travers les différentes stratégies à mettre œuvre.Ce qui permettra de définir les meilleures approches pour une politique de développement soutenue.

Le président du REJEA, M. Ousmane DAMBADJi a salué cette initiative innovante qui s’inscrit dans une démarche crédible. Il a par ailleurs assuré les experts de la disponibilité du réseau à contribuer à la réussite de leur mission

Au terme des entretiens, les deux experts sont confiants et ont promis que la communication aura une place de choix dans la définition de la politique de WaterAid dans les prochaines années.

La suite des travaux sera faite avec la société civile et les parlementaires à fin de requérir plus d’information.

 Source: REJEA/Niger

October 21, 2014

Journée mondiale du lavage des mains 2014:  Se laver les mains pour éviter Ebola

Florette MANEDONG (CAMERWASH)

C’est le message qu’a fait passer l’association Education for all Cameroun (Efacam) associée à CAMERWASH et ses partenaires, mercredi 15 octobre 2014 dans l’école maternelle et primaire bilingue Sainte Julie  au quartier Jouvence à Yaoundé.

Le 15 octobre 2008, la première Journée mondiale du lavage des mains a été célébrée dans de très nombreux pays. Son objectif principal est de sensibiliser un maximum de personnes sur les conséquences d’une mauvaise hygiène des mains. L’Unicef, très impliquée dans l’organisation de cet évènement, indique que la cible principale de cette journée est constituée par les enfants, et ce notamment dans les écoles. Par un lavage de mains régulier au savon, le taux de morbidité infantile lié aux maladies diarrhéiques peut être réduit de moitié.

Chaque année, 5 000 décès sont enregistrés dans les pays en voie de développement. Ces derniers sont donc concernés au premier chef par la campagne: 5.000 enfants de moins de cinq ans décèdent chaque année des suites d’une maladie diarrhéique due à l’utilisation d’eaux contaminées… alors que le « remède » est connu et simple à mettre en œuvre: se laver les mains après avoir été aux toilettes ou avant de manger. Le lavage des mains au savon est le moyen le plus efficace et le moins coûteux pour prévenir les maladies diarrhéiques et les pneumonies.

Voilà pourquoi, ce mercredi 15 octobre 2014 au quartier Jouvence à Yaoundé, dans l’école Maternel et Primaire Bilingue Sainte Julie, l’association Efacam en a fait son cheval de bataille. Arrivé sur les lieux aux environs de 7h45, l’équipe de Education for All Cameroon, couplée à celle de Camerwash, se sont mis en droit de sensibiliser le beau monde réunis pour les accueillir. À leur tête, les élèves, les parents d’élèves, le fondateur de l’école Guillaume Jiotsa, et la directrice dame Noumene attendent les instructions. La petite leçon matinale commence d’abord par une sensibilisation. Le responsable d’Education for All Cameroun, Leclère Diffo, révèle que : ‘’bien que n’étant pas encore présent sur le territoire camerounais, la maladie à virus Ebola rôde pas très loin de nous, qu’il importe d’attirer l’attention auprès des élèves pour assurer la prévention’’. Depuis mars 2014, plus de 600 cas et 390 décès ont été notifiés en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone. Tandis que le nombre de cas suspects, probables et confirmés et de décès évolue rapidement, la flambée ne laisse pas d’inquiéter les autorités sanitaires car la maladie peut se transmettre dans les communautés et les établissements de soins, et elle est apparue dans les villes comme dans les zones rurales et frontalières.

Le Cameroun en tête

Cette affection, qui provoque des hémorragies sévères et peut tuer jusqu’à 90 % des sujets atteints, se propage par contact direct avec le sang et les liquides biologiques d’animaux ou de personnes infectées. Il en est de même pour le choléra, quant à lui, déjà bien présent sur l’étendu du territoire camerounais : Les régions notamment de l’extrême nord, du nord et de l’Adamaoua affrontent une épidémie de choléra depuis avril 2014. Les derniers chiffres officiels, font état de 74 décès sur 1598 cas signalés. La présence de réfugiés et la menace de Boko Haram dans ces régions, couplée à la saison des pluies et au manque d’eau potable, favorisent les contaminations. Le Cameroun est en tête des pertes en vies humaines, avec 554 décès pour 14 730 cas.

Pour cela, il est important de se laver régulièrement les mains, aussi souvent que possible, avec de l’eau courante et du savon. Mais davantage, les laver indubitablement aux sorties des toilettes et avant chaque repas. Pour s’assurer que la leçon du jour a été bien assimilée, les jeunes écoliers, tout enthousiastes et excités, se sont prêtés à la phase pratique de la leçon. Après le leur avoir montré, le coordonateur de Camerwash s’est effacé pour laisser les enfants faire à leur tour. La leçon terminée, un rapide tour de question a été fait pour s’assurer que la leçon du jour a été bien assimilée. C’est chose faite, on peut s’en aller tranquille, et la classe habituelle peut enfin reprendre.

 

October 21, 2014

Journée Internationale de lavage des mains:  Le REJEA et OXFAM font une démonstration à l’école primaire Wadata I

Amani Mounkaïla B- (REJEA-Niger)

Le Réseau des journalistes pour l’eau l’Hygiène et l’assainissement (REJEA) et l’Ong internationale OXFAM ont organisé une séance de lavage des mains à l’école Wadata I de Niamey au Niger, le mercredi 15 octobre 2014. Cette opération d’hygiène a pour but d’initier les élèves à ce geste peu onéreux qui sauve des vies.

Démonstration d'un élève de l’école

Démonstration d’une élève de l’école

En effet, cette année, la Journée internationale de lavage des mains est célébrée dans un contexte marqué par le ravage due au virus Ébola. Un virus dangereux, qui a fait plus de 4000 morts et dont le vaccin tarde à être opérationnel.
Malheureusement, la situation est loin d’être circonscrite, car des incompréhensions et des mauvais gestes sont pratiqués et augmentent le risque de la propagation.
Cette situation grave d’épidémie risque d’affecter la santé mondiale si des mesures adéquates ne sont pas prises.
Cependant, le combat contre Ebola ne sera pas de tout repos et les associations se mobilisent. L’opération de lavage des mains initiée par OXFAM et REJEA appuyée par EAA à l’école Wadata I répond à la préoccupation du monde entier de faire de la propreté un moyen de lutte contre le virus Ebola.
En accueillant, l’OXFAM et REJEA, M. Abdou HAMADI, directeur de l’établissement scolaire Wadata I s’est réjoui du choix porté sur son école pour lancer cette sensibilisation contre le virus Ebola.
Le représentant d’OXFAM et le Président de REJEA ont procédé à la démonstration de lavage suivi par les élèves. Ce geste va se perpétuer et permettre de lutter efficacement contre le virus.
La Journée internationale de lavage des mains de cette année est une grande opportunité pour sauver des vies humaines par un geste simple et peu couteux.
M. Ousmane Dambadji, le président de REJEA a insisté pour que ce geste se perpétue et permette aux autres établissements d’adopter les mêmes pratiques afin de mettre les élèves à l’abri des maladies. OXFAM se propose de mettre à la disposition des écoles le matériel : seaux, savons etc.

October 21, 2014

Célébration de la Journée mondiale de lavage des mains : Le lavage des mains dans le contexte de la lutte contre le virus Ebola

Amani Mounkaïla B- (REJEA-Niger)

Niamey : Le mardi, 14 octobre 2014, le Réseau des journalistes pour l’eau l’Hygiène et l’assainissement (REJEA), en collaboration avec Water Aid, l’Ong internationale OXFAM, l’Agence EAA, l’ Institut Pratique de Santé Publique (IPSP) et le ministère de la Santé Publique, a organisé une conférence débat à l’IPSP de Niamey pour sensibiliser les étudiants sur la nécessité du lavage des mains, surtout dans ce contexte de lutte contre Ebola.

Table de séance à IPSPEn prenant la parole pour souhaiter la bienvenue aux participants, le directeur général de l’IPSP M. Abdoulaye SANDA MAÏGA , s’est réjoui du choix porté sur son école pour célébrer cette journée et a promis de mettre en place les dispositifs pour inciter les étudiants à la pratique du lavage des mains.
Le président du REJEA, M. Ousmane Dambadji a demandé aux étudiantes et étudiants de cette école de santé publique de faire du lavage des mains un geste qui sauve des vies. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de sensibiliser les patients à adopter ce geste d’hygiène important pour la vie.
Quant au directeur Pays de Water Aid, cette journée est particulière, car, elle se déroule dans un contexte de lutte contre le virus Ebola.
Le directeur de cabinet du ministère de la Santé Publique a saisi cette occasion pour dire à l’assistance que le gouvernement s’active à mettre en place un dispositif de lutte. En plus de ces moyens, le lavage de la main sera une opportunité pour sauver des vies.
Le conférencier a défini le virus, le mode de contamination, sa propagation, les moyens de protections et les différents efforts consentis par le gouvernement du Niger pour la sensibilisation des populations. Après un débat interminable, les étudiants sont partis heureux d’avoir recueilli des informations pratiques pouvant les aider à réduire les risques de contamination. Le lavage des mains est un geste qui sauve des vies.

October 19, 2014

Le lavage des mains: Un geste pour rester en bonne santé

Makéba TCHIBOZO (Bénin) 

Aussi banal que cela pourrait paraitre, le lavage des mains à l’eau et au savon est le moyen le plus efficace et le moins coûteux pour prévenir les maladies diarrhéiques, les pneumonies et les maladies infectieuses. Il devient encore plus important dans le contexte actuel où le virus Ebola sévit en Afrique de l’Ouest. En ce jour où le monde entier célèbre la journée mondiale du lavage des mains, il est nécessaire de rappeler aux populations les bienfaits de ce geste afin de sauver des vies.

 

???????????????????????????????Selon les statistiques, 5000 enfants de moins de cinq ans décèdent chaque année des suites d’une maladie diarrhéique alors que le “remède” est connu et simple à mettre en œuvre: se laver les mains après avoir été aux toilettes ou avant de manger. Même si elles sont propres en apparence, les mains peuvent être porteuses de germes. Les microorganismes (germes) aboutissent sur les mains de différentes manières.  Lorsqu’un malade éternue ou tousse, les germes de la maladie sont expulsés dans l’air sous forme de minuscules gouttelettes. Si elles atterrissent sur vos mains et que vous touchez votre bouche, vos yeux ou votre nez sans d’abord éliminer les germes, vous devenez porteur de la maladie. Le fait de ne pas se laver les mains, avant et après la préparation des aliments, après avoir manipulé de la viande crue ou être allé aux toilettes peut également rendre malade. En plus d’aider à prévenir la maladie, le fait de se laver les mains réduit le risque d’infecter d’autres personnes. Si vous ne vous lavez pas les mains convenablement avant d’entrer en contact avec d’autres, vous risquez de leur transmettre les germes présents sur vos mains. Le virus peut aussi se propager par les germes que des mains non lavées déposent sur des objets communs comme une poignée de porte, un clavier, un appareil ménager ou professionnel. Le contact par les mains peut propager des troubles bénins comme le rhume, mais aussi des maladies plus graves, voire mortelles. Les très jeunes enfants, les personnes âgées, celles qui sont atteintes d’une maladie préexistante ou celles dont le système immunitaire est affaibli, notamment par le VIH ou le sida, sont particulièrement vulnérables aux maladies infectieuses.

Même si se laver les mains peut paraître simple, il est recommandé de suivre les étapes suivantes pour éliminer complètement les germes. Il suffit de vous laver souvent les mains à l’eau savonneuse pendant au moins 20 secondes. À défaut d’eau et de savon, vous pouvez recourir aux désinfectants à base d’alcool pour les mains. Dans la plupart des cas, il n’est pas nécessaire d’utiliser du savon antibactérien pour avoir les mains propres. Retirez vos bagues et bijoux et mouillez-vous les mains à l’eau chaude. Avec du savon régulier, faites mousser partout sur les mains et frottez pendant au moins 15 secondes. Lavez la paume et le dessus des mains ainsi que les sections entre les doigts et sous les ongles. Rincez-vous ensuite les mains à fond à l’eau courante chaude en les frottant l’une contre l’autre. Après cette étape, essuyez-vous doucement les mains avec un essuie-tout ou une serviette propre. Un séchage vigoureux peut endommager la peau. Vous devez vous servir de l’essuie-tout pour fermer le robinet afin d’éviter toute recontamination. Dans les toilettes publiques, conservez l’essuie-tout pour ouvrir la porte en sortant. Si la peau s’assèche, utilisez une lotion hydratante. Cependant, si vous avez la peau sensible ou que votre emploi exige que vous laviez souvent les mains (comme un agent de santé), vous pourriez envisager l’utilisation d’un désinfectant à base d’alcool.

Réduire les risques de contamination par les mains

Voici quelques mesures qui vous permettront de protéger votre famille. Il faut souvent se laver les mains, surtout après avoir toussé, éternué ou utilisé un papier-mouchoir, avant et après les repas, avant de préparer des aliments, après avoir manipulé de la viande crue, après avoir touché à un animal et après être allé aux toilettes. Lorsque vous toussez ou éternuez, utilisez un papier-mouchoir ou faites-le dans le creux de votre bras. Il faut surtout éviter d’éternuer dans la main et n’oubliez pas de jeter les mouchoirs souillés à la poubelle. À la maison et au bureau, il est nécessaire de nettoyer les surfaces pour éliminer les germes, notamment les poignées de porte, les interrupteurs de lumière, les téléphones et les claviers. Si vous avez des enfants, enseignez-leur les mesures d’hygiène élémentaires et comment se laver les mains adéquatement. Évitez d’utiliser le même linge humide pour nettoyer les mains de plusieurs enfants, de se rincer les mains dans une cuvette ou un bassin d’eau, de partager le même essuie-main. N’utilisez pas d’éponges ou de torchons réutilisables, à moins de les changer tous les jours et de les laver avec du détergent car les germes prolifèrent sur les surfaces mouillées.

En l’absence d’eau et de savon, il est possible d’utiliser un désinfectant à base d’alcool. Si vos mains sont visiblement souillées, il est préférable d’utiliser de l’eau et du savon. Si ce n’est pas possible, enlevez la saleté à l’aide de lingettes avant d’utiliser un désinfectant à base d’alcool. Les mains doivent être sèches lorsque vous appliquez le produit, car l’eau dilue le produit. Il faut utiliser assez de désinfectant pour couvrir toute la surface des mains et des doigts et bien les frottez jusqu’à ce que le produit se soit évaporé. Si la peau s’assèche, utilisez une lotion hydratante.

Makeba Tchibozo

October 17, 2014

CELEBRATION DE LA JOURNEE MONDIALE DU LAVAGE DES MAINS: Une occasion pour rappeler les bonnes pratiques d’hygiène pour se protéger contre l’Ebola

Par Jacques Ngor Sarr

Dakar- La Journée mondiale du lavage des mains célébrée le 15 octobre 2014 dans un contexte très particulier à cause de l’Ebola était l’occasion pour l’organisation internationale de développement WaterAid et Amref Health Africa de rappeler les bonnes pratiques d’hygiène.

Dans un communiqué conjoint, les deux structures ont déclaré que «l’escalade de la crise d’Ebola en Afrique de l’Ouest nous rappelle plus que jamais de la nécessité des bonnes pratiques d’hygiène et de lavage des mains pour protéger la santé humaine».  Directrice Régionale de WaterAid Afrique de l’Ouest Mariame Dem a déclaré que « les tragédies qui ravagent les pays de l’Afrique de l’Ouest affectés par Ebola indiquent clairement les conséquences d’un manque d’accès aux toilettes de base et de d’eau potable mais aussi lorsque les populations ignorent les bonnes pratiques d’hygiène comme le lavage des mains». Elle souligne qu’en Afrique où la moitié des hôpitaux n’ont pas d’eau potable, 35% vivent sans cette denrée essentielle et 70% sans assainissement de base, la prévention et la prise en charge des épidémies deviennent un enjeu majeur». Quant au  directeur régional d’Amref Health Africa, Mor Ngom, il déclare : «Si fort heureusement l’épidémie d’Ebola n’a pas éclaté au Sénégal, environ 16000 personnes perdront la vie cette année dans l’ensemble de notre pays du fait de diarrhées et de pneumonies qui sont deux maladies que l’on peut éviter par le lavage des mains au savon ». M. Ngom indique qu’ «il est clair que la Journée mondiale du lavage des mains nous offre une excellente occasion pour diffuser le message de protection que procure le lavage régulier des mains pour nos familles et nous-mêmes. Cependant, ces messages doivent être répétés et respectés permanemment par chacun si nous voulons nous attaquer à ces maladies et d’autres urgences de santé publique». De toute façon WaterAid souligne qu’ « au Sénégal, 25.9‘% de personnes sont sans accès à l’eau potable et 48.1 % de personnes sont sans accès à un assainissement amélioré ». Une situation selon elle qui complique les pratiques d’hygiène et de lavage des mains.

 

 

October 15, 2014

Global Hand washing day

Global Hand washing day

WASH Media Network joins the world over to mark this day

By Mustapha Sesay

Mustaphasesay25@yahoo.com

Today is Global Hand Washing Day, a day set aside by the United Nations General Assembly on Wednesday October 15, 2008 as the International Year of Sanitation, and Global Hand-washing Day, which stresses the need to reinforce call for improved hygiene practices.
In the light of the above, Water and Sanitation Media Network Sierra Leone, a member of the West Africa Water and Sanitation Journalists Network (a sub regional organization) , is joining the Water Integrity Network, Water Supply and Sanitation Collaborating Council, IRC and West Africa Water Aid to observe this day.
As schools are yet to re-open for the start of the 20142015 Academic year, WASH Media Network members will be out to some of the communities in Freetown and in the provincial areas to continue reaffirming the significance of holding fast to the correct methods of washing hands and the its vital place to the health of the children.
It must be noted that most of the diseases that affect children are related to the poor environment and bad sanitation practices in our homes or communities countrywide. One among the outstanding odd health practices is that doing with children not washing hands before partaking of any food. This has continued to offer place to cholera and dysentery among the common diseases in record. Added to this issue is the fact that most children including adults find it difficult to use water and soap after visiting the toilet.
The ramification of this bad health practice could not be unconnected to the 2012 Cholera outbreak in the country, which started in the Northern part of Sierra Leone and spread across its regions within two months. That period heightened the need to wash hands with soap as that was among the primary preventive methods since Cholera itself is water borne.
Shanty towns and slum communities were among the places that suffered the brunt of the 2012 Cholera outbreak.
Unfortunately, few months after the outbreak, people neglected the significance of washing hands with soap after taking part in any activity. This negligence went on until it was officially announced in May that Ebola had broken out in the country and that it expedient that people reverse to the traditional hand-washing method since the Ebola virus is a contagious disease.
While the number of those who believe in the reality of Ebola has increased considerably, however, there is still sparks of remote cases of those who deny its existence and refrain from following the laid down health rules.
Meanwhile, hand washing is paramount to a healthy society and it is on this note that October 15th has been set aside to reflect on responsiveness of hand washing with soap as an effective and affordable way to prevent diseases.
With the outbreak of the Ebola virus in the Sub-region, school authorities in the region would use this opportunity to teach millions of children about this day. School authorities and parents must also ensure that water and soap are always at strategic positions for members to wash their hands.
Let’s keep Cincinnati healthy by becoming Champion Handwashers! As an expert rightly said, “Clean hands save lives”, a driving theme for Global Handwashing Day. Children should continue to act as agents of change, taking the good practices of hygiene learned at school back into their homes and communities.

October 2, 2014

Mise à l’échelle de l’ATPC au Niger :  Le REJEA s’engage à jouer un rôle capital pour sa réussite

Lawali Aboubacar (Niger)

Le présidium de l'ouverture de l'atelier

Le présidium de l’ouverture de l’atelier

Le Réseau nigérien des journalistes pour l’Eau, l’Hygiène,  et l’Assainissement (REJEA) avec le soutien du Ministère de l’hydraulique et de l’Assainissement et de l’UNICEF a organisé du 25 au 27 septembre 2014 à Zinder (1.000km de Niamey) un atelier de formation à l’intention de ses membres des régions de Diffa, Maradi et Zinder. Durant trois jours les journalistes ont été sensibilisés sur l’Approche de l’assainissement total piloté par la communauté (ATPC). A l’issu de cet Atelier d’échange, les journalistes membres du REJEA se sont engagés à jouer leur rôle capital dans le cadre de la mise en œuvre de la SOPHAB en général et l’ATPC en particulier pour un changement de comportement des populations en faveur des bonnes pratiques de l’hygiène et de l’assainissement.
Cet atelier vise à renforcer les capacités des journalistes traitant des questions de l’hygiène, l’eau et l’assainissement  afin qu’ils s’approprient l’ATPC  et contribuer à la communication par la mise à échelle de l’ATPC au Niger. Ainsi, les hommes des medias se sont approprié la démarche, les outils de mise en œuvre de l’ATPC et surtout des expériences acquises par plusieurs communautés nigériennes dans la mise à échelle de l’ATPC sur  l’ensemble du territoire national. Cette technique initiée depuis 2009 par le gouvernement du Niger dans la région de Zinder vise à corriger certains manquements liés à l’hygiène et l’assainissement et aussi la prolifération de certaines maladies diarrhéiques responsables de milliers de décès d’enfants au Niger.   Intégrée dans la nouvelle Stratégie opérationnelle de promotion de l’hygiène et de l’assainissement de base (SOPHAB)  adopté le 31 juillet 2014, l’ATPC est une approche à travers laquelle la communauté est à la fois acteur et bénéficiaire, car elle permet à cette dernière de poser  elle-même sur le tapis la question sa situation en matière d’assainissement et surtout sa pratique  visant à déféquer à l’air libre.  Vu l’importance de l’ATPC pour le bien être de la population, l’UNICEF a encouragé les journalistes à bien s’approprier ce concept afin que le Niger atteigne l’OMD  en matière de l’assainissement. Il faut rappeler  que selon le président du REJEA, Ousmane Dambadji , plus de 12 millions de nigériens   déféquent à l’air libre  favorisant du coup la prolifération des maladies imputables au manque d’hygiène et d’assainissement. Retenons que dans le cadre de la sensibilisation des medias en général notamment des membres du  REJEA dans la réussite de la mise à échelle de l’ATPC au Niger, le REJEA en collaboration avec le soutien du Ministère de l’hydraulique et de l’Assainissement  et de l’UNICEF organise dans les prochains jours  un autre atelier à l’intention des ses membres  des régions de Niamey, Dosso, Tillabéry, Tahoua et Agadez.

 

 

 

 

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September 10, 2014

Signature du nouvel accord de siège de l’ONG belge PROTOS : Une reconnaissance de sa contribution au secteur AEPHA au Bénin

Alain TOSSOUNON (Bénin) 

Implantée au Bénin depuis 20 ans, l’ONG belge Protos œuvre pour une gestion équitable, participative et durable des ressources en eau à travers plusieurs projets et programmes. En reconnaissance de son engagement, le gouvernement du Bénin a signé un nouvel accord de siège au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée le  lundi 8 septembre 2014 au Ministère des affaires étrangères.

 

 Poignée de main entre le représentant résident de Protos (à gauche) et                                       le représentant du gouvernement (à droite)

Poignée de main entre le représentant résident de Protos (à gauche) et le représentant du gouvernement (à droite)

« Par cet acte, le Gouvernement béninois réitère sa confiance en votre institution, pour vous accompagner dans la volonté de votre ONG de poursuivre l’entreprise dans laquelle nous nous sommes engagés depuis la signature du premier accord de siège le 22 novembre 1996 ». C’est en ces termes que le secrétaire général  par intérim du Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’extérieur, Eusèbe Agbangla  s’est exprimé au cours de cette cérémonie de signature.   Pour le représentant du gouvernement, le renouvellement de l’accord de siège est un mérite pour cette organisation qui milite pour une amélioration de l’accès des populations béninoises à l’eau et à l’assainissement  et  une meilleure gestion des ressources en eau dans notre pays.

Ainsi, il a rappelé  par exemple,  les interventions de l’organisation dans le Sud du Bénin visant un meilleur accès ou une meilleure utilisation de l’eau, à travers l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement, les aménagements hydro-agricoles, etc. Plus encore, il  a signalé son engagement pour la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) à travers son « précieux soutien »  au Partenariat National de l’Eau (PNE).   Dans  le secteur des aménagements hydro-agricoles au Bénin, les activités  de Protos ont  permis le renforcement  les capacités des Organisations paysannes et des acteurs d’appui en matière de valorisation intégrée des sources en eau à des fins agricoles. Un programme qui a contribué à l’aménagement de plus d’une soixantaine de sites dans douze (12) communes des départements du Mono/Couffo et de l’Atacora/Donga, à travers la réalisation d’infrastructures d’irrigation et de drainage, le développement des filières porteuses comme le maraichage, la riziculture, etc.

Surtout, les interventions de l’ONG belge Protos ont été saluées parce qu’elles contribueront à l’atteinte des objectifs du Millénaire pour le développement (Objectif 7 relatif  à l’accès à l’eau potable) par le Bénin en 2015.

Très heureux de cette confiance renouvelée, le Représentant résident de Protos au Bénin, Harald Van Der Hoek,  a rappelé les raisons qui motivent les interventions de son organisation au Bénin. Il s’agit de sa stabilité sociopolitique et économique mais aussi  « son hospitalité et sa crédibilité ».

Au total, il a souligné qu’au Bénin, PROTOS intervient dans 22 communes de l’Atacora Donga et du Mono Couffo. Il met en œuvre plusieurs projets de développement dans les secteurs  d’ Approvisionnement en Eau Potable, Hygiène et Assainissement (AEPHA) et valorisation de l’eau  par l’agriculture dans un cadre global de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE).  Il a précisé que ces projets sont financés par différents bailleurs tels que la coopération belge au développement, le Fonds Belge de Sécurité Alimentaire, l’Union Européenne, la Facilité Africaine de l’Eau de la Banque Africaine de Développement et l’Alliance Wash néerlandaise.

Avec ces projets et financements, plusieurs objectifs ont été atteints ces cinq dernières années. Il s’agit entre autres, de  l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement; de l’ amélioration des connaissances et mise en œuvre de la gestion intégrée des ressources en eau, en protégeant les réserves en eau; du renforcement des capacités des communes dans la maîtrise d’ouvrage.

En matière de réalisation des ouvrages d’Approvisionnement en Eau Potable et d’assainissement, on retient la construction de 290 points d’eau potable, 150 blocs de latrines institutionnelles et publiques et de 1.050 latrines familiales. Des réalisations qui ont  favorisé  l’accès de 80.000 personnes à l’eau potable et 91.800 personnes ont bénéficié d’assainissement amélioré.

En matière d’aménagement hydro-agricole, une superficie de 645 ha ont été aménagés augmentant ainsi la production de riz de 700 à 3.700 kg/ha. Par ailleurs, 89 groupes de paysans et organisation de 2.500 producteurs ont bénéficié d’un renforcement de capacités.

Tout en rappelant que ces actions et résultats sont le fruit d’une collaboration et d’un partenariat avec les institutions que sont le Ministère en charge de l’Eau, le Ministère de l’Agriculture et de la santé, des services déconcentrés de l’Etat et les communes, Harald van Der Hoek, a indiqué que pour les prochaines années, l’objectif de PROTOS est de « contribuer à une gestion adéquate du développement local dans un contexte de décentralisation et de renforcement de la société civile ». Ce qui passe par le développement et la promotion de méthodes novatrices avec des acteurs  plus engagés.  L’aventure se poursuit.

 

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September 2, 2014

Lutte contre Ebola en Guinée-Bissau: Les populations déclenchent une vaste campagne d’assainissement

José Augusto Mendonça (Guinée-Bissau)

C’est une mobilisation générale du peuple guinéen contre une éventuelle épidémie d’Ebola. Le pays tout entier a participé de 7-17 heures 30 ce jour du 30 Août, au travail gigantesque de l’assainissement de l’environnement. Ce travail a mobilisé l’ensemble de la population, les membres des organes de l’Etat, y compris les présidents de la République, l’Assemblée nationale, la Cour suprême, le premier ministre et d’autres membres de son équipe de direction et les représentants de la nation.

Un tas de déchets ramassés au cours de la campagne

Un tas de déchets ramassés au cours de la campagne

Le matin de ce jour-là, le Président de la République a donné l’exemple aux citoyens à qui il a été demandé, de nettoyer et de désinfecter l’environnement où ils vivent, dans le contexte de la lutte contre les maladies épidémiques à savoir Ebola et le choléra.

José Mário Vaz, qui a dirigé les travaux du marché central de la capitale, Bissau, connu sous le nom de Bandim, a salué l’initiative de l’exécutif qui a institué cette journée et a invité les Guinéens à prendre soin de leur environnement pour leur santé.

Il a indiqué que cette action est d’une importance capitale pour le pays et a ajouté qu’il répond à l’appel qu’il a lancé dès sa prise de fonction.

«J’espère que chaque jour sera comme aujourd’hui,” a souhaité le chef de l’Etat qui a rappelé que la lutte contre la pauvreté commence précisément avec la promotion de l’hygiène. Et d’ajouter que les citoyens doivent assumer leur responsabilité en veillant à l’assainissement de leur environnement.

Au cours de l’action, le trio de ministres qui l’accompagnaient a dit qu’il était satisfait de la conduite des activités. Résumant la position de ses collègues des Finances et de la Défense, le ministre de l’Intérieur a noté qu’il y avait une grande adhésion des populations dans leurs quartiers tout en saluant le travail des forces armées qui ont été mobilisé pour cette campagne.

Au terme de l’action, des tonnes de déchets ont été ramassés au bord des routes. Ces déchets seront enlevés par la municipalité de Bissau.

“En fait, le pays est sale et a besoin des actions de cette nature», a soutenu une jeune femme qui a participé au drainage des eaux pluviales et au nettoyage des fosses dans les quartiers de la capitale Bissau.

Ce soutien a été renforcé par un membre de l’association des résidents des régions éloignées qui a exhorté tout le monde à faire de même.

De plus, le représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a salué l’initiative du gouvernement qu’il a jugée opportune et responsable.

Cependant, dans le même contexte, le président de l’Assemblée nationale, Cipriano Cassama qui s’est rendu vers la deuxième ville du pays, Bafata à diriger le travail de nettoyage et de désinfection du site site, ainsi que son compagnon de la Cour suprême.

Le Premier ministre, Domingos Simões Pereira a coordonné les activités dans la même région de Oio, en particulier dans Cacheu, Canchungo, Farim et Mansoa.

Toutefois, en raison du succès retentissant enregistré par cette campagne, l’exécutif a rendu public un décret pour instituer cette initiative qui se poursuivra désormais tous les derniers week-end de chaque mois.

September 1, 2014

Free town Peninsula Community benefits from Hybrid Electrification Plant

By Mustapha Sesay, Water &Sanitation Media Network S/L

Energy supply is a key to the socio-economic development of any community or state.

In many developing countries, many depend on either Hydro power electrification or thermal plant.

It is a new concept in the minds of most people to talk of a hybrid plant using both water supply in the rains and solar plant in the dry season to provide electricity supply for community people especially in remote or rural areas.

In Sierra Leone, one area along the Freetown Peninsular that can now boast of this new development is the No. 2 River Community.

Despite the poor status of the road network to getting to this area, it is a tourist resort centre, nice beaches, vegetation and a lot of water shed to keep the turbines in operation.

water

Prior to the develop of this hybrid electrification plant, the Pioneers Welt Hunger Hilfe WHH

It is in this drive that Welt Hunger Heilf WHH undertook a study on the identification of over sixty water sheds along the Freetown Peninsula and the need to preserve them for the sustainability of water supply to the western urban and rural district.

With the collaboration of the European Union and other organization, one of the watershed was developed and protected to provide pipe born water supply for the No. Two River Community.

With more potentials for this community, Welt Hunger Hilfe WHH strived very hard to ensure that most communities benefit from rural power electrification and water supply.

Tuesday, 5th August, 2014 witnessed another milestone for this community as they were the first in the country to witness the commissioning of a Hybrid Electrification plant that will supply twenty hours of electricity during the Rainy and Dry Seasons.

This remarkable development was graced by the Energy Minister and Deputies, development partners, tribal heads and dignitaries,.

As a sign of gratitude for bringing development to their community, the Head of No. 2 River. Abu Bakraa Turam Conteh commended Welt Hunger Hilfe, the European Union, the Government and all who in diverse ways have contributed towards the completion of the project and prayed that more would be done so as to sustain and extend the project to other communities.

Mr. Conteh further revealed that the development of energy technology plays an important role in the drive towards self sufficiency and called on the people to embrace the development at their doorstep.

The Country Director for Welt Hunger Hilfe WHH Jochen Moniger said in 2011, the project started with the identification of watersheds so as to facilitate the supply of water to the communities.  With much improvement, the organization later saw the need to work out modalities for the provision of electricity supply.

With the commitment of the people work progressed on a sound footing as they were always prepared to render valuable services at all times.

The Hybrid Electrification is one of the best of its kind. During the Dry Season, the Solar plant generates electricity for the people of Number Two River as the water level drops considerably while in the Rainy Season, it is the opposite, the mini hydro-plant  generates twenty hours of electricity for the people.

He further stressed that as a way of sustaining the project, the people must be prepared to secure prepared meters and pay their bills so that the money would be spent on running and maintenance cost.

With the new hybrid power plant in operation now, this would help promote developmental programmes within the No Two River community, facilitate the efforts of the children to study at home, halt the noise generators have been making in the neighbourhood and even the black smoke they ooze.

As a sea side resort, this would help promote tourism in the area and this in turn would boost the employment of youths and facilitate trade opportunities.

Special commendation was made to the European Union funded project for intervening in the water supply system for drinking and other purposes.

The Minister of Energy Mr. Thomas  Macauley commended Welt Hunger Hilfe WHH and partners for such a laudable venture as it is in line with the vision of President Koroma to ensure that electricity is visible in all parts of the country.

According to him, the commissioning  of the Hybrid Electrification plant at No Two River signified the good work of the organization as without light, development would be at a standstill.

The Minister admonished all to reflect on the prominent role of light in our societies, namely its importance in the hospitals, factories, industries, our homes, the internet, communication and several other aspects.

The Energy Minister went on to state that it is but fitting that a similar projects are replicated in various parts of the country.

With the commissioning  of the Hybrid Electrification project by the Minister, a tour was made to the plant facilities where both the hydro plant and the Solar plant were inspected.

This was followed by a demonstration of the new plant supplying the township with light that was embraced by the people.

According to Moses Kamara, a Cinema Operator, this is one of the opportunities they have been longing for as it would help to curtail the fuel shortage that had adversely hit their business. He hoped that with this development, customers at his cinema would now get the much needed satisfaction, more so when international matches are being played.

Marie Cole, a trader praised Welt Hunger Heilf WHH and all the partners that have contributed towards the growth and development of their community.

We must noted that Sierra Leoneans in the south and eastern part of the country use to boast of the Dodo Dam that provided electricity in the rains while the Bo-Kenema Power Station provided electricity during the dries. Today, this glory is lost as people in that part of the country are married to ‘BLACKOUT’

ONE major reason for the drop in the water supply is the destruction of the watershed or catchment areas for timber and other purposes.

In the city of Freetown, the struggle for water continues as the Guma Valley Dam and other catchment areas continue to suffer from extensive deforestation.

In a situation where stringent measures are not put in place, most of the watershed areas would be destroyed and this would affect the supply of hydro electricity and water supply to most communities.

 

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