Archive for December, 2013

December 29, 2013

EAA-BED/GUINEE : Les ouvrages réalisés du “projet d’assainissement autonome du quartier Yimbaya-Ecole” remise officiellement.

???????????????????????????????La cour de l’Ecole Primaire Aïcha Bah de Yimbaya a servi de cadre ce vendredi 27décembre 2013 pour la remise officielle des ouvrages du « Projet d’assainissement autonome du quartier Yimbaya-Ecole ».

Cette cérémonie a enregistré la présence effective de Monsieur Diaka Mamady Kaba Conseiller du Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Ibrahima Camara, Directeur Nationale de l’Urbanisme et de l’Habitat, Boubacar Sidiki Condé, Directeur Communale de l’Education M Sangaré, Chef service assainissement, Balla Condé, Président du Conseil de quartier Yimbaya, Alphonse SEGO, Chargé des programmes à l’EAA.
Elaboré par le gouvernement guinéen et financé à hauteur de 748 000 euros par l’Agence Française de Développement (AFD), le projet d’assainissement autonome du quartier Yimbaya-Ecole a été facilité et mis en œuvre par le Bureau d’Entraide pour le Développement (BED) et l’Agence intergouvernementale panafricaine, Eau et Assainissement pour l’Afrique (EAA).
???????????????????????????????Dans son intervention, le représentant de la population bénéficiaire, Balla Condé a remercié la Ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat pour le choix porté sur leur quartier. Parlant des réalisations faites, il dira « il est évident pour ceux qui connaissent Yimbaya, il y a quelques années, de reconnaître que le quartier a bien changé sur le plan assainissement. Pour preuve , ce projet ayant constaté les conditions de vie très précaires dans laquelle sont contraints les habitants, a initié des actions salutaires pour venir en aide aux populations à travers le réhabilitation de 448 latrines et de 293 douches, la construction de 109 nouvelles latrines et 9 douches.
Toutefois, l’intervenant n’a pas oublié de décrire la situation actuelle du quartier. Pour lui le quartier Yimbaya est l’un des quartiers de la Commune de Matoto où l’approvisionnement en eau potable reste difficile aussi bien dans les écoles que dans les ménages. Il a mentionné que le quartier n’est pas bien structuré et les concessions sont difficilement accessibles. Pour cela il sollicite encore la bienfaisance des financiers afin de renforcer les résultats atteints par l’actuel projet qui a beaucoup contribué à la réduction de la pauvreté dans leur quartier.
Le Directeur Nationale de l’Urbanisme et de l’Habitat, reviendra quant à lui sur toutes les réalisations du projet comprenant entre autres la Réalisation d’une étude diagnostique, l’identification des bénéficiaires, le recrutement des entreprises pour les travaux (9entreprises au total), la formation de 12 Agents de Développement Communautaires pour la promotion de l’Hygiène et l’Assainissement, la mise en place et la formation des structures de base, la sensibilisation et la mobilisation sociale et surtout la confection des outils de communication pour la visibilité du projet sans oublier une équipe de suivi et de supervision des activités d’IEC.
???????????????????????????????Diaka Mamady Kaba Conseiller du Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, avant de procéder à la coupure du ruban montrant de façon symbolique la remise officielle des ouvrages aux bénéficiaires a remercié l’Agence française de Développement qui s’est engagée résolument aux côtés du gouvernement pour le développement de la Guinée. Il dit avoir écouté les plaidoyers du chef du conseil du quartier et fera tout pour que ces difficultés soient résolues.
Grégoire ANKOU

December 19, 2013

Biotechnologie de l’Assainissement et qualité de l’eau: L’Usaid s’engage à moderniser les laboratoires

Idrissa SANE (Envoyé Spéciale)
Le Directeur Régional/ USAID-Afrique de l'ouest

Le Directeur Régional/ USAID-Afrique de l’ouest

La modernisation des laboratoires et le partage des informations seront les autres axes de coopération que l’Usaid développera avec les pays africains. L’information été donnée par la directrice régionale de cette organisation qui était en conférence de presse le 24 novembre 2013 ; à Abidjan ;  au Forum de haut niveau sur l’eau et l’assainissement pour tous en Afrique.

L’Usaid qui est le principal partenaire de EAA dans l’organisation de la 3e édition du Forum de haut niveau sur l’eau et l’assainissement ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. L’organisation américaine a dévoilé à Abidjan l’élargissement de son champ de coopération avec les Etats africains. Dans un premier temps, l’Usaid  soutiendra l’équipement des laboratoires de deux pays dans un premier temps. « Nous allons aider le Burkina Faso et le Ghana à avoir des laboratoires certifiés » ; a décliné la directrice de l’Usaid ; Denis Dix au cours d’un point animé en présence du ministre de l’eau du Niger ; wassalké Boukary.
L’autre axe  qui sera privilégie est voisin de la modernisation des laboratoires. L’Usaid considère les ressources humaines comme le fondement ; un pilier essentiel dans la quête de réponses aux problèmes d’assainissement. « Nous allons renforcer le partage des informations ; des connaissances ; de les mettre à la disposition des usagers » ; énumère Christine Mercilino de la Direction de la protection de l’environnement des Etats-Unis. La recherche de solutions adaptées aux réalités africaines ne peut pas faire abstraction des ressources humaines qualifiées capables d’adapter  les techniques et les technologies aux réalités africaines.
La modernisation des laboratoires qui concernera les autres pays africains aidera à prendre en compte la qualité de l’eau. Ce dernier aspect revêt un enjeu de premier ordre au regard de la pollution de ces sources et aussi des possibilités de préservation des écosystèmes. Lors de la cérémonie de clôture ; la directrice de l’Usaid est largement revenu sur les innombrables défis pour les pays africains pour ces sous-secteurs. Il est prouve que les investissements dans l’assainissement contribue à réduire les dépenses en santé des ménages par la prévention ou la réduction de la fréquence des maladies liées à l’absence de toilettes décentes ; aux difficultés d’évacuation ou d’élimination de certains  déchets dangereux entre autres.
                                                                                                                        
December 19, 2013

Partenariat des Opérateurs de l’Eau en Afrique: le WOP-AFRICA s’installe à Abidjan

Kanzli MIDEH (Abidjan)

Ce jeudi 12 Décembre 2013 à l’hôtel Ivotel du plateau Abidjan Côte d’Ivoire, s’est tenu un point de presse avec le Dr Kenfack Siméon, Coordonnateur du Programme du Partenariat des Opérateurs de l’Eau en Afrique (WOPA). Pour le Coordonnateur du WOP-Africa, il était important de marquer un arrêt pour expliquer ce qu’est réellement le WOPA, son domaine d’activités, ses stratégies d’action, ses partenaires et le programme de ses activités pour l’année 2013 – 2014.

Dr Kenfack Siméon, Coordonnateur WOP-Africa

Dr Kenfack Siméon, Coordonnateur WOP-Africa

Crée et labellisé depuis 2006, suite à un conseil consultatif pour l’eau et l’assainissement initié par le Secrétariat général des Nations Unies, le WOP, avec l’appui de l’Alliance Mondiale des partenariats des Opérateurs de l’Eau (GWOPA) et tuteuré par UNHABITAT, a donné naissance en 2009, à la branche Africaine reconnue sous le nom de Programme des Partenariats des Opérateurs de l’Eau en Afrique en abrégé ‘’WOP-Africa’’. Ce programme est un sous-programme de l’Association Africaine de l’Eau (AAE) et jusqu’en Août 2013 son secrétariat était hébergé à Johannesburg, par la plus importante compagnie d’eau d’Afrique du Sud : la Rand Water

Le Coordonnateur du WOP-A, Dr. Kenfack a continué son exposé pour dire que les domaines d’activités de ce programme étaient variés.ils  ont pour but de renforcer les capacités des opérateurs de l’eau sur le continent Africain, indépendamment de ce qu’ils sont ou pas membre de l’Association africaine de l’Eau (AAE). On pourrait énumérer entre autres : les visites d’échanges entre les compagnies d’eau et d’assainissement sœurs, les formations continues, les formations en ligne, les évaluations comparatives de performance (Benchmarking), la promotion et le soutien à la création des plateformes nationales et sous-régionales de partenariats entre les opérateurs du secteur Eau-Assainissement et l’information et la communication (ateliers, congrès et conférences, site web.etc.).

En ce qui concerne la stratégie d’action du WOP-A, il a mentionné qu’il est d’abord question de mener des plaidoyers et de développer des propositions de projets sur la base des problèmes qui plombent la performance dans les compagnies d’eau en Afrique. Permettant ainsi de mobiliser les ressources financières à l’action. Développer des partenariats techniques à travers le monde dans le domaine du développement et du renforcement des capacités. Ce qui permettrait de créer et de gérer une bibliothèque physique et sur internet, pour des documents techniques accessible aux professionnels de l’eau et de l’assainissement. Et faciliterait ainsi une mise à jour de leurs connaissances sur les nouveaux développements du secteur.

Ensuite organiser des ateliers de formation nationaux, sous-régionaux ou à l’échelle continentale, sponsoriser la participation  des professionnels africains de l’eau et de l’assainissement pour des visites d’échanges, des conférences et congrès.

Enfin l’un des axes prometteurs de leur stratégie est de créer une Académie Africaine de l’Eau, un campus multi-sites où les professionnels africains du secteur, ou les juniors aspirant à une carrière prometteuse dans le secteur de l’eau en Afrique, devront se former ou mettre à jour leurs connaissances, dans les domaines clés de la gestion durable de la performance dans l’offre de service d’eau-assainissement en Afrique.

Avant d’aborder le dernier point de son exposé, concernant le programme d’activités 2013-2014, Docteur Siméon Kenfack a tenu a préciser que la majeur partie de leurs partenaires sont constitués des compagnies d’eau, ainsi que des professionnels ou associations de professionnels du secteur Eau-assainissement basés en Afrique. Aussi des banques nationales ou régionales et des agences de financement d’aide au développement, des ONGs et des partenaires techniques du secteur de l’eau à travers le monde. Il a poursuivi en soulignant que depuis sa création en 2009, le programme WOP-Africa a jusqu’à présent fonctionné avec les appuis financiers de l’Organisation des nations Unies pour les habitats humains (UNHABITAT) en 2009.

Mais depuis 2010, la Facilité Africaine de l’Eau de la banque Africaine de développement (FAE/BAD) et l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID), participent respectivement au financement des activités du programme et au fonctionnement de son secrétariat.

December 18, 2013

Atelier sous régional sur le renforcement des capacités sur l’intégrité de l’eau: Des dizaines de spécialistes échangent sur la problématique de l’accès à l’eau en Afrique de l’Ouest

Aminata  SANGARE (Envoyée Spéciale)

L’accès à l’eau de tous  n’est toujours pas une réalité dans de nombreux pays africains, notamment au sud du Sahara.C’est un amer constat. Mais, les études révèlent que la crise de l’eau est une crise de gouvernance avec à la base, la corruption. Pourtant, le protocole anti corruption proposé par la CEDEAO est ratifié par bon nombre de pays membres. Pour atténuer la corruption pour que les populations bénéficient pleinement de cette denrée,le réseau d’intégrité de l’eau  (WIN) et d’autres partenaires ont  joint leurs forces pour initier un programme visant à promouvoir l’intégrité de l’approvisionnement en eau et assainissement, et la gestion des ressources en eau. Pour relever ce défi, la participation de tous les acteurs intervenant dans le secteur de l’eau s’avère impérative . D’où l’atelier de Praia où la trentaine de participants échangent leurs expériences sur la gestion intégrée de l’eau, avec un accent particulier sur l’intégrité et la  redevabilité. C’est à dire , l’obligation des décideurs de rendre compte de la gestion de la chose publique.

Pour remporter la victoire sur la lutte contre la corruption, des actions de plaidoyer sont nécessaires aux niveaux international et national. Pour cela, les participants débattent des thèmes pertinents comme, la connaissance de base conceptuelle sur la corruption et les mesures et instruments de lutte contre le fléau dans la gouvernance de l’eau, l’identification des zones vulnérables, et la promotion de la transparence et de l’intégrité dans le secteur de l’eau.

December 12, 2013

Remise de bourses : Le programme USAID WA-WASH milite pour le renforcement de capacité

Ousmane Dambadji  (Niger)

Le  mardi 10 décembre 2013,  le coordonateur de programme USAID WA-WASH, M. Tiney Ousmane  a remis aux étudiants de l’Université Abdou Dioffo et de l’Aghrymet de Niamey 11 bourses d’études. Cette œuvre louable s’inscrit dans la politique de renforcement des capacités des acteurs relative  à l’hygiène, l’eau et l’assainissement. Cette cérémonie de remise qui s’était déroulée dans l’amphithéâtre de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines (FLSH) en présence du vice recteur de l’UAM, des chefs de département, le représentant de l’Aghrymet, et de plusieurs invités, a permis aux étudiants de connaître le programme USAID WA-WASH. 

Ceremonie de remise de boursiers

Cérémonie de remise de boursieA cette occasion, le coordonateur du programme USAID WA-WASH a salué les responsables de l’UAM et de l’Agrhymet pour la concrétisation de ce partenariat qui va permettre aux étudiants de développer leur capacité dans le domaine de l’eau, l’hygiène et assainissement.

 

En effet, le programme USAID WA-WASH a pour but de renforcer la résilience et l’accès durable aux services d’eau, d’assainissement et d’hygiène pour des meilleures conditions de vie des communautés. Il  est né en 2011 par l’initiative financée par le peuple américain à travers l’agence Américaine pour le développement internationale (USAID). Il est actif pour l’heure dans trois pays, le Niger, le Ghana et le Burkina-Faso.  Les activités du programme USAID WA-WASH sont : l’adaptation des services AEPHA aux changements climatiques ; formation en l’analyse des vulnérabilités et des capacités d’adaptation au changement climatique ; formation en adaptation en base communautaire ; renforcement des capacités des décideurs en adaptation au changements climatiques; renforcement des capacités des institutions ; renforcement de la résilience des communautés par le biais de prévision saisonnières et du conseil agro-météorologique en vue d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).

Pour M. Tiney Ousmane, l’un des volets-clés du programme est le renforcement des capacités. Il comprend la formation des formateurs au niveau de cinq universités dans la sous-région dans le domaine de l’eau, l’assainissement, hygiène, a sécurité alimentaire et l’adaptation du changement climatiques. Pour cette année académique 2013-2014, 30 étudiants de 6 universités du Burkina-Faso, du Ghana et du Niger bénéficieront de la bourse d’étude. Au Niger, 11 étudiants ont eu le sésame. En plus des  bourses, les étudiants ont droit à une assurance santé et une allocation mensuelle. Le représentant des deux institutions a saisi l’occasion pour remercier USAID WA-WASH pour cet appui significatif pour le renforcement des capacités. Il a par ailleurs assuré les l’Ong de la disponibilité des bénéficiaires à faire de cette formation un véritable levier  pour le développement des communautés.

Au terme de la cérémonie, le coordonateur du programme USAID WA-WASH a remercié les différents responsables présents et exhorté les bénéficiaires à faire de cette formation un acquis qui aidera les populations des différents pays.

December 12, 2013

Sénégal : Les parlementaires posent le principe de la répartition équitable des infrastructures pour le secteur Wash

Idrissa SANE (Dakar)

 Les parlementaires ont remis sur la table le principe de la répartition équitable des infrastructures pour permettre à tous les Sénégalais d’avoir accès à l’eau et aux services de base de l’assainissement. C’était au cours du vote du budget de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Celui-ci a été arrêté à la somme de 35.394.273.620 F Cfa contre 54.871.053. 040  F Cfa.

 

Parlement sénégalais

Parlement sénégalais

La répartition équitable des infrastructures hydrauliques et des ouvrages d’assainissement a été au cœur des discours des parlementaires qui se prononçaient lors du vote du budget 2014 du département de l’Hydraulique arrêté à la somme de 35.394.273.620 FCFA contre 54.871.053.040 FCFA soit une baisse de 19.476.779.420 FCFA. Plusieurs intervenants ont relevé les disparités entre les régions et aussi entre le milieu urbain et la zone rurale. « Il faut une répartition équitable des infrastructures. Nous devons réfléchir et changer de paradigme. Notre département d’Ourossogui, le taux de dessert est très faible », a rapporté le député originaire d’Ourossogui. A sa suite cette question a été abordée par la parlementaire Khady Diédhiou. A lui en croire, les élèves du Lycées de Thionk Essyl et les habitants de cette zone ont tous les problèmes pour avoir accès à cette ressource vitale alors que Moustapha Cissé Lô a défendu la réhabilitation du forage de Keur-Mbari. Le parlementaire Mansour Sy est aussi revenu sur les disparités en relevant le paradoxe des villages du Lac de Guiers qui ne sont pas raccordés à l’Usine de Keur Momar Sarr. Au juste 31 villages du Lac seront approvisionnés  en 2013 et 79 autres en 2014.  La réparation des disparités a été soulevée durant les travaux en commission. Le ministre, de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Pape Diouf a affirmé la volonté de son département à  s’attaquer à cette injustice. « Pour l’hydraulique rurale, seuls 18 % des ménages ont une couverture. Nous avons un projet de 1. 787.000.000 et d’autres programmes  qui permettront  à 800.000 Sénégalais supplémentaires d’avoir accès à l’eau au cours de 5 prochaines années. Nous allons réparer cette disparité », a promis le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement.  La répartition de cette injustice prendra une nouvelle tournure avec la construction des 3.00 forages. Leur répartition se fera avec les conseils des parlementaires qui ont une connaissance des besoins des Sénégalais vivant dans les zones rurales. « Nous allons nous appuyer sur les députés pour choisir les zones d’implantation des forages », a assuré le ministre qui a annoncé la réalisation de 4.500 ouvrages individuels d’assainissement pour booster les indicateurs dans le milieu rural.

D’une manière globale, son département exécutera des travaux devant concourir à  prévenir les déficits à court et à long terme. « Nous allons travailler à sécuriser l’approvisionnement en eau et à prévenir les pénuries. En 2014, les 35.000 mètres cubes d’eau  qui seront injectés dans le réseau contribueront  à  prévenir les pénuries », a affirmé Pape Diouf qui a soutenu  que les responsabilités seront situées après l’audit de la panne de l’usine de Keur-Momar Sarr en réponse aux questions de Moustapha Diakhaté et de Mansour Sy qui aimeraient avoir une idée nette sur le contrat de construction du tuyau qui devrait avoir une durée de 50 ans mais qui a déjà à son actif plusieurs pannes.

                             La sécurisation du Lac de Guiers

D’autres parlementaires ont souhaité la préservation de l’écosystème de ce milieu humide.  Les activités génératrices de revenus fleurissent aux abords du Lac de Guiers. Ces activités sont susceptibles de polluer cette source d’eau. Raison pour laquelle, le député Samba Diouldé Thiam a demandé au ministre de prendre des mesures pour protéger cet espace. « Il faut éviter que le Lac s’empoissonne et empoisse des milliers de personnes. Il y a beaucoup d’activités autour du Lac », a averti Samba Diouldé Thiam.

                         La réorientation de l’Emissaire de Cambérène

Pour les 5 prochaines années, les investissements atteindront 83 milliards de francs Cfa pour non seulement la réhabilitation de la station de Cambérène et pour porter sa capacité à 53.000 mètres cubes par jour mais aussi pour le renouvellement du collecteur de Hann-Fann. « Le gouvernement a inscrit 1, 2 milliard de francs Cfa dans le BCI pour la dépollution de la Baie de Hann. Il nous faut aussi réhabiliter la station de Cambérène et renouveler le collecteur », a expliqué le ministre qui a déploré les comportements préjudiciables  au bon fonctionnement du réseau de l’Office national de l’Assainissement du Sénégal ( Onas). Rappelons tout de même que les redevances versées à la SDE et à l’ONAS sont passées de 2 milliards de francs Cfa en 1996 à 5, 3 milliards en décembre 2012.

December 9, 2013

Le Programme USAID Afrique de l’Ouest pour l’Approvisionnement en Eau, Assainissement et Hygiène (USAID WA-WASH) : Accroitre l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et l’hygiène

Ousmane Dambadji (Niger)

 

En marge des travaux du 3e Forum de Haut niveau sur l’eau et l’assainissement pour tous en Afrique tenu à Abidjan en Côte-d’Ivoire, du 21 au 23 novembre 2013, le représentant du Programme USAID Afrique de l’Ouest pour l’Approvisionnement en Eau, Assainissement et Hygiène (USAID WA-WASH)  a animé un point de presse. Il s’est agi pour lui, d’expliquer à la presse l’importance de ce programme pour les populations africaines  notamment celles du Niger, du Burkina Faso et du Ghana. Le programme USAID WA-WASH a été le sponsor officiel du Forum avec une participation de  plus 50 millions de francs dans l’organisation. Il a aussi pris en charge 26 participants de trois pays. 

Le Directeur Régional/ USAID-Afrique de l'ouest

Le Directeur Régional/ USAID-Afrique de l’ouest

L’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à un environnement assaini est plus que jamais un des objectifs pour amorcer le développement en Afrique. C’est aussi, l’un des facteurs pouvant réduire le taux de morbidité et de mortalité infantile. Les statistiques indiquent que les maladies diarrhéiques occasionnent  environ 1,8 million de décès dont 88% sont liés à la consommation de l’eau inadaptée dans les pays non industrialisés. Malgré les efforts investis par les pays, beaucoup reste à faire car, l’Afrique subsaharienne accuse un retard conséquent dans l’approche l’eau potable, assainissement et hygiène. Pour pallier cette situation, les partenaires aux développements tels que : l’USAID, Forida International University et global Water for Subtainability (Glows) ont lancé le « Programme USAID Afrique de l’Ouest pour l’Approvisionnement en Eau, Assainissement et Hygiène (USAID WA-WASH)

Ce programme est opérationnel au Niger, au Burkina Faso et au Ghana, il est étalé sur 4 ans (2011- 2015). USAID WA-WASH a pour l’objectif de soutenir les approches catalytiques accélérant l’accès à l’eau potable et à l’assainissement et améliorant les pratiques d’hygiène, de développer des synergies entre les interventions d’Approvisionnement en Eau Potable, Hygiène et Assainissement (AEPHA) et les priorités principales régionales USAID/Afrique de l’Ouest.

Le programme USAID WA-WASH est conçu pour répondre directement aux objectifs d’assistance établis par USAID/ Afrique de l’ouest. Pour son efficacité dans les trois pays, le programme s’est investi dans la mise en œuvre d’une dynamique basée sur l’accès aux services de qualité d’eau à faible coût et la sensibilisation sur le changement de comportement. Il a permis d’enregistrer, à mi-programme, une avancée significative. C’est ainsi que 32 008 personnes peuvent facilement accéder aux points d’eau, 3139 aux ouvrages d’assainissement, 1774 personnes ont bénéficiées de sessions de formation en lien avec les différents domaines d’intervention. En milieu socio-éducatif, une dizaine de latrines a été réalisé. Ces réalisations participent au bien-être des populations dans ces pays.

Toutefois, USAID WA-WASH continue à œuvrer pour l’amélioration et la consolidation de l’environnement institutionnel régional et national lié à l’AEPHA en Afrique de l’ouest et accroître la conformité des gouvernements par rapport à leurs engagements régionaux et internationaux. En plus de l’eau, l’hygiène et assainissement, le programme est active dans le domaine de la sécurité alimentaire sous son volet « Feed the Future » et le renforcement de la capacité des communautés rurales à l’adaptation aux variations climatiques. Il faut préciser que le programme travaille en étroite collaboration avec des universités des pays d’intervention en octroyant chaque année des bourses d’études aux étudiants.

December 4, 2013

Journée mondiale des toilettes : 70 % de la population au sud du Sahara n’ont pas accès à l’assainissement

Diomma DRAME (SENEGAL)

Plus de 600 millions de personnes, en Afrique au sud du Sahara, n’ont pas accès à un assainissement adéquat. Ceci représente 70 % de la population. A l’occasion de la Journée mondiale des toilettes, célébrée ce mardi à travers le monde, les membres de l’Ong Wateraid, et leurs partenaires comptent unir leurs forces pour réduire ce gap.

  La Journée mondiale des toilettes est célébrée  aujourd’hui à travers le monde. Si aller aux toilettes est un acte banal pour certaines personnes, pour d’autres notamment pour plus de 600 millions de personnes en Afrique au sud Sahara, et six millions de Sénégalais, c’est tout un problème d’avoir accès à un assainissement adéquat. Ces chiffres ont été avancés parWateraid, une organisation non gouvernementale dont la mission est de lutter pour un meilleur accès aux services d’eaux potables, d’hygiène et d’assainissement lors d’une conférence de presse à son siège. Même si on note une certaine amélioration dans ce secteur depuis les années 90, allant de 4 %, 26 % à 30 %, il y a encore 44 millions de personnes de plus qu’en 1990 qui pratiquent la défécation en plein air. Une situation qui perdure ; ce, à quelques mois de la date butoir des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd).

Cet assainissement quasi absent dans certains milieux font que les maladies diarrhéiques en Afrique sont la 4ème principale cause de décès pour les enfants et les adultes.  Une situation qui s’explique, selon Mor Ngom, directeur général de l’Amref, partenaire de Wateraid, par le fait qu’«on investit plus sur les maladies et peu sur leurs déterminants».

Outre les risques de maladies, cette situation à des impacts sur l’environnement, mais aussi sur la dignité humaine et demeure un risque pour les femmes et les filles.

Selon Mariame Dème, la directrice sous régionale de Wateraid«les investissements dans l’assainissement ne pourront porter leurs fruits que s’ils s’accompagnent d’un changement de comportement et de politique aux profits des enfants et des générations futures». A son avis, il faut voir l’eau et l’assainissement comme la base du  développement. Pour Amoudou Kanouté, le directeur exécutif de l’Institut panafricain pour la Citoyenneté, les consommateurs et  le développement (Cicodev), il s’agira de briser le silence autour d’un problème de santé publique. Mais aussi de rendre visible un problème qui fait des ramifications insoupçonnées sur les enfants, les femmes, les filles, les handicapés. «En d’autres termes sur les populations vulnérables, très souvent défavorisées et marginalisées», fait-il savoir. Mais, selon lui, le plus important, «c’est de mobiliser la volonté politique autour de l’assainissement». Les organisateurs de cette rencontre fustigent le manque d’importance qu’accorde l’Etat à l’assainissement. Selon eux, si une telle chose est possible, «c’est par ce que l’assainissement ne rapporte pas d’argent comme l’eau», disent-ils.

Cette situation ne concerne pas que les  milieux ruraux. Mamadou Diouf du Forum social national pointe du doigt le manque de toilettes jusque dans certaines capitales, notamment Dakar : «Dans certaines parties de Dakar, les murs sont noircis à cause des urines». Ce qui, selon lui, est  inacceptable.

 

December 1, 2013

3e Forum de Haut niveau à Abidjan: Le Niger dresse un bilan de mandat satisfaisant

Ousmane Dambadji (Niger)

Photo de famille des ministres et chefs de délégation

Photo de famille des ministres et chefs de délégation

En marge des travaux du Forum de haut niveau qui s’est tenu du 21 au 23 novembre 2013 à Abidjan en Côte-d’Ivoire sur les questions de l’Eau et Assainissement pour tous en Afrique dont le thème retenu cette année est «  la promotion d’une coopération vivante et efficace entre les pays du sud pour accélérer l’accès à l’hygiène, l’assainissement et l’eau potable pour tous en Afrique », le Conseil des ministres de l’Agence Panafricaine Intergouvernementale Eau et Assainissement pour l’Afrique (EAA) s’est réunit en session ordinaire. A l’ordre du jour, l’évaluation de la mise en œuvre des recommandations issues du dernier forum tenu en 2012 à Dakar et le bilan du mandat du Niger. A cette occasion, le  Président du Conseil des Ministres sortant de EAA, M. Wassalké BOUKHARY, Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Niger en a profité pour passer le témoin à son homologue du Cameroun dans une atmosphère cordiale. C’est aussi le lieu pour lui de dresser un bilan exhaustif de son mandant qui illustre que de grandes avancées sont possibles dans le domaine de l’eau et assainissement en Afrique. Dans cette même dynamique, il a vivement salué l’ensemble des Ministres et Chefs des délégations présents et le pays hôte, la Côte d’Ivoire pour son hospitalité légendaire.

 

En effet, en succédant à la Mauritanie, il y a trois ans, le Niger s’était engagé à travers la feuille de route tracée par ensemble des Etats à faire de l’Institution une organisation panafricaine de choix au service des Etats membres et des acteurs du secteur. L’un des chantiers de son mandat à la tête du Conseil des Ministres avait été la mise en œuvre des réformes institutionnelles. L’objectif était de fournir à l’Afrique un instrument à dimension continentale capable de fédérer les différents États autour de solutions durables pour relever les défis de l’eau et de l’assainissement. Ces réformes ont conduit à la mise en place de trois organes opérationnels qui sont :

-La Fondation, une organisation modèle à l’échelle continentale œuvrant pour la mobilisation des hautes autorités de la diaspora africaine et des grandes personnalités autour des défis et enjeux du secteur de l’eau et de l’assainissement. Elle permet de mobilisation de ressources financières en faveur du secteur.

– Le Centre de Recherche et de Compétence, un cadre de recherche approprié en réponse aux problèmes d’eau et d’assainissement dans les pays tenant compte de la spécificité des contextes.

– L’Agence d’Exécution, une structure d’appui et d’accompagnement des acteurs du secteur. Son objectif est de créer des opportunités d’investissement et de favoriser l’accélération de la mise en place d’infrastructures performantes en Afrique  en vue du renforcement des capacités des acteurs du secteur de l’eau et de l’assainissement.

Avec l’Agence, des programmes ont été négociés avec des partenaires techniques et financiers étrangers. A titre d’exemple, un vaste programme hydraulique d’un montant de 258 millions de dollars est sur le point de démarrer dans 6 pays membres. Il vise à fournir, au cours des quatre prochaines années, un accès durable à l’eau potable à plus de 3 millions d’Africains. D’autres contrats sont en cours, c’est ainsi d’importants programmes d’habitat intégré qui vont bientôt démarrer : ils porteront sur 10 000 logements en Guinée, 5000 au Sénégal, 5000 en Ouganda, 500 au Ghana et 10 000 au Burkina Faso. Pour le cas du Burkina-faso, 50 unités de logement pilote ont déjà été réalisés et seront suivi pas la construction de 500 autres.

Il faut relever que la réussite de ce programme est du à la signature des contrats- programmes entre l’institution et les gouvernements. Ces contrats-programmes sont l’aboutissement du premier Plan stratégique de l’histoire de l’organisation. Il a été décliné en plans pays à la suite d’un processus participatif qui a impliqué différents acteurs et intégré les politiques et stratégies nationales pour le secteur.

Pour président sortant, de deux années de mise en œuvre du Plan stratégique de l’institution, le Contrats-Programmes a permis au Niger de mobiliser 60 milliards de francs CFA pour la mise en œuvre directe des projets et programmes. L’EAA a levé des fonds de l’ordre de 550 autres milliards de FCFA en appui aux efforts de nos gouvernements dans le cadre de la mise en œuvre des projets prioritaires dans les Etats membres.

Selon Monsieur Wassalké BOUKHARY, l’un des objectifs de l’institution sera le parachèvement lors de la session de  la mise en place effective du Conseil Consultatif Technique, qui prendra le relais de l’actuel Conseil d’Administration. Il aura pour attribution d’assister le Conseil des Ministres dans ses orientations et le suivi des décisions.

Au plan du renforcement de la performance institutionnelle, les programmes de l’institution ont été relancés dans certains pays comme le Tchad, la Mauritanie, la Guinée Bissau, la République de Guinée et la République Centrafricaine. Le Ghana et l’Ouganda font désormais partie de l’organisation.

Le Ministre nigérien se réjouis des avancés significatives au cour de son mandat, l’EAA est passé de 17 pays en juin 2010 à 32 pays et des bureaux ont été ouvert en Israël, Inde, Chine et Allemagne pour que les États membres bénéficient des technologies nouvelles et des investissements étrangers. Cependant, il a indiqué que le parcours qui reste à faire sera  long pour atteindre les objectifs visés. Pour cela des initiatives importantes à travers des chantiers importants pour le secteur en Afrique ont été entamées.  L’exemple du Fonds d’Appui aux Initiatives pour l’eau et l’Assainissement  qui va permettre un accès rapide et aisé aux entrepreneurs aux financements permettant d’améliorer et d’étendre les services, de promouvoir les investissements des Petites et Moyennes Entreprises qui œuvrent dans le secteur de l’eau potable et l’assainissement. Ce Fonds vise à aider les communautés à prendre part activement à la mise en place des solutions à leurs besoins  et à appuyer les institutions de micro-finance dans la structuration et le développement de nouveaux produits de financement pour notre secteur.

En plus des chantiers, des efforts ont été déployés dans la coordination régionale des interventions au profit du secteur de l’eau et de l’assainissement. Cela a permis dit-il de fédérer et de renforcer la collaboration avec des organisations économiques, d’intégration ou de développement comme le Conseil des Ministres Africains de l’Eau (AMCOW), l’UEMOA, la BOAD, la BDEAC, la SADC, la CEAC, la CEDEAO.

Pour cela, précise le ministre nigérien, « la nouvelle Présidence du Conseil des Ministres de notre organisation devra, assurément parachever  le processus d’ancrage institutionnel de notre organisation à titre d’agence spécialisée de l’Union Africaine et d’Observateur aux Nations-Unies.

 

Elle devra aussi nécessairement accroitre nos efforts en matière de recherche de nouvelles technologies, notamment  la production de biogaz et d’autres types d’énergie à partir des sous-produits de l’assainissement, et aussi la réduction des coûts d’implantation et de fonctionnement d’infrastructures de dessalement.

Au terme de son bilan, le Présidence du Conseil des Ministres sortant a tenu a remercie vivement tous ceux qui ont aidé  son pays durant les trois années durant et bonne du succès au Cameroun.

                                                                                                  

December 1, 2013

Assainissement: Les toilettes, gage d’une vie rentable et saine

Paule Kadja TRAORE (SENEGAL)
On répugne souvent à y aller pour certains endroits, tellement qu’elles sont insalubres. Pourtant, les toilettes peuvent contribuer au développement de l’économie d’un milieu ou de tout un pays.
Il est 10 heures au Cem Abdoulaye Socé Diop dans la commune d’arrondissement de Dieuppeul. C’est le moment de la récréation. C’est également le temps pour les élèves de s’offrir un goûter dans les boutiques en face du Cem ou chez la vendeuse de pain installée dans l’enceinte du collège. D’autres potaches, par contre, ont envie de se soulager. Dans l’impossibilité de fréquenter les toilettes de l’école pour cause d’insalubrité et de manque d’eau, les collégiens particulièrement les filles se rabattent dans les maisons situées à côté du Cem. Nafissatou Kane, 12 ans, est une élève en classe de 6e. Taille petite, teint clair, la jeune fille trouvée devant les toilettes de l’école réservées aux filles, hésite à y entrer. «J’ai une envie pressante de me soulager, mais l’odeur nauséabonde, qui se dégage des toilettes, me révulse.  Je n’aime pas me soulager dans ces toilettes et c’est souvent le cas ici. Alors le fait de ne pas libérer les urines à temps me donne les maux de ventre. Je viens d’une école privée, et là-bas les toilettes étaient plus fréquentables», soutient-elle.
Dehors, devant une maison qui fait face au Cem, Aïssatou Diop et trois de ses camarades, toutes en classe de 3e, négocient avec une vieille femme installée près de la porte d’entrée de la villa. Elles veulent utiliser les toilettes de la maison pour se soulager. «Tous les jours, nous venons supplier les voisins de notre établissement, pour qu’ils nous autorisent à utiliser leurs toilettes, car celles du collège sont impraticables. A cela, s’ajoute le manque permanent d’eau», explique-t-elles en chœur. Avant que n’ajoute l’une d’entre elles : «Nous souffrons beaucoup durant nos périodes de menstrues. Durant ces moments, beaucoup d’entre nous se voient dans l’obligation de sécher les cours, pour manque d’hygiène des toilettes de l’école».
Chez les jeunes garçons du collège, le problème de toilettes ne se pose pas. Si certains n’ont aucun mal à aller dans les toilettes qui leur sont destinées, d’autres se soulagent auprès des murs des toilettes. Ali Fall fait partie de ceux qui utilisent le mur de l’école comme lieu de soulagement. «Je ne supporte pas l’odeur des toilettes, et la direction ne fait aucun effort pour améliorer l’hygiène qui y prévaut, les toilettes ne sont nettoyées que deux fois dans la semaine. C’est pourquoi, je préfère ne pas y rentrer», dit-il.
Le cauchemar du manque d’hygiène n’est pas seulement propre aux établissements scolaires. Les gens qui fréquentent les lieux publics, notamment les marchés et les gares routières  sont également confrontés à l’insalubrité des toilettes.
Mamadou Diaw, marchand de denrées alimentaires au marché Castor, se dit «affecté par cette situation». Il accuse le comité de gestion du marché d’avoir failli à sa mission. En effet, le marchand déplore le fait que les gens déboursent  25 à 50 francs Cfa pour accéder à des toilettes «très mal entretenues». Même son de cloche pour Awa Fall, une jeune marchande de légumes. Cette dernière soutient qu’elle a pris finalement l’habitude de garder ses envies de soulagement jusqu’au retour à la maison. Mais, ce n’est pas toujours évident, poursuit-elle. «Il m’arrive d’aller dans les maisons environnantes du marché pour me soulager, car je loge en banlieue et ce n’est facile de refouler l’envie d’aller aux toilettes».  Awa Fall justifie sa détermination de ne pas fréquenter les toilettes du marché, par le souci de ne pas être victime d’infection vaginale. Car, selon ses dires, certaines femmes du marché souffrent de ce genre d’infection causée par l’insalubrité des toilettes.
 
Importance des toilettes
Les toilettes revêtent d’une importance capitale dans la vie de chaque individu. Toutefois, elles doivent être entretenues avec un maximum d’hygiène afin de préserver le bien-être des gens qui les fréquentent. Le docteur Ousmane Sèye du centre de santé de la commune d’arrondissement de Bourguiba  est formel : «Les toilettes doivent être les lieux les plus propres de la maison ou de l’espace public autour duquel, elles sont implantées». Le médecin soutient que l’insalubrité des toilettes est à l’origine de beaucoup de maladies contagieuses, notamment la diarrhée, le choléra et certaines infections vaginales, entre autres. Aussi, Dr Sèye invite-t-il les populations à se soucier davantage de la propreté de leurs toilettes pour éviter certaines pathologies incurables.
 
Avis du sociologue
Les femmes sont les plus touchées par l’insalubrité des toilettes. La  majorité des femmes, qui travaillent dans des sociétés ou les toilettes sont presque inexistantes,  arrivent rarement à gravir les échelons, selon le sociologue Madany Fall, professeur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Ce dernier indique que «ne pas avoir droit à des toilettes propres dans leurs lieux de travail est une atteinte à la dignité humaine, et les femmes sont les plus explosées dans ces cas». En plus d’atteindre leur dignité, le sociologue indique que le manque de toilettes conduit les femmes à être moins productives dans leurs lieux de travail. «Ce manquement les oblige, quelque fois, à bâcler leurs boulots pour rentrer tôt chez elles. Et c’est pire chez les femmes en âge de menstrues. Celles-ci ont besoin d’avoir à leur disposition des toilettes propres, pourvues d’eau. Ce qui n’est pas toujours évident», souligne le sociologue. Madany Fall estime que «l’insalubrité des toilettes est un frein pour l’évolution professionnelle d’une partie de la gent féminine». C’est également, ajoute-t-il, «un frein pour l’économie du pays car, par la faute de rentabilité due aux toilettes insalubres, les femmes participent aux baisses de l’économie».
December 1, 2013

Ecoles sans toilettes à Abidjan: « Le cri d’alarme des enfants du groupe scolaire EPP 2 Plateaux sud »

Kanzli MIDEH (Abidjan)

Selon l’ONU 2,5 milliards de personnes dans le monde ne bénéficient toujours pas d’un système d’assainissement convenable. Un milliard d’entre elles, sont condamnées à la défécation à l’air libre c’est-à-dire à faire leurs besoins dans la nature, au bord de la route, sur une voie de chemin de fer. Ainsi, chaque jour, près de deux milliards de tonnes d’excréments humains contenant un nombre vertigineux de virus potentiels, de bactéries et d’œufs de parasites traînent sur notre planète, prêts à être piétinés, touchés ou ingérés dans l’eau et dans les aliments. Les conséquences sont nombreuses. La diarrhée, causée par ces aliments, cette eau et cet environnement contaminés, est encore la deuxième cause de mortalité infantile à travers le monde, tuant 1 600 enfants chaque jour. C’est pourquoi, l’ONU a déclarée, aujourd’hui, 19 novembre 2013, la première journée mondiale des toilettes.

Une des toilettes des enfants dans un état préoccupant

Une des toilettes des enfants dans un état préoccupant

En Côte d’Ivoire, plus de 5,5 millions d’Ivoiriens n’ont pas accès à des latrines. Et chaque année, environ 13.500 Ivoiriens, dont 77 000 enfants de moins de 5 ans meurent de diarrhée. Ces décès sont presque à 90 % directement attribués à l’impureté de l’eau due au manque d’assainissement et d’hygiène. Ces chiffres sont issus du Rapport MICS 2010 Unicef et relayés par le Ministère de la Construction, du Logement, de l’Assainissement et de l’Urbanisme.

Et à l’occasion de cette journée, le Réseau des journalistes et hommes de média pour l’eau, l’hygiène et l’assainissement en Côte d’Ivoire en collaboration avec l’ONG Community Care, a décidé de descendre  dans les écoles primaires, particulièrement au Groupe scolaire EPP 2 PLATEAUX SUD.

Dès  10H, les journalistes ont investi ladite école pour toucher du doigt, la réalité de l’accès aux latrines par les enfants. Mais le constat est amer face à l’état d’insalubrité des toilettes disponibles. Et, répondant aux questions des journalistes, Monsieur Glan Zadier Ferdinand, instituteur dans cette école a dit être heureux de notre présence ce matin pour mettre à nu les difficultés et s’imprégner des problèmes et dangers que vivent les enfants de cette école primaire (De la maternelle au CM2).

Il a exprimé ses sentiments sans détour et lancer un cri de cœur en ces termes : « je suis écœuré de savoir que nous sommes abandonnés ! Aucune infrastructure sanitaire adéquate pour les tous petits. Et pourtant cette école est une référence du point de vue de sa situation géographique car située en plein cœur de la célèbre et huppée commune de Cocody, à seulement 100 m de l’IPNET et du lycée technique d’Abidjan. Mieux, cette école crée depuis 1972 a connu pas mal de cadres de ce pays et fut CAFOP d’Abidjan ».  « Alors, c’est  vraiment désolant de vivre ce que nous vivons ici, pas de toilettes, pas de point d’eau… », a-t-il ajouté.

Les journalistes interrogeant les enfants de l’école

Les journalistes interrogeant les enfants de l’école

Face à la situation, la directrice Me Koffi Ahou Armande, n’a pas caché son amertume. « Mon cœur saigne, j’ai mal à l’âme car depuis la création de cette maternelle, plus rien, voilà maintenant 8 ans que nous souffrons, les enfants souffrent, pas de toilettes, pas de points d’eau, les enfants sont obligés de faire leurs besoins dans la nature, ils ne se lavent pas les mains après les selles  et autres », a-t-elle déploré.

Au nom des journalistes présents, Kanzli Mideh, Coordinatrice de WASH-JNCI, a exprimé sa tristesse vis-à-vis de ce sombre tableau. Elle a rassuré les responsables de l’école de l’engagement des hommes et femmes de médias de son réseau, à contribuer à travers leurs productions, à continuer à faire savoir afin de provoquer des changements.