Archive for April, 2014

April 29, 2014

1er sommet africain sur l’intégrité dans le secteur de l’eau:  Contribuer à stimuler l’accès universel à l’eau

Alain TOSSOUNON (Envoyé spécial)

(Lusaka, 28 avril) Il s’est ouvert ce matin à Lusaka en Zambie, le premier sommet africain sur l’intégrité dans le secteur de l’eau à l’hôtel Intercontinental. Alors qu’il se déroule  au terme  du « programme régional de développement des capacités pour la promotion et le développement de l´intégrité dans le secteur de l´eau dans l´Afrique sub-saharienne », le sommet vise à encourager et stimuler le dialogue autour des grandes leçons  dans la lutte contre la corruption dans le secteur de l´eau au niveau régional et national.

 

Les participants au cours de la cernier d'ouverture      (Photo: Sanna/SIWI)

Les participants au cours de la cernier d’ouverture
(Photo: Sanna/SIWI)

« Stimuler les progrès dans l’accès universel à l‘eau » est l’objectif de ce premier sommet de l’espoir pour une intégrité dans le secteur de l’eau en Afrique organisé par le PNUD à travers la Facilité pour la Gouvernance de l´Eau, le Réseau de l´Intégrité de l´Eau (WIN), WaterNet, Cap-Net et l’Institut International de l’Eau de Stockholm (SIWI).

En ouvrant les travaux de cet important sommet, l’honorable et Vice-ministre zambien des mines, de l’énergie et de l’eau, Charles Zulu, qui s’est félicité du choix de son pays pour abriter ce sommet, a indiqué que « lutter contre la corruption constitue un pas pour relever le défi de l’accès de tous à l’eau en Afrique ». Il a précisé que le sommet ambitionne de créer une plateforme pour trouver les moyens de combattre la corruption nuisible aux efforts de développement du secteur et de nos Etats. Déjà, il s’est aussi félicité de la formation de 435 personnes formées comme ambassadeurs de l’intégrité de l’eau en Afrique, Pour terminer, il a salué la facilitation du sommet par  la Communauté de développement de l’Afrique Australe (SADC), AMCOW et les partenaires. Pour la Secrétaire permanente du Ministère zambien en charge de l’eau, Mme Charity C. Mwansa, le combat pour l’intégrité de l’eau est un raccourci pour aller vers un monde plus sécurisé de l’eau, améliorer les vies des foyers et lutter contre la pauvreté. Pour elle, le problème de l’intégrité de l’eau doit être reconnu comme un problème mondial. Car, les effets néfastes de la corruption dans le secteur de l’eau sont grands, a soutenu le Directeur de Cap-Net PNUD, Dr Themba Gumbo. « Nous devons travailler dans la transparence dans tout ce que nous faisons au-delà du secteur de l’eau », a signalé Phera Ramoeli, gestionnaire de programme de la Division  Eau de la Communauté de développement d’Afrique Australe (SADC). Une communauté d’Etats qui reconnait l’impact de la corruption sur le développement comme un fléau à travers son protocole.

Au terme de ce sommet, les résultats qui seront compilés sous forme de déclaration seront présentés aux ministres africains, a précisé la Directrice de la Facilité pour la Gouvernance de l’eau, Dr Marianne Kjellén. Le forum se poursuit demain 30 avril avec plusieurs sessions thématiques et surtout des échanges sur des bonnes pratiques de lutte contre la corruption et de promotion de l’intégrité.

 

April 28, 2014

Célébration de la JNHA 2014 : La commune de Kérou se mobilise pour l’hygiène de l’eau de boisson

Alain TOSSOUNON (Bénin)

Instaurée au plan national pour une prise de conscience collective, la Journée Nationale de l’Hygiène et de l’Assainissement a été célébrée par l’Alliance WASH dans la commune de Kérou. Une occasion pour les membres de ce consortium, d’inviter les populations de cette commune et le gouvernement local à faire désormais de l’hygiène et de l’assainissement, une préoccupation majeure afin de réduire les risques liées aux maladies hydriques. C’était le 24 avril à la Maison des jeunes de la commune de Kérou en présence des autorités locales et des femmes fortement mobilisées.

Les populations au cours de la marche

Les populations au cours de la marche

 

« Avec l’hygiène de l’eau de boisson, sauvons des vies humaines ». C’est le thème de ralliement choisi pour sonner la mobilisation pour cette journée de sensibilisation aux bonnes pratiques d’hygiène. Le top de la célébration a été donné par le premier adjoint au maire, Méré Bio Yo, qui dans son message a indiqué que le thème choisi cette année est « précieux ». Car, selon, depuis des décennies, plusieurs vies humaines ont été perdues à cause d’une mauvaise hygiène de l’eau de boisson. Ainsi, il est temps désormais que l’hygiène de l’eau de boisson soit la chose la mieux partagée des populations. C’est pourquoi, il a salué le choix porté sur la commune de Kérou et surtout les partenaires pour leur sollicitude. « Aujourd’hui, nous invitons les jeunes, les vieux, les femmes, les adultes, tous les usagers de l’eau, les propriétaires des restaurants et autres a une bonne hygiène de l’eau », s’est-il adressé aux populations de sa localité tout en soutenant que l’eau de boisson doit cesser d’être une source de maladies.
Dans son intervention, le Coordonnateur de l’Alliance WASH, Albert Etèka, a rappelé que l’Alliance WASH-Bénin qui soutient l’organisation de cette célébration, a été mise en place en 2010 avec un consortium de 7 ONG nationales et internationales (Helvetas, DCAM-Bethesda, CEBEDES, BUPDOS, EAA, PROTOS, PNE-Bénin) intervenant dans le secteur AEPHA. Il a expliqué que cette alliance travaille aux côtés des populations et des autorités locales pour un meilleur accès à l’eau et aux systèmes adéquats d’assainissement.
Prévu pour durer cinq ans (2011- 2015), le programme de l’alliance WASH couvre 25 communes des départements du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga avec une concentration dans 4 communes à savoir: Sinendé – Parakou – Kérou – Kandi.

 

La propreté autour des points d’eau préoccupe

 

Le premier Adjoint au maire de Kérou entouré des membres de l'Alliance WASH

Le premier Adjoint au maire de Kérou (au milieu)  entouré des membres de l’Alliance WASH

Pour faire passer le message à travers le thème de la célébration, une marche de sensibilisation a été organisée. Partis de la maison des jeunes avec des banderoles qui invitent à une meilleure hygiène de l’eau, les femmes chantaient sans relâche les bienfaits d’une eau potable. Une manière de toucher plus de personnes. La marche a conduit la foule et les participants tous vêtus de blanc, au point d’eau de Sinagourou 1. Ensemble, tous ont pu apprécier l’état de propreté autour du point d’eau. Déjà, la veille, un comité restreint à inspecter trois autres points d’eau dans le cadre de cette célébration afin de récompenser les délégataires qui maintiennent propres, les alentours de leurs points d’eau. Les meilleurs sont repartis avec un lot de matériels pour les encourager à garder le cap.
Mais, bien avant la remise de prix une séance de sensibilisation a été organisée avec à la clé des petites affiches présentant des situations diverses de mauvaise hygiène de l’eau. Tout en paraissant ludique, l’exercice a permis d’évaluer le niveau de connaissance des participants en matière de mesures d’hygiène de l’eau de boisson.
La journée a pris fin sur une note de gaité avec des populations dorénavant aguerries sur les bonnes pratiques d’hygiène de l’eau boisson importantes pour rester à l’abri et éviter des maladies.

 

 

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April 17, 2014

Validation de rapports d’études par EAA-Bénin : Répondre à la problématique de gestion des latrines en milieu scolaire et dans les lieux publics

Alain TOSSOUNON (Bénin) 

 

Afin de proposer des modèles de gestion durable des latrines en milieu scolaire et dans les lieux publics ou encore de faire face aux difficultés de réalisation des ouvrages dans les zones lacustres, l’Agence panafricaine Eau et Assainissement pour l’Afrique au Bénin (EAA-Bénin) a commandité  4 études thématiques. La validation des rapports d’études a eu lieu au cours d’un atelier qui s’est tenu à l’Hôtel Palais Oriental 2 de Porto Novo, du 14 au 15 avril 2014.

N'Dèye Coura N'Doye, Représentante Résidente de EAA-Bénin

N’Dèye Coura N’Doye, Représentante Résidente de EAA-Bénin

 


Comment répondre à la problématique de la gestion durable des latrines publiques et scolaires, à la réalisation des ouvrages d’assainissement en zone lacustre et de terre noire et à la question des latrines sexo et pour les handicapés. C’est tout l’enjeu des études qui ont été réalisées par EAA-Bénin dans une logique de recherche-action. Car, sur le terrain, les constats sont amers. Et en ouvrant les travaux de la validation des rapports de ces études, la Représentante Résidente de EAA au Bénin, Mme Ndèye Coura N’Doye, a souligné l’état préoccupant de la gestion des latrines publiques et scolaires après leur réalisation. « Les latrines dans les lieux publics et dans les écoles existent mais ne sont pas toujours utilisées car mal entretenues. De plus, il n’existe pas une méthode pour déterminer le nombre de cabines suivant le genre (sexe, handi-spécifiques) ». De plus, indique-t-elle, la nature du sol dans les zones lacustre et de terre noire, rend difficile la réalisation des ouvrages dans les localités concernées. Ce sont les raisons qui justifient la réalisation de ces études destinées à proposer des modèles de gestion pour améliorer leur utilisation ou leur réalisation selon le cas.

Prenant le cas des latrines en milieu scolaire, Hector KPANGON, Chargé de programme et responsable des questions de Recherche-Action à EAA-Bénin, a expliqué qu’aujourd’hui, on dépense des milliards pour doter les écoles des toilettes et d’ouvrages d’assainissement. Mais, soutient-il, « malheureusement, ces latrines ne survivent que le temps de 2 ou 3 mois. Elles sont mal entretenues et abandonnées». « Il se pose donc un problème de gestion », a-t-il ajouté. Ainsi, les études réalisées permettent de proposer des modèles de gestion adaptés aux réalités  pour rendre durable la gestion de ces latrines scolaires mais aussi des latrines publiques.

Vue partielle des participants

Vue partielle des participants

Egalement, pour  le cas   des latrines sexo et handi spécifiques, il signale qu’il y a 4 grilles qui ont été conçues pour aider les techniciens et les professionnels du secteur à mieux prévoir en termes d’effectif, les cabines de latrines qu’il faut de façon spécifique pour le genre.

Mettant au cœur du dispositif les communes qui exercent cette compétence en matière d’hygiène et d’assainissement selon les lois sur la décentralisation, les études constituent des réponses aux différentes problématiques de gestion des ouvrages d’assainissement.

Par ailleurs, les différentes propositions seront testées au cours de cette année afin de tirer les grandes leçons pour qu’en 2015, on retienne les modèles qui marchent.

 

 

April 12, 2014

Mobilisation des financements pour l’assainissement : Les Premières dames entament le plaidoyer le 9 mai

Idrissa SANE (Dakar)

Les Premières dames d’Afrique s’engagent dans le plaidoyer pour la mobilisation des financements en faveur du secteur de l’assainissement et pour la promotion des comportements hygiéniques. Elles seront à Ouagadougou le 9 mai avec comme objectifs d’affiner les stratégies.

Des premières dames engagées pour la cause de l'assainissement

Des premières dames engagées pour la cause de l’assainissement

La capitale du Burkina Faso va accueillir la première Coalition des Premières dames d’Afrique pour l’Assainissement. Cette rencontre, prévue le 9 mai 2014, est une initiative conjointe de l’Agence intergouvernementale panafricaine pour l’eau et l’assainissement (Eaa) et le Conseil consultatif des Nations unies sur l’eau et l’assainissement (Unsgab).

Les organisateurs cherchent à élaborer une plateforme de plaidoyer pour un secteur qui souffre toujours d’un déficit de financement. « La vocation de la Cpda est de constituer une plateforme de plaidoyer et un tremplin, afin que les questions d’assainissement atteignent un public beaucoup plus large et soient priorisées dans l’agenda de développement de tous les pays », indique le communiqué parvenu à la rédaction. Dans ce document, il est mentionné que « le plaidoyer des Premières dames permettra de mobiliser plus de ressources et d’impulser des investissements durables et conséquents pour la réalisation d’infrastructures d’assainissement en faveur des populations pauvres et l’amélioration des pratiques d’hygiène ».

La coalition travaillera également à réduire les inégalités et à prendre en charge les questions d’inclusion. L’absence d’infrastructures de base comme les toilettes expose les femmes et les filles aux nombreuses conséquences. «  La Coalition des Premières dames d’Afrique va représenter l’expression de  l’engagement et de l’expérience des grandes figures africaines à travers le continent et au-delà, affirmant ainsi le droit de tous les Africains à l’assainissement et à l’hygiène. Sous cet angle, elle sera le rendez-vous d’expériences concrètes, de professionnalisme et d’empathie à l’endroit des femmes, avec la vision d’un changement majeur dans le mode de conduite des pratiques d’assainissement et d’hygiène en Afrique », notent les rédacteurs du communiqué.

La prise en charge de la problématique de l’assainissement, affirment ces derniers, met les femmes à l’avant-garde de ces défis, parce qu’elles sont non seulement les garantes de la santé et du bien-être familial, mais aussi les premières victimes de ce fléau. Rappelons que  l’Agence intergouvernementale panafricaine eau et assainissement pour l’Afrique (Eaa)  qui compte 36 membres s’investit dans la recherche de solutions aux problèmes de l’assainissement par l’optimisation des approches techniques, scientifiques et par la promotion des mécanismes innovants de financement. Quant au Conseil consultatif auprès du secrétaire général des Nations unies pour l’eau et l’assainissement (Unsgab), une organisation de haut niveau, son champ d’action concerne la mobilisation des financements et l’élaboration des stratégies pour la réalisation des Omd pour la composante eau et assainissement.

Idrissa SANE

 

April 12, 2014

Freetown Water Sector in Coma: Who will remedy the situation?

By Mustapha Sesay, WASH Journalists Network S/L

Whilst our politicians are busy with sugar coated words on improving the water sector, the actual picture on the ground about water service delivery in the capital is bleak and until urgent measures are put in place, the city will one day wake up to find that all the taps have finally run dry.

Making an on the spot visit to the various dams and treatment sites that provide drinking water to the capital city and its environs by a team of Civil Society Advocacy Network on Climate Change (CAW-SL) headed by Charles Mambu, the Environmental Protection Agency (EPA), staff of the Water Sector and the Media on 13/3/2014, one was astonished to find massive deforestation along the catchment areas, encroachment on the land for construction of houses and mining activities, pollution and the drying up of the sugar loaf dam – signals that the water sector is in a bad state.

 

Even though staff of the Guma Valley Water Company are advancing excuses that the dam was built a hundred years ago for a population of five hundred people, there are reasons for putting strategies in place to cater for the growing population.

 

The road network to the various dams and water treatment plants are not only steep and rugged but a death trap to most vehicles.

It must be noted that the ecosystem and the biodiversity in the Freetown Peninsular are vanishing at an alarming rate. This is mainly due to the uncontrolled and uncoordinated human activities in the Peninsular. Such activities include the use of the power saw machines for the cutting of trees and other vegetation around the demarcated forest reserves. the burning of wood for charcoal, construction of dwelling places, illegal sale of land, and mining construction at quarries by multi national companies.

The ability of the water agencies to continue supplying water is seriously undermined as a result of the exposure of the water dam to direct sunlight; this in return is a serious threat to the supply of water to the growing population in the city and its environs

At the Guma Valley catchment sites, the dam that supplies most areas in the city of Freetown, the old pipes directly linking the city with water services are not only old and exposed to rust but now subjected to wild bush fires ignited by those clearing the encroached land for various construction purposes.

Just by the gate, most of the areas have been cleared for vegetable garden and fire wood.

At the actual dam sites there is a drop in the water level.

Upon investigation, neither the staff of the water company, Lands officials nor the Foresters were in a position to state who was actually responsible for the deforestation or encroached of the catchment areas.

At the Babadorie dam at Hill Station that supplies water to the Mountain Rural areas and some parts of the west end of the city and Pademba Road, the situation is very alarming as the dam is not only unprotected but partly dried up.

I was informed by staff of the water company that before now two dams, namely the Tacugama  Dam and the Sugar Loaf, have been supplying water to the Babadorie treatment plant for the Mountain Road areas.

Today, the Sugar Loaf Dam is dried up and even the Tacugama Dam is supplying water at snail’s pace, resulting in a drastic drop in the supply of water to the mountain rural areas and most areas in the city

The structures and ashes from the massive bushfires around the dams and treatment plants are dangerous to the survival of the plant.

 

There is all the possibility for the houses overlooking the dam at Babadorie easy to contaminate the water as a result of the poor sewage facilities closely built to the dam.

Though staff of the water company are very quick to tell the public that plans are on the way to very soon construct new dams to address the poor water service delivery in the city that is almost housing two million people, the proposed site is currently facing challenges of encroachment and the building of houses.

One thing that stands out clearly in all this is that the masses continue to be denied access to affordable and quality drinking water while the wealthy and highly placed in the society continue to receive supplies of water from the Guma Valley Buzzers.

To the encroachers what matters is getting land at all cost and depriving the majority from getting water by building around the catchment areas.

At the Tacugama dam at Regent – Grafton, poor road network has isolated this area exposing it to all forms of activities that are drying up the dam at an alarming rate.

If with what is ongoing in the wetlands and catchment areas are not of concern to the water ministry.

Today our water sector continues to be in a state of Coma as a result of the following challenges.

Stakeholders in this sector are not in a position to give the actual picture of the demise of our water service delivered to the masses, more so when such places are isolated and dangerous places.

Their messages are always “we will soon improve on the water service delivery as we have signed contracts with partners”.

There is a lack of coordination among the staff of the water sector, foresters, lands and security agencies in protecting the catchments and land around the dams.  As a result of this, influential personalities are using this opportunity to grab land indiscriminately.

It is very difficult to see demarcated zone in these places. Punitive measures have not been instituted like the demolishing of structures or the imposition of heavy fines as a deterrent to others.

If we are to see a remedy of this dismal situation the following must now be put in place.

The security officers operating in these areas must be increased and empowered to arrest all those engaged in illegal activities.

There should be mass demolition of all houses around the catchment and forest reserved areas.

The officials of the water sector must give out regularly the correct picture of the status of the water system to the public.

There should also be massive education of the public on the adverse effects of encroachment and deforestation of our reserved forest areas and wetlands.

If Freetown is to address the issue of water scarcity, it is now time to protect and preserve our water catchment areas, construct new dams and embark on massive awareness campaign on the effects of man’s activities on the environment.

April 12, 2014

WATER SCARCITY TO HIT FREETOWN AS SUGAR LOAF DAM DRIES UP

BY Mustapha Sesay 

The current status of the water service delivery in the city of Freetown will become acute if urgent measures are not put in place to halt the massive encroachment of land in the catchment areas.

A team from the Civil Society Advocacy Network on Climate Change, the Deputy Mayor of the Freetown City Council, Staff of Guma Valley Water Company, SLAWACO, Staff of the Forestry Division, the Environmental Protection Agency and the Media made a visit on Thursday, 13th March, 2014 to dams and treatment sites.

The visit to the Guma Valley Water Company, Tacugama reservour and the Babadorie sites was to get firsthand information on the environmental hazards plaguing our catchment areas.

Drop in Guma Valley Water Level

Drop in Guma Valley Water Level

It must be noted that the ecosystem and the biodiversity in the Freetown Peninsular are vanishing at an alarming rate. This is mainly due to the uncontrolled and uncoordinated human activities in the Peninsular. Such activities include the use of the power saw machines for the cutting of trees and other vegetation around the demarcated forest reserves. the burning of wood for charcoal, construction of dwelling places, illegal sale of land, and mining construction at quarries by multi national companies.

The ability of the water agencies to continue supplying water is seriously undermined as a result of the exposure of the water dam to direct sunlight; this in return is a serious threat to the supply of water to the growing population in the city and its environs.

At the Guma Valley catchment and Babadorie reservoir it was alarming to note that a massive construction of dwellings is ongoing and not only on state land and this exposes the pipes to adverse conditions. The Babadorie Reservoir is far below the water level as the Sugar Loaf Water Reserve is dried up and cannot supply water to the dam.

At Tacugama , it was also note that the water level cannot serve the majority of the populace if steps are not taken to remedy the situation.

Addressing the delegation, the Guma Valley Boss Mr. Bankole Mansaray extended his gratitude for embarking on a campaign to create awareness on the destruction caused by human activities to the Freetown Peninsular with the view that policymakers and communities take the required steps to halt the envirommental hazards.

The Head of the Environmental Protection Agency Madam Jatou Jallow stressed that water is life and a natural gift. It should be protected at all times and our duty is to raise the awareness to stop the encroachment on the catchment areas and ensure that pure water is available to Sierra Leoneans. She further recommended for very tough action to be taken against all those erection structures on the water catchment sites.

If Freetown is to address the issue of water scarcity, it is now time to protect and preserve our water catchment areas, construct new dams and embark on massive awareness campaign on the effects of man’s activities un the environment,

April 12, 2014

Corruption in the Water Sector

 

By Mustapha Sesay, West Africa Water Integrity Ambassador

The high rate of corruption in the Water Sector continues to have devastating effects on the lives of the deprived and marginalized communities in developing countries to the point that many die from either contamination or water related diseases.

According to the Program Manager for Water Integrity Network in Sweden Mr. James Laten, the past ten years had witnessed a period in which over thirty billion dollars US$ 30 billion fund invested in the Water Sector in developing countries go into wrong hands.

If we are to make a reverse of this dismal situation where the billions of dollars invested in the water sector is reflected in the lives of the ordinary person, there is the need to put mechanism in place to monitor water projects at all stages and heads of water institutions give account of how funds are utilized.

Today, we hears of billion of bilateral contracts signed, extravagant talk shows  and radio programmes on plans to improve  the water sector but at the end of the day, the water situation is either dismal or remains the same

How long must this situation continue where the wealthy and those highly placed in society enjoy and access pure and safe drinking tap water leaving the majority of the poor community to trek miles for just a bucket of water?  When will the deprived and marginalized on the hill top areas, the slums, camps and remote villages say “we too can now boast of pure drinking water?

When will our politicians stand by their manifestos by providing pure and affordable drinking water for their subjects?

Every day, millions are dying slowly as a result of lack of accessing pure drinking water.  At some point in time,
Governments in various places tend to shift the blame on the masses and on the other hand the masses shift the blame on the Government for not meeting its responsibilities.

The issue of accessing pure and affordable water is a fundamental human right but this is not given the much needed attention.

Corruption in the water sector is ripe and involves all classes of people ranging from the ordinary man, politicians, Heads of Water Institutions and even Non-Governmental organizations working in this sector.

Report on “Corruption in the water sector” by Water Integrity Network in a book titled “Training Manual on Water Integrity” states that in the sub-Sahara Africa, forty-four percent (44 %) of the countries are unlikely to attain the Millennium Development Goal target for drinking water eighty-five percent (85%) are unlikely to attain the sanitation aspect.

Estimate by the World Bank report suggests that twenty –forty percent (20 – 40% ) of water sector finances are being lost to dishonest practices.

Talking about corrupt practices in the water sector there are lots of reference points to make in the case of Sierra Leone.   As a result of greed and selfishness, we today tend to embark on the following activities that in turn affect the effective operation of the water service delivery system.

The process of awarding contracts for the implementation of water service delivery projects, too much concentration of water programmes in the cities rather than the rural areas even though they too are paying taxes to the Government,

Refusal to pay for water rate bills regularly to the water sector, Removal of pipes or water facilities machines parts for sale as scrap metal. Substandard projects by some contractors and the lack of transparency and accountability by some authorities and the marginalization of certain areas that already have water service delivery structures only to be rehabilitated but due to certain unknown reasons, the inhabitations continue to go for years without pipe born water and the proliferation of water industries operated in the houses of most people.

It must be noted that Kambia District is a melting pot in the country as people from all parts of the country and neighbouring Guinea converge to do a weekly trade activity. As a result of this, there is the need for a sound sanitation practise and access to pure drinking water so as to avoid the outbreak of cholera. Unfortunately when this was not adhered to, it was a breeding ground for the spread of cholera that affected the lives of many people in the country.

Kambia District, with a population (2010) of about 308,929 (Statistics Sierra Leone), has the lowest percentage (27%) of households with improved source of drinking water in the Northern region and below the national average (57%). There are 992 protected water points in the district, out of which only 549 are functional. Of the 443 non functional water points, 106 are partially damaged, while 270 are completely broken down. These non functional wells are mostly as a result of the lack of maintenance or a defined strategy of sustaining the operations of the water points.

 

One major excuse advanced last year was that some of the inhabitant refused the payment of Le 15,000 (Fifteen Thousand Leone) monthly water rate bill per household and that almost halted the effective operations of JICA & Sierra Leone Water project.
In Moyamba District, Kori Chiefdom Taiama, water infrastructure that had been abandoned for almost twenty years is slowly becoming a zone for scrap metals as youths are seen either climbing the tanks, the machine rooms to grab whatever they could.

Kori Chiefdom hosts the oldest provincial University in the country; Njala University  yet, access to pure and affordable drinking pipe born water is a dream to be actualized. In morning, it is survival of the fittest to get water from boreholes or wells with hand pumps.

In the city of Freetown, the search for pure and affordable water has forced many to embark on unhealthy practices at the detriment of the little water delivery service.

Though the Government intends to shift the low water service delivery in the city to the pressure on the Guma Valley Dam,  to many this is not acceptable as there are other quality dam around the city that must have been developed to supply other parts of the city. Most people who cannot get the flow of the Guma Valley water to their respective communities in the east or mountainous places cut pipes to scoop water whilst others embark on illegal connections.

It is hearts bleeding that long lines are visible around a single pipe born tap and many spent hours without getting water.  At these points, illegal fees from buckets or gallons on the grounds that the money is used for cleaning the tap.

In mountainous region of the city, precisely Allen Town or the Wilberforce area, community bore holes exist which are controlled by certain individual for which a minimum sum is paid.

The unfortunate aspect of this is that the locals lack the contents of chemicals to clean the water wells or improve on the status.

With regards to substandard work or political influence, some organizations working on the construction of water wells are under pressure to select areas closer to the houses of traditional authorities rather than looking out for ideal sites that will maintain water throughout the year.  With such poor judgment, politically influenced or substandard wells do not survive the retention of water in the dry season as a result they wells are not up to the task for which they were constructed.

Although the Acting Director of Sierra Leone Water Company SLWACO Mr. Bangura disclosed to one local media of development in the water sector, this has not still change the dismay situation of the masses as millions continue spend the rest of the day scouting for water in the city not to mention those in the remote areas of the country

The lack of access to pure water supply is still a major concern especially in the in the eastern parts of Freetown where it is either you are up till 12pm or 4am to get water. Thunder Hill is one of the most deprived communities with children abandoning their schools in search of water by using wooden trolleys to secure water on commercial basis.

Alpha Kamara, the caretaker of the Pompidou Ground well in kissy, in an interview revealed that access to pure water is still a major problem at Thunder Hill as the Pompidou Ground Well is serving hundreds of residents on a daily basis from various communities including Lowcost, Brima Lane, Portee, and Jollah Terrace among others, being the only source of water during the dry season. He nevertheless cited the poor sanitary state of the well, noting that some residents use it for drinking purposes which has a negative impact on their health.

The statement of “ we have signed contacts with companies and plans to construct modern water facilities in various parts of the country is not a news to us so we want action now.

We have already commenced a crucial period in the year, the Dry season that will witness the drying up of streams and rivers so what is the Ministry of Water Resources going to do to address this situation?

 

 

April 9, 2014

Entretien avec Mickaël Bassabi Djara, Maire de Djougou sur le suivi-évaluation des services d’eau et d’assainissement dans les communes :  « Le monitoring… c’est la voie à suivre pour améliorer  la fourniture des services aux populations »

Participant à l’atelier international sur « Le suivi-évaluation des services locaux d’eau et d’assainissement dans les zones rurales et les petites villes africaines » qui se tient actuellement à Ouagadougou, nous avons rencontré le maire de la commune de Djougou au Bénin. Dans cet entretien, il revient sur l’importance du monitoring, les difficultés qu’éprouvent sa collectivité à assurer cette responsabilité et donne son appréciation du séminaire qui pour lui, contribuera à dessiner un nouvel avenir au suivi-évaluation de la gestion des services d’eau et assainissement.    

Mickaël Bassabi Djara, Maire de Djougou (Bénin)

Mickaël Bassabi Djara, Maire de Djougou (Bénin)

En quoi le monitoring est important dans la fourniture des services d’eau et d’assainissement dans les collectivités locales ?

Le suivi-évaluation est une activité importante dans la gouvernance de l’eau au niveau des communes. Parce qu’elle nous permet d’avoir un état des lieux qui oriente la prise de décision au niveau des conseils communaux. Elle doit être continue et non discontinue.

Aujourd’hui, dans votre commune est-ce que le suivi-évaluation est perçue comme une activité importante. Comment est-elle assurée ?

La commune de Djougou s’est dotée d’un service consacré à la gestion de l’eau. Ce qui nous permet de suivre tout ce qui se fait dans ce domaine. Mais, il y a un certain nombre de problèmes. Car, vu l’étendue de la commune et le nombre d’ouvrages existants, il devient difficile de suivre et il y a matière à réfléchir. Pour nous, c’est d’arriver à renforcer le service par le recrutement d’autres agents pour faciliter le travail. Nous avons également un responsable suivi-évaluation qui a pour mission de suivre toutes les activités de la commune. Le suivi-évaluation, s’il est bien mené permet de prendre les décisions dans la transparence par rapport aux questions de l’eau. Surtout qu’au Bénin, nous sommes dans un partenariat public-privé avec la reforme sur la professionnalisation de la gestion des ouvrages d’eau avec désormais des opérateurs privés. Alors, si nous n’avons pas un suivi, on ne peut pas comprendre les difficultés d’un fermier et la façon dont il gère l’ouvrage. Le suivi-évaluation nous permet aussi d’améliorer les prestations de services aux usagers. Et pour cela, il faut aller vers eux pour garantir leur satisfaction.

Dans votre commune, comment gérez-vous les plaintes des usagers en cas de panne ou de non fonctionnement des services ?

Lorsque dans un village une AEP tombe en panne par exemple, il peut s’agir d’n manque d’entretien ou d’une négligence du fermier.  Dans ce cas, l’usager est dans son droit de se plaindre. Nous réagissons en pompier en recherchant des solutions.

Face aux dysfonctionnements et pour garantir le bon fonctionnement des ouvrages, que manque-t-il aux communes béninoises ? Est-ce les capacités, les outils….

Avant tout, il nous faut mobiliser des cadres compétents pour animer ce service. Ensuite, il faut un renforcement des capacités et enfin des ressources financières et matérielles pour qu’ils puissent jouer leur rôle. Notre vision est de parvenir à mobiliser sur place ces ressources pour garantir la pérennité du dispositif. Parce que, aujourd’hui, c’est grâce aux partenaires que le suivi se fait mais quand ils ne seront plus là, il y aura des problèmes. Donc, nous devons rechercher des solutions durables en matière de suivi-évaluation. Si nous continuons avec l’affermage au Bénin, nous devons renforcer le suivi-évaluation.

Vous participez à l’atelier sur le monitoring depuis lundi 7 avril. Que retenez-vous des échanges et du partage de connaissances ?

Nous avons beaucoup gagné des discussions car au cours de l’atelier, il y a plusieurs propositions, stratégies, mécanismes, outils…A nous de voir ce qui peut coller à nos réalités. Parce que chaque partenaire vient avec sa stratégie et sa technique, il nous faut réussir à choisir ou identifier lesquelles peuvent être appliquées de façon durable.

Au regard de ces échanges, quel est l’avenir du suivi-évaluation dans votre commune et concernant le secteur de l’eau et de l’assainissement ?

Nous devons le repenser dans nos communes. Et automatiquement, cela me fait penser à l’intercommunalité. Et au retour de cet atelier, j’en parlerai à mes collègues maires des communes voisines pour qu’on réfléchisse ensemble. C’est la voie à suivre pour améliorer  la fourniture des services aux populations.

Propos recueillis par Alain TOSSOUNON

April 7, 2014

Monitoring  des services locaux d’eau potable et d’assainissement dans les zones rurales et villes secondaires: Ouagadougou accueille un atelier

Alain TOSSOUNON (Envoyé spécial)

Venus des pays de l’Afrique de l’ouest et des autres régions du monde, près de 200 acteurs du secteur de l’eau, l’hygiène et l’assainissement se retrouvent depuis ce matin 7 AVRIL 2014 à l’hôtel Azalai de Ouagadougou (Burkina Faso) pour un atelier portant sur « Suivi-évaluation des services locaux d’eau potable et d’assainissement. Organisé par  le Centre international de l’eau et de l’assainissement (IRC)  et le Programme Solidarité Eau (pS-Eau) avec l’appui de la CEDEAO et le gouvernement du Burkina Faso, cette rencontre se veut un creuset d’échanges et de partage d’expériences.

 

Les communautés autour d'un forage Photos (A.T)

Les communautés autour d’un forage Photos (A.T)

 

En ouvrant officiellement les travaux de cet atelier qui durera trois jours, le Secrétaire Général du Ministère de l’eau, des aménagements hydrauliques et de l’assainissement, Ali Traoré, a signifié que  dans la plupart des pays de l’Afrique sub-saharienne, « si les réalisations physiques permettent de donner l’accès à l’eau potable aux populations, cet accès s’avère de courte durée voire insatisfaisant en l’absence d’un suivi de la gestion ». Ainsi, malheureusement,  ajoute-t-il, « les interventions en matière d’eau et d’assainissement restent focalisées sur la réalisation ou la réhabilitation des ouvrages et infrastructures». Une situation qu’il qualifie de « déformation structurelle » des interventions qui s’observe au niveau des communes aujourd’hui, gestionnaires des services d’eau potable et d’assainissement en zone rurale ou semi-urbaine.

Pour Ali Traoé, il n’y a pas de doute. Le thème du séminaire a tout son sens et reste actuel au regard des enjeux soulevés et des résultats qui peinent encore à être visibles dans un secteur qui mobilise des énergies et des ressources dans la plupart des pays de l’Afrique de l’ouest. De ce point de vue, le monitoring reste une panacée selon lui, pour faciliter la mise en place d’un système de collecte, d’analyse, d’interprétations de données indispensables pour orienter les interventions et espérer des impacts plus significatifs en matière de services rendus aux populations.

Se félicitant des efforts du gouvernement du Burkina à travers l’élaboration d’un guide de suivi de la gestion des ouvrages et l’expérimentation en cours, il a salué tous les partenaires qui soutiennent l’initiative de l’organisation de cet atelier à savoir :  USAID, GIZ, BAD, Agence de l’Eau Seine Normandie, Agence de l’Eau Adour Garonne, Agence de l’Eau Artois Picardie, Agence de l’Eau Rhin Meuse, Agence de l’Eau Rhône Méditerranée Corse.

Le présidium au cours de l'ouverture officielle de l'atelier  Photo (A.T)

Le présidium au cours de l’ouverture officielle de l’atelier Photo (A.T)

Au niveau régional, l’atelier est également soutenu avec la présence du Directeur du Centre de Coordination des Ressources en Eau (CCRE) de la CEDEAO, Innocent Ouédraogo. Dans son intervention, il a souligné la place de l’eau et de l’assainissement dans l’agenda de l’institution sous-régionale qui se matérialise par l’élaboration d’une politique régionale des ressources en eau et d’un Plan d’actions.

Avant le démarrage effectif des sessions thématiques, tous les participants ont suivi un film documentaire de 16mn sur l’état du suivi de la gestion des ouvrages et infrastructures dans les villages et communes. Une projection qui a permis de passer du discours aux réalités et aux participants d’appréhender l’importance du monitoring dans la gestion des services d’eau potable et d’assainissement. Les sessions thématiques au programme sont relatives aux expériences de monitoring en matière d’eau et d’assainissement, les technologies utilisées, la qualité de l’eau, les outils et le financement du suivi-évaluation…

April 2, 2014

Réunion de plaidoyer de haut niveau sur l’hygiène et l’assainissement : Le Bénin en guerre contre la défécation à l’air libre 

A. P. Virgil HOUESSOU (Bénin)  Mobiliser  toutes les énergies dans le sens de l’assainissement total et mettre fin à la défécation à l’air libre d’ici 2025 dans toutes les communes du Bénin, c’est l’objectif d’une réunion de plaidoyer de haut niveau qui s’est tenue vendredi au Palais des congrès de Cotonou. C’est une initiative du ministère de la santé et de Unicef Bénin. L’invité de marque est Kamal Kar, le père fondateur du concept de l’assainissement total piloté par les communautés (ATPC).                                                                                                                                                                      

Le Ministre de la Santé, Mme Dorothée Kindé Gazard entourée des partenaires

Le Ministre de la Santé, Mme Dorothée Kindé Gazard entourée des partenaires

 

 

 

 

 

 

 

 

« Si le Bénin veut atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) d’ici 2015, il peut y parvenir ». C’est en cette exhortation que se résume la communication donné par Kamal Kar, le père fondateur du concept de l’Assainissement total piloté par les pairs (ATPC). Selon les statistiques actuelles le Bénin semble encore très loin de l’atteinte des Omd dans le domaine de l’assainissement. Les populations béninoises sont en très mauvaise posture dans la sous-région. Le ministre de la santé, Dorothée Kindé Gazard, a déclaré qu’au classement des mauvais élèves en matière d’assainissement, le Bénin occupe la 4ème place en Afrique et la 1ère en Afrique de l’Ouest. Plus de 86% de Béninois ne bénéficient pas de conditions d’assainissement de base. Dans les zones rurales, plus de 70% d’enfants défèquent dans la nature par défaut d’accès aux ouvrages adéquats. C’est pour trouver des réponses à ces aspects que se tient se tient la réunion  de plaidoyer de haut niveau sur l’hygiène et l’assainissement. « Il est question d’élaborer un feuille de route opérationnelle et aller à l’essentiel en mettant en œuvre les nombreux outils techniques et politiques prévues à cet effet », a expliqué le ministre de la santé. Pour cela, il existe déjà un budget programme par objectif bien déterminé. « Il faut éradiquer la défécation à l’air libre au Bénin d’ici 2025 en trouvant des options durable de crédit d’assainissement à mettre à la disposition des communes », a ajouté le ministre.

Kamal Kar, Père fondateur de l'approche ATPC

Kamal Kar, Père fondateur de l’approche ATPC

Aux maires, autres élus locaux et divers acteurs de la décentralisation invités à cette réunion au même titre que des techniciens d’hygiène et d’assainissement, le Directeur national de la santé publique explique que l’amélioration des indicateurs de performance du secteur de la santé passe par la prévention avec un accent sur l’hygiène et la santé. « Il faut des latrines institutionnelles et familiales dans toutes nos contrées », précise-t-il. Le défaut d’assainissement coûte chaque année au Bénin plus d 50 milliards de francs CFA de perte. D’où la responsabilité des élus locaux. « Au lieu de faire directement le transfert des crédits aux communes, nous avons jugé important de voir avec vous lors de ce plaidoyer les outils à mettre en place pour orienter véritablement les ressources dans ce sens dans les communes », a dit le ministre de la santé. Il est question de les aguerrir à adopter réellement le concept de l’assainissement total piloté par les pairs (ATPC) dont ils sont les véritables forces motrices au niveau des communautés en collaboration avec les organisations de la société civile. Car bien réussi, le secteur de l’assainissement par le modèle de l’ATPC peut être aussi une source de création de richesses. D’où la présence des représentants des banques et autres institutions financières pour accompagner le processus parmi les élus locaux, la société civile et les techniciens pour écouter les conseils de Kamal Kar, initiateur de l’ATPC dont la mise en application en Asie a connu un succès inattendu.

April 2, 2014

Célébration de la Journée Mondiale de l’Eau 2014: La société civile interpelle le gouvernement  

Makéba TCHIBOZO (Bénin)

 

En prélude à la célébration de la journée mondiale de l’Eau qui s’est tenue le 22 mars dernier, les membres du Cadre de concertation des acteurs non- étatiques du secteur de l’eau et de l’assainissement (CANEA) ont organisé une marche suivie d’une conférence débat sur les engagements WASH pris par le Bénin. C’était le jeudi 20 mars 2014.

 

Photo de famille des membres du CANEA et des participants à la conférence/Débat

Photo de famille des membres du CANEA et des participants à la conférence/Débat

« Ensemble, plaidons pour le respect des engagements pris par le Bénin dans le secteur Wash ». C’est le message fort de cette marche qui a démarré du carrefour Sobebra et a échoué au Centre de formation des métiers de l’eau.

En Avril prochain, le Bénin participera à la réunion de Haut niveau qui se tiendra à Washington. Il devra donc prendre d’autres engagements concernant le secteur de l’eau et de l’assainissement. Quel bilan peut-on faire de ceux pris en 2008 en Afrique du Sud (eThekwini) et en 2012 aux USA.  La question est préoccupante et c’est la raison pour laquelle le CANEA a jugé opportun de rappeler au gouvernement les engagements pris lors de ces rencontres internationales.  «Les résultats liés aux engagements de 2012 n’ont pas été atteints » se désole Félix Adégnika, coordonnateur national de WSSCC et membre du CANEA.

Atteindre la couverture intégrale au moyen de 4000 équivalents points d’eau d’ici 2015 est l’un des engagements du secteur de l’eau pris par le Bénin en 2012 à Washington. Parlant de son niveau d’exécution, le directeur général adjoint de l’eau, Evariste Vigan, a expliqué  que de 2012 à 2013, notre pays a réalisé  plus de 2700 équivalents points d’eau sur les 4000 prévus pour 2012, 2013, 2014 et 2015. « Cette cible est déjà atteinte à 69,7%  en fin 2013» conclut-il.  Pour l’année 2014, le gouvernement prévoit de couvrir le gap de 1211 ouvrages qui restent à construire et de réaliser 1652 équivalents points d’eau. « On peut donc dire que nous sommes sur de bons sentiers et que l’objectif sera atteint ».

 

Ce bilan n’a pas reçu l’avis favorable de certains acteurs de la société civile.  Félix Adégnika pense que c’est trop tôt d’affirmer que le Bénin atteindra les OMD relatifs au secteur de l’eau comme l’a affirmé le ministre en charge de l’eau. « C’est aberrant de dire que nous avons atteint 115% de couverture dans une commune où tout le monde n’a pas l’eau. » a-t-il dit. Il croit aussi qu’il y a un problème d’équité. Les OMD ne seront atteints que lorsque le gouvernement va accroitre les ressources financières et instaurer une bonne gouvernance dans le secteur.