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May 27, 2014

ACCES A L’EAU POUR TOUS LES AFRICAINS D’ICI 2030 : Wateraid publie une nouvelle carte interactive qui indique que l’objectif est «réaliste et réalisable»

Par Jacques Ngor SARR- Dakar Sénégal- L’accès à l’eau pour tous les africains d’ici 2030 est bien « réaliste et réalisable ». L’organisation caritative internationale de développement WaterAid vient de démontrer la possibilité. A travers la publication d’une nouvelle carte interactive, lancée en ligne, il a été démontré que 14 gouvernements africains sont sur la bonne voie ou à deux doigts d’atteindre le moment historique où tous les habitants de leurs pays respectifs auront accès à l’eau potable salubre d’ici à 2030.

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Laquelle carte a été publiée le jour de l’arrivée à Dakar, Sénégal, des ministres de l’Eau et des délégués africains pour assister à la conférence de la Semaine africaine de l’eau, durant laquelle ils prendront part à des pourparlers cruciaux sur la question de savoir s’ils devraient appuyer un nouvel Objectif de développement durable mondial relatif à l’accès universel à l’eau, l’assainissement et l’hygiène d’ici à l’an 2030.

 WaterAid fait pression sur les ministres et autres délégués présents à la conférence pour que le communiqué de la conférence fasse figurer un engagement dans ce sens. Selon Nelson Gomonda, responsable du programme panafricain de WaterAid,

« Cette carte montre qu’un nouvel Objectif de développement durable relatif à l’eau, l’assainissement et l’hygiène qui place l’Afrique sur la bonne voie pour que chacun et chacune ait accès à ces services essentiels d’ici à 2030 est réaliste et réalisable.

« Nombre de pays africains sont déjà sur la bonne voie pour atteindre ce jalon historique si les progrès se poursuivent au rythme actuel, et la plupart des autres pays africains peuvent y parvenir avec des améliorations relativement modestes de l’accès parmi leurs habitants ». Pour lui, « les ministres présents à la conférence de la Semaine africaine de l’eau devraient saisir cette occasion de préparer le terrain pour un avenir plus heureux, plus sain et plus prospère pour tous les habitants du continent». Cette carte est apparemment le premier projet en ligne de représentation interactive de données élaboré à l’intention d’un public principalement africain, public qui est de plus en plus connecté à Internet et à l’aise avec les médias sociaux. D’après l’Union internationale des télécommunications, on compte actuellement quelque 177 millions d’internautes en Afrique (5), et plus de 50 millions d’Africains ont des comptes Facebook. La Carte africaine de l’eau indique qu’en moyenne, 28 millions de personnes accèdent à l’eau tous les ans dans l’ensemble de l’Afrique, mais que si ce chiffre augmentait de 17 millions de personnes de plus, tous les habitants du continent auraient accès à l’eau salubre d’ici à 2030.

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May 27, 2014

SEMAINE AFRICAINE DE L’EAU: Le gouvernement du Sénégal prône l’union autour de la gestion de l’eau

Par P. Kadja- Dakar Sénégal- Les Etats africains doivent respecter leurs engagements concernant l’accessibilité de l’eau potable à tous. Pour y parvenir, le Premier ministre du Sénégal, Aminata Touré, a invité les décideurs africains à une unité autour de la gestion durable de l’eau, relevant le rôle et les vertus liés à ce bien commun entre pays d’Afrique.

«Nous partageons des cours d’eau qui dessinent nos frontières dont la gestion relève d’organismes régionaux et sous-régionaux au sein desquels s’expriment nos différentes politiques publiques. Ce bien commun doit être un facteur de paix, d’union, d’intégration et de coopération économique. Ce souhait a été émis hier par le Premier ministre Aminata Touré, lors de la cérémonie d’ouverture de la 5ème Semaine africaine de l’eau. Pour Mme Touré, cette rencontre organisée par le Conseil africain des ministres en charge de l’eau offre l’opportunité pour «discuter de l’amélioration de nos différents mécanismes de gestion des bassins transfrontaliers, afin d’en tirer le meilleur profit économique». «C’est l’occasion de statuer sur nos performances, de les évaluer, de ressortir les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des politiques publiques dans l’atteinte des objectifs, et d’en tirer toutes les leçons pour de meilleurs résultats dans l’agenda post-2015», a-t-elle ajouté. Elle souhaite que la rencontre de Dakar permette d’orienter la mise en œuvre de ces politiques, afin d’assurer la réalisation de programmes de valorisation des ressources en eau dans les délais compatibles avec l’exigence d’un développement accéléré de l’économie des pays concernés. Abordant dans le même sens, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Pape Diouf, dira que la rencontre de Dakar est l’occasion pour les participants de partager leurs expériences en vue de trouver des solutions durables à la gestion de l’eau. Le ministre déclare également que le débat sur la mobilisation des ressources est une question qui préoccupe l’Afrique. «Les gouvernements africains sont conscients que les financements alloués à l’eau doivent êtres considérablement améliorés », dit-il.

Un avis partagé par le Premier ministre qui ajoute que «cela doit être pris en compte dans les prévisions d’investissement, pour la réalisation d’infrastructures hydrauliques permettant de mieux maîtriser les conséquences externes, notamment les inondations». Mme Touré a noté avec satisfaction que le Sénégal assurera la présidence de l’AMCOW pour la période 2014-2016. «C’est certes une grande responsabilité au regard des nombreux défis liés à la gestion des ressources en eau, notamment en ce qui concerne la mobilisation, l’accès à une eau potable, à l’assainissement, à la sécurité alimentaire et à la production d’énergie, mais cela témoigne de l’importance accordée par le Sénégal à ce secteur particulièrement vital et sensible».

May 27, 2014

ACCÈS A L’EAU POTABLE A LA POPULATION AFRICAINE: Pourquoi les décideurs doivent s’ouvrir à d’autres formes de financements

Par Paule Kadja TRAORE- Dakar Sénégal- En Afrique, en dépit des efforts considérables des gouvernements et des traditionnels partenaires au développement, environ 400 millions de personnes vivant sur notre continent sont contraintes de consommer de l’eau provenant de sources peu fiables et plus de 250 millions de personnes n’ont pas les commodités minimales de toilettes. «La conséquence en est que plus de 70% des lits d’hôpitaux en Afrique sont occupés par des personnes souffrant de maladies évitables liées à la qualité de l’eau et de l’assainissement», s’alarment les experts en l’eau.«Nous devons tous être conscients que fournir l’eau potable et l’assainissement à nos populations et leur faire adopter de bonnes pratiques d’hygiène, c’est impulser le développement de notre continent », disent-ils.

Ces défis, selon eux, confèrent aux ministres chargés de l’Hydraulique un rôle primordial de sensibilisation des populations et de mobilisation des ressources auprès des bailleurs de fonds, pour l’accès des collectivités et des villes en Afrique à des services améliorés d’assainissement et d’approvisionnement en eau potable.

En effet, lors de la tenue du 3ème Forum de Haut niveau sur l’eau et l’assainissement en Afrique, tenu en novembre, à Abidjan, le 17ème congrès de l’Association africaine de l’eau (Aae), le Secrétaire exécutif de ladite structure Idrissa Doucouré a invité les Etats africains à recourir  à d’autres types de financements, afin de pouvoir disposer des ressources nécessaires pour réaliser les infrastructures de production et de distribution d’eau potable, ainsi que celles d’assainissement.

 «Il faudrait maintenant chercher d’autres types de financements dans le cadre du partenariat public-privé qui peuvent apporter les capitaux massifs qu’il faut pour investir en Afrique. Pour y arriver, l’Afrique aura besoin au minimum de 45 milliards de dollars américains par an pour pouvoir atteindre cet objectif», a-t-il soutenu.

 Les dirigeants du continent devraient mettre les bouchées doubles, afin de faciliter l’accès aux services sociaux de base au risque d’assister à l’annihilation des efforts engagés en faveur du développement. «Nous parlons de l’Afrique émergente à 2020 ou 2025, mais cette émergence n’aura lieu que lorsque toute personne en Afrique aura accès à l’eau potable», estime le Secrétaire exécutif.

 L’investissement dans les infrastructures en général favorise la création des emplois et l’augmentation de la croissance économique. Les infrastructures d’eau potable et d’assainissement ont la particularité de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Dans la majorité des pays africains, les infrastructures de production ou de distribution d’eau potable ont été construites depuis près de cinq décennies, si bien que l’on assiste à une faible capacité d’alimentation dans certaines villes, zones périurbaines et bidonvilles. « Nous devons faire des efforts pour renouveler et étendre les réseaux, pour que ces populations des zones périphériques puissent avoir accès à l’eau potable», explique-t-il.

Ainsi, la question du financement de l’eau sera au cœur du débat durant la semaine africaine de l’eau de Dakar

 

 

May 27, 2014

SEMAINE AFRICAINE DE L’EAU 2014: Les Etats africains en conclave à Dakar

 

Par Paule Kadja TRAORE Dakar Sénégal- «Placer l’eau au cœur de l’agenda de développement post-2015 ». C’est le thème autour duquel les ministres et experts de l’eau vont cogiter pour apporter des réponses durables sur sa faisabilité durant la semaine nationale africaine de l’eau qui démarre aujourd’hui à Dakar.

 Dakar, la capitale sénégalaise abrite à partir d’aujourd’hui la 5e édition de la semaine nationale africaine  de l’eau. Une rencontre qui se fixe comme objectif de créer une dynamique pour l’atteinte des Omd en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement à l’horizon 2025. Ainsi, conformément à la décision du Conseil des ministres africains en charge de l’eau (Amcow), cette importante rencontre verra la participation de 54 pays. Il est attendu 1.000 participants représentant les gouvernements, les institutions régionales, les partenaires internationaux, le secteur privé, la communauté scientifique, entre autres.

 

Les participants échangeront sur les solutions aux défis en matière d’eau et d’assainissement de l’Afrique. «Nous sommes dans une étape de transition. C’est pour ces raisons que la rencontre de Dakar revêt un caractère particulier. Elle permettra de définir les priorités et les engagements de l’Afrique pour lutter contre la pauvreté. D’où l’intérêt de l’accès à l’eau pour tous d’ici à 2025», avait déclaré le Secrétaire exécutif de l’Amcow, Baï Mass Taal, lors du lancement de ladite semaine.

A cette occasion, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Pape Diouf, a rappelé le caractère vital de ce liquide précieux. «L’eau, c’est la vie. L’accès à cette ressource est un défi pour beaucoup de pays africains. C’est pourquoi il est normal que les Africains eux-mêmes conjuguent leurs efforts pour trouver ensemble des solutions », a suggéré le ministre Pape Diouf qui a présidé la cérémonie officielle de lancement de cet événement.

Pour cette cinquième édition portant sur le thème : «Placer l’eau au cœur de l’agenda de développement post-2015 », les participants aborderont quatre sous thèmes. Il s’agit de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène ; de la gestion des ressources en eau pour le développement durable ; de la gestion des eaux usées et de la qualité de l’eau ; et de la gestion de l’eau et des risques de catastrophe.

Dans le but de mieux prendre en charge l’équation de l’eau dans les pays africains, il a été accordé au Conseil des ministres africains de l’eau (Amcow) le statut de Comité technique spécialisé de l’Union africaine (Ua) en matière d’eau et d’assainissement. Il doit produire un rapport à chaque sommet des chefs d’Etat et de gouvernement sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre des engagements de Sharm El Sheikh sur l’eau et l’assainissement dans le continent. Selon le ministre sénégalais Pape Diouf, la rencontre de Dakar permettra au Sénégal de prendre d’autres engagements pour que l’ensemble des Sénégalais aient accès à l’eau. «Le nouveau défi à partir de 2015 avec les 10 années à venir, c’est que tous les Sénégalais accèdent à l’eau potable. C’est l’objectif que nous visons, nonobstant le fait que le Sénégal ait atteint les Omd en ce qui concerne l’hydraulique urbaine », a précisé M. Diouf.