Posts tagged ‘Niger’

August 22, 2016

Symposium International sur la dynamique Eau et Energie : Les énergies renouvelables en Afrique au cœur des préoccupations

Ousmane Dambadji (Niamey/Niger)

Du 16 au 19 Aout 2016 se sont  tenus  à Ouagadougou au Burkina Faso, les travaux du Symposium  International sur la dynamique Eau et Energie  dans la région Ouest Africaine. Organisé par l`Université Internationale de Florida aux USA  à travers le programme de l`USAID WA- WASH  en collaboration avec l`Université Aube Nouvelle de Ouagadougou,  ce symposium  de haut niveau a été financé par le commandement des forces  Armées Américaines  pour l`Afrique (AFRICOM).

Photo de famille des participants

                  Photo de famille des participants

L`Objectif principal de cette rencontre est de faciliter les échanges d`expérience entre acteurs civils et militaires sur divers problèmes lies a la sécurité environnementale dans la région Ouest Africaine. Présidée  par le  Ministre  de l`eau et de l`assainissement  du Burkina Faso en présence du Directeur Régional du programme de l`USAID  WA-WASH  et du fondateur de l`Université Aube Nouvelle, cette réunion a vu  aussi la participation de plusieurs experts  Américains et Africains   venus de plusieurs pays pour la circonstance. On  peut noter  également la présence d`une forte délégation composée des représentants de l`Université Internationale de Floride, de AFRICOM, des chercheurs, des professeurs des Universités et centres de recherches, des Journalistes et des Etudiants. Pendant 4jours, les participants ont suivi avec intérêt  des présentations riches et variées sur entre autres thématiques, la sécurité environnementale,   les enjeux  relatifs à l`eau en Afrique,   l’eau et l`énergie renouvelable en Afrique de l`Ouest, la restauration de l`environnement, le changement climatique, la télé- détection, la situation de l`eau potable en Afrique  en lien avec la santé et le rôle de l`armée dans la protection de l`environnement.

Aujourd’hui, l`eau ne plus une thématique, mais un facteur de développement au regard de ses multiples usages. C`est  ce qui a amené d`ailleurs  la 70 eme Assemblée Générale des Nations Unies à faire de l`eau et l`assainissement un objectif à part entière dans l`agenda international de développement post 2015. Selon la synthèse régionale de l’état des lieux sur les ressources en eau en Afrique de l’Ouest de 2007, les eaux souterraines de la région de l’Afrique de l’Ouest sont estimées à 317 milliards m3 et les eaux de surface  étaient estimées à 1257 milliards de m3. Il y a une interdépendance plus ou moins forte entre les Etats en matière de ressources en eau L.es principaux cours d’eau de la région prennent leur source dans des régions bien arrosées avant de traverser les zones sahéliennes ou les déficits pluviométriques sont chroniques depuis le début des années 1970.  Ces cours d’eau permettent un transfert d’eau douce  des régions humides vers les régions arides, créant ainsi une forte interdépendance des pays ouest  africains en ce qui concerne l’utilisation et la gestion des ressources en eau douce  à l’exception du Cap Vert, chacun des pays de la région partage au moins un cours d’eau international. En juin 2015 environ 73% de la population utilise une source d’eau potable améliorée contre 45,2% en 1990.  Malgré une amélioration du taux d’accès a l’eau potable environ 100 millions de personnes dépendent toujours d’une source d’eau potable non améliorée  (puits non protégés, eau de surface, etc.).  Il faut préciser que 73 millions de personnes en milieu rural n’ont pas accès à l’eau potable contre environ 21 millions en  milieu urbain, disparité entre les Etats et entre les localités a l’intérieur des Etats.  En 1990,  seuls Le Burkina Faso, le Niger, le Mali,  la Guinée Bissau, la Sierra Leone, le Nigeria et la  Gambie avaient  un taux d’accès à l’eau inférieur à 50%. En juin 2015 on constate une amélioration globale du taux d’accès  à l’eau potable dans les états (excepte le Niger qui avait 58%, tous les états étaient  à plus de 60%). Le Cap vert, la Gambie et  le Ghana étaient à plus de 90% de taux de couverture en eau. C`est pourquoi  à  Ouagadougou, le docteur Boukerrou, Directeur Régional  de l`USAID WA-WASH a largement  entretenu les participants au symposium sur les enjeux relatifs à l`eau en Afrique, sa  répartition, sa consommation, sa situation actuelle en terme de couverture géographique et ses différents facteurs de pollution. Selon Boukerrou, malgré la disponible insuffisante de cette ressource, le problème de la qualité  se pose avec acuité dans nos pays. Ces défis sont très souvent liés aux activités humaines comme le mines, l`urbanisation et  l`industrialisation, la croissance des populations urbaines supérieure à la capacité d’adaptation des sociétés nationales de distribution d’eau potable , la gestion précaire des déchets solides causant la pollution des réserves d’eaux traitées pour la consommation humaines , le traitement inadéquat des eaux usées et excréta qui par la suite pollue les eaux souterraines et de surface , l`état vétuste des infrastructures d’assainissement causant des fuites qui par la suite pollue les puits et les forages, le mauvais état des infrastructures d’eau qui génèrent de la rouille  polluante, les insuffisances des laboratoires d’analyse de la qualité de l`eau ainsi que les  activités minières dégradant la qualité des eaux à cause du déversement d’arsenic, de cyanure, et d’autres substances toxiques. A toutes ces préoccupations, des solutions ont été proposées par Boukerrou. Selon lui, on peut améliorer la qualité des eaux en Afrique à travers entre autres solutions, la mobilisation des fonds pour la réhabilitation des infrastructures d’eau, l`amélioration du traitement des déchets liquides et solides ,le respect  de l’application effective des textes dans le domaine de l’industrie minière ,le renforcement des  capacité des organisations régionales et  panafricaines, le développement  des techniques et technologies innovantes et accessibles pour un approvisionnement en eau de qualité pour les populations , et la promotion de  la culture de la gestion des connaissances au sein des institutions Africaines. Parlant de la situation énergétique, il ressort de son exposé  que 2/3 de la population d`Afrique n`a pas accès a l`électricité. Une situation qui handicape le développement économique et social de nos pays. La transition vers les énergies renouvelables  à faible cout est la seule alternative pour garantir l`accès à nos populations à  des sources d`eau de qualité.  Le docteur Bakerrou a demandé à tous les  participants d`êtres des véritables ambassadeurs  de développement afin de faire le plaidoyer en faveur du partage des connaissances dans le domaine de la qualité de l’eau et pour la multiplication des laboratoires d’analyse de la qualité de l’eau auprès des gouvernements Africains et des partenaires techniques et financiers. Précisons  que, cette rencontre de Ouagadougou  a été une véritable occasion pour les différents acteurs civils et militaires de bien comprendre les différents enjeux et défis  lies a l’eau et l`énergie dans un contexte de changement climatique.

 

July 7, 2016

Stratégie 2017-2020 du WSSCC: De meilleures orientations pour le secteur de l`hygiène et de l`assainissement au Niger

Ousmane Dambadji (Niamey/Niger)

Dans le cadre de la mise en œuvre des Objectifs de  Développement Durable (ODD), notamment l`0bjectif 6.2 lie à l`eau, l`hygiène et l`assainissement, le Conseil de Concertation pour l’Approvisionnement en Eau et l`Assainissement (WSSCC) a organisé une journée de consultation de tous les partenaires sur sa stratégie 2017- 2020, en collaboration avec le Ministère de l`hydraulique et de l`assainissement. Cette journée qui s’est tenue, le mardi 28 juin 2016, au Palais des  Congrès de Niamey visait principalement la recherche d’une adéquation entre les orientations stratégiques du Niger en matière de promotion de l`hygiène et de l`assainissement et la stratégie 2017-2020 de WSSCC.  

Les officiels au cours de l'ouverture des travaux

Les officiels au cours de l’ouverture des travaux

Prenant la parole à cette occasion, la Coordinatrice nationale de WSSCC, Mme LADOUA Hadjia Aï s’est réjoui de l`engagement du Ministère de l`Hydraulique et de l`Assainissement, des différents  experts et de  tous les partenaires   en faveur du secteur de l’hygiène et de l’assainissement.   Selon elle, cette rencontre est une excellente tribune pour échanger, avec tous les membres et les principales parties prenantes, sur les choix stratégiques et les priorités auxquelles le WSSCC doit travailler avec le Niger.

Pour le Ministre de l’hydraulique et de l’Assainissement, Mr Barmou Salifou, l’initiative de WSSCC à la veille de la revue sectorielle de l’eau et de l`assainissaient  au Niger est très significative car elle répond non seulement à la politique du gouvernement en matière d’accès à l’eau, hygiène et assainissement mais aussi permettra-t-elle d’harmoniser la démarche pour une réelle efficacité d`intervention.  Le ministre a relevé que les objectifs de WSSCC cadrent parfaitement au programme de la Renaissance  notamment pour ce qui est de l’accès pour tous à l’eau et aux infrastructures adéquates d`hygiène et d`assainissement, avec pour finalités, entre autres, de mettre fin à  la défécation à l’aire libre. Au cours des travaux Dr Rija  LALANIRINA a fait un bel exposé sur le déclanchement  institutionnel. Un exercice qui a permis à tous les participants de bien comprendre les enjeux et les défis majeurs du secteur de l`hygiène et de l`assainissement au Niger. Les participants ont tous pris l`engagement d`apporter leur contribution pour la promotion des questions d`hygiènes et d`assainissement afin de permettre à notre pays d`être au rendez-vous de 2030. Très satisfait de l`exposé sur le déclanchement institutionnel, le Ministre de l`Hydraulique et de l`assainissement  a  pris l`engagement de rendre compte fidèlement au gouvernement  sur la nécessité  d`élaborer des véritables politiques publiques de développement dans  le secteur de l`assainissement.

Madame Ceridwen  JOHNSON de WSScc  Genève,  a bien expliqué aux participants  au cours de la réunion, le rôle et la détermination de son institution pour sa contribution au développement économique et social des pays en développement. Une contribution qui permettra à nos pays de lutter efficacement contre la pauvreté à travers la promotion des questions d`hygiènes et d`assainissement.

Au Niger, l`appui de WSSCC  a permis la réalisation de plusieurs activités : le financement des formations, le  renfoncement des capacités des représentants des structures membres de la Coalition Wash, la mise à l`échelle de l’assainissement Total piloté par la communauté, des actions de lobbying  et l’élaboration des projets de développement.  Cet appui a également contribué  d’importantes financement dans le domaine de l’eau et de l`assainissement ainsi que l’élaboration de la Stratégie Opérationnelle d’Hygiène et d’Assainissement de Base (SOPHAB).

Cette journée de consultation nationale sur la stratégie 2017-2020 du WSSCC a permis  aux participants de comprendre l’engagement des parties prenantes, ce qui à coup sûr permettra d’harmoniser les démarches pour la mise en œuvre des Objectifs pour le développement durable.  C’est là une action qui pourrait permettre au Niger de bénéficier d`importants financements pour le sous-secteur à partir de l`année 2017. D’ores et déjà, le WSSCC est désormais l’un des meilleurs partenaires du Niger dans le sous-secteur de l`hygiène et de l’assainissement.

A propos de WSSCC

Le Conseil de Concertation pour l’Approvisionnement en Eau et Assainissement (Water Supply and Sanitation Collaborative Concil-WSSCC) est une organisation  du système des Nations Unis qui vient en appui aux différents Etats dans la mise en œuvre des  politiques  publiques dans le secteur de l’eau, Hygiène et assainissement. Elle a pour mission d’accélérer et de renforcer l’accès aux populations pauvres et démunies aux services d’eau, d’hygiène et assainissement. WSSCC gère le Fonds mondial pour l’assainissement (Global Sanitation Find-GSF qui lui permet de financer les différents programmes d’assainissements et d’hygiène à l’échelle des pays en développement.

October 22, 2015

Journée mondiale de Lavage des mains : Le village de Sinder a accueilli la célébration

Ousmane DAMBADJI (Niamey)

Le Jeudi  15 octobre 2015, Gari, un  village insulaire  de la commune rurale de Sinder dans la région de Tillaberi  au Niger, a servi de cadre pour les activités   commémoratives  de la Journée Internationale de lavage des mains édition 2015 dont  le thème retenu est : lever les mains pour l`hygiène.

Le lavage des mains un geste qui sauve des vies

Le lavage des mains un geste qui sauve des vies

Organisée par la commune rurale de Sinder avec l`appui de l`ONG Internationale WATERAID, cette activité vise à informer et sensibiliser les populations de ladite commune sur les véritables dangers liés aux manques d`hygiène.  C’était en présence des  autorités communales, des membres du réseau des journalistes pour l`eau, l`hygiène et l`assainissement, des  ONG partenaires de WATERAID et de  plusieurs invités. Malgré sa situation de zone difficile, les populations de ce  village s’engagent  dans tous les processus de l’hygiène et assainissement avec l`appui de l`ONG Internationale WATERAID afin de lutter efficacement contre la pauvreté.

Pour rappel, c`était le  15 octobre 2008 que la première Journée mondiale du lavage des mains a été célébrée dans  de  nombreux pays. Son objectif principal est de sensibiliser un maximum de personnes sur les conséquences d’une mauvaise hygiène des mains.

Des institutions internationales  comme  WATERAID,  très impliquée dans l’organisation de cet évènement, indiquent  que la cible principale de cette journée est constituée par les enfants, et ce notamment dans les écoles. Par un lavage de mains régulier au savon, le taux de morbidité infantile lié aux maladies diarrhéiques peut être réduit de moitié.

Rappelons que 5.000 enfants de moins de cinq ans  décèdent chaque année des suites d’une maladie diarrhéique due à l’utilisation d’eaux contaminées… alors que le “remède” est connu et simple à mettre en œuvre: se laver les mains après avoir été aux toilettes ou avant de manger. Le lavage des mains au savon est le moyen le plus efficace et le moins coûteux de prévenir les maladies diarrhéiques et les pneumonies.

Dans le monde,  2,6 milliards d’êtres humains, dont 630 millions en Afrique ne disposent pas d’un assainissement  adéquat de base.

Au Niger, selon le rapport de l’INS en 2012 64,3% de la population urbaine dispose de latrines contre seulement  7,21% de la population rurale. Ces données comparées aux taux de la troisième enquête démographique et de santé à indicateurs multiples (EDSN-MICS III 2006), montrent une nette amélioration du taux de couverture en milieu urbain (64.3 en 2013 et 38,4 en 2006), contre une évolution insignifiante du taux de couverture en milieu rural (7,2 en 2013 et 6,7 en 2006).

Pour la population nigérienne essentiellement rurale et périurbaine le lavage des mains au savon n’est pas encore une pratique généralisée. Elle est même peu courante.

Cette situation constitue chaque année la cause d’épidémies et de milliers de décès qui auraient pu être évités, en particulier chez les enfants. Les maladies dues à un assainissement insuffisant et aux mauvaises pratiques d’hygiène sont elles-mêmes causes d’absentéisme à l’école et sur les lieux de travail, et donc d’un faible niveau des performances scolaires et de pertes économiques importantes à l’échelle d’un pays. L’accès à un assainissement de qualité est une condition nécessaire pour garantir la dignité des populations, contribuer au développement des pays et lutter contre la pauvreté.

En réponse aux recommandations du Conseil consultatif sur l’eau et l’assainissement auprès du Secrétaire Général de l’ONU et à l’initiative notamment de la France, de la République Fédérale de l’Allemagne et du Japon, l’Assemblée générale des Nations Unies a décidé de déclarer l’année 2008 « Année internationale de l’assainissement ».  Année au cours de laquelle,  pour la première fois, a été célébrée la journée mondiale du lavage des mains au savon.

Pourquoi  la commune de   Sinder ?

La commune de Sinder fait partie des zones d`intervention de l`ONG Internationale WATERAID et cela depuis  2009. Un partenariat très positif qui a permis d`enregistrer  des résultats probants en matière d`accès à l`eau potable et a l`assainissement à travers la mise en œuvre de plusieurs projets  et programmes  de développement. En effet pour mieux accompagner  les efforts du gouvernement  du Niger dans  la réussite du programme d`alimentation en eau potable et a l`assainissement mais aussi la vulgarisation de la stratégie opérationnelle de l`hygiène et de l`assainissement de base (SOPHAB), WATERAID injectera environs 100 millions de franc CFA dans ladite commune pour la période 2015-2016. Un appui qui va sans nul doute booster les indicateurs d`accès a l`eau et a l`assainissement à Sinder.

C`est pourquoi  dans son allocution de bienvenue, le chef du village du GARI  a salué les efforts de l’ONG internationale WaterAid, partenaire privilégié qui répond promptement aux sollicitations des populations depuis 2009.

Quant  au  Maire de la commune rurale  de Sinder,  Monsieur Hassan SITA, après avoir présenté sa commune, il a indiqué que le village de Gari ne dispose pas  beaucoup d`infrastructures de base et les populations sont  pour la plupart   exposées aux différentes maladies. Le maire Sita de souligner que  ces  actions de sensibilisation doivent être menées  au niveau de tous les villages de sa commune pour amener les populations à comprendre l`hygiène et l`assainissement comme seul moyen de  lutter contre la pauvreté.

Le directeur du programme de WaterAid , Monsieur  Moumouni KIMBA ALFARI, après avoir rappelé aux populations les avantages liés a une bonne hygiène des mains, a aussi  saisi cette occasion pour réitérer l’ engagement de son l’ONG a appuyer les populations de la commune de Sinder a traves la réalisation des forages, la réhabilitation des pompes, la construction des mini-adduction d`eau potable et de plusieurs latrines familiales.

En procédant au lancement officiel de cette activité, le Secrétaire Général    de la préfecture de Tillabéry, Monsieur Ahmed Yacouba, a salué l`engagement de l`ONG Internationale  WaterAid et la place qu`elle  occupe dans le processus du développement de notre pays. Ahmed Yacouba a aussi précisé que les actions de WaterAid cadrent parfaitement avec les orientations du programme du Président de la République, chef de l`Etat, avant  de demander aux responsables de l`ONG de transmettre toute la gratitude et la reconnaissance des populations de la région de Tillabery et en particulier celles de la commune rurale de Sinder aux plus hauts responsables de l`ONG WaterAid du bureau Afrique de l`Ouest a Dakar et ceux du bureau international basé  à Londres en Angleterre.

Aux termes de cette activité, une démonstration de lavage de main au savon  par les autorités communales et les  représentants de WaterAid a été faite aux populations.

Un don des matériels aratoires a  été  remis   aux responsables du centre de santé et l`établissement scolaire du village ainsi qu`au comité villageois de salubrité.

April 19, 2015

Conférence de presse sur la 1er Edition du SIMED : Les organisateurs se disent prêts

Amani Mounkaïla (Niamey)

Le comité d’organisation  du Symposium International des Médias pour le Développement durable à l’horizon 2030 (SIMED), a animé le jeudi 16 avril 2015, une conférence de presse à la Maison de la Presse de Niamey pour informer et sensibiliser les medias et les différents acteurs des objectifs du SIMED, les conditions de participation et la contribution de tous les acteurs pour la réussite de cette grande rencontre prévue pour se tenir du 3 au 5 mai prochain à Niamey. C’était en présence de tous les partenaires techniques et financiers, Water-Aid, EAA, Airtel-Niger, SPEN, Aide et Action, SNV, Swissaid, Oxfam, Plan-Niger, PNUD

Les officiels au cours de la conférence de presse

Les officiels au cours de la conférence de presse

Le président du SIMED, M. Ousmane Dambadji a à travers sa communication, expliqué les contours de la rencontre de Niamey, les objectifs et les conditions de participation. Il a interpellé les journalistes dans la nécessité de s’investir plus dans le développement au profit des populations. Selon Ousmane Damdadji, la rencontre de Niamey sera en engagement des médias pour un monde meilleur.

En effet, cette première édition de SIMED est une approche participative née d’une concertation des journalistes de plusieurs pays, organisée par le REJEA et le RENJED soutenue par les partenaires aux développements.

Cette rencontre vise en autres objectifs de permettre aux journalistes de réfléchir pendant les trois jours, afin de prendre des engagements pour soutenir les Etats dans la mise œuvre des objectifs post-2015.

Cependant, les différentes analyses ont démontré qu’au 31 décembre 2015, échéance des réalisations des  OMD pour la réduction de l’extrême pauvreté et la faim ; l’assurance d’une éducation primaire pour tous ; la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes ; la réduction de la mortalité infantile ; l’amélioration de la santé maternelle ; le combat contre le VIH-sida, le paludisme et d’autres maladies et la lutte pour un environnement durable ne seront pas atteint dans l’ensemble.

Mais ce qui est important pour les OMD, c’est la prise de conscience, par les Etats et l’opinion publique, des souffrances et des conditions de misère extrême endurées par un grand nombre d’individus. Les chiffres révoltants en termes de mortalité maternelle et infantile, le taux d’éducation extrêmement bas dans bon nombre des pays et du faible taux d’accès à des services d’eau et d’assainissement ont incité les gouvernements africains à prendre des engagements publics visant à améliorer le sort des populations cibles et d’impliquer la société civile aux cotés des Gouvernements afin d’atteindre ces objectifs.

Même si le bilan de la réalisation des OMD à quelques mois de l’échéance affiche des progrès significatifs à travers le monde, il n’en demeure pas moins que beaucoup reste à faire, particulièrement en Afrique subsaharienne. Ainsi, les dirigeants du monde, sous l’égide des Nations Unies, ont travaillé dans la mise en place d’un programme post-2015 avec une échéance de 2030 dont l’adoption est prévue en septembre 2015.

Les Chefs d’État et de Gouvernement de l’Union Africaine, réunis lors de la 22ème session ordinaire de la Conférence de l’Union le 31 janvier 2014, sont unanimes sur une position commune africaine qui abordera de nombreuses problématiques telles que, mettre fin à la pauvreté et à la faim, l’amélioration de la santé et l’éducation, bâtir des villes plus durables, combattre le changement climatique.

Toutefois, les analyses ont démontré aussi que lors de la réalisation des OMD 2015, les médias ont joué un rôle peu actif dans la sensibilisation des acteurs pour une plus grande participation aux échéances prévues. Pour cela l’agenda 2015-2030 compte impliquer les médias dans la réalisation des objectifs 2030 d’où l’initiative du Symposium International des Médias pour le Développement Durable à l’horizon 2030.

Les engagements qui seront pris vont être remis au Président de la république, Mahamadou Issoufou, qui les remettra à son tour à ses pairs africains.

Au cours de cette conférence de presse, plusieurs partenaires au développement ont pris la parole pour réitérer leur engagement à soutenir le SIMED pour sa bonne réussite. Des questions et réponses des journalistes ont permis aux participants de comprendre les enjeux du SIMED.

March 25, 2015

GIRE : Des acteurs  et des journalistes du secteur formés à Ouagadougou

Ousmane DAMBADJI (Niger)

Photo de famille des participants

Photo de famille des participants

Du 09  au 20 février 2015  se sont tenus à Ouagadougou au Burkina Faso, les travaux de l’atelier de formation  des acteurs du secteur de l’eau et de l’environnement  ainsi que des  journalistes spécialisés sur la thématique. Financé entièrement par le Gouvernement Danois, développé par l’institut International d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE) et le cabinet DHI basé au Danemark en collaboration avec Danida  fellowship Centre (DFC),  cette formation  vise à renforcer les capacités des ces  différents acteurs à participer pleinement dans la gestion intégrée des ressource en eau communément appelé GIRE. C’est  une approche qui doit permettre ; une meilleure connaissance quantitative et qualitative de toutes nos ressources en eau; l’identification des sources de pollutions et la protection des ressources en eau et des écosystèmes qui leurs sont rattachés; Une exploitation optimale et équitable pour tous les usages; L’implication de tous les acteurs et à tous les niveaux. De manière à ce que l’eau soit un facteur de développement socio- économique pour les générations présentes et futures. Pendant deux (2) semaines, les participants du Niger, du Mali et du Burkina Faso ont suivi avec intérêt des communications très enrichissantes de la part d’éminents experts des questions de l’eau et de l’environnement. Le secteur de l’eau est censé subvenir à des besoins sociaux, environnementaux et économiques. Devant la pénurie croissante de l’eau exacerbée par l’explosion démographique et l’urbanisation, la mauvaise affectation des ressources, la dégradation de l’environnement et la mauvaise gestion des ressources en eau, le gouvernement Danois à travers  ses multiples appuis en Afrique  cherche à relever les  défis  par des  approches  nouvelles  de la gestion des ressources en eau. L’eau est une ressource unique aux usages concurrents. Les experts ont  amplement démontré que la gestion de l’eau est complexe, recouvre plusieurs niveaux et nécessite un cadre global. Ce cadre analytique facilitera l’examen des interactions entre l’écosystème et les activités socio-économiques dans les bassins fluviaux. Une approche intégrée devrait donc se substituer aux approches sectorielles ou sous sectorielles en prenant en compte les objectifs sociaux, économiques et environnementaux, en évaluant les ressources en eau dans chaque bassin,  en gérant la demande d’eau, et en cherchant à obtenir la participation des parties prenantes. La gestion des ressources en eau doit toujours s’opérer dans un cadre caractérisé par trois objectifs interdépendants sociaux, économiques et environnementaux et cherche à satisfaire, de manière équilibrée, les besoins correspondants. Tout au long de la formation les formateurs  ont largement entretenu les participants   sur  la situation actuelle dans le secteur de l’eau et  les différentes  politiques de gestion intégrée des ressources en eau  et de l’environnement dans nos pays africains. Les principaux défis identifiés dans le cadre  de cette démarche étaient la pénurie d’eau, la difficulté d’accès à l’eau potable, le manque  d’eau  pour les plus vulnérables, les pauvres, les femmes et les enfants et la montée du besoin en eau pour la production vivrière en vue d’une alimentation correcte. Les grandes causes de ces défis sont  les conséquences du changement climatique qui engendre la rareté des pluies, la détérioration de la qualité de l’eau douce liée à la dégradation de l’environnement, la concurrence et les disputes plus nombreuses qui entourent les ressources en eau communes, la baisse de l’investissement  dans  les ressources en eau à l’échelon local, national et régional .Il existe au moins cinquante quatre (54) masses d’eau qui traversent ou constituent des frontières internationales en Afrique. Très peu d’entre elles sont conjointement bien  gérées. La dépendance des pays situés en aval vis à vis de ceux qui se trouvent en amont pour ce qui est de l’accès à l’eau ou à sa mise en valeur constitue une menace potentielle pour la stabilité et la paix régionales. C’est pourquoi le gouvernement  Danois soutien  les efforts conjoints des pays Africain  visant à élaborer des stratégies en matière de gestion intégrée des ressources en eau et de l’environnement. Sur le plan environnemental si l’on veut éradiquer les effets pervers de la dégradation de l’environnement sur les ressources en eau, les mesures à prendre dans l’avenir devront englober des stratégies et des politiques environnementales précises afin de permettre une utilisation optimale et efficace de ces ressources mais aussi  de trouver des solutions matérielles et des mesures d’atténuation, il faudrait aussi envisager des politiques qui ont un impact indirect. Selon la vision du gouvernement Danois,  La gestion intégrée des ressources en eau exige une bonne coordination des activités des sous secteurs de l’eau qui permet de faire efficacement face aux questions de changement climatique et  de l’insécurité  alimentaire dans les pays en développement  particulièrement le sahel. Les participants à cette formation de Ouagadougou  se sont rendu sur le Barrage de loumbila l’un des plus grands du pays  pour apprécier les expériences du Burkina Faso en matière de la gestion intégrée des ressources en eau. Avant de quitter Ouagadougou les participants ont tous assimilé les outils de gestion intégrée des ressources en eau  et de l’environnement dont entre autres le logiciel  MIKE HYHRO BASIN qui est un outil très indispensable pour promouvoir la gestion intégrée des nos ressources en eau afin de lutter efficacement contre la pauvreté.

March 5, 2015

Rencontre  REJEA -Banque Mondiale :  Renforcer les connaissances dans la thématique Eau et Assainissement

Amani Mounkaïla Boureima (Niger)

Le lundi, 2 mars 2015, les membres du Réseau Nigérien des journalistes pour l’eau, hygiène et l’assainissement (REJEA) ont été reçus par Mme Magdaline Nkando, chargée de la Gestion des Connaissances, section Eau et Assainissement  de la Banque Mondiale résident à Nairobi au Kenya, en visite à Niamey. C’était en présence des spécialités du secteur du Niger. Le but de cette rencontre est d’échanger avec les membres du réseau sur l’ensemble de la thématique eau et assainissement afin de définir des approches plus valorisantes dans le domaine.

Les journalistes du RJEA avec la delegation de la Banque Mondiale

Les journalistes du REJEA avec la délégation de la Banque Mondiale

Il faut rappeler que  c’est dans ce contexte que le 1ère édition du Symposium International des Médias pour le Développement durable à l’horizon 2030 (SIMED) est prévu pour se tenir du 3 au 5 mai 2015 à Niamey. Une occasion pour les médias de définir leur contribution dans la mise en œuvre des politiques nationales afin de contribuer à réduire les inégalités pour la fourniture inclusive et équitable des services sociaux de base du Programme de Développement Durable Post 2015

En effet, chaque année, les Etats et les institutions consentent d’immenses efforts dans la dynamique eau, hygiène et l’assainissement. Il constitue, une des priorités dans la définition des politiques de développement des Etats.

Or des études ont démontré que le manque de communication constitue un frein pour la visibilité des réalisations de la Banque mondiale.

La visite de Mme Magdaline Nkando au Niger a été une opportunité pour le réseau des journalistes dans le secteur de l’eau et l’assainissement, d’échanger sur les défis, les opportunités et l’importance des journalistes dans la gestion efficiente du secteur.

Elle a par ailleurs salué la bonne organisation du REJEA et a souhaité le renforcement du partenariat avec la BM dans la dynamique hygiène eau et assainissement et le partage d’information avec les réseaux de l’Afrique central.

Pour mieux connaître, l’engagement de la Banque mondiale dans le domaine de l’eau, hygiène et l’assainissement, une journée porte ouverte sera organisée pour que les journalistes puissent comprendre et connaître ce secteur au sein de la Banque mondiale.

Le responsable de la section Eau et Assainissement de la Banque Mondiale Niger a expliqué comment la distribution et la politique de prix en matière d’eau potable se faisait localement. La péréquation permet de faciliter l’accès à l’eau de qualité aux populations quel que soit le niveau de vie. La Banque Mondiale est le partenaire idéale pour le développement.

 

 

 

Tags: , ,
November 10, 2014

Formation des membres du REJEA à Tahoua : Comprendre mieux l’approche Assainissement total pilote par les communautés

Amani MOUNKAILA (Niger)

Du 4 au 6 novembre 2014,  s’est tenue à Tahoua à 552 km de Niamey au Niger, la deuxième session de formation des membres du Réseau des journalistes pour l’eau, l’hygiène et l’assainissement (REJEA) sur la promotion de l’approche de l’assainissement total piloté par les communauté ( ATPC).  Organisé par le REJEA en collaboration avec l’UNICEF, cet atelier comme  la première session qui s’est tenue à Zinder du 25 au 27 septembre 2014 a pour but  de promouvoir durablement l’hygiène et l’assainissement de base qui est une Stratégie opérationnelle de promotion de l’hygiène et l’assainissement de base (SOPHAB), une stratégie nationale du Niger.

06 Eugu00E8ne Ahogbu00E9mu00E8 Volaire ProdA l’ouverture des séances, le Président du conseil de ville de Tahoua a, dans son discours de bienvenue,  salué le choix porté sur sa ville. Il a par ailleurs souhaité qu’à la sortie des séances, les participants puissent s’approprier le contenu de l’approche ATPC pour renforcer leur connaissance afin de sensibiliser les populations à vivres dans un environnement saint.

A cette occasion, le président du REJEA, M. Ousmane Dambadji en réponse au président du Conseil de ville a remercié vivement la ville de Tahoua qui s’est illustrée dans l’approche ATPC. Cependant, il a relevé avec inquiétude, la situation du Niger en matière d’accès à l’assainissement à la veille des atteintes des OMD. Il a salué les efforts et l’engagement du gouvernement du Niger et les partenaires dans la sensibilisation et les actions pratiques d’assainissement qui sont en cours dans toutes les régions du Niger.

Il a été relevé que les partenaires et l’Etat travaillent pour que l’ATPC soit la solution acceptée par la communauté pour la communauté. A l’analyse de la situation, il a été constaté que ce ne sont pas les ouvrages qui font défaut mais le comportement des populations.

Ainsi, l’appliquer du principe de base qui consiste à susciter chez la communauté le respect de soi, la responsabilité et le déclenchement d’un changement de comportement sanitaire collectif de 100% de non défécation à l’air libre, la mise en place d’une échelle d’assainissement et de bien être avec une subvention zéro a été recommandée.

Pour le chef du bureau de zone UNICEF Agadez/Tahoua M.Mohamed Aly Ag Hamana, pour le compte de la région de Tahoua, malgré la volonté des populations à réussir l’approche ATPC, la situation est moins reluisant à causes de la difficulté à l’accès à l’eau dans certaines localités. Cette préoccupation disait-il a été relevée par le président de la république dans son discours en fin d’année 2013. Selon le chef du bureau de zone, « un enfant sur quatre meurt avant d’atteindre l’âge de cinq ans et les maladies diarrhéiques sont la troisième cause de mortalité Niger. Or, les études ont montré l’évidence du lien entre le manque d’hygiène et d’assainissement adéquat et la prolifération des maladies diarrhéiques ».C’est pourquoi, poursuit ce dernier, l’ATPC est une solution au préoccupation de la communauté.

Cette approche a été soutenue par le représentant du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement  qui a indiqué que la réussite de l’ATPC est une porte d’entrée pour le développement de la société.

En lançant les activités de l’atelier, le Secrétaire général de la région de Tahoua en a saisi l’occasion pour saluer le gouvernement pour sa stratégie opérationnelle de l’assainissement de base qui est le défi de la qualité et de la quantité qui consiste à garantir l’accès à l’assainissement à une grande partie de la population sur une base durable.

Durant ces trois jours, 80 journalistes membres du REJEA ont été formés sur l’approche ATPC. Des  visites sur des villages reconnus comme ayant mis fin à la défécation à l’air libre ont été initiées. Deux villages ont été visités afin de comprendre le processus de déclenchement. Cette expérience est enrichissante pour les journalistes dans le traitement du sujet. Ce qui a permis aussi de faire des propositions conséquentes dans le plan d’action

Cependant des inquiétudes demeurent à la veille de la date butoir pour les OMD. Le Niger traîne encore le pas, malgré les efforts consentis par les partenaires et la volonté des communautés à atteindre et à maintenir un état de Fin de la Défécation à l’Air Libre (FDAL), par la construction de latrines par elles-mêmes, sans subventions extérieures. Comme en peut le comprendre, l’ATPC est une approche intégrée, qui consiste à encourager la communauté à analyser sa propre situation en matière d’hygiène et d’assainissement.

Toutefois, l’hygiène et l’assainissement sont des indicateurs de santé et de développement. Ces indicateurs se caractérisent par un taux de mortalité infanto-juvénile élevé estimé à 127 ‰ (lié aux maladies hydriques). En termes d’indicateurs sur l’assainissement, la défécation à air libre est à 78 % (rural 91%, urbain 20 %). Selon JMP 2012, 9% des ménages seulement disposent de toilettes améliorées et non partagées. Cette proportion varie de 34 % en milieu urbain à 4% en milieu rural (EDSN MICS IV 2012). Le lavage des mains au savon est de 34,8 % (Enquête Nutrition, Juin 2009). En termes d’accès à l’eau potable 67% des ménages utilisent de l’eau provenant d’une source améliorée. Cette proportion est de 61% en milieu rural contre 97% en milieu urbain (selon EDSN MICS IV 2012). La tendance par rapport à l’atteinte des OMD du Niger est loin d’être bien, les cibles en 2015 (milieu rural 52 %, urbain 67 %).

Ainsi, on constate que  de nombreuses actions de constructions de latrines ont été effectuées. Mais leur utilisation reste encore réduite, donc  l’augmentation en termes de couverture ne se traduit pas forcément par une généralisation de leur utilisation. On remarque plus un problème de comportement que de disponibilité d’ouvrages.

Toutefois, la formation de Tahoua comme celle de Zinder répond au besoin national d’amélioration des conditions de vie des populations Nigériennes en vue de contribuer à la réalisation de la vision déclinée dans le PDES qui est le cadre de référence du Niger en matière de développement économique et social.

 

 

 

 

November 10, 2014

Mission de haut niveau de WaterAid au Niger : Echanger  sur une meilleure stratégie de plaidoyer pour le secteur de l’eau et l’assainissement

Dans la perspective de la mise en œuvre d’une meilleure stratégie devant faciliter l’accès à l’eau et l’assainissement aux populations, WaterAid a envoyé  deux experts du bureau de Londres et de Dakar en plaidoyer et  politiques  publiques de développement, dans le cadre de la   mise  en œuvre de sa stratégie  au Niger. L’objectif de cette mission est de collecter des informations auprès des personnes ressources telles que les journalistes, la société civile et les politiques. Le vendredi, 7 novembre 2014, ils ont rencontré une délégation du Réseau des journalistes pour l’eau l’hygiène et l’assainissement (REJEA) afin d’échanger sur la  dynamique de l’accès à l’eau et l’assainissement.

Les membres de la délégation avec les journalistes du REJEA

Les membres de la délégation avec les journalistes du REJEA

La séance de travail qui a regroupé les deux parties a permis de relever les défis et de dégager les stratégies et les outils pouvant permettre aux populations un accès adéquate et durable à une eau de qualité. Les discussions ont porté aussi sur le rôle spécifique duréseau des journalistes  et l’apport de WaterAid dans les démarches pour une meilleure coordination des actions.

Selon, le représentant pays de WaterAid Niger, cette mission est importante et primordiale après l’évaluation à mi-parcours réalisé par le bureau de Niamey. Elle apporte un complément d’information pour définir la politique idoine à travers les différentes stratégies à mettre œuvre.Ce qui permettra de définir les meilleures approches pour une politique de développement soutenue.

Le président du REJEA, M. Ousmane DAMBADJi a salué cette initiative innovante qui s’inscrit dans une démarche crédible. Il a par ailleurs assuré les experts de la disponibilité du réseau à contribuer à la réussite de leur mission

Au terme des entretiens, les deux experts sont confiants et ont promis que la communication aura une place de choix dans la définition de la politique de WaterAid dans les prochaines années.

La suite des travaux sera faite avec la société civile et les parlementaires à fin de requérir plus d’information.

 Source: REJEA/Niger

October 21, 2014

Journée Internationale de lavage des mains:  Le REJEA et OXFAM font une démonstration à l’école primaire Wadata I

Amani Mounkaïla B- (REJEA-Niger)

Le Réseau des journalistes pour l’eau l’Hygiène et l’assainissement (REJEA) et l’Ong internationale OXFAM ont organisé une séance de lavage des mains à l’école Wadata I de Niamey au Niger, le mercredi 15 octobre 2014. Cette opération d’hygiène a pour but d’initier les élèves à ce geste peu onéreux qui sauve des vies.

Démonstration d'un élève de l’école

Démonstration d’une élève de l’école

En effet, cette année, la Journée internationale de lavage des mains est célébrée dans un contexte marqué par le ravage due au virus Ébola. Un virus dangereux, qui a fait plus de 4000 morts et dont le vaccin tarde à être opérationnel.
Malheureusement, la situation est loin d’être circonscrite, car des incompréhensions et des mauvais gestes sont pratiqués et augmentent le risque de la propagation.
Cette situation grave d’épidémie risque d’affecter la santé mondiale si des mesures adéquates ne sont pas prises.
Cependant, le combat contre Ebola ne sera pas de tout repos et les associations se mobilisent. L’opération de lavage des mains initiée par OXFAM et REJEA appuyée par EAA à l’école Wadata I répond à la préoccupation du monde entier de faire de la propreté un moyen de lutte contre le virus Ebola.
En accueillant, l’OXFAM et REJEA, M. Abdou HAMADI, directeur de l’établissement scolaire Wadata I s’est réjoui du choix porté sur son école pour lancer cette sensibilisation contre le virus Ebola.
Le représentant d’OXFAM et le Président de REJEA ont procédé à la démonstration de lavage suivi par les élèves. Ce geste va se perpétuer et permettre de lutter efficacement contre le virus.
La Journée internationale de lavage des mains de cette année est une grande opportunité pour sauver des vies humaines par un geste simple et peu couteux.
M. Ousmane Dambadji, le président de REJEA a insisté pour que ce geste se perpétue et permette aux autres établissements d’adopter les mêmes pratiques afin de mettre les élèves à l’abri des maladies. OXFAM se propose de mettre à la disposition des écoles le matériel : seaux, savons etc.

October 21, 2014

Célébration de la Journée mondiale de lavage des mains : Le lavage des mains dans le contexte de la lutte contre le virus Ebola

Amani Mounkaïla B- (REJEA-Niger)

Niamey : Le mardi, 14 octobre 2014, le Réseau des journalistes pour l’eau l’Hygiène et l’assainissement (REJEA), en collaboration avec Water Aid, l’Ong internationale OXFAM, l’Agence EAA, l’ Institut Pratique de Santé Publique (IPSP) et le ministère de la Santé Publique, a organisé une conférence débat à l’IPSP de Niamey pour sensibiliser les étudiants sur la nécessité du lavage des mains, surtout dans ce contexte de lutte contre Ebola.

Table de séance à IPSPEn prenant la parole pour souhaiter la bienvenue aux participants, le directeur général de l’IPSP M. Abdoulaye SANDA MAÏGA , s’est réjoui du choix porté sur son école pour célébrer cette journée et a promis de mettre en place les dispositifs pour inciter les étudiants à la pratique du lavage des mains.
Le président du REJEA, M. Ousmane Dambadji a demandé aux étudiantes et étudiants de cette école de santé publique de faire du lavage des mains un geste qui sauve des vies. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de sensibiliser les patients à adopter ce geste d’hygiène important pour la vie.
Quant au directeur Pays de Water Aid, cette journée est particulière, car, elle se déroule dans un contexte de lutte contre le virus Ebola.
Le directeur de cabinet du ministère de la Santé Publique a saisi cette occasion pour dire à l’assistance que le gouvernement s’active à mettre en place un dispositif de lutte. En plus de ces moyens, le lavage de la main sera une opportunité pour sauver des vies.
Le conférencier a défini le virus, le mode de contamination, sa propagation, les moyens de protections et les différents efforts consentis par le gouvernement du Niger pour la sensibilisation des populations. Après un débat interminable, les étudiants sont partis heureux d’avoir recueilli des informations pratiques pouvant les aider à réduire les risques de contamination. Le lavage des mains est un geste qui sauve des vies.

October 2, 2014

Mise à l’échelle de l’ATPC au Niger :  Le REJEA s’engage à jouer un rôle capital pour sa réussite

Lawali Aboubacar (Niger)

Le présidium de l'ouverture de l'atelier

Le présidium de l’ouverture de l’atelier

Le Réseau nigérien des journalistes pour l’Eau, l’Hygiène,  et l’Assainissement (REJEA) avec le soutien du Ministère de l’hydraulique et de l’Assainissement et de l’UNICEF a organisé du 25 au 27 septembre 2014 à Zinder (1.000km de Niamey) un atelier de formation à l’intention de ses membres des régions de Diffa, Maradi et Zinder. Durant trois jours les journalistes ont été sensibilisés sur l’Approche de l’assainissement total piloté par la communauté (ATPC). A l’issu de cet Atelier d’échange, les journalistes membres du REJEA se sont engagés à jouer leur rôle capital dans le cadre de la mise en œuvre de la SOPHAB en général et l’ATPC en particulier pour un changement de comportement des populations en faveur des bonnes pratiques de l’hygiène et de l’assainissement.
Cet atelier vise à renforcer les capacités des journalistes traitant des questions de l’hygiène, l’eau et l’assainissement  afin qu’ils s’approprient l’ATPC  et contribuer à la communication par la mise à échelle de l’ATPC au Niger. Ainsi, les hommes des medias se sont approprié la démarche, les outils de mise en œuvre de l’ATPC et surtout des expériences acquises par plusieurs communautés nigériennes dans la mise à échelle de l’ATPC sur  l’ensemble du territoire national. Cette technique initiée depuis 2009 par le gouvernement du Niger dans la région de Zinder vise à corriger certains manquements liés à l’hygiène et l’assainissement et aussi la prolifération de certaines maladies diarrhéiques responsables de milliers de décès d’enfants au Niger.   Intégrée dans la nouvelle Stratégie opérationnelle de promotion de l’hygiène et de l’assainissement de base (SOPHAB)  adopté le 31 juillet 2014, l’ATPC est une approche à travers laquelle la communauté est à la fois acteur et bénéficiaire, car elle permet à cette dernière de poser  elle-même sur le tapis la question sa situation en matière d’assainissement et surtout sa pratique  visant à déféquer à l’air libre.  Vu l’importance de l’ATPC pour le bien être de la population, l’UNICEF a encouragé les journalistes à bien s’approprier ce concept afin que le Niger atteigne l’OMD  en matière de l’assainissement. Il faut rappeler  que selon le président du REJEA, Ousmane Dambadji , plus de 12 millions de nigériens   déféquent à l’air libre  favorisant du coup la prolifération des maladies imputables au manque d’hygiène et d’assainissement. Retenons que dans le cadre de la sensibilisation des medias en général notamment des membres du  REJEA dans la réussite de la mise à échelle de l’ATPC au Niger, le REJEA en collaboration avec le soutien du Ministère de l’hydraulique et de l’Assainissement  et de l’UNICEF organise dans les prochains jours  un autre atelier à l’intention des ses membres  des régions de Niamey, Dosso, Tillabéry, Tahoua et Agadez.

 

 

 

 

Tags: , ,
May 12, 2014

Forum national sur la sécurisation des droits fonciers irrigué : Valoriser l’agriculture à travers les périmètres irrigués

Services information REJEA/Niger

Les officiels au cours de la séance

Les officiels au cours de la séance

Du 7 au 8 mai 2014, Global Water Initiative (GWI) avec la collaboration du Ministère de l’Agriculture a organisé à Konni dans la région de Tahoua, un forum national sur la sécurisation des droits fonciers sur l’irrigation. Cette rencontre a permis à tous les acteurs dans le secteur de l’agriculture irriguée (HC3N, ONAHA, Code Rural du Niger, UICN, IIED et AFD) de réfléchir et faire des propositions non seulement dans la sécurisation des droits fonciers mais aussi de la valorisation et la sécurisation de la production agricole. La présence des autorités régionales et coutumières a donné un cachet particulier à ce forum.

 
En effet, Global Water est une initiative pour l’Afrique de l’ouest dans l’utilisation rationnelle de l’eau. Ce programme est mis en œuvre par l’Institut International pour l’environnement et le développement (IIED) et l’Union Internationale pour la conservation de la nature (UICN). Il concerne le Mali, le Niger, le Burkina-Faso, le Sénégal et la Guinée.
Le programme se développe autour de la thématique de la production agricole liée aux grands barrages et périmètres, et place les producteurs au centre des politiques de gestion de l’eau efficace et la sécurité alimentaire.
Ce forum a été place sous la présidence du Directeur de cabinet du ministre d’Etat et de l’agriculture Dr Seydou Oumarou, représentant le ministre Abdou Labo empêché. Pour le directeur de cabinet, la gouvernance foncière en tant que mécanisme d’accès, d’utilisation et de dévolution des droits sur la terre, apparaît aujourd’hui comme un enjeu majeur.
Or, les terres cultivables sont de moins en moins fertiles et les tailles de plus en réduites pour les besoins de l’exploitation tandis que la population augmente. Cette situation est exacerbée par le fait que les périmètres réalisés ne soient pas délimités ni immatriculés dans le livre foncier ce qui rend la sécurisation juridique des périmètres difficiles.
A titre d’exemple dans le domaine de l’irrigation, l’Etat du Niger dispose d’environ 16.300ha de terres irriguées sur 73 aménagements hydro agricoles (AHA). A travers l’initiative 3N, « Le programme accroissement des productions sous irrigation », il a été prévu la réalisation de 10.000ha de nouvelles terres et la réhabilitation de 10.000 ha d’anciens périmètres à l’horizon 2015.
Pour corriger ces erreurs sur le foncier rural, Global Water Initiative a mené plusieurs études sur la gestion du foncier sur le site aménagé de Kandadji où 30.000ha seront engloutis par les eaux. Cette étude a permis de concéder aux personnes concernées une compensation juste des pertes. C’est dans cet esprit que l’Etat a prévu d’élaborer un « bail emphytéotique ». C’est un bail à long terme qui inclut le droit de le vendre, de prêter, de louer ou de mettre en gage la parcelle octroyée.
Dr Seydou Oumarou a demandé aux participants et aux partenaires de continuer les réflexions afin d’orienter les politiques et stratégies nationales vers une harmonisation des pratiques qui permettraient de sécuriser à la fois l’Etat et les producteurs sur les périmètres publics.
Quant au Coordonnateur régional du programme Eau et Zone Humide, Pr Awaïss Aboubacar, il a réitéré l’engagement de GWI (consortium IIED/UIN, appuyé par la fondation HGB) à soutenir l’Etat dans la recherche d’une compensation juste des populations. Il est convaincu que le respect des droits et les obligations des uns et des autres (Etat +paysans) conduiront à une meilleure sécurisation des terres. L’objectif serait d’aider l’Etat à mettre en valeur 45.000 ha d’irrigation dans la vallée du fleuve au profit des populations a-t-il conclu.
Au terme des deux jours de réflexion, les participants au forum ont formulé des recommandations et des suggestions pour le respect des droits des populations à jouir pleinement des compensations justes qui leur seront octroyé.

May 12, 2014

Une mission de haut niveau de WATER AID au Niger : Evaluer les efforts pour une meilleure intervention

 REJEA/Niger

Du 5 au 9 mai 2014, le Directeur des programmes internationaux M. GiRSIH Menon et la directrice régionale Afrique de l’ouest Mme Mariame DEM étaient au Niger pour une visite de travail. Pour les deux responsables, c’est une occasion de voir de près les réalisations du Bureau WaterAid Niger, rencontré les autorités, les communautés, les partenaires et la coalition wash.

La Direction régionale de WaterAid (A gauche) avec les collègues du Niger

La Direction régionale de WaterAid (A gauche) avec les collègues du Niger

En effet, en 2009, lorsque WaterAid s’installait en tant que projet pilote au Niger, l’enjeu de son installation se précisait déjà par la situation du pays. Le niveau de pauvreté était bas avec un indice de développement humain (186), le taux d’accès aux infrastructures d’assainissement et d’hygiène était également très bas et la situation environnementale exige un appui constant pour la sécurité alimentaire.

En 2010, le bureau s’est finalement installé et a fait un bon résultat en matière de réalisation. Cette visite de 5 jours des deux responsables de WaterAid a été une occasion pour les responsables du bureau du Niger de faire un point sur la situation du Niger, les forces, les faiblesses, les goulots d’étranglement et les solutions envisageables.

M. GiRSIH Menon et Mme Mariame DEM ont saisi l’occasion pour rencontrer le Ministre de l’hydraulique et de l’Assainissement et les autorités régionales des zones d’interventions de WaterAid dès les premières heures de leur arrivée au Niger. Au cours des différentes rencontres, ils ont été frappé par la disponibilité et l’engament des autorités et des communautés à faire mieux.
Ils ont salué l’équipe de Hamani Oumarou, directeur Water Aid Niger dont le dynamisme n’est plus à prouver. D’ailleurs, la réputation de Water Aid fait d’elle l’élite des ONG au Niger
Dans un entretien avec la presse, M. GiRSIH Menon et Mme Mariame DEM ont salué les efforts de tous les partenaires et réitérés le soutien de WaterAid dans les actions de l’eau et l’Assainissement pour la réduction de la pauvreté au Niger