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May 20, 2019

Dr Halidou Kouanda au sommet Africasan5 : «Il y a des initiatives et des expériences intéressantes à travers l’Afrique et le monde »

La 5e Conférence internationale sur l’hygiène, l’eau et l’assainissement (AfricaSan 5) s’est tenue en Afrique du Sud précisément à Cape Town du 18 au 24 février 2019. Le Burkina Faso y a participé. Le pays des Hommes intègres s’y est rendu avec des techniciens, des experts et des professionnels de l’eau, l’hygiène et l’assainissement. A la fin des travaux, nous avons saisi l’occasion pour échanger avec l’un d’entre eux. Il s’agit du Dr Halidou Kouanda, Directeur Pays de WaterAid Burkina Faso. Voici ce qu’il nous a confié. Lisez plutôt !

 

Dr Halidou Kouanda, Directeur Pays de WaterAid au Burkina-Faso (Crédit Photo: Faso.net)

Au terme de cette 5e Conférence qui vient de se tenir à Cape Town en Afrique du Sud, qu’est-ce qu’il faut retenir comme principaux enseignements ?

Le premier enseignement qu’il faut retenir, c’est l’engagement renouvelé des Etats africains et de l’ensemble des acteurs pour faire de l’assainissement une priorité. Car les bénéfices qu’on peut avoir avec un assainissement amélioré sont très importants surtout sur le plan économique et sanitaire. Pour que l’accès universel à l’assainissement soit une réalité d’ici 2030 partout sur le continent africain, il est nécessaire que les personnes actuellement exclues du service puissent être touchées par les différentes interventions. Le second enseignement est relatif aux innovations qui ont été présentées. On a vu toute cette semaine beaucoup d’innovations en matière d’assainissement surtout dans le domaine de la technologie. Pour un pays comme le Burkina Faso où les ressources en eau se font de plus en plus rares, il est impératif d’utiliser des technologies moins exigeantes en eau. Par exemple, il nous faut réduire les quantités d’eau (potable) utilisée par les toilettes à chasse. Nous en avons vues au niveau des stands d’exposition qui n’utilisent que 1,5 à 2 litres. Le troisième enseignement c’est l’apprentissage et le partage d’expériences. Nous avons eu l’opportunité d’échanger à travers les différentes communications et les sessions qui ont été organisées. Il y a des initiatives et des expériences intéressantes à travers l’Afrique et le monde. Elles ont été menées avec succès grâce à des hommes et des femmes qui ont assuré un leadership de haut niveau. En ce qui concerne le cas spécifique du Burkina Faso, nous attendons qu’à la suite du président du Faso le ministère en charge de l’eau et de l’assainissement assure un leadership clair, fort et sans relâche sur tous les maillons du secteur.

 

L’évaluation des engagements pris à Ngor au Sénégal a montré qu’il y a eu très peu de progrès par rapport à cette 5e conférence. Selon vous, comment les Etats peuvent-ils combler ce déficit d’engagement ?

Il y a des efforts qui ont été fournis par les Etats mais on est encore très loin des objectifs communément fixés. Tant que les départements ministériels qui gèrent les ressources financières de nos Etats ne vont pas consacrer un minimum de moyens pour le secteur de l’eau et l’assainissement, les engagements pris çà et là par les gouvernements ne seront pas tenus. Si pour une raison ou une autre, on réduit les budgets déjà insuffisants alloués au secteur, vous comprendrez que les indicateurs de progrès ne feront que stagner. S’engager c’est bien, se donner les moyens de réaliser ses engagements c’est encore mieux. Au-delà des ressources financières, il faut que les leaders donnent l’exemple. Il est très fréquent de voir dans nos villes des comportements qui trahissent les ambitions des plus hautes autorités de faire du Burkina Faso un pays moderne. Je veux parler de la défécation dans les caniveaux et autres espaces non bâtis, de jour comme de nuit, et à visage découvert. Fort heureusement, cette pratique est rarement observée chez les femmes. Chacun de nous a un parent cher ou une personne chère qui vit au village et que nous pouvons aider à disposer d’une latrine ne serait-ce que simple, plutôt que d’attendre que la mairie s’en charge. Un leadership fort et actif combiné à une solidarité agissante peuvent nous faire faire un bond significatif vers l’accès universel à l’assainissement dans les délais convenus.

 

Vous prenez le cas spécifique du Burkina Faso, que compte faire WaterAid pour aider les populations?

Nous allons renforcer ce que nous faisons déjà, notamment le plaidoyer pour davantage de budget pour l’assainissement, le renforcement des capacités des différents acteurs, notamment des communes, un leadership renforcé du ministère en charge de l’eau et de l’assainissement. Notre contribution c’est aussi des actions concrètes à travers les différents projets que nous mettons en oeuvre. Il va falloir accélérer la sensibilisation des populations pour l’adoption des bonnes pratiques d’hygiène et l’entretien des ouvrages. Nous continuerons de participer au dialogue sectoriel pour faire entendre la voix des communautés. Nous bénéficions pour cela de l’appui de partenaire, tels que la Coopération suédoise, la Coopération danoise, l’Union européenne, l’Unicef, les fondations Bill et Melinda Gates, Margarett A. Cargill, Helmsley Trust. Nous sommes reconnaissants de cet accompagnement sans lequel ce serait difficile d’agir sur le terrain. Une des résolutions prises à cette 5e conférence est l’interpellation des chefs d’Etat de l’UA par rapport aux engagements de Ngor, quel commentaire en faites-vous ? Vu le niveau de progrès de l’ensemble des pays, cette interpellation à l’endroit des gouvernements vient à point nommé parce qu’ils sont les chefs d’orchestre. Je pense que cette interpellation devrait véritablement pousser les Etats à faire davantage d’efforts pour que les engagements qui ont été pris à Ngor ne restent pas lettre morte puisque 2030 n’est pas si loin. C’était aussi une bonne plateforme pour le faire. La charge revient aux participants des différents pays y compris le Burkina Faso, une fois de retour, de rendre publique la déclaration de Cape Town. Il ne faudra pas se contenter de communiquer, mais il faut aussi mieux s’organiser, mutualiser les moyens pour mieux agir parce que le pays a besoin des efforts de toutes les catégories d’acteurs. Quelles sont concrètement les perspectives pour WaterAid dans les 6 prochains mois ? Pour ce qui nous concerne, nous allons poursuivre le plaidoyer en faveur de l’assainissement mais aussi accélérer la mise en œuvre des projets et programmes que nous conduisons déjà. Nous envisageons organiser au cours de l’année 2019, une conférence régionale sur la gestion des boues de vidange qui sont une problématique émergente pour l’ensemble de nos pays mais encore plus pour le Burkina Faso quand on sait que rien que dans la ville de Ouagadougou, les espaces qui sont offerts aux vidangeurs pour décharger les boues collectées au niveau des familles, se rétrécissent. En la matière, il y a urgence à agir et cette conférence va réunir l’ensemble des acteurs du Burkina Faso et des pays de l’Afrique de l’Ouest pour y réfléchir et partager les expériences. Nous espérons bénéficier de l’accompagnement de tous les acteurs au niveau du Burkina Faso mais aussi, des organisations sous régionales et internationales.

Le nerf de la guerre, c’est le financement, est-ce que vous bénéficiez de l’accompagnement des partenaires techniques et financiers pour ce projet ?

Pour cette conférence, nous avons déjà un soutien financier de la fondation Bill et Melinda Gates. Nous avons bon espoir que nous pourrons boucler le budget pour offrir les meilleures conditions de réflexion aux participants. Je suis très confiant que d’autres acteurs, tels que l’ONEA et certains ministères s’associeront à cette initiative. Ensemble, nous y arriverons.

 

                                       Propos recueillis par Ben Issa TRAORE/Journal le Pays

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March 4, 2019

Sommet Africasan5 : Les grandes résolutions

Alain TOSSOUNON (Cape Town, Afrique du sud)

Le ministre sud-africain au cours de son discours de clôture

Tenue du 18 au 22 février 2019 à Cape Town en Afrique du sud, la 5e conférence internationale  de l’assainissement qui a réuni 36 Etats venus du monde entier,  a tenu toutes ses promesses. Au-delà des résolutions prises, le sommet a été un véritable moment de partage d’expériences innovantes et prometteuses, permettant une fois encore aux acteurs, experts et décideurs locaux et centraux, de renouveler leurs engagements dans la marche pour l’hygiène et l’assainissement pour tous en Afrique.

Deux résolutions majeures ont sanctionné la fin des travaux de ce sommet. Il s’agit en premier, de la ferme résolution d’«accroître la visibilité de l’hygiène et de l’assainissement dans les programmes de développement » et deuxièmement, de «promouvoir l’excellence et l’innovation en matière d’initiatives audacieuses qui inspirent l’action des gouvernements». A cet effet, les acteurs ont au terme de leurs réflexions, décidé d’engager un plaidoyer  dans les prochaines semaines auprès de l’Union Africaine (l’UA) pour amener progressivement les Etats à faire de l’hygiène et de l’assainissement, une priorité dans l’agenda de développement.

En réalité, expliquait le Secrétaire Exécutif du Conseil des ministres africains de l’eau, Dr Canisius Kanangire, cette démarche de recourir à l’institution africaine a été envisagée depuis le précédent sommet qui a eu lieu en 2015 à Dakar au Sénégal.

Avec cette résolution, l’espoir de voir ce sous-secteur encore laissé-pour-compte dans plusieurs pays, gagné en priorité est permis. Pour le Secrétaire exécutif, Dr Canisius Kanangire, l’Union Africaine sera sollicitée pour accompagner les Chefs d’Etats  à inscrire la question de l’hygiène et de l’assainissement sur leur agenda de développement.  Mais plus encore, soutient le Secrétaire exécutif, les Etats et leurs gouvernements seront appelés à mener des politiques publiques pro-pauvres permettant de prendre en compte, les pauvres, les personnes vulnérables etc…vivant aussi bien en zone rurale qu’en zone urbaine. Dans la droite ligne des Objectifs de Développement Durable et des engagements de N’Gor, personne ne doit être laissé de côté pour atteindre l’accès universel.

Les participants venus de 36 Etats du monde entier

Un appel au respect des engagements de N’Gor a été lancé aux ministres de l’eau et de l’assainissement par le Président de la conférence sur la Gestion des boues de vidange qui se tenanit en même temps que le sommet, Doulaye Koné. Il a invité les ministres des Etats du continent, à redoubler d’efforts, à maintenir les relations avec AMCOW,  à travailler toujours ensemble pour faire face  à tous ces nombreux défis que rencontrent les pays africains dans le domaine de l’assainissement. « C’est ensemble que nous arriverons à  surmonter nos difficultés», a-t-il souligné.

A son tour, dans son discours de clôture, le Ministre sud-Africain en charge  de l’eau et de l’assainissement  Gugile Ernest Nkwinti, a pris l’engagement de s’ impliquer  fortement  dans la mise en œuvre de la politique de l’eau,  l’hygiène et  l’assainissement  dans son pays et au-delà de son pays,   sensibiliser au mieux  ses pairs ministres en charge de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement du continent pour le respect des engagements pris à N’Gor pour  l’ accès  à l’hygiène et à l’assainissement pour tous d’ici l’an 2030.

Lançant un appel à l’union de tous les pays africains pour  réussir ensemble, le ministre Gugile Ernest Nkwinti a insisté sur la nécessité pour  ses pairs, de  travailler en synergie avec tous les acteurs et experts de leurs pays. «De nombreux problèmes peuvent être résolus même à distance »,  a-t-il avant de rappeler que de belles  opportunités s’offrent aux pays. Mais pour les saisir, il soutient qu’il faut une organisation, un appel aux actions multipartites, au dialogue  pour encourager les partenaires techniques et  financiers en charge de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement à accompagner les pays africains.

Pour terminer, il a exhorté les représentants des 36 Etats  présents  à s’ouvrir aux innovations en se fondant sur la déclaration de N ’Gor pour que dans les six prochains mois, les choses changent positivement et soient  plus visibles.

 

Les Etats appelés à plus d’efforts

Le sommet a été une occasion de bilan  pour le Conseil des ministres africains de l’eau (AMCOW) qui, il y a  20 ans, s’est engagé à porter l’assainissement et l’hygiène au rang des priorités de développement aux plans mondial et national.

En effet, le processus AfricaSan remonte à 2002, année de sa tenue en Afrique du Sud. L’un des plus grands succès mentionnés par l’institution  est d’avoir réussi à faire pression par le biais du PNUE,  sur les Nations Unies pour l’adoption d’un objectif de développement spécifique pour l’assainissement dans les ODD. Aujourd’hui, le processus AfricaSan est devenu une plate-forme continentale pour générer un élan politique en faveur de l’hygiène et de l’assainissement.  Mais, les Etats doivent redoubler d’efforts parce que l’hygiène et l’assainissement, sont devenus des droits de l’homme.  C’est indéniablement un défi complexe de réaliser l’accès universel à l’assainissement en raison d’autres problèmes connexes tels que le changement climatique, la migration vers les villes… mais l’essentiel est que ces Etats doivent trouver des solutions durables quels que soient les défis auxquels ils sont confrontés. Car, au-delà d’être une question de santé, l’hygiène et l’assainissement constitue une question de dignité et doit être assurée en particulier pour les femmes et les filles. Le Conseil des ministres africains de l’eau à AfricaSan4 à Dakar (Sénégal) en 2015, avant l’avènement des ODD, a pris conscience de la nécessité de développer et d’approuver les dix engagements de N’gor que tous les gouvernements africains devraient respecter afin de réaliser l’accès universel à un assainissement durable et d’éliminer la défécation à l’air libre d’ici 2030.

En présentant les résultats de l’évaluation des progrès des pays, Kitch Bawa, du secrétariat de l’AMCOW, a indiqué que peu d’efforts ont été faits par les pays. Dans sa présentation, il a souligné que c’est seulement en matière de leadership et de coordination, que les pays ont obtenu des progrès.  Ce qui montre que de plus en plus, les Etats du continent ont identifié des ministères pour porter la problématique de l’hygiène et de l’assainissement et font des efforts pour organiser les principales parties prenantes. En dehors de cette seule bonne nouvelle, les autres indicateurs sont au rouge. C’est le cas des inégalités, du financement où les efforts sont encore insuffisants dans plusieurs Etats. Le défi est encore plus grand pour certains Etats où la disponibilité des données constitue un problème. Dans plus de la moitié des pays du continent, le chemin est encore long pour atteindre l’accès universel. Pour Kitch Bawa du secrétariat de l’AMCOW, il faut un mouvement d’ensemble de tous les acteurs dans les pays pour partager ensemble les connaissances et les expériences. Ce n’est qu’à ce prix que le défi sera relevé.

March 1, 2019

Sanitation Crisis In Africa: “No Data on Hygiene and 0.5% of GDP to Sanitation not met,” 2018 Progress Report on Ngor Commitments shows.

By Diana Coker (Capte Town, South Africa)

The first ever joint Africa Sanitation (AfricaSan5) and Feacal Sludge Management (FSM5) Conference held in Cape Town, South Africa from the 18th to 22nd February 2019, was an important gathering of all stakeholders that contribute to sanitation within the continent and was designed to positively impact the lives of people by ensuring that their sanitation and hygiene needs are adequately and sustainably addressed.

The event attracted government representatives, researchers, investors, innovators and other sector players across the continent who interfaced, formed partnerships in order to ensure that the ideas and knowledge gained from each other will be adequately utilized for the good of people in need of Sanitation services. South Africa was chosen as an ideal country for the event because of the innovative approach to sanitation related issues within the continent.

President of the Africa Ministers Council on Water (AMCOW), Emmanuel Tony Ondo in his address to participant affirmed that the conference was a significant milestone of a long journey that African countries have embarked on for almost 20yrs ago in a bid to prioritize sanitation and hygiene in both global and national development

He recalled that AfricaSan process can be traced back from 2002 when it was first held in South Africa and their biggest achievement was to successfully lobby the development community through UNEP and the United Nations to adopt a specific development target for sanitation which was captured in the Millennium Development Goals, adding that since then, the AfricaSan process has developed into a continental platform to generate political momentum to sanitation and hygiene. Sanitation, Hygiene and access to drinking water is a priority in all the African governments globally through the Sustainable Development Goals, but however inasmuch as they have agreed to the fact that it is a human rights  issue, they have still not been able to achieve it as many African countries are yet to provide sanitation for all their citizens. However, moving forward with the implementation of Sustainable Development Goals it is hoped that they will be able to achieve their set targets far more than they did with the Millennium Development Goals. Although it may be a complex challenge, as result of other related issues like climate change, migration to cities, but the bottom line is that they must find sustainable solutions regardless of the challenges they are experiencing. Sanitation is dignity and must be provided especially for women and girls. The African ministers Council on Water at AfricaSan4 in Dakar Senegal in 2015, held before the inception of the SDGs realized the need to develop and endorse the ten Ngor Commitments which all African governments are expected to meet in order to achieve universal access to sustainable sanitation and hygiene services and eliminate open defecation by 2030.

A member of the AMCOW Secretariat, Kitch Bawa in  presenting the outcomes of the monitoring of the Ngor Commitments on Sanitation and Hygiene which he described as the “center piece” of AfricaSan, informed the audience that the report was compiled and presented by the AfricaSan International task force, made up of key stakeholders, within the Africa Sanitation space.

The Africa-San International Task Force, he said, was restructured in 2017  to make it more effective to support sanitation across the continent and is consist of a sub-committee on monitoring, validation and reporting with a work plan that involves consultation with member states and ensure what is gathered is validated.

“We have 42 indicators in the Ngor Commitments divided into two stages and a clear-cut vision.

The first indicator – stage one, monitors the enabling environment, whilst the second indicator – stage two is different from one country to another and focuses on individual country’s set target. The vision indicator which tracks access to safely managed sanitation and hygiene and ending open defecation.

Giving a PowerPoint overview presentation of the performance on African countries through an analogy of traffic lights on the scoring of progress on the commitments, the red light showed very bad progress or no progress at all, yellow (Amber) showed some progress and green showed good progress. According to him, Africa has made very little progress from the chart as the yellow and red were visible everywhere, whilst the green was not that visible.

The result reached following the monitoring of the Ngor commitment provided the good news that the green light showed that there is very good progress that has been made on leadership and coordination which shows that increasingly across the continent more countries have identified ministries that leads Sanitation and Hygiene, and key stakeholders within the countries come together to share and learn from one another to move the sanitation sector forward.

However, the bad news is that they have done very poorly in the area of eliminating inequalities and access to sanitation services as governments are yet to look at how to provide access to sanitation services for the neglected poor, the downtrodden and people down the lowest quintile which happens to be the first commitments. He further disclosed that they have also done very badly on the issue of financing, as in 2008 when the Etiqwine Commitments were endorsed, there was a commitments made to allocate at least 0.5% to sanitation, but that up to the end of 2015 very little progress was made in that regard. This situation up to 2018 when the report was compiled has not changed as no progress has been recorded so far.

“It is even worse when it comes to the issue of safely managing sanitation and encouraging its productive re-use. It is really worse and it is for this reason we brought AfricaSan and FMS together so that by learning from each other, we can go back and see how we can encourage productive use of sanitation across the continent,”

Kitch Bawa said.

Adding, “We did very poorly in the area of creating enabling environment and therefore the country targets were not met. We expect that as we work towards improving the enabling environment we would begin to ensure that countries meet the target they set by themselves.”

The vision’ he furthered, is access to safely managed sanitation and hygiene for all and ending open defecation. The situation, he said, is very poor as less than half of the people in most African countries use at least basic sanitation facilities and open defecation remains very high as more than half of the people living predominantly in rural areas in 14 countries practice open defecation. “We are even far worse in the area of addressing the issue of hygiene as we discovered that many countries do not even have data,” he disclosed, adding that only 37 countries have data on hygiene.

In conclusion, Kitch Bawa stressed on the need to work hand in gloves, share and learn from one another and strengthen the multi-stakeholders partnership in order to ensure that everyone in Africa has access to safely managed sanitation and hygiene and eliminate open defecation.

February 24, 2019

Félix Adégnika, membre de la coalition de la société civile au Bénin à Africasan5 « Nous allons travailler pour que notre pays tienne ses engagements internationaux »

Félix Adégnika, Coordonnateur national du Wssc

Coordonnateur National du Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement (Wsscc), Félix Adégnika est un membre actif du Cadre de concertation des acteurs non étatiques et l’eau et de l’assainissement (CANEA) au Bénin. Présent à toutes les éditions de la conférence panafricaine sur l’assainissement, il revient dans cet entretien sur l’importance pour les Etats de s’engager dans la bonne Gestion des boues de vidange (Gbv) et nous confie les prochaines actions qu’entrevoit la société civile active dans le secteur  au Bénin pour susciter un engagement des décideurs.

 Vous avez participé à toutes les éditions de la conférence Africasan et cette fois-ci, on a choisi de mettre au centre des discussions, la question de la Gestion des boues de vidange. Vous trouvez que c’est vraiment important ?

C’est vrai, j’ai participé à toutes les éditions de Africasan. C’est un privilège mais je viens à la recherche de l’information. La question de la Gestion des boues de vidange est une problématique urbaine. Parce que, d’ici 2050, plus de la moitié des populations des pays vivront dans les villes. C’est à la fois un problème et une opportunité. Dans une approche intégrée qui concerne le transport, le traitement et la valorisation, il faudra avoir les infrastructures et les équipements pour faire face à cette problématique. C’est une opportunité parce que cela peut profiter à l’agriculture urbaine. Notre système, celui du Bénin où il n’y a pas un réseau d’égout, c’est l’assainissement autonome. Il y a des défis à tous les niveaux qu’il faut relever très rapidement.

A l’ouverture de cette grande conférence, le ministre sud-africain, Gugile Ernest Nkwinti, a demandé aux Etats de changer de priorités et d’élever au rang des priorités, la question de l’Hygiène et de l’Assainissement de base. Est-ce que dans votre pays, l’hygiène et l’assainissement ne constitue pas encore une priorité ?

Le ministre sud-africain a dit effectivement qu’il faut changer de priorités et moi j’ajouterai qu’il faut changer de paradigme par rapport à l’HAB. Aujourd’hui, l’HAB n’est pas une priorité au Bénin. Le sous-secteur est totalement en bas de l’échelle des priorités. Parce que si c’est une priorité, cela devrait figurer clairement dans l’agenda de développement et les ressources qu’il faut mobiliser, devraient être disponibles. Mais, ce n’est pas encore le cas. En plus, ce sous-secteur ne bénéficie pas d’un bon positionnement institutionnel.

Mais qu’est-ce qui explique ce manque de priorisation et d’attention de la part des décideurs pour ce sous-secteur pourtant important pour la santé, l’éducation et la vite tout court?

C’est par manque d’informations et de connaissances. Je suis convaincu que les décideurs ne sont pas engagés parce que ‘ils n’ont pas pris la mesure de l’importance de ce sous-secteur. Et nous nous engageons à apporter la bonne information pour arriver au changement de paradigme.

Vous êtes un acteur de la société civile très actif au sein du Cadre de Concertation des acteurs Non Etatiques de l’eau et de l’assainissement, que faites-vous au sein de cette coalition pour relever le défi de la faible priorisation du sous-secteur au niveau du Bénin ?

Nous devons informer et amener les autorités à comprendre que nous devons agir maintenant. Nous avons deux outils, le plaidoyer et le lobbying. Mais, il semble que la société civile se trompe de cibles parce que, nous nous adressons  directement aux décideurs. Il semble que la première cible doit être les fonctionnaires qui sont chargés de présenter la situation aux autorités. Parce que je ne suis pas sûr que les autorités sont conscientes de la situation et de la problématique. C’est un impératif de travailler sur plusieurs fronts. Il faut comme cibles, en dehors des fonctionnaires du sous-secteur, des politiques et stratégies, les cabinets ministériels, les décideurs que sont les maires et autorités centrales. Et par rapport à cela, il nous faut beaucoup communiquer. Nous devons avoir un partenariat fort avec les médias pour provoquer un engagement de tous et permettre d’atteindre les objectifs.

Au niveau de l’Afrique, on retient que les engagements de Ngor n’ont pas été tenus par la plupart des pays. Comment faire pour que le Bénin relève le défi d’ici le prochain sommet?

Avec le temps que nous passons ici avec le Directeur national de la santé publique présent à cette conférence, nous n’avons pas une garantie ferme mais lui-même a vu ce que les autres pays font. Il a compris qu’il est possible de faire des petits pas et il a pris l’engagement de nous accompagner. Dès que nous allons rentrer, nous allons organiser un point de presse pour informer sur la situation en Afrique et dans notre pays. Et nous allons travailler pour que notre pays tienne les engagements qu’il a pris au niveau international.

Quel sera votre message concrètement au retour de ce sommet à Cotonou ?

Nous avons plusieurs cibles : les décideurs, les cadres et les communautés. Notre message pour les autorités locales, c’est de leur dire qu’elles ne perdent rien à s’engager dans l’hygiène et l’assainissement de base et à accompagner les efforts des ONG et de l’Etat central. Ensuite, nous devons communiquer sur les engagements pour ne pas attendre la veille des sommets et conférences pour courir et faire l’évaluation. Nous devons faire un suivi. Pour les autorités locales, c’est de faire en sorte que dans leurs budgets, qu’elles prévoient une ligne budgétaire pour le sous-secteur. Il y a eu déjà un déclenchement au niveau des préfets qui se sont engagés à désormais regarder ce qui est prévu pour le sous-secteur dans les budgets des communes. Enfin, il y a les Directeurs de la programmation et de la prospective (DPP) des ministères au cœur des prévisions et programmations. Il faut les amener également à s’ouvrir au sous-secteur au niveau des allocations dans les ministères.

                                                                             Propos recueillis par Alain TOSSOUNON depuis Cape Town

 

 

February 22, 2019

Pius Cossi Gounadon au sommet Africasan5 : “Il est temps de changer de paradigme”

Pius Cossi Gounadon, Directeur national de la santé publique (DNSP) au ministère de la santé

A l’instar des autres pays, le Bénin est présent au sommet Africasan5 à travers plusieurs représentants provenant de plusieurs structures. Nous avons rencontré pour vous, le Directeur national de la santé publique (Dnsp) qui représente le ministre de la santé en charge de l’hygiène et de l’assainissement de base. Dans cet entretien, il nous confie son appréciation des échanges qui ont cours et surtout, nous révèle les prochains pas à faire après le sommet pour permettre au Bénin de relever le défi de ce sous-secteur en souffrance.

Vous prenez part à la 5eConférence panafricaine sur l’assainissement en tant que chef de délégation du Bénin. Que vous inspire une telle conférence qui concourt à amener les Etats africains à réaliser l’accès universel de tous aux services d’assainissement ?

C’est ma première participation à cette conférence et j’avoue qu’elle a un caractère instructif. Il y a beaucoup d’échanges, d’apprentissage et de partage d’expériences. Surtout, j’apprécie le niveau d’engagement de tous les acteurs ici présents. Je n’avais pas cette compréhension du niveau d’engagement des partenaires, des experts et de tous les acteurs. Cet évènement m’a permis de remettre en place l’idée que l’hygiène de l’assainissement de base bénéficie d’un engagement soutenu de plusieurs acteurs et partenaires dans le monde et en Afrique.

A l’ouverture du sommet, le ministre sud-africain de l’eau et de l’assainissement a invité tous les Etats à inscrire l’hygiène et l’assainissement au rang des priorités de leur agenda de développement. Est-ce qu’au Bénin, ce sous-secteur bénéficie d’une attention soutenue ?

Je partage l’exhortation du ministre sud-africain et je peux dire que le sous-secteur constitue une priorité dans le Programme d’Actions du Gouvernement. Le gouvernement travaille pour cela. Mais le paradigme doit changer. Souvent, on voit dans cette lutte que le ministère de la santé, du cadre de vie et celui de l’eau. Il faut que ce combat, pour être gagné, soit celui de tous les ministères à l’instar de ce que fait l’Inde.

A l’évaluation des engagements de Ngor, on se rend compte qu’il y a eu peu de progrès dans les pays. C’est le cas au Bénin également. Selon vous qu’est-ce qui explique une telle situation ?

Au Bénin on vient de terminer un plan quinquennal et il a été évalué en 2018. Nous avons vu les faiblesses et sur la base des défis identifiés, des orientations claires ont été prises dans la stratégie 2019-2030. Et au nombre des grandes orientations retenues, nous avons la gouvernance et le leadership, la coordination des interventions qui est importante et le problème des ressources humaines et financières. Souvent, on pense aux ressources financières alors que nous avons besoin de ressources humaines en quantité et en qualité. On peut mobiliser les ressources financières. Je salue les communes comme Za-Kpota, Malanville ou Abomey qui font déjà des efforts.

Au cours de ce sommet, l’un des messages forts est l’importance du leadership notamment les champions qui permettent d’impulser le mouvement. Vous comptez le faire aussi ?

Il faut mobiliser tous les acteurs. Il est important qu’ils se retrouvent pour partager les idées et les solutions et surtout prendre exemple sur les pays modèles en Afrique comme dans le monde. En Inde par exemple, l’hygiène et l’assainissement est un secteur porté par le premier ministre. Ainsi, chaque ministère est invité à agir et apporter sa contribution. Le leadership est au rendez-vous au haut niveau.

Vous avez participé au dialogue entre les pays. Qu’avez-vous retenu de cet exercice de partage d’expériences entre les pays ?

En dehors de quelques différences près en matière de leadership et de mobilisation de ressources financières, les pays ont les mêmes réalités. Nous avons beaucoup appris de cet exercice et nous avons compris qu’il y a certains pays qui sont en avance sur l’ancrage institutionnel. Dans la plupart des pays, l’eau et l’assainissement sont deux secteurs qui sont ensemble. C’est une stratégie qui permet de mutualiser les ressources vu qu’il y a souvent plus de ressources pour l’eau contrairement à l’assainissement. Les échanges ont été très fructueux.

A ce sommet, vous représentez le ministre de la santé en charge du sous-secteur de l’hygiène et de l’assainissement de base. Quel message lui porterez-vous une fois au pays pour impulser une nouvelle dynamique et faire en sorte que le Bénin tienne ses engagements ?

C’est en 2015 à Dakar que les engagements de Ngor ont été pris. A l’évaluation, il n’y a pas eu beaucoup d’avancées dans les pays en dehors de quelques pays qui ont eu des progrès. Nous souhaitons que notre participation ne soit pas seulement protocolaire mais qu’elle contribue à apporter des changements. Déjà, il nous faut mobiliser les cadres du service pour faire le lobbying au niveau de notre ministre pour lui présenter la situation. Il est temps de changer de paradigme. La façon dont nous fonctionnaires agissons doit être revue pour que nous soyons plus efficaces. Car, avec ce que nous faisons, nous ne pouvons pas atteindre les ODD dans ce sous-secteur. Une fois de retour, il nous faut faire un compte rendu fidèle, suggérer à l’autorité des propositions et partager avec lui ce qui se fait de bien ailleurs et qui peut être profitable à notre pays.

              Propos receuillis par Alain TOSSOUNON

February 22, 2019

Dialogue entre pays à Africasan5 : Un véritable moment de partage d’expériences

Alain TOSSOUNON (Cape Town, Afrique du sud)

Echanges des acteurs avec la délégation du Burkina au cours du dialogue pays

L’un des temps forts de ce 5e sommet est l’organisation d’un dialogue entre les pays sur l’évaluation des engagements de Ngor, les principaux défis, les actions entreprises et les leçons apprises. Tous les membres des délégations des différents pays présents se sont regroupés pour de vifs et riches échanges qui ont permis à chaque pays de mesurer ses propres progrès.

Dans l’ensemble des pays qui se sont donné à cœur joie à cet exercice de bilan, on s’aperçoit que les Etats présentent le même visage. Dans leur grande majorité, les Etats africains font face désespérément à la même réalité de la défécation à l’air libre aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain. Malgré cette situation préoccupante, les gouvernants manquent de volonté politique et trainent les pas à tenir leurs engagements pris en 2015 à Dakar. En dehors du faible engagement, les pays africains partagent aussi la réalité que d’aucuns appellent « confusion institutionnelle ». Ceci pour dire que le secteur de l’hygiène et de l’assainissement de base ne bénéficie pas d’un portage politique clair mais est partagé entre plusieurs ministères. Cette situation entraine une mauvaise coordination des interventions et un faible financement ne permettant pas de combattre efficacement le fléau de la défécation à l’air libre.

Mais, pour avoir pris des engagements dits de Ngor, des efforts bien que timides ont été enregistrés pratiquement au niveau de tous les pays. Ces petits pas sont relatifs à l’amélioration du cadre juridique et institutionnel, l’adoption de documents de politique de promotion de l’hygiène et l’assainissement ou encore la mise en œuvre d’initiatives de financement d’actions et de campagnes dans les communautés et les écoles. Au terme de ces initiatives, chaque pays a partagé avec les autres, des leçons apprises. Si par exemple au Burkina, on comprend désormais que l’harmonisation des approches et la coordination des interventions sont essentielles, en Côte d’Ivoire, la principale leçon est que la mise en place d’un cadre de suivi et d’évaluation est indispensable pour mesurer les progrès.

Une lueur d’espoir avec les plans d’actions

Les membres de la délégation béninoise en concertation

Au terme du diagnostic établi, des défis identifiés et des leçons apprises des interventions, chaque pays a pris l’engagement de mener des actions après le sommet afin de respecter les engagements de Ngor. Alors que le Bénin s’engage à faire un déclenchement institutionnel de haut niveau (gouvernement) et à faire adopter par le gouvernement la nouvelle Stratégie nationale de promotion de l’hygiène et de l’assainissement de base (SNPHAB), le Mali prévoit une table ronde pour le financement du Plan de renforcement des capacités des cadres en charge du secteur. Pour la Côte d’Ivoire qui fait figure de bon élève pour la mobilisation des ressources, l’une des actions phares est la recherche d’une coordination efficace des interventions. Au Burkina, les acteurs s’engagent à faire une évaluation nationale des inégalités pour mieux les combattre, intéresser le secteur privé et former les municipalités sur la mobilisation des ressources.

Somme toute, la session du dialogue entre les pays appréciée par tous les acteurs, a permis à chaque pays de se mirer et d’apprécier son niveau d’engagement par rapport aux autres. Après cet exercice qui aura montré que les pays partagent presque les mêmes réalités, « il faut passer au concret », a martelé un des participants.

 

February 21, 2019

Africasan5 : L’heure est au partage d’expériences entre les pays

Ibrahim D. Mahamadou (Cape Town/Afrique du sud)

Partage d’expériences dans le groupe de travail des pays francophones

Les travaux de la conférence AfricaSan5 centrée les boues de vidange se sont poursuivis ce mercredi 20 février 2019 à Cap Town en Afrique du Sud. Après la visite des posters qui dévoilent des expériences innovantes menées dans  différents pays, les participants ont été répartis en groupes de travail. La délégation du Niger a travaillé avec le groupe composé de la République Démocratique du Congo, du Sénégal, du Burundi, de la Guinée Conakry, du Togo, du Madagascar et du Tchad.

En effet, il s’agit pour ces pays d’échanger, de partager les expériences, les avancées, les échecs et les perspectives en matière d’accès à l’hygiène et à l’assainissement. Une occasion pour ces pays d’expliquer leurs expériences et d’exprimer leurs engagements pour l’atteinte des objectifs du développement durable notamment l’ODD N°6. Ci-dessous les engagements des pays dans les prochains six (6) mois à venir.

Au Burundi :

Le renforcement de la coordination interministérielle pour la mise en œuvre de l’approche Assainissement Total Piloté par les Communautés (ATPC),

  • L’établissement d’une base de données pour le suivi de la mise en œuvre de l’ATPC,
  • La mise en place d’un fond dénommé ‘’fond bleu’’ à l’image de l’initiative du Sénégal qui a une expérience en la matière.

En Guinée Conakry :

  • La mise en place d’une feuille de route pour la Fin de Défécation à l’Air Libre (FDAL),
  • La mise en place d’une plateforme de coordination nationale pour fédérer les interventions,
  • L’implication ou le déclenchement des plus hautes autorités pour la FDAL.

Au Madagascar :

  • La mise en place d’une feuille de route FDAL d’ici 2025 ;
  • La finalisation du plan sectoriel et le plan de financement du secteur ;
  • La mise en place du système de suivi et de coordination ;
  • La mise en place d’un fond décentralisé dédié aux communes ;

Au Niger :

La présentation du Niger a été faite par Monsieur Labo Madougou, Directeur de l’assainissement au Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement et Mme Brigitte Pedro, Wash office à l’UNICEF-Niger en tant que partenaire au développement du Niger.

  • Finalisation et vulgarisation du nouveau guide d’Assainissement Total Piloté par les Communautés (ATPC) afin d’harmoniser les interventions ;
  • L’édition et la vulgarisation de la feuille de route auprès de l’ensemble des acteurs ;
  • L’ouverture d’une ligne spécifique dédiée à l’Assainissement Totale Pilotée par les Communautés à l’image de la Guinée Conakry car jusqu’ici aucune ligne n’est prévue pour prendre spécifiquement en charge cette approche.

Cependant, le Niger a consacré une ligne pour la prise en charge des ouvrages d’assainissement mais qui ne prend pas en compte l’ATPC.

Au Sénégal 

  • La validation et le partage de la feuille de route FDAL ;
  • L’organisation d’une table ronde des bailleurs de fonds pour le financement du secteur ;
  • La mise en place d’un mécanisme de coordination à l’image du Niger qui a une expérience en la matière ;
  • La mise en place d’un cadre de concertation pour le secteur ;
  • L’organisation d’un forum des acteurs sur l’ATPC.

Au Togo

Le Togo a retenu certaines actions à réaliser d’ici six (6) mois.

  • Assurer la durabilité des ouvrage ;
  • Revoir les dispositifs d’hygiène et d’assainissement dans les formations sanitaires et les lieux publics en prenant en compte l’équité ;
  • Le déclenchement des plus hautes autorités togolaises pour la FDAL.

Ces présentations des actions à mener d’ici six (6) mois ont été d’une grande utilité car elles ont permis aux différentes délégations de voire des expériences des autres pays pour l’atteinte des objectifs du développement durable (ODD) d’ici 2030 conformément aux engagements pris par les Etats consistants à assurer l’accès universel aux services d’eau potable, d’hygiène et  d’assainissement PAROUT et POUR TOUS.

February 17, 2019

Africasan5 : Le sommet des acteurs de l’hygiène et de l’assainissement  s’ouvre lundi 18 février à Cape Town (Afrique du Sud)

Alain TOSSOUNON (Cape Town, envoyé spécial)

Des toilettes de fortune dans la comme de Sô-Ava (Bénin)

La cinquième Conférence panafricaine sur l’Assainissement et l’Hygiène (AfricaSan 5) se tient du 18 au 22 février 2019 au Cap en Afrique du sud.  Cette initiative mise en place en 2004 par les ministres africains de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (IMAEAH) est à sa 5ème édition. Elle vise essentiellement à inciter les Etats à faire un effort politique et à prendre leurs responsabilités afin de relever les défis en matière d’accès à l’eau, l’assainissement et l’hygiène qui se posent à l’Afrique. La recherche de solutions durables pour la gestion des boues de vidange sera au cœur des échanges et discussions de ce sommet.  

 Après la 4eme Conférence de Dakar qui a abouti à la Déclaration de Ngor réengageant les pays africains à l’atteinte de l’ODD 6, notamment l’accès universel à des services appropriés et durables d’hygiène et d’assainissement et à la fin de la défécation à l’air libre d’ici à 2030, la 5e édition se veut une occasion d’échanges entre experts en assainissement et en hygiène et les principales agences africaines et internationales concernées par le développement du secteur.

A l’instar des éditions passées, Africasan5, vise surtout à créer un élan pour remédier à l’épidémie persistante de manque d’accès à un assainissement sûr et à la défécation à l’air libre à grande échelle. En effet, 4,5 milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à des services d’assainissement durables. En Afrique Sub-Saharienne, 70% de personnes n’ont pas accès à l’assainissement soit 610 millions de personnes.

Face à cet état de lieux préoccupant, les ministres responsables de l’hygiène et de l’assainissement et les principales agences internationales travaillant dans les domaines de l’assainissement et de l’eau en Afrique sont attendues pour examiner et trouver de nouvelles possibilités de collaboration et de partenariat. Ce grand rendez-vous constitue une véritable occasion d’échanges et de partage d’expériences entre les ministres, décideurs politiques de haut niveau, les spécialistes sectoriels, les organisations internationales et les médias.

Au cœur de cette cinquième conférence, c’est la promotion et le partage de bonnes pratiques et des innovations afin d’améliorer la gestion des boues de vidange.  Une plate-forme est créée pour impulser davantage les acteurs à répondre aux demandes et aux défis du secteur de l’assainissement en Afrique. Une fois de plus, les professionnels du secteur, les gouvernements, les décideurs, les services publics, les partenaires du développement, les investisseurs, les industries et les fournisseurs de services auront l’occasion de coordonner, développer et partager leurs connaissances afin de proposer des solutions abordables et viables à grande échelle. Cette conférence mettra l’accent sur des solutions pratiques pour gérer de manière durable l’ensemble de la chaîne de services d’assainissement sans égouts, couvrant les toilettes, le confinement, la vidange, le transport, le traitement et la réutilisation, en tant que composante essentielle des services d’assainissement urbain dans toute la ville.

March 27, 2017

Accès à l’eau potable : L’urgence de corriger les disparités

Idrissa SANE (Dakar/Sénégal)

Le nombre de personnes qui n’ont pas accès à l’eau potable a diminué à travers le monde. Mais des disparités en termes d’accès persistent. C’est ce qui est ressorti hier, lors de la présentation du rapport sur l’état de l’eau dans le monde en 2017.

L’accès à l’eau potable reste un défi pour les populations au revenu modeste vivant en zone rurale. La persistance des disparités en termes d’accès reste une triste réalité dans plusieurs pays. C’est ce qui apparaît dans le rapport intitulé « Aléas hydrologiques, l’état de l’eau dans le monde 2017 » présenté hier par l’Ong WaterAid. Selon le technicien de cette organisation, Cheikh Tidiane Diallo, certaines personnes sont privées de leur droit en raison de leur statut social, leur ethnie, leur appartenance politique, leur handicap ou encore leur lieu de résidence.

La nouvelle contrainte, c’est le changement climatique qui affecte la disponibilité  de la ressource  avec ces extrêmes comme les inondations et les longues sécheresses. Les premiers événements peuvent polluer la source alors que les seconds augmentent la pression sur la ressource ou accélérer l’évaporation.

L’autre défi à relever, c’est d’inscrire l’accès à l’eau dans l’agenda des priorités des gouvernements. Il est apparu  que l’absence d’une politique de maintenance des ouvrages menace la sécurisation des besoins. « Il est nécessaire de prévoir un budget pour la maintenance et l’entretien pour assurer la sécurisation des services », a recommandé Cheikh Tidiane Diallo.

En réponse à ces incertitudes, cette organisation présente dans plusieurs pays du monde a formulé des recommandations. Il s’agit entre autres de l’augmentation des financements publics et privés alloués à l’Eau, à l’assainissement et à l’hygiène ( Eha), la mise en place d’une approche intégrée en prenant en compte les questions liées à la santé, le suivi des respects des engagements.

Du reste, ces défis n’occultent pas les performances réalisées à travers le monde où le nombre de personne qui n’a pas accès à l’eau potable a chuté au cours de ces 12 dernières années. « Grâce aux efforts communs des populations, des organisations de la société civile, du secteur privé, des agences de développement, et des gouvernements partout à travers la planète, ce chiffre a diminué de presque d’un tiers. Nous avons maintenant atteint le point où 9 personnes sur 10 ont accès à l’eau potable », a souligné la directrice générale de WaterAid, Barbara Frost dans un document remis à la presse.  La directrice régionale de WaterAid, Marème Dème a invité les médias à faire des productions qui amèneront les décideurs à faire de l’accès à l’eau une priorité.

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April 29, 2016

Plaidoyer sur l’hygiène et l’assainissement : Les journalistes de l’Afrique de l’ouest renforcent leurs capacités à Dakar

Alain TOSSOUNON (Dakar)

Photo de famille des participants

          Photo de famille des participants

Depuis le 25 avril 2016 se tient à  Dakar au Sénégal, un atelier de renforcement de capacités des hommes et femmes des médias membres du Réseau des journalistes de l’Afrique de l’ouest pour l’eau, l’hygiène et l’assainissement (WASH-JN). Organisée par WaterAid, une organisation mondiale qui s’est illustrée ces dernières années dans la transformation des vies des communautés les plus pauvres en améliorant l’accès à l’eau potable et a l’assainissement, cet atelier a permis  aux journalistes de mieux s’outiller dans le combat pour une meilleure priorisation du secteur de l’eau et de l’assainissement dans l’agenda de développement des pays de la sous-région.

Aujourd’hui, près de la moitié de la population mondiale qui n’a pas accès à des sources améliorées d’eau potable vit en Afrique subsaharienne et 700 millions de personnes de la région n’ont pas accès à des services d’assainissement. L’Afrique subsaharienne a les taux de couverture les plus bas. Une situation qui occasionne la mort de quelque 180.000 enfants de moins de 5 ans chaque année, soit à peu près 500 par jour à cause de maladies diarrhéiques imputables au manque de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène (WASH).

Face à cette situation préoccupante, le plaidoyer pour une meilleure priorisation de l’assainissement et de ressources apparait comme une arme efficace pour apporter les changements. C’est l’objectif de cet atelier qui vise à maintenir la dynamique et aider à collecter les preuves nécessaires pour de meilleures actions d’influence sur le financement de l’assainissement dans la sous-région.  Mais, aussi cet atelier est destiné à doter les participants de connaissances sur les Approches basées sur les droits humains et les approches d’engagement citoyen qui leur seront utiles pour l’influence et la gouvernance du secteur (WASH) et notamment l’assainissement.

En ouvrant l’atelier le premier jour, Le Directeur régional des programmes en Afrique de l’Ouest  pour WaterAid, Joe Lambongang, a salué la mobilisation des journalistes pour cet atelier et surtout  rappelé les enjeux des nouveaux Objectifs du développement durables (ODD) pour les pays de la sous-région.  Pour lui, si le travail à accomplir est « immense », les ODD exigent des journalistes et des agents de développement plus d’engagement. En se référant à la stratégie mondiale dont la vision est que chacun doit avoir l’accès à l’eau et à l’assainissement partout où il est d’ici 2030, il a invité les acteurs des médias à contribuer à la réalisation de cette vision.  Pour terminer, il a lancé un appel aux journalistes qui doivent   rechercher des informations crédibles pour pouvoir influencer les politiques et surtout travailler avec passion. « Partout où vous êtes, …vous pouvez changer le monde », a-t-il s’est-il adressé aux journalistes.

Au cours de l’atelier, les participants ont suivi plusieurs présentations sur les progrès et avancées du secteur eau, hygiène et assainissement en Afrique de l’ouest, les grands défis du secteur, l’approche basée sur les droits humains, la communication et la recherche de données…Surtout, les participants ont partagé par pays leurs expériences et études de cas, et fait des exercices pratiques sur la collecte d’informations et de preuves nécessaires pour une efficacité en matière de plaidoyer et d’influence en faveur de l’assainissement.

Egalement, une visite de terrain a été organisée sur deux sites afin d’amener les participants à mieux appréhender la problématique de la pollution de la baie de Hann par les eaux usées et chimiques et celle du manque d’eau et d’assainissement dans Guédiawaye, une région de la ville de Dakar.

Au total, avec les réflexions sur les approches et outils de plaidoyer d’assainissement, sur la documentation, le rapportage, les participants repartent bien affûtés pour un plaidoyer efficace pour un accès de toutes les populations de l’Afrique de l’ouest à l’assainissement.

March 8, 2016

WATERAID SONNE L’ALERTE : 1,2 milliards de femmes et de filles restent toujours sans un accès adéquat aux services d’assainissement

Dakar (Sénégal) Mamadou Lamine CAMARA:  L’Ong WaterAid  a mis à profit la journée mondiale de la femme  célébré un   peu   partout à travers le monde,  pour mettre le  doigt sur les maux dont  souffre cette couche surtout les filles dans les écoles, en matière d’accès à l’assainissement.

 

Mariame DEME, Directrice Régionale de WaterAid (Sénégal)

Mariame DEME, Directrice Régionale de WaterAid (Sénégal)

   D’après cette structure, 1 fille sur 3 dans le monde n’a pas accès à un assainissement adéquat dans son école. Dans sa déclaration lors de la journée internationale des femmes célébrée le 8 mars, WaterAid a soutenu que cette situation augmente la probabilité d’abandon scolaire de ces filles à leur puberté et renforce le cycle de pauvreté. «A nos jours, environ 1,2 milliards de femmes et de filles restent toujours sans un accès adéquat aux services d’assainissement contre 330 millions d’autres dépourvues d’eau potable pour la boisson » a livré WaterAid. Selon cette Ong, la grande majorité de ces filles et femmes vivent dans les pays en développement.

Pour se faire WaterAid demande aux gouvernements de prioriser la mise en place d’infrastructures sécurisées et intimes mais aussi des lave-mains munis dans les écoles, les ménages et les établissements sanitaires dans la perspective de maintenir les filles à l’école. Car a-t-on fait part :« L’eau insalubre et les mauvaises conditions d’assainissement sont responsables des maladies diarrhéiques qui coutent annuellement la vie à plus de 150.000 filles de moins de 5 ans ».  D’après Les recherches et expériences de WaterAid Plus de 650 millions de personnes (soit environ 1/10eme) vivent sans eau potable. La même étude renseigne que plus de 2,3 milliards de personnes (soit environ 1/3) vivent sans un assainissement amélioré.

 1 enfant meurt  chaque 2 minute

WaterAid a également mis l’accent  sur la situation des enfants  dans le  monde.  D’après leurs études sur le terrain, environ 315.000 enfants meurent, chaque année du fait de maladies diarrhéiques causées par l’eau insalubre et les mauvaises conditions d’assainissement. Cela représente environ 900 décès d’enfants par jour ou encore 1 enfant chaque 2 minutes. Analysant ces statistiques, la directrice régionale de WaterAid Afrique de l’Ouest,  Mariame Dem a estimé que tant que cette situation perdurera, la santé, le bien-être et l’éducation de ces filles et femmes seront impossibles. Pour elle, « l’assainissement est une composante essentielle qui est malheureusement négligée dans la promotion de l’équité genre»

 

January 28, 2016

REUNION DE PLANIFICATION POUR LES TROIS PROCHAINES ANNEES:WaterAid tient une journée d’engagement avec les parties prenantes du secteur eau, assainissement, hygiène

Jacques Ngor SARR (Dakar) WaterAid Afrique de l’Ouest réunit depuis hier à Dakar ses leaders Pays, l’équipe régionale senior et des collaborateurs issus de ses différents départements à Londres pour une réunion de planification pour les trois prochaines années à partir de 2016. 

Rencontre Dakar

Ainsi durant cette journée les différents acteurs se sont informés des enjeux et perspectives pour l’accès durable et équitable à des services assainissement, eau et hygiène au Sénégal et dans la sous-Région. Ils ont aussi discuté des priorités des différentes parties prenantes du Secteur avant d’identifier les collaborations possibles et les actions pour les réaliser.

De toute façon la stratégie de WaterAid est claire : «Nous voulons des changements mondiales et c’est possible s’il y a des leaderships appropriés », a déclaré le Chargé Régional du Plaidoyer de WaterAider Apollos Nwafor. Ce dernier pense aussi  qu’il faut que les populations demandent des comptes à leurs responsables et, en même temps adapter de bons comportements d’hygiène. Et ce n’est pas tout, car M. Nwafor ajoute aussi que les gouvernements doivent assurer leur responsabilités face aux citoyens pour permettre à tout le monde d’avoir accès à l’eau potable ».

 

October 22, 2015

Journée mondiale de Lavage des mains : Le village de Sinder a accueilli la célébration

Ousmane DAMBADJI (Niamey)

Le Jeudi  15 octobre 2015, Gari, un  village insulaire  de la commune rurale de Sinder dans la région de Tillaberi  au Niger, a servi de cadre pour les activités   commémoratives  de la Journée Internationale de lavage des mains édition 2015 dont  le thème retenu est : lever les mains pour l`hygiène.

Le lavage des mains un geste qui sauve des vies

Le lavage des mains un geste qui sauve des vies

Organisée par la commune rurale de Sinder avec l`appui de l`ONG Internationale WATERAID, cette activité vise à informer et sensibiliser les populations de ladite commune sur les véritables dangers liés aux manques d`hygiène.  C’était en présence des  autorités communales, des membres du réseau des journalistes pour l`eau, l`hygiène et l`assainissement, des  ONG partenaires de WATERAID et de  plusieurs invités. Malgré sa situation de zone difficile, les populations de ce  village s’engagent  dans tous les processus de l’hygiène et assainissement avec l`appui de l`ONG Internationale WATERAID afin de lutter efficacement contre la pauvreté.

Pour rappel, c`était le  15 octobre 2008 que la première Journée mondiale du lavage des mains a été célébrée dans  de  nombreux pays. Son objectif principal est de sensibiliser un maximum de personnes sur les conséquences d’une mauvaise hygiène des mains.

Des institutions internationales  comme  WATERAID,  très impliquée dans l’organisation de cet évènement, indiquent  que la cible principale de cette journée est constituée par les enfants, et ce notamment dans les écoles. Par un lavage de mains régulier au savon, le taux de morbidité infantile lié aux maladies diarrhéiques peut être réduit de moitié.

Rappelons que 5.000 enfants de moins de cinq ans  décèdent chaque année des suites d’une maladie diarrhéique due à l’utilisation d’eaux contaminées… alors que le “remède” est connu et simple à mettre en œuvre: se laver les mains après avoir été aux toilettes ou avant de manger. Le lavage des mains au savon est le moyen le plus efficace et le moins coûteux de prévenir les maladies diarrhéiques et les pneumonies.

Dans le monde,  2,6 milliards d’êtres humains, dont 630 millions en Afrique ne disposent pas d’un assainissement  adéquat de base.

Au Niger, selon le rapport de l’INS en 2012 64,3% de la population urbaine dispose de latrines contre seulement  7,21% de la population rurale. Ces données comparées aux taux de la troisième enquête démographique et de santé à indicateurs multiples (EDSN-MICS III 2006), montrent une nette amélioration du taux de couverture en milieu urbain (64.3 en 2013 et 38,4 en 2006), contre une évolution insignifiante du taux de couverture en milieu rural (7,2 en 2013 et 6,7 en 2006).

Pour la population nigérienne essentiellement rurale et périurbaine le lavage des mains au savon n’est pas encore une pratique généralisée. Elle est même peu courante.

Cette situation constitue chaque année la cause d’épidémies et de milliers de décès qui auraient pu être évités, en particulier chez les enfants. Les maladies dues à un assainissement insuffisant et aux mauvaises pratiques d’hygiène sont elles-mêmes causes d’absentéisme à l’école et sur les lieux de travail, et donc d’un faible niveau des performances scolaires et de pertes économiques importantes à l’échelle d’un pays. L’accès à un assainissement de qualité est une condition nécessaire pour garantir la dignité des populations, contribuer au développement des pays et lutter contre la pauvreté.

En réponse aux recommandations du Conseil consultatif sur l’eau et l’assainissement auprès du Secrétaire Général de l’ONU et à l’initiative notamment de la France, de la République Fédérale de l’Allemagne et du Japon, l’Assemblée générale des Nations Unies a décidé de déclarer l’année 2008 « Année internationale de l’assainissement ».  Année au cours de laquelle,  pour la première fois, a été célébrée la journée mondiale du lavage des mains au savon.

Pourquoi  la commune de   Sinder ?

La commune de Sinder fait partie des zones d`intervention de l`ONG Internationale WATERAID et cela depuis  2009. Un partenariat très positif qui a permis d`enregistrer  des résultats probants en matière d`accès à l`eau potable et a l`assainissement à travers la mise en œuvre de plusieurs projets  et programmes  de développement. En effet pour mieux accompagner  les efforts du gouvernement  du Niger dans  la réussite du programme d`alimentation en eau potable et a l`assainissement mais aussi la vulgarisation de la stratégie opérationnelle de l`hygiène et de l`assainissement de base (SOPHAB), WATERAID injectera environs 100 millions de franc CFA dans ladite commune pour la période 2015-2016. Un appui qui va sans nul doute booster les indicateurs d`accès a l`eau et a l`assainissement à Sinder.

C`est pourquoi  dans son allocution de bienvenue, le chef du village du GARI  a salué les efforts de l’ONG internationale WaterAid, partenaire privilégié qui répond promptement aux sollicitations des populations depuis 2009.

Quant  au  Maire de la commune rurale  de Sinder,  Monsieur Hassan SITA, après avoir présenté sa commune, il a indiqué que le village de Gari ne dispose pas  beaucoup d`infrastructures de base et les populations sont  pour la plupart   exposées aux différentes maladies. Le maire Sita de souligner que  ces  actions de sensibilisation doivent être menées  au niveau de tous les villages de sa commune pour amener les populations à comprendre l`hygiène et l`assainissement comme seul moyen de  lutter contre la pauvreté.

Le directeur du programme de WaterAid , Monsieur  Moumouni KIMBA ALFARI, après avoir rappelé aux populations les avantages liés a une bonne hygiène des mains, a aussi  saisi cette occasion pour réitérer l’ engagement de son l’ONG a appuyer les populations de la commune de Sinder a traves la réalisation des forages, la réhabilitation des pompes, la construction des mini-adduction d`eau potable et de plusieurs latrines familiales.

En procédant au lancement officiel de cette activité, le Secrétaire Général    de la préfecture de Tillabéry, Monsieur Ahmed Yacouba, a salué l`engagement de l`ONG Internationale  WaterAid et la place qu`elle  occupe dans le processus du développement de notre pays. Ahmed Yacouba a aussi précisé que les actions de WaterAid cadrent parfaitement avec les orientations du programme du Président de la République, chef de l`Etat, avant  de demander aux responsables de l`ONG de transmettre toute la gratitude et la reconnaissance des populations de la région de Tillabery et en particulier celles de la commune rurale de Sinder aux plus hauts responsables de l`ONG WaterAid du bureau Afrique de l`Ouest a Dakar et ceux du bureau international basé  à Londres en Angleterre.

Aux termes de cette activité, une démonstration de lavage de main au savon  par les autorités communales et les  représentants de WaterAid a été faite aux populations.

Un don des matériels aratoires a  été  remis   aux responsables du centre de santé et l`établissement scolaire du village ainsi qu`au comité villageois de salubrité.

November 10, 2014

Mission de haut niveau de WaterAid au Niger : Echanger  sur une meilleure stratégie de plaidoyer pour le secteur de l’eau et l’assainissement

Dans la perspective de la mise en œuvre d’une meilleure stratégie devant faciliter l’accès à l’eau et l’assainissement aux populations, WaterAid a envoyé  deux experts du bureau de Londres et de Dakar en plaidoyer et  politiques  publiques de développement, dans le cadre de la   mise  en œuvre de sa stratégie  au Niger. L’objectif de cette mission est de collecter des informations auprès des personnes ressources telles que les journalistes, la société civile et les politiques. Le vendredi, 7 novembre 2014, ils ont rencontré une délégation du Réseau des journalistes pour l’eau l’hygiène et l’assainissement (REJEA) afin d’échanger sur la  dynamique de l’accès à l’eau et l’assainissement.

Les membres de la délégation avec les journalistes du REJEA

Les membres de la délégation avec les journalistes du REJEA

La séance de travail qui a regroupé les deux parties a permis de relever les défis et de dégager les stratégies et les outils pouvant permettre aux populations un accès adéquate et durable à une eau de qualité. Les discussions ont porté aussi sur le rôle spécifique duréseau des journalistes  et l’apport de WaterAid dans les démarches pour une meilleure coordination des actions.

Selon, le représentant pays de WaterAid Niger, cette mission est importante et primordiale après l’évaluation à mi-parcours réalisé par le bureau de Niamey. Elle apporte un complément d’information pour définir la politique idoine à travers les différentes stratégies à mettre œuvre.Ce qui permettra de définir les meilleures approches pour une politique de développement soutenue.

Le président du REJEA, M. Ousmane DAMBADJi a salué cette initiative innovante qui s’inscrit dans une démarche crédible. Il a par ailleurs assuré les experts de la disponibilité du réseau à contribuer à la réussite de leur mission

Au terme des entretiens, les deux experts sont confiants et ont promis que la communication aura une place de choix dans la définition de la politique de WaterAid dans les prochaines années.

La suite des travaux sera faite avec la société civile et les parlementaires à fin de requérir plus d’information.

 Source: REJEA/Niger

May 12, 2014

Une mission de haut niveau de WATER AID au Niger : Evaluer les efforts pour une meilleure intervention

 REJEA/Niger

Du 5 au 9 mai 2014, le Directeur des programmes internationaux M. GiRSIH Menon et la directrice régionale Afrique de l’ouest Mme Mariame DEM étaient au Niger pour une visite de travail. Pour les deux responsables, c’est une occasion de voir de près les réalisations du Bureau WaterAid Niger, rencontré les autorités, les communautés, les partenaires et la coalition wash.

La Direction régionale de WaterAid (A gauche) avec les collègues du Niger

La Direction régionale de WaterAid (A gauche) avec les collègues du Niger

En effet, en 2009, lorsque WaterAid s’installait en tant que projet pilote au Niger, l’enjeu de son installation se précisait déjà par la situation du pays. Le niveau de pauvreté était bas avec un indice de développement humain (186), le taux d’accès aux infrastructures d’assainissement et d’hygiène était également très bas et la situation environnementale exige un appui constant pour la sécurité alimentaire.

En 2010, le bureau s’est finalement installé et a fait un bon résultat en matière de réalisation. Cette visite de 5 jours des deux responsables de WaterAid a été une occasion pour les responsables du bureau du Niger de faire un point sur la situation du Niger, les forces, les faiblesses, les goulots d’étranglement et les solutions envisageables.

M. GiRSIH Menon et Mme Mariame DEM ont saisi l’occasion pour rencontrer le Ministre de l’hydraulique et de l’Assainissement et les autorités régionales des zones d’interventions de WaterAid dès les premières heures de leur arrivée au Niger. Au cours des différentes rencontres, ils ont été frappé par la disponibilité et l’engament des autorités et des communautés à faire mieux.
Ils ont salué l’équipe de Hamani Oumarou, directeur Water Aid Niger dont le dynamisme n’est plus à prouver. D’ailleurs, la réputation de Water Aid fait d’elle l’élite des ONG au Niger
Dans un entretien avec la presse, M. GiRSIH Menon et Mme Mariame DEM ont salué les efforts de tous les partenaires et réitérés le soutien de WaterAid dans les actions de l’eau et l’Assainissement pour la réduction de la pauvreté au Niger

April 15, 2013

Meeting Rural Water Supply and Sanitation MDG in Africa

                 By Babatope Babalobi,  who was in Tunis    babalobi@yahoo.com

Special Report

Mr Sering Jallow, Director Water and Sanitation Department, African Development Bank (AfDB), (left); Hon Christian Herbert, Deputy Minister for Rural Development and Community Services, Liberia and Mr Bai Mass Tall, Executive Secretary of African Ministers’ Council on Water (AMCOW)

In the year 2012, the United Nations Children’s Fund and World Health Organization announced cheering news that the world has achieved the Millennium Development Goal (MDG) target of halving the proportion of people without sustainable access to safe drinking water, three years  in advance of the 2015 MDG deadline.

Titled: Progress on Drinking Water and Sanitation 2012, the report says 89% of the world’s population, or 6.1 billion people, used improved drinking water sources, at the end of 2010. This was one per cent more than the 88% MDG target.

The report was received with excitement globally, but people living in most parts of Africa, received it with mixed reactions as the report did not reflect the reality on the ground. The report itself admitted the fact that global coverage figures mask massive disparities between regions and countries, and within countries.

The truth is that Africa still has the lowest total water supply coverage of any region in the world. Currently about 300 million people in Africa do not have access to safe water and about 313 million have no access to sanitation. Only 61% of the people in sub-Saharan Africa have access to improved water supply sources compared with 90% or more in Latin America and the Caribbean, Northern Africa, and large parts of Asia. Over 40% of all people globally who lack access to drinking water live in sub-Saharan Africa.

According to figures provided by Sering Jallow, Director Water and Sanitation Department& African Water Facility, AfDB, as of 2010, 47.6% of Africans had access to water supply, and 27.9% had access to improved sanitation, but these figures are far below the MDG targets of 70% for water supply, and 62% for sanitation. Only about 16 countries in Africa are on target to meet the MDGs for water while less than 10 are likely to meet the sanitation targets necessitating the need to develop new initiatives to accelerate access.

At the current pace, an African Development Bank (AfDB) study calculated that most sub Saharan African countries will meet access-to-water target of the Millennium Development Goals (MDGs) only in 2040, and the access-to sanitation target in 2076.

Apart from massive disparities among continents and countries, there are also massive disparities within countries, with most rural areas having the lowest access figures compared to urban areas; yet, most African, about 62% live in rural areas. Access to services is estimated to be 47% for water supply and 44% for sanitation. In view of the low access to WSS services in rural areas, rural populations are burdened to a greater extent by preventable water and sanitation related diseases, suffer great deprivation of women and children from embarking on productive economic activities due to time and efforts used to fetch water. The deprivation also results in low enrolment rate in education. These problems contribute to accentuate poverty in the rural areas.

Challenges of Rural Water supply and Sanitation in Africa

The challenges facing Rural Water supply and Sanitation (RWSS) services in Africa include the following:

  1.  Inadequate investment for sustainable service delivery and access.
  2.   Poor policy and institutional framework to foster effective and efficient implementation and management of RWSS services.
  3.  Lack of human capacity to establish community-managed RWSS services as well as engineering and drilling/construction capacity to deliver WSS facilities.
  4.   Inefficient management of Operation and Management of water supply and sanitation services as many facilities have fallen into disrepair due to lack of spare parts and maintenance.
  5.  All these scenarios are worsened by water resources variability and scarcity (droughts, population pressure, and environmental degradation) in some countries.

 

Rural Water Supply and Sanitation Initiative (RWSSI) 

The Rural Water Supply and Sanitation Initiative (RWSSI) is one of the donor led efforts to accelerate access to water and sanitation in Africa and it aims at attaining 66% access to water supply and sanitation by the year 2010,  80% by 2015, and full access by 2025. The African Development Bank Group conceived the RWSSI in 2002 within the framework of the Bank Group’s strategic plan (2003 –2007) and in response to the Africa Water Vision and the UN Millennium Development Goals.

Launched in 2003 by AfDB, it was then adopted by African governments and international development partners as the common Framework for resource mobilization and investment at the First International Conference on Rural Water Supply and Sanitation in Africa, held in Paris in April 2005.

The Initiative has received backing from the international community including the G8 Summit at Evian, the World Panel on Financing Water Infrastructure and the African Ministerial Council on Water (AMCOW) as well as several bilateral donors.

Thus, RWSSI is a joint programme coordinated by the AFDB at the continental level, but financed by many donors, other partners and Regional Member Countries (RMCs)

The overall objective of the RWSSI is to provide access to sustainable water supply and sanitation services to 271 and 295 million people in rural Africa, respectively, to reach the target of 80 percent coverage by 2015.

By its estimates, a total of approximately 270 million rural people will need to be provided with access to improved water supply and about 300 million to sanitation in order to meet the 2015 RWSSI target of 80% access to water supply and sanitation.

This objective of achieving 80% access in 2015 and universal access by 2025 may become a pipe dream as there is a large gap between current financial flows and financial requirements to meet the goals for 2015 and 2025. Annual flows would need to be significantly increased by up to US$1.2 billion to meet the targets. An estimated USD 14.2 bn required to provide water to 271M people and sanitation facilities for 295M people; while the total financial resources required to achieve the 2015 RWSSI targets were estimated at USD14.8 billion.

Other challenges identified in the course of implementing the RWSSI programme include the following:

  1. Entrenching decentralisation: Though many African countries have embarked on the process of devolving responsibilities for water and sanitation services to local authorities, in most cases, decentralization has only been on paper with little practical manifestation. More importantly, there is a need to increase financial flows and transfer authority to local level structures.
  2. Improving supply chains: Existing supply chains managed by governments are weak and most RWSS programs have not incorporated the establishment of privately-driven supply chains. Communities are exposed to very weak supply chains and post-construction support.
  3. Low sanitation coverage: According to the JMP 2010 report, only 6 countries in Africa are likely to meet the sanitation MDG target. Without further political and financial commitment from Governments and development partners, the sanitation situation might actually retrogress on the continent. In most countries the management of sanitation is fragmented and there is no designated budget and institutional home for sanitation provision.
  4. Conflicting financing mechanisms for sanitation: The majority of the RWSS programs finance only community mobilization and training in hygiene education and construction of public sanitation facilities. There is a need for policy guidance on the financing of household sanitation facilities.
  5. Improving Monitoring and Evaluation (M&E) frameworks: Despite financial support through a number of RWSS programs for the establishment of M&E systems, most countries are unable to provide reliable data for sector planning and information management.
  6. Weak knowledge dissemination: Best practices and experience from use of innovative technologies are not efficiently shared across the region due to lack of knowledge and information dissemination mechanisms, and thus the benefits of innovative approaches and experiences are often lost.

A study by the African Development Bank (AfDB) concludes on country experiences indicates that increased efficiency in the water and sanitation sector would only be achieved if the following elements are put in place:

  1. Improved sector coordination, with assignment of clear responsibility to one ministry accountable for progress in the achievement of water and sanitation targets;
  2.  Increased integration between policy making, planning, budgeting and monitoring and evaluation;
  3. Increased focus on capacity building, especially at the local level, and for all stages of water and sanitation projects – from planning to procurement, to execution, monitoring and maintenance;
  4. Promotion of linkages among stakeholders, including government bodies and donors, and civil society organizations.
  5.   Adoption of well-designed water utility reforms are substantially improving access to services and making progress in financial capacity to sustain and expand the services.

The RWSSI hopes to accelerate access to sustainable RWSS in Africa through:

  1. Awareness raising;
  2.  Beneficiary participation;
  3. Adoption of fast track mechanisms;
  4. Using demand driven programmatic approaches;
  5.  Raising the profile of sanitation;
  6.  Emphasis on capacity building; and
  7. Mobilization of more funds from governments, communities, NGOs and donors.

The RWSSI prides itself as the only continental  initiative focusing on RWSS services at such large scale; and as of Dec. 2012, the initiative had implemented  37 programmes in 26 countries, providing water supply and sanitation access to 45 million and 30 million people (2011 values), respectively.

Launch of RWSSI Coordinating Committee in Tunis

From the foregoing discussions two key factors are strategic for up scaling and sustaining the delivery of water and sanitation services in rural Africa- they are adequate financing and effective coordination.

  1. Financing: With an estimated additional USD 8.1 billion required, there is need to attract much improved levels of financing into the sector; and
  2.  Coordination at continental level: Is a need to develop more inclusive governance with greater involvement and effective participation of key stakeholders to jointly support and achieve the financing, implementation and reporting requirements of the initiative to deliver better results on the ground.

Group photographs of about African  150 Water and Sanitation experts that attended the meeting

The process of improving financing and coordination of RWWS activities at the continental level received a major boost, recently when major stakeholders gathered in Tunis, capital of Tunisia, March 26 and 27, 2013 to brainstorm the operational modalities of a Coordinating committee as a platform that will facilitate improved coordination and sector learning among partners and stakeholders towards the achievement of the RWSSI’s goals and targets.

The specific objectives of the meeting are:

  1. Appraise stakeholders on RWSSI progress, achievements, challenges and plans leading to 2015. This will also include a discussion on some of the key issues affecting sector progress (sector monitoring and performance reporting; sub-sector financing; sustainability; sector coordination) and how Africa should address them;
  2.  Share country and field experiences in co-ordination to inform the way forward for RWSSI;  
  3.  Obtain partner and stakeholder inputs towards identifying opportunities and addressing co-ordination challenges to achieve Africa’s rural water supply and sanitation targets
  4.  Define the process of establishing of a Coordinating Committee for RWSSI, review the draft terms of reference and membership of the RCC, and propose undertakings for the first year (including modalities for their achievement); and,
  5. Launch the Coordinating committee.

 

The meeting in Tunis was attended by officials from the AfDB, African Ministers Council on Water (AMCOW), the World Bank, UNICEF, WaterAid as well as water and sanitation Journalists networks. It lasted for three days, divided into five sessions, during which participants discussed issues related to the establishment of the Coordinating committee for the RWSSI.

The opening session on ‘Progress and plans of the RWSSI’ was addressed by Mr. Gilbert Mbeshrubusa, AfDB Vice President, Operations III – Infrastructure; Mr. Francois Kruger, Executive Director, AfDB; Mr. Bai Mass Taal, AMCOW’S Executive Secretary; Hon. Christian G. Herbert, Deputy Minister for Rural Development and community Services, Liberia; and Mr. Sering Jallow, AfDB Director Water and Sanitation Department.

During the second session, Mr. Bai Mass Taal mounted the podium again to introduce the essence of the proposed RWSSI Coordinating committee.

The third session focused on how national coordination of RWSS could be strengthened at country levels. One of the speakers- Bethlehem Mengistu, Regional Advocacy Manager of WaterAid in East Africa, who shared experiences on ‘Sector Coordination and  Performance Monitoring’ in Malawi. According to Mengistu, the effects of poor coordination of RWSS at country levels include the following:

1.      Duplication of efforts and investments

2.      Un sustainability of WASH services

3.      Poor WASH sector accountability

4.      Lack of ownership of initiatives/investment

5.      Corruption in WASH Sector

6.      Marginalization (no participation, equity and inclusion in WASH service provision

7.      And consequently right to water and sanitation not realized!

 

Megistu explained how WaterAid in East Africa is promoting better sectoral coordination of RWSS at country levels using its interventions in Malawi as a case study:

“In Malawi, WaterAid is supporting decentralized structures, and so far a total of 10 local government areas have been supported to develop District Strategic Investment Plans (DSIPs) which provides direction to planning, implementation, and monitoring of water and sanitation programmes, while about 12 districts are currently being supported by UNICEF to do the same”.

She, however, admitted that this best practice is not without its challenges: “due to lack of devolution, DSIPs struggle to mobilize resources to implement plans, although the Local Development Fund was introduced as a mechanism for supporting projects, tiny amounts are available for water and sanitation on a competitive basis”, said Megistu.

Other initiatives supported by WaterAid to promote better sectoral coordination in Malawi include

1.      Establishment and strengthening of civil society Networks capable of influencing the design, implementation and evaluation of effective WASH policies at all levels

2.      Strengthening sector performance monitoring including data reconciliation/harmonization with international standards and Water Point Mapping

3.      Supporting budget advocacy and tracking

4.      Engagement with Parliamentarians to champion increased sector financing in WASH.

In the fourth session, participants were distributed to workgroups that extensively discussed the functions, structure, and 2013 work plan of the proposed Coordinating committee.

 

The first work group assessed how to effectively monitor, evaluate, and report RWSS programmes in Africa and the questions posed to them are: How could the Coordinating Committee support to improve Monitoring and Evaluation (M and E) at country and regional level? What should be the shortterm deliverables and workplan for the newly formed Coordination Committee in the area of RWSS monitoring and Evaluation, and Reporting? What are the major needs and barriers for effective country M and E and Reporting?

Presenting their report to the Plenary session of the Tunis meeting, participants in this group recommended that the new Coordinating Committee should assist in harmonizing and standardizing RWSS indicators for use in the AMCOW’s M and E; assist countries to develop capacity for RWSSM and E and reporting;  provide platform for linkages to existing instruments, AfDB, African Water Facility (AWF), and promote peer to peer learning and exchanges as well as scaling up good experiences.

Water Supply and Sanitation Engineer, African Development Bank

The second work group deliberated on ‘Financing and resource mobilization for rural water supply and sanitation services’ in Africa; and its report recommended the following:

1.      Development of Investment plan and financing strategy by all countries

2.      Identification of projects to be financed

3.      Need to place emphasis on infrastructure investment instead of support to soft wares such as workshops

4.      Need to improve water and sanitation governance to inspire visibility and confidence

5.      Implementation of sector reform policies to improve efficiency

6.      Development of absorption /implementation capacity by beneficiaries

7.      Use of  call for proposals with transparent and clear time frames; an

8.      Ownership/personal involvement of political leadership.

 

Other recommendations of the group include:

1.      Development of strategic approaches for post-conflict/fragile states, “aid orphans” such as Central African Republic, Sudan and Guinea Conakry.

2.      Identification of users as a stable source of finance: participation, and the need to balance tariffs and subsidies.

3.      Consideration of the private sector involvement in RWSS based on the examples of Burkina Faso, Kenya, and Senegal.

4.      Learning strategies from urban water supply and sanitation UWSS and scaling up where appropriate.

5.      Cross-sector collaboration: e.g. agriculture, and rural development.

6.      Promotion of government contribution for stability.

7.      Greater involvement in Poverty Reduction Strategy Papers (PRSP) and mobilising communities.

8.      Campaigning more on the role of Water supply and sanitation  in health and food security

9.      Identification of champions to promote innovative financing.

Another work group considered the structure of the proposed coordinating committee of the RWSSI; and the questions it considered include:

  1. Based on your knowledge of existing Africa wide institutions and ongoing activities, what should the membership of the proposed Coordinating Committee be and why?
  2. How should it be structured? What are your views on the proposed structure?
  3. What should be its short‐term work plan?
  4. What are the resources implications for the Coordinating Committee?

In its report, the group recommended a name change from Regional Coordinating Committee of the RWSSSI to Coordinating Committee of the RWSS, arguing that the word ‘regional’  is confusing. Participants also decided that the RWSSI Coordination Committee will comprise of eighteen (18) members drawn from AMCOW, Donor community, AfDB, Civil society, and Water and Sanitation Journalists network.

Specifically, the group recommended that the Coordinating committee should be co chaired by the AfDB and‐ AMCOW Secretariat; and its memberships should include regional representatives AMCOW’s Technical Advisory Committee (TAC) Countries: (Chad, Kenya, Libya, Angola and Nigeria); representatives from Ministries of Finance/Planning  in AMCOW’s TAC countries: (Chad, Kenya, Libya, Angola and Nigeria); a donor representative; a representative from RWSSI‐Trust Fund; one representative from United Nations (UN-Water); Non governmental organizations to be represented by the African Network for Water and Sanitation; the media to be represented by Water and Sanitation Journalists Network; and the civil society to be represented by a well known group.

Samuel Ome, Director, Water quality control and Sanitation/Chairman National Task Group on Sanitation, Federal Ministry of Water Resources, Nigeria discussing with Mr Sering Jallow, Director Water and Sanitation, AFDB

The group also recommended that the structure of the Coordinating committee should be finalized within three months and the inaugural meeting of the body should be convened within the next six months.

One major achievement of the Tunis meeting was the approval of the understated terms of reference for the proposed Coordinating Committee of the RWSSI. It was agreed that the Coordinating committee will embark on:

1.      Regional and international awareness of RWSSI for broader ownership and greater impact.

2.      Advocacy and promotion of resource mobilization for national RWSS programs;

3.      Inter-governmental coordination facilitating sharing;

4.      Regional sector monitoring and reporting;

5.      Promote Transparency and accountability; and,

6.      Promote Knowledge sharing and peer support in: National RWSSI strategies and policy development, Donor harmonization and coordination, Capacity Building, and Monitoring and evaluation for advocacy.

The meeting was rounded up, with the launch of the Coordinating committee of the RWSSI by Christian G. Herbert, Deputy Minister for Rural Development and community Services, Liberia who represented the Liberian President-  Ellen Johnson-Sirleaf.

For more information on the RWSSI, contact: Nalubega Maimuna- m.nalubega@afdb.org

November 15, 2012

Impacts of flooding on WASH in Nigeria

 
                                                                                                                  Clara Wilson, Yenagoa
 
Several states in Nigeria were flooded recently leading to the displacement of  communities and set up of refugee camps to accommodate the internally displaced citizens.
Now the floods are receding in several states, but the residents face a new challenge. Their Water supply, sanitation, and Hygiene facilities have been damaged by the floods.
Bayelsa is one of the flooded states in Nigeria;  Clara Wilson writes from Meyal village and Yenagoa the  Bayelsa state capital where the floods have ravaged the boreholes, wells, and toilets of  both communities.

Flooded schools in Bayelsa state

The recent floods that ravaged some States in Nigeria have since receded but the pains and sorrow they left in their trail may remain with the people for some time.

In Bayelsa State, Schools are still to resume as some of the schools are used as relief camps for displaced persons who must pick the pieces of their lives and belongings.  Mrs. Grace Ayam is a teacher in Community Secondary School, Meyal near Yenagoa, the State capital who confirmed that “the rumour we are hearing now is that schools may not resume until next year when the first term earlier scheduled for September will commence.
This is because school premises are used as relief camps and facilities of such schools may not be able to serve the purpose of learning and relief at the same time”, she said, adding that “though some private schools have since resumed but there are more children in government owned school”. Meyal is home to rural dwellers majority of who are peasant farmers and artisans, infrastructure is still inadequate and pipe borne water is also golden.
Although Ayam’s school could not serve as a relief camp, it is still shut all the same due to the fact that the bridge linking the school to the community collapsed during the flood.  “My school is not being used as a relief camp because it is cut off from the community as the bridge connecting it to the community was washed away by the rains that led to the flood”.  When asked whether the flood also affected drinking water in the village, she said “of course, water supply was altered and that is the most needed thing and it is already polluted”.
Meanwhile, for water to be safe for drinking in the village and surrounding towns in the State, drinking water must be treated.  Mr. Pog-Osia is a borehole engineer who has handled a lot of borehole projects in Bayelsa and neighbouring States. He is of the opinion that water in the entire State must be disinfected from oil and the rubbish washed into it during the flood.
“Getting clean water in Bayelsa State is a challenge even before the flood because it is not easy to have access to water here.  The foundation of the water is not like in other places, our water has too much iron deposit, this make us to treat borehole water to make it safe for drinking”, said Pog-Osia.

Flooded communities in Bayelsa state, Nigeria

However, the engineer agrees that human beings need iron in the body system but it must not be in excess. “This is why we need to filter the water after drawing it out from the bore hole so we don’t take in too much of iron which is abundant in our soil”, he added.

He also stated that “alternative means of getting water in the area are the rivers.  It is also cheaper and could be safer to take water from the river because with the borehole, you have to do a lot of processing to arrive at the best drinking water apart from the cost of sinking the best boreholes”.  He  noted high level corruption in the water sector.
“Sometimes government officials want to make money and they embark on water project.  They go for borehole which is more expensive despite the fact that the rivers are alternative sources of water which the people are used to processing and these rivers produce fresh water and they don’t get dry during dry season”, he said, advising  a means of taking the water in large volume for processing.
Meanwhile, a community leader and also a drilling engineer, Elder Kenneth Adukpo-Egi confirmed that the pipe borne water provided by the government in the area is not enough.
“In the entire State, I can say that government’s pipe-borne water is only about 20% and this has taught most of the communities to have their own boreholes. Though there are water pipes around but most of them have been dry for long”, he said, continuing that “the government has a good plan about water supply but it has not been well implemented.  For instance there are some satellite water projects planned to serve the interiors but they have not functioned in the past 10 years and the laid pipes are already abandoned, thus the plight of the people when it comes to government’s water is enormous.”
The little amount supplied by the government is clean but like I mentioned, it is not enough.  Elder Adukpo-Egi also confirmed the iron content of the water found in Bayelsa State. “The terrain contains a lot of iron which filters into the water making it contain high iron property but it is not so injurious to human health as we often observe the filtering process, when it is excess, the people know it and filter such away”, he explained.
Since the majority live below poverty line in the village and surviving on meager income, there is the need for the government to subsidize water supply in the entire State. While many people cannot afford drilling boreholes, they have since devised a way round the problem.
“It is necessary for the government to subsidize the cost of drilling bore hole in the area especially in poor communities where people struggle to make ends meet.  Though people are helping themselves these days, for clean water to come out of the borehole, it must be 900metres deep and this cost about a million Naira, how many people can afford that?” Pog-Osia queried, adding that “though people are thinking through the alternatives they have, they ask borehole engineers to drill only 100 metres deep and filter, whereby paying lesser”.
Meanwhile, the health implication of drinking unsafe water is better imagined than experienced. Mrs. R. Amangele is a government trained Nurse from Bayelsa State who is sending warning signals to people in the riverine communities and areas affected by the recent flood.
“I have treated a lot of people with water borne diseases and it is so pathetic”, she said.  According to her, water-borne diseases manifest in various ways. Cholera for instance could manifest in stooling and vomiting, the patient has to be hospitalized.  They are all products of intake of unsafe water and the treatment varies, depending on how long the infection has stayed in the body and what the patient is manifesting, some even urinate blood, it is still a product of intake of unclean water”, she said.  Amangele however warned that “people should stop wadding in the water whenever it rains or floods, they could contract water borne diseases through that and they should ensure intake of boiled water, they should disinfect their water before drinking”.

Residents now commute on canoes

A student in the area who simply identified herself as Mary however complained that just like what obtains in the community, clean water is not enough in her community school.
“We struggle to get clean water for our sanitation, the government should come to our aid because water is life”.  She was however excited that the flood did not wreck much havoc in her quarters. “The flood was a terrible experience but I thank God for life”, she said.
However, if Pog-Osia’s warning is anything to pay attention to, the State may be preventing an outbreak of epidemic in major parts. “Now that the flood is receding, the government should ensure the treatment of boreholes and wells because most wells and boreholes are already contaminated, some septic tanks have broken and contaminated the underground water, we need urgent attention, not just in distribution of relief materials, there must be corresponding infrastructure replacement and I think the first should not just be provision of water, but provision of uncontaminated water”, he said.
According to him, there is the need to get compressor and chlorine for the boreholes.  “The compressor is about N7,000 and the needed chlorine for each borehole is just about N500 and workmanship is about N12,000. Though most rural people here are poor and old people who cannot afford this especially when some of them are yet to recover from their losses incurred during the flood, the government should come to our aid, else it will spend more to tackle an impending epidemic”, he pleads.
November 6, 2012

Water scarcity may hit ekiti state, Nigeria

Adesina Wahab, Ado-Ekiti, Nigeria

Despite the promise by the Ekiti State Government  in South West Nigeria to lay 20 kilometres of water pipes in Ado-Ekiti this year to boost water supply in the state capital and having budgeted N1.2 billion for the water sector this year, most residents of the town and other major towns in the state are still faced with acute water supply and are afraid that the situation could worsen in the coming dry season.

The fear of the residents is coming against the fact that the state has seven major dams, most of which are in deplorable condition.

The promise by the government early in the year to lay 20 kilometres of water pipes in Ado-Ekiti, investigation has revealed, is still in the work less than two months to the end of the year.

Late January this year, the Special Adviser on Infrastructure and Public Utilities to the Governor, Mr. Kayode Jegede, told newsmen at a public forum that the state government would spend N18 million on consultancy and N12 on logistics in its bid to find a lasting solution to water shortage in the state.

Ekiti state Governor, Kayode fAYEMI

He had promised then that the new water pipes to be laid before the end of the year would help in getting water to more homes in the town.

However, nothing is happening as residents of most areas of Ado-Ekiti namely Adebayo, Iworoko Road, Basiri, Oke-Ila, Ajilosun among others have to rely on wells, boreholes and other sources to get their daily water supply.

Badly hit by the inadequate water supply are towns in Ekiti South and Central Senatorial Districts of which Ado-Ekiti is number one.

Ado-Ekiti, which is supposed to be served by, water from Ureje Dam, is still battling with inadequate water supply and the few public fetching points are as dry as ever.

At Ureje Water Works in Ado-Ekiti, officials of the Water Corporation are blaming the situation on paucity of funds, inadequate supply of electricity, lack of boosters to make water flow to designated areas, old water pipes that do burst frequently etc as factors hindering their performance.

Findings showed  that it is only Ero Dam, located in Ewu-Ekiti, Ekiti North Senatorial District, that is producing at nearly half its capacity, thereby able to supply water intermittently to few town in the zone.

However, the residents of the state were taken aback last week when the state government said it would start to install meters in public water fetching points before the end of the year to regulateusage of pipe-borne water in the state

The Special Adviser to the Governor, Kayode Jegede, said the metering system would commence in Igogo and Ikosu communities in Moba Local Government Area of the state as pilots for the programmes.

The two towns are served by Ero Dam.

The governor’s aide said Ekiti State would benefit from the European Union (E.U) financing of water projects in 2013 alongside Plateau and Adamawa states.

Commenting on the development, a community leader in Ado-Ekiti, Mr. Femi Omolusi, described the water situation in the state as shocking.

According to him, “it is unimaginable that the state which has seven dams is still experiencing water shortage and people are living in the fear of water-borne diseases. Remember that only a couple of months ago, the state government raised the alarm of cholera outbreak in some towns and when the dry season sets in, where will people have access to water.”

 

The story is published under the pro poor WASH stories project implemented by the Water and Sanitation Media Network Nigeria, with the support of West Africa WASH Media Network, WaterAid, and Water Supply and Sanitation Collaborative Council.

November 2, 2012

Laaniba: where residents defecate, bath, and drink in River Ajibode

 

                                                                              By ‘Fisayo Soyombo

The sight of roaming goats depicted a typical village setting.The muddy houses, the types found in the remotest of villages possible, lent an air of rurality to the locality, too, their openings for wooden windows intercepting the even splash of mud on the walls. Many of the houses were roofed with iron sheets that had caved in to pressure from several years of overuse, and their decolorized frames were fragmentizing and falling off the walls they were supposed to protect.

In the heat of the ruthless descent of the scorching sun, two ladies tiredly slowed their steps as they approached their huts,bending down to lower the water pots on their heads and wiping their haggard faces with a piece of lace cloth that had previously served as a handkerchief. Those two were just some of the unlucky lot who regularly trekked long distance to fetch water at a river outside the community, in the absence of a single public tap bearing pipe-borne water.

Ordinarily, the people of Laaniba, under Akinyele Local Government in Ibadan, Oyo State, ought to be too developed to be grappling with water, housing, and electricity challenges, considering the community’s proximity to the University of Ibadan, Nigeria’s premier university. In fact, the Ajibode River is its only real separation from the varsity, the rest being a long, straight stretch of road.

Pa Joshua Olatunji, head of the community whose age was said to be in excess of 100 years, spoke on the problems of the people. “Our road is very useless even though it is better than it was some years back. Whenever it rains, bicycle and motorcycle riders will have a hard time navigating it while cars many times get stuck for days,” he said, removing his cap in a move that amplified the smallness of his body frame.

Replacing his cap, he continued, “We do not have potable water. We drink from the river, and we know it is not hygienic. We know that we will live a healthier lifestyle if we had potable water.”

Although Pa Olatunji offered directions to a river where majority of the community fetch water, he had left out the more important details of other activities at the same river. It is, for example, inside the same river that many inhabitants of Laaniba have their baths — that much was confirmed with the sight of two half-dressed women bathing at the river right in broad daylight.

In the dead of the night or the early mornings, it is unlikely that the bathing population at the river would be restricted to just two people. And it is unlikely, too, that the same river is not the people’s favourite defecation spot. The result s a chain of diseases that Pa Olatunji’s traditional roots may not recognize, but which exist all the same, as implicitly confirmed by John Joseph, a secondary school student in his early twenties.

We need a hospital in Laaniba, and it is very important, especially because of the kind of water we drink” Joseph pleaded. “When our people fall sick, our closest option is the clinic at Ajibode. Sometimes, the doctors are unavailable; at other times, it is the drugs that are not available, which leaves us with the difficult challenge of rushing sick people to town. You will agree with me that not all sick people will have the grace to endure such long trips to town without giving up the ghost on the way. That is why I said the provision of a hospital is very important.”

He also made a case for a secondary school in the town, saying, “I attend Ajibode Grammar School because all we have here is a primary school. Youths here do not attend school; so many of them just learn trades. And there are no jobs for them even at the end of their apprenticeships, so almost all of them resort to motorcycle riding. Somehow, I do not think that this is all that youths should be dissipating their energy and vigour into. But do they have a choice?”

Joseph’s claims were corroborated by Alhaji Ahmed Laaniba, another member of the Laaniba clan, who lamented the lack of government presence in the area for at least two decades.

Laaniba is supposed to be a town and not a village,” he lamented. “So, how is it possible that a town has no single source of pipe-borne water? I was born here and I am already over 70 years; the last time Akinyele Local Government did anything for us was more than 20 years ago. If the government will give us just potable water and stable electricity, we will be a happy people.”

At an earlier visit to the only primary school in Laaniba, not much was happening in the waterlogged classrooms in the single building, which itself only slightly bettered a typical abandoned building. A second adjoining buildingcollapsed several years ago, and there has been no effort from the government to raise it. The few pupils at the school cut a pitiable picture, many of them playing around while some fidgeted with their notebooks.

In the absence of the principal who was “away on an official assignment,” a teacher, Mrs. H. A. Abraham, conveyed the frustrations of the students and teachers with the run-down state of the school.

“This is a perfect example of how not to run a school,” she quipped. “There are no books, no instructional materials and no facilities. The classrooms are few so you cannot even talk of a toilet or source of potable water. There is a poor attitude among inhabitants towards education. The pupils do not understand English and I have to teach other subjects in Yoruba Language. The consequence is the production of pupils who graduate to secondary schools yet lack what it takes to compete with the rest of the world.”

The solution to the educational woes of the people of Laaniba, she noted, is to first develop the social amenities base of the community, and then watch the ripple effect on other areas of life.

“Without bringing development to Laaniba, these little children will have nothing to show for all the years in this primary school,” she said chillingly. “Without water, without electricity, without urban housing, without hospital, everything happening in the school will simply end up some nasty joke.”

 

 

The story is published under the pro poor WASH stories project implemented by the Water and Sanitation Media Network Nigeria, with the support of West Africa WASH Media Network, WaterAid, and Water Supply and Sanitation Collaborative Council.

November 2, 2012

Jos: urine polluted water turns to ‘burkutu’ beer

In Tudun Wada area of Jos, Plateau state capital, residents urinate and defecate in a stream, and use the same stream water to prepare ‘burukutu’, a local beer.

 The problem of portable water scarcity in developing countries especially in sub-Sahara Africa has been a source of concern for government, private organization and even international bodies such as the United Nations (UN).

In Nigeria like in other African countries, the same can be said of the scarcity of this essential component of human existence.  With the attendant consequent s of disease and other socio-economic setbacks associated with the want of portable water for both domestic and industrial consumption hardly would one surmise that this problem in Nigeria is one that could be tackle head-on by respective governments alone.  In other words, for this fight to be won in Nigeria, it requires the collaboration of all stakeholders to evolve an effective means of providing portable water to the ever increasing population especially in urban slums or inner cities.

For instance, in Plateau State where  there seems to be emergence of new settlements within the capital, Jos, the need or demand for portable water especially in households is  continually  on the increase.

In spite of the recent efforts by the present administration in the state to rehabilitate the treatment plants and dams in the state, a lot is desired to meet the growing demand for portable water in the city.

In Hwolshe area of Jos north Local Government Area, the picture of the water scarcity there paints a grotesque scenario of a people living on a precipice of an outbreak water bone diseases due to lack of portable water, the only source of water in the community, a stream, is obviously polluted by the refuse dumped in the vicinity of the stream.

The area which is densely populated relies on the stream as its only source of water.  In the same vein, Tudun Wada Area also depends on that same stream for its source of water especially during the dry season.  However, most worrisome is the fact that along the stream, the people resident in the area have erected makeshift structures which they use in rearing pigs and other domestic animals.

Similarly, toilets have been built along the streams while the households that do not have such facilities have consummated the habit of defecating in the open space along the bank of the stream.

Sadly, despite these unhealthy human activities which take place there, residents in both Hwolshe and Tudun

Residents defecate in this stream and fetch the water to brew a local beer

Wada use the water from the stream for domestic consumption particularly in the brewing of the local beer popularly called ‘BURKUTU.’

Investigations revealed that the people have resorted to the use of the water either due to ignorance or the perennial acute water scarcity in the area.  This has posed a serious health threat to the people.

Be that as it may, urban slums in Jos have similar sad tales to relay when it comes to the issue of water scarcity.  And except an enduring solution to the water scarcity in Hwolshe, Tudun Wada and other similar slums with Jos and environs is put in place, the health hazards associated with this problem would continue to be on the increase.

The story is published under the pro poor WASH stories project implemented by the Water and Sanitation Media Network Nigeria, with the support of West Africa WASH Media Network, WaterAid, and Water Supply and Sanitation Collaborative Council.