Archive for November, 2013

November 27, 2013

Hygiène et assainissement : Tout commence par les toilettes

Diakité Alpha Macky (Mali)

Le 19 novembre dernier, la communauté internationale a célébré la Journée mondiale des toilettes. A Koutiala, elle a été marquée par une cérémonie qui eu comme cadre la cour du groupe scolaire de Hamdallaye. Elle était organisée par l’ONG Alphalog avec l’appui financier de l’UNICEF et de l’Organisation néerlandaise de développement, SNV. La cérémonie a regroupé les maîtres et élèves de trois groupes scolaires (Hamdallaye, Sogomougou et Tonasso), les présidents des CGS, des APE, des clubs d’hygiène couverts par Alphalog et une foule de spectateurs.

La cérémonie entendait contribuer à réduire de moitié, d’ici 2015, la proportion de personnes qui n’ont pas accès à une bonne eau et ne disposent pas de sanitaires de base, conformément aux Objectifs du millénaire pour le développement.

L’activité s’inscrivait dans le cadre du programme WASH de l’UNICEF et de la SNV dans 33 écoles des CAP de Koutiala, M’Pessoba et Zangasso pour la promotion de l’hygiène en milieu scolaire et communautaire.

Le thème de la Journée mondiale 2013 retenu par l’ONU est éloquent : « Assainissement, OMD, où en est-on ? ». Selon l’Organisation mondiale de la santé, plus de 2,1 milliards de personnes ont pu avoir accès à des sources d’eau potable améliorée au cours des dernières années, dépassant ainsi le but fixé pour les Objectifs du millénaire. Mais une bonne partie de ces personnes n’ont toujours pas accès à des toilettes ou latrines, relève le superviseur d’Alphalog, Gaoussou Diakité. Pour stimuler les efforts et mettre fin à la pratique qui consiste à faire ses besoins naturels en plein air, et qui est la cause de plusieurs maladies mortelles pour des milliers d’enfants chaque jour, il faut, a-t-il préconisé, s’associer pour réussir et parvenir, d’ici 2020, à apporter une amélioration significative dans la vie d’au moins 10 millions d’habitants vivant dans des taudis.

Le directeur du Centre d’animation pédagogique de Koutiala, Soumana Niaré, qui présidait la cérémonie, en compagnie du chef de quartier de Hamdallaye, El Hadj Fodé Diawara, inscrira la cérémonie dans le cadre de la recherche de qualité de notre cadre de vie et de notre système éducatif. En fait, ajoutera-t-il, les menaces qui pèsent sur l’environnement dans le monde sont réelles et prennent une proportion de plus en plus inquiétante au fur et à mesure que l’homme, dans ses actions quotidiennes, agit négativement sur son environnement. L’environnement est un trésor commun et l’accès de tous à des toilettes est un droit, a-t-il conclu.

L’opportunité était propice pour les conseillers d’Alphalog de développer une animation relative à l’utilisation et à l’entretien des toilettes. Des banderoles ont édifié le public sur les enquêtes menées par l’équipe de l’ONG au sein de la population.

Pour l’entretien des toilettes, les écoles de Hamdallaye, Sogomougou et Tonasso ont reçu des balais, du savon, des gants et du grésil. La célébration de la Journée mondiale s’est clôturée par un sketch de sensibilisation présenté par le groupe scolaire de Tonasso sur l’utilisation des toilettes.

 

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November 27, 2013

Célébration de la Journée mondiale des toilettes au Niger : L’ONG internationale WATERAID brise le silence

Ousmane Dambadji (Niger)

 Le 19 novembre dernier, la commune urbaine de Tillabéry a abrité les manifestations de la célébration de la Journée mondiale des toilettes, édition 2013. C’est la première fois depuis l’institution de cette journée par les Nations-Unies en 2001 que cette commémoration se tient au Niger. Et celle-ci est l’œuvre de l’ONG internationale WATERAID. Au devant de la cérémonie, les premiers responsables de ladite ONG mais également de nombreux participants parmi lesquels le Secrétaire Général du Ministère de l’Hydraulique ainsi que les autorités administratives et coutumières de la région. Le thème retenu cette année est : «  les jurys citoyens » 

Le Directeur Pays de WaterAid Niger

Le Directeur Pays de WaterAid Niger

Selon un rapport de l’ONU, plus de 2,5 milliards de personnes, soit le tiers de la population mondiale n’a pas accès à l’assainissement. Ce qui n’est pas sans conséquences sur la santé, la dignité humaine, la sécurité, l’environnement et le développement économique et social.

Pays pauvre, dernier sur le plan de l’indice de développement humain, le Niger fait partie des pays où le taux d’accès à l’assainissement est très faible. Selon un rapport publié en 2012 par l’Institut National de la Statistique (INS), au Niger,  64,3% de la population urbaine dispose des latrines contre 7,21% en milieu rural. En choisissant la région de Tillabéry pour la célébration de cette journée mondiale des toilettes, les autorités et les partenaires au développement dont l’ONG WATERAID ont voulu mettre en exergue toute l’importance que peut revêtir l’assainissement dans le développement économique et social de nos communautés. La région de Tillabéry est la région la plus confrontée à la récurrence des maladies liées à l’eau par manque d’hygiène et d’assainissement dont le choléra. D’après le Gouverneur de cette région, Tillabéry, malgré sa richesse en eau de surface, dispose des taux de couverture le plus bas au Niger : 69,57% en eau potable et 7,21% en assainissement de base selon des statistiques de la fin 2012’’.

Depuis son institutionnalisation, le 19 Novembre 2001 par l’ONU, dans le but de permettre une plus grande accessibilité à l’assainissement, c’est pour la première fois que cette journée est célébrée au Niger. Et, elle est réussie d’un coup de maître, grâce à l’ONG WATERAID. Partenaire stratégique pour l’Etat du Niger, cette ONG exécute plusieurs projets d’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement au profit des populations vulnérables  dans la région de Tillabéry mais également dans d’autres régions du Niger.

Selon le Directeur pays de WATERAID au Niger, Oumarou Hamani, l’objectif poursuivi par l’ONG est largement atteint. La mobilisation de la population, les messages développés et les engagements pris par les différents responsables administratifs nationaux et régionaux ont permis de franchir un nouveau cap dans le cadre de la sensibilisation sur l’importance de l’hygiène et l’assainissement.

Acteur très dynamique dans la sensibilisation de la population dans le domaine de l’hygiène et l’assainissement, le Réseau des Journalistes pour l’Eau, l’hygiène et l’Assainissement (REJEA) était présent à Tillabéry pour la célébration de cette journée mondiale des toilettes. Il a, à travers son président Dambaji Ousmane, interpelé les autorités de la 7ème République quant aux engagements qu’elles ont pris de faire de l’accès à l’eau potable et l’assainissement de qualité, leur cheval de bataille pour garantir la dignité à tous les nigériens, à travers leur programme de la renaissance et le Plan de développement économique et social (PDES). Une interpellation qui n’est pas restée lettres mortes dans la mesure où elle a amené les autorités administratives et coutumières à signer un engagement leur faisant désormais obligation de mettre la question de l’assainissement au devant de leurs priorités. Ce leitmotiv des autorités en faveur de la promotion de l’hygiène et de l’assainissement trouve justement son fondement dans le précieux slogan : « Vous avez dit assainissement, je m’engage ! »

A travers cet engagement, le REJEA compte recueillir le maximum de signatures pour mesurer la détermination des acteurs à faire la promotion de l’hygiène et de l’assainissement leur priorité ; cela afin de rattraper le retard accumulé dans l’atteinte de l’objectif du Millénaire pour le Développement relatif à l’assainissement, ce qui améliora ainsi la santé et les conditions économiques des femmes au Niger.

November 24, 2013

Accès à l’habitat : La ville de Thiès sur le point de décrocher un contrat de 7.000 logements sociaux

 Idrissa SANE (Envoyé spécial)

La ville de Thiès qui est présente au Forum de haut niveau sur l’eau et l’assainissement pour tous en Afrique à Abidjan pourrait décrocher un contrat de construction de 7.000 logements sociaux. L’adjoint au maire de la ville, Yancoba Diattara a révélé que les négociations sont très avancées avec les partenaires.

Le volet mise en relation entre les Etats, les Organisations non gouvernementales et les partenaires financiers et techniques est en marche. C’est l’un des objectifs du Forum de haut niveau sur l’eau et l’assainissement pour tous en Afrique. La ville de Thiès est sur le point de décrocher un ambitieux programme de construction de logements sociaux. « Nous sommes venus à la rencontre des partenaires pour développer  nos projets. Nous sommes en négociations très avancées avec les partenaires techniques pour la réalisation de 7.000 logements sociaux pour la Coopérative d’habitat de Thiès qui sera le principale bénéficiaire », a fait savoir le maire adjoint de la ville de Thiès, Yancoba Diattara.

La ville est accompagnée par EAA dans ces négociations. En plus cela, l’élus local a pris contact avec des partenaires du Soudan. Ces derniers sont d’accord pour investir dans  la réalisation des équipements marchands. « Le dernier projet sur lequel, nous avons travaillé, c’est le financement des équipements marchands à Thiès. Les partenaires soudanais nous ont donné leur accord. Nous pensons pouvoir signer la convention très vite », a ajouté l’adjoint au maire de la ville de Thiès qui abrite l’une des stations de traitement des eaux les plus modernes au Sénégal.

November 24, 2013

Changement à la tête du PNE-Bénin : André Toupé élu président

A. P. Virgil HOUESSOU (Bénin)

Comment renforcer les actions du réseau PNE-Bénin et lui donner les moyens de faire davantage la promotion de la GIRE ? Ce sont ces préoccupations qui sont au cœur des assemblées générales extraordinaire et ordinaire des membres du PNE-Bénin qui se sont déroulé les 21 et 22 novembre 2013 au Chant d’oiseau de Cotonou. Les actes marquants de ces assises ont été l’étude organisationnelle du réseau et l’élection des nouveaux membres des organes de l’association. La reconnaissance du PNE-Bénin comme un modèle de promotion de la GIRE a été unanime de la part des partenaires de tous ordres. 

B.E. Entrant« Quand tu veux construire un bateau, ne commence pas par rassembler du bois, couper des planches et distribuer du travail, mais réveille au sein des hommes le désir de la mer grande et large ! ». C’est par ces écrits d’Antoine de Saint Exupéry dans La Citadelle que le représentant de l’Ambassade du Royaume des Pays Bas près le Bénin a rappelé, à l’occasion de l’Assemblée générale ordinaire, le parcours du PNE-Bénin depuis sa naissance le 14 septembre 2001. Née pour fédérer les acteurs et les actions autour de la question de l’eau dans tous ses paramètres, le réseau PNE-Bénin, émanation du Global Water Partnership (GWP) – Partenariat mondial de l’Eau – et du Global Water Partnership  Afrique de l’Ouest (GWP/AO), n’a pas déçu.

Le nouveau bureau du PNE-Bénin

Conforme à sa devise « Faire de l’eau l’affaire de tous », le PNE-Bénin a travaillé, selon son président sortant, Abel Afouda, en se ressourçant dans deux phrases qui résument toute l’histoire de l’Humanité : « L’eau, c’est la vie. Sans eau, il n’y a pas de vie ». Des petits pas posés depuis lors, il y a eu des impacts qui justifient aujourd’hui douze ans de réussite saluée par tous. « Il y a eu des résultats et beaucoup de résultats. C’est toujours d’ici que partent les propositions. La créativité est bien dense au niveau du PNE-Bénin », applaudit le représentant de l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas. Les compliments sont identiques au niveau du GWP/AO représenté par son secrétaire exécutif, Dam Moganté. Ce dernier témoigne : « L’exemple du PNE-Bénin est un modèle que nous voudrions imprimer à tous les autres réseaux nationaux de la sous-régions. Nous encourageons les partenaires à lui faire davantage confiance et le gouvernement à le considérer non pas comme un acteur, mais comme un partenaire indispensable pour l’accomplissement du rôle régalien de l’Etat ».

Malgré ces éloges, le président Abel Afouda fait preuve de modestie. « Nous avons [donc] eu des succès francs, mais nous devons aussi nous interroger sur les points qui restent à améliorer. Si la promotion de la GIRE connaît un succès remarquable, il n’en demeure pas moins que la vie associative du réseau n’a pas bénéficié de l’animation souhaitée. Il importe que nous accordions une attention plus grande à cet aspect dans le développement organisationnel de notre réseau afin que le membership devienne une réalité au sein du PNE-Bénin », recommande-t-il. C’est ce qui justifie le toilettage des statuts et du règlement intérieur intervenu la veille. Tous les ministères sectoriels intervenant dans le secteur de l’eau à savoir ceux en charge de l’eau, de l’énergie, de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage, de l’environnement, des ressources naturelles et des changements climatiques, ont salué les succès du PNE-Bénin et reconnaissent son rôle désormais très indispensable. Ce qui amène le Directeur de cabinet du ministère en charge de l’eau, de l’énergie et des mines à demander à l’assemblée générale de prendre des « décisions qui permettent au réseau PNE-Bénin de se renforcer davantage afin [de] continuer d’être un modèle […] pour la promotion de la GIRE. Les défis du PNE Bénin dans les années à venir sont désormais plus grands comme le témoigne d’ailleurs le plan de travail 2014 adopté au cours des assises de la session ordinaire de l’Assemblée générale. C’est pourquoi, Abel Afouda, en partant satisfait d’avoir la mission d’imposer le réseau comme le centre névralgique du secteur de l’eau, invite le Bénin à toujours servir de modèle. Dans son rapport moral, adopté par acclamation, il place les membres face à leurs responsabilités.

Le PNE-Bénin vise davantage de dynamisme

« Il vaut mieux prévenir que guérir. » C’est la démarche du PNE Bénin qui travaille chaque jour à améliorer ses performances en adoptant une stratégie d’anticipation sur les faits. La réorganisation du PNE-Bénin en vue de meilleurs exploits avait déjà préoccupé les membres lors de l’Assemblée générale d’avril 2010. La plupart des recommandations qui avaient été faites visaient déjà quelques réformes, non pas pour rectifier des insuffisances, mais pour atteindre l’excellence. Le point fait des mises en œuvre de ces recommandations, à l’occasion de l’assemblée générale extraordinaire, montre le dynamisme des différents organes. Avec les réformes intervenues désormais grâce à la relecture des statuts et du règlement intérieur du PNE-Bénin, beaucoup de modifications sont intervenues. En effet, des observations des experts chargés de plancher sur la réorganisation du PNE-Bénin, il importe de procéder à des changements de dénomination de certains organes pour éviter les éventuelles confusions et les dysfonctionnements qui pourraient intervenir plus tard dans la vie de l’association ; les membres du PNE-Bénin s’inscrivant dans une stratégie d’anticipation.

L’autonomie financière du réseau a été aussi évoquée. C’est pour rester dans la logique de la réorganisation que les délégués à l’assemblée générale extraordinaire ont intégré dans les nouveaux textes des solutions.     En raison de l’importance et de la qualité des actions sur le terrain, les délégués ont souhaité que le PNE-Bénin acquière auprès de l’Etat le statut d’association d’utilité publique. L’idée de la signature d’un accord-cadre avec l’Etat dans le secteur de l’eau est aussi évoquée en vue de traduire leur volonté de pérenniser les acquis et renforcer la capacité du réseau de fédérer les énergies et les acteurs dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. Pour les participants l’atteinte de ces résultats va donner plus de visibilité, d’ouverture et d’opportunités au PNE-Bénin et à la GIRE. La cooptation, en qualité de membres, de toutes les structures et entreprises privées ou mixtes intervenant dans les secteurs d’activités à caractère commercial ou non liés à l’eau, est également souhaitée. Selon les quelques participants, cette harmonisation des actions est importante et indispensable pour la promotion de la GIRE. Des idées émises lors de cette assemblée générale extraordinaire pourraient jaillir dans les jours à venir des signatures de conventions avec certaines structures sous tutelle de l’Etat comme la Direction générale de l’Eau (DG/Eau) et la Société nationale des Eaux du Bénin (Soneb) pour renforcer l’autonomie du PNE et ses capacités d’expertise et d’actions.

Abel Afouda cède son fauteuil à André Toupé

Les délégués à l’Assemblée générale ont fait le choix de l’expérience et de la continuité dans l’élection des membres du bureau directeur du Conseil d’administration du PNE-Bénin. « Nous nous demandions comment allaient s’opérer les mutations au niveau du PNE-Bénin après les départs de Abel Afouda et de Armand Houanyè, nous constatons qu’il y a eu plus de peur que de mal. Nous avons fait preuve de sagesse », déclarait le nouveau président. En effet, Abel Afouda est élu président du GWP/AO et Armand Houanyé est recruté par le partenariat mondial de l’eau pour diriger un projet panafricain avec pour résidence à Pretoria en Afrique du Sud. Si le choix du nouveau secrétaire exécutif appelé désormais coordonnateur national (nouvelle dénomination après l’adoption des nouveaux textes : NDLR) a pris des mois pour aboutir à la nomination de  André Zogo, c’est sans surprise que le Vice-président de l’ancien bureau directeur a pris les rênes du PNE-Bénin. Considéré comme un sage qui a toujours cherché à concilier les positions, il a accepté de continuer l’œuvre entamée avec le président sortant depuis douze ans. Ancien directeur général de l’Eau du Bénin, c’est plusieurs décennies d’expériences acquises dans le secteur de l’eau au plan national et à l’international qu’il va mettre au service du réseau. Il pourra compte à la trésorerie sur Amélie ASSOGBA, ancienne secrétaire générale du bureau sortant et mémoire du CA/PNE-Bénin.

November 24, 2013

Amélioration du cadre de vie : 129 milliards de Fcfa pour la réalisation de 1.420 forages et 30.500 logements en Afrique

Idrissa SANE (Envoyé spécial)
 
Plus de 3 millions d’Africains auront accès à l’eau potable grâce à un fonds de 258 millions de dollars (environ 129 milliards de FCfa) qui servira également à la construction de 30.500 logements.
ABIDJAN (Côte d’Ivoire) – L’Agence d’exécution de Eaa a une mission essentielle dans les perspectives d’amélioration des forageindicateurs. En plus de l’accompagnement des acteurs, elle a aussi pour objectifs de créer les opportunités d’investissement et d’impulser le rythme à l’accélération de la réalisation des infrastructures. « L’ambition de cette entité est de contribuer à accroître le volume des investissements directs dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, aussi bien par les acteurs privés locaux qu’étrangers », informe le président du Conseil des ministres, Wassalké Boukhari. L’Agence a en ligne de mire plusieurs programmes. « Un vaste programme hydraulique d’un montant de 258 millions de dollars (environ 129 milliards de FCfa) est sur le point de démarrer dans 6 pays membres. Le programme vise à fournir, au cours des 4 prochaines années, un accès durable à l’eau potable à plus de 3 millions d’Africains », révèle-t-il. 
Dans ce cadre, il est prévu la construction de 200 forages, de 200 châteaux d’eau et la mise en place de 400 réseaux de distribution et 1.000 bornes fontaines. Le projet réserve la construction de 300 forages équipés de pompes au Tchad, alors qu’au Burkina Faso, au moins 3.000 ménages auront des raccordements domestiques, sans compter la réalisation de 270 forages. En Guinée, poursuit le président du Conseil des ministres, 600 forages non fonctionnels seront réhabilités et 500 nouveaux forages construits, tandis que 50 nouveaux systèmes de distribution simplifiés seront mis en place. Au total, 150 forages et 150 châteaux d’eau verront le jour au Cameroun où seront réhabilités 750 réseaux de distribution et 1.500 bornes fontaines. « Plusieurs autres contrats de ce type sont en cours de négociation », précise Wassalké Boukhari.  
Aujourd’hui, l’Agence intergouvernementale panafricaine pour l’Eau et l’assainissement pour l’Afrique a montré que l’habitat décent peut aider à disposer d’infrastructures de base. C’est pour cela qu’un important projet de logements sociaux sera exécuté dans plusieurs pays. « D’importants programmes d’habitat intégré vont bientôt démarrer : ils porteront sur 10.000 logements en Guinée, 5000 au Sénégal, 5000 en Ouganda, 500 au Ghana et 10.000 au Burkina Faso. Pour le cas de ce dernier pays susmentionné, 50 unités de logement pilote ont déjà été réalisés et seront suivies par la construction de 500 autres », soutient le président du Conseil des ministres. Globalement, 1420 forages et  30.500 logements seront réalisés dans plusieurs pays membres. 
Ces acquis sont enregistrés grâce à la création d’un espace favorable à l’émergence d’un partenariat dynamique et aussi à la confiance que les pays membres accordent à l’Agence. « Si Eaa a pu jouer ce rôle de mobilisation des ressources financières, c’est parce que la signature des contrats-programmes entre l’institution et les gouvernements des pays concernés a pu créer un cadre favorable à la mise en place de ces partenariats. Ces contrats-programmes sont l’aboutissement du premier Plan stratégique de l’histoire de l’organisation », se félicite Wassalké Boukhari.
ACCES AUX FINANCEMENTS : Vers un fonds d’appui aux initiatives pour l’eau et l’assainissement 
L’Agence intergouvernementale panafricaine de Eaa projette de mettre en place un fonds d’appui aux initiatives pour l’eau et l’assainissement. 
ABIDJAN (Côte d’Ivoire) – L’Agence intergouvernementale panafricaine pour l’Eau et l’assainissement pour l’Afrique (Eaa), qui a réalisé des efforts considérables, se projette dans le futur. Les défis sont immenses et exigent la mobilisation de plus de financements, la synergie des actions et la mutualisation des bonnes pratiques. C’est dans cette perspective qu’Eaa, qui compte 32 pays, a décidé d’ouvrir de nouveaux chantiers. «  Nous avons entamé certains chantiers importants pour le secteur en Afrique », fait savoir le président du conseil des ministres de Eaa. Il est prévu de mettre en place un fonds d’appui aux initiatives pour l’eau et l’assainissement qui aidera les entrepreneurs à avoir accès aux financements.  
« Le fonds d’appui aux initiatives pour l’eau et l’assainissement a pour vocation de faciliter aux entrepreneurs un accès rapide et aisé aux financements permettant d’améliorer et d’étendre les services, mais aussi de promouvoir les investissements des petites et moyennes entreprises qui œuvrent dans le secteur de l’eau potable et de l’assainissement », annonce Wassalké Boukhari. Ce fonds servira aussi à la mise en place des solutions pour répondre aux besoins des populations et à l’appui des institutions de microfinance dans la structuration et le développement de nouveaux produits de financement. De plus, un travail est en train d’être fait pour la coordination régionale des interventions au profit du secteur de l’eau et de l’assainissement, notamment en fédérant et en renforçant la collaboration avec des organisations économiques d’intégration ou de développement, comme le Conseil des ministres africains de l’Eau (Amcow), l’Uemoa, la Boad, la Bdeac, la Sadc, la Ceac, la Cedeao…
November 24, 2013

Fin des travaux de la 3e édition du Forum de haut niveau : Relever le défi du financement avec la coopération sud-sud

Alain TOSSOUNON (Envoyé spécial)

Ouverte le jeudi 21 novembre, la 3e édition du Forum de Haut Niveau sur l’eau et l’assainissement pour tous d’Abidjan a pris fin le samedi 23 novembre. En dehors des sessions thématiques qui ont permis aux décideurs et acteurs du secteur, de mieux appréhender la contribution et l’importance de la coopération sud-sud pour le financement des besoins en infrastructures d’eau et d’assainissement, plusieurs décisions ont été prises au terme de trois jours de discussion.

SONY DSCPassage de témoin au ministre camerounais

C’est avec un « sentiment de satisfaction » selon le Secrétaire Exécution de l’Agence intergouvernementale Eau et Assainissement pour l’Afrique, Idrissa Doucouré, que les rideaux de la 3e édition du Forum de Haut Niveau sont tombés au Sofitel Hôtel. Avec plus de 600 participants, le forum d’Abidjan a tenu toutes ses promesses en termes de participation. Et c’est à juste titre qu’une mention spéciale a été décernée à celui qui est devenu désormais ancien président du Conseil des ministres, l’honorable Wassalké Boukhary, ministre de l’Eau et de l’Assainissement de la République du Niger,  pour cette mobilisation réussie. Le bilan reste tout aussi positif du point de vue de l’expansion et de la dimension que prend l’institution en Afrique et à travers le monde. Car, le nombre de pays membres, est passé de 17 membres en 2010 à 32 en 2013. Désormais, l’Union des Comores, la République Démocratique du Congo et l’Egypte font partie intégrante de la grande famille EAA.

De même, en dressant le bilan de cette 3e édition, le Secrétaire Exécutif n’a pas caché sa satisfaction  avec 37 pays africains présents et 47 ministres et chefs de délégation. « Nous avons de réels motifs de satisfaction », a-t-il indiqué avant de tirer un coup de chapeau au chef d’Etat, Alassane Drame Ouattara et au gouvernement de la Côte d’Ivoire qui avec l’organisation de ce forum, reprend progressivement sa place sur la scène internationale.

Egalement, très attendu pour permettre aux pays de saisir les opportunités de financement et d’affaires, le forum d’Abidjan a été un franc succès. Parce que,  en termes d’opportunités de financement avec les rencontres B to B et B to G,  2,300 milliards de dollars ont été mobilisés pour 26 contrats de financements et de projets signés dont 16 dans le domaine de l’eau et 6 dans le domaine de l’assainissement.

Sans oublier qu’après les deux dernières années de la mise en route des reformes engagées par l’institution en 2010, elle a réussi à capter 60 milliards de FCFA pour la mise en œuvre directe des contrats programmes favorisant ainsi,  un accès durable et équitable à l’eau et à l’assainissement à plus de 11 millions d’Africains. Dans sa vocation d’accompagner les pays, EAA a aussi aidé à mobiliser plus de 550 milliards de FCFA pour la mise en œuvre de divers projets prioritaires. Un programme phare sur l’eau d’un montant de près de 130 milliards de francs CFA au profit du Burkina Faso, du Cameroun, du Tchad, de la Côte d’Ivoire, du Congo et de la Guinée démarrera dans les prochains jours pour offrir de  l’eau potable a plus de 3 millions d’Africains. L’institution est donc sur la bonne voie et le forum est dorénavant inscrit dans l’agenda de la vie du secteur de l’eau et de l’assainissement dans le continent africain.

 Le Cameroun prend le témoin pour  2014

Après avoir autorisé la mise en place du Comité consultatif technique de 13 membres, qui remplace le conseil d’administration comme convenu lors de la session ordinaire de 2012, l’une des grandes décisions du Conseil des ministres est le choix du Cameroun pour abriter le prochain forum de 2014. Et très fier de ce choix, le nouveau président du Conseil des ministres, le ministre camerounais en charge de l’eau connu pour son dynamisme et son engagement dans le secteur, Dr Basile Atangana Kouna, a salué le travail remarquable accompli par son prédécesseur en déclarant : « Quand vous héritez d’un champ aussi fertile, il faut savoir en être digne pour pouvoir le fructifier. Nous tacherons d’ajouter de la terre à la terre », a-t-il soutenu en prenant la résolution de continuer avec les reformes de l’institution et surtout de veiller à l’aboutissement des contrats et lettres d’intention de convention de financement signés au cours du forum. A cet effet, le nouveau président qui a pris conscience de ses nouvelles missions, a signalé : « je m’investirai personnellement à la concrétisation des contrats et intentions de partenariats.

Présent à la cérémonie de clôture, le Président du Partenariat français pour l’eau, M Henry Le Grand qui a dit avoir été impressionné par la mobilisation et l’engagement des participants à répondre aux défis de l’accès à l’eau et l’assainissement, a souligné que « l’eau reste une véritable urgence au plan international, humanitaire en général et en Afrique en particulier ». Et martelant que la communauté internationale ne doit en aucun cas ignorer cette situation inacceptable à un moment où elle s’engage pour l’agenda post-2015, il a levé le voile sur les perspectives de partenariat avec EAA sur les objectifs post-2015 et avec les pays africains sur des projets concrets.

Aller vers les opportunités d’affaires et  financements innovantsSONY DSC

L’un des messages forts de ce forum a été l’appel lancé aux gouvernements africains  pour qu’ils s’investissent résolument dans le développement d’approches et de technologies innovantes. Tout simplement, parce que pour les uns comme pour les autres, « l’Afrique doit cesser d’être un réceptacle de technologies et approches obsolètes et non durables». C’est pourquoi, une grande recommandation a été faite pour que les pays saisissent les opportunités qu’offre la coopération sud-sud pour accélérer l’accès à l’eau et à l’assainissement dans le continent. Avec les leçons tirées des expériences présentées, la voie est tracée pour que ces expériences soient dupliquées   pour accroître les financements destinés au secteur.  De même, une place de choix devra être accordée aux mécanismes de financement innovants qui font école pour appuyer la mise en œuvre des projets et programmes. De ce point de vue, l’Afrique qui dispose encore d’un réel potentiel en matière de Petites et Moyennes Entreprises (PME), devra trouver les moyens et les approches pour l’exploiter au mieux.  Pour beaucoup d’acteurs, il est temps que l’Afrique se réveille pour capter les opportunités de financement qui existent dans les banques du sud qu’elles soient commerciales ou non pour faire face aux défis de financement du secteur. Avec une telle approche, il est attendu des Etats, une facilitation pour veiller à la sauvegarde des intérêts des populations.

Enfin, à l’heure où le monde se focalise sur les objectifs post-2015, le forum a appelé à travailler pour que le secteur de l’eau et de l’assainissement figurent parmi les priorités urgentes des agendas des pays africains.

Alors que le forum d’Abidjan relève désormais du passé, les regards sont tournés vers le prochain forum qui se tiendra au Cameroun en 2014. Et après la coopération sud-sud, il y a de fortes chances que les technologies du futur et la mise à large échelle des projets, soient à l’ordre du jour des prochaines retrouvailles. Si tout reste à affiner dans les tous prochains jours et mois selon Idrissa Doucouré, le forum d’Abidjan aura vécu avec l’espoir que l’Afrique et ses pays, devront faire de l’axe de coopération sud-sud, un tremplin dans la mobilisation des ressources pour le financement de la fourniture des services d’eau et d’assainissement en Afrique.

November 23, 2013

Retombées du Forum d’Abidjan pour le Bénin : Encore une signature de lettre d’intention de financement

Alain TOSSOUNON (Envoyé spécial)

Signature

Après deux signatures de lettres d’intention de financement pour trois projets au premier jour du forum, le Bénin a encore fait un pas en avant dans la recherche de partenaires potentiels pour le financement de ses projets aux rencontres B to B du Forum de Haut Niveau d’Abidjan. Hier, vendredi 22 novembre, la délégation béninoise a réussi à convaincre le groupe allemand GrassHopper Investment pour la signature de la convention d’intention de financement pour un grand projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable des villes de Djougou, Abomey, Bohicon et Abomey-Calavi.

Jamais deux sans trois pour le Bénin aux rencontres B to B. Pour une troisième fois, le Directeur Général adjoint de l’Eau a procédé, au nom du gouvernement à la signature de la convention d’Intention  de financement pour un grand projet de renforcement des systèmes d’alimentation en eau potable des villes de Djougou et ses agglomérations, Abomey , Bohicon et Abomey-Calavi.

En effet, le groupe allemand Grasshopper Investment à travers son représentant Sada Ly, a marqué son intérêt pour le financement de ce projet  qui permettra d’augmenter la capacité de production en eau potable de la SONEB pour ces différentes villes béninoises et leurs populations.  Comme les signatures précédentes, avec un pragmatisme, fruit d’une bonne préparation pour ces rencontres d’affaires, la délégation béninoise continue de séduire les partenaires qui défilent pour apprécier la pertinence des projets qui leur sont soumis par les différentes délégations des pays présents au forum. Si les présentations de l’état des lieux et l’importance des projets pour les populations béninoises se font avec brio lors de ces rencontres, il faut avouer que la délégation béninoise est restée mobilisée et concentrée sur ses objectifs depuis le début de ce forum. Avec une facilitation et un engagement remarquable de la Représentante-Résidente de EAA-Bénin, Mme N’Dèye Coura N’Doye les négociations sont menées ici avec sérieux.

Le groupe Grasshoppor Investment qui depuis hier est devenu partenaire du Bènin pour la réalisation de ce grand projet, est connue pour son savoir-faire managérial, opérationnel et technique ainsi que ses compétences en matière d’alimentation en eau potable, assainissement et en énergie hydroélectrique. Valable pour un an, si cette convention d’intention venait à aboutir, elle permettra de  densifier le réseau de la SONEB dans ces villes et grandes agglomérations pour le bonheur des populations.

En marge de cette signature, la délégation béninoise a eu des échanges fructueux avec l’Office International de l’Eau (OIE) connue pour son expertise en matière d’offres de formation pour les métiers de l’eau et de l’assainissement.

November 23, 2013

Objectifs du Millénaire pour le Développement : Les besoins annuels de l’Afrique évalués à 22 milliards de dollars

Idrissa SANE (Envoyé spécial)

L’Afrique a besoin de 22 milliards de dollars par an pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement. La révélation a été faite, hier, à Abidjan, par chef de la Division de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, du Groupe de la Banque africaine de développement, qui intervenait lors de la session sur les opportunités de financements au 2e jour du Forum de haut niveau sur l’eau et l’assainissement pour tous en Afrique.

Photo texte

L’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement est plus que par le passé fortement tributaire de la disponibilité des ressources financières. L’argent c’est le nerf, de l’accélération du processus. L’Afrique fait face à un gap énorme. « Selon les dernières évaluations, pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement, les besoins pour l’Afrique   sont estimés à 22 milliards dollars par an », a révélé le chef de Division de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, du Groupe de la Banque africaine de développement au cours de la session sur les opportunités de financement.

La capacité annuelle de mobilisation de l’Afrique s’élève à 8 milliards de dollars par an. Sur ce point, la capacité d’absorption est faible malgré les besoins et les urgences. «  Nous arrivons à mobiliser 8 milliards de dollars. Il faudrait dire que mobiliser 8 milliards de dollars est une chose, mais les absorber est une chose. Il y a des efforts à faire dans l’absorption de ces fonds. Il y a travail à faire sur la capacité d’absorption de nos économies », a constaté Ba Kéba.

Si les Etats faisaient des efforts à l’interne en évitant par exemple des pertes d’eau et en agissant sur les leviers aux plans internes, il est possible de réduire le gap à 3 milliards de francs Cfa. « Globalement il en sort un gap de financement qui tourne autour de 14 millions de dollars. Sur les 14 milliards de dollars les gains de productivité qu’on peut obtenir  peuvent permettre de combler les 3 milliards de ce gap. Ce qui laisse finalement des besoins qui tournent autour de 11 milliards de par an », a déduit Ba Kéba. L’exploration d’autres niches de mobilisation des ressources financières est un impératif pour non seulement maintenir le cap de réalisation mais aussi pour aussi pour surmonter les contraintes de rareté des financements. « Il y a plusieurs mécanismes qui sont lancés et mis en œuvre dans plusieurs pays du continent. Il faudrait voir comment certaines de ces expériences peuvent être adaptées à notre contexte. Mais il faut aller vers les mécanismes de financements innovants et mettre des cadres structurels et fiables de financement », a suggéré  Ba Kéba.

Ces cadres offrent deux avantages. Ils aident à drainer des ressources supplémentaires d’une part et d’autre part aide  à accroître les services d’eau et d’assainissement.  L’autre piste d’opportunités c’est la finance islamique. Avec l’absence d’intérêt, et les conditions moins contraintes et surtout « les limites de la finance classique », les Etats africains, défend,  El Hadj Bara Diène de la compagnie indépendante de la finance islamique sont en mesure d’obtenir des prêts. « La finance classique est saturée. En 2012, les encours s’élevaient à 243 milliards de dollars. Ils seront à 900 de dollars à l’horizon 2017. Il y a des possibilités que la finance islamique évolue, les Etats africains  peuvent obtenir  des financements », a soutenu El Hadj Bara Diène.

 

November 23, 2013

Ba Keba, Chef de Division de l’Afrique de l’Ouest et du Centre : « Nous allons vers le dessalement avec des traitements moins coûteux»

Selon les dernières évaluations qui ont été faites, aujourd’hui pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement, les besoins pour l’Afrique pour les besoins sont estimés à 22 milliards dollars par an sur lesquels, nous arrivons à mobiliser 8 milliards de dollars. Il faudrait dire que mobiliser 8 milliards de dollars est une chose, mais les absorber est une chose. Il y a des efforts à faire dans l’absorption de ces fonds. Il y a travail à faire sur la capacité d’absorption de nos économies.

Globalement il en sort un gap de financement qui tourne autour de 14 millions de dollars. Sur les 14 milliards de dollars les gains de productivité qu’on peut obtenir sur la base des financements que nous mettons en œuvre peuvent permettre de combler les 3 milliards de ce gap. Ce qui laisse finalement des besoins qui tournent autour de 11 milliards de par an. Pour cela il y a l’engagement de nos différents gouvernements et la déclaration de Sharmer Scheikh pour accroître la part de la contribution du PNB dans le secteur. Mais il y a important travail à faire pour les mécanismes de financements innovants.

Il y a plusieurs mécanismes qui sont lancés et mis en œuvre dans plusieurs pays du continent. Il faudrait voir comment certaines de ces expériences peuvent être adaptées à notre contexte. Mais il faut aller vers les mécanismes de financements innovants et mettre des cadres structurels et fiables de financement. Cela aura deux avantages, le premier avantage lorsque a un bon outil de financement, c’est de drainer des ressources supplémentaires pour le secteur et le deuxième cela permettra d’accroître les services d’eau et d’assainissement. Aujourd’hui, c’est l’occasion d’échanger et de proposer des options qui sont meilleures pour le continent.

     Propos recueillis par Idrissa SANE (Envoyé Spécial)

November 22, 2013

Rencontre « B to B » au Forum d’Abidjan : Le Bénin décroche deux signatures de lettres d’intention pour le financement de trois projets

Alain TOSSOUNON (Envoyé spécial)

Signature Convention

Destinées à aller à l’assaut des partenaires potentiels pour les convaincre de financer des projets fiables, les rencontres « B to B » constituent l’un des grands enjeux du Forum de Haut Niveau. Après une journée, le Bénin s’en sort bien avec la signature de deux lettres d’intention pour le financement de trois projets relatifs à la construction de barrages hydroélectriques à usage multiple a Vossa et Bétérou et l’alimentation en eau potable des villes de Savè, Dassa,  Glazoué ; Tchaourou et Parakou.

Le Bénin fait sensation au Forum d’Abidjan. Car, au bout d’une seule journée de négociation, il saisit deux opportunités d’affaires pour la réalisation de trois projets.

Le premier partenaire que notre pays le Bénin représenté à ces négociations par le Directeur General Adjoint, ……a réussi à convaincre, est le Groupe Turque NUROL pour le financement du projet de barrages hydroélectriques à usage multiple de Vossa et de Bétérou.

En effet, sous l’égide de l’Agence EAA, structure organisatrice et de facilitation, les négociations ont porté leurs fruits et le groupe turque NUROL, spécialisé dans la construction des bâtiments, des ponts, des routes, de tunnels,  des viaducs, installation électrique et des grands travaux industriels de génie civil et de fabrication , a manifesté clairement sa volonté de financer ce projet.

Avant  la cérémonie de signature, c’est Adama SANOGO de EAA qui a signifié à la délégation béninoise  que le projet qui intéresse les partenaires  dans la liste soumise, est celui de la réalisation des barrages hydroélectriques à usage multiple de Vossa et de Bétérou. Et, au nom de la partie béninoise, le Directeur Général Adjoint de l’Eau à présenter les caractéristiques des deux barrages qui constituent aujourd’hui, une priorité du gouvernement du Bénin. Parce que non seulement, ces barrages permettront une meilleure alimentation en eau potable des populations, l’amélioration de la production agricole et du bétail, mais aussi d’apporter de l’énergie électrique aux communautés de ces deux localités  et leurs environs.  La réalisation du barrage de Vossa produira environ 210 Giga watt,  permettra d’irriguer environ 25 000 hectares de terre cultivable, et d’alimenter en eau potable  environ 600 000 habitants. Celui de Bétérou au nord du Bénin,  avec une production en énergie de 57 Méga watt d’électricité attendue, favorisera une mise en valeur de 3 000 hectares de terres irrigables et d’alimenter en eau potable, 500 000 personnes.

Le partenariat entre le Groupe TAHAL et le Bénin sur la bonne voie

La deuxième signature intervenue le même jour, est intervenue entre le groupe TAHAL, une société internationale basée aux Pays-Bas avec deux bras principaux – Tahal actifs BV, pour les investissements stratégiques , et Tahal Group BV , et le gouvernement du Bénin. Cette signature concerne  le Projet d’alimentation en eau potable des villes de Savè ; Dassa-Zoume et Glazoué et celui de l’alimentation en eau potable des villes de Tchaourou et Parakou. Quand on connait le profil hydrogéologique difficile de cette zone de Savè ; Dassa-Zoumé et Glazoué qui rend périlleux le captage d’eau et la situation des populations des villes de Tchaourou et Parakou  presque condamnées à mobiliser des eaux de surface, on peut à juste titre dire qu’il y a une lueur d’espoir avec cette manifestation d’intérêt.

Déjà, pour connaitre le terrain, le groupe Tahal a exprimé aux autorités béninoises, sa volonté d’effectuer une visite de terrain dans les prochains jours pour  mieux appréhender les contours des deux projets. Notons que le groupe Tahal a été créé en 1952 dans le but de satisfaire le plus grand défi d’Israël à savoir : transformer ses anciennes terres arides en zone fertile  à commencer par la conception du projet national de distribution de l’eau et  de nombreux projets d’infrastructures nationaux. Depuis, Tahal est devenu un acteur incontournable dans  le secteur de l’eau, l’assainissement et le développement agricole, avec une expertise reconnue en matière de mobilisation de fonds et d’investissements.

Avouons-le, même si on est encore à l’étape de manifestation d’intérêt, le Bénin tire progressivement son épingle du jeu de ce forum. Ce qui suscite une certaine jalousie des autres pays qui n’ont pas encore réussi a séduire des partenaires.

November 21, 2013

3e Forum de Haut Niveau d’Abidjan: Une réponse africaine aux défis de l’eau et de l’assainissement

Alain TOSSOUNON (Envoyé spécial)

Après Ouaga en 2011, Dakar en 2012, la capitale ivoirienne accueille à compter de ce jour, la 3e édition du Forum de Haut Niveau (FHN) sur l’eau et l’assainissement. Un rendez-vous  annuel pour donner une réponse africaine face aux 300 millions de personnes qui n’ont pas accès à des services d’eau potable améliorés et 640 millions d’Africains ne disposant pas d’un assainissement adéquat.

Photo forum

« 70% des lits d’hôpitaux sont occupés par des personnes souffrant de maladies évitables liées à la qualité de l’eau et de l’assainissement. Pour le Premier-ministre chargé de l’économie et des finances,  Daniel Kablan Duncan, qui a ouvert officiellement le Forum de Haut Niveau d’Abidjan, l’Afrique ne saurait restée indifférente à cette situation qui perdure malgré les efforts fournis par les différents pays africains.  Parce que cette situation limite la valorisation du potentiel humain avec un impact négatif sur sa croissance et le développement, « il est impérieux d’inverser cette tendance au regard de l’exposition démographique de l’Afrique qui aura 25% de la population mondiale à l’horizon 2050 », a-t-il martelé. Cette recherche de solutions passe indubitablement par la « valorisation d’une expertise africaine au service des africains », a signalé le Ministre de la construction, du logement et de l’assainissement et de l’Urbanisme de la Côte d’Ivoire, Mamadou Sanago.

C’est absolument ce qui justifie le choix du thème de la Coopération sud-sud  pour la 3e édition de ce forum, a répondu le  président du Conseil des ministres africains de l’eau de l’Agence Intergouvernementale EAA, Wassalké Boukhary. Au nom de ses pairs ministres africains de l’eau et de l’assainissement, il a indiqué que la légitimité de EAA est aujourd’hui reconnu pour son engagement à trouver des solutions pour voler au secours des populations encore dans l’angoisse de la soif et ne disposant pas de services adéquats d’assainissement. « Avec sa vocation d’accompagner les Etats dans leurs efforts d’offrir l’eau et l’assainissement aux populations, l’outil de développement et l’institution commune qu’est devenu EAA, dispose de capacités opérationnelles réelles, avec plus de 300 experts et techniciens africains à travers tous les pays sur le continent et créditer d’une forte expertise en matière d’eau et d’assainissement capitalisée depuis 25 ans d’existence, dispose d’une force d ;anticipation sur les changements en cours au plan des innovations technologique et financière observées dans le montage, la formulation et la mise en œuvre des projets ».  Photo delegation

Les membres de la délégation béninoise

Ainsi, l’édition de 2013 en choisissant d’axer les réflexions sur la « promotion de la coopération vivante et efficace entre les pays du Sud pour accélérer l’accès à l’hygiène, l’assainissement et l’eau pour trous en Afrique », invite les Africains à innover en matière de solutions et à faire fonctionner la solidarité qui la caractérise. , les  pays africains à trouver des solutions endogènes à leurs problèmes pour ce secteur. Surtout dans le contexte financier mondial marque par une « forte instabilité». Enfin, il s’est félicité de l’option des réformes engagées depuis 2011 qui ont donné des résultats probants.                                                                                 Dans son intervention, la directrice régionale de l’Usaid, Anne Dix, dont l’institution est sponsor officiel de cette 3e édition,  a réitéré  l’engagement des partenaires à soutenir les efforts des Etats africains en veillant à l’expérimentation  des options à la portée de main.

550 milliards de francs mobilisés en un an

En justifiant les reformes engagées par EAA depuis 2011, le président du Conseil des ministres africains, a indiqué que l’Agence intergouvernementale panafricaine a déjà réussi à mobiliser 550 milliards de francs Cfa en un an. Cette somme aura permis la réalisation des ouvrages de bases pour l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans plusieurs pays membres de l’Agence.,

Aujourd’hui, grâce à ses efforts, l’institution a favorisé l’accès et aux services d’eau et d’assainissement de 11 millions d’africains. Un véritable coup de pouce au combat pour l’accès de tous les Africains à l’eau et à l’assainissement.

November 20, 2013

Journée mondiale des Toilettes, le WASHJN-GUINEE tire la sonnette d’alarme sur l’insalubrité dans quelques établissements scolaires de Conakry. Les images sont accablantes.

AMINATA SANGARE ( Guinée-Conakry)

A l’occasion de la journée mondiale des toilettes, le Réseau guinéen des journalistes pour l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement a fait le tour de quelques écoles de la capitale. Le constat est désolant. Nombreux sont les établissement qui de toilettes. Élevés et enseignants sont obligés d’aller dans les quartiers pour faire leurs besoins. Les rares établissements qui disposent de toilettes sont confrontés au manque d’eau. Dans les W.C ( comme sur cette image au collège de Boulbinet ) élèves et enseignants se servent de sachets d’eau en plastic normalement destinés à la boisson, pour faire leurs toilettes. Conséquences, les W.C sont bouchés et nauséabonds . Ce qui constitue une source de maladie .Toilette Collège du 2 octobre 6 Toilette Collège du 2 octobre2 Toilette Collège du 2 octobre 1

November 20, 2013

Forum de haut niveau sur l’eau et l’assainissement d’Abidjan : la délégation béninoise se concerte

Alain TOSSOUNON (Bénin)

A trois (3) jours de la tenue de la 3e édition du Forum de Haut Niveau sur l’eau et l’assainissement, tous les participants du Bénin se sont retrouvés le lundi 18 novembre pour une concertation au Ministère en charge des finances. Autour du Directeur de cabinet du Ministre de l’économie et des finances, Servais Adjovi, les ambassadeurs du Bénin s’engagent à défendre les intérêts du Bénin au forum.

Photo forum

 Les membres au cours des échanges 

Les participants du Bénin au Forum de haut niveau d’Abidjan qui se tiendra du 21 au 23 novembre 2013 défendront les couleurs nationales. C’est le message à retenir de la rencontre présidée par le Directeur de cabinet du Ministère en charge des finances.

En ouvrant cette séance de concertation, le directeur de cabinet, Servais Adjovi a indiqué qu’elle visait à faire en sorte que le Bénin tire grand profit de ce forum qui rassemblera un parterre de partenaires qu’il faudra convaincre pour  décrocher des financements pour le compte du Bénin.

Mais, avant son intervention, la Représentante- Résidente de EAA-Bénin, Ndèye Coura Ndoye, a fait le point des préparatifs et des démarches entreprises pour garantir la participation de toutes les structures et personnalités attendues. Elle a rassuré le Directeur de cabinet et les participants présents, des dispositions prises par EAA pour une organisation réussie du forum. Surtout, elle  a signalé que certains projets notamment de la Société Nationale des Eaux du Bénin (SONEB) et de la Direction Générale de l’Eau (DGEau), intéressent déjà certains partenaires. Une bonne nouvelle pour le Bénin, les acteurs de l’eau et les populations.

Alors, dans un discours mobilisateur et rassembleur, le directeur qui a laissé entendre que l’enjeu du forum est important pour l’avenir du secteur de l’eau et des populations béninoises, a d’emblée indiqué qu’on ne devrait pas s’en arrêter là. Ainsi, avec les représentants des structures que sont la Société Nationale des Eaux du Bénin (SONEB), la Direction Nationale de la Santé Publique en charge de l’hygiène et de l’assainissement de base, l’AGETUR, le Directeur de cabinet a passé en revue les projets retenus jusque-là pour soumettre aux partenaires. Dans cet exercice, le directeur Servais Adjovi qui a surpris tous les participants par sa connaissance des projets du secteur de l’eau, a regretté que certains projets comme celui financé par l’UEMOA ou la BAD,  dont les actions non pas été entièrement pris en compte, ne figurent pas sur la liste des projets. De même, il a déploré l’absence de la Direction Générale de l’Eau à ce conclave. « Ouvrez les tiroirs et sortez les projets », a martelé le DC avant d’ajouter : « il est important d’avoir un éventail large de projets ». Le message reçu, les représentants des structures concernées ont été instruits pour revoir la liste des projets à soumettre aux partenaires afin d’augmenter les chances du Bénin a la table de négociation avec les partenaires potentiels. Pour l’heure et avant le forum, notons que 3 partenaires que sont Société LMB Alliance, NUROL Construction and Trading Co. Inc. et Firme Tahal Group, ont manifesté leurs intérêts pour 6 projets relatifs à l’expansion et l’amelioration des réseaux d’eau de certaines grandes villes, la construction de 2 multi barrages hydroélectriques et d’usage sur le fleuve Ouémé…

Pour terminer, la Représentante-Résidente a échangé avec les participants des dispositions pratiques pour faciliter le séjour aux représentants de la délégation béninoise.

En remerciant les uns et les autres pour leur participation à cette concertation, le Directeur de cabinet a insisté sur la nécessité pour les membres de la délégation béninoise, de veiller à assurer la visibilité du Bénin tout au long du forum.

La rencontre a pris fin sur une note de satisfaction avec les participants qui ont apprécié le leadership du directeur de cabinet qui aura permis, grâce à cette concertation, aux membres de la délégation, de se connaitre mais surtout de partir mobilisés avec un seul mot d’ordre, défendre les intérêts de la nation béninoise au cours du forum.

November 19, 2013

L’humanité célèbre ce Mardi 19 Novembre la journée mondiale des toilettes .Cette journée offre l’opportunité aux spécialistes de santé et usagers des toilettes, d’harmoniser leurs vues sur la gestion des latrines. En guinée , la situation est alarmantes.

A Conakry, la capitale Guinéenne, le problème de toilettes se pose avec acuité. Les quelques toilettes qui existent pour plus de trois millions d’habitants, sont dans une insalubrité inquiétante. Une situation qui n’est pas sans conséquences sur la santé des populations qui les utilisent. Se mettre à l’aise dans les rues, marchés ou autres lieux publics de Conakry est de nos jours un véritable problème pour les citoyens. Au centre-ville de Conakry ,les toilettes sont rares et très sales. A Madina par exemple, le plus grand marché de la capitale, sur des escaliers qui mènent à des latrines, coulent souvent des eaux et de l’urine. A l’intérieur, la situation est encore alarmante. pourtant les citoyens payent 1000fg, soit $1,50, pour leurs besoins.

Au palais du peuple ou encore à la grande mosquée Fayçal, les mêmes constats se posent. De l’eau stagnante sur le sol recouvert d’ordures ,des évacuations à l’air libre, ou encore des toilettes en pleine marre.

Bref, plus de la moitié des populations guinéennes vivent sans installations sanitaires de base et dans des conditions d’hygiène inhumaines. La journée mondiale vient rappeler cette réalité sous silence. La journée mondiale des toilettes doit être mise à profit pour sensibiliser la population à l’importance de l’hygiène pour la santé publique et lancer un appel à la solidarité.

November 19, 2013

Hygiène menstruelle : Enfin briser le silence autour de cet évènement de la vie

Alain TOSSOUNON (WASH-JN)

Photo fille menstrue

        Photo (Wsscc)

L’un des importants messages de cette première journée dédiée aux toilettes et du rapport We can’t wait, c’est l’appel lancé pour agir pour l’hygiène menstruelle. Là-dessus, les chiffres sont effarants. Selon le rapport, chaque jour, plus de 800 millions de femmes entre 15 et 49 ans ont leurs menstrues. Pourtant, ces filles et femmes sont souvent obligées de se cacher et de rester dans le secret pour le simple fait naturel. Le sujet étant encore tabou dans de nombreuses cultures où les filles et les femmes doivent garder le silence, et ne jamais parler de leurs cycles menstruels ouvertement. Chacune d’elle étant laissée à elle-même pour se sortir d’affaire.

Il faut briser le silence nous enseigne ce rapport qui fait suite au travail fait par le Wsscc qui sur le sujet, à organiser à travers cinq États indiens et parcouru 2000 km pendant 51 jours, des entretiens avec douze mille filles et les femmes et initié 747 des groupes de discussion après des enquêtes.

Les résultats ont montré que 70,9 % des filles n’avaient aucune idée de ce qui leur arrivait quand ils ont commencé à saigner. Et beaucoup de jeunes femmes ont pensé qu’ils ont été blessés ou ont un cancer ou une autre maladie grave. Même après qu’ils ont commencé leurs menstruations, la plupart des filles se sentaient incapables de parler à leur mère et presque tous ont déclaré avoir peur.

Ces résultats prouvent bien qu’il y a un déficit d’information indispensable pour permettre aux filles de se préparer à cet évènement de la vie. C’est pourquoi, le rapport appelle à « briser le silence » autour de la gestion de la menstruation. Et ceci au nom du droit à la dignité humaine, à l’égalité, l’intégrité physique , la santé et le bien-être . Pour le rapport, la négligence de la menstruation viole également la Convention sur  les droits de l’enfant (CDE), la Convention pour éliminer toutes les Formes de discrimination à l’égard des femmes et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. C’est tout simplement une forme de discrimination que de stigmatiser ces femmes et filles qui n’ont d’autres solutions pendant les menstrues que de s’isoler.

Aujourd’hui, le rapport We can’t wait sonne comme un appel à relever le défi de l’hygiène menstruelle en brisant le silence. Désormais, en abordant publiquement un sujet resté longtemps tabou, les Nations Unies libèrent la parole aux femmes et aux filles en reconnaissant leurs droits de se parler autour d’un évènement de leur vie. « Il s’agit de vaincre la peur et la honte comme c’est le cas dans une grande partie du monde », nous enseigne le rapport avant d’indiquer que « Nous devons briser le silence qui enveloppe l’événement mensuel qui affecte la moitié de la population mondiale en l’écoutant et en lui répondant » . Une bonne gestion de l’hygiène menstruelle est gage d’une bonne meilleure santé pour les filles et les femmes et procure des avantages sur le plan du développement et des gains environnementaux. Au-delà de tout, c’est une question de justice !

 

November 19, 2013

Journée Mondiale des toilettes: Haro sur la violation de la dignité des femmes et des filles

Alain TOSSOUNON (WASH-JN)

Le monde célèbre aujourd’hui 19 novembre 2013, la première Journée Mondiale des toilettes. Plus qu’un combat contre la défécation à l’air libre, les Nations Unies, dans le rapport  Intitulé « We Can’t Wait » rendu public, invitent  désormais à mettre fin à l’indignité que subissent les femmes et des filles sans accès aux toilettes.  

Photo fille toilette

Crédit Photo (Wsscc/Katherine Anderson)

Le monde s’éveille enfin. C’est la lecture qu’il convient de faire du rapport We Can’t Wait, rendu public ce jour pour briser le silence face à la situation des femmes et filles sans accès aux toilettes,  longtemps restées sans défense.

En effet, selon le rapport conjointement publié par le Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement (Wsscc), une organisation hébergée par les Nations Unies, l’organisation de développement international WaterAid et Domestos, la marque de produits WC de renom d’Unilever, si plus de 2,5 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à des toilettes appropriées dans le monde, les femmes et les filles payent le plus lourd fardeau. Parce que, en plus des conséquences dévastatrices, notamment sur leur bien-être, la santé, l’éducation l’autonomisation, elles restent presque condamnées à subir la honte, les maladies, le harcèlement et même les agressions parce qu’elles n’ont  pas d’endroit sûr où se rendre aux toilettes. Sur la planète, elles sont estimées à 526 millions de femmes et chaque année, elles passent 97 milliards d’heures à chercher un endroit où faire leurs besoins. Un véritable drame social que dénonce la communauté internationale à l’ occasion de cette 1ere journée consacrée aux toilettes.

Dans ce rapport, le vice-secrétaire général des Nations Unies Jan Eliasson et Paul Polman, président-directeur général d’Unilever ont déclaré qu’ « une personne sur trois n’a pas accès à un assainissement adéquat. Ceci débouche sur la propagation de maladies et sur un nombre considérable de décès, tout particulièrement chez les enfants, et à une marginalisation sociale, les femmes étant les plus touchées par ce problème». Déjà, au cours de l’adoption de cette journée par l’Assemblée  Générale des Nations Unies, M. Eliasson a jugé « inacceptable que les femmes courent le risque de viol ou d’abus pour satisfaire les besoins les plus pressants ». Et ce, en dépit des progrès accomplis pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

Il n’y a donc plus de doute, un assainissement médiocre expose les femmes au risque d’agression. Et de soutenir que « nous ne pouvons tout simplement plus attendre. En agissant avec fermeté, nous pouvons dès à présent avoir un impact positif sur la santé, l’éducation, la sécurité des femmes, l’égalité sociale et la croissance économique à l’échelle mondiale pour les générations futures », martèlent-ils. La sonnette d’alarme par rapport à la situation des femmes sans toilettes est le fruit d’études de cas qui ont révélé un impact considérable qui ne peut laisser personne indiffèrent.

Si à l’institution de cette journée par les Nations Unies, le sujet a fait rire certaines personnes et de nombreux journaux ont traité l’événement dans leur rubrique « insolite », il reste que 1,1 milliard de personnes font leurs besoins dans la nature. Et les chiffres indiquent que « fournir des toilettes pourrait permettre de sauver la vie de plus de 200.000 enfants chaque année ». Une raison de passer vite à l’action.

Une batterie de mesures

Dans la recherche des solutions pour mener le combat pour l’accès de tous aux toilettes, le rapport propose plusieurs approches de solutions. Dans un premier temps, sans détour, il invite tous les gouvernements à faire de la question de l’assainissement, une priorité « immédiate et urgente » dans leur agenda post-2015. Ensuite, ils les invite à respecter leurs engagements  pris aux niveaux national, régional (AfricaSan, SACOSAN) et mondial (Assainissement et eau pour tous). Ceci, en augmentant les ressources consacrées à ce secteur qui, longtemps, a été le parent pauvre. Dans cette démarche, les gouvernements devront dans leur agenda post-2015, se « fixer des objectifs ambitieux pour parvenir à l’accès universel à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène, et réduire progressivement, jusqu’à les éliminer, les inégalités en matière d’accès et d’utilisation ». De même, au nombre des mesures préconisées, la communauté internationale invite les dirigeants à intégrer l’assainissement dans la politique éducative et dans les curricula de l’enseignement primaire.  Toute chose qui devrait permettre de doter tous les établissements scolaires d’installations sanitaires adéquates, avec des dispositifs de lavage des et de toilettes séparées pour les filles et pour les garçons, dotées d’un accès pour les élèves handicapés. Aussi, la promotion de l’hygiène doit occuper une place importante dans le programme scolaire dans les écoles et lycées.  Enfin, le recours au partenariat public-privé dans ce combat contre « la crise de l’assainissement » est encouragé pour amener les acteurs du secteur privé à investir dans ce domaine pour accélérer les progrès réels.

Au total, la directrice générale de WaterAid, Barbara Frost, indique qu’« au tournant du millénaire, les dirigeants mondiaux ont promis de réduire de moitié la proportion de personnes vivant sans accès à des toilettes de base d’ici 2015. Au rythme actuel des progrès, environ un demi-milliard de personnes devront attendre une autre décennie avant d’obtenir ce service de base qui leur a été promis. Chaque heure, 70 femmes et filles meurent de maladies imputables au manque d’accès à l’assainissement et à l’eau. Nous pouvons et devons faire mieux – il s’agit de services de base qui peuvent transformer des vies. » Un véritable appel de pied à l’endroit des décideurs, que Jean-Laurent Ingles, vice-président senior d’Unilever Household Care, conseille a « un effort concerte qui associe l’expérience, les connaissances et les ressources des organisations des secteurs public et privé pour fournir un assainissement sûr à des centaines de millions de personnes ». Pour le directeur général du Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement, Dr Chris Williams, « L’assainissement et l’hygiène sont les moteurs du développement économique, social et sanitaire dans le monde. Penser qu’il est possible d’atteindre d’autres objectifs de développement au sein d’un environnement dépourvu d’assainissement et d’eau propre relève du domaine du rêve. C’est le moment d’agir ! »

November 18, 2013

Bénin : Sortir 87% des populations rurales d’une vie sans toilettes

Alain TOSSOUNON (Bénin/WASH-JN)

Le monde se mobilisera demain mardi 19 novembre pour sonner une fois encore l’alerte face aux 2,6 milliards de personnes qui vivent toujours sans toilette. Au Bénin, la situation est tout aussi préoccupante dans certains quartiers de Cotonou et en zone rurale où la défécation  à l’air libre règne en maître . A quand la fin ?

photo toilette

La trentaine, Mme Ahlonsou G,  habite le quartier Missekplé (Sainte Rita) à Cotonou dans une maison en matériaux précaires. Mais, comme tous les habitants de ce quartier situé dans une zone de bas-fonds, c’est une vie sans toilettes qui se mène ici. « Au début, on utilisait les latrines des voisins. Mais après, ils ont refusé. Donc, on est obligé de faire autrement. Nous attendons le soir pour aller aux toilettes dans les herbes », raconte-elle.  Avec son mari maitre-maçon, et leurs deux  enfants, depuis qu’ils ont décidé de se poser  chez l’oncle du mari à la recherche du travail, ils ont appris à faire comme les gens de ce quartier. Pour éviter les regards dans la journée, ils ont imaginé d’autres moyens. Refusant de nous avouer ses moyens, après insistance, elle décide finalement de nous décrire le procédé. « Nous sommes obligé d’utiliser des sachets que nous jetons dans la brousse », nous confie-t-elle avant d’ajouter «  nous savons que ce  n’est pas bon mais comment voulez-vous qu’on fasse puisque nous n’avons pas d’argent pour construire de latrine». Non loin, dans la maison Goudou qui abrite cinq locataires, la situation est la même. La maison ne dispose pas de latrine. Tous les moyens sont bons pour se soulager. « Mon voisin et moi avons négocié avec la maison d’à côté pour utiliser leur toilette. A la fin de chaque mois nous payons », nous signale l’un des locataires qui témoigne également que c’est la brousse qui accueille les gens de ce quartier où très peu de ménages disposent de toilettes.

Pourtant, ils n’ignorent pas les conséquences et cet habitant du quartier rencontré, sans hésiter, soutient : « Oui, ça pollue l’environnement. Et  c’est dangereux pour la santé. Mais que peut-on peut faire contre cela ? ».

A l’instar de cet habitant, dans leur ensemble, les populations de ce quartier où les toilettes sont une denrée rare, avouent leur impuissance face à l’inexistence dans les maisons de latrines. Mais, loin d’être un cas isolé,  la situation est la même dans les quartiers situés dans les bas-fonds où l’insalubrité a droit de cité. C’est également le même constat dans les zones rurales de notre pays. Et les statistiques ne mentent pas. Selon le ministère de la santé publique ayant  en charge l’assainissement de base, environ 87% des Béninois en milieu rural pratiquent la défécation à l’air libre.

Face à une telle situation, on assiste à une lenteur dans les actions comme réponse. Car, en 2012, l’évolution du taux d’accès des ménages aux latrines familiales a connu une baisse de -5% par rapport à la cible de 2012  selon les résultats de l’Enquête Démographique de Santé du Bénin (EDSB 2012). Une contre-performance que la Direction Nationale de la Santé Publique (DNSP) explique par l’abandon par les populations de l’approche de promotion de l’hygiène et de l’assainissement (PHA).

En milieu scolaire, la situation n’est pas rose et le Bénin a encore des écoles sans toilettes.  Le taux de couverture en ouvrages adéquats d’évacuation des excrétas en milieu scolaire en 2012 est seulement de 53%. Donc, près de la moitié des écoles de notre pays ne disposent donc pas de toilettes exposant ainsi les nombreux écoliers aux risques de maladies.

A la dernière revue annuelle du secteur, le DNSP, Orou Bagou Yorou Chabi avait une fois encore tiré la sonnette d’alarme face à la lente progression des chiffres dans ce sous-secteur. En effet, le rythme de progression annuelle est de moins 1%. Ce qui compromet les chances de notre pays d’atteindre les OMD. Car, sur un objectif de 69% pour les ménages, on est encore à peine à 46% des ménages qui ont effectivement accès aux ouvrages adéquats d’évacuation des excrétas.

Sonner la mobilisation générale

Face au tableau sombre, la réaction des autorités centrales et locales manque de promptitude et celle des populations appelées à un changement de comportement, toujours attendue.

En matière de politique et de stratégie, le Bénin traine encore les pas puisque, si le processus de relecture est venu à terme, la politique n’est toujours pas adoptée par le gouvernement. Une situation qui témoigne du peu d’intérêt qu’accorde le gouvernement à ce secteur qui touche pourtant à la santé des populations. Dans leur ensemble, les acteurs qui s’échinent à sensibiliser les autorités et les populations, sont unanimes pour le reconnaitre.  « L’hygiène et l’assainissement ne sont  pas priorisés dans notre pays et dans les communes », se lamente Pie Djivo de la Direction Nationale de la Santé Publique au Ministère de la Santé.

A l’occasion de la Journée Mondiale des toilettes célébrée  le 19 novembre, Félix Adégnika de la société civile qui juge la situation du Bénin « catastrophique », invite à un changement de paradigme. « Les autorités centrales doivent repenser la question de l’hygiène et de l’assainissement  dans notre pays», soutient-il avant de souligner qu’il est important de saisir l’occasion de cette journée pour « booster » le secteur par des gestes forts de l’Etat central et des communes. En saluant l’avènement de cette journée, Guy Glégbadja de la GIZ, lance un appel pour renforcer la sensibilisation et porter plus haut l’information.

Demain, cette journée passera mais la situation de notre pays avec un grand nombre de ses populations sans toilette restera. Le message, lui, sera le même, tant que cette situation ne change pas.

November 18, 2013

Journée mondiale des toilettes : 2, 6 milliards de personnes n’ont pas accès à des latrines

Idrissa SANE

La journée mondiale des toilettes célébrée  le mardi 19 novembre  fait rire et sourire. Pourtant, l’inaccessibilité aux latrines salubres  est responsable des milliers de décès à travers le monde chaque année. Des milliers de femmes sont exposées aux  viols et aux  harcèlements sexuels.

Photo latrine

L’accès aux toilettes reste encore un luxe pour des centaines de millions de personnes à travers le monde. Le plus alarmant, le nombre d’exclus va accroître dans les années à venir en dépit des engagements pris au gré des conférences internationales au fil des décennies. « C’est l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui l’affirme. Près d’un tiers de la population mondiale n’a pas accès à des services d’assainissement de base. Un chiffre qui selon les projections devrait encore augmenter dans les années à venir », révèle un communiqué parvenu à notre rédaction. Il va de soi que tous ces exclus, à majorité des familles aux revenus modestes courent des risques de contracter des maladies liées à l’eau qui sont responsables de la mort des milliers de personnes à travers le monde chaque année. « L’accès à des installations permettant d’évacuer l’urine et les matières fécales permet d’éviter la propagation de maladies, comme la  diarrhée, le choléra, la dysenterie, la typhoïde ou l’hépatite A. Des millions de personnes en meurent chaque année », indique le site visité.

En plus de la propagation des maladies, des femmes sont particulièrement vulnérables. Elles font l’objet de toutes les formes d’agressions. « Lorsque les femmes n’ont pas accès à des toilettes salubres, sûres et privées, elles sont exposées à des risques et deviennent vulnérables. Et si elles ne vont pas se soulager dans la nature, elles risquent d’être harcelées. Les femmes n’aiment pas en parler ou ont de la réticence à se plaindre. Mais le monde ne peut pas continuer à ignorer leur situation », affirme la directrice générale de WaterAid, Barbara Frost. La honte est donc la partie visible de ce drame.

November 12, 2013

Atelier d’apprentissage et d’échanges d’Afrique de l’ouest : Comment assurer un service d’assainissement total pérenne

Alain TOSSOUNON (Cotonou/Bénin) 

Image Atelier ATPC 1

Depuis ce matin, se tient à Azalai hôtel de la Plage de Cotonou (Bénin), l’atelier  régional  d’apprentissage et d’échanges d’Afrique de l’ouest  portant sur le thème : « De  l’Assainissement Total Piloté par les Communautés (ATPC)  à un service d’assainissement pérenne». Organisé par le Centre International de l’Eau et de l’assainissement (IRC) et ses partenaires  (’UNICEF, SNV, WaterAid), cet atelier  qui mobilise d’éminents  praticiens  et professionnels de l’assainissement, permettra de mettre en commun leurs expériences, leçons et questionnements pour un assainissement total pérenne.

L’assainissement reste et demeure encore une véritable équation à résoudre pour la majorité des pays de l’Afrique de l’ouest confrontés à la dure réalité de la défécation à l’aire libre. En cela, l’atelier de l’IRC et ses partenaires qui se propose de mettre en débat cette question, reste une occasion attendue pour approfondir les réflexions par rapport aux approches qui font école notamment l’ATPC et aux problématiques qui se présentent (subvention, technologies, impacts sur l’environnement, durabilité des infrastructures…).

A l’ouverture de cet atelier, Juste Nansi de l’IRC a d’emblée indiqué que « pour atteindre l’assainissement pérenne pour tous, il faut aborder le problème dans une perspective à long terme, qui va au-delà des actions ponctuelles au niveau des projets de 3 à 5 ans ».  Parce que tout simplement, soutient-il, un service pérenne d’assainissement ne se limite pas à l’installation des latrines ». De même, il justifie la tenue de cet atelier par le fait que  « si les interventions  jusque-là ont contribué indéniablement à augmenter la couverture ou à provoquer un changement de comportement (comme c’est le cas de l’ATPC), les approches ne sont pas en mesure d’apporter une réponse à plusieurs aspects importants ». C’est pourquoi, au regard des problématiques qui se posent et du fait que les projets aboutissent aux résultats non satisfaisants, il a convié les participants dans le contexte des OMD à de nouvelles imaginations. « L’hygiène et l’assainissement méritent et nécessitent un débat clair et transparent, affranchi de tout dogmatisme pour aboutir à des solutions pertinentes et réalistes», a-t-il signifié.

 

 

L’assainissement, une question de courage Image 2 ATPC

En se référant aux résultats peu probants obtenus dans le cadre des OMD, la Représentante-résidente de l’Unicef au Bénin,  a souligné que si la tendance actuelle est maintenue, la plupart des pays de l’Afrique de l’ouest ne seront pas au rendez-vous des OMD en matière d’assainissement de base.  Car, les évaluations montrent qu’en Afrique de l’ouest, 73% des populations n’ont pas accès aux ouvrages améliorés d’assainissement et 25% pratiquent encore la défécation à l’air libre. En expliquant que l’ATPC qui est une approche novatrice pour accélérer les progrès, a été adopté par l’UNICEF en matière de promotion de l’hygiène et de l’assainissement de base, elle a lancé un appel aux participants pour  l’élimination des goulots d’étranglement afin d’assurer un assainissement durable. « En impliquant les populations bénéficiaires dans le processus d’amélioration de leurs conditions sanitaires et en utilisant les ressources locales, l’ATPC permet d’obtenir le changement de comportement et des résultats durables », a-t-elle signalé avant d’ajouter que « la responsabilité des familles et des villages est un élément majeur  dans ce processus».

 

Se félicitant du choix du Bénin pour abriter cet atelier, le Ministre de l’environnement chargé de la gestion des changements climatiques, du reboisement et de la protection des ressources naturelles et forestières qui agissait au nom de la ministre en charge de la santé publique, Raphael Edou, en homme averti des questions d’assainissement, s’est adressé aux participants à cœur ouvert en lieu et place d’un discours classique. Pour lui, la résolution de la problématique de l’hygiène et de l’assainissement commence par nous-mêmes. Ceci pour dire que le changement de comportement nécessaire pour relever le défi n’est jamais acquis d’avance et reste une préoccupation permanente à tous les niveaux. Il a évoqué le cas des populations dans les zones inappropriées en milieu urbain avant d’indiquer qu’il faut assez de « courage » pour affronter les questions d’hygiène et d’assainissement de base.

Au cours des trois jours de travaux, les participants suivront des études de cas et des expériences qui font école. Mais aussi, celles qui ont manqué de réussite et l’ATPC comme approche sera mis en débat au regard des autres approches afin qu’au terme de l’atelier, les participants repartent éclairés sur les conditions et facteurs de réussite indispensables à un assainissement total pérenne.

 

 

 

 

 

November 4, 2013

Gender gaps in water, sanitation services

An assessment of the delivery of water, sanitation and hygiene (WASH) services in 16 districts in five regions of the country has revealed numerous gender gaps in the delivery of these services.

The assessment was carried out by the Government of Ghana and United Nations Children’s Fund (GOG/UNICEF).

The two-month assessment conducted in the remotest parts of the Central, Volta, Northern, Upper East and Upper West regions, such as Kpandai, Egaru, Funsi and Zabzugu, brought to the fore gaps in the design and siting of facilities.

Other gaps identified were the non-involvement of women, who were most affected by issues of WASH in decision making and the fact that women and children suffered most when there were no services, due to the domestic roles they performed and which required the use of water.

Women affected most

In an exclusive interview with the Daily Graphic last Thursday in Accra after a debriefing on the key findings of the gender assessment, the GOG/UNICEF Consultant, Mrs Patience Agyare-Kwabi, said, ‘Women and girls need a lot of water, hygiene and good sanitation during their menstruation, and if these facilities are not provided for them, they will be the ones who will suffer the most.’

She also said because girls reached puberty when they were in basic school, if WASH facilities were not provided ‘then it means that their stay in school can be hindered because when they know they do not have hygienic and safe places to change,  they may decide not to go to school – and not going to school will definitely impact on their performance.’

The consultant admitted that although the girls were more affected in the absence of WASH facilities and services, boys could also be affected because they were now performing similar domestic roles as the girls.

Women not involved in decision making

She also said her assessment tour revealed that ‘Decision-making structures at the national, regional, district, area council and community level does not systematically target women in the leadership positions,’ which meant that although they were most affected by the unavailability of resources, they were not part of the decision involving the positioning of such facilities ‘and that in terms of gender, it is unfair – is unequal.’

According to Mrs Agyare-Kwabi, another pertinent development identified during the study, was the current trend of rural-urban migration, where most men left women behind to seek greener pastures.

‘If we do not empower women to take up leadership positions, then we will soon be missing out because a lot of men are running into the urban communities, leaving the women and children. And somebody needs to take up decision making,’ she stressed.

Adoption of guidelines

Disclosing the next line of action after compilation of the report from the assessment, the consultant said steps would be taken to ensure that stakeholders adopted and adapted guidelines and developed a tool kit by looking at the general sector programming, and identifying some key institutions like the Coalition of NGOs in Water and Sanitation (CONIWAS), to mainstream the guidelines.

She also hoped that the government, as the main partner, would at all levels, especially policy, incorporate a lot of the guidelines into all programmes being implemented.

Poor hygiene has serious implications on health. Each year, about 3,600 mothers in Ghana lose a child to diarrhoeal diseases, caused by lack of adequate sanitation and clean water.

This story was first published by The Daily Graphic on November 4, 2013