Archive for December, 2012

December 19, 2012

Approvisionnement en Eau potable, Hygiène et Assainissement (AEPHA): Les acteurs de l’Alliance Wash à l’école de la durabilité financière

Alain TOSSOUNON (Bénin)

Photo Atelier FIETS Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de l’Alliance Wash, les organisations        membres et celles actives dans le secteur AEPHA dans le septentrion,  les mairies des quatre communes bénéficiaires,  les entrepreneurs locaux et les Institutions de Microfinance (IMF), étaient  en session de formation  à l’Hôtel Soleil d’Afrique de Parakou du 5 au 7 décembre 2012. Portant sur le thème «durabilité financière de WASH» et sous la conduite du cabinet néerlandais Waste, l’atelier édifiant en échanges, a été pour les acteurs/entrepreneurs  comme pour les IMF mis face-à-face, une occasion de découvrir les opportunités d’affaires encore inexplorés dans le secteur. Et au-delà, de s’exercer à l’élaboration de  plans d’affaires et à leur défense grâce à un jeu de rôles riche en enseignements.

 

Les participants au cours des travaux de groupe

Gouvernés par cinq  principes fondamentaux (Financier, Institutionnel, Environnement, Technologique et Social)  appelés principes FIETS, les actions de l’Alliance WASH néerlandaise (DWA) et celles du Bénin, visent essentiellement à identifier de nouvelles opportunités de financement. Un travail d’arrache-pied qui passe par l’amélioration des connaissances et le renforcement  des capacités des organisations membres au Bénin (BUPDOS, CEBEDES, DCAM-Bethesda, EAA, Helvetas, PNE-Bénin et Protos-Bénin). Mais également et surtout, de tous les acteurs nationaux et locaux qui interviennent dans le secteur AEPHA. C’est l’enjeu de la session de formation de Parakou qui a mobilisé, en dehors  des autorités locales des communes d’intervention de l’Alliance et des organisations et structures du secteur, les entrepreneurs locaux et les IMF. Un face-à-face inédit acteurs du secteur Wash et IMF qui se justifie selon le Coordonnateur national de l’Alliance Wash, Albert Chabi ETEKA, par la nécessité d’inscrire les actions des acteurs dans la durabilité. Une initiative innovante qui ambitionne de mettre fin aux pannes ou au manque de ressources. Une situation à laquelle, les acteurs Wash sont souvent confrontés pour un secteur aussi vital que celui de l’eau, l’hygiène et l’assainissement. De même, dans un contexte marqué par la dépendance financière mais aussi par la crise financière,  (Les Pays-Bas, un acteur important du secteur Wash au Bénin, réduiront de 25% leurs financements dans les années à venir). Afin de vaincre la fatalité, il y a lieu d’imaginer et d’inventer d’autres formes de financement des actions Wash face aux besoins cruciaux. Ainsi, pour le Coordonnateur Albert Eteka, la session de formation vient en réponse aux questionnements ayant trait à l’accès aux sources de financement nationaux disponibles. D’où la présence des IMFs à cette session de formation.

Dans une partie introductive faite d’exposés, les participants ont eu droit à un éclairage sur les principes de durabilité Financière Institutionnel  Environnemental Technologique et Social (FIETS). Ainsi, si la durabilité financière en tant que principe repose sur le cofinancement par les parties locales (financiers privés), il est nécessaire de bâtir un plan d’affaires pour rendre le rendement positif mais surtout pour contribuer à l’élimination des facteurs qui entravent une approche entrepreneuriale. Seulement, elle ne peut être possible que grâce à une organisation institutionnelle (principe institutionnel) locale responsable de la continuité protégeant les intérêts de multiples actionnaires dans la transparence dans l’utilisation des fonds et ressources. A ces deux principes, il faut ajouter celui de l’environnement  qui permet d’analyser les conséquences sur l’environnement, celui de la technologie qui permet de s’assurer que l’infrastructure reste en fonctionnement et est disponible localement. Et enfin, le principe social axé sur la demande  avec une concentration sur le service de base (les gens ont le droit) et la prise en compte de l’intérêt de tous les citoyens dont les personnes les plus pauvres, vulnérables et défavorisées.

Un bouillon d’échanges édifiants

Une fois les participants éclairés sur les concepts, la session s’est poursuivie avec le visionnage d’un film très instructif sur la vidange manuelle au Kenya et les difficultés/opportunités d’affaires qui s’y présentent. Ce film a provoqué de riches échanges sur les enjeux et défis de l’assainissement de base, les opportunités qu’offre  le secteur au privé mais aussi aux Institutions financières. Pour le deuxième adjoint au maire de Parakou, de façon générale, l’hygiène et l’assainissement ont un coût. Et l’Etat et les collectivités locales ne peuvent continuer à supporter seuls les charges. Aujourd’hui soutient-il, il y a une nécessité d’ouvrir le secteur Wash au privé. Mais, pour encourager le secteur privé, il faudra que les collectivités locales qui ont la compétence, facilitent son implication et que les IMFs l’accompagnent. Seulement, pour que cette activité soit rentable pour le privé, il faut absolument, selon les ONG, que l’assainissement devienne une priorité pour les communes et pour l’Etat.

De même, un travail à la base est indispensable pour amener les communautés à accepter payer le service.  En définitive, il faut à la fois un plaidoyer en direction des autorités pour faire bouger les priorités, encourager et appuyer le secteur privé et surtout sensibiliser les communautés pour les préparer à payer les services.  Abordant la question de la durabilité dans les débats, tous sont tombés d’accord avec les explications de la consultante Jacqueline Barendse du cabinet Waste, qu’elle doit se faire dans la décision et le suivi. Si son importance n’est plus à démontrer, c’est  néanmoins «un monstre» à surmonter. Car, en s’engageant dans toute activité relative au secteur Wash, le privé doit toujours  penser au retour sur l’investissement. Et ce,  même si le gouvernement et les institutions financières financent la réalisation. Préalablement, les autorités doivent gérer la question foncière pour faciliter le travail au secteur privé. Dans ce nouveau schéma où le secteur privé est désormais attendu pour jouer un rôle important, les ONG doivent promouvoir l’entreprenariat et sensibiliser les ménages pour que la durabilité financière soit une réalité.

Par ailleurs, pour relever ce défi de changement de mentalités à tous les niveaux qu’appelle l’alliance Wash, un suivi budgétaire est nécessaire. S’il doit se faire au niveau des budgets de chaque activité ou de chaque acteur, il est aussi impérieux de le faire au niveau national. Car, dans certains cas, des ressources sont  disponibles mais malheureusement, ne parviennent pas aux communes ou aux structures par manque de suivi.

Au total, sur les principes FIETS, tous les participants retiennent désormais que le financement durable est  celui qui est local. C’est pourquoi, à cette session, les autorités locales comme les cadres et agents des mairies, ont été associés de même que le secteur privé ou les entrepreneurs locaux. Surtout, pour les prendre en compte, il faut le faire dès le montage du projet. Enfin, tous les acteurs et membres de l’alliance sont convaincus que le financement local durable est celui qui garantit un accès durable des communautés aux service d’eau potable et d’assainissement.

Un jeu de rôle  pédagogique

Pour allier théorie et pratique, les participants ont  été conviés a monter des plans d’affaires dans quatre groupes différents en tenant grand compte du contexte des communes cibles que sont Sinendé, Kérou, Parakou et Kandi.

Ainsi, après avoir identifié les projets, chaque groupe s’est évertué à concevoir un plan d’affaires avec l’accompagnement des consultants. Avec la consigne que chaque activité doit répondre aux principes de durabilité, les participants, malgré le contexte d’exercice, se sont appliqués à bâtir de véritables plans d’affaires sur la base des informations dont ils disposent.

Au total, alors que le groupe de  Kandi a choisi de réaliser un Projet d’approvisionnement en eau potable des populations rurales de Kandi,  celui de Kérou a retenu  installer et gérer des latrines ECOSAN dans le marché et la gare routière dans la commune de Kérou. Ensuite, le groupe Sinendé a proposé un Projet de réalisation de 4 blocs de latrines ECOSAN et enfin celui de Parakou, a décidé de mettre en œuvre, un projet de vidange de fosses dans les anciens quartiers de Cotonou.

L’un des temps forts de cet exercice et au-delà, de la session de formation, a été la rencontre des groupes avec les Institutions de micro-finance. Avec des tableaux différents et un effort soutenu de représentation de la réalité, chaque groupe a été appelé à défendre devant un banquier, son plan d’affaires. Les débats et échanges qui ont suivi le passage de chaque groupe, a été très instructif pour les entrepreneurs et acteurs du secteur. Surtout, les réactions et commentaires des représentants des 4 institutions de microfinance (PADME, FECECAM,  PEPCO, SIANSON), ont permis aux uns et aux autres, de mieux appréhender les insuffisances et faiblesses de leurs plans d’affaires. Et en plus, de comprendre le mode de fonctionnement des IMFs ou des banques. L’un des grands enseignements de cet exercice a été l’occasion donnée aux représentants des IMs, de se convaincre que le secteur WASH, même avec ses spécificités, reste et demeure comme les autres secteurs, un secteur porteur où l’on peut faire des affaires. Et les exemples ne manquent pas. C’est le cas de l’initiative d’appui aux ONG de précollecte dans la ville de Parakou que développe l’ONG DCAM et qui fait son bout de chemin. Mais, cette expérience qui fait  tache d’huile doit servir d’exemple pour le financement par les institutions financières du secteur Wash.

En définitive, l’exercice de jeu de rôles  a également permis aux participants, de retenir que devant une institution financière, ce qui compte, c’est non seulement la qualité de l’entrepreneur ou la capacité de remboursement de l’entreprise. Mais aussi, l’expérience du promoteur en matière de gestion de crédits ou les éléments de garantie constituent des atouts. Le système fonctionne comme un «voyage aller-retour» avec des investissements qui doivent générer des bénéfices pour l’entreprise et son promoteur.

Convaincus avec cette formation qu’il y a une opportunité d’affaires et un intérêt commun entre les IMFs et les acteurs ou entrepreneurs dans le secteur WASH, les participants ont au terme de cette session, élaborer des plans d’actions pour chacune des quatre communes. Chaque plan d’action comportant des opportunités d’affaires. Ces différents plans d’actions contribueront à la sensibilisation et à la formation des jeunes et promoteurs en entreprenariat et surtout, accroitre l’intérêt de ceux-ci à faire affaire dans le secteur Wash et pour  promouvoir le financement durable au niveau des 4 communes dans le secteur Wash. A la fin de la formation, les participants ont exprimé toute leur satisfaction et témoigné avoir beaucoup appris de cette formation.

Par ailleurs,  après l’étape de Parakou,  une journée de formation sur ces différents aspects des principes de durabilité FIETS, a été organisée à Cotonou pour informer les directeurs des sociétés de l’Etat, des banques, des Institutions de Microfinance, les autorités administratives, les institutions nationales et internationales ayant des actions dans l’AEPHA au Bénin.

Notons que l’Alliance WASH néerlandaise (DWA) composée de six organisations non gouvernementales (SIMAVI, ICCO, AMREF, RAIN, WASTE, AKVO) vise à renforcer les organisations de la société civile, le secteur privé et le secteur public dans huit pays d’Afrique et d’Asie afin d’améliorer les services autour de l’eau, l’hygiène et l’assainissement. Au Bénin, DWA a signé un contrat de partenariat avec 7 ONG  (BUPDOS, CEBEDES, DCAM-Bethesda, EAA, Helvetas, PNE-Bénin et Protos-Bénin) formant l’Alliance WASH-Benin. Ces ONG sont actives dans l’Approvisionnement en Eau Potable, Hygiène et Assainissement (AEPHA).

December 14, 2012

Forum de haut niveau sur l’eau et l’assainissement pour tous en Afrique: Un vibrant appel pour des investissements plus accrus

Alain TOSSOUNON (Envoyé spécial à Dakar)

Forum EAA_Dakar

Les participants au cours des travaux

Attendu pour être un nouveau départ dans la recherche de financements et investissements innovants pour donner satisfaction aux 300 millions d’africains qui n’ont pas encore accès à l’eau potable et aux 640 millions ne disposant toujours pas d’un assainissement décent, le Forum de haut niveau a été ouvert officiellement le 12 décembre par le président de la République du Sénégal, Macky Sall. En présence des ministres en charge de l’Eau et de l’Assainissement des Etats membres de l’Agence intergouvernementale panafricaine Eau et Assainissement pour l’Afrique (EAA), d’experts, chercheurs, acteurs et partenaires, un appel a été lancé par tous les intervenants pour des investissements conséquents et un intérêt plus manifeste pour les secteurs de l’eau et de l’assainissement.   

A un moment où 50 ans après les indépendances, la moitié des africains n’ont pas accès aux services d’eau et d’assainissement, l’heure n’est plus aux atermoiements et aux tergiversations dans la recherche des solutions pour faire face à  ce défi majeur. Car, malgré l’appel des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) lancé en 2000, l’Afrique et ses Etats peinent toujours à 3 ans de l’échéance de 2015, à mobiliser les ressources nécessaires pour répondre à ces deux services de base. Pour le président Macky Sall, ce retard est fortement lié à la non disponibilité des ressources financières. « Malgré les avancées notables, l’une des principales causes reste la faiblesse des financements et des investissements, comparativement aux besoins », a signalé le chef d’Etat sénégalais. Face au tableau sombre, il a souligné son engagement à  inverser cette tendance au Sénégal. Un engagement qu’il tient de son agenda de développement pour le Sénégal dans lequel, l’accès à l’eau et à l’assainissement reste une priorité. Pour aller plus loin, le président Macky Sall a souligné que son gouvernement s’est engagé à accélérer la mobilisation d’environ  250 milliards de FCFA pour atteindre les objectifs de ce programme d’ici 2015. Et d’appeler tous les autres dirigeants des Etats à lui emboiter le pas tout en saluant la présidente du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, ambassadrice pour la cause de l’eau et de l’assainissement en Afrique, invitée d’honneur de ce forum.

Dans ce combat pour l’accès de tous les Africains à l’eau et à l’assainissement, les communes ne doivent pas être du reste. Elles doivent absolument être à l’avant-garde des solutions durables qui aujourd’hui font défaut. C’est pourquoi le maire de la ville de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, en défendant son engagement, a partagé son amertume de voir que l’accès à l’eau reste encore un luxe pour des milliers d’africains. Ainsi, il a martelé qu’il est aussi de la responsabilité des collectivités locales, de contribuer à trouver des solutions adéquates.
«Il faut que les déchets et eaux usées d’aujourd’hui deviennent les matières premières de demain, c’est plus qu’une nécessité, c’est une urgence », a indiqué le maire de Dakar. Un son de cloche entendu par la Fondation Bill et Melinda Gates dont le représentant, le docteur Abdoulaye Koné,  préconise la mobilisation des chercheurs et des universitaires pour donner une dimension plus rentable au sous-secteur de l’assainissement. Et ce, dans les domaines variés tels que la valorisation des eaux usées, des boues de vidange, la production du biogaz. Intervenant en lieu et place de la présidente du Libéria, le vice-président, Joseph Boaki, a fait un impressionnant plaidoyer pour promouvoir la recherche, conserver les acquis et mettre l’accent sur le suivi et l’évaluation pour mesurer les impacts. «Le temps est venu d’agir », a-t-il indiqué dans son appel à l’action.

Un objectif de 50 millions de personnes  à atteindre d’ici 2015
Décidée à passer au concret, l’Agence intergouvernementale panafricaine pour l’eau et l’assainissement pour l’Afrique (Eaa), ambitionne de  mobiliser des ressources afin d’offrir des services à plus de 50 millions d’africains d’ici à 2015.

Le Forum dédié à cette ambition  reste une opportunité pour imaginer et inventer les solutions en vue de répondre aux besoins des populations africaines. Ainsi, selon le président du Conseil des ministres, Issoufou Issaka, par ailleurs ministre de l’Hydraulique et de l’Environnement du Niger, Eaa s’engage à toucher 50 millions d’africains d’ici à 2015. Parce que tout simplement, « On dit que l’eau, c’est la vie, l’assainissement, c’est la santé, et l’hygiène, c’est la dignité».

C’est sur une note d’espoir que le forum a été lancé avec l’engagement pour les uns comme pour les autres, de redoubler d’efforts pour non seulement mettre l’assainissement comme une priorité dans les agendas des Etats, mais aussi faire recours aux financements innovants dans le contexte de raréfaction des ressources.

December 13, 2012

Cérémonie d’ouverture du forum : le Sénégal ambitionne de mobiliser 250 Milliards pour atteindre les OMD

Par Racine KANE

Le président de la république du Sénégal, Macky Sall, a présidé la cérémonie officielle d’ouverture du 2e Forum de l’Eau et de l’Assainissement d’EAA. Occasion pour le chef de l’Etat sénégalais d’appeler à la mobilisation pour de tous pour concrétiser les engagements pris à ce niveau.

Le Sénégal se positionne, selon son président, en leader dans le domaine de l’accès à l’eau et à un assainissement décent avec « une chance d’atteindre les OMD en eau avec « 88,5% de taux d’accès à l’eau potable à 3 ans de l’échéance». Toutefois, le Sénégal comme la quasi-totalité des pays africains, notamment de l’ouest, est loin du compte pour les objectifs fixés pour le sous secteur de l’assainissement victime d’une grande faiblesse de financement. Un gap que le Sénégal compte combler avec « la mobilisation de 250 milliards d’ici à 2015 » promet Macky Sall qui rappelle que 640 milliards d’africains n’ont toujours pas accès à un assainissement décent.

Le maire de Dakar, Khalifa Sall, avait auparavant porté la voix des élus locaux qui attendent que « les dispositions financières suivent le processus de décentralisation » afin qu’ils puissent prendre en charge les questions liées à l’accès à l’eau notamment dans les bidonvilles où on « paie l’eau à un prix supérieur à la moyenne ». Un fait dénoncé par le Vice Président du Libéria qui se désolé qu’on perde trop d’énergie et de temps pour trouver de l’eau.

Auparavant, un grand satisfecit a été, unanimement, décerné à EAA par les différents intervenants. Le président Macky Sall a félicité son Secrétaire Exécutif, le sénégalais Idrissa Doucouré qui a su impulser un nouveau souffle à l’institution qui « après 25 ans d’existence, poursuit sa phase de maturation et est devenu une institution de référence avec des résultats tangibles dans l’amélioration d’un accès durable à l’eau potable et à des infrastructures d’assainissement adéquats », souligne M. Issoufou Issaka, Président du Conseil des Ministres d’EAA. Toutes choses qui encouragent le Conseil des Ministres de l’Eau (AMCOW) à « poursuivre le partenariat avec EAA pour travailler à résorber le gap pour l’accès à l’eau et à un assainissement de qualité », selon son Secrétaire Exécutif, Baye Mass Tall. Ensemble, ils pourront arriver à « faire des déchets d’aujourd’hui les matières premières de demain » comme proposé par le maire Khalifa Sall. Tout un programme!

December 12, 2012

Forum de haut niveau sur l’eau et l’assainissement de Dakar: Les grandes décisions du Conseil des ministres des Etats membres

Alain TOSSOUNON (Envoyé spécial à Dakar)

Photo Conseil des minsitres Forum EAA_DakarAujourd’hui 12 décembre 2012, la deuxième édition du Forum africain de Haut Niveau sur l’Eau et l’Assainissement pour tous organisée, en collaboration avec le Gouvernement du Sénégal, a démarré a l’hôtel King Fahd Palace, avec le Conseil des ministres des Etats membres de l’Agence Intergouvernementale panafricaine Eau et Assainissement pour l’Afrique. Avant l’ouverture officielle par le chef d’Etat sénégalais, Macky Sall, les ministres réunis ont pris d’importantes décisions destinées à renforcer l’ancrage de l’institution et l’amélioration de l’accès à  l’eau et à l’assainissement dans les Etats membres.

Levant un coin de voile sur les décisions issues du Conseil des ministres, le Ministre  sénégalais de l’hydraulique et de l’assainissement, Oumar GUÈYE, a indiqué que 3 grandes résolutions ont été prises. Dans un premier temps, il a laissé entendre, que les ministres ont unanimement retenu l’impérieuse nécessité d’instituer une stratégie de coordination entre l’Agence intergouvernementale panafricaine EAA et le Conseil des ministres africains chargés de l’eau (AMCOW). Deuxièmement, les ministres ont souligné la nécessité de rendre opérationnelle, les nouveaux organes de l’institution. Il s’agit de la Fondation dont le but sera de collecter et gérer des ressources financières pour la promotion de l’accès des populations les plus vulnérables à l’eau et à l’assainissement, le Centre de Recherche destiné à promouvoir et à coordonner la recherche sur les solutions appropriées et le développement des connaissances dans le secteur sur l’ensemble du continent. Et enfin,  l’Agence d’exécution attendue pour se positionner comme une structure d’appui aux Etats et aux autres intervenants du secteur pour la mise en œuvre des programmes.

Enfin, comme grande décision, les ministres ont clairement indiqué que les Etats membres devront dans leur ensemble, apporter leur soutien à EAA. Et ce, à travers la signature pour certains, des accords de siège et pour les anciens, leur révision.

Par ailleurs, la rencontre des ministres a accueilli de nouveaux adhérents avant de demander aux Etats, d’entreprendre avec EAA dans chaque pays, la signature des contrats programmes. Les nouveaux Etats membres  ont été invités à jouer pleinement leur rôle.

Abordant la question des enjeux des secteurs de l’eau  et de l’assainissement, les ministres ont reconnu la nécessité de «prendre très au sérieux l’eau et l’assainissement»  en multipliant leurs efforts. Et même si à trois ans de l’échéance de 2015, l’espoir pour l’atteinte des OMD dans les deux secteurs n’est pas permis, ils se sont engagés à redoubler d’efforts en augmentant les financements destinés aux deux secteurs.  Un appel a aussi été lancé aux partenaires pour un accroissement de leur aide. «C’est un secteur qui fait l’objet d’une demande sociale très forte et les populations doivent avoir de l’eau, une bonne eau et également avoir accès à l’assainissement qui une question de dignité», a martelé le ministre sénégalais de l’hydraulique», qui a invité les Etats à plus d’engagement et à une volonté politique plus forte.

December 10, 2012

…The Unending plight of Hillside Communities

Thousands hike distances for drinking water

By Alie Sonta Kamara

Water and Sanitation Media Network Sierra Leone

kanko 2

 

 

 

 

 

Sunshine Valley; Women laundering at a contaminated stream 

Access to Water and good Sanitation is key to the health and development of any society. It is with this back drop that Water and Sanitation Media Network Sierra Leone Chapter is partnering with West Africa Water Aid and Water Supply, Sanitation and Collaborative Council in the United Kingdom to visit some of the marginalize

d and deprived communities in the country to get first hand information on the status of pure water and good sanitation in these places.

At the week end, it was a spectacular sight to witness the unending plight of Hillside communities in the west end of Freetown as thousands everyday are forced to travel miles away in search of pure drinking water whilst others have no option but to use contaminated stream for their daily activities.

Among the areas visited were the Kanko Water Well at the Sunshine Valley, a new community situated at the foot of Hill Station and a narrow  stream running through Sunshine Valley , Hill Cut  and the Wilberforce communities.

It was noted with dismay that despite the unreserved strides made by the Government of Sierra Leone, some N

 

on Governmental Agencies and the United Nations Agencies in putting an end to the water crisis that exists in the country, thousands of the inhabitants in these parts of Freetown still have to trudge miles away in search of pure drinking water.

 

             KANKO SAMURA WATER WELL

Kanko Samura's Bore hole

 

 

 

 

 

 

 

Among these water deprived areas are Wilberforce, Hill Cut, Hill Station and the International Military Advisory Training Team (IMATT,) all in

 

 

the West End of Freetown. Inhabitants in these places depend mainly on boreholes for drinking water. One famous and widely used borehole is that owned by  one Kanko Samura at the Sunshine Valley.  Sunshine Valley is a new community situated at the foot of Hill Station, with approximately three thousand people.

The community began attracting home seekers in 2004 when newcomers saw the need of drilling boreholes to scoop water for drinking purpose since children would have to be on the streets for hours on end to fetch water.

The ‘Kanko Water Well’, as it is named, has been serving far-away communities where Guma Valley Water Company( the main source of water supply in the city) has not been able to provide services.

“We believe the water in the water well is good to drink, even if you put it in a container for a long time, you can never notice any sediment,” Mama Kanko said.  But scientific studies have shown that water of such nature is hard and there is high tendency that it may not be free from germs. “On my own, I have been applying chemicals to the water well. I also have a colleague who sometimes helps with medicine to keep the water in the hole clean and pure,” she added.

She disclosed that since the opening of the community no goodwill NGO or government agency has ever conducted any tour to see whether they have water crisis.

Once on a while, Guma Valley water tankers help these named communities with water. “When tankers come, only few vigilant youth can win the battle to get water,” she said.

In the rainy season, however, places like Wilberforce Barrack gets water from the available taps around, but in the dry season taps remain closed since the water does not have the power to run uphill. During this hard time, people hike distances to fetch water at the Kanko Water Well

From the IMATT peak runs a narrow stream through Sunshine Valley, Hill Cut, Wilberforce and empties into the ocean through Kroo Bay. The stream is being used for washing clothes, for toilet and for the mixing of mortar. This Present reality records the lack of toilet and clean water to do other domestic cleansing.

Although people in these communities go through such ordeal, however, no major account of death was recorded during the outbreak of cholera.

These communities have no date set aside for general cleaning. “We clean our area when the Government announces public cleaning. But most times, we clean when we find it necessary,” Kanko said.

Health facilities are poor in these areas. “If the Government or any philanthropist wants to help us, they should consider constructing taps or providing us with chemicals to keep our water clean. We also need heath centers around where the sick could be treated at all times ” she concluded.

 

 

 

 

 

 

 

 

December 3, 2012

Water related diseases ravage Taraba town

Ayodele Samuel +2348074420617, gtms06@yahoo.com

In Karim,  up to ten people are may be diagnosed of water related diseases daily, while A Medical Doctor says between two- five people die weekly of

Villagers scavenging water  from a 'stream'

Villagers scavenging water from a ‘stream’

diseases, Ayodele Samuel Ayokunle, Journalist and  blogger at www.ayodelenews.blogspot.com writes

My encounter on the road to Karim Village wasn’t a palatable experience for me, the Village had just been ravaged by the deadly flood that swept across the country, bad roads, fear of transportation on water coupled with visible angry flooded villagers. At last I landed in ‘Snake Island’. Karim Village, headquarters of  Karim- Lamido  Local Government  in  Taraba state, North East Nigeria.

It takes about  seven hours by road from Jalingo  the state capital, due to bad  roads and the  vastness of the land, but I  took less than 3hours  taking waterways using local boat from  River Lau, to  River Benue to  Jen and motorcycle  to Karim town.

Thou the people of karim Lamido are still battling the effects of flood that ravaged the rustic community, Typhoid and other water related diseases remains another nightmare.

Karim village known among visitors mostly Corps Members (a Nigeria government youth scheme for fresh graduates) as Snake Inland due to heavy presence of reptiles.

The town   is surrounded by water and thick grasses, which makes snakes a common sight , about four  different tribes (Karim jo , Jenjo, Bachama, Bambur) made up of the undeveloped Agrarian land with people majorly dealing in rice farming and fishing as source of livelihood.

Faced with lack of safe water despite surrounded by River Benue and Lau River, lack of toilets, the people of Karim despite their many problems, has its own uniqueness of peace and harmony  among its more than  195,844(2006 census)  Christians and Muslims who co-exist peacefully.
Water related disease affects the young and the old in Karim  because of their nomadic nature,  they tend to move from place to place in search of greener pastures for their immediate family, leaving behind available water source .

Major sources of water include rivers, ponds, and open wells which the inhabitants use for their domestic activities and every other water related activity.

Available boreholes are: a private owned borehole operated by RABI waters,that sells water especially to water vendors(mai-ruwa)  and one at the emirs palace are the only source of water to the people

Most Government sunk boreholes and the recently sunk ones under the Millennium Development Goals MDGs are no longer functioning due to what residents describe as “poor execution of the projects.”

A resident , Alhaji Abdullahi Umar said that sources of portable water were all blocked and most government boreholes are all dried, “we find it very difficult to have clean water for consumption and domestic use because most government water has dried up, so we drink from the ponds ”

However little or no assistance is available on the issue of healthcare, the community is armed with an unequipped primary health care center   to abate the water crisis facing the community.

According to, the Principal Community Health Officer(PCHO) of only Primary Health Centre, Karim Dr. Isa Nayin ,  typhoid and other gastro intestinal diseases like dysentery and diarrhea are prevalent in the locality. He said that these diseases is commonly reported from  remote areas which includes Karim- Mondi, Ruwan Fulani, Kwanchi and Mutum Daya, the villages about two hours motorcycle ride from the center.

Sighting the disease of the F’s (Faeces-Flies-Food-Finger) as the major vector of the disease,  Dr Isa stressed  that these diseases occur because there is no reliable source of water within the locality.

He estimated that 5-10 persons are daily diagnosis of water related cases in the hospital, while 2-5 died weekly of same illness, “ because the people still believe in traditional medicine so they usually don’t like visiting the hospital because of the cost and distance.”

Another problem facing the community is ‘Color change in water’  mostly especially in  the rural areas where different activities take place within the village ponds or rivers,  pigs are allowed to go play in drinking ponds thereby causing a dramatic change in the color of water  changing to red.

While a health worker Bumanda Andrew express fear considering the increasing casualties of water related diseases appealed to both local and state Government authorities to come to the aid of the community residents.

Government need to compliment  efforts of United Nations in providing social amenities to the less privileged, people here needs help on water and many other social problems”

Commenting on the water problem, Government official, the vice- chairman of Karim Lamido Local Government,   Alhaji Ahmad Umar Karim admitted that Government is  aware of the peoples plights but assures that efforts are made to reduce their hardship.

The government has done their best in terms of provision of portable water, citing example of a tap water pipe which were laid by the present Government across the local Government headquarters but which were suddenly vandalized by hoodlums without anybody reporting to the relevant authorities.”

Hand dug holes for  sourcing un safe water

Hand dug holes for sourcing un safe water

He said the people should complement Government efforts by protecting Government properties sited in their domain

The people of Karim are still hopeless on safe water, basic healthcare among other social amenities, where will respite come their way?