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March 31, 2015

SECURISATION DES BESOINS EN EAU DE DAKAR ET DE CERTAINS CENTRES URBAINS: 75 % du financement des 600 milliards de F CFA bouclés pour les grands travaux

Par Idrissa Sane (Sénégal)
Le financement des ouvrages hydrauliques devant concourir à sécuriser les besoins en eau de Dakar et de certaines villes est bouclé à 75 %. Le plan global de financement est évalué à 600 milliards de francs Cfa. Déjà une 3e Usine sera construite à Keur Momar Sarr et mise en service en 1019. Elle aura une capacité de 200.000 mètres cubes par jour.
Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Sénégal, à travers la Société Nationale des Eaux du Sénégal (Sones), s’attaque à l’approvisionnement à moyen et long terme de Dakar et quelques centres urbains. Aujourd’hui, les autorités tirent un bilan très satisfaisant sur le plan de la mobilisation des ressources financières pour la construction d’une série d’ouvrages hydrauliques devant concourir à couvrir les besoins actuels et futurs de Dakar et de certaines villes. « Globalement, sur les 600 milliards F Cfa nécessaires aujourd’hui, le plan de financement est bouclé à 75% », révèle le Directeur général de la SONES, Charles Fall. Les partenaires comme la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement, la Banque ouest africaine de développement, la Banque africaine de développement, entre autres, vont accompagner le Sénégal dans la mise en œuvre des ouvrages hydrauliques.
C’est ce qui ressort de la présentation d’une étude liée à la construction d’une 3e usine de traitement, dans le périmètre de Keur-Momar Sarr.
La réalisation de cette infrastructure entre dans les perspectives de couvrir les besoins actuels et futurs de Dakar et des centres urbains. « Si rien n’est fait, nous allons revivre le déficit. C’est pour cela, nous avons pensé sécuriser la demande en eau de Dakar au moins jusqu’à l’horizon 2035 en allant vers un programme beaucoup plus ambitieux avec entre autres, la construction d’une 3e Usine à Keur Momar Sarr », a justifié le Directeur général de la SONES, Charles Fall. L’usine coûtera 203 milliards de francs Cfa et sera livrée en 2019. Selon les techniciens, du Groupe Merlin, le déficit pourrait atteindre 100.000 mètres cubes par jour dans les années à venir. Aujourd’hui, selon le conseiller technique au ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Moussa Sané, l’Etat a pris l’option de travailler sur des projets pouvant assurer la disponibilité des services sur une période plus longue. La réactualisation de la demande aidera à fournir plus d’informations pour une mobilisation rationnelle des ressources souterraines. «Cette étude de la réactualisation de la demande de la ressource en eau tient compte des nouveaux investissements mais aussi de la nouvelle stratégie du ministère qui voudrait dans un horizon temporaire proche préserver tout ce qui est ressource souterraine », précise le Directeur général de la SONES, Charles Fall.
Deux usines de dessalement de l’eau de mer
Au juste, la réduction de la pression sur les nappes remettent au goût du jour le dessalement de l’eau de mer qui, du reste, est une alternative coûteuse mais viable. En réalité, elle cadre avec le souci de la prise en compte des besoins des générations. De façon concrète, deux usines de dessalement seront construites, une aux Mamelles, l’autre sur la Petite Côte. «Nous avons des programmes de dessalement de l’eau de mer. Une usine sera construite par JICA sur le site des Mamelles, elle aura une capacité de 50.000 mètres cubes par jour et sera mise en service entre 2020 et 2021. En plus de cela, une deuxième usine de dessalement sera positionnée sur la Petite Côte et aura une capacité de 50.000 mètres cubes», avance le Directeur général de la SONES, qui précise : «Pour le dessalement de l’eau sur la Petite côte, nous allons le conduire sous le format de partenariat public-privé. L’Etat, avec l’appui de la Banque mondiale apportera la garantie financière en faveur de l’opérateur qui sera recruté par appel d’offre internationale ». A cela s’ajoute la construction de 7 forages à Tasset, et à Thiès pour une production de 20.000 mètres cubes et d’une dizaine de forages à Dakar et dans la zone de Pout.

March 31, 2015

SECTEUR DE L’EAU : La société civile exige plus d’effort en matière de gouvernance

Par Idrissa SANE (Sénégal)
Le président du Partenariat national de l’eau du Sénégal ( Pnes), Antoine Diokher Thiao a donné une note positive en matière de gouvernance dans le secteur de l’Hydraulique au Sénégal. Toutefois, il pense qu’il est possible de faire plus d’efforts en matière de gouvernance. Cet avis fait écho de la position de plusieurs acteurs de la société civile du Sénégal.
Le droit à l’eau est–il menacé ? La question peut paraître provocatrice mais elle constituait la lame de fond du débat sur le liquide précieux animé par plusieurs organisations de la société civile, sous l’égide du bureau régional de Wateraid en 2013. Tout compte fait, le nouveau président du Partenariat national de l’eau du Sénégal ( Pnes), Antoine Diokher Diaw, dans une interview qu’il vient de nous accorder déclare : « Le Sénégal a fait des efforts dans la gouvernance avec la restitution annuelle organisée par le Pepam. Mais je pense qu’il faut aussi systématiser ces revues au niveau décentralisé. Il nous faut faire plus d’efforts en matière de gouvernance », prêche le président du Pnes. Ses propos font écho à ceux tenus l’année dernière par Fatou Jagne de l’Ong Article 19 qui avait déclaré : « Les populations ont le droit de savoir le prix, de connaître la qualité par rapport à ce que l’Etat dépense. Il faut que la société civile continue à travailler sur cette question », prêche Fatou Jagne. Cette préoccupation est partagée par Malick Gaye d’Enda Rup qui aborde la question de la gouvernance sous l’angle de la disponibilité des informations fiables. « Nous devons changer les consciences. Au-delà de l’accès, nous devons avoir plus d’informations, sur la qualité, sur le prix de l’eau. Est-ce que l’actuelle tarification est juste ? », Suggère Malick Gaye.
Lors de cette table-ronde, la directrice régionale de WaterAid, Mariam Dem, a avancé que les déficits en financement sont évalués à 118 millions de dollars soit environ 500 milliards de francs Cfa. Même si au cours des vingt dernières années, des efforts considérables ont été consentis par les pays africains, il reste qu’aujourd’hui, 42 enfants meurent chaque jour en Afrique sub-saharienne faute d’un accès adéquat à l’eau potable. Rien que dans l’espace Cedeao, 107 millions de personnes n’ont pas encore accès au liquide précieux. D’où l’urgence de mettre en place des outils de la bonne gouvernance pour non seulement combattre les inégalités mais aussi pour restaurer l’équité. C’est à juste raison, que Amadou Mignane Diouf de l’Ong Paedd/CI-Sacsb, soutenait : « l’eau est une ressource collective qui ne doit pas être source de profits même si le constat fait état d’une gestion assurée par des sociétés privées internationales ».
La question qui s’impose aujourd’hui est la suivante à en croire M Diouf. Quel est le type de gouvernance qu’il faut privilégier pour que l’eau soit un baromètre de démocratie dans un contexte de changements climatiques et d’augmentation de la demande ?
En réponse à cette interrogation, cet acteur de la société civile suggère l’expérimentation d’une vraie gouvernance locale de cette ressource. « L’eau est un baromètre de la démocratie. Est-ce qu’il ne faut pas tester la gouvernance locale de l’eau ? Il faut une gestion concertée de cette ressource avec les populations », propose Mamadou Mignane Diouf.
En tout état de cause, beaucoup de spécialistes ont estimé que les grands défis du monde, les grandes guerres du 21 ème siècle pourraient provenir de la gestion de l’eau. C’est la raison pour laquelle les experts ont été unanimes à reconnaître que la ressource doit être gérée de manière concertée, dans le cadre d’une approche holistique, afin que les couches les plus vulnérables soient davantage protégées.

March 31, 2015

LANSANA GAGNY SAKHO, DIRECTEUR GENERAL DE L’OFOR : « Le monde rural aura désormais une eau de qualité à un prix conforme à son pouvoir d’achat »

Par Idrissa Sane (Sénégal)
L’Office des forages ruraux (Ofor) est une nouvelle structure. Qu’est-ce qu’elle va apporter en termes d’amélioration d’accès à l’eau potable ?
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J’aimerais faire un état des lieux avant de parler de l’Office des forages ruraux (Ofor). Aujourd’hui vous avez de l’eau qui coûte plus cher dans le monde rural que dans les villes. Cela veut dire que les populations qui ont un pouvoir d’achat plus faible paient l’eau plus chère que ceux qui en ont les moyens. Nous travaillerons à rétablir l’équité par rapport à ce dysfonctionnement. Nous allons donner de l’eau aux populations du monde rural à un prix acceptable. Le deuxième dysfonctionnement, il y a un problème de qualité de l’eau dans le monde rural. L’exploitation et la maintenance des ouvrages ruraux hydrauliques étaient confiées aux associations et usagers de forages. Ces associations n’ont pas pour métier l’exploitation et de la maintenance. La qualité de l’eau se pose dans certaines parties du pays. Le troisième dysfonctionnement, c’est la gestion des fonds générés par vente de l’eau dans les zones rurales. Le mètre cube de l’eau est à 300 francs Cfa. Si vous avez un volume de 100.000.000 de mètres cube, cela donne 30 milliards de francs Cfa. Aujourd’hui il n’y a pas de traçabilité des fonds générés par la vente de l’eau dans le monde rural, or si nous arrivions à capter la moitié de ce fonds, nous allons assurer la qualité et la continuité des services en milieu rural. C’est cela la situation globale de référence.
Quels sont vos objectifs à moyen terme ?
Tout est urgent. Notre objectif, c’est d’arriver à mettre en place les délégations des services publics sur l’ensemble des ouvrages. L’eau n’est pas la vie, c’est l’eau potable qui est la vie. L’objectif est à court terme. Il faut mettre de l’eau potable à la disposition des populations.

L’organisation actuelle de la gestion des ouvrages hydrauliques ne permet pas une gestion rationnelle de la ressource en eau. Les dysfonctionnements qui sont structurels pas conjoncturels. Mais nous devons les régler dans le court terme parce qu’il s’agit de l’eau, eau source de vie. Nous avons signé en novembre un premier contrat d’affermage qui va fournir de l’eau potable à 300.000 personnes.
Quelle sera la place des populations dans la mise en œuvre de votre feuille de route ?
Il faut regarder le problème à deux niveaux. Les ouvrages hydrauliques en milieu rural sont gérés par les Associations et Usagers de forages (ASUFORS) mais ces organisations ont montrées leurs limites. Cela étant dit nous ne sommes pas dans une logique d’exclusion. Dans le cadre de la réforme, elles joueront un rôle qui correspond à ce qu’elles savent faire : défendre les consommateurs pour une plus grande équité dans la gestion de la ressource avec l’introduction du secteur privé dans le secteur. Elles vont régler un problème crucial que nous connaissons dans le secteur urbain : l’absence de régulation. Les ASUFORS performantes resteront dans le système. Je tiens une fois encore à préciser que nous ne sommes pas dans une logique d’exclusion des ASUFORS. Mais chacun doit rester dans son cœur de métier.
Le second niveau d’analyse tourne autour de l’intérêt général. Que représentent quelques centaines d’ASUFORS par rapport à huit millions de Sénégalais. On ne devrait même pas se poser des questions sur la pertinence de la réforme. C’est dans un souci d’impliquer tous les acteurs nous menons une démarche inclusive pas pour expliquer le bon sens de la reforme mais plus tôt pour trouver les voies et moyens pour ‘aller vite’… Encore une fois il s’agit de la vie, il s’agit de huit millions de personnes, il s’agit d’un problème de justice sociale que nous allons nous atteler à résoudre.

March 31, 2015

POUR UNE GESTION EFFICACE DE LA GESTION DES RESSOURCES HYDRAULIQUES DU SENEGAL : Des experts recommandent la séparation des réseaux de distribution en fonction de l’usage

ParJacques Ngor SARR (Sénégal)
Découpler dans les bâtiments l’eau pour la consommation humaine et celle destinée à d’autres autres usages, c’est la recommandation qu’ont fait des experts en qualité-Sécurité-Environnement aux responsables de la Sénégalaise des eaux (Sde). C’était à l’occasion d’une conférence tenu à Dakar au mois de mars portant sur le thème «les nouveaux modèles économiques du Développement Durable».

Le directeur du Développement durable du groupe Bouygues Fabrice Bonnifet, l’un des animateurs de cette conférence a d’emblée expliqué que a d’emblée souligné que la gestion de l’eau exige une prise de conscience. C’est la raison pour laquelle il soutient qu’«un service de l’eau pour tout le monde nécessitera de revoir le modèle économique de la vente de l’eau». D’après lui, vendre la même qualité de l’eau pour tous les usages c’est un non-sens. D’où l’urgence de procéder à une séparation des réseaux selon le type d’usage de l’eau. «Il doit y avoir au moins deux catégories de qualité d’eau. Une qualité de l’eau pour la consommation humaine qui doit être irréprochable pour des raisons sanitaires. Et on peut considérer que les eaux pas trop salies par l’usage pourrait être traité sur place, pas très loin des villes par des systèmes naturel pour être intégrer dans des réseaux similaires pour les autres usages de l’eau qui ne sont pas liés à la consommation humaine», a-t-il préconisé.
Le directeur du Développement durable du groupe Bouygues a par ailleurs félicité les responsables de la Sde pour leurs politiques de tarification progressive entre les types de consommations. De l’avis de l’expert, «c’est un model économique qui est très social. Beaucoup de pays auraient intérêt à s’inspirer de la Sde dans ce domaine là», a-t-il fait savoir.
Du coté de la Sde, les autorités inscrivent le contenu des échanges de la conférence dans la suite logique de la politique de la société pour une gestion efficace de l’eau. Selon le directeur de l’exploitation de la Sde, Abdoul Baal, la première priorité de la société est de faire en sorte que tout le monde puisse avoir de l’eau potable. Raison pour laquelle, il a approuvé l’idée de la séparation des réseaux. «L’eau du Sénégal est très cher. Elle est produite de très loin à partir du lac de Guer. Elle coûte beaucoup d’argent pour la rendre potable et nous n’en utilisons que 30% pour boire et pour nous alimenter. Les autres 70% font l’objet de rejet», explique t-il.

March 31, 2015

JOURNEE MONDIALE DE L’EAU : Le Sénégal se prépare à couvrir les besoins futurs

Par Idrissa Sane (Sénégal)
Le Sénégal a atteint le taux universel d’accès à l’eau potable dans des villes à deux ans de l’échéance de 2015. Il lui reste à accroître des investissements pour toucher davantage de personnes vivant dans des zones rurales et consolider les acquis en milieu urbain où il faut prendre en compte l’évolution de la population. C’est ce qui est ressorti de la célébration de la journée mondiale de l’eau le week-end dernier.

Le Sénégal se garde d’autosatisfaction en débit de ses bons résultats en matière d’accès à l’eau potable dans des villes. Le secrétaire d’Etat en charge de l’Hydraulique rurale, Diène Faye, n’a pas perdu de vu les enjeux de la préservation des acquis au regard de l’augmentation de la population et de l’accroissement des usages. « Le Sénégal a atteint l’accès universel en milieu urbain. Nous sommes à 98 %. En milieu rural, nous sommes à 84 %. Mais nous devons préserver les acquis parce que la demande augmente à cause de l’accroissement de la population », souligne Diène Faye qui représentait le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, lors de la cérémonie d’ouverture de la journée mondiale de l’eau dont l’organisation a été confiée à la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (Dgpre). Le secrétaire chargé de l’Hydraulique rurale, Diène Faye a assuré que le gouvernement est sur la bonne voie pour satisfaire davantage les besoins des Sénégalais qui sont dans les zones rurales. « Nous allons maintenir le cap et faire d’autres investissement pour combler le gap en touchant plus de personnes dans des zones rurales », a fait savoir, Diène Faye, qui félicité Niokhor Ndour pour le travail que la Dgpre est en train d’abattre dans la discrétion. Au cours de cette cérémonie, il a été aussi question de la préservation de cette ressource qui se raréfie. Cette raréfaction est une sorte d’épée Damoclès suspendue au-dessus de plusieurs activités qui nécessitent une mobilisation de cette ressource. C’est pour cela, le Sénégal a déjà mis en place une panoplie d’outils de sa préservation. « Sur la problématique de la gouvernance de l’eau, des avancées significatives dans la conceptualisation et de la planification d’une gestion durable sont faites », a fait remarquer la représentante du ministre de l’Environnement et du Développement durable, Madame Ndiaye. Elle cite entre autres, le Plan d’action de la gestion intégrée de la ressource en eau (Pagire). Elle a aussi jeté une passerelle entre la préservation de cette ressource et la protection des zones humides qui en plus d’être des réserves, sont des zones de recharge de la nappe. Du reste, les zones humides assument des fonctions fondamentales dans le cycle de l’eau. « La gestion durable des zones humides est un de nos objectifs majeurs qui se reflète à travers l’élaboration récente, de façon participative, d’une politique nationale de gestion des zones humides », indique madame Ndiaye.
Des études pour guider ou éclairer les options
Le directeur de la Dgpre, Niokhor Ndour a remercié les différents partenaires qui apportent une contribution pour la réalisation des projets dans ce secteur. Cette direction a une mission essentielle à assumer aussi sur le plan de la mobilisation et que sur le domaine de sa préservation. Les différentes études qu’elles mènent, sur la base pour une prise décision judicieuse. Elle réalise une étude hydrogéologique pour l’évaluation des potentialités des ressources en eau des zones favorables pour leur transfert vers le bassin arachidier, l’étude d’évaluation et de suivi des eaux de surface, l’étude hydrogéologique de la nappe des sables alluvionnaires entre Bakel et Kidira et l’étude hydrogéologique de la Falémé dans la zone de Kidira entre autres. Le thème de cette année « Eau et de Développement durable » appelle bien à une utilisation rationnelle pour ne pas hypothéquer la satisfaction des besoins des générations futures.

March 31, 2015

DIENE FAYE SECRETAIRE D’ETAT A L’HYDRAULIQUE RURAL : « Il ne serait pas étonnant qu’à l’horizon 2017-2018 qu’on soit à 400 forages »

Par Jacques Ngor SARR (Sénégal)
Le programme de réalisation de 300 forages dans le monde rural que s’est fixé le gouvernement d’ici à 2017 sera largement atteint voire dépassé. L’assurance est faite par le secrétaire d’Etat à l’hydraulique Diène Faye qui se base sur le financement mobilisé tant au niveau des bailleurs de fonds, des partenaires techniques et financiers et au niveau du budget de l’Etat.

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Le programme de réaliser 300 forages d’ici 2017 par le gouvernement du Sénégal est en très bonne voie et « il ne serait pas étonnant qu’à l’horizon 2017-2018 qu’on soit à 400 forages ». C’est du moins ce qu’a fait le secrétaire d’Etat à l’Hydraulique rurale, Diène Faye. Entre le premier janvier 2013 et le 31 décembre, 147 forages ont été réalisés tout programme confondu au taux de 108 châteaux d’eau au niveau du monde rural. On est à mi-parcours pratiquement mais ce qui est important, c’est que le financement que nous avons mobilisé aujourd’hui tant au niveau des bailleurs de fonds, des partenaires techniques et financiers au niveau du budget de l’Etat pour nous permettre d’atteindre voire dépasser cet objectif. C’est vous dire que le programme est une réalité et se déroule normalement ». Mais au-delà de ces 300 forages, M. Faye a abordé les post OMD. A ce propos il déclare : «Ce qui est sûr qu’en 2020 on va largement dépasser les objectifs. Mais l’objectif final c’est l’universel et toutes les dispositions sont prises pour que dans un court délai que tout le monde puisse avoir accès à l’eau ». Il rassure que d’après ses prévisions, on doit avoir accès à l’eau en 2020 au plus tard grâce aux financements mobilisés, à la volonté politique et à la tendance qui se dégagent actuellement avec les partenaires techniques et financiers.
Par ailleurs le secrétaire d’Etat à l’Hydraulique a abordé les stratégies du secteur, en milieu rural. A ce propos il rappelle qu’ «au départ il n’y avait pas beaucoup de forages avant les années 80. Pour la première génération de forages, on n’avait pas des compteurs à consommation, les tarifs étaient forfaitaires. Quant on a introduit les concepts de compteur, chacun paie ce qu’il consomme. Mais parallèlement, cela a engendré une très grande économie : le nombre de pompage a baissé et le nombre de forage en panne a baissé parce qu’il y a eu moins de pompage ». Mais il explique que « le concept des Associations d’usagers de forages (Asufor) a permis de régler un certain nombre de problèmes. Mais il souligne que la faiblesse au niveau de l’Asufor « c’est que l’Etat ne pouvait plus contrôler la transparence dans la gestion et assurer une formation continue parce qu’on était à 700 forages ». Aujourd’hui le Sénégal compte 1550 forages gérés par l’Etat par le biais de la Direction de l’exploitation et de la maintenance (Dem) remplacée actuellement par l’Office des forages ruraux (Ofor). Une situation qui fait que « nous pensons qu’aujourd’hui, il est tant que des opérateurs privés s’occupent de cette gestion des forages. L’opérateur privé va se charger de la maintenance et de la production et en amont dans un premier temps on va vendre l’eau à l’Asufor qui va gérer la distribution. Maintenant le rôle de l’Etat est de faire en sorte que la facture soit supportable, et que les tarifs soient définis de manière supportable par les usagers. Une fois que le tarif est supportable tout le reste sera à la charge des opérateurs comme en ville ».
Interpellé sur le remplacement de la direction de l’exploitation par l’Office des forages ruraux (Ofor) qui pourrait être lié à une mauvaise gestion, le secrétariat à l’hydraulique balaie d’un revers de la main et explique : «Au moment où la direction passait le service à OFOR et pendant une bonne d’année, le taux de disponibilité à toujours était au-dessus de 90% des forages réalisés ». Mais fait-il souligner, « il faut reconnaître aussi que une des difficultés qui a été à l’origine de la mise en œuvre de ce programme Ofor, c’est que dans le service en milieu rural, on n’a pas encore intégré un fond de renouvellement pour remplacer les ouvrages structurant. On s’est surtout focalisé à faire en sorte que la pompe et le moteur marchent. Mais l’ouvrage à une durée de vie, quant il arrive à terme, il faut le replacer, le tarif de l’eau n’intègre pas cet aspect. Maintenant ça sera le cas car on va faire une tarification qui va prendre en compte, qui va alimenter en parti un fond de roulement que l’opérateur va reverser à Ofor. C’est avec ce fond, à partir des forages existants, on pourra de manière régulière densifier le réseau. Et on fera en sorte que le prix de l’eau soit acceptable », indique-t-il.

March 31, 2015

AMADOU DIALLO COORDONNATEUR DU PEPAM : «Pour évoluer dans l’assainissement, on a besoin de ressources nouvelles, de système alternatif de financement et d’une clarification du cadre institutionnel»

Par Jacques Ngor SARR (Dakar)
Le Sénégal a atteint les objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et les a légèrement dépassés pour ce qui concerne l’accès à l’eau. Toutefois, il est confronté à un notre autre défis : celui de l’assainissement. Dans l’entretien qu’il nous a accordé, le coordonnateur national du programme eau potable du millénaire (PEPAM) Amadou Diallo qui a expliqué ce retard reste convaincu que «pour évoluer vite dans l’assainissement, on a besoin de ressources nouvelles, de système alternatif de financement et d’une clarification du cadre institutionnel».

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Pouvez-vous nous faire le bilan des réalisations du Sénégal en eau potable et en assainissement ?

Vous savez en 2004- 2005, le Sénégal avait pris une initiative très importante sur l’approche, le paradigme même pour gérer le secteur de l’eau et de l’assainissement et cela a coïncidé avec le lancement au niveau internationale pour l’initiative pour l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Dans Ce cadre, il était question de réduire de 50%, le pourcentage des populations qui n’avaient pas accès à des services adéquats pour améliorer l’eau potable et l’assainissement. Au Sénégal à l’époque, on avait fait beaucoup d’avancées dans le cadre de l’hydraulique urbain avec la réforme de 1995-96, mais il restait des défis importants en matière d’hydraulique rural mais aussi en matière d’assainissement rural qui n’étaient pas suffisamment élevés au rang de priorité. Donc nous avons faits les études de bases et fixer les objectifs pour les OMD : 82 % des taux d’accès améliorés à l’eau en milieu rural, on devrait atteindre 88% de taux d’accès par branchement en milieu urbain et viser l’universel.
Pour l’assainissement, on devrait atteindre les 63% en milieu rural et en milieu urbain l‘objectif est d’atteindre 78% de taux d’accès plus les objectifs en matière de traitement et de dépollution. Ce programme d’investissement était chiffré à l’époque à 677 milliards sur les 10 du programme et les partenaires techniques et financiers ont beaucoup soutenus les collectivités locales et chaque année nous avons fait le point des réalisations. Avec la dernière revue, nous avons constaté que le Sénégal a atteint les OMD pour le volet eau potable. Nous avons mobilisé beaucoup de ressources financières et développer beaucoup de projets et programmes. Nous avons pu atteindre 84,1% de taux d’accès global en milieu rural avec un accès par les robinets et les branchements qu’on a estimé à 70 %. Ce qui est un résultat important. Avec l’ensemble des branchements sociaux subventionnés qu’on a réalisé en milieu urbain, surtout à Dakar, on est à 78 % de taux d’accès global. Dans les autres centres hors de Dakar, l’objectif était d’atteindre 79 %, le taux a été légèrement dépassé. Donc pour l’eau, le Sénégal a atteint les OMD et les a légèrement dépassés.
Pourtant malgré ces chiffres, on ne peut plus satisfaisant, on entend les populations évoquer souvent le manque d’eau potable aussi bien en milieu rural qu’urbain. Où se trouve réellement le problème ?
Je dis souvent : plus on avance vers la fourniture de service d’eau potable et d’assainissement, plus on touche du monde, plus ceux qui n’ont pas accès à l’eau également se sentent exclus et trouvent important de dire également que nous n’avons pas accès à l’eau. Parce que dire aujourd’hui qu’au Sénégal, il y a 84% de taux d’accès avec 70% par les forages motorisés, cela veut dire qu’il y a 16% de la population en milieu rural qui n’a pas accès à l’eau. Mais il ne faut pas négliger ces 16% parce qu’elle boive de l’eau non potable et ça c’est un danger. Si on regarde seulement ceux qui ont de l’eau par des robinets à partir des forages et des stations de traitements, on est à 70%. C’est-à-dire qu’il y a 30% de la population en milieu rural qui n’a pas accès à l’eau avec des robinets. Donc c’est soit des puits traditionnels ou des puits modernes. Il y a donc des efforts à faire. L’autre chose qu’on doit comprendre, c’est qu’il y a l’accès mais également la continuité du service. Quand une installation est en panne, pendant toute la durée, le service est arrêté, donc les populations pendant ce temps n’ont pas d’eau. Il y a donc des efforts à faire, et c’est pour cela que le gouvernement a aussi travaillé à la réforme de l’hydraulique rurale. Cette réforme veut impliquer davantage le secteur privé dans le cadre de délégation de service public. Elle est très avancée, et nous permettra non seulement d’entretenir les ouvrages dans d’excellentes qualités mais aussi de confier la gestion au secteur privé qui aura un contrat de performance et de travailler beaucoup sur la régulation du secteur. Mais aussi travailler pour les questions d’appui conseil pour que les populations en milieu rural aient accès au service mais également à un service de qualité.
Quant est ce que ces projets prendront leur envol pour régler définitivement le problème ?
Vous savez dans ces secteurs, les projets sont mis en œuvre de façon continue parce que tous les jours la population augmente, la demande augmente, mais aussi l’exigence de qualité. De ce faite, nous avons toujours des projets qui tendent à desservir les villages, mais aussi nous avons une nécessité d’améliorer la qualité de service. Au moment où je vous parle, nous avons un financement de l’union européenne qui a démarré pour toucher les régions de Tamba, de Kolda et de Sédhiou pour desservir les populations avec 50 forages équipés. Nous avons aussi un financement de la Banque Africaine de développement de presque 29 milliards qui vient de démarrer pour réaliser une quarantaine de forages avec des châteaux d’eau de réseau. Nous avons également le financement de la Belgique en relation avec le Luxembourg, et nous allons faire 5 systèmes multivillage dans la zone de Louga, non sans oublier l’Usaid qui va développer un guide de programme. Nous pensons que d’ici 2017 tous ces programmes que nous sommes en train de développer nous permettrons d’arriver à un taux d’accès qui va avoisiner 90% et nous allons réduire ces populations qui ont un accès précaire. Pour l’amélioration de la qualité du service, les délégations de service public se mettent en place.
Ces mêmes efforts seront aussi consentis au niveau de Dakar…
Au niveau de Dakar, c’est un centre qui est constitué parmi les 66 construits à la SDE. Il y a un service de qualité le taux d’accès est très important, nous avons l’un des meilleurs taux d’accès en Afrique de l’Ouest, nous avons une eau d’une qualité appréciable. Mais de plus en plus, il y a également des efforts qui sont faits par la SONES pour augmenter la production. Les populations augmentent, la demande en eau augmente. On devait mettre en place des investissements pour produire une eau suffisante et c’est ce que le gouvernement a compris. Aujourd’hui, il y a un programme d’urgence qui va permettre d’injecter 60 000m3 par ville en décembre 2015. Déjà en juin, on devrait injecter 40 000 mètres cubes. Pour le moment, on est à 16 000 m3. Donc ce programme est actuellement mis en œuvre et il y a d’autres beaucoup plus ambitieux que la SONES va mettre en place, avec une troisième usine à Keur Momar Sar qui va être réalisée. La Banque mondiale va nous accompagner pour un financement de 165 millions de dollars qui permettra de réaliser des forages à Tassèk et produire 20 000 m3 jours qui vont être acheminés sur Dakar et ensuite à Thiès. Il y a une certaine vision qui voudrait garantir un approvisionnement en eau correcte jusqu’en 2025 ou 2035 pour garantir la couverture de l’ensemble des besoins.
Certes il y a des efforts remarquables pour le secteur de l’eau. Toutefois l’assainissement constitue un sérieux problème pour le Sénégal qui est loin d’atteindre les OMD. Où se trouve réellement le problème ?

Comme je l’ai dit, l’assainissement pendant longtemps a été un petit composant parfois de certains projets d’eaux. Au début la problématique de l’assainissement n’était pas érigée au rang de priorité. Le niveau de conscience n’était pas aussi élevé, on n’avait encore pas mis l’accent sur ce dialectique important assainissement eau qui sont intimement liées et même au-delà de eau/santé, cette dimension économique de l’assainissement. Les études ont montré qu’en investissement sur l’assainissement, on réduisait très fortement les dépenses que vous consacrez sur la santé. Je pense que cela a été un facteur bloquant pendant des années. L’autre dimension, c’est que l’eau a une valeur marchande. Vous vendez l’eau, les populations achètent, c’est un besoin vital d’avoir de l’eau. En tant que service marchand, il y a un système de recouvrement des coûts pour permettre d’assurer un financement à long terme. L’assainissement essentiellement, c’est des subventions. Lesquelles subventions ne peuvent pas être illimitées. Là également c’est un élément qui a un peu aussi joué. On n’a pas aussi beaucoup de systèmes diversifiés des financements de l’assainissement. Depuis longtemps, c’est la recherche des partenaires techniques et le budget de l’Etat qui ne suffisent pas. Voilà quelques éléments qui ont expliqué un retard au niveau de l’assainissement mais cela est valable au Sénégal comme dans beaucoup de pays. D’après les statistiques, certains pays africains étaient en phase d’atteindre les OMD en assainissement. Cela ne peut pas être une justification pour dire pourquoi on n’a pas fait de résultats. Au Sénégal, on a quant même avancé, on était parti à 26% en 2005, aujourd’hui on n’est pas loin de 40%. 14 points qui sont gagnés pour un secteur qui était largement en retard, il faut reconnaitre que des efforts ont été faits. L’assainissement urbain a également bien évoluée. Maintenant il faut souligner que l’assainissement dans les villes est très complexe parce qu’il y a les investissements qui sont faites, les questions d’urbanisme, d’urbanisation qui se posent, les questions foncières, l’acceptation des populations suivant certains projets. C’est l’exemple de Cambérène qui a connu des difficultés de mise en œuvre. C’est difficiles les questions d’assainissement en milieu urbain, ça coûte cher et on n’a pas un système de recouvrement des coûts qui est aussi évident que l’eau potable. Financer aujourd’hui l’assainissement est très problématique parce que c’est sur le prix de l’eau qu’on finance l’assainissement à travers une redevance à l’ONAS. Et ce niveau de redevance est actuellement faible pour couvrir l’ensemble des charges de l’exploitation de l’ONAS. Pour évoluer dans l’assainissement, on a besoin vite de ressources nouvelles, de système alternatif de financement et également d’une clarification du cadre institutionnel pour pouvoir aller vite dans ce secteur.
Quant vous parlez de la clarification du cadre institutionnel, vous insinuez quoi ?
Si vous regardez aujourd’hui la gestion des eaux pluviales, il y a une pluralité d’acteurs. C’est une bonne chose parce que ça permet aussi de massifier les investissements. Une chose est de réaliser les investissements, une autre est de bien les gérer. Aujourd’hui, il faudrait que l’ONAS puisse être renforcé aussi bien du plan institutionnel mais également du point de vue financier. Quant il y a beaucoup d’entités qui interviennent dans la gestion des eaux pluviales, souvent il y a un problème de cohérence. Il faut centraliser les ressources. Je crois que nous gagnerions à améliorer. Il y a de bonnes choses qui sont faites, mais je pense qu’on pourrait quant même mieux faire sur la question des collectivités locales. Aujourd’hui elles ont une responsabilité dans une partie de réseau des eaux pluviales. Donc il faut discuter avec les collectivités locales, et voir comment renforcer tout cela.
Peut-on parler d’un manque de volonté politique ?
Non, on ne peut pas parler de cela puisque quand vous regardez les volumes de financement qui sont injectés dans la gestion des eaux pluviales, c’est quand même important ce que l’Etat met chaque année dans le budget en appui à l’ONAS pour la gestion des opérations pré-hivernales. C’est un secteur qui est difficile, ce n’est pas comme l’eau, ici c’est un secteur purement social. Il faut penser à renforcer davantage. Il faudrait aujourd’hui que l’on réfléchisse sur la possibilité, comme on le fait dans d’autres pays, de regarder les ressources alternatives. Il n’y a pas que la redevance d’assainissement et les ressources de l’ONAS, il faut regarder d’autres ressources qui permettent de financer l’assainissement. Penser aux secteurs qui font beaucoup de chiffres d’affaires. Regardons la téléphonie, le fond routier, il y a des suggestions qui sont faits dans ce cadre-là. Mais on a besoin, pour équilibrer le sous-secteur de l’assainissement de ressources nouvelles, de ressources d’appoint qui viennent s’ajouter à la redevance et aux subventions de l’Etat pour que l’assainissement soit pris au rang de priorité.
Donc les efforts reste encore très insuffisantes ..
En tout cas il reste beaucoup à faire, mais il faut saluer les efforts qui ont été enregistrés et qui montrent que les autorités et les partenaires techniques ont compris que l’assainissement est également une priorité. Parce que quant vous consommez de l’eau, les 80% sont rejetés et ces rejets ont besoin d’être traités. Sinon les rejets que vous traitez peuvent vous revenir sous forme de maladies et vous obliger de dépenser de l’argent pour soigner les populations. Donc il faut que l’on comprenne cette problématique ce qui permettra de mieux rationnaliser les richesses et de mettre en priorité le secteur de l’assainissement.
Pour l’eau potable, nous avons fait de bons résultats, mais il reste également des défis. Il y a la question de la qualité de l’eau qu’il faut également affronter. Heureusement on est sur l’élaboration d’une stratégie nationale pour l’amélioration de la qualité de l’eau qui est financée par la BAD. L’autre chose, c’est de toucher certaines zones difficiles comme le Ferloo, les zones insulaires, parce qu’il faut régler la continuité du service, le renouvellement du patrimoine. Pour l’assainissement la priorité qui est désormais reconnue nous permet d’espérer de bons résultats dans les années à venir. On a révisé la stratégie nationale d’assainissement rurale, nous avons réfléchi sur de nouveaux mécanismes de financement pour impliquer les collectivités locales et le secteur privé, il y a de bons résultats qui commencent à sortir.

February 15, 2015

Insalubrité : Les  lycées de capitale avec des toilettes dans un état déplorable

Par: Léon-Paul Gomes, Fadel Gomes da Silva et José Augusto Mendonça

La plupart des toilettes des écoles publiques du pays connaissent une mauvaise hygiène, avec pour la plupart  sans eau. La situation est dramatique.

 

Les toilettes dans un état déplorable pour les enfents

Les toilettes dans un état déplorable pour les enfents

Par exemple, les trois plus grands lycées de la capitale, à savoir “Rui Cunha Barcelo”, “Agostinho Neto” et “Kwame Nkrumah” visité par la reseaux des journalistes em matierie de eau et assanissement de Guinée-Bissau, nous présentent  un état déplorable en termes d’hygiène, robinets, portes et désinfectants.

“Les toilettes des étudiants ne sont pas dans des conditions minimales. Elle sont toujours sales, l’eau stagne avec des odeurs nauséabondes “, en référence à la révolte étudiante de” Rui Cunha Barcelo “rapportée par Bénédicte Augustin Gudinha.
La puanteur dans cette école fait que les étudiants ne peuvent pas assister aux cours. Les toilettes n’ont pas de dispositifs d’assainissement et les robinets sont sans goutte d’eau.
En effet, le président de l’association des étudiants de cette école, Rufino Aye, a corroboré ces allégations et a dit qu’il avait discuté de la situation avec le conseil scolaire et reçu l’assurance que la situation serait améliorée..
Son homologue de la “Agostinho Neto”, reconnaît que la situation sanitaire est précaire à l’école secondaire, mais attribué la responsabilité aux étudiants pour la mauvaise utilisation des salles de bains.
«Les étudiants ne collaborent pas pour l’hygiène scolaire, en particulier dans les salles de bains. Uriner sur le sol et quand déféquer pas jeter de l’eau “, critique Tanélcia Gomes Teixeira pointant ces attitudes comme une raison de la puanteur à l’école.
Les plaintes, le directeur adjoint de “Rui Cunha Barcelo” admis la situation, mais a promis que la gestion se efforcera de nettoyer le problème et améliorer la qualité de l’hygiène et de l’assainissement de l’école.
“Récemment, la direction de l’école a approuvé un calendrier mensuel pour le nettoyage de l’école, ce pour assurer un bon environnement sanitaire», a déclaré Justin John Có qui a dit que ce travail comprendra le nettoyage des salles de bains.
Le réalisateur de “Kwame N’Krumah”, a dit qu’il était au courant du problème du manque de salle de bains, car il ya qui sont bouché avec des bâtons et des morceaux de tissu, donc en désuétude.
“Quand je ai pris mes fonctions Novembre dernier, je ai trouvé qu’il n’y avait pas les conditions d’hygiène à l’école, en raison du manque de toilettes dans les salles de bains ou les élèves des enseignants, le directeur lui-même. Besoin d’être remplacé en raison du mauvais état dans lequel il est “reconnu Alanan Pereira.
Le directeur de la haute école a promis que la situation sera résolue progressivement sur la base des fonds disponibles et après le paiement du deuxième trimestre des frais.
Après cela, il a souligné, la priorité sera la réhabilitation de toutes les salles de bains et de là, les élèves auront à assumer ses responsabilités bon usage de latrines scolaires.
Selon Alanan, les étudiants sont principalement responsables de la détérioration de l’environnement hygiénique de la “salle de bain”.
Mis au courant des problèmes qui affectent les trois établissements d’enseignement de l’école secondaire en ce qui concerne l’hygiène et l’assainissement, le directeur général de l’Éducation, Geraldo Indeque regretté, mais a précisé que “vous ne pouvez pas résoudre tous les problèmes à la fois.”
Il a ajouté que le GIP investira dans la réparation des infrastructures scolaires, y compris les salles de bains.
Indeque cependant remis en question le sort des fonds qui sont mis à la disposition de chaque école pour les dépenses courantes, y compris le nettoyage et l’entretien de leurs écoles.
Pour cette année, selon un fonctionnaire, le ministère en collaboration avec les commissions scolaires, ne fonctionnera que sur les aspects de l’amélioration de l’hygiène dans les salles de classe, salles de bains et les cours d’école.
“Il se permet de faire tout à la fois. Pour la prochaine année scolaire, nous avons des maisons de bains décentes “, a promis Geraldo Indequi.
Cette situation malsaine observée dans les trois écoles secondaires Bissau également observé dans les écoles publiques et privées de l’éducation de base complémentaire, et même dans certains établissements d’enseignement supérieur.

October 19, 2014

Le lavage des mains: Un geste pour rester en bonne santé

Makéba TCHIBOZO (Bénin) 

Aussi banal que cela pourrait paraitre, le lavage des mains à l’eau et au savon est le moyen le plus efficace et le moins coûteux pour prévenir les maladies diarrhéiques, les pneumonies et les maladies infectieuses. Il devient encore plus important dans le contexte actuel où le virus Ebola sévit en Afrique de l’Ouest. En ce jour où le monde entier célèbre la journée mondiale du lavage des mains, il est nécessaire de rappeler aux populations les bienfaits de ce geste afin de sauver des vies.

 

???????????????????????????????Selon les statistiques, 5000 enfants de moins de cinq ans décèdent chaque année des suites d’une maladie diarrhéique alors que le “remède” est connu et simple à mettre en œuvre: se laver les mains après avoir été aux toilettes ou avant de manger. Même si elles sont propres en apparence, les mains peuvent être porteuses de germes. Les microorganismes (germes) aboutissent sur les mains de différentes manières.  Lorsqu’un malade éternue ou tousse, les germes de la maladie sont expulsés dans l’air sous forme de minuscules gouttelettes. Si elles atterrissent sur vos mains et que vous touchez votre bouche, vos yeux ou votre nez sans d’abord éliminer les germes, vous devenez porteur de la maladie. Le fait de ne pas se laver les mains, avant et après la préparation des aliments, après avoir manipulé de la viande crue ou être allé aux toilettes peut également rendre malade. En plus d’aider à prévenir la maladie, le fait de se laver les mains réduit le risque d’infecter d’autres personnes. Si vous ne vous lavez pas les mains convenablement avant d’entrer en contact avec d’autres, vous risquez de leur transmettre les germes présents sur vos mains. Le virus peut aussi se propager par les germes que des mains non lavées déposent sur des objets communs comme une poignée de porte, un clavier, un appareil ménager ou professionnel. Le contact par les mains peut propager des troubles bénins comme le rhume, mais aussi des maladies plus graves, voire mortelles. Les très jeunes enfants, les personnes âgées, celles qui sont atteintes d’une maladie préexistante ou celles dont le système immunitaire est affaibli, notamment par le VIH ou le sida, sont particulièrement vulnérables aux maladies infectieuses.

Même si se laver les mains peut paraître simple, il est recommandé de suivre les étapes suivantes pour éliminer complètement les germes. Il suffit de vous laver souvent les mains à l’eau savonneuse pendant au moins 20 secondes. À défaut d’eau et de savon, vous pouvez recourir aux désinfectants à base d’alcool pour les mains. Dans la plupart des cas, il n’est pas nécessaire d’utiliser du savon antibactérien pour avoir les mains propres. Retirez vos bagues et bijoux et mouillez-vous les mains à l’eau chaude. Avec du savon régulier, faites mousser partout sur les mains et frottez pendant au moins 15 secondes. Lavez la paume et le dessus des mains ainsi que les sections entre les doigts et sous les ongles. Rincez-vous ensuite les mains à fond à l’eau courante chaude en les frottant l’une contre l’autre. Après cette étape, essuyez-vous doucement les mains avec un essuie-tout ou une serviette propre. Un séchage vigoureux peut endommager la peau. Vous devez vous servir de l’essuie-tout pour fermer le robinet afin d’éviter toute recontamination. Dans les toilettes publiques, conservez l’essuie-tout pour ouvrir la porte en sortant. Si la peau s’assèche, utilisez une lotion hydratante. Cependant, si vous avez la peau sensible ou que votre emploi exige que vous laviez souvent les mains (comme un agent de santé), vous pourriez envisager l’utilisation d’un désinfectant à base d’alcool.

Réduire les risques de contamination par les mains

Voici quelques mesures qui vous permettront de protéger votre famille. Il faut souvent se laver les mains, surtout après avoir toussé, éternué ou utilisé un papier-mouchoir, avant et après les repas, avant de préparer des aliments, après avoir manipulé de la viande crue, après avoir touché à un animal et après être allé aux toilettes. Lorsque vous toussez ou éternuez, utilisez un papier-mouchoir ou faites-le dans le creux de votre bras. Il faut surtout éviter d’éternuer dans la main et n’oubliez pas de jeter les mouchoirs souillés à la poubelle. À la maison et au bureau, il est nécessaire de nettoyer les surfaces pour éliminer les germes, notamment les poignées de porte, les interrupteurs de lumière, les téléphones et les claviers. Si vous avez des enfants, enseignez-leur les mesures d’hygiène élémentaires et comment se laver les mains adéquatement. Évitez d’utiliser le même linge humide pour nettoyer les mains de plusieurs enfants, de se rincer les mains dans une cuvette ou un bassin d’eau, de partager le même essuie-main. N’utilisez pas d’éponges ou de torchons réutilisables, à moins de les changer tous les jours et de les laver avec du détergent car les germes prolifèrent sur les surfaces mouillées.

En l’absence d’eau et de savon, il est possible d’utiliser un désinfectant à base d’alcool. Si vos mains sont visiblement souillées, il est préférable d’utiliser de l’eau et du savon. Si ce n’est pas possible, enlevez la saleté à l’aide de lingettes avant d’utiliser un désinfectant à base d’alcool. Les mains doivent être sèches lorsque vous appliquez le produit, car l’eau dilue le produit. Il faut utiliser assez de désinfectant pour couvrir toute la surface des mains et des doigts et bien les frottez jusqu’à ce que le produit se soit évaporé. Si la peau s’assèche, utilisez une lotion hydratante.

Makeba Tchibozo

October 2, 2014

Mise à l’échelle de l’ATPC au Niger :  Le REJEA s’engage à jouer un rôle capital pour sa réussite

Lawali Aboubacar (Niger)

Le présidium de l'ouverture de l'atelier

Le présidium de l’ouverture de l’atelier

Le Réseau nigérien des journalistes pour l’Eau, l’Hygiène,  et l’Assainissement (REJEA) avec le soutien du Ministère de l’hydraulique et de l’Assainissement et de l’UNICEF a organisé du 25 au 27 septembre 2014 à Zinder (1.000km de Niamey) un atelier de formation à l’intention de ses membres des régions de Diffa, Maradi et Zinder. Durant trois jours les journalistes ont été sensibilisés sur l’Approche de l’assainissement total piloté par la communauté (ATPC). A l’issu de cet Atelier d’échange, les journalistes membres du REJEA se sont engagés à jouer leur rôle capital dans le cadre de la mise en œuvre de la SOPHAB en général et l’ATPC en particulier pour un changement de comportement des populations en faveur des bonnes pratiques de l’hygiène et de l’assainissement.
Cet atelier vise à renforcer les capacités des journalistes traitant des questions de l’hygiène, l’eau et l’assainissement  afin qu’ils s’approprient l’ATPC  et contribuer à la communication par la mise à échelle de l’ATPC au Niger. Ainsi, les hommes des medias se sont approprié la démarche, les outils de mise en œuvre de l’ATPC et surtout des expériences acquises par plusieurs communautés nigériennes dans la mise à échelle de l’ATPC sur  l’ensemble du territoire national. Cette technique initiée depuis 2009 par le gouvernement du Niger dans la région de Zinder vise à corriger certains manquements liés à l’hygiène et l’assainissement et aussi la prolifération de certaines maladies diarrhéiques responsables de milliers de décès d’enfants au Niger.   Intégrée dans la nouvelle Stratégie opérationnelle de promotion de l’hygiène et de l’assainissement de base (SOPHAB)  adopté le 31 juillet 2014, l’ATPC est une approche à travers laquelle la communauté est à la fois acteur et bénéficiaire, car elle permet à cette dernière de poser  elle-même sur le tapis la question sa situation en matière d’assainissement et surtout sa pratique  visant à déféquer à l’air libre.  Vu l’importance de l’ATPC pour le bien être de la population, l’UNICEF a encouragé les journalistes à bien s’approprier ce concept afin que le Niger atteigne l’OMD  en matière de l’assainissement. Il faut rappeler  que selon le président du REJEA, Ousmane Dambadji , plus de 12 millions de nigériens   déféquent à l’air libre  favorisant du coup la prolifération des maladies imputables au manque d’hygiène et d’assainissement. Retenons que dans le cadre de la sensibilisation des medias en général notamment des membres du  REJEA dans la réussite de la mise à échelle de l’ATPC au Niger, le REJEA en collaboration avec le soutien du Ministère de l’hydraulique et de l’Assainissement  et de l’UNICEF organise dans les prochains jours  un autre atelier à l’intention des ses membres  des régions de Niamey, Dosso, Tillabéry, Tahoua et Agadez.

 

 

 

 

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June 1, 2014

Remise d’équipements d’hygiène et d’assainissement aux EPP à Kérou: Contribuer à l’amélioration de la santé des enfants en milieu scolaire

Alain TOSSOUNON (Bénin)

A l’occasion d’une cérémonie qui s’est tenue le jeudi 29 mai, quatre (4) écoles primaires publiques de la commune de Kérou ont reçu des ouvrages et équipements d’hygiène et d’assainissement de base. C’est le fruit d’un partenariat entre le Programme WASH, EAA-Bénin et la commune de Kérou.

Mme Gbèdo Adissoda de EAA-Bénin remettant les equipements aux Directeurs de deux écoles

Mme Gbèdo Adissoda de EAA-Bénin remettant les équipements aux Directeurs de deux écoles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D’un coût global de 3.300.000 de francs CFA, les équipements d’hygiène et d’assainissement de base sont constitués de 50 Postes d’Eau Potables, de latrines ECOSAN et de matériels de jardinage pour les Ecoles primaires publiques de Kpéwonka A et de Kabongourou A. En dotant ces écoles primaires publiques de ces équipements, le Programme WASH mis en œuvre par EAA-Bénin dans cette commune avec l’appui de l’Alliance WASH néerlandaise et l’Alliance WASH-Bénin, vise essentiellement à accompagner ces écoles pilotes dans l’appropriation de bonnes pratiques d’hygiène et de l’approche ECOSAN. Mais aussi, avec les différents matériels de jardinage, le programme vient soutenir la promotion de jardins scolaires.

En recevant ces équipements devant ses nombreux écolières et écoliers, le Directeur de l’Ecole primaire publique de Kpéwonka A, Bani Zachari, n’a pas caché sa joie. « C’est un jour merveilleux », a-t-il dit avant de saluer EAA-Bénin et l’Alliance WASH qui finance le programme. Pour lui, il n’y a pas de doute, ces dispositifs de lave-mains et les latrines ECOSAN vont avoir un impact sur la santé et l’éducation des écoliers. « Ces équipements et les latrines vont améliorer la santé des enfants. Nous aurons moins d’absence pour cause de maladies comme la diarrhée au niveau des apprenants », a soutenu le Directeur Bani Zacharie. Pour l’entretien des équipements, il a rassuré les partenaires en annonçant qu’un comité sera mis en place pour veiller à leur bon usage. Déjà, il a souligné que dans la plupart des écoles de la commune, il existe des clubs de santé scolaire avec le soutien d’un enseignant qui veillent au suivi des bonnes pratiques d’hygiène dans les établissements scolaires.
Dans son intervention, le chef service eau de la Mairie de Kérou, Garba Idrissou, s’est également réjoui de la remise de ces équipements pour les écoliers et écolières. Il a signalé que c’est un geste qui touche à la santé des enfants et qui répond à la vision du Plan de développement communal qui fait de la santé de la couche juvénile, une des grandes priorités. Pour terminer, il a exhorté les enfants à bien utiliser les équipements.
En s’adressant au corps enseignant et aux écoliers, Yadjidé Gbèdo Adissoda a, au nom de la Représentante résidente de EAA-Bénin, invité les enseignants et les apprenants, à bien entretenir les équipements et à les utiliser judicieusement. « Il faut un dispositif de gestion et d’entretien des Postes d’Eau Potables », a-t-elle indiqué. Pour terminer, elle a signifié que c’est l’existence d’un jardin scolaire dans les écoles bénéficiaires qui a motivé l’accompagnement en matériels.

April 28, 2014

Célébration de la JNHA 2014 : La commune de Kérou se mobilise pour l’hygiène de l’eau de boisson

Alain TOSSOUNON (Bénin)

Instaurée au plan national pour une prise de conscience collective, la Journée Nationale de l’Hygiène et de l’Assainissement a été célébrée par l’Alliance WASH dans la commune de Kérou. Une occasion pour les membres de ce consortium, d’inviter les populations de cette commune et le gouvernement local à faire désormais de l’hygiène et de l’assainissement, une préoccupation majeure afin de réduire les risques liées aux maladies hydriques. C’était le 24 avril à la Maison des jeunes de la commune de Kérou en présence des autorités locales et des femmes fortement mobilisées.

Les populations au cours de la marche

Les populations au cours de la marche

 

« Avec l’hygiène de l’eau de boisson, sauvons des vies humaines ». C’est le thème de ralliement choisi pour sonner la mobilisation pour cette journée de sensibilisation aux bonnes pratiques d’hygiène. Le top de la célébration a été donné par le premier adjoint au maire, Méré Bio Yo, qui dans son message a indiqué que le thème choisi cette année est « précieux ». Car, selon, depuis des décennies, plusieurs vies humaines ont été perdues à cause d’une mauvaise hygiène de l’eau de boisson. Ainsi, il est temps désormais que l’hygiène de l’eau de boisson soit la chose la mieux partagée des populations. C’est pourquoi, il a salué le choix porté sur la commune de Kérou et surtout les partenaires pour leur sollicitude. « Aujourd’hui, nous invitons les jeunes, les vieux, les femmes, les adultes, tous les usagers de l’eau, les propriétaires des restaurants et autres a une bonne hygiène de l’eau », s’est-il adressé aux populations de sa localité tout en soutenant que l’eau de boisson doit cesser d’être une source de maladies.
Dans son intervention, le Coordonnateur de l’Alliance WASH, Albert Etèka, a rappelé que l’Alliance WASH-Bénin qui soutient l’organisation de cette célébration, a été mise en place en 2010 avec un consortium de 7 ONG nationales et internationales (Helvetas, DCAM-Bethesda, CEBEDES, BUPDOS, EAA, PROTOS, PNE-Bénin) intervenant dans le secteur AEPHA. Il a expliqué que cette alliance travaille aux côtés des populations et des autorités locales pour un meilleur accès à l’eau et aux systèmes adéquats d’assainissement.
Prévu pour durer cinq ans (2011- 2015), le programme de l’alliance WASH couvre 25 communes des départements du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga avec une concentration dans 4 communes à savoir: Sinendé – Parakou – Kérou – Kandi.

 

La propreté autour des points d’eau préoccupe

 

Le premier Adjoint au maire de Kérou entouré des membres de l'Alliance WASH

Le premier Adjoint au maire de Kérou (au milieu)  entouré des membres de l’Alliance WASH

Pour faire passer le message à travers le thème de la célébration, une marche de sensibilisation a été organisée. Partis de la maison des jeunes avec des banderoles qui invitent à une meilleure hygiène de l’eau, les femmes chantaient sans relâche les bienfaits d’une eau potable. Une manière de toucher plus de personnes. La marche a conduit la foule et les participants tous vêtus de blanc, au point d’eau de Sinagourou 1. Ensemble, tous ont pu apprécier l’état de propreté autour du point d’eau. Déjà, la veille, un comité restreint à inspecter trois autres points d’eau dans le cadre de cette célébration afin de récompenser les délégataires qui maintiennent propres, les alentours de leurs points d’eau. Les meilleurs sont repartis avec un lot de matériels pour les encourager à garder le cap.
Mais, bien avant la remise de prix une séance de sensibilisation a été organisée avec à la clé des petites affiches présentant des situations diverses de mauvaise hygiène de l’eau. Tout en paraissant ludique, l’exercice a permis d’évaluer le niveau de connaissance des participants en matière de mesures d’hygiène de l’eau de boisson.
La journée a pris fin sur une note de gaité avec des populations dorénavant aguerries sur les bonnes pratiques d’hygiène de l’eau boisson importantes pour rester à l’abri et éviter des maladies.

 

 

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February 15, 2012

Deuxième Assemblée Générale Du Wash-Jn A Monrovia

Depuis Mins De Ce Lundi 13 Févier 2012 Ce Tien Dans La Salle De Conférence De Mamba Point Hotel De Monrovia Capitale Du Liberia, La Deuxième Assemblée Générale Du Réseau De Journalistes Ouest-Africains Pour L’eau Potable L’hygiène Et L’assainissement.

 

Plus De 13 Pays Y Sont Présentés Dont La Côte D’ivoire En La Personne De Kanzli Mideh Coordinatrice De Wash-Jnci.

Les Objectifs De Cette Ag Sont :
-Bilan Des Activités 2012
-Perspectives
-Présentation De D’activités, Projets Et Besoins De Chaque Réseau National
-Réflexion Sur Le Budget Qui Sera Alloue A Chaque Réseau National Pour Mener A Bien Cette Mission

October 28, 2011

A cause d’un mauvais assainissement: Le Bénin perd 52 milliards de FCFA par an

By Alain TOSSOUNON

 

La facture est salée et les résultats de l’étude documentaire faite par le Programme eau et assainissement(WSC), un partenariat multi-bailleurs administré par la Banque Mondiale pour aider les pauvres à obtenir un accès sûr et durable aux services d’eau et d’assainissement, sont accablants. Il y a urgence.

 

Ce n’est pas une imagination. C’est bien une réalité. Le Bénin perd 52 milliards de francs CFA chaque année à cause d’un mauvais assainissement.  Ce qui équivaut  à 1,5% du PIB national. La raison, même si elle est surprenante est toute simple. A ce jour, 2,5 millions de Béninois utilisent des latrines insalubres ou partagées et  5,2 millions  de Béninois n’ont pas de latrines du tout et font leurs besoins en plein air. Des chiffres qui paraissent irréalistes à première vue mais qui sont bien vrais.

 

Parce que selon les statistiques nationales notamment, les chiffres de la revue 2010 des secteurs de l’eau et de l’assainissement, seulement 44,4% des ménages ont accès à un assainissement adéquat au plan national. Ainsi, plus de la moitié des Béninois pratiquent la défécation à l’air ou partagent des latrines avec les autres.

October 28, 2011

Forum mondial sur l’hygiène et l’assainissement de Mumbai

By Alain TOSSOUNON (Envoyé spécial)

 

 

C’est une première dans le monde. Un forum exclusivement consacré aux questions d’hygiène et d’assainissement. Mais, pour les organisateurs comme pour le participants à ce rendez-vous inhabituel, mieux vaut tard que jamais.

 

 Entre renouvèlement d’engagement, partage d’énergie et d’expériences innovantes, le forum de Mumbai sonne comme un appel pressant aux gouvernants de nos Etats pour mettre les questions d’hygiène et d’assainissement au cœur des politiques de développement.

 

Comment doter les 2,6 milliards de personnes qui vivent sans toilettes et sauver les 1,2 milliard d’êtres humains qui boivent chaque jour de l’eau insalubre ? Il était temps pour les militants de cette cause de sonner la cloche de la mobilisation pour mettre en commun leurs expériences et surtout se donner un nouveau souffle à leur  combat citoyen.

 

Ouvert par une cérémonie à la taille de l’événement dans cette ville de Mumbai confrontée au défi de l’assainissement dans les bidonvilles, le forum a démarré sur une note d’espoir et d’espérances d’un monde nouveau. Oui, le changement est possible !

June 6, 2011

Report links improved Water and Sanitation services to effective AIDS treatment

                                                                                       By Babatope Babalobi

A Ventilated Improved Latrine

Improved access to WASH Though AIDS is  the most devastating global epidemic. However, a report has revealed that  many secondary diseases from which AIDS patients suffer are preventable through better hygiene.

Authored by Christine van Wijk  for the Loughborough University, UK, the report argues that  those infected by AIDS can stay healthy longer and able to continue work if they  have access to a nearby and reliable supply of water and improved sanitary latrines.

HIV/AIDS, the most devastating global epidemic ever, with Sub-Saharan Africa having the highest number of HIV positive individuals (29.4 million people), followed by South and South-East Asia (6 million).  Yet, there is no cure for HIV/AIDS and governments cannot prevent transmission through vaccination. Prevention depends on people’s own sexual behaviour and that of others.

Arguing that there is a strong nexus between  HIV/AIDs  and access to improved water supply and sanitation services, the report states that

men, women and children with HIV/AIDS infection are highly susceptible to other diseases; Most of these are related to poor water supply, sanitation and hygiene. Diarrhoeas and various types of skin diseases are common secondary (or ‘opportunistic’) infections. The risk of getting malaria is also greater, and is worsened by poor drainage creating extra mosquito breeding places in and around communities.”

During their years of illness, AIDS patients are mainly cared for by relatives, friends and neighbours (home-based care). Easy access to a safe, reliable and sufficient water supply and basic sanitation in this stage is essential.

Hand washing with Soap before kills germs

For the caregivers, it greatly reduces the extra burdens which they already carry. For the patients, it means human dignity and basic access to personal hygiene. For example, over half of patients suffering from HIV/AIDS have chronic diarrhoea. Having a latrine nearby is then crucial. For mothers who are HIV positive, the risk of transmitting the virus through breast milk is 1:3. Irrespective of whether they can, or for various reasons cannot replace breastfeeding by bottle feeding, clean water is important for the babies’ care.

Within households, water is also needed for productive uses, to increase food security and maintain nutrition levels. This helps patients to stay healthy for a longer time and keeps the household’s income from falling so rapidly and deeply. Access to a plot and water for staple crops, vegetables and fruit for home consumption and marketing are especially crucial for poor families.

Service delivery

So far, HIV/AIDS has been treated as an epidemic rather than as (also) a chronic disease. The emphasis is on the medical aspects – treatment and prevention – and, to a very limited degree, on the socio-economic impacts. Neither the UN organizations nor country governments have looked at the implications for the water sector. Yet, the need for, and impact on, water supply and sanitation are great. Over one billion people lack a minimum supply of safe water and 2.4 billion people have no proper sanitation and many of them suffer from HIV/AIDS.

Service delivery is affected by situations within water and sanitation service organisations and by conditions on the ground. Within high prevalence countries, staff infection rates can be as high as 30%.

Eng. Samuel Wambua, the Executive Director of NETWAS International said at the 13th Regional Water and Sanitation Seminar in Nairobi in September 2001 that “…a scenario may arise when we will have few customers to provide water for, few effective service

Household filter..source of improved water supply

providers, few to provide labour, few experts to provide management and technical support in the sector.

 

The basic principles of developing sustainable community water supply and sanitation are eroded, when those with the disease and their caretakers are not able to participate in planning, decision making and implementation and cannot apply pressure to ensure that their special needs are met”

Strategies

Christine van Wijk  in the report said that  “More robust water supplies, water treatment and sanitation systems requiring less (and less complex) maintenance and repairs, and more attention to home systems, including home treatment of drinking water, would make communities and households less dependent on outside support. Basic sanitation and enough water nearby for personal hygiene is crucial as 50% of patients suffer from chronic diarrhoea.

Where households have no safe water, or the supply is intermittent and breakdowns are long, SODIS, or solar disinfection of less safe water, is suitable for household use.

A transparent container such as a plastic bottle is filled with water from a nearby source with a lower water quality and closed. The caretaker places the container in strong sunlight. This will kill most bacteria when the water is exposed for a period of 4-6 hours in full sunlight, or an entire day when the sky is overcast.

The water is disinfected by UV rays, and in addition reaches a temperature of up to 50-60 degrees so it needs to cool down before use (http://www.sodis.ch/) (WHO)

Recognizing hygiene in health education

Although some material exists health education is not yet addressing the chronic disease effects of HIV/AIDS infections. A case study in Limpopo province, South Africa, showed a lack of adjustment not only of water supply and sanitation services, but also of hygiene education.

The participating focus groups of caregivers and people living with HIV/AIDS identified good food and exercise as important ways of staying healthy longer. There were, however, no concerted efforts from the departments of water, health, agriculture and the communities to address production around homes and/or waterpoints for better nutrition. Poor sanitation was another problem that was insufficiently addressed.

The households in the case study saw drinking river water as a potential risk for catching cholera, but there was little awareness of the importance of personal and domestic hygiene behaviour for the patients’ health. The local health educators focused on the prevention of HIV/AIDS but did not address secondary diseases stemming from poor quality or inadequate water supply, hygiene and sanitation. (Kgalushi et al,).

Ways forward

Safe water, sanitation and hygiene are basic needs and human rights. They help those affected by HIV/AIDS to remain in good health for longer, facilitate care for ill patients and increase their dignity. Programmes and policy makers can give higher priority for water supply, sanitation and hygiene promotion to areas with a high incidence of the disease.

Hygiene education needs to be integrated in the training given to home care volunteers and their trainers in order to ensure safe water handling practices.

As most caregivers are women, their influence on planning and implementation of service provision is more necessary than ever. Because often very young and very old women take over much of the water and sanitation related tasks, both hygiene education and technology selection may have to be adapted to suit their requirements.

Community based approaches are known to enhance sustainability and use. They can at the same time function as an entrance to promote community–based prevention and mitigation activities. The principles are the same, the issue at hand more sensitive. It requires well-trained, motivated and non-stigmatising facilitators. Experience with participatory methods exists and can be built on.

Water agencies are affected by the disease. This necessitates the development of policies and strategies within the agencies and for the sector. Agencies need an internal HIV/AIDS policy and strategy to mitigate impact on the agency and the development of a strategy to integrate HIV/AIDS in service provision.

In the sector, facilities are needed that require less frequent maintenance and repairs by outsiders and limited time and money from households to keep them going. Development of low-cost home treatment is an alternative.

A poverty alleviation framework can ensure that the socio-economic and equity aspects that play a role in water, sanitation and HIV/AIDS are addressed. As treatment becomes cheaper and more available, HIV becomes a chronic disease requiring a multi-pronged strategy for keeping those infected in good health and able to work. This includes more attention to personal hygiene and the means for hygiene preservation: access to adequate and safe water, good sanitation and hygiene education.

The report therefore called on Policy makers, programme planners and managers, donors and field workers  to treat HIV as a chronic disease and plan for better water supply, sanitation and hygiene to counteract the cruel impacts on people’s day-to-day health, work, income and dignity.


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