Posts tagged ‘toilettes’

February 17, 2019

Africasan5 : Le sommet des acteurs de l’hygiène et de l’assainissement  s’ouvre lundi 18 février à Cape Town (Afrique du Sud)

Alain TOSSOUNON (Cape Town, envoyé spécial)

Des toilettes de fortune dans la comme de Sô-Ava (Bénin)

La cinquième Conférence panafricaine sur l’Assainissement et l’Hygiène (AfricaSan 5) se tient du 18 au 22 février 2019 au Cap en Afrique du sud.  Cette initiative mise en place en 2004 par les ministres africains de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène (IMAEAH) est à sa 5ème édition. Elle vise essentiellement à inciter les Etats à faire un effort politique et à prendre leurs responsabilités afin de relever les défis en matière d’accès à l’eau, l’assainissement et l’hygiène qui se posent à l’Afrique. La recherche de solutions durables pour la gestion des boues de vidange sera au cœur des échanges et discussions de ce sommet.  

 Après la 4eme Conférence de Dakar qui a abouti à la Déclaration de Ngor réengageant les pays africains à l’atteinte de l’ODD 6, notamment l’accès universel à des services appropriés et durables d’hygiène et d’assainissement et à la fin de la défécation à l’air libre d’ici à 2030, la 5e édition se veut une occasion d’échanges entre experts en assainissement et en hygiène et les principales agences africaines et internationales concernées par le développement du secteur.

A l’instar des éditions passées, Africasan5, vise surtout à créer un élan pour remédier à l’épidémie persistante de manque d’accès à un assainissement sûr et à la défécation à l’air libre à grande échelle. En effet, 4,5 milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à des services d’assainissement durables. En Afrique Sub-Saharienne, 70% de personnes n’ont pas accès à l’assainissement soit 610 millions de personnes.

Face à cet état de lieux préoccupant, les ministres responsables de l’hygiène et de l’assainissement et les principales agences internationales travaillant dans les domaines de l’assainissement et de l’eau en Afrique sont attendues pour examiner et trouver de nouvelles possibilités de collaboration et de partenariat. Ce grand rendez-vous constitue une véritable occasion d’échanges et de partage d’expériences entre les ministres, décideurs politiques de haut niveau, les spécialistes sectoriels, les organisations internationales et les médias.

Au cœur de cette cinquième conférence, c’est la promotion et le partage de bonnes pratiques et des innovations afin d’améliorer la gestion des boues de vidange.  Une plate-forme est créée pour impulser davantage les acteurs à répondre aux demandes et aux défis du secteur de l’assainissement en Afrique. Une fois de plus, les professionnels du secteur, les gouvernements, les décideurs, les services publics, les partenaires du développement, les investisseurs, les industries et les fournisseurs de services auront l’occasion de coordonner, développer et partager leurs connaissances afin de proposer des solutions abordables et viables à grande échelle. Cette conférence mettra l’accent sur des solutions pratiques pour gérer de manière durable l’ensemble de la chaîne de services d’assainissement sans égouts, couvrant les toilettes, le confinement, la vidange, le transport, le traitement et la réutilisation, en tant que composante essentielle des services d’assainissement urbain dans toute la ville.

November 19, 2017

Conséquence des manques de toilettes au niveau des marchés de Dakar: Commerçant et clients se soulagent en publics

Par P.Kadja Traoré, Dakar Sénégal- Avoir une bonne hygiène de vie rime avec une bonne gestion de l’assainissement notamment des blocs sanitaires. Seulement, les marchés de la ville de Dakar et sa banlieue sont dépourvus de toilettes adéquates, obligeants des commerçants et certains clients de se soulager en public. Une situation qu’ils déplorent.
 
Difficile de passer devants les toilettes publiques des marchés sans se pincer les narines. L’odeur nauséabonde qu’ils dégagent rend les lieux désagréables. Les grands marchés de la ville de Dakar et de sa banlieue, notamment, Castors, Tiléne, Hlm, Zink (Pikine), Niaréme (Guédiawaye), Parcelles Assainies entre autres souffrent d’un manque de toilettes. Les quelques qui existent sont impraticables. Une situation que déplorent par des commerçants et autres usagers qui fréquentent ces dits marchés.
Pour se soulager, certains parmi eux sont obligés de squatter les maisons qui sont aux alentours du marché. Les autres qualifiés de « sans gênes » n’hésitent pas à aller faire leur besoins dans les lieux publics qui entourent le marché. D’après le vieux Babara Fall, un marchand de produits alimentaires, installé au marché Castor depuis plus de 20 ans, le nombre insuffisant de toilettes au niveau du marché constitue un véritable problème. «Nous nous payons quotidiennement les taxes municipales, malheureusement toutes nos préoccupations ne sont pas prises en compte par les autorités de la Commune. Nous avons protesté mais personne n’a réagi. Ici il n’y a que six toilettes qui sont construits pour plus de dizaines de milliers de personnes qui fréquentent le marché» se lamente-le vieux commerçant.
De son côté, Moussa Mané vendeur de produits cosmétiques au marché Tiléne se dit affecté par la rareté de l’eau dans les toilettes. « Le marché est notre deuxième maison, nous devons y trouver le minimum de bien être, mais il est désolent de constater que tel n’est pas le cas. Je me demande où va l’argent des taxes municipaux ». Le même problème a été dénoncé aux marchés des Parcelles Assainies et des HLM par les commerçants. Ils demande qux autorités à réagir le plus rapidement possible pour régler le problème.   
November 19, 2017

Fanta Dabo, commerçante au marché de Niarème: “Durant mes périodes de menstruation, j’arrête mes activités à cause des toilettes impraticables”

Par Paul Kadja Traoré, Dakar Sénégal

Au niveau du marché Niaréme de Guédiawaye, le manque de toilettes ralentie les activités de certaines femmes commerçantes. Les quelques blocs sanitaires qui existent sont vétustes et presque impraticables. Les commerçants de cette zone particulièrement les femmes soutiennent qu’elles se retrouvent souvent dans l’obligation de rejoindre leur domicile sans avoir écouler leurs marchandises parce que tout simplement, elles ne trouvent pas un lieu pour se soulager. Fanta Dabo, une jeune marchande de légumes marché Niaréme de Guédiawaye confie: “Durant mes périodes de menstruations, j’arrête mes activités parce que les blocs sanitaires du marché sont impraticables. Et j’avoue que je ne suis pas la seule. C’est une situation triste et gênante. J’espère que les autorités vont faire un geste cette fois-ci en lisant ce témoignage»

November 27, 2015

Journée Mondiale des Toilettes 2015: La société civile béninoise célèbre l’événement

Flore NOBIME (Bénin)

Mamadou Moctar Baldé (Unicef), André Zogo (CANEA)  et Richard Oussou (DNSP) à l'ouverture des échanges

Mamadou Moctar Baldé (Unicef), André Zogo (CANEA) et Richard Oussou (DNSP) à l’ouverture des échanges

La communauté internationale a célébré jeudi dernier, 19 novembre, la Journée mondiale des toilettes édition 2015 (Jmt 2015) autour du thème « Un meilleur assainissement pour une meilleure nutrition ». Au Bénin, l’événement a été commémoré par le Cadre de concertation des acteurs non étatiques du secteur de l’eau et de l’assainissement (CANEA), à travers son initiative Café média Wash, la 5e du genre, et dont les réflexions ont porté sur la question de l’assainissement au Bénin. L’événement, qui s’est déroulé à la Direction départementale de la santé de l’Atlantique et du Littoral, a réuni spécialistes des questions liées à l’eau, l’hygiène et l’assainissement et journalistes.

Mettre à la disposition des journalistes, des informations sur la stratégie nationale FDAL (Fin de la défécation à l’air libre) et les défis à relever pour satisfaire les besoins en ouvrages d’assainissement de base des populations béninoises. Ce sont-là quelques objectifs de cette rencontre marquée par l’allocution d’André Zogo, le président du CANEA. Qualifiant de « droit humain » l’accès à une eau salubre et à l’assainissement, le président du CANEA a repris des chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour illustrer, les conséquences qu’entraine au plan de la santé l’absence de ce droit. Et selon l’OMS, 50% de la malnutrition est associée à des diarrhées fréquentes ou des infections intestinales vermineuses répétées du fait d’une eau insalubre, d’un assainissement inadapté ou de mesures d’hygiène insuffisantes. Soulignant la nécessité de « mettre en lumière ces milliards de personnes qui n’ont pas accès aux toilettes » au plan mondial, André Zogo a focalisé l’attention sur la situation nationale, appelant à la « mobilisation de tous les acteurs pour un débat citoyen autour de l’effectivité de la fin de la défécation à l’air libre ». A sa suite deux communications, « La stratégie Bénin FDAL 2030 : lien entre assainissement et nutrition » et les « Acquis du programme de promotion de l’hygiène et de l’assainissement et impact sur la nutrition » ont donné l’occasion aux participants de toucher du doigt la réalité de la question au Bénin.

Vue de la salle au cours des échanges avec les journalistes

Vue de la salle au cours des échanges avec les journalistes

Présentées respectivement par Richard Oussou de la Direction nationale de la santé publique (DNSP), et Mamadou Moctar Baldé, Spécialiste Wash à UNICEF/Bénin, les communications ont donné une idée pas reluisante du Bénin en la matière. Au Bénin, l’assainissement pose un véritable casse-tête avec 77% de la population rurale qui continue de déféquer à l’air libre et le pays, 4e sur 215, est en queue de peloton en matière de fin défécation à l’air libre. Par ailleurs, et selon la Banque mondiale, le mauvais assainissement de base fait perdre annuellement au pays 52 milliards de francs CFA. A ce rythme, l’engagement de la FDAL à l’horizon 2030 pris par le Bénin sera des plus difficiles à tenir. C’est ce qu’expliquera aux journalistes Félix Adégnika, le Coordonnateur national du Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement (WSSCC). Dans son intervention axée sur les engagements du Bénin par rapport à l’hygiène et l’assainissement, Félix Adégnika, après l’avoir démontré, a fustigé le sous-financement que subit du secteur avant d’en appeler à la pleine implication des médias pour qu’enfin, le Bénin hisse l’accès à l’hygiène et à l’assainissement au rang des priorités.

February 15, 2015

Insalubrité : Les  lycées de capitale avec des toilettes dans un état déplorable

Par: Léon-Paul Gomes, Fadel Gomes da Silva et José Augusto Mendonça

La plupart des toilettes des écoles publiques du pays connaissent une mauvaise hygiène, avec pour la plupart  sans eau. La situation est dramatique.

 

Les toilettes dans un état déplorable pour les enfents

Les toilettes dans un état déplorable pour les enfents

Par exemple, les trois plus grands lycées de la capitale, à savoir “Rui Cunha Barcelo”, “Agostinho Neto” et “Kwame Nkrumah” visité par la reseaux des journalistes em matierie de eau et assanissement de Guinée-Bissau, nous présentent  un état déplorable en termes d’hygiène, robinets, portes et désinfectants.

“Les toilettes des étudiants ne sont pas dans des conditions minimales. Elle sont toujours sales, l’eau stagne avec des odeurs nauséabondes “, en référence à la révolte étudiante de” Rui Cunha Barcelo “rapportée par Bénédicte Augustin Gudinha.
La puanteur dans cette école fait que les étudiants ne peuvent pas assister aux cours. Les toilettes n’ont pas de dispositifs d’assainissement et les robinets sont sans goutte d’eau.
En effet, le président de l’association des étudiants de cette école, Rufino Aye, a corroboré ces allégations et a dit qu’il avait discuté de la situation avec le conseil scolaire et reçu l’assurance que la situation serait améliorée..
Son homologue de la “Agostinho Neto”, reconnaît que la situation sanitaire est précaire à l’école secondaire, mais attribué la responsabilité aux étudiants pour la mauvaise utilisation des salles de bains.
«Les étudiants ne collaborent pas pour l’hygiène scolaire, en particulier dans les salles de bains. Uriner sur le sol et quand déféquer pas jeter de l’eau “, critique Tanélcia Gomes Teixeira pointant ces attitudes comme une raison de la puanteur à l’école.
Les plaintes, le directeur adjoint de “Rui Cunha Barcelo” admis la situation, mais a promis que la gestion se efforcera de nettoyer le problème et améliorer la qualité de l’hygiène et de l’assainissement de l’école.
“Récemment, la direction de l’école a approuvé un calendrier mensuel pour le nettoyage de l’école, ce pour assurer un bon environnement sanitaire», a déclaré Justin John Có qui a dit que ce travail comprendra le nettoyage des salles de bains.
Le réalisateur de “Kwame N’Krumah”, a dit qu’il était au courant du problème du manque de salle de bains, car il ya qui sont bouché avec des bâtons et des morceaux de tissu, donc en désuétude.
“Quand je ai pris mes fonctions Novembre dernier, je ai trouvé qu’il n’y avait pas les conditions d’hygiène à l’école, en raison du manque de toilettes dans les salles de bains ou les élèves des enseignants, le directeur lui-même. Besoin d’être remplacé en raison du mauvais état dans lequel il est “reconnu Alanan Pereira.
Le directeur de la haute école a promis que la situation sera résolue progressivement sur la base des fonds disponibles et après le paiement du deuxième trimestre des frais.
Après cela, il a souligné, la priorité sera la réhabilitation de toutes les salles de bains et de là, les élèves auront à assumer ses responsabilités bon usage de latrines scolaires.
Selon Alanan, les étudiants sont principalement responsables de la détérioration de l’environnement hygiénique de la “salle de bain”.
Mis au courant des problèmes qui affectent les trois établissements d’enseignement de l’école secondaire en ce qui concerne l’hygiène et l’assainissement, le directeur général de l’Éducation, Geraldo Indeque regretté, mais a précisé que “vous ne pouvez pas résoudre tous les problèmes à la fois.”
Il a ajouté que le GIP investira dans la réparation des infrastructures scolaires, y compris les salles de bains.
Indeque cependant remis en question le sort des fonds qui sont mis à la disposition de chaque école pour les dépenses courantes, y compris le nettoyage et l’entretien de leurs écoles.
Pour cette année, selon un fonctionnaire, le ministère en collaboration avec les commissions scolaires, ne fonctionnera que sur les aspects de l’amélioration de l’hygiène dans les salles de classe, salles de bains et les cours d’école.
“Il se permet de faire tout à la fois. Pour la prochaine année scolaire, nous avons des maisons de bains décentes “, a promis Geraldo Indequi.
Cette situation malsaine observée dans les trois écoles secondaires Bissau également observé dans les écoles publiques et privées de l’éducation de base complémentaire, et même dans certains établissements d’enseignement supérieur.