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March 22, 2017

GESTION DES EAUX USEES : La directrice régionale de WaterAid prône le changement de comportement

Par Jacques Ngor SARR- (Dakar-Sénégal) La journée mondiale de l’eau célébrée cette année sous le thème : «Eaux usées et gestion durable de nos plans d’eau», a été l’occasion pour la Directrice régionale de Wateraid Mariame Dem d’insister sur la nécessité d’un changement de comportement pour faire face au besoin d’eau, d’hygiène et d’assainissement.

Lors d’un petit déjeuner de presse organisé ce mercredi dans les locaux de Wateraid, dans le cadre de la journée internationale de l’eau, Mariame Dem a déclaré que le changement de comportement devra être mis en exergue en ce qui concerne la gestion des eaux usées. «Si nous réglons la question de la gestion de l’eau, nous réglerons les questions liées au développement», insiste-t-elle. Saluant les efforts du gouvernement, par rapport à d’autres pays africains, concernant l’accès et la gestion de l’eau, même s’il reconnait que des efforts restent à faire, la Directrice a par la même occasion, souligné l’importance liée à l’information des populations en vue de relever certains défis.

Abondant dans le même sens, le conseiller technique du bureau régional de Wateraid, Tidiane Diallo  a rappelé que l’objectif recherché à travers ce thème est, d’arriver à réduire la production des eaux usées et de trouver des alternatives qui permettront de les traiter et de les réutiliser ensuite.

Monsieur Diallo soutient qu’en termes de priorité et d’investissement, le gouvernement du Sénégal est en train de faire des efforts considérables dans le traitement des eaux usées. Mais note-t-il, « si nous nous référons sur les indices de développements durables, nous constatons que des efforts devront être déployés d’avantages pour maintenir ce qui est acquis. C’est là où apparaît la durabilité des services et des investissements que nous avons consentis. Sur ce, l’Etat doit traiter toutes les couches de la société au même piédestal afin que l’éthique et de l’égalité soient respectés».

Le conseiller technique du bureau régional de wateraid, soutient que : « 80% des eaux que nous utilisons sont transformées en eau usée et sont rejetées dans la nature, polluant l’environnement et appauvrissant les sols. Notre objectif de développement durable est de mettre des dispositifs personnalisées d’infiltration pour pouvoir transformer, stocker et traiter l’eau pour protéger la nappe phréatique avant qu’elle n’arrive dans le sol. Cela permettra de diminuer les maladies telles que le paludisme, le choléra et autres maladies liées aux stagnations de l’eau dans les ruelles et aux manques d’assainissements».

March 22, 2016

JOURNEE MONDIALE DE L’EAU: Ces pays où il est le plus difficile d’accéder à l’eau potable

Jacques Ngor SARR (Dakar, Sénégal)

Un rapport faisant un nouvel état des lieux intitulé « L’eau : à quel prix ? Situation de l’accès à l’eau potable dans le monde », publié par WaterAid à l’occasion de la journée mondiale de l’Eau a permis de recenser les pays où il est le plus difficile d’accéder à l’eau potable. Mieux le dit rapport révèle que les habitants les plus pauvres de la planète consacrent souvent une part plus importante de leurs revenus à l’eau que ceux des pays industrialisés.

L’analyse effectuée par WaterAid montre en effet que dans les pays industrialisés, une facture d’eau classique ne représente qu’un pourcentage dérisoire de 0,1 % des revenus d’une personne payée au salaire minimum. À l’inverse, dans un pays comme Madagascar, une personne qui dépend d’un camion-citerne pour s’approvisionner en eau aurait à dépenser jusqu’à 45 % de ce qu’elle gagne par jour rien que pour acheter la quantité quotidienne minimum recommandée.

Au Mozambique, les familles qui doivent acheter leur eau à des revendeurs au marché noir vont dépenser 100 fois plus que celles qui sont desservies par des bornes-fontaines subventionnées par l’État.

Dans le monde, environ 650 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’eau potable et plus de 2,3 milliards n’ont pas accès à des sanitaires de base, avec les conséquences dévastatrices qui en résultent.

Près de 315 000 enfants de moins de cinq ans meurent chaque année de maladies diarrhéiques parce que ces droits fondamentaux ne sont pas appliqués. Et 50 % des cas de malnutrition sont liés aux diarrhées chroniques résultant d’un manque d’accès à l’eau potable et à de bonnes conditions d’assainissement et d’hygiène dont le lavage des mains au savon.

Le rapport établit par ailleurs le classement des pays selon le taux d’accès à l’eau des ménages et le nombre d’habitants non desservis en eau potable, et inclut une liste des pays qui ont progressé le plus ces 15 dernières années.

La Papouasie-Nouvelle-Guinée, la Guinée équatoriale et l’Angola sont les pays du monde où le taux de couverture en eau potable des ménages est le plus faible. En Papouasie-Nouvelle-Guinée, un habitant pauvre aurait à dépenser 54 % de son salaire pour payer la quantité d’eau minimum recommandée par l’Organisation mondiale de la santé pour satisfaire les besoins vitaux, soit 50 litres par personne et par jour.

L’Inde, la Chine et le Nigéria sont les pays qui comptent le plus grand nombre d’habitants en attente d’accès à l’eau potable. Quant au Cambodge, le Mali, le Laos et l’Éthiopie, ils sont les pays qui ont fait le plus de progrès par rapport aux autres s’agissant d’améliorer l’accès à l’eau potable pour leurs populations.

Malgré de nets progrès, le rapport constate que les inégalités persistent, y compris dans les pays qui ont fait de grandes avancées, les plus pauvres étant souvent ceux qui consacrent la plus grosse part de leurs revenus à l’eau.

Il reste 16 pays dans le monde où au moins 40 % des habitants n’ont pas accès à l’eau potable – parce que ce sujet n’est pas prioritaire pour le gouvernement, parce qu’il ne bénéficie pas des financements requis, ou à cause de moyens humains insuffisants, de la concurrence entre les différents usages de l’eau ou des effets accrus des changements climatiques.

October 17, 2014

CELEBRATION DE LA JOURNEE MONDIALE DU LAVAGE DES MAINS: Une occasion pour rappeler les bonnes pratiques d’hygiène pour se protéger contre l’Ebola

Par Jacques Ngor Sarr

Dakar- La Journée mondiale du lavage des mains célébrée le 15 octobre 2014 dans un contexte très particulier à cause de l’Ebola était l’occasion pour l’organisation internationale de développement WaterAid et Amref Health Africa de rappeler les bonnes pratiques d’hygiène.

Dans un communiqué conjoint, les deux structures ont déclaré que «l’escalade de la crise d’Ebola en Afrique de l’Ouest nous rappelle plus que jamais de la nécessité des bonnes pratiques d’hygiène et de lavage des mains pour protéger la santé humaine».  Directrice Régionale de WaterAid Afrique de l’Ouest Mariame Dem a déclaré que « les tragédies qui ravagent les pays de l’Afrique de l’Ouest affectés par Ebola indiquent clairement les conséquences d’un manque d’accès aux toilettes de base et de d’eau potable mais aussi lorsque les populations ignorent les bonnes pratiques d’hygiène comme le lavage des mains». Elle souligne qu’en Afrique où la moitié des hôpitaux n’ont pas d’eau potable, 35% vivent sans cette denrée essentielle et 70% sans assainissement de base, la prévention et la prise en charge des épidémies deviennent un enjeu majeur». Quant au  directeur régional d’Amref Health Africa, Mor Ngom, il déclare : «Si fort heureusement l’épidémie d’Ebola n’a pas éclaté au Sénégal, environ 16000 personnes perdront la vie cette année dans l’ensemble de notre pays du fait de diarrhées et de pneumonies qui sont deux maladies que l’on peut éviter par le lavage des mains au savon ». M. Ngom indique qu’ «il est clair que la Journée mondiale du lavage des mains nous offre une excellente occasion pour diffuser le message de protection que procure le lavage régulier des mains pour nos familles et nous-mêmes. Cependant, ces messages doivent être répétés et respectés permanemment par chacun si nous voulons nous attaquer à ces maladies et d’autres urgences de santé publique». De toute façon WaterAid souligne qu’ « au Sénégal, 25.9‘% de personnes sont sans accès à l’eau potable et 48.1 % de personnes sont sans accès à un assainissement amélioré ». Une situation selon elle qui complique les pratiques d’hygiène et de lavage des mains.