Archive for November, 2017

November 19, 2017

Journée mondiale des toilettes: Seulement 28% de la population subsaharienne dispose d’un lieu décent pour aller aux toilettes, (Rapport)

Par Jacques Ngor SARR: Dakar, Sénégal-

Une personne sur trois dans le monde ne dispose pas d’un lieu décent pour aller aux toilettes, ce qui enferme des communautés entières dans un cycle de pauvreté. Dans le rapport de WaterAid, Hors service : l’état des toilettes dans le monde 2017, il a été révélé que les dix pays au monde où l’accès à l’assainissement de base est le plus mauvais se trouvent tous en Afrique subsaharienne. Dans cette région, 28 % de la population seulement dispose d’un lieu décent pour aller aux toilettes et les enfants sont 15 fois plus susceptibles de décéder avant d’avoir atteint l’âge de cinq ans que dans les régions développées.

L’Éthiopie se place en tête des pays comptant le plus grand pourcentage de personnes vivant sans toilettes décentes, mais aussi des pays où le nombre de personnes déféquant à l’air libre a le plus diminué. Dans ce pays, 46 millions de femmes et de filles ne disposent pas d’un lieu sûr pour aller aux toilettes – cela correspond à la totalité de la population espagnole.

Le Tchad occupe la deuxième place. 9,5 % seulement de la population est couverte. Près de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté et l’espérance de vie à la naissance est d’à peine 52 ans. Près de 9 150 enfants meurent chaque année de diarrhée due à l’eau sale ou à des toilettes inadéquates. Madagascar suit de près, en troisième place. La grande île fait également partie des pays les plus pauvres au monde, avec 75 % de la population vivant dans la pauvreté, et elle est cinquième au monde pour ce qui est du pourcentage d’enfants souffrant de retards de croissance.

La Sierra Leone clôture cette liste. Dans ce pays, 85,5 % de la population ne dispose pas, au minimum, d’un service d’assainissement de base.

Pour ce qui concerne le cas du Sénégal, les statistiques montrent que 59% n’ont pas accès à l’assainissement contrairement à l’eau où seulement 25% n’y ont pas accès.

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November 19, 2017

Conséquence des manques de toilettes au niveau des marchés de Dakar: Commerçant et clients se soulagent en publics

Par P.Kadja Traoré, Dakar Sénégal- Avoir une bonne hygiène de vie rime avec une bonne gestion de l’assainissement notamment des blocs sanitaires. Seulement, les marchés de la ville de Dakar et sa banlieue sont dépourvus de toilettes adéquates, obligeants des commerçants et certains clients de se soulager en public. Une situation qu’ils déplorent.
 
Difficile de passer devants les toilettes publiques des marchés sans se pincer les narines. L’odeur nauséabonde qu’ils dégagent rend les lieux désagréables. Les grands marchés de la ville de Dakar et de sa banlieue, notamment, Castors, Tiléne, Hlm, Zink (Pikine), Niaréme (Guédiawaye), Parcelles Assainies entre autres souffrent d’un manque de toilettes. Les quelques qui existent sont impraticables. Une situation que déplorent par des commerçants et autres usagers qui fréquentent ces dits marchés.
Pour se soulager, certains parmi eux sont obligés de squatter les maisons qui sont aux alentours du marché. Les autres qualifiés de « sans gênes » n’hésitent pas à aller faire leur besoins dans les lieux publics qui entourent le marché. D’après le vieux Babara Fall, un marchand de produits alimentaires, installé au marché Castor depuis plus de 20 ans, le nombre insuffisant de toilettes au niveau du marché constitue un véritable problème. «Nous nous payons quotidiennement les taxes municipales, malheureusement toutes nos préoccupations ne sont pas prises en compte par les autorités de la Commune. Nous avons protesté mais personne n’a réagi. Ici il n’y a que six toilettes qui sont construits pour plus de dizaines de milliers de personnes qui fréquentent le marché» se lamente-le vieux commerçant.
De son côté, Moussa Mané vendeur de produits cosmétiques au marché Tiléne se dit affecté par la rareté de l’eau dans les toilettes. « Le marché est notre deuxième maison, nous devons y trouver le minimum de bien être, mais il est désolent de constater que tel n’est pas le cas. Je me demande où va l’argent des taxes municipaux ». Le même problème a été dénoncé aux marchés des Parcelles Assainies et des HLM par les commerçants. Ils demande qux autorités à réagir le plus rapidement possible pour régler le problème.   
November 19, 2017

Fanta Dabo, commerçante au marché de Niarème: “Durant mes périodes de menstruation, j’arrête mes activités à cause des toilettes impraticables”

Par Paul Kadja Traoré, Dakar Sénégal

Au niveau du marché Niaréme de Guédiawaye, le manque de toilettes ralentie les activités de certaines femmes commerçantes. Les quelques blocs sanitaires qui existent sont vétustes et presque impraticables. Les commerçants de cette zone particulièrement les femmes soutiennent qu’elles se retrouvent souvent dans l’obligation de rejoindre leur domicile sans avoir écouler leurs marchandises parce que tout simplement, elles ne trouvent pas un lieu pour se soulager. Fanta Dabo, une jeune marchande de légumes marché Niaréme de Guédiawaye confie: “Durant mes périodes de menstruations, j’arrête mes activités parce que les blocs sanitaires du marché sont impraticables. Et j’avoue que je ne suis pas la seule. C’est une situation triste et gênante. J’espère que les autorités vont faire un geste cette fois-ci en lisant ce témoignage»

November 3, 2017

Rencontre d’échanges du CANEA avec les représentants des ONG et ACEP à Parakou : Renforcer la veille citoyenne pour de meilleurs services aux populations

Alain TOSSOUNON (Cotonou/Bénin)

        Photo de famille des  participants

Les membres du bureau du Cadre de Concertation des Acteurs Non Etatiques de l’Eau et de l’Assainissement (CANEA) ont entrepris  avec l’appui de Helvetas, une tournée de mobilisation des ONG et Associations actives dans le secteur Approvisionnement en eau potable, hygiène et assainissement (AEPHA) dans les départements. Dans les départements du Borgou et de l’Alibori, première étape de cette tournée, une séance a été tenue avec les représentants de la société civile engagée. Une occasion pour ceux-ci de manifester leur adhésion au combat du CANEA pour une veille citoyenne plus engagée au service des populations.

 A l’ouverture de cette séance, le représentant du Président du Partenariat National de l’Eau du Bénin (PNE-Bénin), Rachel Arayé, s’est réjoui de la mobilisation des ONG actives dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. Indiquant que cette mobilisation augure de bonnes perspectives pour le CANEA, elle a souhaité que les échanges soient francs et sans tabou. De même, le Secrétaire Général, Alain Tossounon, a félicité les participants pour cette prompte mobilisation qui témoigne de leur engagement pour un accès durable à l’eau et à l’assainissement pour tous au Bénin. Surtout, il a rappelé que dans le contexte actuel où le gouvernement entreprend des réformes, la veille citoyenne doit être plus ferme et forte.

Au cours de la séance, les participants ont eu droit à un exposé sur le CANEA et les acquis de son combat. On retient essentiellement que le Cadre de Concertation des Acteurs Non Etatiques des secteurs de l’eau et de l’assainissement (CANEA) est une fédération des acteurs non étatiques intervenant dans le secteur  qui se veut une force de propositions et d’actions pour un accès universel et continu à l’eau potable et à l’assainissement et pour une gestion rationnelle de la ressource. Mise en place  en 2012, ce creuset des Acteurs Non Etatiques a pour objectif de contribuer à l’accès durable et équitable de la population béninoise aux services d’Alimentation en Eau Potable et d’assainissement et à la gestion des ressources en Eau. Ceci à travers plusieurs actions citoyennes qu’il mène sur le terrain. Au nombre de celles-ci, on peut citer l’organisation de séances de débat citoyen avec la presse dans le cadre des Journées internationales dédiées au secteur,  le renforcement des capacités  des membres  sur le suivi budgétaire  au niveau national et communal, l’introduction  des préoccupations des ANE aux séances du  Groupe sectoriel Eau et Assainissement (GSEA), l’animation d’un stand société civile au cours des revues  sectorielles annuelles avec la possibilité donnée désormais au CANEA, de présenter un rapport sur l’état du secteur, le plaidoyer sur le suivi des engagements et sur la constitutionnalisation des droits à l’eau et à l’assainissement…Aujourd’hui, soutient la présentatrice, le CANEA bénéficie d’une reconnaissance au sein des acteurs institutionnels pour porter la voix de la société civile.

Mais pour défendre davantage les intérêts des citoyens et exiger des services efficaces, le CANEA se propose d’organiser une rencontre nationale pour mieux affûter ses armes. L’occasion a été donnée au Coordonnateur Wsscc, Félix Adégnika de la délégation, de présenter les enjeux de l’atelier national qui permettra de dynamiser le CANEA en procédant à une restructuration institutionnelle et organisationnelle solide et compétente pour relever les défis et faire face aux challenges des ODD. Il a lancé un appel aux ONG et aux ACEP pour leur participation active au cours de cette rencontre très attendue. Réagissant au cours du bouillon d’échanges qui a suivi, les participants ont dit être honorés d’accueillir la délégation du CANEA avant de demander à en savoir plus sur son fonctionnement, ses moyens d’actions et son mécanisme de financement. Les participants ont surtout fait des propositions au CANEA pour des actions plus efficaces relatives au financement de l’hygiène et de l’assainissement de base, au plaidoyer pour la création d’u ministère de l’eau et de l’assainissement, la nécessité d’un partenariat fort pour le suivi du secteur au niveau des communes avec la contribution des ACEP…

Au terme des échanges, la cheffe de l’antenne nord de Helvetas, Alice Chabi Guiya, a indiqué que pour les départements du Borgou et de l’Alibori, c’était nécessaire de « ressusciter un espace pour parler des questions d’eau et d’assainissement ». «Décentraliser le CANEA est indispensable pour être à la pointe de l’information », a-t-elle ajouté avant de remercier les ONG présentes pour leur participation qui constitue à ses yeux un engagement pour le CANEA. La rencontre a pris fin sur une note de satisfaction avec les participants désormais engagés pour prendre part à l’atelier national et surtout, pour une veille citoyenne plus efficace.

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