Archive for July, 2014

July 29, 2014

Atelier d’information  sur les bassins du Niger et du Mono : Une sensibilisation sur la politique régionale des ressources en eau

Amani Mounkaïla (Niamey)

Les 21 et 22 juillet 2014, l’UICN à travers le programme « Partenariat pour la gouvernance environnementale en Afrique de l’Ouest (Page) » a organisé en partenariat avec le CCRE et l’ABN, un atelier de sensibilisation et d’information des acteurs de la société civile afin de renforcer leur capacité sur la PREAO.  Durant ces deux jours, 35 acteurs de la société civile de 9 pays ont valablement participé à cet atelier.

Les officiels lors de l'ouverture des travaux

Les officiels lors de l’ouverture des travaux

 

En effet, le plan d’action de Johannesburg, adopté en septembre 2002, lors du sommet sur le développement durable, met la Gestion intégré des ressources en eau (GIRE) au centre de ses préoccupations. Il a été retenu en ces termes que : « …la fourniture d’eau potable salubre et de services adéquats d’assainissement est nécessaire pour protéger la santé humaine et l’environnement ». A cet égard, il a été convenu de réduire de moitié, d’ici à 2015, la proportion de personnes qui n’ont pas accès à l’eau potable ou qui n’ont pas les moyens de s’en procurer.  Cet engagement de la communauté internationale en faveur de la GIRE a orienté les pays de l’Afrique de l’ouest à s’investir dans un processus d’harmonisation d’une politique communautaire en matière de gestion d’eau est capital pour le développement. C’est ainsi que la politique régionale des ressources en eau de l’Afrique de l’ouest-PREAO a été adopté en décembre 2008 par la CEDEAO. Le secteur privé et la société civile ont été placés au centre des préoccupations de la PREAO. Pour sa mise en œuvre, la société civile doit s’approprier le cadre juridique régional pour mieux comprendre son le rôle d’où la rencontre de Niamey.

L’objectif de l’atelier de Niamey est d’aider les organisations de la société civile intervenant dans la gestion durable des ressources en eau dans l’espace des bassins du Niger et du Mono à mieux s’approprier du contenu de la PREAO et de son plan d’action  pour améliorer leur implication dans sa mise en œuvre.

A cette occasion M. Aimé NIANOGO, directeur régional de l’UICN-PACO a vivement salué la présence des membres de la société civile des bassins du Niger et du Mono. Il a indiqué par la suite que, le choix de Niamey n’est pas fortuit, car la ville a la particularité, d’être situé dans le pays qui porte le nom du grand fleuve de l’Afrique de l’ouest et d’abriter le siège de l’ABN, qui est une plateforme d’application de la politique régionale  des ressources en eau de la sous-région. En s’adressant aux participants, M. Aimé NIANOGO a insisté sur l’importance du défi a relevé sur la gestion de l’eau, un défi dit-il qui va en s’aggravant et en se complexifiant avec les problèmes comme le changement climatique et la croissance démographique.

Pour le responsable de l’observatoire du bassin du Niger, représentant le Secrétaire Exécutif de l’Autorité du bassin du Niger M. Robert DESSOUASSI, l’organisation de cette rencontre est  a salué, car, elle permet de renforcer les capacités des acteurs de la société civile sur la politique des ressources en eau en Afrique.

A l’ouverture de l’atelier, le Secrétaire général M. Garba Bawa, représentant le ministre de l’hydraulique et de l’assainissement empêché a invité tous les acteurs présents à s’approprier du contenu de cette formation.

La gestion intégrée des ressources en eau est un  concept défendu par tous les pays, cependant, sa mise en œuvre  nécessite des reformes d’ordre institutionnel et juridique indiquait le SG.  C’est pour cela que le Niger a lancé cette année l’élaboration de son Plan d’action national de gestion intégrée des ressources en (PANGIRE), un outil adapté qui va permettre au Niger de gérer de manière rationnelle les ressources en eau.

Au terme des deux jours d’information et de sensibilisation, les 35 participants sont prêts et connaissent mieux leurs rôles et responsabilités dans la mise en œuvre de la PREAO.

 

 

 

 

July 24, 2014

Suivi-budgétaire des finances publiques dans le secteur  WASH au Bénin : Les membres du CANEA affûtent leurs armes 

Alain TOSSOUNON (Bénin) 

Afin d’intensifier leur plaidoyer et de contribuer efficacement à l’amélioration de l’accès durable des populations aux services d’eau, d’hygiène et d’assainissement (WASH), les membres du Cadre de Concertation des Acteurs Non Étatiques de l’Eau et d’Assainissement (CANEA) étaient en session de formation les 17 et 18 juillet 2014 à Porto-Novo. Portant sur le suivi budgétaire des finances de l’Etat dans le secteur WASH, cette session ouvre la voie au renforcement des actions du plaidoyer de ce cadre pour une meilleure priorisation et gestion des ressources publiques au profit du secteur vital.

Les membres du bureau du CANEA et le Coordonnateur de l'Alliance WASH

Les membres du bureau du CANEA et le Coordonnateur de l’Alliance WASH

Partager avec les membres le processus d’élaboration et les familiariser avec la lecture du budget général de l’Etat surtout dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. C’est tout l’enjeu de cette session de formation des membres de ce cadre mis en place pour influencer les grandes orientations et décisions au profit des communautés.

A l’ouverture de la session, le coordonnateur de l’Alliance Wash-Bénin, Albert Eteka, s’est félicité de la tenue de cette session avant de convier les participants à suivre attentivement le contenu de la formation en matière de suivi budgétaire.

En ouvrant officiellement les travaux, le Président du CANEA et Coordonnateur du PNE-Benin, André Zogo, s’est réjoui de la présence effective de tous les membres à cette session qui constitue la deuxième grande activité après la marche organisée dans le cadre de la JME 2014. En justifiant la session de formation, il a signifié qu’elle constitue « une réponse aux difficultés rencontrées » par le cadre dans la mise en œuvre de ces actions de plaidoyer visant à mettre en priorité les secteurs de l’eau, l’hygiène et l’assainissement dans notre pays. Pour lui, à terme, cet atelier permettra à la société civile WASH, une fois outillée, de « mieux influencer le budget alloué au secteur de l’eau et de l’assainissement ». En souhaitant plein succès aux travaux, il a lancé un appel aux participants à plus d’engagement autour des activités du CANEA.

une vue partielle des participants au cours de la formation

Au cours des deux jours de formation, les participants ont eu droit à plusieurs communications de deux consultants à savoir Frédéric de SOUZA, de la Direction Générale du budget et Dieu-donné HOUINSOU de Social Watch.

Dans une première série de communications, les participants ont pu se familiariser avec les principes budgétaires, le processus d’élaboration du budget général de l’Etat, les procédures d’exécution des dépenses de l’Etat, les mécanismes de contrôle avec des cas pratiques de décryptage. Dans une seconde phase de la formation, ils ont eu droit aux outils et techniques de lecture du budget et au partage de l’expérience de Social Watch Bénin en matière de suivi sectoriel par les OSC.
Lors de la session, l’intérêt des participants a été manifeste avec des discussions sur les mécanismes de contrôle de la gestion des ressources publiques et surtout les dysfonctionnements observés dans l’inobservance des sanctions prévues par la loi en cas de dérives.
Au total, pour les uns comme pour les autres, le thème de la session était pertinent parce qu’il aura permis de « démystifier » la lecture du budget et surtout de mieux appréhender comment les ressources sont affectées aux différentes dépenses de l’Etat. Désormais capables de comprendre et de lire le budget de l’Etat, les participants ont fait des recommandations au terme de la formation. Dans leur ensemble, ils ont souhaité une deuxième session qui portera sur le suivi budgétaire dans les communes et les mécanismes de transfert des ressources de l’Etat aux communes. Une véritable préoccupation pour les participants dont les structures interviennent dans les communes.
Par ailleurs, ils ont pris l’engagement de se mobiliser pour affiner la feuille de route élaborée afin de passer à sa mise en œuvre pour que désormais, le suivi budgétaire dans le secteur de l’eau et de l’assainissement soit une réalité au Bénin.

Tags: , ,
July 22, 2014

Agossou Brice TENTE, Maître de Conférences de Géographie, Biogéographe : « Il faut une politique bien pensée pour préserver notre biodiversité»

Face aux menaces qui pèsent sur la diversité biologique dans le monde, en Afrique et au Bénin, nous avons rencontré le Professeur Agossou Brice TENTE qui est par ailleurs Chef du département de Géographie et de l’Aménagement du Territoire (DGAT) à l’Université d’Abomey-Calavi (UAC). Si selon lui, le Bénin dispose d’une riche diversité biologique et des efforts de recherche sont faits pour mieux la connaitre, il reste que l’on ne dispose pas d’une politique efficace bien « pensée » pour la préserver pour les générations futures.

Prof Brice TENTE, Enseignant-chercheur

Prof Brice TENTE, Enseignant-chercheur

Aujourd’hui, est-ce qu’on peut dire que la biodiversité se porte bien au Bénin ? Avant tout il convient de clarifier d’abord la notion de biodiversité. En réalité, c’est un concept vraiment complexe. Le mot biodiversité ou diversité biologique regroupe trois aspects. C’est d’abord l’ensemble des gènes, des espèces et l’ensemble des écosystèmes d’une région donnée. Autrement dit, c’est la variabilité des organismes vivants de toute une région y compris les écosystèmes terrestres, marins et autres. Donc, vouloir parler de la biodiversité, c’est trop englobant. On peut se poser la question de comment se porte les gènes de façon générale, les espèces, et les écosystèmes. Selon vous, en considérant ces trois aspects, est-ce que la biodiversité du Bénin est riche? Notre biodiversité fait partie des plus riches. Je le dis parce qu’à voir la complexité des milieux que nous avons (si nous voulons parler des milieux phytogéographiques) et cette biodiversité varie tout au long du Bénin jusque dans le département de l’Atacora. Par exemple, si nous prenons la côte, nous avons une variété. Si nous prenons la zone de transition, nous avons une autre variété. Et si nous prenons surtout la chaîne de l’Atacora, nous avons aussi une variété de milieux, d’espèces, d’écosystèmes et de gènes qui se développent dans ces milieux. C’est-à-dire que c’est la complexité, la morphologie même du territoire qui offre cette variété d’espèces en fonction des zones phyto géographiques du Bénin. Est-ce qu’aujourd’hui nous avons une bonne connaissance de notre biodiversité ? Même au niveau mondial aussi, le problème de la connaissance de la biodiversité se pose. Si nous prenons les animaux, il y a une connaissance limitée. On peut estimer à 10 millions d’espèces mais à peine le tiers est connu. Mais, je peux dire que si nous revenons au Bénin, en matière de connaissances, on a quand même une idée générale des espèces que ce soit floristique ou faunique. Il y a 4 ou 5 ans de cela, on a produit un document sur la flore analytique du Bénin qui est un document qui fait le point de tout ce qu’on a comme espèces floristiques et même les espèces qu’on n’a jamais identifiées nulle part ont pu être identifiées. Est-ce à dire que la recherche joue un rôle important dans la connaissance de la biodiversité dans notre pays ? Il faut dire que dans le monde universitaire, il y a plusieurs laboratoires qui s’investissent aussi bien à la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines (FLASH) au département Géographie mais aussi à la Faculté des Sciences Techniques (FAST) au niveau de la Botanique, en agronomie… Il y a des recherches menées de manière concertée pour cerner ce que nous avons comme richesses aussi bien sur le plan faunique que sur le plan floristique et quel est leur état actuel. Autrement dit, il y a des indicateurs qui favorisent de mieux voir de quoi il est question. Donc, je peux vous dire que la connaissance de la diversité biologique du Bénin n’est pas mal. Nous évoluons aujourd’hui dans un contexte de changement climatique et nous savons très bien que ce phénomène a des impacts sur la diversité biologique. Est-ce que la recherche s’intéresse à cette problématique? La recherche s’intéresse énormément à ces questions du moment où nous avons plusieurs de laboratoires et des collègues qui s’intéressent à cette problématique. Et de manière combinée, nous essayons de voir quels sont les impacts de ces variabilités climatiques et des changements climatiques. Mais cela reste une problématique complexe. Autrement dit, ces paramètres ont des influences considérables sur le maintien de nos écosystèmes et des espèces. Est-ce qu’il y a des espèces menacées au Bénin ? On a plein d’espèces menacées aussi bien sur le plan faunique et sur le plan floristique. Sur le plan faunique, nous avons l’espèce qui constitue l’espèce endémique, le singe à ventre rouge qui est menacé comme espèce phare et cela fait partie des espèces menacées. Et sur le plan floristique, vous êtes sans doute au courant de tout ce qu’il y a comme bradage au niveau de nos forêts, de certaines espèces qui sont coupées en désordre sans contrôle. Ce qui constitue de véritables problèmes au niveau de nos forêts classées. Donc, on a des espèces menacées. Maintenant, il est question de voir quelle politique menée pour préserver ces essences qui, de nos jours, sont vraiment menacées suite à la pression humaine. On parle de changements climatiques mais à côté, il faut dire aujourd’hui que c’est l’homme qui est l’acteur numéro 1 dans la régression de nos ressources notamment biologique. Est-ce que les spécialistes et chercheurs qui travaillent sur la question donnent des alertes pour que des réponses soient trouvées ? Il faut dire qu’il faut avant tout une politique. Bien sûr, elle existe mais il faut qu’elle soit vraiment fonctionnelle du moment où la question que vous posez n’est pas seulement limitée à notre niveau. Au plus haut niveau, on essaye quand même d’attirer leur attention. L’année passée, le recteur de l’université, le professeur Brice Sinsin, a été invité au Conseil Economique et Social pour parler de l’état de la diversité floristique, faunique et autres. Il a présenté des communications mais il reste la suite. Même à l’Assemblée Nationale, il y a des interpellations. Donc, la science essaie de parler, de tout faire pour montrer de quoi il est question. Mais, il reste à la politique d’accompagner et de mener les actions qu’il faut pour réellement assurer. La science d’accord mais nous n’avons pas les moyens de préservation qu’il faut. Si on doit dire que pour une forêt classée, il faut tel nombre de forestiers pour préserver, ce n’est pas à la science, aux universitaires de recruter ces forestiers et autres. Donc, il faut une politique vraiment développée autour de la question pour préserver un tant soit peu ces ressources sinon nous tendons vraiment vers une situation qui risque d’être irréversible. Est-ce que vous êtes accompagné par l’Etat pour renforcer les travaux de recherche ? On ne peut pas dire qu’on n’est pas encouragé par l’Etat. Car, il y a les laboratoires, on a quelques appuis même si ce n’est pas ce qu’il faut. On a des appuis par moment, des conférences et colloques organisés. Et l’année passée, l’Association Interprofessionnelle de Coton (AIC), l’Association Internationale des Climatologues qui ont organisé des conférences et cela a été plus ou moins financé par l’Etat. Donc, on est accompagné mais si on a les résultats, il faudra les mettre en application. Mais très souvent, les résultats des travaux de recherche dorment dans vos laboratoires. Est-ce qu’il y a des espaces pour faire connaître et partager les résultats? On peut peut-être dire que dans le passé mais de nos jours, on organise très souvent des panels et des journées portes ouvertes. Il y a le Centre Béninois de la Recherche Scientifique et Technique (CBRST) et l’université qui organisent des colloques et on ne cesse de présenter au public, ce qu’on a obtenu comme résultats clés en matière de mesures de préservation. Il faudra comme je l’ai dit tantôt que l’Etat accompagne plus en mettant les moyens qu’il faut pour régulièrement appliquer les approches de solutions que nous souhaitons. Selon vous, quel est l’avenir de la diversité biologique au Bénin ? L’avenir n’est pas trop sombre mais il faut dire que si on s’y prend vite, on pourra vraiment préserver. Le tout dépend des mesures d’accompagnement, c’est-à-dire de comment on s’y prend pour régler de façon définitive la question. Ce qui est un peu gênant est que quand vous voyagez en Europe ou dans d’autres pays, vous voyez combien de fois les actions sont mises en route pour la préservation de la biodiversité. On accompagne toute une stratégie qu’on développe et on sait déjà qu’on doit replanter tel espace en compensation de tel autre. La situation n’est pas trop alarmante mais c’est alarmant quand même. Il faudra vite prendre les mesures qu’il faut pour réellement penser assurer l’avenir des générations futures.

 

Propos recueillis par Alain TOSSOUNON

July 21, 2014

Visite des installations de la SEEN : Le REJEA sur le site de traitement d’eau de Goudel

Fidèle à son engagement de plaider constamment pour l’accès à l’eau de qualité et à un environnement saint pour les populations, le Réseau des journalistes pour l’eau, l’hygiène et l’assainissement (REJEA) a visité le jeudi 17 juillet 2014, le site de traitement d’eau de Goudel. Cette visite s’est déroulée à la veille de la venue du président français François Hollande  au Niger.

 

Les journalistes sur le site de la société

Les journalistes sur le site de la société

La Société d’exploitation des eaux du Niger (SEEN), est une société nigérienne de droit privé, filiale du groupe VEOLIA, en charge de l’exploitation par affermage du service public de l’eau potable sur l’ensemble du Niger. Pour le directeur général de la Société d’exploitation des eaux du Niger (SEEN) M. Remi Bourguel, VEOLIA contribue fortement au développement économique et social du Niger à travers la nature des services qu’elle gère mais aussi par la distribution des revenus générés par l’activité de ses filiales. Son expérience dans le secteur lui permet d’apporter des innovations et une technologie de pointe permettant aux nigériens de boire l’eau de qualité.

La visite de REJEA sur l’usine de traitement de l’eau de Goudèl de la SEEN a permis aux journalistes spécialistes des question de l’eau et de l’assainissement,  d’approcher l’exhaure, le bassin de pré-décantation qui permet à la société de mettre à la disposition de population de l’eau qualité. L’usine produit en moyenne 120 millions de litres par jour pour les populations de la capitale.
La salle de télégestion permet de contrôler toutes les productions, les distributions à distance, sur l’ensemble du pays, une technologie qui permet d’optimiser sur la production et de prendre des initiatives pour éviter aux consommateurs des désagréments.
La SEEN exploite un ensemble d’usine de traitement des fontaines qui alimentent 54 centres urbains et semi-urbains repartis sur le territoire.
Selon M. Remi Bourguel, la mission de la SEEN est de garantir un service public de l’eau potable dans les centres urbains et semi-urbains, efficace et de qualité, de contribuer au développement socio-économique du Niger en vaillant en permanence à la satisfaction des clients, au respect de l’environnement et l’engagement de ses salariés. Elle compte 600 employés qualifiés actifs.
Sa vision est de devenir une société de référence en Afrique pour la performance et la qualité du service. D’ailleurs, la SEEN est le meilleur fournisseur de l’eau de qualité de la sous-region.
Son objectif est d’augmenter le nombre de personnes disposant d’un accès à l’eau de qualité ; de participer à la mise en œuvre d’une politique sociale d’accès à l’eau potable à travers, les branchements sociaux et de la construction de bornes fontaines en guarantissant la qualité d’eau.
En effet, le secteur de l’eau est gérée par 3 acteurs majeures au Niger : l’Etat est l’autorité de tutelle qui définit la politique sectorielle, la SPEN (Société de Patrimoine des Eaux du Niger), c’est la société publique (Etat 100% des actions) qui a en charge les infrastructures et la SEEN (Société d’Exploitation des Eaux du Niger), une société de droit nigérien, filiale du groupe VEOLIA, en charge de l’exploitation du service.
Au cours de cette visite, le Chef de d’exploitation, M. Alou Labo a démontré aux journalistes combien l’accès à une eau saine partout et pour tous, sont les priorités de la SEEN. Il a expliqué comment répondre efficacement aux intempéries pour éviter l’arrêt de la distribution.
Au terme de la visite, le président du REJEA, M. Ousmane Dambadji a remercié le Directeur Général de la SEEN et le personnel de la station de traitement d’eau de Goudel qui ont accepté de répondre aux préoccupations des journalistes. Profitant de la visite du président français au Niger, le vendredi, 18 juillet 2014, M. Ousmane Dambadji a aussi lancé un appel à la France pour l’augmentation de sa contribution dans le développement. Cet appel aussi a été lancé en direction du président de la république du Niger Mahamadou Issoufou de respecter ses engagements en matière l’accès à l’eau de qualité et à l’assainissement.
Source: REJEA

July 18, 2014

Félix Adégnika, membre de la société civile WASH du Bénin : « Pour que l’Afrique puisse parler d’une même voix au 7e FME, il faut que chaque pays organise son propre forum national »

Au terme de sa participation à Africa Water Forum, nous avons rencontré l’expert eau et assainissement au Partenariat pour le Développement Municipal (PDM) et membre de la société civile WASH du Bénin. Dans cet entretien, sans langue de bois, il apprécie l’organisation de ce pré-forum et se prononce sur la préparation du Bénin au prochain rendez-vous du 7e Forum Mondial de l’Eau.

Félix Adégnika, membre de la société civile WASH du Bénin

Félix Adégnika, membre de la société civile WASH du Bénin

Pensez-vous qu’il était nécessaire d’avoir le pré-forum de Ouagadougou, Africa water forum ?
Je pense qu’il était nécessaire d’avoir ce pré-forum pour préparer le Forum Mondial de l’Eau. Ce qui n’a pas été bien, c’est la forme d’organisation. A mon avis, la façon dont les sessions étaient modulées ne permet pas de tirer meilleur profit du contenu et de ceux qui étaient présents à ce forum. Mais qu’à cela ne tienne, nous avons eu des processus technique, politique et de la société civile.
Ce pré-forum est aussi important parce qu’il permettra à l’Afrique de pouvoir, au moment venu, parler d’une même et intelligible voix. C’est une chose qui est possible à condition qu’on tienne compte des préalables. Seulement, pour que l’Afrique puisse parler d’une même voix, il aurait fallu que chaque pays organise son propre forum national et que les conclusions de ces fora nationaux soient synthétisées pour constituer la voix africaine. Malheureusement, nous n’avons pas adopté cette démarche mais, je pense que des dispositions sont prises pour que cela puisse se corriger rapidement.

Le Secrétaire exécutif de AMCOW a souvent insisté pour que l’Afrique contribue à la définition des Objectifs post 2015. Est-ce que vous ne croyez pas que c’est trop ambitieux ?

C’est encore là l’une des faiblesses de ce pré-forum. Nous avons discuté du forum mondial qui n’est qu’un événement ponctuel même s’il a lieu tous les trois ans. Or, nous aurions pu centrer nos efforts sur l’agenda post 2015 dans lequel, l’Afrique a un grand rôle à jouer comme l’a dit le secrétaire exécutif de AMCOW. Tous les autres continents vont réussir cet exercice sauf l’Afrique. C’est donc à ce niveau qu’il y a de la matière et qu’il faut reformater les objectifs. Malheureusement, l’eau et l’assainissement ne sont pas en priorité dans les Agendas. Il y a environ sept cadres de concertation et dans le meilleur des cas, l’eau vient en troisième position, derrière l’éducation et la santé. Pour d’autres, c’est après l’agriculture et la sécurité alimentaire. Cela veut dire que tout le monde n’a pas compris le rôle que nous avons à jouer. Le forum de Ouagadougou a péché en ne mettant pas l’accent sur ce qui est dans le durable. Il s’est plutôt focalisé sur un événement ponctuel. Je vous rappelle que toutes les résolutions qui ont été prises à Istanbul ou Marseille n’ont pas eu d’impacts sur la situation.
Je quitte Ouagadougou avec un peu de regret parce qu’on devrait faire le point de tout ce qu’on a dit à Marseille afin de voir ce qui a pu être fait et ce qui ne l’a pas été. C’est tout cela qui nous permettrait de réécrire Daegu 2015. Malheureusement, ce n’est pas fait.

Vous pointez du doigt le pré-forum de Ouagadougou. Mais, il semble qu’au niveau national (Bénin), on n’a pas fait le point du forum de Marseille…
Vous avez raison et comme je le disais, il fallait que cela se passe dans les Etats avant qu’on nous parle du régional. Pour ce que je sais du Bénin, rien n’a été fait. Heureusement que nous avons encore quelques mois, moins d’un an en tout cas, pour nous préparer. Il faut que les fora nationaux se tiennent pour faire le point et aussi pour reformater les engagements. L’autre chose est que nous avons trois à quatre pays africains qui font partie des groupes de pays qui vont réfléchir sur l’élaboration de l’Agenda post 2015. Le Bénin en fait partie. Nous pensons qu’il faudra à ce pré-forum national, faire le plaidoyer de sorte à ce que celui qui représente le Bénin dans ce groupe puisse porter notre message pour que l’eau et l’assainissement soient dans les priorités de l’Agenda post 2015. Les gens avaient identifié 120 objectifs qui ont été réduits jusqu’à 16 et puis maintenant on voudrait réduire encore jusqu’à 9. Dans un tel contexte, il est peu évident que l’eau et l’assainissement soient pris en compte. Et pour que cela puisse se faire, les pays doivent mettre la pression en refusant de signer les contrats si l’eau et l’assainissement ne sont pas intégrés.

Mais au Bénin, on ne voit pas la société civile à laquelle vous appartenez donner de la voix pour dénoncer cet aspect de la chose…
Je le reconnais. La situation est telle parce que tout le monde n’a pas pris conscience du danger qui nous arrive. En 2000, nous avons connu la même situation lorsqu’on a élaboré les OMD. Et on a attiré l’attention sur le fait qu’on a pris du retard de 6 ans. Il est vrai qu’actuellement, rien n’est fait encore. Mais je puis vous promettre qu’on va engager des actions de plaidoyer et de lobbying afin qu’on se réveille. Mais la société civile seule ne peut pas faire cela. Nous avons besoin de l’appui du gouvernement.

Est-ce que vous sentez venir une collaboration fructueuse entre l’Etat, les communes et la société civile pour mieux préparer le prochain Forum Mondial de l’Eau de Corée ?
Malheureusement non. J’ai appris, je n’ai pas encore vérifié, qu’il y a un processus parallèle lent mené par les autorités en charge de l’eau du Bénin. Mais, je vous le dis, ça ne va pas aboutir parce qu’au regard du formatage du forum mondial, c’est plusieurs processus : société civile, ministériel, parlementaire… Bref, rien ne se fait au hasard. Donc au Bénin, il faut qu’on puisse se retrouver pour discuter. De toutes les façons, la société civile va donner de la voix très bientôt.

July 15, 2014

Atelier régional de formation du 1er Pool d’experts sur les changements climatiques : Mieux appréhender les outils de planification et de suivi-évaluation

Alain TOSSOUNON (Bénin)

Les officiels au cours de la cérémonie d'ouverture

Les officiels au cours de la cérémonie d’ouverture

Afin de constituer un 1er pool d’experts formateurs à l’utilisation d’outils de planification et de suivi-évaluation des capacités d’adaptation au changement climatique, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN), a organisé une session de renforcement de capacités. Une initiative qui vise à contribuer à l’intégration des changements climatiques dans la planification nationale et locale dans les bassins du Niger, de la Volta, du Sénégal et du Mono. C’est du 14 au 18 juillet 2014 au Royal Hôtel de Cotonou.

A l’ouverture de cette rencontre, le Directeur Général de la gestion des changements climatiques et Point focal/UNFCCCC du Bénin, Ibila Djibril, s’est réjoui de la tenue de cet atelier. Parce qu’il se tient au moment où le Bénin s’apprête à se doter d’un Programme national de gestion des changements climatiques. « Les enseignements qui seront dispensés au cours de cet atelier permettront aux cadres béninois de mettre en œuvre ce programme avec plus de chance de succès », a-t-il signalé.

Pour le représentant du Directeur régional de l’IUCN-PACO, Awaiss Aboubacar, cette formation s’inscrit dans le cadre du Programme PAGE, un programme sur la gouvernance environnementale en Afrique de l’Ouest, finance par la Coopération suédoise à travers l’Asdi. Il souligne que ce programme a pour objectif, d’améliorer les conditions de vie des populations grâce à des politiques plus adaptées et un cadre institutionnel environnemental renforcé. Mais, en organisant cette rencontre, ajoute-t-il, le PAGE ambitionne de« doter la sous-région ouest africaine d’une masse critique de cadres capables de constituer des relais aussi bien nationaux que sous régionaux dans la dissémination de la trousse à outils de planification, de suivi-évaluation des capacités d’adaptation au changement climatique (TOP-SECAC »). En terminant ses propos, il a précisé que pour sa mise en œuvre, le PAGE s’appuie sur des institutions sous régionales dont la CEDEAO, l’UEMOA, le CILSS et des organismes de bassin tels que l’ABV, l’ABN, l’OMVS…
En ouvrant officiellement l’atelier au nom du Ministre de l’environnement chargé de la gestion des changements climatiques, du reboisement et de la protection des ressources naturelles et forestières, le Secrétaire général du Ministère, Imorou Ouro Djéri, s’est félicité du choix du Bénin pour abriter cette formation. Surtout, il a soutenu que cette session de formation « constitue assurément un évènement majeur dans la prise en compte de la dimension changement climatique dans les perspectives de développement socio-économique de nos pays ». En rendant hommage à l’IUCN, la plus ancienne des institutions, il a salué sa contribution à l’évolution des réflexions qui influencent positivement la conduite des politiques nationale, sous régionale et internationale. « En faisant le choix de constituer un pool d’experts sous-régional sur cet aspect particulier du changement climatique, l’IUCN, une fois de plus, vient de faire œuvre utile », a-t-il soutenu.
En ce qui concerne le Bénin, il a confié que les acquis de l’atelier serviront à consolider et améliorer les processus d’élaboration des plans communaux et régionaux de développement des différents programmes et indiquer des actions idoines à conduire en étroite adéquation avec les capacités des populations.
L’atelier se poursuit jusqu’à vendredi avec en dehors des présentations théoriques, des descentes de terrain sont prévues pour tester les outils et toucher du doigt la réalité du terrain.