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November 18, 2014

Atelier sur les Lignes directrices pour le développement des infrastructures hydrauliques en Afrique de l’ouest : Améliorer la dissémination et l’appropriation des recommandations

Alain TOSSOUNON (De Lomé)

Photo de famille des participants

Photo de famille des participants

Afin de disséminer et de faciliter l’appropriation par les différents acteurs du niveau national des pays de la CEDEAO, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (Uicn), le Centre de coordination des ressources en eau de la CEDEAO (Ccre) et Eau Vive, ont organisé du 17 au 18 novembre 2014, un atelier à Lomé au Togo. Durant deux jours, tous les différents acteurs appréhenderont les lignes directrices ainsi que le projet de directive en vue de promouvoir de bonnes pratiques en matière de construction et de gestion de grandes infrastructures hydrauliques dans la sous-région.

Grand moment de dialogue et de bouillon d’échanges, l’atelier de Lomé a été ouvert par le Ministre de l’équipement rural, Nabagou Bissoune. «C’est une réelle opportunité pour les deux pays d’appréhender les défis liés aux projets de développement des infrastructures hydrauliques notamment la prise en compte des considérations environnementales, économiques et sociales », a-t-il indiqué. Pour le représentant du gouvernement togolais, cet atelier doit permettre aux participants dont il salue la forte mobilisation, de « s’approprier littéralement le contenu des lignes directrices dans une démarche de Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) ».Surtout, la rencontre participe de l’affirmation du rôle des organismes de bassin dans le développement et la mise en œuvre des projets à caractère transfrontalier, à intégrer les populations affectées comme acteurs.
Dans son intervention, le représentant du directeur régional de l’IUCN, Maxime Somda, a rappelé que son institution appuie le dialogue régional sur les grandes infrastructures hydrauliques piloté par le Centre de coordination des Ressources en eau de la CEDEAO à travers les concertations multi-acteurs entre Etats, organismes de bassins et société civile. Aujourd’hui, dans un contexte où le Bénin et le Togo viennent de signer l’acte constitutif de l’Autorité du bassin du Mono, il a souligné qu’il est important que le principe du dialogue et les recommandations qui en découlent, soient disséminées et que les acteurs dans leur diversité se les approprient. Un avis partagé par le représentant de la CEDEAO, Mahamane Touré, qui dans ses propos, est revenu sur la genèse du dialogue engagé sur la problématique des infrastructures dans l’espace CEDEAO. Car, réalisées pour induire le développement harmonieux, les grandes infrastructures qui ont contribué au développement des Etats n’ont toujours pas profité aux populations en raison de leur faible participation au processus de prise de décision. Ainsi, précise-t-il, c’est en réponse à cette problématique que la CEDEAO a conduit entre juillet 2009 et juillet 2011, un dialogue avec tous les Etats. Un processus ayant conduit à la mise en place d’un panel d’experts qui a réfléchi sur le processus de décision et les impacts des projets passés afin de faire des recommandations. 25 recommandations de bonnes pratiques et 77 mesures ont fait l’objet de partage avec les Organisations de la société civile. Pour lui, après les ateliers organisés en Guinée et au Burkina, l’atelier de Lomé a valeur d’exemple parce qu’il constitue un axe fort d’intégration dans le contexte de la mise en place de l’autorité du bassin du Mono par le Bénin et le Togo.
Pour le Président du PNE-Bénin, porte-parole de la société civile béninoise et togolaise, André Toupé, la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) constitue un tremplin pour la promotion des bonnes pratiques en matière de construction et de gestion des grandes infrastructures hydrauliques. Tout en se félicitant de l’implication de la société civile dans le processus de dialogue et d’appropriation des lignes directrices, il a soutenu que sa présence permettra de garantir l’équité et la durabilité des investissements envisagés pour les Etats et les populations.

Au cours des travaux, les participants suivront des communications qui permettront d’améliorer leur compréhension et leurs connaissances sur le processus de dialogue régional et les produits qui en sont ressortis, ainsi que les implications de leur mise en application. Les acteurs du niveau local (populations des sites de projet d’infrastructures hydrauliques, ONG, élus, etc.) et du niveau national (services techniques de l’Etat, administration centrale, parlementaires, bailleurs, etc.) seront mieux outilles sur les conditions d’application des lignes directrices et du projet de directive CEDEAO aux niveaux des pays et transfrontalier sont discutées et définies par les parties prenantes concernées dans un débat ouvert.
Au terme de cet atelier, ils réfléchiront sur la stratégie pour la prise en compte des lignes directrices et du projet de directive CEDEAO dans les réglementations nationales, les politiques et les pratiques, est proposée d’un commun accord, avec une répartition des rôles et responsabilités entre acteurs. L’atelier se poursuit.

July 29, 2014

Atelier d’information  sur les bassins du Niger et du Mono : Une sensibilisation sur la politique régionale des ressources en eau

Amani Mounkaïla (Niamey)

Les 21 et 22 juillet 2014, l’UICN à travers le programme « Partenariat pour la gouvernance environnementale en Afrique de l’Ouest (Page) » a organisé en partenariat avec le CCRE et l’ABN, un atelier de sensibilisation et d’information des acteurs de la société civile afin de renforcer leur capacité sur la PREAO.  Durant ces deux jours, 35 acteurs de la société civile de 9 pays ont valablement participé à cet atelier.

Les officiels lors de l'ouverture des travaux

Les officiels lors de l’ouverture des travaux

 

En effet, le plan d’action de Johannesburg, adopté en septembre 2002, lors du sommet sur le développement durable, met la Gestion intégré des ressources en eau (GIRE) au centre de ses préoccupations. Il a été retenu en ces termes que : « …la fourniture d’eau potable salubre et de services adéquats d’assainissement est nécessaire pour protéger la santé humaine et l’environnement ». A cet égard, il a été convenu de réduire de moitié, d’ici à 2015, la proportion de personnes qui n’ont pas accès à l’eau potable ou qui n’ont pas les moyens de s’en procurer.  Cet engagement de la communauté internationale en faveur de la GIRE a orienté les pays de l’Afrique de l’ouest à s’investir dans un processus d’harmonisation d’une politique communautaire en matière de gestion d’eau est capital pour le développement. C’est ainsi que la politique régionale des ressources en eau de l’Afrique de l’ouest-PREAO a été adopté en décembre 2008 par la CEDEAO. Le secteur privé et la société civile ont été placés au centre des préoccupations de la PREAO. Pour sa mise en œuvre, la société civile doit s’approprier le cadre juridique régional pour mieux comprendre son le rôle d’où la rencontre de Niamey.

L’objectif de l’atelier de Niamey est d’aider les organisations de la société civile intervenant dans la gestion durable des ressources en eau dans l’espace des bassins du Niger et du Mono à mieux s’approprier du contenu de la PREAO et de son plan d’action  pour améliorer leur implication dans sa mise en œuvre.

A cette occasion M. Aimé NIANOGO, directeur régional de l’UICN-PACO a vivement salué la présence des membres de la société civile des bassins du Niger et du Mono. Il a indiqué par la suite que, le choix de Niamey n’est pas fortuit, car la ville a la particularité, d’être situé dans le pays qui porte le nom du grand fleuve de l’Afrique de l’ouest et d’abriter le siège de l’ABN, qui est une plateforme d’application de la politique régionale  des ressources en eau de la sous-région. En s’adressant aux participants, M. Aimé NIANOGO a insisté sur l’importance du défi a relevé sur la gestion de l’eau, un défi dit-il qui va en s’aggravant et en se complexifiant avec les problèmes comme le changement climatique et la croissance démographique.

Pour le responsable de l’observatoire du bassin du Niger, représentant le Secrétaire Exécutif de l’Autorité du bassin du Niger M. Robert DESSOUASSI, l’organisation de cette rencontre est  a salué, car, elle permet de renforcer les capacités des acteurs de la société civile sur la politique des ressources en eau en Afrique.

A l’ouverture de l’atelier, le Secrétaire général M. Garba Bawa, représentant le ministre de l’hydraulique et de l’assainissement empêché a invité tous les acteurs présents à s’approprier du contenu de cette formation.

La gestion intégrée des ressources en eau est un  concept défendu par tous les pays, cependant, sa mise en œuvre  nécessite des reformes d’ordre institutionnel et juridique indiquait le SG.  C’est pour cela que le Niger a lancé cette année l’élaboration de son Plan d’action national de gestion intégrée des ressources en (PANGIRE), un outil adapté qui va permettre au Niger de gérer de manière rationnelle les ressources en eau.

Au terme des deux jours d’information et de sensibilisation, les 35 participants sont prêts et connaissent mieux leurs rôles et responsabilités dans la mise en œuvre de la PREAO.

 

 

 

 

July 15, 2014

Atelier régional de formation du 1er Pool d’experts sur les changements climatiques : Mieux appréhender les outils de planification et de suivi-évaluation

Alain TOSSOUNON (Bénin)

Les officiels au cours de la cérémonie d'ouverture

Les officiels au cours de la cérémonie d’ouverture

Afin de constituer un 1er pool d’experts formateurs à l’utilisation d’outils de planification et de suivi-évaluation des capacités d’adaptation au changement climatique, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN), a organisé une session de renforcement de capacités. Une initiative qui vise à contribuer à l’intégration des changements climatiques dans la planification nationale et locale dans les bassins du Niger, de la Volta, du Sénégal et du Mono. C’est du 14 au 18 juillet 2014 au Royal Hôtel de Cotonou.

A l’ouverture de cette rencontre, le Directeur Général de la gestion des changements climatiques et Point focal/UNFCCCC du Bénin, Ibila Djibril, s’est réjoui de la tenue de cet atelier. Parce qu’il se tient au moment où le Bénin s’apprête à se doter d’un Programme national de gestion des changements climatiques. « Les enseignements qui seront dispensés au cours de cet atelier permettront aux cadres béninois de mettre en œuvre ce programme avec plus de chance de succès », a-t-il signalé.

Pour le représentant du Directeur régional de l’IUCN-PACO, Awaiss Aboubacar, cette formation s’inscrit dans le cadre du Programme PAGE, un programme sur la gouvernance environnementale en Afrique de l’Ouest, finance par la Coopération suédoise à travers l’Asdi. Il souligne que ce programme a pour objectif, d’améliorer les conditions de vie des populations grâce à des politiques plus adaptées et un cadre institutionnel environnemental renforcé. Mais, en organisant cette rencontre, ajoute-t-il, le PAGE ambitionne de« doter la sous-région ouest africaine d’une masse critique de cadres capables de constituer des relais aussi bien nationaux que sous régionaux dans la dissémination de la trousse à outils de planification, de suivi-évaluation des capacités d’adaptation au changement climatique (TOP-SECAC »). En terminant ses propos, il a précisé que pour sa mise en œuvre, le PAGE s’appuie sur des institutions sous régionales dont la CEDEAO, l’UEMOA, le CILSS et des organismes de bassin tels que l’ABV, l’ABN, l’OMVS…
En ouvrant officiellement l’atelier au nom du Ministre de l’environnement chargé de la gestion des changements climatiques, du reboisement et de la protection des ressources naturelles et forestières, le Secrétaire général du Ministère, Imorou Ouro Djéri, s’est félicité du choix du Bénin pour abriter cette formation. Surtout, il a soutenu que cette session de formation « constitue assurément un évènement majeur dans la prise en compte de la dimension changement climatique dans les perspectives de développement socio-économique de nos pays ». En rendant hommage à l’IUCN, la plus ancienne des institutions, il a salué sa contribution à l’évolution des réflexions qui influencent positivement la conduite des politiques nationale, sous régionale et internationale. « En faisant le choix de constituer un pool d’experts sous-régional sur cet aspect particulier du changement climatique, l’IUCN, une fois de plus, vient de faire œuvre utile », a-t-il soutenu.
En ce qui concerne le Bénin, il a confié que les acquis de l’atelier serviront à consolider et améliorer les processus d’élaboration des plans communaux et régionaux de développement des différents programmes et indiquer des actions idoines à conduire en étroite adéquation avec les capacités des populations.
L’atelier se poursuit jusqu’à vendredi avec en dehors des présentations théoriques, des descentes de terrain sont prévues pour tester les outils et toucher du doigt la réalité du terrain.