Posts tagged ‘Ebola’

October 21, 2014

Journée mondiale du lavage des mains 2014:  Se laver les mains pour éviter Ebola

Florette MANEDONG (CAMERWASH)

C’est le message qu’a fait passer l’association Education for all Cameroun (Efacam) associée à CAMERWASH et ses partenaires, mercredi 15 octobre 2014 dans l’école maternelle et primaire bilingue Sainte Julie  au quartier Jouvence à Yaoundé.

Le 15 octobre 2008, la première Journée mondiale du lavage des mains a été célébrée dans de très nombreux pays. Son objectif principal est de sensibiliser un maximum de personnes sur les conséquences d’une mauvaise hygiène des mains. L’Unicef, très impliquée dans l’organisation de cet évènement, indique que la cible principale de cette journée est constituée par les enfants, et ce notamment dans les écoles. Par un lavage de mains régulier au savon, le taux de morbidité infantile lié aux maladies diarrhéiques peut être réduit de moitié.

Chaque année, 5 000 décès sont enregistrés dans les pays en voie de développement. Ces derniers sont donc concernés au premier chef par la campagne: 5.000 enfants de moins de cinq ans décèdent chaque année des suites d’une maladie diarrhéique due à l’utilisation d’eaux contaminées… alors que le « remède » est connu et simple à mettre en œuvre: se laver les mains après avoir été aux toilettes ou avant de manger. Le lavage des mains au savon est le moyen le plus efficace et le moins coûteux pour prévenir les maladies diarrhéiques et les pneumonies.

Voilà pourquoi, ce mercredi 15 octobre 2014 au quartier Jouvence à Yaoundé, dans l’école Maternel et Primaire Bilingue Sainte Julie, l’association Efacam en a fait son cheval de bataille. Arrivé sur les lieux aux environs de 7h45, l’équipe de Education for All Cameroon, couplée à celle de Camerwash, se sont mis en droit de sensibiliser le beau monde réunis pour les accueillir. À leur tête, les élèves, les parents d’élèves, le fondateur de l’école Guillaume Jiotsa, et la directrice dame Noumene attendent les instructions. La petite leçon matinale commence d’abord par une sensibilisation. Le responsable d’Education for All Cameroun, Leclère Diffo, révèle que : ‘’bien que n’étant pas encore présent sur le territoire camerounais, la maladie à virus Ebola rôde pas très loin de nous, qu’il importe d’attirer l’attention auprès des élèves pour assurer la prévention’’. Depuis mars 2014, plus de 600 cas et 390 décès ont été notifiés en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone. Tandis que le nombre de cas suspects, probables et confirmés et de décès évolue rapidement, la flambée ne laisse pas d’inquiéter les autorités sanitaires car la maladie peut se transmettre dans les communautés et les établissements de soins, et elle est apparue dans les villes comme dans les zones rurales et frontalières.

Le Cameroun en tête

Cette affection, qui provoque des hémorragies sévères et peut tuer jusqu’à 90 % des sujets atteints, se propage par contact direct avec le sang et les liquides biologiques d’animaux ou de personnes infectées. Il en est de même pour le choléra, quant à lui, déjà bien présent sur l’étendu du territoire camerounais : Les régions notamment de l’extrême nord, du nord et de l’Adamaoua affrontent une épidémie de choléra depuis avril 2014. Les derniers chiffres officiels, font état de 74 décès sur 1598 cas signalés. La présence de réfugiés et la menace de Boko Haram dans ces régions, couplée à la saison des pluies et au manque d’eau potable, favorisent les contaminations. Le Cameroun est en tête des pertes en vies humaines, avec 554 décès pour 14 730 cas.

Pour cela, il est important de se laver régulièrement les mains, aussi souvent que possible, avec de l’eau courante et du savon. Mais davantage, les laver indubitablement aux sorties des toilettes et avant chaque repas. Pour s’assurer que la leçon du jour a été bien assimilée, les jeunes écoliers, tout enthousiastes et excités, se sont prêtés à la phase pratique de la leçon. Après le leur avoir montré, le coordonateur de Camerwash s’est effacé pour laisser les enfants faire à leur tour. La leçon terminée, un rapide tour de question a été fait pour s’assurer que la leçon du jour a été bien assimilée. C’est chose faite, on peut s’en aller tranquille, et la classe habituelle peut enfin reprendre.

 

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September 2, 2014

Lutte contre Ebola en Guinée-Bissau: Les populations déclenchent une vaste campagne d’assainissement

José Augusto Mendonça (Guinée-Bissau)

C’est une mobilisation générale du peuple guinéen contre une éventuelle épidémie d’Ebola. Le pays tout entier a participé de 7-17 heures 30 ce jour du 30 Août, au travail gigantesque de l’assainissement de l’environnement. Ce travail a mobilisé l’ensemble de la population, les membres des organes de l’Etat, y compris les présidents de la République, l’Assemblée nationale, la Cour suprême, le premier ministre et d’autres membres de son équipe de direction et les représentants de la nation.

Un tas de déchets ramassés au cours de la campagne

Un tas de déchets ramassés au cours de la campagne

Le matin de ce jour-là, le Président de la République a donné l’exemple aux citoyens à qui il a été demandé, de nettoyer et de désinfecter l’environnement où ils vivent, dans le contexte de la lutte contre les maladies épidémiques à savoir Ebola et le choléra.

José Mário Vaz, qui a dirigé les travaux du marché central de la capitale, Bissau, connu sous le nom de Bandim, a salué l’initiative de l’exécutif qui a institué cette journée et a invité les Guinéens à prendre soin de leur environnement pour leur santé.

Il a indiqué que cette action est d’une importance capitale pour le pays et a ajouté qu’il répond à l’appel qu’il a lancé dès sa prise de fonction.

«J’espère que chaque jour sera comme aujourd’hui,” a souhaité le chef de l’Etat qui a rappelé que la lutte contre la pauvreté commence précisément avec la promotion de l’hygiène. Et d’ajouter que les citoyens doivent assumer leur responsabilité en veillant à l’assainissement de leur environnement.

Au cours de l’action, le trio de ministres qui l’accompagnaient a dit qu’il était satisfait de la conduite des activités. Résumant la position de ses collègues des Finances et de la Défense, le ministre de l’Intérieur a noté qu’il y avait une grande adhésion des populations dans leurs quartiers tout en saluant le travail des forces armées qui ont été mobilisé pour cette campagne.

Au terme de l’action, des tonnes de déchets ont été ramassés au bord des routes. Ces déchets seront enlevés par la municipalité de Bissau.

“En fait, le pays est sale et a besoin des actions de cette nature», a soutenu une jeune femme qui a participé au drainage des eaux pluviales et au nettoyage des fosses dans les quartiers de la capitale Bissau.

Ce soutien a été renforcé par un membre de l’association des résidents des régions éloignées qui a exhorté tout le monde à faire de même.

De plus, le représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a salué l’initiative du gouvernement qu’il a jugée opportune et responsable.

Cependant, dans le même contexte, le président de l’Assemblée nationale, Cipriano Cassama qui s’est rendu vers la deuxième ville du pays, Bafata à diriger le travail de nettoyage et de désinfection du site site, ainsi que son compagnon de la Cour suprême.

Le Premier ministre, Domingos Simões Pereira a coordonné les activités dans la même région de Oio, en particulier dans Cacheu, Canchungo, Farim et Mansoa.

Toutefois, en raison du succès retentissant enregistré par cette campagne, l’exécutif a rendu public un décret pour instituer cette initiative qui se poursuivra désormais tous les derniers week-end de chaque mois.

August 11, 2014

Epidémie d’Ebola: Une opportunité pour renforcer la sensibilisation sur le lavage des mains au Bénin

Alain TOSSOUNON (Bénin) 

Malgré les cas suspects signalés à Tanguiéta ou à Porto-Novo, aucun cas d’Ebola n’a été confirmé officiellement encore par les autorités béninoises. Contrairement aux quatre pays (La Guinée-Conakry, le Libéria, la Sierra-Leone,) qui ont déclenché l’état d’urgence ce week-end, le Bénin n’a pas encore enregistré son premier cas. Pour l’heure, cette épidémie à l’ origine de 1000 morts déjà, inquiète les Béninois et avec eux tout le monde entier.

Le lavage des mains, un geste simple qui sauve des vies

Le lavage des mains, un geste simple qui sauve des vies

Dans les pays voisins de l’Afrique de l’ouest, une partie de l’Afrique où les migrations entre populations sont particulièrement grandes, plusieurs mesures parfois dures pour les économies nationales, sont désormais envisagées pour limiter les risques de contamination entre les populations. Des dispositions de filtrage au niveau des frontières, à l’instauration de zones de quarantaine et l’interdiction des rassemblements publics comme en Sierra-Léone, certains pays comme la Côte d’ivoire interdisent désormais des vols en direction des pays touchés par l’épidémie.
Face à la situation, l’Organisation Mondiale de la Santé a décrété « l’urgence de santé publique de portée mondiale » pour sonner la mobilisation de la communauté internationale afin de trouver les moyens scientifiques et financiers de barrer la route à cette fièvre au taux de décès variant entre 25 à 90 %.
Ainsi, si pour le moment le Bénin attend d’enregistrer son premier cas -ce qui n’est pas souhaitable- il y a lieu d’intensifier et de renforcer la sensibilisation pour l’appropriation par les populations, des règles d’hygiène sanitaire comme le lavage des mains.
Car, en l’absence de traitement efficace et de vaccin pour l’homme, la sensibilisation aux facteurs de risque et la connaissance des mesures de protection à prendre à titre individuel sont le seul moyen de réduire l’infection et la mortalité chez l’être humain. Et l’une des mesures recommandées en dehors de toutes les autres par l’OMS, c’est la diffusion de messages éducatifs de santé publique visant le lavage régulier des mains à l’eau et au savon. Un geste fort simple mais qui depuis plusieurs années, a du mal à faire fortune dans notre pays au niveau des populations béninoises.
En effet, seulement 3 personnes sur 10 se lavent les mains à l’eau et au savon aux moments critiques à savoir avant de manger et après les toilettes. Pourtant, toutes les études montrent que le lavage des mains bloque la transmission d’agents pathogènes qui sont à l’origine de plusieurs maladies dont la diarrhée, la typhoïde, le choléra… Une étude récente (Curtis et Cairncross, 2003) indique que le lavage des mains au savon, en particulier après un contact avec les excréments peut réduire l’incidence diarrhéique de 42% à 47%.
Avec un taux de lavage des mains très bas au Bénin, l’apparition du virus Ebola pourrait avoir des conséquences désastreuses. Avant qu’il ne soit trop tard, le gouvernement et toutes ses structures déconcentrées, devraient promouvoir dans le contexte de psychose et dans la hantise de l’apparition du premier cas d’Ebola, des programmes de lavage des mains. Si par le passé, le lavage des mains à l’eau et au savon avait du mal à passer, avec le virus Ebola, le moment devrait être saisi pour que nos populations comprennent tout le bien fondé de ce geste simple, qui constitue à lui seul un vaccin contre plusieurs maladies.