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March 25, 2015

Accès à  l’eau potable : Le Sénégal se prépare à couvrir les besoins futurs 

Idrissa SANE (Dakar)

Le Sénégal a atteint le taux universel d’accès à l’eau potable dans des villes à deux ans de l’échéance de 2015. Il lui reste à accroître des investissements pour toucher davantage de personnes vivant dans des zones rurales et consolider les acquis en milieu urbain où il faut prendre en compte l’évolution de la population. C’est ce qui ressort de la célébration de la Journée mondiale de l’eau le week-end dernier.

JOURNEE DE L'EAU☺ND SAMB21.3 (2)Le Sénégal se garde d’autosatisfaction en dépit de ses bons résultats en matière d’accès à l’eau potable dans des villes. Le secrétaire d’Etat en charge de l’Hydraulique rurale, Diène Faye, n’a pas perdu de vu les enjeux de la préservation des acquis au regard de l’augmentation de la population et de l’accroissement des usages. « Le Sénégal a atteint l’accès universel en milieu urbain. Nous sommes à 98 %. En milieu rural, nous sommes à 84 %. Mais, nous devons préserver les acquis, parce que la demande augmente à cause de l’accroissement de la population », a souligné M. Faye qui représentait le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Mansour Faye, lors de la célébration de la Journée mondiale de l’eau dont l’organisation a été confiée à la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (Dgpre). Il a assuré que le gouvernement est sur la bonne voie pour satisfaire davantage les besoins des zones rurales. « Nous allons maintenir le cap et faire d’autres investissement pour combler le gap en touchant plus de personnes dans des zones rurales », a fait savoir Diène Faye, félicitant Niokhor Ndour pour le travail que la Dgpre est en train d’abattre dans la discrétion. Au cours de cette cérémonie, il a été aussi question de la préservation de l’eau qui se raréfie. Cet état de fait est une sorte d’épée Damoclès suspendue au-dessus de plusieurs activités nécessitant  une mobilisation de cette ressource. C’est la raison pour laquelle le Sénégal a déjà mis en place une panoplie d’outils de sa préservation. « Sur la problématique de la gouvernance de l’eau, des avancées significatives dans la conceptualisation et la planification d’une gestion durable sont faites », a fait remarquer la représentante du ministre de l’Environnement et du Développement durable. Sur ce, Mme Ndiaye a cité, entre autres, le Plan d’actions de la gestion intégrée de la ressource en eau (Pagire). Elle a aussi jeté une passerelle entre la préservation de la ressource et la protection des zones humides qui, en plus d’être des réserves, sont des zones de recharge de la nappe. Du reste, les zones humides assument des fonctions fondamentales dans le cycle de l’eau. « La gestion durable des zones humides est un de nos objectifs majeurs qui se reflète à travers l’élaboration récente, de façon participative, d’une politique nationale de gestion des zones humides », a indiqué la représentante du ministre.

                Des études pour guider ou éclairer les options

Le directeur de la Dgpre, Niokhor Ndour, a remercié les différents partenaires qui apportent une contribution pour la réalisation des projets dans ce secteur. Il a montré que la Dgpre a une mission essentielle à assumer sur le plan de la mobilisation et de sa préservation. Elle mène aussi différentes études à la base pour une prise de décision judicieuse. La direction réalise également une étude hydrogéologique pour l’évaluation des potentialités des ressources en eau des zones favorables pour leur transfert vers le bassin arachidier ; une étude d’évaluation et de suivi des eaux de surface ; une étude hydrogéologique de la nappe des sables alluvionnaires entre Bakel et Kidira ; une étude hydrogéologique de la Falémé dans la zone de Kidira… Le thème de cette année : « Eau et de Développement durable » appelle à une utilisation rationnelle pour ne pas hypothéquer la satisfaction des besoins des générations futures.

 

March 25, 2015

Inaugurado sistema de abastecimento da água a cidade de Catio

IMG_0753Bissau, 23 mar 15 (ANG) – A popualção de Catio, região de Tombali conta agora com um novo sistema de abastecimento de agua, atraves duma rede canalisada numa extensão de quase 5 quilometros de condutas sustentada por um reservatorio de 100 mil litros, além de 10 fontenarios pulicos.

A cerimónia de inauguração teve lugar no passado dia 20, e foi presidida pelo chefe de gabinete do Ministro dos Recursos Naturais, Mamudo Djau, na pesença do representante residente do UNICEF e da União Europeia, as duas organizações que disponibilizaram os 88 milhões de Francos CFA que custou todo o pojecto.

Segundo o Director-Geral dos Recursos Hidricos, o novo sistema se resume na  mudança do sistema termico de abastecimento da agua e que exigia a compra de gasoleo, manuenção do gerador, além da reabilitação da rede canalizada que se encontrava totalmente degradada.

Assim, segundo Inussa Baldé, com o apoio da UE e UNICEF, conseguiu-se instalar o novo modelo, alimentado apenas por energia solar, minimizando os custos e pemitir uma gestão sustentavel e duravel do sistema.

Por outro lado criou-se um comite de gestão para gerir o sistema, constituido por conjunto de paineis, um reservatorio, uma rede canalizada de mais de 10 quilometros  e outros tantos numeros de fontenarios publicos.

“Isso quer dizer que a cidade de Catio esta completamente reabilitado e pronto a abastecer as populações de Catio, mesmo nas suas residências”, explicou Idrissa Baldé, que assegurou que os custos da agua consumida são simbolicos.

O representante do ministro dos Recursos Naturais agradeceu os parceiros, nomeadamente o UNICEF, a UE, OMS, PNUD/FENU, pelos apoios que têm disponiilizado a a favor das populações guineenses e referiu, por outro lado, que abordagem do Saneamento Total Liderado pela Comunidade (CLTS) estaria a contribuir para a redução de prevalencia de surtos diarreicas agudas e patologias que dependiam da carencia dos serviços elementares de base.

Po seu lado a chefe do programa e infraestruturas na delegação da UE no evento lembrou o engajamento da sua organização para com o pais, concretamente as intervenções efectuadas no sector da agua para que mais pessoas possam ter acesso a este liquido preciso.

Madaleine Onkland disse esperar que o sistema ora inaugurado funcione e dure muito tempo em beneficio das populações de Catio e reiterou o engajameno da sua organização em prol do povo guineense.

O represenante do UNICEF mostrou o seu contentamentto pelo avanços registados na Guiné-Bissau, por exemplo no dominio de abastecimento da agua potavel.

“A média nacional situa-se nos 75 por cento, ligeiramene acima da média da áfrica sub-sahariana, que é de 64%”, sublinhou Abubacar Sultan, que acrescenta que nas areas urbanas a meta estimada que era de 75 por cento foi superada e atinge 92 por cento, enquanto a zona rural é de 61 po centos.

 

O responsavel do UNICEF salientou que em muitas localidades do pais, a qualidade e quantidade de agua é insuficiente e lavar as mãos com sabão não constitui pratica adquirida.

 

Assim, Abubar Sultan evocou a necessidade de melhorar o saneamento e a eliminação de defecção a céu aberto e criação de um quadro institucional mais forte, uma gestão da cadeia de abastecimento e uma melhorar gestão comunitaria dos pontos de agua.

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March 25, 2015

GIRE : Des acteurs  et des journalistes du secteur formés à Ouagadougou

Ousmane DAMBADJI (Niger)

Photo de famille des participants

Photo de famille des participants

Du 09  au 20 février 2015  se sont tenus à Ouagadougou au Burkina Faso, les travaux de l’atelier de formation  des acteurs du secteur de l’eau et de l’environnement  ainsi que des  journalistes spécialisés sur la thématique. Financé entièrement par le Gouvernement Danois, développé par l’institut International d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE) et le cabinet DHI basé au Danemark en collaboration avec Danida  fellowship Centre (DFC),  cette formation  vise à renforcer les capacités des ces  différents acteurs à participer pleinement dans la gestion intégrée des ressource en eau communément appelé GIRE. C’est  une approche qui doit permettre ; une meilleure connaissance quantitative et qualitative de toutes nos ressources en eau; l’identification des sources de pollutions et la protection des ressources en eau et des écosystèmes qui leurs sont rattachés; Une exploitation optimale et équitable pour tous les usages; L’implication de tous les acteurs et à tous les niveaux. De manière à ce que l’eau soit un facteur de développement socio- économique pour les générations présentes et futures. Pendant deux (2) semaines, les participants du Niger, du Mali et du Burkina Faso ont suivi avec intérêt des communications très enrichissantes de la part d’éminents experts des questions de l’eau et de l’environnement. Le secteur de l’eau est censé subvenir à des besoins sociaux, environnementaux et économiques. Devant la pénurie croissante de l’eau exacerbée par l’explosion démographique et l’urbanisation, la mauvaise affectation des ressources, la dégradation de l’environnement et la mauvaise gestion des ressources en eau, le gouvernement Danois à travers  ses multiples appuis en Afrique  cherche à relever les  défis  par des  approches  nouvelles  de la gestion des ressources en eau. L’eau est une ressource unique aux usages concurrents. Les experts ont  amplement démontré que la gestion de l’eau est complexe, recouvre plusieurs niveaux et nécessite un cadre global. Ce cadre analytique facilitera l’examen des interactions entre l’écosystème et les activités socio-économiques dans les bassins fluviaux. Une approche intégrée devrait donc se substituer aux approches sectorielles ou sous sectorielles en prenant en compte les objectifs sociaux, économiques et environnementaux, en évaluant les ressources en eau dans chaque bassin,  en gérant la demande d’eau, et en cherchant à obtenir la participation des parties prenantes. La gestion des ressources en eau doit toujours s’opérer dans un cadre caractérisé par trois objectifs interdépendants sociaux, économiques et environnementaux et cherche à satisfaire, de manière équilibrée, les besoins correspondants. Tout au long de la formation les formateurs  ont largement entretenu les participants   sur  la situation actuelle dans le secteur de l’eau et  les différentes  politiques de gestion intégrée des ressources en eau  et de l’environnement dans nos pays africains. Les principaux défis identifiés dans le cadre  de cette démarche étaient la pénurie d’eau, la difficulté d’accès à l’eau potable, le manque  d’eau  pour les plus vulnérables, les pauvres, les femmes et les enfants et la montée du besoin en eau pour la production vivrière en vue d’une alimentation correcte. Les grandes causes de ces défis sont  les conséquences du changement climatique qui engendre la rareté des pluies, la détérioration de la qualité de l’eau douce liée à la dégradation de l’environnement, la concurrence et les disputes plus nombreuses qui entourent les ressources en eau communes, la baisse de l’investissement  dans  les ressources en eau à l’échelon local, national et régional .Il existe au moins cinquante quatre (54) masses d’eau qui traversent ou constituent des frontières internationales en Afrique. Très peu d’entre elles sont conjointement bien  gérées. La dépendance des pays situés en aval vis à vis de ceux qui se trouvent en amont pour ce qui est de l’accès à l’eau ou à sa mise en valeur constitue une menace potentielle pour la stabilité et la paix régionales. C’est pourquoi le gouvernement  Danois soutien  les efforts conjoints des pays Africain  visant à élaborer des stratégies en matière de gestion intégrée des ressources en eau et de l’environnement. Sur le plan environnemental si l’on veut éradiquer les effets pervers de la dégradation de l’environnement sur les ressources en eau, les mesures à prendre dans l’avenir devront englober des stratégies et des politiques environnementales précises afin de permettre une utilisation optimale et efficace de ces ressources mais aussi  de trouver des solutions matérielles et des mesures d’atténuation, il faudrait aussi envisager des politiques qui ont un impact indirect. Selon la vision du gouvernement Danois,  La gestion intégrée des ressources en eau exige une bonne coordination des activités des sous secteurs de l’eau qui permet de faire efficacement face aux questions de changement climatique et  de l’insécurité  alimentaire dans les pays en développement  particulièrement le sahel. Les participants à cette formation de Ouagadougou  se sont rendu sur le Barrage de loumbila l’un des plus grands du pays  pour apprécier les expériences du Burkina Faso en matière de la gestion intégrée des ressources en eau. Avant de quitter Ouagadougou les participants ont tous assimilé les outils de gestion intégrée des ressources en eau  et de l’environnement dont entre autres le logiciel  MIKE HYHRO BASIN qui est un outil très indispensable pour promouvoir la gestion intégrée des nos ressources en eau afin de lutter efficacement contre la pauvreté.

March 9, 2015

Eau insalubre, assainissement inadéquat : 800.000 femmes meurent chaque année

L’organisme international de développement  WaterAid vient de rendre public un rapport qui révèle que 800.000 femmes perdent la vie chaque année à cause de l’eau insalubre et d’un manque d’accès à un assainissement adéquat.

Des filles subissant la corvée d'eau

Des filles subissant la corvée d’eau

La célébration de la journée du 8 mars est une occasion pour chaque organisme d’analyser les obstacles à l’épanouissement de la femme. C’est dans une perspective, que l’Organisation internationale de développement, WaterAid, a rendu public un rapport  qui révèle que l’eau insalubre et les mauvaises conditions d’assainissement  sont les 5 premières causes de mortalité dans le monde. « Les maladies liées au manque d’accès à l’eau potable, aux équipements sanitaires et à l’hygiène de base provoquent en un an le décès de près de 800 000 femmes à travers le monde, ce qui en fait la cinquième cause de mortalité des femmes après les maladies cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux, les infections respiratoires des voies inférieures et la broncho-pneumopathie chronique obstructive », indique un communiqué de WaterAid. L’étude est réalisée par l’Institut Of Health Metrics. Selon le communiqué plus 380 millions de femmes n’ont pas accès à l’eau potable alors que 1, 25 milliard autres n’ont pas accès à des sanitaires adéquats.  « Aujourd’hui, alors que nous célébrons la réussite des femmes, c’est une véritable honte que tant de femmes, tant de filles se voient privées de leur droit le plus fondamental à l’eau et à l’assainissement », fait remarquer la directrice régionale, de l’Afrique  de l’Ouest  de WaterAid, Mariame Dem qui ajoute que  ces chiffres mettent en lumière les conditions déplorables que connaissent  encore de nombreuses femmes et de nombreuses filles de par le monde puisqu’une sur dix n’a pas accès à l’eau potable et une sur trois n’a pas accès à des toilettes décentes.

I.SANE

March 9, 2015

Secrétariat Exécutif  de EAA: Idrissa Doucouré maintenu à son poste et apporte des éclairages sur la crise

Idrissa SANE  (Dakar)

Le conseil des ministres ordinaire qui s’est tenu à Yaoundé le 2 mars 2015 a reconduit Idrissa Doucouré au poste de Secrétariat exécutif de l’Agence intergouvernementale panafricaine eau et assainissement pour l’Afrique (Eaa) c’est ce qu’indique un communiqué qui nous est parvenu. Mieux, le secrétaire exécutif, Idrissa Doucouré qui  accepté pour  la première fois de briser le silence apporte une série d’éclairage sur la crise qui est en passe d’être résolue. 

 

Idrissa DOUCOURE, SE/EAA

Idrissa DOUCOURE, SE/EAA

Un nouveau rebondissement dans la crise que traverse l’Agence intergouvernementale panafricaine eau et de assainissement pour l’Afrique (Eaa). La IV session ordinaire  du conseil des ministres qui s’est tenu à Yaoundé au Cameroun a renouvelé le mandant du secrétaire exécutif  de l’institution contrairement au conseil des ministres extraordinaire de Ouagadougou, au Burkina Faso du 23 février 2015. « Concernant la crise sociale et institutionnelle,  le Conseil, après de larges échanges, a souligné l’illégalité de la rencontre tenue le 23 février 2015 à Ouagadougou. Relevant qu’elle a violé les textes en vigueur dans l’Agence, il et l’a récusé. Il a décidé par conséquent, du retrait des actes pris lors de cette rencontre du dispositif institutionnel et juridique de EAA », indique le communiqué parvenu à la rédaction. Mieux, le secrétaire exécutif Idriassa Doucouré a confirmé ces informations. « Le conseil a renouvelé mon mondant parce que la rencontre de Burkina Faso  a été irrégulièrement convoqué », soutient le secrétaire exécutif. Il avance comme arguments, que les textes de l’institution ne confèrent aucune prérogative à un seul Etat membre de convoquer une réunion d’une institution panafricaine. A cela, il ajoute que le fait que le quorum n’était pas atteint parce pour un conseil des ministres extraordinaires, il faut au moins la présence de 24 Etats alors qu’à Ouagadougou, il n’avait que 19 Etats. Et, sur les 19 Etats, deux se sont abstenus de signer la déclaration finale. « Lorsque le président du Conseil des ministres, le ministre camerounais a été saisi de cela, il a écrit à son homologue du Burkina pour lui demander  de sursoir  cette réunion. Lorsqu’un Etat membre ou le secrétaire exécutif, sollicite une réunion extraordinaire, il  doit saisir par écrit, le président du Conseil des ministres, qui dans les 30 jours doit consulter ses pairs pour proposer une date et un lieu, tenant compte des implications financières, ce qui n’a pas été fait », poursuit Idrissa Doucouré.  L’autre fait soulevé, c’est la convocation du conseil des ministres extraordinaires à quelques jours du conseil des ministres ordinaire qui était prévu  à Yaoundé le 2 mars d’une part et d’autre part, le secrétaire exécutif qui doit être au cœur du processus d’organisation des réunions, dit-il, a été informée à une semaine de la rencontre. « Lorsque certains ont appris  que la réunion de Yaoundé a été convoquée pour le 2 mars, ils   se sont empressés, pour couper court pour tenir une réunion le 23 février. Cela peut causer des contraintes au plan logistique pour des pays comme le Swaziland pour assister aux deux réunions. Le troisième élément,  en tant que secrétaire exécutif c’est à une semaine avec la réunion que j’étais informé. J’ai refusé parce que le secrétaire exécutif doit être au centre des processus de préparation  des réunions du conseil des ministres. Je ne peux pas être invité. Je dois gérer le processus d’organisation des réunions », se défend Idrissa Doucouré.

         Le poste est soumis à un appel international à candidatures

Il verse dans la corbeille « des irrégularités », la déchéance prononcée par la réunion tenue au Burkina Faso. Il précise que le poste du secrétariat n’est pas nominatif. Il est soumis à un appel à candidatures. « On ne peut pas nommer quelqu’un pour occuper ce poste du secrétariat exécutif de EAA, l’accès à ce poste se fait un appel international à candidatures », précise Idrissa Doucouré.  Il a aussi apporté des éclairages sur le stress financier qu’a connu EAA. Celui-ci est lié essentiellement à un retard de retour d’investissement.  L’institution, explique-t-il, a  signé des contrats programmes avec des Etats membres pour définir les objectifs à atteindre et les infrastructures à mettre en place durant une période déterminée. La contrepartie des Etats membres est de 25 %. Les 75 % des financements sont mobilisés par EAA. Sur cette base à la date d’aujourd’hui, 10 pays sur les 36 ont déjà signé leur contrat programme. « Mais sur les 10, il n’y a que 3 qui ont connu un début d’opérationnalisation, pour dire que le budget de 2014 où l’on attendait 27, 7 milliards de francs Cfa, sur la base des contrats programmes,  seuls 900.millions de francs Cfa ont été mobilisés ce qui donne un taux de mobilisation de 3, 17 %. Cela donne une idée de la difficulté de respecter les engagements financiers alors que sur 75 % attendus de EAA, nous avons mobilisé à hauteur de 242 %, de notre contribution. Nous sommes au-delà de nos objectifs », souligne le secrétaire exécutif. Ce sont donc ces retards du retour d’investissement qui sont à l’origine des contraintes financières et des difficultés de la prise en charge des agents qui ont déclenché la grève au siège à Ouagadougou. Tout compte fait, le secrétaire exécutif soutient que c’est sous son  magistère que pour la première fois que le budget de cette institution a été porté à plus de 4 milliards de francs Cfa. C’est aussi sous mandat que les contrats à durée indéterminée ont été signés pour les agents, et aussi c’est sous lui que le siège prend en charge et le fonctionnement et les salaires des agents des bureaux des Etats membres. « Au moment où je prenais fonction en 2011, à la date d’aujourd’hui on a 47 partenaires traditionnels. Ce sont des partenaires qui financent exclusivement sur la base de subvention ou à la limite sur la base des contrats de consultance. Sur les 45 partenaires seuls 5 sont les anciens partenaires. Donc il y a 42 nouveaux partenaires qui sont arrivés. Le budget en 2010 du CREPA, c’est à 300 millions de francs Cfa. C’était le budget le plus élevé que le CREPA n’ait jamais connu. en 2011, j’ai porté le budget à 4, 5 milliards de francs Cfa. Mais cela ne suffisait pas au regard des ambitions de l’institution », a révélé Idrissa Doucouré.

La peur des contrats de performance

Dans la foulée, le salaire de tous les agents ont connu un bond extraordinaire, le taux de croissance salariale, le plus faible était de 98, 5 %. Mais en contrepartie, les agents devraient produire des résultats. Parce qu’il fallait rompre avec les anciens modes de fonctionnement du CREPA. « On ne peut pas continuer à avoir une institution viable si on n’est pas performant. Nous avons mis en place un système de gestion des performances. J’ai mis en place ce système depuis 3 ans en test. Durant la première année, les résultats globaux étaient très positifs. J’ai donné à tout un chacun un 13e mois. La deuxième année,  je n’ai fait que gratifier ceux qui avaient de bons résultats. Pour la 3e année, j’ai dis que nous devons mettre en œuvre ces contrats de performance qui ont été validés par nos structures de gouvernance. Les critères sont simples. Il  faut sanctionner autant positivement que négativement », justifie Idrissa Doucouré qui ajoute : « Si vous faites plus de 100 % de performance,  vous pouvez avoir jusqu’à 6 fois votre salaire mensuel, si vous avez moins de 60 % vous êtes traduit en conseil de discipline qui peut conduire à un licenciement pour insuffisance de résultats. Entre 60 et 80 %, on vous maintient et on vous apporte une formation pour vous aider à combler les insuffisances. Il n’avait pas un  système aussi équitable et juste. Mais malheureusement les gens ne sont pas intéressés pour tout ce qui apporte  des résultats, la performance, et  la transparence. Les personnes veulent être payés sans faire des résultats ». Il indique malgré des sessions de renforcement de capacité, certains agents n’ont pas pu se mettre à niveau et que cela a installé une peur qui a poussé certains d’entre eux, sous le couvert des revendications salariales, à se radicaliser,  à prendre en otage l’institution, à saboter le système internet, à dénigrer l’image de l’institution dans les médias. Mais aujourd’hui la page de cette crise est sur le point d’être tournée puisque des organismes partenaires sont sur le point d’accorder de nouveaux financements et des démarches devront être entreprises pour restaurer le climat de stabilité.

 

 

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March 5, 2015

Rencontre  REJEA -Banque Mondiale :  Renforcer les connaissances dans la thématique Eau et Assainissement

Amani Mounkaïla Boureima (Niger)

Le lundi, 2 mars 2015, les membres du Réseau Nigérien des journalistes pour l’eau, hygiène et l’assainissement (REJEA) ont été reçus par Mme Magdaline Nkando, chargée de la Gestion des Connaissances, section Eau et Assainissement  de la Banque Mondiale résident à Nairobi au Kenya, en visite à Niamey. C’était en présence des spécialités du secteur du Niger. Le but de cette rencontre est d’échanger avec les membres du réseau sur l’ensemble de la thématique eau et assainissement afin de définir des approches plus valorisantes dans le domaine.

Les journalistes du RJEA avec la delegation de la Banque Mondiale

Les journalistes du REJEA avec la délégation de la Banque Mondiale

Il faut rappeler que  c’est dans ce contexte que le 1ère édition du Symposium International des Médias pour le Développement durable à l’horizon 2030 (SIMED) est prévu pour se tenir du 3 au 5 mai 2015 à Niamey. Une occasion pour les médias de définir leur contribution dans la mise en œuvre des politiques nationales afin de contribuer à réduire les inégalités pour la fourniture inclusive et équitable des services sociaux de base du Programme de Développement Durable Post 2015

En effet, chaque année, les Etats et les institutions consentent d’immenses efforts dans la dynamique eau, hygiène et l’assainissement. Il constitue, une des priorités dans la définition des politiques de développement des Etats.

Or des études ont démontré que le manque de communication constitue un frein pour la visibilité des réalisations de la Banque mondiale.

La visite de Mme Magdaline Nkando au Niger a été une opportunité pour le réseau des journalistes dans le secteur de l’eau et l’assainissement, d’échanger sur les défis, les opportunités et l’importance des journalistes dans la gestion efficiente du secteur.

Elle a par ailleurs salué la bonne organisation du REJEA et a souhaité le renforcement du partenariat avec la BM dans la dynamique hygiène eau et assainissement et le partage d’information avec les réseaux de l’Afrique central.

Pour mieux connaître, l’engagement de la Banque mondiale dans le domaine de l’eau, hygiène et l’assainissement, une journée porte ouverte sera organisée pour que les journalistes puissent comprendre et connaître ce secteur au sein de la Banque mondiale.

Le responsable de la section Eau et Assainissement de la Banque Mondiale Niger a expliqué comment la distribution et la politique de prix en matière d’eau potable se faisait localement. La péréquation permet de faciliter l’accès à l’eau de qualité aux populations quel que soit le niveau de vie. La Banque Mondiale est le partenaire idéale pour le développement.

 

 

 

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March 4, 2015

Ateliers national et régional sur l’économie et la gestion des écosystèmes humides et la sécurité alimentaire : Sauver les zones humides de la dégradation

Alain TOSSOUNON (Bénin) 

Le panel d'experts au cours des échanges

Le panel d’experts au cours des échanges

Après l’organisation en novembre 2014, des ateliers national et régional sur l’économie et la gestion des écosystèmes humides et la sécurité alimentaire avec le soutien de UNESCO-IHE, l’IUCN et plusieurs organismes et partenaires locaux (UAC, ABE, PNE…), le Réseau des Journalistes du Bénin pour l’Eau et l’Assainissement (RJBEA) a dans le cadre de l’initiative Café Média WASH, invité des experts pour partager avec le acteurs des médias, les résultats et recommandations de ces deux grandes rencontres. Face aux journalistes, le panel d’experts constitué, a   alerté l’opinion sur  l’état de dégradation de nos zones humides et  l’urgence d’agir  pour  une gestion durable de ces écosystèmes indispensables pour assurer la sécurité alimentaire.

 

Avant  de partager les  conclusions des deux ateliers, les experts sont revenus sur les objectifs poursuivis par ces rencontres qui ont mobilisé plusieurs participants que sont les étudiants-chercheurs, formateurs chercheurs, les cadres administratifs et techniques mais aussi des organisations de la société civile qui militent pour la sauvegarde de l’environnement au Bénin.

Pour le premier atelier, il s’agissait d’aider les participants à appréhender les concepts et les fondements de l’économie et du développement des zones humides, échanger sur la dynamique des écosystèmes humides, leurs fonctions et leurs services et se familiariser  avec les outils de développement de l’économie des écosystèmes humides et particulièrement l’économie agricole de ces écosystèmes. Pour le deuxième atelier à caractère régional, qui a réuni des participants venus du Bénin, du Togo, du Ghana, de la Guinée, du Sénégal, du Burkina Faso, de la république Démocratique du Congo, du, Mali, de la Côte d’Ivoire, et des formateurs provenant du Mexique et des Pays-Bas, l’objectif  était  d’identifier les services écosystémiques qui permettront  d’établir des règles de pratiques qui contribueront à soutenir les politiques  de gestion durable des Zones Humides au niveau local, en réponse à l’accroissement de la pression anthropique.

L’un des temps forts de l’atelier régional a été la visite du complexe lac Nokoué-lagune de Porto-Novo, le plus grand lac du Bénin avec une superficie de 150 Km2. Une visite d’étude aura permis  aux participants, de toucher du doigt la réalité de cette zone humique et  de cerner les aspects socio-économiques de son exploitation. Elle a également permis aux participants d’appréhender les services éco systémiques et de recueillir la perception des acteurs locaux et des populations locales.

Mais face aux médias, les experts ont apporté leur éclairage sur ce qu’il convient d’appeler zones humides et surtout, leur état actuel. Sans détour, ils ont signalé que les zones humides dans notre pays connaissent un état de dégradation avancé.

En effet, si elles ne sont pas envahies par les populations  pour l’agriculture, elles sont fortement polluées et subissent une gestion incontrôlée.  C’est le cas du lac  Nokoué qui selon l’enseignant-chercheur Flavien Dovonou, connait des problèmes de pollution dus à sa proximité avec le marché Dantokpa, le manque d’assainissement au niveau de la cite lacustre Ganvié, le transport des hydrocarbures… « Aujourd’hui, le lac Nokoué est pollué et ses sédiments aussi comme les poissons, huitres et autres », se désole-t-il. Les techniques de pèche pratiquées sont aussi nuisibles à cette ressource a ajouté le directeur général de l’Agence béninoise pour l’environnement (ABE), Edmond Sossoukpè.

Au niveau de la vallée de l’Ouémé, les constats sont les mêmes.  Avec une forte pression anthropique, l’enseignant-chercheur a indiqué que « les ressources s’amenuisent et l’environnement  est en pleine dégradation ». « Il faut absolument renverser cette tendance à la dégradation de nos zones humides », soutient-il.

Car, les zones humides qui sont un réservoir  de la biodiversité  contribuent à la lutte contre l’insécurité alimentaire, en particulier dans les pays ou les ressources en eau sont très limitées.

Une vue partielle des journalistes

Une vue partielle des journalistes

Comme solution, il convient de recourir à l’approche de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) qui de par ses principes, propose une gestion qui prend en compte tous les acteurs et tous les besoins en vue de leur satisfaction.

L’un des grands centres d’intérêt de ces rencontres a aussi été le partage des outils d’évaluation des écosystèmes. Parce que, soutient le Dr Fabien Hountondji, « connaitre la valeur des zones humides permet de connaitre les options de développement pour les pays ».

Aujourd’hui que les problèmes sont connus et que notre pays s’est engagé sur la voie de la GIRE,  il convient que tous les acteurs se mobilisent pour que l’approche de gestion adoptée de nos ressources en eau soit effective. Pour le professeur Euloge Agbossou, si nous voulons développer notre agriculture, il faut maîtriser et dompter l’eau ». Et cela n’est possible que si la GIRE ne devienne pas la chose la mieux partagée de tous.

 

RECOMMANDATIONS ET PERSPECTIVES DES ATELIERS

  • Les recommandations formulées à la fin des ateliers portent notamment sur :
  • les besoins de renforcement de capacités sur l’économie des écosystèmes humides à travers l’organisation d’ateliers thématiques ;
  • les perspectives d’application de l’économie des écosystèmes dans l’enseignement et dans les politiques, stratégies et plans de développement des écosystèmes humides;
  • la dynamisation de la recherche vers une évaluation des services éco systémiques à travers les formations diplomantes postuniversitaires et le développement de collaboration dans le développement de l’économie des écosystèmes.
  • Perspectives

– Actualiser toutes les zones humides potentielles du Bénin

– Cartographier ces zones humides

– Développer des méthodologies adéquates à la valorisation des zones humides du Bénin

– Evaluer les services écosystémiques de nos zones humides

– Former les journalistes spécialisés dans le fonctionnement des zones humides.

 

 

 

 

February 25, 2015

L’eau, ressource en danger : quelles solutions pour le futur ?

Aïssatou FOFANA (Abidjan)

« Franchement cette histoire d’eau ne finira pas. Aucune goutte ne coule du robinet depuis plusieurs jours. Je suis obligée de me réveiller  chaque jour à quatre heures du matin pour espérer avoir de l’eau. Pffffff, quelle galère !!!!!! », Se lamente V. Aka. « Nous par contre, n’avons pas de problème d’eau. Bien au contraire, les personnes de l’extérieur viennent s’approvisionner chez nous », nous dit fièrement  A. Koné.  Ces deux personnes, bien que vivant des situations différentes, sont dans la même zone géographique, c’est-à-dire à Yopougon. La première habite dans le quartier situé aux alentours de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) appelé Micao et la seconde habite à Port-Bouët 2 précisément au quartier Texas. Cette inégalité en matière d’eau est légion non seulement dans la ville d’Abidjan, mais également à l’intérieur du pays, dépassant même les frontières de la Côte d’Ivoire car  certaines régions de l’Afrique de l’Ouest comme le Mali et le Burkina Faso font également face à ce genre de situation.

Le manque d’eau, source de conflits

Ce problème lié à la question de la gestion de l’eau, vieille déjà de plusieurs décennies, est toujours d’actualité dans la mesure où, dans certaines régions de l’Afrique de l’ouest des populations peines à se ravitailler en eau potable pendant que d’autres en ont abondamment. Cela a pour corollaire, dans la plupart des cas, la survenue de conflits ainsi que la dégradation de l’écosystème. Selon une étude du Programme des Nations Unies pour l’Environnement, (PNUE) publiée en février 2009, les ressources naturelles ont alimenté près de 18 conflits violents depuis 1990. La survenue de ces conflits influent considérablement sur l’environnement et sont accompagnés, le plus souvent, de famine et de maladies entraînant ainsi l’appauvrissement de ces zones. D’où l’importance de gérer les ressources naturelles, notamment  l’eau.  C’est ce qui a motivé la création du Partenariat Régional de l’Eau de l’Afrique de l’Ouest (GWP/AO) en mars 2002.   Ce partenariat sous régional, autonome et apolitique, vise comme il est stipulé dans l’article 3 dudit partenariat ‘’la promotion de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau’’ en Afrique de l’Ouest.

Ainsi, chaque pays signataire de ce partenariat,  a obligation de mener des actions concrètes de concert ou au niveau local, visant à améliorer, et ce de manière efficiente, la gestion des ressources en eau afin que la population ouest africaine puisse avoir accès à l’eau de manière équitable et durable. En Côte d’Ivoire, le ministère des eaux et forêts, en collaboration avec d’autres partenaires locaux comme le réseau des journalistes et communicateurs pour l’eau, l’hygiène et l’assainissement (Wash-Jnci) s’efforcent de sensibiliser les élus locaux et la population.  ce effet, un atelier national d’information et de sensibilisation des parlementaires et élus locaux de la portion nationale sur la Charte de l’eau du bassin du Niger, s’est tenu le 21 mars 2014 à Abidjan. Á cette occasion également, un réseau de journalistes et communicateurs a été mis sur pied,  ‘’pour mieux faire connaître les activités de l’Autorité du Bassin du Niger et faire sa promotion auprès des usagers, car l’ABN souffre du manque de visibilité de ses activités qui sont peu ou pas connues‘’, selon l’expert en communication de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN), Abdoulaye Kaya. Pour ce faire, ‘‘Des plans de communication avec les moyens adéquats seront dégagés afin de mener à bien les objectifs que devra atteindre le réseau‘’.

 

Ainsi, à l’instar de la Côte d’Ivoire, les pays ouest africains ont cette même vision, ce même objectif : celui de faire de l’Afrique de l’ouest une région où les populations, quel que soit l’endroit, si reculé soit-il, quel que soit le lieu, autant reculé qu’il soit, puissent bénéficier de la même qualité et de la même quantité d’eau.

De la nécessité d’impliquer les populations dans la gestion de l’eau

Cependant, force est de constater,  malgré tous les efforts fournis, il n’en demeure pas moins que les résultats ne sont toujours pas visibles sur le terrain. L’eau reste toujours mal exploitée. Une  enquête menée récemment nous a révélé que la majeure partie des personnes interrogées n’ont pas conscience de la valeur de l’eau et de sa surexploitation. Cette enquête nous a également révélé que cette population, la première touchée par les problèmes liés au manque d’eau est la moins informée sur la question. Comment  y remédier ?

À ce niveau, il incombe aux décideurs, et aux  institutions intervenant dans la gestion de l’eau en Afrique de l’Ouest, notamment en Côte d’Ivoire, de repenser les stratégies et les campagnes de sensibilisation. Cela pourrait passer par une évaluation minutieuse des campagnes et stratégies de communication ainsi que les actions menées sur le terrain aux fins de mettre à nu les obstacles liés à la gestion intégrée des ressources en eau, pas seulement en Côte d’Ivoire, mais aussi dans la région ouest africaine à l’instar du Burkina Faso qui a déjà fait une évaluation de la gestion de l’eau.  (Évaluation de la gouvernance de l’eau au Burkina Faso, 2009). Par ailleurs, associer les populations aux prises de décisions concernant la gestion de l’eau contribuerait à mieux cerner les problèmes auxquels sont confrontées ces populations.

L’eau précède le recul de la pauvreté

Tout comme la route précède le développement, avoir accès à l’eau précède également du recul de la pauvreté. Car une région en manque d’eau est généralement une région pauvre car sans eau, il n’y a pas de vie. L’eau est vitale et comme telle, sa gestion efficiente ne pourra qu’être bénéfique. Une eau durable et équitable  est une garantie pour le futur dans la mesure où, non seulement ces populations auront accès à l’eau, mais cette dernière, en raison de sa qualité, évitera à bien des personnes de souffrir de certaines maladies liées à l’eau comme le choléra.

 

 

 

 

 

 

 

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February 15, 2015

Insalubrité : Les  lycées de capitale avec des toilettes dans un état déplorable

Par: Léon-Paul Gomes, Fadel Gomes da Silva et José Augusto Mendonça

La plupart des toilettes des écoles publiques du pays connaissent une mauvaise hygiène, avec pour la plupart  sans eau. La situation est dramatique.

 

Les toilettes dans un état déplorable pour les enfents

Les toilettes dans un état déplorable pour les enfents

Par exemple, les trois plus grands lycées de la capitale, à savoir “Rui Cunha Barcelo”, “Agostinho Neto” et “Kwame Nkrumah” visité par la reseaux des journalistes em matierie de eau et assanissement de Guinée-Bissau, nous présentent  un état déplorable en termes d’hygiène, robinets, portes et désinfectants.

“Les toilettes des étudiants ne sont pas dans des conditions minimales. Elle sont toujours sales, l’eau stagne avec des odeurs nauséabondes “, en référence à la révolte étudiante de” Rui Cunha Barcelo “rapportée par Bénédicte Augustin Gudinha.
La puanteur dans cette école fait que les étudiants ne peuvent pas assister aux cours. Les toilettes n’ont pas de dispositifs d’assainissement et les robinets sont sans goutte d’eau.
En effet, le président de l’association des étudiants de cette école, Rufino Aye, a corroboré ces allégations et a dit qu’il avait discuté de la situation avec le conseil scolaire et reçu l’assurance que la situation serait améliorée..
Son homologue de la “Agostinho Neto”, reconnaît que la situation sanitaire est précaire à l’école secondaire, mais attribué la responsabilité aux étudiants pour la mauvaise utilisation des salles de bains.
«Les étudiants ne collaborent pas pour l’hygiène scolaire, en particulier dans les salles de bains. Uriner sur le sol et quand déféquer pas jeter de l’eau “, critique Tanélcia Gomes Teixeira pointant ces attitudes comme une raison de la puanteur à l’école.
Les plaintes, le directeur adjoint de “Rui Cunha Barcelo” admis la situation, mais a promis que la gestion se efforcera de nettoyer le problème et améliorer la qualité de l’hygiène et de l’assainissement de l’école.
“Récemment, la direction de l’école a approuvé un calendrier mensuel pour le nettoyage de l’école, ce pour assurer un bon environnement sanitaire», a déclaré Justin John Có qui a dit que ce travail comprendra le nettoyage des salles de bains.
Le réalisateur de “Kwame N’Krumah”, a dit qu’il était au courant du problème du manque de salle de bains, car il ya qui sont bouché avec des bâtons et des morceaux de tissu, donc en désuétude.
“Quand je ai pris mes fonctions Novembre dernier, je ai trouvé qu’il n’y avait pas les conditions d’hygiène à l’école, en raison du manque de toilettes dans les salles de bains ou les élèves des enseignants, le directeur lui-même. Besoin d’être remplacé en raison du mauvais état dans lequel il est “reconnu Alanan Pereira.
Le directeur de la haute école a promis que la situation sera résolue progressivement sur la base des fonds disponibles et après le paiement du deuxième trimestre des frais.
Après cela, il a souligné, la priorité sera la réhabilitation de toutes les salles de bains et de là, les élèves auront à assumer ses responsabilités bon usage de latrines scolaires.
Selon Alanan, les étudiants sont principalement responsables de la détérioration de l’environnement hygiénique de la “salle de bain”.
Mis au courant des problèmes qui affectent les trois établissements d’enseignement de l’école secondaire en ce qui concerne l’hygiène et l’assainissement, le directeur général de l’Éducation, Geraldo Indeque regretté, mais a précisé que “vous ne pouvez pas résoudre tous les problèmes à la fois.”
Il a ajouté que le GIP investira dans la réparation des infrastructures scolaires, y compris les salles de bains.
Indeque cependant remis en question le sort des fonds qui sont mis à la disposition de chaque école pour les dépenses courantes, y compris le nettoyage et l’entretien de leurs écoles.
Pour cette année, selon un fonctionnaire, le ministère en collaboration avec les commissions scolaires, ne fonctionnera que sur les aspects de l’amélioration de l’hygiène dans les salles de classe, salles de bains et les cours d’école.
“Il se permet de faire tout à la fois. Pour la prochaine année scolaire, nous avons des maisons de bains décentes “, a promis Geraldo Indequi.
Cette situation malsaine observée dans les trois écoles secondaires Bissau également observé dans les écoles publiques et privées de l’éducation de base complémentaire, et même dans certains établissements d’enseignement supérieur.

February 15, 2015

Insalubridade: Liceus da capital com casas de banho em estado deplorável

Por: Leon-Paul Gomes, Fadel Gomes da Silva e José Augusto Mendonça

Article JoseBissau, 10 Fev 15 (ANG) – A maioria de casas de banhos das escolas, sobretudo públicas do país apresentam más condições de higiene, havendo alguns sem água.
Por exemplo, os três maiores liceus da capital, nomeadamente “Rui Barcelo Cunha”, “Agostinho Neto” e “Kwamé Nkrumah” visitados pela ANG, apresentam-se num estado deplorável em termos de higiene, sem pias, torneiras, portas e desinfectantes.
“As casas de banho dos alunos não têm mínimas condições. Estão sempre sujas, com águas estagnadas e deitando cheiros nauseabundos”, caracterizou revoltada a aluna de “Rui Barcelo Cunha” que se identificou por Benedita Agostinho Gudinha.
O mau cheiro nesta escola é tanto que os alunos de uma das salas adjacentes, sala 8 do bloco 5, não conseguem assistir as aulas. As casas de banhos carecem de pias e nem todas as torneiras deitam água.
Aliás, o presidente da associação dos estudantes do referido liceu, Rufino Ié, corroborou estas afirmações e disse ter abordado a situação com a direcção da escola e recebido garantias de que a situação seria melhorada “brevemente”.
A sua homóloga do “Agostinho Neto”, reconhece que a situação higiénica no liceu é precária, mas atribuiu responsabilidade aos alunos pela má utilização das casas de banho.
“Os alunos não colaboram para a higiene da escola, particularmente nas casas de banho. Urinam no chão e quando defecarem não deitam água”, criticou Tanélcia Gomes Teixeira que aponta estas atitudes como razão pelo mau cheiro na escola.
Confrontado com as queixas, o subdirector do “Rui Barcelo Cunha” admitiu a situação, mas prometeu que a direcção irá diligenciar para sanear o problema e elevar a qualidade de higiene e saneamento do liceu.
“Recentemente a direcção do liceu aprovou um calendário mensal para a limpeza da escola, isto para garantir um bom ambiente sanitário”, informou Justino João Có que disse que este trabalho vai incluir a limpeza das casas de banho.
A directora do “Kwame N´Krumah”, disse estar ciente do problema da falta de casa de banho, uma vez que as que ali existem se encontram entupidas de paus e pedaços de panos, portanto, em desuso.
“Quando tomei posse, em Novembro passado, constatei que não havia condições higiénicas na escola, devido a falta de sanitas nas casas de banhos quer dos alunos quer dos professores e até do próprio Director. Precisam de ser substituídas devido ao mau estado em que se encontram”, reconheceu Alanan Pereira.
A directora do liceu prometeu que a situação será resolvida paulatinamente em função dos meios financeiros disponíveis e depois do pagamento de propinas de segundo trimestre.
Depois disso, sublinhou, a prioridade será a reabilitação de todas as casas de banhos e a partir dai, os alunos terão que assumir as suas responsabilidades de bom uso das latrinas escolares.
Segundo Alanan, os alunos são os principais responsáveis pela deterioração do ambiente higiénico da “casa de banho”.
Posto ao corrente dos problemas que afectam os três estabelecimentos de ensino liceais no que se relaciona com a higiene e saneamento, o Director-geral do Ensino, Geraldo Indeque lamentou mas esclareceu que “não se pode resolver tudo de uma vez”.
Acrescentou que a DGE irá apostar na reparação das infra-estruturas escolares, inclusive as casas de banhos.
Indeque questionou entretanto o paradeiro dos fundos que são colocados a disposição de cada liceu para despesas correntes, nomeadamente trabalhos de limpeza e manutenção das respectivas escolas.
Para este ano, segundo aquele responsável, o ministério em conjunto com as direcções das escolas, vão trabalhar somente nos aspectos de melhoramento de higiene nas salas de aulas, casas de banhos e recintos escolares.
“Não há condições financeiras para fazer tudo de uma vez. Para o próximo ano lectivo contamos ter casas de banhos condignas”, prometeu Geraldo Indequi.
Esta situação de insalubridade constatada nos três liceus de Bissau também se verifica nas escolas públicas e privadas do ensino básico complementar, e até em algumas instituições de formação superior.

January 21, 2015

Guiné-Bissau: Portugal e UE levam mais água à segunda maior cidade guineense

Bafatá – Cerca de 15 mil pessoas, metade da população de Bafatá, segunda maior cidade da Guiné-Bissau, vai passar a ter acesso a água para usar no dia-a-dia graças a um projecto financiado por Portugal e pela União Europeia, anunciaram os promotores.

Un point EAU“A obra insere-se na reabilitação e expansão de infra-estruturas” de diversos bairros de Bafatá, cuja conclusão está prevista “para Março”, referiu Giacomo Tedesco, membro da TESE Sem Fronteiras, uma organização não-governamental para o desenvolvimento (ONGD) portuguesa criada em 2002.

O projecto com o título em crioulo “Bafatá misti mas iagu”, que em português significa “Bafatá quer mais água”, está orçado em 250 mil euros.

Está prevista a abertura de dois furos com capacidade de abastecimento de 18 metros cúbicos de água por hora, instalação de onze fontanários, um reservatório reabilitado e reparação de vários quilómetros de condutas subterrâneas.

A obra inclui ainda a instalação de três geradores fotovoltaicos para o funcionamento de bombas submersíveis, que vão permitir levar a água dos furos até à população.

O fornecimento de água pretende inverter um cenário adverso.

A Guiné-Bissau continua a ser um dos países mais pobres da África Ocidental.Segundo dados de 2010 recolhidos pelo Governo e agências internacionais, citados pela TESE, apenas 66% das famílias do país têm acesso a uma fonte melhorada de água potável e 18% a um saneamento adequado.

“A região de Bafatá é referida como uma das mais afectadas pela pobreza absoluta e pela pobreza extrema em 2010″, destaca a ONGD portuguesa.

Bafatá conta com uma população de 28 mil e 67 habitantes, na sua maioria mulheres (51%), dos quais apenas 52% dispõe de acesso a uma fonte de água melhorada.

O projecto “Bafatá Misti Mas Iagu” é promovido pela TESE Sem Fronteiras, tendo como parceiros a Associação de Saneamento Básico Protecção da Água e Ambiente de Bafatá (ASPAAB) e a Agência Holandesa de Desenvolvimento (SNV), com os associados Empresa Portuguesa das Águas Livres (EPAL) e Delegacia Regional de Recursos Hídricos de Bafatá (DRRH-B).

O projecto é financiado pela União Europeia e pelo Camões – Instituto da Cooperação e da Língua.

A TESE Sem Fronteiras (TESE-SF) dedica-se à promoção do acesso sustentável de comunidades rurais e periurbanas do continente africano a serviços e infra-estruturas sociais nos sectores da água, saneamento e promoção de higiene e energia.

 

December 3, 2014

Atelier sur la problématique de la GIRE dans le bassin du Mono : Poser les jalons d’une coopération intercommunale

Alain TOSSOUNON (Bénin)
Fidèle à son engagement de soutenir les communes dans la mise en pratique de la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) et le renforcement des concertations entre les structures concernées pour une gestion durable des ressources en eau au Bénin, l’ONG belge PROTOS et ses partenaires ont organisé un atelier de réflexion du 27 au 28 novembre 2014 à Lokossa. Grand moment de partage d’informations et d’expériences sur  l’intercommunalité et la mise en route de la GIRE, l’atelier a permis de pousser la réflexion sur la pertinence et l’intérêt d’une intercommunalité dans le domaine de la GIRE autour du bassin du Mono.

 

Photo de famille des participants aux travaux

Photo de famille des participants aux travaux

Autorités communales, représentants des structures intercommunales, cadres et agents des services techniques des mairies, représentants des services déconcentrés de l’Etat, représentants des projets et programmes… tous ont répondu présents à l’appel. Avec pour principal objectif de poser les jalons d’une collaboration intercommunale autour de la GIRE dans le bassin du fleuve Mono dans les départements du Mono et du Couffo, cet atelier s’inscrit dans le cadre du Partenariat Flamand pour l’Eau et le Développement (VPvWO), le Port d’Anvers (HvA), l’Association Flamande des Villes et Municipalités (VVSG) et PROTOS pour le projet concernant six communes (Lokossa, Athiémé, Dogbo, Bopa, Lalo et Toviklin) et est parfaitement intégré dans les programmes triennaux (MYP) 2011-2013 et 2014-2016 cofinancés par le gouvernement belge.
En ouvrant les travaux de cette réflexion, le Représentant-résident de Protos au Bénin, Harald van der Hoek s’est réjoui de la forte présence de tous les acteurs. Une preuve selon lui, que le sujet ne manque pas d’intérêt. « Si l’eau est une richesse, c’est aussi un risque avec les inondations », a-t-il signifié pour montrer la nécessité pour les communes, qui ne peuvent agir individuellement, de conjuguer leurs efforts afin d’intervenir en synergie. C’est un atelier plein d’espoir pour la problématique qu’il aborde et cet appel à une action concertée qu’il facilite, a souligné le 2e adjoint au maire de Lokossa, qui a ouvert officiellement les travaux.

Dans une première série de communications, les participants ont eu droit à un éclairage sur le cadre légal et règlementaire de l’intercommunalité et les expériences de regroupement de communes au Bénin et dans les départements du Mono et du Couffo.
En revenant sur la genèse des regroupements des communes au Bénin, l’expert en décentralisation et eau de l’Association Nationale des Communes du Bénin (Ancb), Sègla Lihoussou, a indiqué que la nécessité de rassemblement des communes est apparue aux premières heures de la décentralisation. Une volonté qui s’est manifestée par la création de l’ANCB et de l’UCOZ en 2003, et d’autres associations dans les départements et régions de notre pays. Seulement, quelques années après leur mise en place, ces différentes associations mises en place avant l’avènement de la loi sur l’intercommunalité et avec l’accompagnement de partenaires divers, vont tomber dans la léthargie. Aujourd’hui, avec la loi sur l’intercommunalité, à l’exception de la communauté des communes de Kouandé, Kérou et Péhunco (2KP), ces associations et regroupements des communes évoluent en marge des dispositions de cette loi. De même, elles restent confrontées à une faible volonté de leurs membres pour le paiement de leurs cotisations et à une guerre de leadership préjudiciable à la vie des associations comme c’est le cas de l’Association des communes du Mono/Couffo (Acmc). Somme toute, si ces différents regroupements doivent encore leur existence à la loi de 1901, il reste qu’elles peinent à se conformer à la nouvelle loi et mises à rude épreuve face à la récupération politique.
Malgré tout, tour à tour, chacun de ces regroupements de communes a partagé son expérience et surtout présenté le bilan de ses activités menées. De l’Union des communes du Zou (Ucoz), au Groupement Intercommunal (GI) Mono, au Territoire des Communes de l’ouémé supérieur (TDOS) ou encore le Conseil intercommunal d’éco développement (Cied), il ressort que les associations des communes régionales ou départementales, embrassent plusieurs domaines (environnement, ressources en eau, économie locale, tourisme…). Pour la communauté des 2KP qui constitue le seul Etablissement public à caractère intercommunal (Epci), les trois communes membres ont transféré cinq (5) domaines de compétences sur lesquels, elle mène des activités avec le soutien des partenaires et les subventions de ses membres.
Contrairement à l’intercommunalité au Bénin qui reste un processus jeune, elle est très vieille en Belgique. C’est le cas de l’intercommunalité en Flandre qui regroupe 5 provinces et 308 communes (de petite taille). Avec une première législation spécifique en 1922 et une dernière loi belge qui date de 1986, la coopération intercommunale en Flandre concerne plusieurs domaines dont la collecte et la gestion des déchets, le traitement des eaux résiduelles, l’approvisionnement en eau potable…Avec des capitaux propres d’une valeur de plus de 13 milliards d’euro, l’intercommunalité en Flandre constitue sans doute, une force économique et politique à l’image de plusieurs coopérations intercommunales en Europe. Une source d’inspiration pour les communes béninoises qui pour y arriver, selon les participants, devront revoir les raisons de création, leur raison d’être et créer les conditions pour assurer la viabilité de leur coopération. Surtout, comme le soutient Christof Delatter de l’Association des villes et communes flamandes, « il faut prendre le recul nécessaire pour asseoir une organisation qui peut résister à l’influence politique et aux changements de gouvernements locaux dans les communes ». Un conseil important pour les communes du Mono et Couffo dont l’association, de l’avis du Maire de Dogbo, Vincent Acakpo, est plombée par un faible engagement des membres et surtout une récupération de l’organisation à des fins politiques.

Les enjeux de la GIRE dans le bassin versant du Mono

Pour la deuxième journée consacrée aux enjeux de la GIRE dans le bassin du Mono, les échanges ont permis aux participants, de mieux appréhender les concepts de GIRE et de bassins versants, le fonctionnement du bassin versant du Mono et les impacts des barrages sur le fonctionnement hydrologique. Dans le contexte actuel, il ressort que l’action humaine amplifie les risques et la dégradation du couvert végétal est préjudiciable pour la ressource. De même, les mauvaises pratiques avec l’envahissement des berges pour la production sont à proscrire pour une meilleure protection de la ressource. Mais, il n’y a pas que l’homme qui a une influence néfaste sur les ressources en eau et la vie des communautés. En effet, ces dernières années, le Bénin comme plusieurs pays de la sous-région, fait face aux inondations acerbes avec pour corollaire, parfois des pertes en vie humaine et de nombreux hectares de production qui partent en fumée. En réponse, le gouvernement avec le soutien des partenaires, a initié le Projet de Système d’alerte précoce (SAP) afin de produire des informations et données indispensables pour la prévention. Aujourd’hui, grâce au projet, un dispositif est rendu fonctionnel et l’alerte aux inondations est désormais possible. Mais, si ce système d’alerte est d’apparition recentre et reste à renforcer, ailleurs en Belgique, dans la région flamande, c’est un plan qui a été conçu depuis 1977 pour faire face aux marées. Depuis, ce plan di Sigma, permet de gérer les voies navigables et les terrains avoisinants, de stimuler l’utilisation multifonctionnelle de la voie navigable, d’assurer la sécurité des voies navigables et de protéger les populations contre les inondations.

Une fois la phase d’éclairage sur les concepts d’intercommunalité terminée et les expériences des associations et/ou communauté des communes partagées, les participants se sont prononcés sur la nécessité ou non de mettre en place une intercommunalité autour du bassin du Mono. Pour les uns, il n’y a pas de doute. L’intercommunalité est indispensable pour mutualiser les ressources, défendre les intérêts des communes face aux infrastructures hydrauliques, protéger les berges et surtout développer des outils de planification pour la bonne gestion de la ressource au niveau du bassin. Pour les autres, il faut bien se conformer au cadre institutionnel GIRE prévu notamment le comité de bassin et les Comités locaux de l’eau (Clés) ou encore renforcer les structures intercommunales qui existent. Dans le cas de la mise en place d’une coopération intercommunale pour le bassin du Mono, la plupart des participants proposent le transfert des compétences relatives à la gestion des inondations, l’Approvisionnement en eau potable, l’environnement, la protection des berges…
Au terme des échanges, tous les participants dans leur ensemble, ont salué l’avènement de cet atelier pour la pertinence du sujet abordé. C’est pourquoi, ils recommandent de donner une suite à cet atelier. Car, selon le consultant de la Giz et ancien Directeur général adjoint de l’eau, Anatole Fassinou, « il faut continuer à creuser parce que la GIRE au Bénin est partie d’en haut alors qu’elle devrait émaner de la base ». Ainsi, « le temps est arrivé de partir de la base même si le cadre institutionnel est venu des grands classiques qui viennent d’ailleurs », a soutenu Dominique Fougeirol avant d’ajouter qu’il faut régler les problèmes dans les communes. Au total, pour les participants à cet atelier, il faut poursuivre la réflexion sur les thématiques et surtout « réinventer la GIRE en partant de la base ». Dans le même temps, il faudra continuer une vulgarisation des textes de loi sur la gestion de l’eau et la GIRE afin d’orienter les interventions.
En conséquence, si l’atelier de Lokossa n’a pas débouché sur une décision unanime de fonder une nouvelle coopération intercommunale autour du bassin du Mono, elle aura beaucoup apporté en matière d’éclairage sur l’état actuel de l’intercommunalité au Bénin et surtout révéler la volonté manifeste pour tous les acteurs communaux, de s’impliquer résolument dans la gestion du bassin du Mono. Désormais, la réflexion se poursuit sur comment y arriver pour garantir la défense des intérêts des communes qui ne veulent plus jouer le second rôle.

November 26, 2014

Eau et assainissement en Afrique : Cotonou accueille les 2e assisses du CST/de l’AAE

Alain TOSSOUNON (Cotonou/Bénin)

Depuis le lundi 24 novembre 2014, les sociétés d’eau d’Afrique se retrouvent dans la capitale économique béninoise pour les 2e assises du Conseil scientifique et technique (Cst) de leur association. Sous le thème « Eau et assainissement en Afrique : financements et solutions intelligentes », les membres de l’Association Africaine de l’Eau (AAE) renouvellent leur engagement d’inventer et d’imaginer de nouvelles solutions pour assurer un accès et un assainissement pour tous les Africains.

 

Les officiels au cours de l'ouverture des travaux

Les officiels au cours de l’ouverture des travaux

« L’Afrique a changé. Elle inspire confiance; consciente qu’elle est un enjeu majeur de la mondialisation, elle se trace un avenir et personne ne peut désormais la regarder sous un prisme déformant et négatif ». Si cette note d’espoir et d’espérance du Président du Conseil scientifique et technique (Cst) de l’AAE, Oliver Francois Gosso est partagée par un grand nombre d’observateurs, l’Afrique se trouve néanmoins confrontée encore au défi d’accès à l’eau et à l’assainissement pour tous ses enfants.
En effet, dans ce continent d’avenir, plus de 2,5 milliards de personnes vivent toujours sans accès à une eau potable. Une véritable problématique qui pour le président Gosso, est un challenge « important » mais pas « insurmontable ». Aujourd’hui, soutient-il, après la rencontre de Kampala qui s’est penchée sur les solutions pour accélérer l’accès à l’eau et aux services d’assainissement, l’heure était venue de réfléchir sur la mobilisation des financements pour la mise en œuvre des solutions intelligentes. Mais pour lui, pour relever ce défi, il faut oser et essayer. Et l’Association africaine de l’eau peut compter sur ses atouts et la crédibilité dont elle bénéficié auprès des institutions des Nations Unies, du Conseil des ministres africains de l’eau (AMCOW)…Car, au-delà de l’accès à l’eau et à l’assainissement, les problématiques du réchauffement climatique, de la désertification, la pollution de l’eau et des sols…n’autorisent plus l’inaction, a signifié le directeur général de la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb), David Babalola. En se félicitant d’accueillir l’organisation de ces assises de réflexion en terre béninoise, il a indiqué que les défis de l’accès à l’eau et aux services d’assainissement posent sans nul doute, la question du droit à l’eau et à l’assainissement pour les populations. Ainsi, avec les assises de Cotonou, il a fondé l’espoir de voir les participants « explorer toutes les pistes de solutions concrètes et viables pour des actions nationales et internationales en matière de maîtrise et de gestion des services d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement.
L’assainissement aussi important que l’eau

Une forte mobilisation des acteurs au rendez-vous de Cotonou

Une forte mobilisation des acteurs au rendez-vous de Cotonou

En faisant le constat que les fora mondiaux et internationaux ont contribué ces dernières années à faire progresser la compréhension de tous sur les enjeux liés à l’eau, le ministre en charge de l’eau, Barthélémy Kassa, qui a ouvert les travaux a signifié qu’il est temps de sortir de l’oubli, la question de l’assainissement des eaux usées en milieux urbains et périurbains. « La question de l’eau potable est d’importance capitale, mais il y a également un autre sujet aussi bien capital que l’on ne met pas toujours bien en exergue, il s’agit de l’assainissement », a-t-il souligné. Mieux, il a soutenu que « l’assainissement plus encore que l’eau potable, est le défi le plus lourd que nous avons à relever ». Ainsi, face à l’absence de système d’évacuation collectif des eaux usées dans les pays africains, il est important de doter les sociétés d’eau d’instruments et de technologies adéquats et d’un cadre institutionnel efficace. Egalement, il préconise des actions solidaires et c’est pour cela qu’il salue la contribution de l’AAE. « Le salut est permis pour un espoir de développement harmonieux du secteur de l’eau et de l’assainissement en Afrique », a-t-il conclu.

Ainsi, durant ces assises, des thématiques diverses liées à la disponibilité de l’eau, sa qualité, sa répartition inégale, sa bonne gestion…Au cours des assises, une cérémonie de dédicaces de l’ouvrage « l’Afrique et l’eau » écrit par les experts africains sous la direction de Claude Jamati aux éditions Alphares se déroulera pour une fois encore, mettre en débat, la problématique de l’accès à l’eau et à l’assainissement en Afrique.

November 20, 2014

Accès aux toilettes améliorées au Sénégal : le taux de couverture progresse dans la région de Matam

Bachir SANE (Sénégal)

Plusieurs milliers de personnes ont accès aux toilettes dans la région de Matam. Des organisations projettent de construire entre 1.500 et 2000 toilettes améliorées entre 2015 et 2016. C’est ce qui ressort d’un document transmis à la presse.

La journée mondiale des toilettes a été célébrée pour la première fois au Sénégal, à Ndiaffane Bélithindy, dans la commune de Agnam Civol, dans la région de Matam. Ce choix est justifié par les progrès enregistrés dans cette zone au cours de ces dernières années. « 43 villages ont été déclarés fin de défécation à l’air libre, dans la commune Agnam Civol. Il s’est agi d’agir sur les consciences afin de changer des comportements. Les comités de salubrité travaillent dans le sens de pérennisation des acquis », a laissé entendre le représentant du Gsf. Selon un document transmis à la presse, 6700 latrines familiales et 25 blocs sanitaires scolaires ont été construits dans le cadre de la mise en œuvre du sous programme Pepam IDA financé par la Banque mondiale alors que 200 latrines familiales sont réceptionnées dans le cadre du Projet intégré hygiène et assainissement rural dans la région de Matam.
Le secrétaire général du Conseil départemental de Matam, Chérif Mamadou Kébé a pour sa part souligné que l’acte III de la décentralisation leur l’opportunité de rompre le cercle vicieux de la pauvreté. Le gouverneur de Matam n’a pas manqué de souligner les défis à relever. « Des efforts ont été faits pour accroître l’accès à l’assainissement mais beaucoup reste à faire. Il me plaît de souligner la synergie des acteurs pour aller de l’avant », a apprécié le gouverneur de la région de Matam.
La disponibilité des toilettes participe à la prévention des maladies. En réalité si l’on se réfère à un document de WaterAid, près 1.400 enfants meurent tous les jours de maladies diarrhéiques résultant du manque d’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement. L’Afrique détient le taux d’incidence le plus négatif, 277.794 enfants perdent la vie pour les causes précitées. C’est pour cela que cette organisation a préconisé des solutions pour s’attaquer à cette problématique. « WaterAid demande l’adoption d’un objectifs de développement durable dédié à l’eau et à l’assainissement pour épargner des vies et améliorer la santé des enfants. Il est essentiel que chacun ait un accès de base à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement d’ici 2030 », lit-on dans un document transmis à la presse.
L’espoir est pourtant permis puisque selon Mamadou Ndom, la JICA va renforcer ses interventions dans les zones rurales. Le nombre de bénéficiaires d’ouvrages de base de l’assainissement pourrait augmenter. Il y a un projet de construction de 15.00 à 2.000 toilettes décentes entre 2015 et 2016. En tout état de cause, l’inaccessibilité à ces ouvrages a des incidences négatives sur la santé des populations et notamment sur celles des couches vulnérables. « Le manque de toilettes décentes expose des personnes à des maladies. Les femmes et les filles sont exposées à des violences physiques à des agressions. Mais WaterAid et l’Etat du Sénégal et ses partenaires vont travailler pour renverser cette tendance », a soutenu Apollo de l’Ong WaterAid.
Le représentant du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Djibril Gaye a abordé dans son intervention les défis auxquels, il faudra s’attaquer. « “Egalité et dignité” est le thème de l’édition de la journée de cette année que nous célébrons présentement ici dans la commune de Agnam Civol avec comme objectif d’appeler à l’action et de souligner l’urgence de mettre fin à la défécation en plein air, notamment pour les femmes et les filles qui sont particulièrement vulnérables », s’exprime Djibril Gaye. Aujourd’hui, il est nécessaire de faire bouger les lignes dans des zones rurales. En effet selon un rapport conjoint Oms/Unicef, sur les progrès en matière d’assainissement et alimentation en eau près de 2, 5 milliards de personnes soit un tiers de la population mondiale seront sans ouvrage d’assainissement amélioré en 2015. Au Sénégal la situation n’est pas reluisante, si l’on se réfère aux dernières données disponibles. « Au Sénégal, 6,6 millions de Sénégalais n’ont pas accès à des toilettes décentes, ce qui a des conséquences désastreuses en particulier sur le bien-être, la santé, l’éducation et l’autonomie des femmes et des jeunes filles », rappelle Djibril Gaye.

November 18, 2014

Atelier sur les Lignes directrices pour le développement des infrastructures hydrauliques en Afrique de l’ouest : Améliorer la dissémination et l’appropriation des recommandations

Alain TOSSOUNON (De Lomé)

Photo de famille des participants

Photo de famille des participants

Afin de disséminer et de faciliter l’appropriation par les différents acteurs du niveau national des pays de la CEDEAO, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (Uicn), le Centre de coordination des ressources en eau de la CEDEAO (Ccre) et Eau Vive, ont organisé du 17 au 18 novembre 2014, un atelier à Lomé au Togo. Durant deux jours, tous les différents acteurs appréhenderont les lignes directrices ainsi que le projet de directive en vue de promouvoir de bonnes pratiques en matière de construction et de gestion de grandes infrastructures hydrauliques dans la sous-région.

Grand moment de dialogue et de bouillon d’échanges, l’atelier de Lomé a été ouvert par le Ministre de l’équipement rural, Nabagou Bissoune. «C’est une réelle opportunité pour les deux pays d’appréhender les défis liés aux projets de développement des infrastructures hydrauliques notamment la prise en compte des considérations environnementales, économiques et sociales », a-t-il indiqué. Pour le représentant du gouvernement togolais, cet atelier doit permettre aux participants dont il salue la forte mobilisation, de « s’approprier littéralement le contenu des lignes directrices dans une démarche de Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) ».Surtout, la rencontre participe de l’affirmation du rôle des organismes de bassin dans le développement et la mise en œuvre des projets à caractère transfrontalier, à intégrer les populations affectées comme acteurs.
Dans son intervention, le représentant du directeur régional de l’IUCN, Maxime Somda, a rappelé que son institution appuie le dialogue régional sur les grandes infrastructures hydrauliques piloté par le Centre de coordination des Ressources en eau de la CEDEAO à travers les concertations multi-acteurs entre Etats, organismes de bassins et société civile. Aujourd’hui, dans un contexte où le Bénin et le Togo viennent de signer l’acte constitutif de l’Autorité du bassin du Mono, il a souligné qu’il est important que le principe du dialogue et les recommandations qui en découlent, soient disséminées et que les acteurs dans leur diversité se les approprient. Un avis partagé par le représentant de la CEDEAO, Mahamane Touré, qui dans ses propos, est revenu sur la genèse du dialogue engagé sur la problématique des infrastructures dans l’espace CEDEAO. Car, réalisées pour induire le développement harmonieux, les grandes infrastructures qui ont contribué au développement des Etats n’ont toujours pas profité aux populations en raison de leur faible participation au processus de prise de décision. Ainsi, précise-t-il, c’est en réponse à cette problématique que la CEDEAO a conduit entre juillet 2009 et juillet 2011, un dialogue avec tous les Etats. Un processus ayant conduit à la mise en place d’un panel d’experts qui a réfléchi sur le processus de décision et les impacts des projets passés afin de faire des recommandations. 25 recommandations de bonnes pratiques et 77 mesures ont fait l’objet de partage avec les Organisations de la société civile. Pour lui, après les ateliers organisés en Guinée et au Burkina, l’atelier de Lomé a valeur d’exemple parce qu’il constitue un axe fort d’intégration dans le contexte de la mise en place de l’autorité du bassin du Mono par le Bénin et le Togo.
Pour le Président du PNE-Bénin, porte-parole de la société civile béninoise et togolaise, André Toupé, la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) constitue un tremplin pour la promotion des bonnes pratiques en matière de construction et de gestion des grandes infrastructures hydrauliques. Tout en se félicitant de l’implication de la société civile dans le processus de dialogue et d’appropriation des lignes directrices, il a soutenu que sa présence permettra de garantir l’équité et la durabilité des investissements envisagés pour les Etats et les populations.

Au cours des travaux, les participants suivront des communications qui permettront d’améliorer leur compréhension et leurs connaissances sur le processus de dialogue régional et les produits qui en sont ressortis, ainsi que les implications de leur mise en application. Les acteurs du niveau local (populations des sites de projet d’infrastructures hydrauliques, ONG, élus, etc.) et du niveau national (services techniques de l’Etat, administration centrale, parlementaires, bailleurs, etc.) seront mieux outilles sur les conditions d’application des lignes directrices et du projet de directive CEDEAO aux niveaux des pays et transfrontalier sont discutées et définies par les parties prenantes concernées dans un débat ouvert.
Au terme de cet atelier, ils réfléchiront sur la stratégie pour la prise en compte des lignes directrices et du projet de directive CEDEAO dans les réglementations nationales, les politiques et les pratiques, est proposée d’un commun accord, avec une répartition des rôles et responsabilités entre acteurs. L’atelier se poursuit.

November 10, 2014

Formation des membres du REJEA à Tahoua : Comprendre mieux l’approche Assainissement total pilote par les communautés

Amani MOUNKAILA (Niger)

Du 4 au 6 novembre 2014,  s’est tenue à Tahoua à 552 km de Niamey au Niger, la deuxième session de formation des membres du Réseau des journalistes pour l’eau, l’hygiène et l’assainissement (REJEA) sur la promotion de l’approche de l’assainissement total piloté par les communauté ( ATPC).  Organisé par le REJEA en collaboration avec l’UNICEF, cet atelier comme  la première session qui s’est tenue à Zinder du 25 au 27 septembre 2014 a pour but  de promouvoir durablement l’hygiène et l’assainissement de base qui est une Stratégie opérationnelle de promotion de l’hygiène et l’assainissement de base (SOPHAB), une stratégie nationale du Niger.

06 Eugu00E8ne Ahogbu00E9mu00E8 Volaire ProdA l’ouverture des séances, le Président du conseil de ville de Tahoua a, dans son discours de bienvenue,  salué le choix porté sur sa ville. Il a par ailleurs souhaité qu’à la sortie des séances, les participants puissent s’approprier le contenu de l’approche ATPC pour renforcer leur connaissance afin de sensibiliser les populations à vivres dans un environnement saint.

A cette occasion, le président du REJEA, M. Ousmane Dambadji en réponse au président du Conseil de ville a remercié vivement la ville de Tahoua qui s’est illustrée dans l’approche ATPC. Cependant, il a relevé avec inquiétude, la situation du Niger en matière d’accès à l’assainissement à la veille des atteintes des OMD. Il a salué les efforts et l’engagement du gouvernement du Niger et les partenaires dans la sensibilisation et les actions pratiques d’assainissement qui sont en cours dans toutes les régions du Niger.

Il a été relevé que les partenaires et l’Etat travaillent pour que l’ATPC soit la solution acceptée par la communauté pour la communauté. A l’analyse de la situation, il a été constaté que ce ne sont pas les ouvrages qui font défaut mais le comportement des populations.

Ainsi, l’appliquer du principe de base qui consiste à susciter chez la communauté le respect de soi, la responsabilité et le déclenchement d’un changement de comportement sanitaire collectif de 100% de non défécation à l’air libre, la mise en place d’une échelle d’assainissement et de bien être avec une subvention zéro a été recommandée.

Pour le chef du bureau de zone UNICEF Agadez/Tahoua M.Mohamed Aly Ag Hamana, pour le compte de la région de Tahoua, malgré la volonté des populations à réussir l’approche ATPC, la situation est moins reluisant à causes de la difficulté à l’accès à l’eau dans certaines localités. Cette préoccupation disait-il a été relevée par le président de la république dans son discours en fin d’année 2013. Selon le chef du bureau de zone, « un enfant sur quatre meurt avant d’atteindre l’âge de cinq ans et les maladies diarrhéiques sont la troisième cause de mortalité Niger. Or, les études ont montré l’évidence du lien entre le manque d’hygiène et d’assainissement adéquat et la prolifération des maladies diarrhéiques ».C’est pourquoi, poursuit ce dernier, l’ATPC est une solution au préoccupation de la communauté.

Cette approche a été soutenue par le représentant du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement  qui a indiqué que la réussite de l’ATPC est une porte d’entrée pour le développement de la société.

En lançant les activités de l’atelier, le Secrétaire général de la région de Tahoua en a saisi l’occasion pour saluer le gouvernement pour sa stratégie opérationnelle de l’assainissement de base qui est le défi de la qualité et de la quantité qui consiste à garantir l’accès à l’assainissement à une grande partie de la population sur une base durable.

Durant ces trois jours, 80 journalistes membres du REJEA ont été formés sur l’approche ATPC. Des  visites sur des villages reconnus comme ayant mis fin à la défécation à l’air libre ont été initiées. Deux villages ont été visités afin de comprendre le processus de déclenchement. Cette expérience est enrichissante pour les journalistes dans le traitement du sujet. Ce qui a permis aussi de faire des propositions conséquentes dans le plan d’action

Cependant des inquiétudes demeurent à la veille de la date butoir pour les OMD. Le Niger traîne encore le pas, malgré les efforts consentis par les partenaires et la volonté des communautés à atteindre et à maintenir un état de Fin de la Défécation à l’Air Libre (FDAL), par la construction de latrines par elles-mêmes, sans subventions extérieures. Comme en peut le comprendre, l’ATPC est une approche intégrée, qui consiste à encourager la communauté à analyser sa propre situation en matière d’hygiène et d’assainissement.

Toutefois, l’hygiène et l’assainissement sont des indicateurs de santé et de développement. Ces indicateurs se caractérisent par un taux de mortalité infanto-juvénile élevé estimé à 127 ‰ (lié aux maladies hydriques). En termes d’indicateurs sur l’assainissement, la défécation à air libre est à 78 % (rural 91%, urbain 20 %). Selon JMP 2012, 9% des ménages seulement disposent de toilettes améliorées et non partagées. Cette proportion varie de 34 % en milieu urbain à 4% en milieu rural (EDSN MICS IV 2012). Le lavage des mains au savon est de 34,8 % (Enquête Nutrition, Juin 2009). En termes d’accès à l’eau potable 67% des ménages utilisent de l’eau provenant d’une source améliorée. Cette proportion est de 61% en milieu rural contre 97% en milieu urbain (selon EDSN MICS IV 2012). La tendance par rapport à l’atteinte des OMD du Niger est loin d’être bien, les cibles en 2015 (milieu rural 52 %, urbain 67 %).

Ainsi, on constate que  de nombreuses actions de constructions de latrines ont été effectuées. Mais leur utilisation reste encore réduite, donc  l’augmentation en termes de couverture ne se traduit pas forcément par une généralisation de leur utilisation. On remarque plus un problème de comportement que de disponibilité d’ouvrages.

Toutefois, la formation de Tahoua comme celle de Zinder répond au besoin national d’amélioration des conditions de vie des populations Nigériennes en vue de contribuer à la réalisation de la vision déclinée dans le PDES qui est le cadre de référence du Niger en matière de développement économique et social.

 

 

 

 

November 10, 2014

Mission de haut niveau de WaterAid au Niger : Echanger  sur une meilleure stratégie de plaidoyer pour le secteur de l’eau et l’assainissement

Dans la perspective de la mise en œuvre d’une meilleure stratégie devant faciliter l’accès à l’eau et l’assainissement aux populations, WaterAid a envoyé  deux experts du bureau de Londres et de Dakar en plaidoyer et  politiques  publiques de développement, dans le cadre de la   mise  en œuvre de sa stratégie  au Niger. L’objectif de cette mission est de collecter des informations auprès des personnes ressources telles que les journalistes, la société civile et les politiques. Le vendredi, 7 novembre 2014, ils ont rencontré une délégation du Réseau des journalistes pour l’eau l’hygiène et l’assainissement (REJEA) afin d’échanger sur la  dynamique de l’accès à l’eau et l’assainissement.

Les membres de la délégation avec les journalistes du REJEA

Les membres de la délégation avec les journalistes du REJEA

La séance de travail qui a regroupé les deux parties a permis de relever les défis et de dégager les stratégies et les outils pouvant permettre aux populations un accès adéquate et durable à une eau de qualité. Les discussions ont porté aussi sur le rôle spécifique duréseau des journalistes  et l’apport de WaterAid dans les démarches pour une meilleure coordination des actions.

Selon, le représentant pays de WaterAid Niger, cette mission est importante et primordiale après l’évaluation à mi-parcours réalisé par le bureau de Niamey. Elle apporte un complément d’information pour définir la politique idoine à travers les différentes stratégies à mettre œuvre.Ce qui permettra de définir les meilleures approches pour une politique de développement soutenue.

Le président du REJEA, M. Ousmane DAMBADJi a salué cette initiative innovante qui s’inscrit dans une démarche crédible. Il a par ailleurs assuré les experts de la disponibilité du réseau à contribuer à la réussite de leur mission

Au terme des entretiens, les deux experts sont confiants et ont promis que la communication aura une place de choix dans la définition de la politique de WaterAid dans les prochaines années.

La suite des travaux sera faite avec la société civile et les parlementaires à fin de requérir plus d’information.

 Source: REJEA/Niger

October 21, 2014

Journée mondiale du lavage des mains 2014:  Se laver les mains pour éviter Ebola

Florette MANEDONG (CAMERWASH)

C’est le message qu’a fait passer l’association Education for all Cameroun (Efacam) associée à CAMERWASH et ses partenaires, mercredi 15 octobre 2014 dans l’école maternelle et primaire bilingue Sainte Julie  au quartier Jouvence à Yaoundé.

Le 15 octobre 2008, la première Journée mondiale du lavage des mains a été célébrée dans de très nombreux pays. Son objectif principal est de sensibiliser un maximum de personnes sur les conséquences d’une mauvaise hygiène des mains. L’Unicef, très impliquée dans l’organisation de cet évènement, indique que la cible principale de cette journée est constituée par les enfants, et ce notamment dans les écoles. Par un lavage de mains régulier au savon, le taux de morbidité infantile lié aux maladies diarrhéiques peut être réduit de moitié.

Chaque année, 5 000 décès sont enregistrés dans les pays en voie de développement. Ces derniers sont donc concernés au premier chef par la campagne: 5.000 enfants de moins de cinq ans décèdent chaque année des suites d’une maladie diarrhéique due à l’utilisation d’eaux contaminées… alors que le « remède » est connu et simple à mettre en œuvre: se laver les mains après avoir été aux toilettes ou avant de manger. Le lavage des mains au savon est le moyen le plus efficace et le moins coûteux pour prévenir les maladies diarrhéiques et les pneumonies.

Voilà pourquoi, ce mercredi 15 octobre 2014 au quartier Jouvence à Yaoundé, dans l’école Maternel et Primaire Bilingue Sainte Julie, l’association Efacam en a fait son cheval de bataille. Arrivé sur les lieux aux environs de 7h45, l’équipe de Education for All Cameroon, couplée à celle de Camerwash, se sont mis en droit de sensibiliser le beau monde réunis pour les accueillir. À leur tête, les élèves, les parents d’élèves, le fondateur de l’école Guillaume Jiotsa, et la directrice dame Noumene attendent les instructions. La petite leçon matinale commence d’abord par une sensibilisation. Le responsable d’Education for All Cameroun, Leclère Diffo, révèle que : ‘’bien que n’étant pas encore présent sur le territoire camerounais, la maladie à virus Ebola rôde pas très loin de nous, qu’il importe d’attirer l’attention auprès des élèves pour assurer la prévention’’. Depuis mars 2014, plus de 600 cas et 390 décès ont été notifiés en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone. Tandis que le nombre de cas suspects, probables et confirmés et de décès évolue rapidement, la flambée ne laisse pas d’inquiéter les autorités sanitaires car la maladie peut se transmettre dans les communautés et les établissements de soins, et elle est apparue dans les villes comme dans les zones rurales et frontalières.

Le Cameroun en tête

Cette affection, qui provoque des hémorragies sévères et peut tuer jusqu’à 90 % des sujets atteints, se propage par contact direct avec le sang et les liquides biologiques d’animaux ou de personnes infectées. Il en est de même pour le choléra, quant à lui, déjà bien présent sur l’étendu du territoire camerounais : Les régions notamment de l’extrême nord, du nord et de l’Adamaoua affrontent une épidémie de choléra depuis avril 2014. Les derniers chiffres officiels, font état de 74 décès sur 1598 cas signalés. La présence de réfugiés et la menace de Boko Haram dans ces régions, couplée à la saison des pluies et au manque d’eau potable, favorisent les contaminations. Le Cameroun est en tête des pertes en vies humaines, avec 554 décès pour 14 730 cas.

Pour cela, il est important de se laver régulièrement les mains, aussi souvent que possible, avec de l’eau courante et du savon. Mais davantage, les laver indubitablement aux sorties des toilettes et avant chaque repas. Pour s’assurer que la leçon du jour a été bien assimilée, les jeunes écoliers, tout enthousiastes et excités, se sont prêtés à la phase pratique de la leçon. Après le leur avoir montré, le coordonateur de Camerwash s’est effacé pour laisser les enfants faire à leur tour. La leçon terminée, un rapide tour de question a été fait pour s’assurer que la leçon du jour a été bien assimilée. C’est chose faite, on peut s’en aller tranquille, et la classe habituelle peut enfin reprendre.

 

October 21, 2014

Journée Internationale de lavage des mains:  Le REJEA et OXFAM font une démonstration à l’école primaire Wadata I

Amani Mounkaïla B- (REJEA-Niger)

Le Réseau des journalistes pour l’eau l’Hygiène et l’assainissement (REJEA) et l’Ong internationale OXFAM ont organisé une séance de lavage des mains à l’école Wadata I de Niamey au Niger, le mercredi 15 octobre 2014. Cette opération d’hygiène a pour but d’initier les élèves à ce geste peu onéreux qui sauve des vies.

Démonstration d'un élève de l’école

Démonstration d’une élève de l’école

En effet, cette année, la Journée internationale de lavage des mains est célébrée dans un contexte marqué par le ravage due au virus Ébola. Un virus dangereux, qui a fait plus de 4000 morts et dont le vaccin tarde à être opérationnel.
Malheureusement, la situation est loin d’être circonscrite, car des incompréhensions et des mauvais gestes sont pratiqués et augmentent le risque de la propagation.
Cette situation grave d’épidémie risque d’affecter la santé mondiale si des mesures adéquates ne sont pas prises.
Cependant, le combat contre Ebola ne sera pas de tout repos et les associations se mobilisent. L’opération de lavage des mains initiée par OXFAM et REJEA appuyée par EAA à l’école Wadata I répond à la préoccupation du monde entier de faire de la propreté un moyen de lutte contre le virus Ebola.
En accueillant, l’OXFAM et REJEA, M. Abdou HAMADI, directeur de l’établissement scolaire Wadata I s’est réjoui du choix porté sur son école pour lancer cette sensibilisation contre le virus Ebola.
Le représentant d’OXFAM et le Président de REJEA ont procédé à la démonstration de lavage suivi par les élèves. Ce geste va se perpétuer et permettre de lutter efficacement contre le virus.
La Journée internationale de lavage des mains de cette année est une grande opportunité pour sauver des vies humaines par un geste simple et peu couteux.
M. Ousmane Dambadji, le président de REJEA a insisté pour que ce geste se perpétue et permette aux autres établissements d’adopter les mêmes pratiques afin de mettre les élèves à l’abri des maladies. OXFAM se propose de mettre à la disposition des écoles le matériel : seaux, savons etc.

October 21, 2014

Célébration de la Journée mondiale de lavage des mains : Le lavage des mains dans le contexte de la lutte contre le virus Ebola

Amani Mounkaïla B- (REJEA-Niger)

Niamey : Le mardi, 14 octobre 2014, le Réseau des journalistes pour l’eau l’Hygiène et l’assainissement (REJEA), en collaboration avec Water Aid, l’Ong internationale OXFAM, l’Agence EAA, l’ Institut Pratique de Santé Publique (IPSP) et le ministère de la Santé Publique, a organisé une conférence débat à l’IPSP de Niamey pour sensibiliser les étudiants sur la nécessité du lavage des mains, surtout dans ce contexte de lutte contre Ebola.

Table de séance à IPSPEn prenant la parole pour souhaiter la bienvenue aux participants, le directeur général de l’IPSP M. Abdoulaye SANDA MAÏGA , s’est réjoui du choix porté sur son école pour célébrer cette journée et a promis de mettre en place les dispositifs pour inciter les étudiants à la pratique du lavage des mains.
Le président du REJEA, M. Ousmane Dambadji a demandé aux étudiantes et étudiants de cette école de santé publique de faire du lavage des mains un geste qui sauve des vies. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de sensibiliser les patients à adopter ce geste d’hygiène important pour la vie.
Quant au directeur Pays de Water Aid, cette journée est particulière, car, elle se déroule dans un contexte de lutte contre le virus Ebola.
Le directeur de cabinet du ministère de la Santé Publique a saisi cette occasion pour dire à l’assistance que le gouvernement s’active à mettre en place un dispositif de lutte. En plus de ces moyens, le lavage de la main sera une opportunité pour sauver des vies.
Le conférencier a défini le virus, le mode de contamination, sa propagation, les moyens de protections et les différents efforts consentis par le gouvernement du Niger pour la sensibilisation des populations. Après un débat interminable, les étudiants sont partis heureux d’avoir recueilli des informations pratiques pouvant les aider à réduire les risques de contamination. Le lavage des mains est un geste qui sauve des vies.

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