SECURISATION DES BESOINS EN EAU DE DAKAR ET DE CERTAINS CENTRES URBAINS: 75 % du financement des 600 milliards de F CFA bouclés pour les grands travaux

Par Idrissa Sane (Sénégal)
Le financement des ouvrages hydrauliques devant concourir à sécuriser les besoins en eau de Dakar et de certaines villes est bouclé à 75 %. Le plan global de financement est évalué à 600 milliards de francs Cfa. Déjà une 3e Usine sera construite à Keur Momar Sarr et mise en service en 1019. Elle aura une capacité de 200.000 mètres cubes par jour.
Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Sénégal, à travers la Société Nationale des Eaux du Sénégal (Sones), s’attaque à l’approvisionnement à moyen et long terme de Dakar et quelques centres urbains. Aujourd’hui, les autorités tirent un bilan très satisfaisant sur le plan de la mobilisation des ressources financières pour la construction d’une série d’ouvrages hydrauliques devant concourir à couvrir les besoins actuels et futurs de Dakar et de certaines villes. « Globalement, sur les 600 milliards F Cfa nécessaires aujourd’hui, le plan de financement est bouclé à 75% », révèle le Directeur général de la SONES, Charles Fall. Les partenaires comme la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement, la Banque ouest africaine de développement, la Banque africaine de développement, entre autres, vont accompagner le Sénégal dans la mise en œuvre des ouvrages hydrauliques.
C’est ce qui ressort de la présentation d’une étude liée à la construction d’une 3e usine de traitement, dans le périmètre de Keur-Momar Sarr.
La réalisation de cette infrastructure entre dans les perspectives de couvrir les besoins actuels et futurs de Dakar et des centres urbains. « Si rien n’est fait, nous allons revivre le déficit. C’est pour cela, nous avons pensé sécuriser la demande en eau de Dakar au moins jusqu’à l’horizon 2035 en allant vers un programme beaucoup plus ambitieux avec entre autres, la construction d’une 3e Usine à Keur Momar Sarr », a justifié le Directeur général de la SONES, Charles Fall. L’usine coûtera 203 milliards de francs Cfa et sera livrée en 2019. Selon les techniciens, du Groupe Merlin, le déficit pourrait atteindre 100.000 mètres cubes par jour dans les années à venir. Aujourd’hui, selon le conseiller technique au ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Moussa Sané, l’Etat a pris l’option de travailler sur des projets pouvant assurer la disponibilité des services sur une période plus longue. La réactualisation de la demande aidera à fournir plus d’informations pour une mobilisation rationnelle des ressources souterraines. «Cette étude de la réactualisation de la demande de la ressource en eau tient compte des nouveaux investissements mais aussi de la nouvelle stratégie du ministère qui voudrait dans un horizon temporaire proche préserver tout ce qui est ressource souterraine », précise le Directeur général de la SONES, Charles Fall.
Deux usines de dessalement de l’eau de mer
Au juste, la réduction de la pression sur les nappes remettent au goût du jour le dessalement de l’eau de mer qui, du reste, est une alternative coûteuse mais viable. En réalité, elle cadre avec le souci de la prise en compte des besoins des générations. De façon concrète, deux usines de dessalement seront construites, une aux Mamelles, l’autre sur la Petite Côte. «Nous avons des programmes de dessalement de l’eau de mer. Une usine sera construite par JICA sur le site des Mamelles, elle aura une capacité de 50.000 mètres cubes par jour et sera mise en service entre 2020 et 2021. En plus de cela, une deuxième usine de dessalement sera positionnée sur la Petite Côte et aura une capacité de 50.000 mètres cubes», avance le Directeur général de la SONES, qui précise : «Pour le dessalement de l’eau sur la Petite côte, nous allons le conduire sous le format de partenariat public-privé. L’Etat, avec l’appui de la Banque mondiale apportera la garantie financière en faveur de l’opérateur qui sera recruté par appel d’offre internationale ». A cela s’ajoute la construction de 7 forages à Tasset, et à Thiès pour une production de 20.000 mètres cubes et d’une dizaine de forages à Dakar et dans la zone de Pout.

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