Disponibilité de l’eau au Sénégal: Le premier Ministre invite à une utilisation judicieuse de la ressource

Idrissa SANE (Dakar)

Le premier Ministre, Aminata Touré considère que la disponibilité de l’eau dans l’avenir dépendra des comportements de l’homme. Le chef du gouvernement a fait cette déclaration, le vendredi dernier, lors de la cérémonie de clôture de la Semaine africaine de l’eau tenue à Dakar du 26 au 30 mai.

Aminata Touré, Premier ministre du Sénégal

Aminata Touré, Premier ministre du Sénégal

 

 

 

 

 

« L’eau ne peut pas être considérée comme un don inépuisable de la nature. ». Ces propos du premier Ministre du Sénégal, Aminata Touré est une invite à une culture d’un usage judicieux de ce bien de la nature source de vie, en passe de devenir source de conflits. En réalité des milliers de personnes vivant dans des régions du globe plongées dans un stress hydrique se démènent tous les jours pour trouver ce bien de la nature.
L’homme est au centre de sa rareté. « Nous portons tous une part de responsabilité de l’avenir de l’eau sur notre planète », a laissé entendre Aminata Touré. Elle a plaidé pour une utilisation judicieuse de cette ressource pour les différents usages y compris pour la consommation humaine. Pour le chef du gouvernement, le temps est venu de revoir les modes de consommation. « Il y a donc un besoin urgent de changement dans les modes de production et de consommation pour réduire les gaspillages et améliorer l’efficience dans l’utilisation des ressources en eau », plaide Aminata Touré.
Elle suggère la gestion concertée entre les Etats pour à la fois assurer sa disponibilité à long terme et aussi pour la prévention des conflits. « A l’évidence, « l’or bleu » est devenu un bien de production et de consommation dont les multiples usages renvoient à un impératif de concertation et de coopération entre Etats, de régulation et de règlementation en leur sein », défend Aminata Touré. C’est à juste raison, que les différentes politiques recommandent une gestion intégrée de ce bien. Sa rareté est aujourd’hui une réalité. Le lit du Lac Tchad ne cesse de se rétrécir laissant derrière un lot de désolation. L’assèchement progressif du plus grand lac au monde est l’une des manifestations emblématiques du changement climatique.
Les intervenants lors de la cérémonie de clôture, comme la ministre nigériane des ressources en eau, Sarah Rengocheck, ont plaidé pour une reconsidération de l’assainissement et de l’hygiène dans l’agenda post 2015. La prise en compte de ces questions contribuera à la prévention des maladies hydriques et celles liées à l’insalubrité.
La société civile sénégalaise milite pour la mobilisation des financements au niveau interne avant de compter sur l’appui extérieur. « Sans investissement adéquat dans l’assainissement, les efforts en santé seront vains. L’assainissement doit cesser d’être le parent pauvre de la politique de l’hydraulique. Nos Etats doivent être les premiers à investir dans l’assainissement et l’hygiène montrant ainsi la priorité accordée à ce secteur », lit-on dans le communiqué de la société sénégalaise.
Les experts sont revenus sur les recommandations qui ont sanctionné les conférences axées entre autres sur : « l’eau, l’assainissement et l’hygiène », « la gestion des ressources en eau pour le développement durable », « la gestion des eaux usées et qualité de l’eau », « la gestion de l’eau et des risques de catastrophes ».
Le premier Ministre a visité les stands pour voir les bonnes pratiques des différents pays africains en matière de politique d’accès à l’eau et à l’assainissement.

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