ACCÈS A L’EAU POTABLE A LA POPULATION AFRICAINE: Pourquoi les décideurs doivent s’ouvrir à d’autres formes de financements

Par Paule Kadja TRAORE- Dakar Sénégal- En Afrique, en dépit des efforts considérables des gouvernements et des traditionnels partenaires au développement, environ 400 millions de personnes vivant sur notre continent sont contraintes de consommer de l’eau provenant de sources peu fiables et plus de 250 millions de personnes n’ont pas les commodités minimales de toilettes. «La conséquence en est que plus de 70% des lits d’hôpitaux en Afrique sont occupés par des personnes souffrant de maladies évitables liées à la qualité de l’eau et de l’assainissement», s’alarment les experts en l’eau.«Nous devons tous être conscients que fournir l’eau potable et l’assainissement à nos populations et leur faire adopter de bonnes pratiques d’hygiène, c’est impulser le développement de notre continent », disent-ils.

Ces défis, selon eux, confèrent aux ministres chargés de l’Hydraulique un rôle primordial de sensibilisation des populations et de mobilisation des ressources auprès des bailleurs de fonds, pour l’accès des collectivités et des villes en Afrique à des services améliorés d’assainissement et d’approvisionnement en eau potable.

En effet, lors de la tenue du 3ème Forum de Haut niveau sur l’eau et l’assainissement en Afrique, tenu en novembre, à Abidjan, le 17ème congrès de l’Association africaine de l’eau (Aae), le Secrétaire exécutif de ladite structure Idrissa Doucouré a invité les Etats africains à recourir  à d’autres types de financements, afin de pouvoir disposer des ressources nécessaires pour réaliser les infrastructures de production et de distribution d’eau potable, ainsi que celles d’assainissement.

 «Il faudrait maintenant chercher d’autres types de financements dans le cadre du partenariat public-privé qui peuvent apporter les capitaux massifs qu’il faut pour investir en Afrique. Pour y arriver, l’Afrique aura besoin au minimum de 45 milliards de dollars américains par an pour pouvoir atteindre cet objectif», a-t-il soutenu.

 Les dirigeants du continent devraient mettre les bouchées doubles, afin de faciliter l’accès aux services sociaux de base au risque d’assister à l’annihilation des efforts engagés en faveur du développement. «Nous parlons de l’Afrique émergente à 2020 ou 2025, mais cette émergence n’aura lieu que lorsque toute personne en Afrique aura accès à l’eau potable», estime le Secrétaire exécutif.

 L’investissement dans les infrastructures en général favorise la création des emplois et l’augmentation de la croissance économique. Les infrastructures d’eau potable et d’assainissement ont la particularité de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Dans la majorité des pays africains, les infrastructures de production ou de distribution d’eau potable ont été construites depuis près de cinq décennies, si bien que l’on assiste à une faible capacité d’alimentation dans certaines villes, zones périurbaines et bidonvilles. « Nous devons faire des efforts pour renouveler et étendre les réseaux, pour que ces populations des zones périphériques puissent avoir accès à l’eau potable», explique-t-il.

Ainsi, la question du financement de l’eau sera au cœur du débat durant la semaine africaine de l’eau de Dakar

 

 

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