Restitution de l’atelier Wash et communication de Cotonou : Le président du REJEA partage les recommandations avec les membres

Le président du REJEA), Ousmane Dambadji (au milieu) avec deux membres du bureau

Le président du REJEA), Ousmane Dambadji (au milieu) avec deux membres du bureau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le samedi 22 février 2014,  le président du Réseau des Journalistes pour l’Eau, l’Hygiène et L’Assainissement (REJEA), M. Ousmane Dambadji, était face à la presse pour la restitution des travaux de l’atelier régional sur le « Plaidoyer, Communication et Suivi des Engagements WASH », tenu à Cotonou au Bénin, du 18 au 20 février 2014. Organisé par WSSCC, cet atelier a réuni plus de 40 journalistes venus de 14 pays membres du Réseau Ouest Africain des Journalistes pour l’Eau, l’Hygiène et L’Assainissement (WASH-JN).

Amani Mounkaïla (Niger)

Cet exercice de compte rendu a permis  à la presse nigérienne de comprendre son rôle dans le cadre de l’atteinte des OMD et sa responsabilité en tant qu’acteur de développement. Pour le président du REJEA, il n’est pas question de dire au gouvernement ce qu’il doit faire mais plutôt de l’accompagner et de lui rappeler ses engagements, tout en suivant périodiquement les avancées.

Au cours de cet exercice, Ousmane Dambadji a informé la presse que les engagements souscrits par l’ensemble des pays n’ont pas été respectés dans leur totalité. C’est ainsi que les journalistes africains, spécialistes des questions de l’eau et de l’assainissement, se sont entendus sur une nouvelle approche dans leur pays respectifs. Cette approche, qui se veut participative en terme de communication et de production de qualité, pouvant inciter les décideurs pour plus d’engagement dans le secteur eau et assainissement. Le président du REJEA s’est appesantis sur le cas du Niger qui, comme beaucoup de pays à Washington en 2012, s’est engagé à injecter des ressources importantes dans le sous secteur eau et assainissement. C’est pourquoi dans le cadre de la politique nationale d’alimentation en eau potable, il a prévu de mobiliser 600 milliards de francs CFA, de 2011 à 2015, dans trois composantes essentielles à savoir :

–          La composante assainissement : 48 000 000.000 F.CFA ont été attribués dont l’objectif serait de favoriser la croissance de l’accès aux services d’hygiène et d’assainissement, la réduction des disparités, la pérennité des actions et la responsabilisation des populations. En termes de résultats attendus en 2015,  plus de 5000 latrines publiques et 200 000 latrines familiales seront construites, de même que 20 000 ouvrages d’évacuation des eaux grises à titre de démonstration.

–          La composante Hydraulique Rurale, qui bénéficie d’une bagatelle de 352 000 000 000 FCFA. Un investissement qui permettra de favoriser la croissance de l’accès à l’eau potable, de réduire les disparités, de pérenniser des actions tout en responsabilisant les populations  bénéficiaires. En ce qui concerne cette composante, le gouvernement espère atteindre un résultat significatif avec 14000 nouveaux équipements points d’eau modernes et 8250 à réhabiliter.

–           La composante Hydraulique urbaine, qui se retrouve avec une prévision de 200 000 000.00 FCFA pour un objectif devant permettre une croissance de l’accès à l’eau potable, la réduction des disparités, la pérennisation des actions et la responsabilisation des populations  bénéficiaires. Ce qui va permettre de porter le taux de desserte de 52 centres concédés en 2009 de 72,7% à 82,5%, ainsi que l’intégration de 40 nouveaux  centres et porter leur taux d’accès théorique de 64, 5% en 2010 à 82,5% en 2015.

Selon le président du REJEA, si l’Etat du Niger respecte ses engagements, le secteur de l’eau et de l’assainissement connaîtra une amélioration significative. Il espère que l’agenda post 2015 sera une opportunité pour tous les africains d’accéder facilement aux infrastructures d’eau potable d’hygiène et d’assainissement. L’eau doit être disponible dans toutes les écoles et dans toutes les formations sanitaires.

Il a aussi rappelé que chaque jour, 1600 enfants meurent suite à des problèmes liés à l’eau à l’hygiène et à l’assainissement et 800 millions de femmes ont leur « règle » chaque jours à travers le monde qui les empêche d’aller à l’école ou au travail parce qu’il manque des infrastructures adaptées à leur situation.

 

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