Financement de l’eau et de l’assainissement: Les dirigeants étalent leurs besoins

Paule Kadja TRAORE (Abidjan)
L’Afrique peine à trouver des solutions durables pour la gestion de l’eau et de l’assainissement. Plus de 400 millions de personnes n’ont pas encore à ses commodités. Aussi, pour mettre un terme à cela les dirigeants africains comptent s’appuyer sur les bailleurs de fonds pour combler ce cap.
 La tenue à Abidjan (capital économique de la Côte d’Ivoire) de la 17e Congrès de l’Association africaine de l’eau (AAE) a été l’occasion pour les autorités concernées de soulever auprès des bailleurs de fonds les véritables besoins de l’Afrique en vue de faciliter l’accès à l’eau potable et à l’assainissement à tous.
Aussi, le symposium sur  le thème : « Financement pour un développement durable du secteur de l’eau et de l’assainissement » qui s’est déroulé le premier jour du Congrès a servi de tribune aux dirigeants, professionnels de l’eau et investisseurs de débattre sur les vrais raisons qui bloque l’accessibilité à toute les couches de la population africaine des services de l’eau et de l’assainissement.
Pour le ministre ivoirien des Infrastructures Patrick Achi, les problèmes liés à l’eau va au-delà des financements octroyer par les bailleurs de fonds. «Certes, des milliards sont investis tous les ans pour la gestion dudit secteur, cependant tant que le cout des services alloués aux consommateurs n’est pas revenu à la hausse, le cap sur le financement de l’eau et l’assainissement ne sera jamais combler» soutient M. Achi.
Selon lui, l’Afrique fait face à une urbanisation galopante des villes. Un fait qui doit être accompagné par l’augmentation des équipements l’infrastructure adoptée pour disposer de l’eau de qualité et aussi de bons services d’assainissement.
Abondant dans le même sens, son collègue ministre de l’Urbanisme et de la construction Mamadou Sanago, dira que « les financements de l’eau et de l’assainissement doivent être élevés au rang de priorité, ils méritent d’être dotés de moyens financiers importants afin de pouvoir répondre à l’attente du peuple africain ».
Allant plus loin dans ses propos, M. Sanogo avoue que  «Si beaucoup de pays africains n’atteindront pas l’Objectif du Millénaire de Développement » (OMD) concernant l’eau et l’assainissement, c’est parcequ’ils ne disposent pas de ressources financiers pouvant couvrir leurs besoins pour la gestion de ce secteur».
En guise de réponse, le représentant de la Banque Mondiale, dira que leur structure continuera à accompagner les projets de développements des infrastructures en l’eau et assainissement. Pour assurer le développement durable de ses secteurs, la Banque Mondial compte également financier les projets de renforcements de capacité et de recherche des acteurs.
Pour sa part, Chef exécutif de la Banque Islamique en Afrique Elhadji Bara Diène, a invité les décideurs africains de se rapprocher de son structure en vue de bénéficier des avantages qu’il offre.
D’après, le fait de fonctionner sans taux d’intérêt, mais surtout le fait le mettre un accent particulier sur investissements licites fait de sa boite un partenaire stratégique pour conduire l’Afrique vers le développement durable du secteur de l’eau et de l’assainissement.

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