Archive for February 18th, 2014

February 18, 2014

Accès à l’assainissement et à l’hygiène : L’Afrique accuse le retard sur le terrain du changement de comportements

 Par Idrissa SANE ( Envoyé Spécial à Cotonou)

De tous les défis auxquels l’Afrique est confrontée, celui de l’accès à l’assainissement et à l’hygiène est le plus pressant au regard des incidences de l’inaccessibilité de ces services sur la prévalence des maladies, la baisse de la productivité dans les entreprises et dans les administrations. Aujourd’hui plus de 87 % de la population en Afrique au Sud du Sahara des zones rurales  continuent à déféquer à l’air libre.

Des toilettes sur l'eau à So-Ava (Village lacustre)

 

 

 

 

 

Le constat est plus que alarmant. Sur le continent africain, une personne sur 3 n’a pas accès à un assainissement adéquat. Pire, les chiffres des différents organismes concordent sur le fait que 87 % de la population des pays de l’Afrique au Sud du Sahara des zones  continuent de déféquer à l’air libre avec toutes les conséquences sanitaires et environnementales.  « C’est un triste constat qu’environ 87% des populations rurales d’Afrique subsaharienne pratiquent encore la défécation à l’air libre, et que seules 3 personnes sur 10 se lavent les mains à l’eau et au savon aux moments critiques », a souligné le ministre de la Santé publique du Bénin, le Pr. Dorothée Kindé Gazard. Ces statistiques prouvent s’il en besoin de la nécessité pour les pays africains, de déployer plus d’énergie et de dérouler des stratégies pertinentes  pour amener leurs populations à s’approprier des comportements hygiéniques. « L’immense défi à relever  aujourd’hui ne concerne donc pas seulement les équipements et les services d’assainissement ; nous devons également nous préoccuper du changement de comportements de nos concitoyens pour que la santé de tous s’améliore de manière significative et durable », a plaidé l’universitaire, le Pr. Dorothée Kinde Gazard.

Ce plateau sombre  qui est loin d’être exhaustif fonde l’organisation de l’atelier régional de plaidoyer, communication et suivi des engagements Wash par le Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement ( Wsscc) en partenariat avec le Réseau sous-régional des journalistes Wash (Wash-Jn) et le ministère de la Santé publique . « Le rôle primordial de ce secteur dans la prévention des maladies, la lutte contre la mortalité infantile, l’éducation, l’économie et la réduction de la pauvreté grâce à la responsabilisation est de plus en plus compris», a reconnu  la chef Programme plaidoyer et communication du Wsscc, Amanda Marlin. Il est aujourd’hui admis que la couverture des besoins en assainissement et hygiène a des impacts positifs sur la performance des filles à l’école. « En plus des lieux d’habitations, nous pensons qu’il faut étendre la couverture en assainissement aux écoles, aux centres de santé, aux lieux de travail et aux structures publiques. Car  c’est ainsi que nous pourrons augmenter le nombre de filles qui continuent à fréquenter l’école même après avoir atteint l’âge des règles », a laissé entendre Amanda Marlin.

De la responsabilité des journalistes

L’autre constat est que ces questions ne sont pas abordées de façon régulière par les médias. Ces derniers s’emparent  de ces sujets  lorsqu’il y a des problèmes. Cette approche ne favorise pas les changements de comportements et ne contribue pas non plus à l’éveil de conscience chez les politiques qui ont la responsabilité d’accorder plus de financements à  ce secteur. « Les questions liées à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement de base occupent de plus en plus  une place importante dans le contenu de nos médias. Mais il est vrai que très souvent c’est à l’occasion des catastrophes comme des coupures d’eau que la presse et les journalistes dans leur ensemble se saisissent de ces questions », a fait remarquer  le président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upm), Franck Kpotcheme. Pour ce dernier, l’atelier de Cotonou sonne comme un appel aux médias et aux journalistes de l’Afrique de l’Ouest de veiller désormais à mettre à l’ordre du jour ces questions et d’amener les patrons de presse à entendre davantage les cris des journalistes spécialistes  en eau et en assainissement. « Il est une évidence que les médias doivent s’approprier des questions d’eau et d’assainissement (Wash) parce que aucun pays ne peut prétendre au développement tant que l’accès à l’eau et à l’assainissement ne sont pas garantis pour tous », a affirmé  Franck Kpotchémè.

Par la suite, le coordonnateur du Réseau sous-régional  des journalistes pour l’eau et l’assainissement (WASH-JN), Alain Tossounon plaide pour un changement d’approche dans le traitement des informations relatives à cette problématique. « Il faut nous remettre en cause, revoir notre manière de faire pour intéresser les lecteurs et les auditeurs. Les sujets sur l’eau, l’assainissement, les toilettes n’accrochent pas. Pourtant les personnes ne se privent pas d’acheter les téléphones portables or elles ne voient pas l’intérêt de disposer des toilettes décentes », a relevé  Alain Tossounon.

Au-delà du changement de comportements, Amanda Marlin prêche le suivi et l’évaluation des efforts et des engagements des gouvernements.

                                            

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February 18, 2014

Financement de l’eau et de l’assainissement: Les dirigeants étalent leurs besoins

Paule Kadja TRAORE (Abidjan)
L’Afrique peine à trouver des solutions durables pour la gestion de l’eau et de l’assainissement. Plus de 400 millions de personnes n’ont pas encore à ses commodités. Aussi, pour mettre un terme à cela les dirigeants africains comptent s’appuyer sur les bailleurs de fonds pour combler ce cap.
 La tenue à Abidjan (capital économique de la Côte d’Ivoire) de la 17e Congrès de l’Association africaine de l’eau (AAE) a été l’occasion pour les autorités concernées de soulever auprès des bailleurs de fonds les véritables besoins de l’Afrique en vue de faciliter l’accès à l’eau potable et à l’assainissement à tous.
Aussi, le symposium sur  le thème : « Financement pour un développement durable du secteur de l’eau et de l’assainissement » qui s’est déroulé le premier jour du Congrès a servi de tribune aux dirigeants, professionnels de l’eau et investisseurs de débattre sur les vrais raisons qui bloque l’accessibilité à toute les couches de la population africaine des services de l’eau et de l’assainissement.
Pour le ministre ivoirien des Infrastructures Patrick Achi, les problèmes liés à l’eau va au-delà des financements octroyer par les bailleurs de fonds. «Certes, des milliards sont investis tous les ans pour la gestion dudit secteur, cependant tant que le cout des services alloués aux consommateurs n’est pas revenu à la hausse, le cap sur le financement de l’eau et l’assainissement ne sera jamais combler» soutient M. Achi.
Selon lui, l’Afrique fait face à une urbanisation galopante des villes. Un fait qui doit être accompagné par l’augmentation des équipements l’infrastructure adoptée pour disposer de l’eau de qualité et aussi de bons services d’assainissement.
Abondant dans le même sens, son collègue ministre de l’Urbanisme et de la construction Mamadou Sanago, dira que « les financements de l’eau et de l’assainissement doivent être élevés au rang de priorité, ils méritent d’être dotés de moyens financiers importants afin de pouvoir répondre à l’attente du peuple africain ».
Allant plus loin dans ses propos, M. Sanogo avoue que  «Si beaucoup de pays africains n’atteindront pas l’Objectif du Millénaire de Développement » (OMD) concernant l’eau et l’assainissement, c’est parcequ’ils ne disposent pas de ressources financiers pouvant couvrir leurs besoins pour la gestion de ce secteur».
En guise de réponse, le représentant de la Banque Mondiale, dira que leur structure continuera à accompagner les projets de développements des infrastructures en l’eau et assainissement. Pour assurer le développement durable de ses secteurs, la Banque Mondial compte également financier les projets de renforcements de capacité et de recherche des acteurs.
Pour sa part, Chef exécutif de la Banque Islamique en Afrique Elhadji Bara Diène, a invité les décideurs africains de se rapprocher de son structure en vue de bénéficier des avantages qu’il offre.
D’après, le fait de fonctionner sans taux d’intérêt, mais surtout le fait le mettre un accent particulier sur investissements licites fait de sa boite un partenaire stratégique pour conduire l’Afrique vers le développement durable du secteur de l’eau et de l’assainissement.
February 18, 2014

África: Congresso sobre água e saneamento aberto em Abdjam

Salvador Gome (Abidjam)

Abdjam,17 Fev 14 (ANG)- O primeiro-ministro da Costa do Marfim, Daniel Kablan Duncan abriu hoje em Abidjam, na Costa do Marfim os trabalhos do 17º congresso da Associação Africana de Água, que conta com a participação de 1200 delegados, entre os quais instituições e associações africanas e internacionais ligadas ao sector de água e saneamento.

Kablan Duncan destacou a necessidade de se tomar a consciência de que fornecer água potável e saneamento às populações e faze-las habituar-se às boas práticas de higiene é impulsionar o desenvolvimento do continente africano

“Este desafio confere à associação africana de água um papel primordial de sensibilização das populações, de mobilização dos recursos junto de financiadores para o acesso das colectividades em África à serviços melhorados de saneamento e aprovisionamento em água potável”, disse.

O também ministro da economia, finanças e orçamento da Costa do Marfim recomendou à associação o reforço das suas acções nomeadamente através da cooperação sul-sul para a obtenção de melhores resultados.

E recomendou ainda a diversificação das fontes de financiamento, a inovação da tecnologia e maior implicação do sector privado tanto ao nível de produção assim como na distribuição.

“A cooperação sul-sul nos oferece uma plataforma dinâmica de trocas de experiência , de promoção  de investimentos e de partilha de boas praticas a fim de encontrarmos soluções definitivas  para os desafios técnicos e financeiras que se colocam ao sector de água e saneamento nos nossos países”, sustentou.

A Costa do Marfim acaba de lançar um programa que Daniel Cablan considera ambicioso, devendo para a sua execução serem investidos mais de 400 biliões de francos cfa no domínio de água.

“No total, o governo pretende mobilizar mais de 600 biliões de francos cfa para permitir ao pais alcançar os objectivos mundial em matéria de água potável e saneamento, que visa a redução para metade até de 2015 da população que não tem acesso à água potável e saneamento.

Até quinta-feira dia 20, os participantes vão procurar propostas africanas  de soluções duráveis para a problemática da água e saneamento no continente.

A presidente da Associação Africana de Água, a sul africana, Myene Deduzile mostrou-se contra a importação de soluções para os problemas que o continente enfrente no sector.

“Temos que ter soluções africanas para os nossos problemas, soluções adaptadas as nossas realidades”, propôs.

As estatísticas indicam que 400 milhões de pessoas vivem no continente africano a consumir água de qualidade pouco fiável, e que a falta de saneamento afecta mas de 250 milhões de outras.

Esta tarde, os trabalhos do congresso com o lema “mobilização dos recursos e gestão de água e saneamento em África” prosseguiram com a realização de um simpósio sob o lema, “gestão integrado dos recursos em água e mudanças climáticas”.

Este sub-tema constitui o primeiro dos cinco sub-temas que serão discutidos com vista  a responder as constatações tidas como “alarmantes” relacionadas ao acesso à água potável e saneamento em África.

Para a comunidade dos profissionais e actores do sector trata-se de procura de meios apropriados de acesso para todos aos serviços de água e saneamento no continente africano. (Salvador Gomes, enviado especial da ANG)