Archive for February 16th, 2014

February 16, 2014

Accès à l’eau et à l’assainissement en Afrique : Les experts passent en revue les forces et les faiblesses à Abidjan

 Idrissa SANE (Le Soleil/Sénégal)

Un forum axé sur la mobilisation des ressources et gouvernance dans le secteur de l’eau et de l’assainissement s’ouvre aujourd’hui à Abidjan. Les participants vont identifier les forces et les faiblesses des pays afin de capitaliser les expériences réussies.

 « Mobilisation des ressources et gouvernance dans le secteur de l’eau et de l’assainissement ». Tel est le thème de l’atelier organisé par l’Association africaine de l’eau (Aee) qui s’ouvre aujourd’hui à Abidjan en Côte d’Ivoire. Les acteurs et les professionnels vont faire une radioscopie de ce secteur en proie à toutes les contraintes dans la plupart des pays de l’Afrique où l’on dénombre déjà plus de 300 millions d’âmes qui n’ont pas accès à l’eau potable. « Toute la communauté africaine des professionnels et des acteurs du secteur de l’eau et de l’assainissement se retrouvent à partir de ce lundi à Abidjan pour passer en revue les forces, les faiblesses, les opportunités et les contraintes du secteur de l’eau et de l’assainissement en Afrique », lit-on dans le communiqué parvenu à la rédaction. Selon le président du comité scientifique, Dr. Silver Mugisha, ce forum a pour but de partager des expériences et surtout d’apporter des réponses idoines à la fourniture satisfaisante  des services d’eau et d’assainissement. « Une prise de conscience et la vulgarisation des réformes institutionnelles et de gouvernance, les sociétés africaines d’eau peuvent accélérer le rythme de leur performance pour une meilleure fourniture de services », souligne Dr.Silver Mugisha.

Dans le communiqué, la présidente de Eaa, Duduzile Myeni, a fait savoir que c’est une étape importante dans la mise en œuvre et le renforcement d’une coopération stratégique dynamique.  C’est pour cela  qu’elle invite les participants à trouver, au cours de ce congrès, les moyens d’intensifier le partenariat international et de se concentrer sur l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

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February 16, 2014

Renouvellement du Comité de direction de L’Association africaine de l’eau : La Sud-africaine Duduzile Myeni rempile à la tête de l’AAE

A. P. Virgil HOUESSOU, Envoyé Spécial à Abidjan

Duduzile Myeni

Duduzile Myeni

Duduzile Myeni reste présidente de l’Association africaine de l’eau (AAE) pour les deux prochaines années. Selon un communiqué de cette organisation, rendue public samedi soir à Abidjan, les membres actifs et affiliés de l’AAE ont décidé de renouveler son mandat jusqu’en 2016. Elue présidente de l’AAE depuis février 2012 à l’Assemblée générale de Marrakech au Maroc, Duduzile Myeni occupe d’importantes fonctions dans son pays où elle conduit la Mhlathuze Water et dirige la South African Association Water Utilities (SAAWU), une association de vingt-un sociétés d’eau d’Afrique du Sud.

Sa reconduction à la tête de l’organisation décision intervient à l’issue de l’Assemblée générale tenue le samedi 15 février 2014 à Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire en Côte d’Ivoire. Elle se tient en prélude au 17ème congrès de l’AAE qui a lieu du 17 au 20 février dans la capitale ivoirienne. Dans sa première déclaration à l’issue cette assemblée générale, elle a précisé que « beaucoup de chantiers ont été exécutés pendant les deux dernières années ». Mais au regard de l’immensité des tâches qui restent à faire, elle invite ses pairs, membres actifs et affiliés à « encore redoubler plus d’efforts » pour des résultats meilleurs. Déjà, en janvier 2014, elle évoquait les enjeux du 17ème congrès  de l’AAE à Abidjan. « Ce rendez-vous biennal sera l’occasion de passer en revue les forces, les faiblesses, les opportunités et les contraintes du secteur de l’eau et de l’assainissement en Afrique », disait-elle. Pour elle, le congrès d’Abidjan est « une étape importante dans la mise en œuvre et le renforcement d’une coopération stratégique dynamique » et doit permettre aux membres « d’intensifier le partenariat international et de se concentrer sur l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

Sa réélection est donc une confiance renouvelée dont l’objectif, indique le communiqué de l’AAE, est de « poursuivre les chantiers entrepris pendant le premier mandat de sa gouvernance en tant que présidente de l’organisation composée des sociétés d’eau et d’assainissement d’Afrique ».

 

 

February 16, 2014

17ème congrès de l’Association africaine de l’eau (AAE) : Les professionnels de l’eau discutent de la mobilisation des ressources et de la gouvernance

A. P. Virgil HOUESSOU, Envoyé spécial à Abidjan

Du 17 au 20 février se tient à Sofitel Hotel Ivoire d’Abidjan (Côte d’Ivoire) le 17ème congrès de l’Association africaine de l’eau autour du thème général « Mobilisation des ressources et gouvernance dans le secteur de l’eau et de l’assainissement ».                             

 Toute la communauté africaine des professionnels et des acteurs du secteur de l’eau et de l’assainissement se retrouvent à partir de ce lundi à Abidjan pour passer en revue les forces, les faiblesses, les opportunités et les contraintes du secteur de l’eau et de l’assainissement en Afrique. « C’est un forum d’échanges d’expériences pour résoudre les difficultés des sociétés d’eau à  assurer une fourniture suffisante des services d’eau et d’assainissement », déclare Dr Silver Mugisha, président du comité scientifique du congrès. Pour la présidente de l’AEE, Duduzile Myeni, réélue samedi soir, le 17ème congrès est un rendez-vous continental du « donner et du recevoir ». « C’est une étape importante dans la mise en œuvre et le renforcement d’une coopération stratégique dynamique », ajoute-t-elle. C’est pourquoi elle invite les participants à trouver, au cours de ce congrès, les moyens d’intensifier le partenariat international et de se concentrer sur l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

Anciennement dénommée Union africaine des distributeurs d’eau, ex-UADE, à sa création en 1980, l’Association africaine de l’eau (AAE) est une association professionnelle d’organismes, d’entreprises et d’opérateurs exerçant dans le secteur de l’eau, de l’assainissement et de l’environnement en Afrique. Son objectif principal est de développer les capacités professionnelles de ses membres afin de réaliser sa vision d’un accès à l’eau potable pour tous les Africains. Elle rassemble plus d’une centaine de sociétés membres dans quarante (40)  pays en Afrique.

A quelques mois de l’échéance de la réalisation des OMD, l’AAE se mobilise donc. Beaucoup de défis restent à relever dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. De nombreux pays africains trainent encore le pas et ne sont pas sûrs de les atteindre. Pour ceux dont les statistiques donnent de l’espoir, il est question de prendre des dispositions pour consolider les acquis au-delà de 2015. Le thème général du congrès, « Mobilisation des ressources et gouvernance de l’eau et de l’assainissement en Afrique », répond à ces problématiques. Le rôle et l’engagement des sociétés africaines d’eau et d’assainissement est grande dans ce cadre. C’est pourquoi Dr Silver Mugisha souligne qu’avec « une prise de conscience et la vulgarisation des réformes institutionnelles et de gouvernance, les sociétés africaines d’eau peuvent accélérer le rythme de leur performance pour une meilleure fourniture de services ». Les échanges entre professionnels au cours du présent congrès vont leur donner les moyens de réussir.

En marge du congrès, se tient également à Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire le premier forum africain des jeunes professionnels d’eau, de l’assainissement et de l’environnement.

 

February 16, 2014

Secteur WASH au Togo : Le gouvernement en passe de relever le défi de l’eau potable

Carole AGHEY (Togo)

Le retard pris par les pays africains et les disparités entre les zones urbaines et rurales en matière de desserte en eau et assainissement est indéniable. Les différentes conférences, rencontres  au sommet et divers rapports l’attestent. L’Afrique a encore du chemin à faire en matière d’eau et d’assainissement. Le Togo ne fait pas exception à ce triste constat.  Il n’en est pas moins vrai que ces rencontres ont permis une prise de conscience des gouvernants.  Aussi,  depuis quelques années de considérables efforts sont faits pour renverser la tendance.

 L’horizon 2015 est en ligne de mire et les Etats même s’ils sont conscients de ne pouvoir atteindre l’objectif N°7 du Millénaire pour le Développement en matière d’eau et d’assainissement, ne ménage pas leurs efforts pour tout au moins réduire les écarts.         C’est le cas des autorités togolaises. « Il est clair que le Togo ne pourra pas atteindre les OMD. Mais beaucoup d’efforts sont faits et sont en cours pour approcher les taux de 2015 » a reconnu M. Bissoune Nabagou, le ministre de l’eau, de l’assainissement et de l’hydraulique villageoise.  Au rang de ces initiatives ont peut citer l’adoption d’un Plan d’Action National pour le Secteur Eau et Assainissement (PANSEA) piloté par le Ministère de l’eau, de l’assainissement et de l’hydraulique villageoise. Le budget 2014  également une nette hausse. Le budget s’équilibre en dépenses et en recettes à 832,7 milliards Fcfa, soit une augmentation de 19,5% par rapport au précédent exercice. Une part belle est faite à  la stratégie de croissance accélérée et de la promotion de l’emploi (SCAPE) qui rafle 616,8 milliards, soit 74,3% du budget. La SCAPE selon les autorités prend en compte prioritairement les infrastructures routières et la restauration des capacités de l’état à fournir les services de base tel que l’eau, l’éducation, la santé et l’assainissement.

C’est dans cette optique que dès le début de l’année, que le ministère de l’équipement rural chargé des questions d’eau, a fait de l’approvisionnement en eau potable des zones non desservies, son cheval de bataille. Les régions de la Kara et des Savanes sont particulièrement touchées par ce problème,  raison pour laquelle avec son partenaire japonais via l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), le gouvernement togolais a mis en œuvre la construction de forages et de min AEP dans les deux régions. Ces travaux d’achèvement étant de 97,1% à la fin du mois de janvier seront réceptionnés à la fin de ce moi de février. Ainsi 100 forages équipés de pompes manuelles sont achevés et réceptionnés, 05 Mini AEP (Timbou, Nanergou, Naki-Ouest, Tami et Pogno) achevés et réceptionnés pour 33 bornes fontaines et 17 360 ml de conduites posées, 05 Mini AEP (Nano, Bogou, Yembour, Barkoissi et Sagbiébou) sont en cours d’achèvement pour 36 bornes fontaines et 17 917,4 ml de conduites posées.

Mais à terme le projet JICA vise la réalisation de 100 nouveaux forages équipés de pompes manuelles dans la région des Savanes ; la réhabilitation de 50 anciens forages dans la région maritime et la réalisation de 10 mini AEP dans la région des Savanes. Dans le même sillage, c’est le temple du savoir de la région de Kara, l’Université de Kara qui en proie à de récurrent problème en matière de desserte d’eau qui bénéficie de la construction d’un château d’eau. Celui-ci de 25m3 permettra à terme de définitivement résoudre le problème sur ce site.

Ces actions du gouvernement prouvent à suffisance que des efforts sont faits mais la route est encore longue. Le Taux national de desserte en eau demeure encore faible, il est de 44% (soit 48% en milieu rural, 37% en milieu semi-urbain et 42,5% en milieu urbain). La  volonté politique qui est la seule à même de booster le secteur WASH ne répond pas encore présente comme cela se doit. Mais gageons que la lancée sur laquelle elle se trouve actuellement ne faiblira pas pour le bien-être des populations.

 

 

February 16, 2014

Engagements du secteur WASH: Le Sénégal piétine dans l’assainissement

 Jacques Ngor SARR (Sénégal)

L’Etat du Sénégal s’est engagé à consentir des efforts en s’investissant dans une politique de l’eau potable, axée sur une série de réformes successives concernant  trois générations visant à améliorer l’accès et la qualité du service destinés aux populations. Des avancées significatives en termes de performances du secteur ont été notées, confirmées par les différents acteurs le mois dernier lors d’un atelier d’évaluation des performances et de la planification du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Le Coordonnateur du Programme eau potable et Assainissement pour le millénaire (PEPAM) Amadou Diallo a renseigné à cet effet que «pour le milieu rural nous sommes à 81,2%, alors que pour le milieu urbain, il nous reste un demi point à atteindre. Pour l’assainissement, le Sénégal est de 35,6% en milieu rural et le taux en milieu urbain est de 64%. Donc, les difficultés se trouvent au niveau de l’assainissement où nous ne pouvons pas atteindre les OMD en 2015», a expliqué Amadou Diallo. Concernant la gestion des ressources en eau, il a signalé un important plan d’action qui est mis en œuvre depuis 2007 et qui a également atteint « des résultats encourageants». « Nous sommes en train de réviser le Code de l’eau, et nous avons aussi proposé des solutions pour la redynamisation du Conseil supérieur de l’eau et du Comité technique de l’eau en matière de gestion intégrée des ressources en eau», a signalé M. Diallo. Ce dernier déclare qu’ «au niveau régional, nous sommes en train de dérouler une très grande hydro-diplomatie à travers l’OMVS. C’est l’occasion de revoir tout ce que nous sommes en train de mettre en œuvre avec les autres pays en termes de production d’hydro-électricité mais également d’amélioration de la navigation sur le fleuve Sénégal», a-t-il indiqué. «Il faudrait que nous puissions également, au niveau sectoriel, revoir notre feuille de route pour essayer d’aller au-delà de 2015. Et ça se prépare tout de suite. Nous avons déjà identifié un programme de presque 1,3 milliard de francs CFA pour l’ensemble des secteurs», a-t-il révélé.

OMD quasi-atteints pour le sous-secteur de l’Hydraulique mais hors de portée pour l’assainissement

 Ces performances sont notées dans le «7e revue annuelle sectorielle conjointe»  du Programme eau potable et Assainissement pour le millénaire (PEPAM) de 2013, qui révèle que les OMD sont quasi-atteints pour le sous-secteur de l’Hydraulique avec 89,5% mais sont désormais hors de portée pour l’assainissement. Des progrès nets sont notés pour l’hydraulique aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain. Par contre pour le sous-secteur de l’assainissement, une légère hausse est enregistrée pour le rural contre un recul de l’indicateur en milieu urbain. Pour ce qui concerne le traitement et dépollution en milieu urbain, la revue montre que de 2004 à 2012, le taux de traitement est passé de 19% à 41,5% et a connu un avancement de 22,5 points en 8 ans. Il est cependant très en dessous de 8 points de l’objectif intermédiaire de 2012 fixé à 49,5%. Le taux de dépollution des eaux usées est passé de 13% en 2004 à 30,3 % en 2012 et a connu un avancement de 17,3 points en 8 ans. Il est en dessous de 5,2 points de l’objectif intermédiaire de 2012 fixé à 35,5%. Si rien n’est fait, il surviendrait un déficit de 9,5 points en 2015 pour le taux de traitement et de 7,4 points pour le taux de dépollution.

Ces avancées ont été mises en évidence dans un rapport réalisé par l’organisation transparency international, par l’entremise de sa section sénégalaise, le forum civil,  sur «la gouvernance dans la fourniture des services d’eau potable au Sénégal : cartographie des déficits de transparence et d’intégrité». L’étude rendue public au mois décembre 2013, montre qu’au Sénégal, les taux d’accès en eau potable ont évolué de façon significative avec une nette tendance vers l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), si cette dynamique et les efforts sont maintenus. Mais selon le rapport, ces performances ainsi notées cachent d’énormes disparités liées à la position de la zone géographique (Sud et l’Est du pays défavorisés), à la nature de certains quartiers (usagers des quartiers irréguliers privés d’abonnement au service d’eau faute de titres de propriété); au type d’approvisionnement en eau (usagers Borne fontaine (BF) payent l’eau près de quatre fois plus cher que les usagers d’eau courante dans certaines localités) des usagers considérés. Le défi de la qualité du service est également à relever surtout en ce qui concerne la qualité de l’eau.