Sénégal : Les parlementaires posent le principe de la répartition équitable des infrastructures pour le secteur Wash

Idrissa SANE (Dakar)

 Les parlementaires ont remis sur la table le principe de la répartition équitable des infrastructures pour permettre à tous les Sénégalais d’avoir accès à l’eau et aux services de base de l’assainissement. C’était au cours du vote du budget de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Celui-ci a été arrêté à la somme de 35.394.273.620 F Cfa contre 54.871.053. 040  F Cfa.

 

Parlement sénégalais

Parlement sénégalais

La répartition équitable des infrastructures hydrauliques et des ouvrages d’assainissement a été au cœur des discours des parlementaires qui se prononçaient lors du vote du budget 2014 du département de l’Hydraulique arrêté à la somme de 35.394.273.620 FCFA contre 54.871.053.040 FCFA soit une baisse de 19.476.779.420 FCFA. Plusieurs intervenants ont relevé les disparités entre les régions et aussi entre le milieu urbain et la zone rurale. « Il faut une répartition équitable des infrastructures. Nous devons réfléchir et changer de paradigme. Notre département d’Ourossogui, le taux de dessert est très faible », a rapporté le député originaire d’Ourossogui. A sa suite cette question a été abordée par la parlementaire Khady Diédhiou. A lui en croire, les élèves du Lycées de Thionk Essyl et les habitants de cette zone ont tous les problèmes pour avoir accès à cette ressource vitale alors que Moustapha Cissé Lô a défendu la réhabilitation du forage de Keur-Mbari. Le parlementaire Mansour Sy est aussi revenu sur les disparités en relevant le paradoxe des villages du Lac de Guiers qui ne sont pas raccordés à l’Usine de Keur Momar Sarr. Au juste 31 villages du Lac seront approvisionnés  en 2013 et 79 autres en 2014.  La réparation des disparités a été soulevée durant les travaux en commission. Le ministre, de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Pape Diouf a affirmé la volonté de son département à  s’attaquer à cette injustice. « Pour l’hydraulique rurale, seuls 18 % des ménages ont une couverture. Nous avons un projet de 1. 787.000.000 et d’autres programmes  qui permettront  à 800.000 Sénégalais supplémentaires d’avoir accès à l’eau au cours de 5 prochaines années. Nous allons réparer cette disparité », a promis le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement.  La répartition de cette injustice prendra une nouvelle tournure avec la construction des 3.00 forages. Leur répartition se fera avec les conseils des parlementaires qui ont une connaissance des besoins des Sénégalais vivant dans les zones rurales. « Nous allons nous appuyer sur les députés pour choisir les zones d’implantation des forages », a assuré le ministre qui a annoncé la réalisation de 4.500 ouvrages individuels d’assainissement pour booster les indicateurs dans le milieu rural.

D’une manière globale, son département exécutera des travaux devant concourir à  prévenir les déficits à court et à long terme. « Nous allons travailler à sécuriser l’approvisionnement en eau et à prévenir les pénuries. En 2014, les 35.000 mètres cubes d’eau  qui seront injectés dans le réseau contribueront  à  prévenir les pénuries », a affirmé Pape Diouf qui a soutenu  que les responsabilités seront situées après l’audit de la panne de l’usine de Keur-Momar Sarr en réponse aux questions de Moustapha Diakhaté et de Mansour Sy qui aimeraient avoir une idée nette sur le contrat de construction du tuyau qui devrait avoir une durée de 50 ans mais qui a déjà à son actif plusieurs pannes.

                             La sécurisation du Lac de Guiers

D’autres parlementaires ont souhaité la préservation de l’écosystème de ce milieu humide.  Les activités génératrices de revenus fleurissent aux abords du Lac de Guiers. Ces activités sont susceptibles de polluer cette source d’eau. Raison pour laquelle, le député Samba Diouldé Thiam a demandé au ministre de prendre des mesures pour protéger cet espace. « Il faut éviter que le Lac s’empoissonne et empoisse des milliers de personnes. Il y a beaucoup d’activités autour du Lac », a averti Samba Diouldé Thiam.

                         La réorientation de l’Emissaire de Cambérène

Pour les 5 prochaines années, les investissements atteindront 83 milliards de francs Cfa pour non seulement la réhabilitation de la station de Cambérène et pour porter sa capacité à 53.000 mètres cubes par jour mais aussi pour le renouvellement du collecteur de Hann-Fann. « Le gouvernement a inscrit 1, 2 milliard de francs Cfa dans le BCI pour la dépollution de la Baie de Hann. Il nous faut aussi réhabiliter la station de Cambérène et renouveler le collecteur », a expliqué le ministre qui a déploré les comportements préjudiciables  au bon fonctionnement du réseau de l’Office national de l’Assainissement du Sénégal ( Onas). Rappelons tout de même que les redevances versées à la SDE et à l’ONAS sont passées de 2 milliards de francs Cfa en 1996 à 5, 3 milliards en décembre 2012.

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