3e Forum de Haut niveau à Abidjan: Le Niger dresse un bilan de mandat satisfaisant

Ousmane Dambadji (Niger)

Photo de famille des ministres et chefs de délégation

Photo de famille des ministres et chefs de délégation

En marge des travaux du Forum de haut niveau qui s’est tenu du 21 au 23 novembre 2013 à Abidjan en Côte-d’Ivoire sur les questions de l’Eau et Assainissement pour tous en Afrique dont le thème retenu cette année est «  la promotion d’une coopération vivante et efficace entre les pays du sud pour accélérer l’accès à l’hygiène, l’assainissement et l’eau potable pour tous en Afrique », le Conseil des ministres de l’Agence Panafricaine Intergouvernementale Eau et Assainissement pour l’Afrique (EAA) s’est réunit en session ordinaire. A l’ordre du jour, l’évaluation de la mise en œuvre des recommandations issues du dernier forum tenu en 2012 à Dakar et le bilan du mandat du Niger. A cette occasion, le  Président du Conseil des Ministres sortant de EAA, M. Wassalké BOUKHARY, Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Niger en a profité pour passer le témoin à son homologue du Cameroun dans une atmosphère cordiale. C’est aussi le lieu pour lui de dresser un bilan exhaustif de son mandant qui illustre que de grandes avancées sont possibles dans le domaine de l’eau et assainissement en Afrique. Dans cette même dynamique, il a vivement salué l’ensemble des Ministres et Chefs des délégations présents et le pays hôte, la Côte d’Ivoire pour son hospitalité légendaire.

 

En effet, en succédant à la Mauritanie, il y a trois ans, le Niger s’était engagé à travers la feuille de route tracée par ensemble des Etats à faire de l’Institution une organisation panafricaine de choix au service des Etats membres et des acteurs du secteur. L’un des chantiers de son mandat à la tête du Conseil des Ministres avait été la mise en œuvre des réformes institutionnelles. L’objectif était de fournir à l’Afrique un instrument à dimension continentale capable de fédérer les différents États autour de solutions durables pour relever les défis de l’eau et de l’assainissement. Ces réformes ont conduit à la mise en place de trois organes opérationnels qui sont :

-La Fondation, une organisation modèle à l’échelle continentale œuvrant pour la mobilisation des hautes autorités de la diaspora africaine et des grandes personnalités autour des défis et enjeux du secteur de l’eau et de l’assainissement. Elle permet de mobilisation de ressources financières en faveur du secteur.

– Le Centre de Recherche et de Compétence, un cadre de recherche approprié en réponse aux problèmes d’eau et d’assainissement dans les pays tenant compte de la spécificité des contextes.

– L’Agence d’Exécution, une structure d’appui et d’accompagnement des acteurs du secteur. Son objectif est de créer des opportunités d’investissement et de favoriser l’accélération de la mise en place d’infrastructures performantes en Afrique  en vue du renforcement des capacités des acteurs du secteur de l’eau et de l’assainissement.

Avec l’Agence, des programmes ont été négociés avec des partenaires techniques et financiers étrangers. A titre d’exemple, un vaste programme hydraulique d’un montant de 258 millions de dollars est sur le point de démarrer dans 6 pays membres. Il vise à fournir, au cours des quatre prochaines années, un accès durable à l’eau potable à plus de 3 millions d’Africains. D’autres contrats sont en cours, c’est ainsi d’importants programmes d’habitat intégré qui vont bientôt démarrer : ils porteront sur 10 000 logements en Guinée, 5000 au Sénégal, 5000 en Ouganda, 500 au Ghana et 10 000 au Burkina Faso. Pour le cas du Burkina-faso, 50 unités de logement pilote ont déjà été réalisés et seront suivi pas la construction de 500 autres.

Il faut relever que la réussite de ce programme est du à la signature des contrats- programmes entre l’institution et les gouvernements. Ces contrats-programmes sont l’aboutissement du premier Plan stratégique de l’histoire de l’organisation. Il a été décliné en plans pays à la suite d’un processus participatif qui a impliqué différents acteurs et intégré les politiques et stratégies nationales pour le secteur.

Pour président sortant, de deux années de mise en œuvre du Plan stratégique de l’institution, le Contrats-Programmes a permis au Niger de mobiliser 60 milliards de francs CFA pour la mise en œuvre directe des projets et programmes. L’EAA a levé des fonds de l’ordre de 550 autres milliards de FCFA en appui aux efforts de nos gouvernements dans le cadre de la mise en œuvre des projets prioritaires dans les Etats membres.

Selon Monsieur Wassalké BOUKHARY, l’un des objectifs de l’institution sera le parachèvement lors de la session de  la mise en place effective du Conseil Consultatif Technique, qui prendra le relais de l’actuel Conseil d’Administration. Il aura pour attribution d’assister le Conseil des Ministres dans ses orientations et le suivi des décisions.

Au plan du renforcement de la performance institutionnelle, les programmes de l’institution ont été relancés dans certains pays comme le Tchad, la Mauritanie, la Guinée Bissau, la République de Guinée et la République Centrafricaine. Le Ghana et l’Ouganda font désormais partie de l’organisation.

Le Ministre nigérien se réjouis des avancés significatives au cour de son mandat, l’EAA est passé de 17 pays en juin 2010 à 32 pays et des bureaux ont été ouvert en Israël, Inde, Chine et Allemagne pour que les États membres bénéficient des technologies nouvelles et des investissements étrangers. Cependant, il a indiqué que le parcours qui reste à faire sera  long pour atteindre les objectifs visés. Pour cela des initiatives importantes à travers des chantiers importants pour le secteur en Afrique ont été entamées.  L’exemple du Fonds d’Appui aux Initiatives pour l’eau et l’Assainissement  qui va permettre un accès rapide et aisé aux entrepreneurs aux financements permettant d’améliorer et d’étendre les services, de promouvoir les investissements des Petites et Moyennes Entreprises qui œuvrent dans le secteur de l’eau potable et l’assainissement. Ce Fonds vise à aider les communautés à prendre part activement à la mise en place des solutions à leurs besoins  et à appuyer les institutions de micro-finance dans la structuration et le développement de nouveaux produits de financement pour notre secteur.

En plus des chantiers, des efforts ont été déployés dans la coordination régionale des interventions au profit du secteur de l’eau et de l’assainissement. Cela a permis dit-il de fédérer et de renforcer la collaboration avec des organisations économiques, d’intégration ou de développement comme le Conseil des Ministres Africains de l’Eau (AMCOW), l’UEMOA, la BOAD, la BDEAC, la SADC, la CEAC, la CEDEAO.

Pour cela, précise le ministre nigérien, « la nouvelle Présidence du Conseil des Ministres de notre organisation devra, assurément parachever  le processus d’ancrage institutionnel de notre organisation à titre d’agence spécialisée de l’Union Africaine et d’Observateur aux Nations-Unies.

 

Elle devra aussi nécessairement accroitre nos efforts en matière de recherche de nouvelles technologies, notamment  la production de biogaz et d’autres types d’énergie à partir des sous-produits de l’assainissement, et aussi la réduction des coûts d’implantation et de fonctionnement d’infrastructures de dessalement.

Au terme de son bilan, le Présidence du Conseil des Ministres sortant a tenu a remercie vivement tous ceux qui ont aidé  son pays durant les trois années durant et bonne du succès au Cameroun.

                                                                                                  

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