Objectifs du Millénaire pour le Développement : Les besoins annuels de l’Afrique évalués à 22 milliards de dollars

Idrissa SANE (Envoyé spécial)

L’Afrique a besoin de 22 milliards de dollars par an pour atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement. La révélation a été faite, hier, à Abidjan, par chef de la Division de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, du Groupe de la Banque africaine de développement, qui intervenait lors de la session sur les opportunités de financements au 2e jour du Forum de haut niveau sur l’eau et l’assainissement pour tous en Afrique.

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L’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement est plus que par le passé fortement tributaire de la disponibilité des ressources financières. L’argent c’est le nerf, de l’accélération du processus. L’Afrique fait face à un gap énorme. « Selon les dernières évaluations, pour atteindre les objectifs du millénaire pour le développement, les besoins pour l’Afrique   sont estimés à 22 milliards dollars par an », a révélé le chef de Division de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, du Groupe de la Banque africaine de développement au cours de la session sur les opportunités de financement.

La capacité annuelle de mobilisation de l’Afrique s’élève à 8 milliards de dollars par an. Sur ce point, la capacité d’absorption est faible malgré les besoins et les urgences. «  Nous arrivons à mobiliser 8 milliards de dollars. Il faudrait dire que mobiliser 8 milliards de dollars est une chose, mais les absorber est une chose. Il y a des efforts à faire dans l’absorption de ces fonds. Il y a travail à faire sur la capacité d’absorption de nos économies », a constaté Ba Kéba.

Si les Etats faisaient des efforts à l’interne en évitant par exemple des pertes d’eau et en agissant sur les leviers aux plans internes, il est possible de réduire le gap à 3 milliards de francs Cfa. « Globalement il en sort un gap de financement qui tourne autour de 14 millions de dollars. Sur les 14 milliards de dollars les gains de productivité qu’on peut obtenir  peuvent permettre de combler les 3 milliards de ce gap. Ce qui laisse finalement des besoins qui tournent autour de 11 milliards de par an », a déduit Ba Kéba. L’exploration d’autres niches de mobilisation des ressources financières est un impératif pour non seulement maintenir le cap de réalisation mais aussi pour aussi pour surmonter les contraintes de rareté des financements. « Il y a plusieurs mécanismes qui sont lancés et mis en œuvre dans plusieurs pays du continent. Il faudrait voir comment certaines de ces expériences peuvent être adaptées à notre contexte. Mais il faut aller vers les mécanismes de financements innovants et mettre des cadres structurels et fiables de financement », a suggéré  Ba Kéba.

Ces cadres offrent deux avantages. Ils aident à drainer des ressources supplémentaires d’une part et d’autre part aide  à accroître les services d’eau et d’assainissement.  L’autre piste d’opportunités c’est la finance islamique. Avec l’absence d’intérêt, et les conditions moins contraintes et surtout « les limites de la finance classique », les Etats africains, défend,  El Hadj Bara Diène de la compagnie indépendante de la finance islamique sont en mesure d’obtenir des prêts. « La finance classique est saturée. En 2012, les encours s’élevaient à 243 milliards de dollars. Ils seront à 900 de dollars à l’horizon 2017. Il y a des possibilités que la finance islamique évolue, les Etats africains  peuvent obtenir  des financements », a soutenu El Hadj Bara Diène.

 

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