Hygiène menstruelle : Enfin briser le silence autour de cet évènement de la vie

Alain TOSSOUNON (WASH-JN)

Photo fille menstrue

        Photo (Wsscc)

L’un des importants messages de cette première journée dédiée aux toilettes et du rapport We can’t wait, c’est l’appel lancé pour agir pour l’hygiène menstruelle. Là-dessus, les chiffres sont effarants. Selon le rapport, chaque jour, plus de 800 millions de femmes entre 15 et 49 ans ont leurs menstrues. Pourtant, ces filles et femmes sont souvent obligées de se cacher et de rester dans le secret pour le simple fait naturel. Le sujet étant encore tabou dans de nombreuses cultures où les filles et les femmes doivent garder le silence, et ne jamais parler de leurs cycles menstruels ouvertement. Chacune d’elle étant laissée à elle-même pour se sortir d’affaire.

Il faut briser le silence nous enseigne ce rapport qui fait suite au travail fait par le Wsscc qui sur le sujet, à organiser à travers cinq États indiens et parcouru 2000 km pendant 51 jours, des entretiens avec douze mille filles et les femmes et initié 747 des groupes de discussion après des enquêtes.

Les résultats ont montré que 70,9 % des filles n’avaient aucune idée de ce qui leur arrivait quand ils ont commencé à saigner. Et beaucoup de jeunes femmes ont pensé qu’ils ont été blessés ou ont un cancer ou une autre maladie grave. Même après qu’ils ont commencé leurs menstruations, la plupart des filles se sentaient incapables de parler à leur mère et presque tous ont déclaré avoir peur.

Ces résultats prouvent bien qu’il y a un déficit d’information indispensable pour permettre aux filles de se préparer à cet évènement de la vie. C’est pourquoi, le rapport appelle à « briser le silence » autour de la gestion de la menstruation. Et ceci au nom du droit à la dignité humaine, à l’égalité, l’intégrité physique , la santé et le bien-être . Pour le rapport, la négligence de la menstruation viole également la Convention sur  les droits de l’enfant (CDE), la Convention pour éliminer toutes les Formes de discrimination à l’égard des femmes et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. C’est tout simplement une forme de discrimination que de stigmatiser ces femmes et filles qui n’ont d’autres solutions pendant les menstrues que de s’isoler.

Aujourd’hui, le rapport We can’t wait sonne comme un appel à relever le défi de l’hygiène menstruelle en brisant le silence. Désormais, en abordant publiquement un sujet resté longtemps tabou, les Nations Unies libèrent la parole aux femmes et aux filles en reconnaissant leurs droits de se parler autour d’un évènement de leur vie. « Il s’agit de vaincre la peur et la honte comme c’est le cas dans une grande partie du monde », nous enseigne le rapport avant d’indiquer que « Nous devons briser le silence qui enveloppe l’événement mensuel qui affecte la moitié de la population mondiale en l’écoutant et en lui répondant » . Une bonne gestion de l’hygiène menstruelle est gage d’une bonne meilleure santé pour les filles et les femmes et procure des avantages sur le plan du développement et des gains environnementaux. Au-delà de tout, c’est une question de justice !

 

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