EAA : 25 ans d’actions en faveur du secteur de l’eau et de l’assainissement en Afrique

Dans le cadre de la célébration cette année de ses 25 ans de présence dans le secteur de l’eau et de l’assainissement en Afrique, la représentation guinéenne de l’Agence Intergouvernementale Panafricaine Eau et Assainissement pour l’Afrique – EAA a organisé une conférence de presse ce lundi 14 octobre 2013, dans la salle de conférence de la Direction nationale de l’Assainissement et de cadre de vie du Ministère de l’Environnement pour échanger avec le Réseau des journalistes guinéens pour l’Eau potable, l’Hygiène et l’Assainissement (REGUIJEHA), les 25 ans d’expériences de EAA et les préparatifs de la 3ème édition du forum de haut niveau sur l’eau et l’assainissement pour tous en Afrique qui se tiendra à Abidjan (Côte d’ivoire) au mois de novembre 2013.
Pour El hadj Ismael Dia, conseiller des questions d’eau auprès du Ministre d’Etat en charge de l’énergie et de l’environnement, à l’ouverture de la rencontre, les questions d’eau potable d’hygiène et de l’assainissement constituent depuis toujours un problème majeur de développement dans les pays sub-sahéliens. Ainsi, selon lui EAA vient à point nommé pour résoudre ces problèmes. Il déclare « Les Etats en sont conscients et œuvrent pour le développement d’actions novatrices pour satisfaire les besoins sans cesse croissant des populations vulnérables avec la mise en place d’une structure forte et spécialisée dans le domaine bien précis qui vient en appui aux efforts quotidiens des gouvernements »
Parlant du parcours historique de l’institution, Alphonse Ségo, chargé des programmes à EAA en Guinée a précisé que c’est « En 1988, à la fin de la Décennie Internationale de l’Eau, face à une problématique de l’accès à l’eau et l’assainissement de plus en plus préoccupante du fait de l’accroissement démographique, de l’insuffisance des capacités de financement et du manque de technologies appropriées dans le secteur, le CREPA a été mis en place avec un siège au Burkina Faso. Sa principale mission à l’époque, fournir des réponses aux problèmes technologiques »
Mais, selon lui, c’est en 2011 que l’institution marque un tournant décisif dans son évolution : ainsi à la suite des réformes impulsées par le Conseil des Ministres, le désormais ex CREPA laisse la place à l’Agence Intergouvernementale Panafricaine Eau et Assainissement pour l’Afrique (EAA) et la mission de la nouvelle organisation repose sur une approche multisectorielle de promotion de l’accès durable et équitable des populations africaines aux services d’eau et d’assainissement à travers le développement de solutions intégrées, innovantes et durables. Elle accompagne les pays africains pour la formulation, la mise en œuvre et le suivi de politiques, stratégies et initiatives ainsi que la mobilisation de ressources financières et de compétences innovantes. Il dira que l’organisation dispose d’une nouvelle structure organisationnelle avec trois organes opérationnels que sont la Fondation EAA, le Centre de Recherche et de Compétences et l’Agence d’Exécution.
Parlant du bilan de l’institution, M. SEGO déclare : « Au cours de ces 25 ans d’intervention sur le continent, l’institution a investi dans la mise en œuvre de différents projets et programmes à hauteur d’environ 70 milliards de francs CFA. Elle a, dans le même temps facilité un apport financier dans le secteur de l’eau et de l’assainissement de l’ordre de 550 milliards de francs CFA. EAA a, de ce fait, favorisé l’accès aux services d’eau et d’assainissement à au moins vingt cinq (25) millions de bénéficiaires à travers plus de 32 pays Africains. Plus de 3000 acteurs des secteurs de l’eau et de l’assainissement, de l’éducation et des collectivités locales ont vu leurs capacités renforcées grâce aux actions de l’institution. Dans le cadre des activités de recherche-action et à travers des partenariats, EAA a développé ou identifié et éprouvé une trentaine de technologies et approches du secteur de l’eau et de l’assainissement. Entre 2011 et 2015 l’ambition est de favoriser l’accès aux services d’eau et d’assainissement à environ 50 millions d’Africains »
La Représentante Résidente de l’EAA en Guinée, Mme Fatoumata Binta Barry, quant à elle axera son intervention sur la participation de la Guinée au Forum de haut niveau sur l’Eau et l’Assainissement pour tous. Pour elle, l’édition 2013 se tiendra du 21 au 23 novembre sous le thème « Promotion d’une Coopération vivante et efficace entre les pays du Sud pour accélérer l’accès à l’hygiène, l’assainissement et l’eau pour tous en Afrique » dans la capitale ivoirienne, Abidjan, qui accueillera environ 1000 participants. Pour elle, la participation des chefs d’État et des Ministres des Finances en plus des Ministres de l’Eau et de l’assainissement des pays africains constituera une des grandes innovations du Forum.
Elle a précisé les objectifs spécifiques de cette troisième édition orientés en trois points :
– Réduire considérablement le retard dans le secteur HAEP et définir de façon participative les voies et moyens pour fournir des services d’eau et d’assainissement durable aux populations. Le forum a pour ambition d’accompagner les gouvernements africains à opérationnaliser leurs engagements pour l’HAEP à travers le partage de leçons apprises et de bonnes pratiques.
– Convier les décideurs africains, les chercheurs, les bailleurs de fonds, les innovateurs et les investisseurs autour d’une plateforme commune d’entraide et de collaboration gagnant-gagnant dans le but de l’amélioration de l’accès des populations aux services d’eau et d’assainissement.
– Favoriser le développement et l’opérationnalisation de partenariat pour la mise en œuvre de programmes et initiatives innovants dans le secteur de l’HAEP en Afrique.
Elle invitera les hommes d’affaire et bailleurs de fonds à participer à cette rencontre où la Guinée est autorisée jusqu’à un effectif de 40 personnes afin de donner une visibilité à sa participation. Car précisera-t-elle pour conclure, « Les sessions de rencontres d’affaires qui se tiendront au cours de cette édition attendent la participation massive d’au moins 300 investisseurs des pays émergeants du Sud. Les rencontres Business to Business (B2B) permettent pour leur part aux participants qui le désirent de rencontrer en privé certains hauts décideurs pour discuter d’opportunités d’affaires et de partenariats. Les rencontres Business to Government (B2G) permettent aux partenaires du secteur privé et aux investisseurs de rencontrer les différents membres de gouvernements présents pour de futurs partenariats. La table ronde des Ministres et bailleurs de fonds constituent une plateforme dynamique d’échange sur les partenariats pertinents pouvant booster le financement du secteur en Afrique. Les expositions en marge des différentes sessions confèrent aux innovateurs la possibilité de partager les résultats de leur recherche et leurs découvertes »

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