QUARTIERS A LOGEMENT SIC ET MAETUR, EAU, INSALUBRITE ET POLLUTION SE COTOIENT.

Par Leclere DIFFO,

lediffo@gmail.com

CAMERWASH

Les zones urbaines sont-elles réticentes à se débarrasser de la pollution ? La plupart des grandes villes camerounaises  manquent encore de carte d’assainissement et la consolidation d’un mécanisme national de transparence pour la protection environnementale. Y a-t-il une équipe d’entretien dans nos Mairies ? Comment se gèrent l’hygiène et l’assainissement dans les logements sociaux SIC ou MAETUR ? La participation du Cameroun au 6e Forum de Marseille changera-t-elle les choses ?

Faites un tour ou sillonnez les quartiers à logement SIC ou MAETUR (Cité verte, Nlongkak, Mendong, Biyem-assi, que nous avons visité) les problèmes liés aux déversements des fosses sceptiques sont récurrents avec pour corolaire des odeurs pestilentielles, pollutions et les risques des maladies hydriques. A noter que le choléra a fait un passage fort remarqué dans certains de ces quartiers cités ci-dessus. Chaque jour, les égouts se déversent sur la chaussé au vu et su de tout le monde. Une visite dans les centres santés prouvent la résistance des maladies biliaires dans ces zones. Illustrations : nos quartiers sont devenus de camps de concentration de véritables dépotoirs à ordures. Il existe pourtant des bacs à ordures, mais certains habitants préfèrent utiliser les canalisations pour évacuer toutes saletés ou puanteurs. La question : à quoi servent les services d’hygiène dans nos Mairies ? Autrefois, sauf erreur ou omission de notre part, ces agents effectuaient des contrôles de salubrité dans les quartiers ?

La minorité des parcelles lotis est-elle à l’origine de la multiplication de ces fosses qui s’emplissent et se déversent abondamment sur les servitudes utilisées par les habitants avec tous les risques que cela comporte ? C’est dans ces quartiers dit de lotissements SIC et MAETUR que ces déversements se posent avec acuité. Les canalisations de ces quartiers sont devenues de véritables poubelles de bouillons microbiens à ciel ouvert et pour cause les habitants y déversent tous. Pour cette ‘’callboxeuse’’ nommée Jeannette, installée entre deux canalisations (siège de culture de moustiques) de rigoles non couvertes d’expliquer le calvaire qu’elle vit quotidiennement : «parfois assise derrière mon comptoir de ‘callbox’, je suis surprise par des odeurs puantes venant des canalisations qui me poussent à abandonner mon poste à la recherche de l’air pure ah, parfois ce sont les restes de nourritures, poissons et viandes bien décomposés ! Mais je suis déjà habitué puisque je ne sais pas d’où ça vient  » 

Autre lieu, autre situation désastreuse, ici la fosse est ouverte et se déverse à longueur de journée. Mais là où le bat blesse, c’est que dans cette là vive une forte désisté de population et l’on en vient à se demander comment vivent-elles ? Avec ces odeurs aux allures de pollution respiratoire bien plus au encablure de ce triste constat vous trouverez le petit coin des BH (beignet haricot) des individus manger avec indifférence face à ces odeurs difficiles à respirer. Si vous devez passer par là, un conseil : bien vouloir vous munir d’un désinfectant ainsi que d’un masque respiratoire. Les habitants rejettent la responsabilité d’entretien des égouts pour certains à la mairie pour d’autre à la SIC.

Faites le tour en vous rendant particulièrement au lieu dit Ecole des Sources à Biyem-assi où l’expression de la souffrance et les stigmates des habitants à accéder à l’eau potable est criarde tenez près de cette école maternelle se trouve une source qui coule dans la canalisation de rejet des eaux souillées coupure d’eau ou pas, les habitants s’y entassent par dizaine pour cueillir cette denrée (polluée) rare humm alors que nous sommes là au cœur du pays, à ce matin à cet endroit c’est un groupe d’enfant qui se bouscule pour arracher une goute d’eau qui le plus âgé prénommé Roger dans une allure scolaire déclare : « chez nous, il n’y a pas de l’eau et nos parents n’ont pas des moyens pour faire l’abonnement à la CDE, en plus il n’y a pas de bornes fontaines publics ici, nous sommes obligés de puiser dans cette source malgré les conditions d’hygiène » . Avec l’arrivée des pluies, les habitants dégagent un ouf de soulagement raison évoquées, les eaux de pluies servent de curage des caniveaux pollués.

L’accès à l’eau, l’hygiène et l’assainissement reste un réel problème pour nos populations urbaines comme rurales. Un problème que peut résoudre la simple éducation des populations dans les écoles, les quartiers.

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