Echanges avec la presse sur les réalisations dans les secteurs eau et assainissement : Encore des défis à relever au Bénin

Une fois encore, le Partenariat National de l’Eau du Bénin (PNE-Bénin) a tenu le pari des rencontres annuelles avec la presse pour partager avec les hommes et femmes des médias, les résultats de l’exécution du Budget Programme par Objectifs (BPO) des secteurs de l’eau et de l’assainissement de l’année 2010.Une occasion pour les journalistes, à travers cette conférence de presse, de s’imprégner des petits pas enregistrés dans la mise en œuvre des OMD. C’était le vendredi 16 décembre 20111 au CEPEPE à Cotonou.

A l’heure où les mécanismes de suivi-évaluation sont en train d’être affinés au niveau des institutions sous-régionales dans le cadre de la mise en œuvre des OMD, le Bénin ne doit pas rester en marge de cette dynamique. C’est pourquoi, en ouvrant cette séance d’échanges et de partage d’informations, le président du PNE-Bénin, Abel Afouda, a signalé toute l’importance que revêt cette conférence de presse annuelle qui permet, de faire le point des BPO 2010 des secteurs de l’eau et de l’assainissement. Pour lui, ” la seule certitude pour atteindre les OMD d’ici 2015, reste et demeure, l’amélioration de la gouvernance de l’eau “. Ainsi, pour lui, la culture de compte rendu et le contrôle citoyen constituent des moyens pour mieux apprécier les progrès et défis. Faisant le premier, le point de la mise en œuvre du BPO dans le secteur de l’eau, le chargé de suivi-évaluation au niveau de la Direction de la planification et du suivi-évaluation de la DGEau, Adrien Sodokin, a, avant tout, présenté les enjeux et objectifs fixés pour l’année 2010. Il s’agit de porter le taux de desserte en milieu rural et semi-urbain de 57,2% en 2010 à 60% à fin 2011. En ma tière de prise en compte de la GIRE, la DGEau s’est donnée pour objectifs, le vote et la promulgation de la nouvelle loi portant gestion de l’eau au Bénin et l’adoption de décrets d’application facilitant sa mise en œuvre. Au total, pour le compte de l’année 2010, sur 3215 Equivalents Points d’Eau EPE) programmés, 771 ont été réalisés soit un taux de réalisation physique de 23,5% et un taux de réalisation financière de 53,6%. En matière de transfert de ressources aux communes, le processus se poursuit a indiqué Adrien Sodokin qui a ajouté que dans le cadre du volet bonne gouvernance, des initiatives comme le Domestic Accountability qui promeut la reddition de compte dans les communes de Ouinhi, Dogbo et Sinendé ont pris corps. Au régistre des actions réalisés pour 2010 pour le compte de la GIRE, on note l’élaboration du PANGIRE, l’élaboration en cours de finalisation du SDAGE et l’élaboration de 5 décrets d’application de la nouvelle loi… Une fois le point de 2010 fait, le représentant de la DGEau, a levé un coin de voile sur les perspectives pour 2012. Et, on retient de ses propos qu’au nombre des grands chantiers, on note la réalisation de 1029 EPE et l’ambition de porter à 60% le taux de desserte en eau potable. Enfin, Adrien Sodokin évoque pour le compte de la GIRE, l’aménagement du barrage de Sépounga (Tanguiéta) d’une capacité de 1 million, la prise de décrets relatifs à la nouvelle loi et le fonctionnement de structures créées par cette loi. Passant le témoin au représentant de la Directrice de l’hygiène et de l’Assainissement de Base(DHAB), Gabriel Kpinsoton, celui-ci a également partagé avec les femmes et hommes des médias, les grands enjeux du secteur de l’assainissement et les objectifs aussi bien quantitatif que qualitatif au titre de l’année 2012. Ainsi, on note essentiellement pour l’année 2010, que les actions de la DHAB ont contribué à assurer un accès équitable à un assainissement adéquat à au moins de 69% des ménages d’ici 2015. Avec les financements provenant des partenaires tels que le budget national, l’UNICEF, le Royaume de Pays-Bas, la Giz ou la BAD, la DHAB a continué en 2011, la promotion de la construction, de l’utilisation et de l’entretien des ouvrages d’assainissement institutionnels et familiaux, la promotion des comportements favorables à l’hygiène et à l’assainissement de base dans 270 localités, le renforcement des capacités d’intervention des communes en matière de maitrise d’ouvrage en assainissement, le contrôle de qualité de l’eau de boisson…Au total, pour le compte de 2011, le taux provisoire d’exécution physique du BPO est de 84% et celui de 2012 est estimé à 73%. Des chiffres qui ne devraient pas faire dormir les acteurs du secteur. Car, depuis 2009, on assiste selon Gabriel Kpinsoton, à une baisse du budget alloué au secteur de l’assainissement. Car, alors que le budget de 2010 était d’environ 3 milliards de FCFA, celui de 2011 a connu une baisse. Une situation que dénonce Gabriel Kpinsoton, qui a lancé un appel pressant pour une remobilisation de tous. Donnant la parole aux journalistes, ceux-ci ont partagé leur désarroi de constater que le taux d’exécution du BPO 2010 de la DGEau, reste faible. Dans le secteur de l’assainissement, les hommes et femmes des médias ont interpellé les cadres de ce secteur, sur la nécessité d’un leadership mais surtout de toilettage rapide des textes relatifs à l’hygiène et l’assainissement qui sont devenus caduques avec le temps. Au terme des échanges, les journalistes ont souhaité que les acteurs des secteurs de l’eau et de l’assainissement, fassent le point de la mise en œuvre des recommandations de la revue BPO 2010. Une préoccupation bien légitime qui permettra aux journalistes, de suivre l’évolution du secteur et de se convaincre de l’engagement des acteurs et décideurs, à améliorer la gestion et la gouvernance du secteur.

Alain TOSSOUNON

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