CAMERWASH intégré dans le renforcement des capacités AEPHA des collectivités Centrafricaines

Dans le cadre de la poursuite de l’objectif de mise sur pieds d’un réseau national des journalistes WASH au Cameroun et en Afrique centrale sur le modèle WASH-JN, le Réseau des journalistes WASH du Cameroun (CAMERWASH-JN) s’est joint à une descente d’évaluation du Projet d’Appui au Renforcement des capacités des collectivités Centrafricaines initiée dans les villes de Bambari Bangassou et Bangui. L’étude qui était conduite par Philippe Talla, chargé de mission AIMF (Association Internationales des Maires de la Francophones) en partenariat avec l’AMCA (Alliance des Mairies de Centrafrique) a permis de relever des points importants en ce qui concerne les questions d’AEPHA dans les localités citées.

Si l’objectif premier de la mission a porté sur l’évaluation à mi-parcours du projet, ce fut également l’occasion pour le réseau du Cameroun (camerwash) de s’enquérir par les voies officielles des communautés locales décentralisées de la situation en ce qui est des questions liées à l’accès à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement. Et enfin organiser un premier contact avec des potentiels partenaires avec qui ses actions peuvent être implémentées.  D’une manière spécifique, il a été question de :

–          Faire un état de lieux de la situation sanitaire générale dans les villes de Bangari, Bangassou et Bangui principales villes du pays, tant au niveau communicationnel que technique.

–          Faire des propositions pour la mise en place de politiques d’actions qui intègrent l’assainissement comme sources d’amélioration du PIB communal d’une part et d’autre part, montrer la faisabilité de la mise sur pieds d’un réseau de journalistes WASH. L’exemple Ouest africain WASH-JN.

–          Faire un programme d’information et  de sensibilisation des populations avec les services de communication concernés sur l’hygiène l’assainissement et surtout l’accès à l’eau potable.

De l’évaluation de la pertinence de cette initiative, il ressort qu’avec l’avènement de la décentralisation, les municipalités de Bambari et de Bangassou tout comme les autres communes de la RCA se sont vues attribuer certaines compétences dont elles devraient désormais faire face pour répondre aux préoccupations des populations.

Parmi elles et pas des moindres : la voirie, la gestion des ordures ménagères, l’assainissement, l’accès à l’eau potable etc. Afin de mener à bien ces compétences, les communes ont besoin des ressources autant financières, matérielles qu’humaines. D’où l’intérêt de la Coordination nationale du Cameroun de s’inscrire dans cette logique pour ce qui est des questions de renforcement des capacités et de relais informationnel pour les questions AEPHA.

Prenant sur elle de participer à cette relance, la Coordination a pu mobiliser des ressources pour y prendre part. Deux causeries ont été menées par Mme Cresecence NYNIDI ZAKOUDA (SG du Réseau national du Cameroun) et Eddy Patrick DONKENG (Coordinateur National) avec les responsables désignées par chacune des Mairies concernées.

Elles ont portées premièrement sur « l’assainissement comme source d’augmentation du PIB » (PID pour PIB Pratiques Idéales en matière de dignité Pour assurer le Produit Intérieur Brut) le 23 Aout et le 24 Aout sur le réseau CamerWASH en général étendue aux partenaires WASH-JN et la coalition WSSCC/WATER’AID.

A la demande du Chargé de mission de l’AIMF, les Représentants du Cameroun ont mené les travaux en vue de l’élaboration d’un plan de communication et de sensibilisation pour la relance du projet d’hygiène d’assainissement et santé dans lesdites communes. Avec les responsables de la communication de ces structures, il a été arrêté plusieurs points pour l’élaboration de ce plan.  Il devra à la suggestion d’Eddy Patrick DONKENG, compter « sur des professionnels qui au niveau local traiteront en priorité de ces questions ».

Il leur a été rappelé par Mme Cresecence NYNDI ZAKOUDA que « des structures sont prêtes à leurs fournir un appui documentaire et technique mais pas financier sous cet angle ». Un listing de médias avec qui traiter en priorités ces questions d’AEPHA a été établi. Ce sont six radios : NDEKE-LUKA, ICDI, AMA (radio musulmane), ESCA, NEMI, NOTRE DAME (radio catholique). La télévision étant le seul média audiovisuel, deux professionnels ont été requis (un journaliste et un caméraman). Au niveau de la presse écrite : une seule agence de presse en ligne existe et a été également intégrée : ACAP/ Agence Centrafrique Presse. Enfin sept magazines et journaux : HIRONDELLE, LE CITOYEN, CENTRAFRIQUE MATIN, DÉMOCRATE, AGORA, LE CONFIDENT et LA PLUME.

Au delà de la déconvenue liée aux tracasseries rencontrées par la délégation partie de Yaoundé par route et du voyage qui supposé faire deux jours maxi a pris cinq au total, l’on a relevé la grande satisfaction de tous et en particuliers des Représentants des Maires de la Centrafrique et du Chargé de Mission de l’Association Internationale des Maires de la Francophonie en Charge dudit projet.

Au regret des cadres communaux  de cette situation malgré cette grande volonté de la délégation du Cameroun, de se prendre totalement en charge pour cette initiative, une promesse a été faite : celle de faciliter à l’avenir les déplacements des journalistes qui viendraient à intervenir dans ce projet.

La semaine s’est terminée par une visite guidée par M. Désiré MBONDO, Chef du Protocole de la Mairie de Bangui vers quelques médias, leurs structures de production et un centre de traitement d’eau en construction.  Par ailleurs, un entretien a eu lieu avec des Responsables de la Croix Rouge Française, Espagnole et Centrafricaine chargées des Projets Eau Hygiène et Assainissement.

Et selon M. Célestin Victor ATANGUERE l’un de ces cadres : « l’accès à l’eau est un sérieux problème en Centrafrique. Des puits avaient été réalisés avec l’aide de l’UNICEF et  plusieurs autres forages sont en cours. Évidement de l’accès à l’eau, découle tous les autres problèmes de santé et j’irai même plus loin en évoquant l’éducation. Les choses sont d’ailleurs plus sérieuses dans l’arrières pays. Nous sommes prêts et nous collaborerons avec toute structure qui peut permettre que ces questions trouvent des solutions.»

Bertrand G.

Secrétaire à la Communication

 

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