Posts tagged ‘hygiene’

October 19, 2014

Le lavage des mains: Un geste pour rester en bonne santé

Makéba TCHIBOZO (Bénin) 

Aussi banal que cela pourrait paraitre, le lavage des mains à l’eau et au savon est le moyen le plus efficace et le moins coûteux pour prévenir les maladies diarrhéiques, les pneumonies et les maladies infectieuses. Il devient encore plus important dans le contexte actuel où le virus Ebola sévit en Afrique de l’Ouest. En ce jour où le monde entier célèbre la journée mondiale du lavage des mains, il est nécessaire de rappeler aux populations les bienfaits de ce geste afin de sauver des vies.

 

???????????????????????????????Selon les statistiques, 5000 enfants de moins de cinq ans décèdent chaque année des suites d’une maladie diarrhéique alors que le “remède” est connu et simple à mettre en œuvre: se laver les mains après avoir été aux toilettes ou avant de manger. Même si elles sont propres en apparence, les mains peuvent être porteuses de germes. Les microorganismes (germes) aboutissent sur les mains de différentes manières.  Lorsqu’un malade éternue ou tousse, les germes de la maladie sont expulsés dans l’air sous forme de minuscules gouttelettes. Si elles atterrissent sur vos mains et que vous touchez votre bouche, vos yeux ou votre nez sans d’abord éliminer les germes, vous devenez porteur de la maladie. Le fait de ne pas se laver les mains, avant et après la préparation des aliments, après avoir manipulé de la viande crue ou être allé aux toilettes peut également rendre malade. En plus d’aider à prévenir la maladie, le fait de se laver les mains réduit le risque d’infecter d’autres personnes. Si vous ne vous lavez pas les mains convenablement avant d’entrer en contact avec d’autres, vous risquez de leur transmettre les germes présents sur vos mains. Le virus peut aussi se propager par les germes que des mains non lavées déposent sur des objets communs comme une poignée de porte, un clavier, un appareil ménager ou professionnel. Le contact par les mains peut propager des troubles bénins comme le rhume, mais aussi des maladies plus graves, voire mortelles. Les très jeunes enfants, les personnes âgées, celles qui sont atteintes d’une maladie préexistante ou celles dont le système immunitaire est affaibli, notamment par le VIH ou le sida, sont particulièrement vulnérables aux maladies infectieuses.

Même si se laver les mains peut paraître simple, il est recommandé de suivre les étapes suivantes pour éliminer complètement les germes. Il suffit de vous laver souvent les mains à l’eau savonneuse pendant au moins 20 secondes. À défaut d’eau et de savon, vous pouvez recourir aux désinfectants à base d’alcool pour les mains. Dans la plupart des cas, il n’est pas nécessaire d’utiliser du savon antibactérien pour avoir les mains propres. Retirez vos bagues et bijoux et mouillez-vous les mains à l’eau chaude. Avec du savon régulier, faites mousser partout sur les mains et frottez pendant au moins 15 secondes. Lavez la paume et le dessus des mains ainsi que les sections entre les doigts et sous les ongles. Rincez-vous ensuite les mains à fond à l’eau courante chaude en les frottant l’une contre l’autre. Après cette étape, essuyez-vous doucement les mains avec un essuie-tout ou une serviette propre. Un séchage vigoureux peut endommager la peau. Vous devez vous servir de l’essuie-tout pour fermer le robinet afin d’éviter toute recontamination. Dans les toilettes publiques, conservez l’essuie-tout pour ouvrir la porte en sortant. Si la peau s’assèche, utilisez une lotion hydratante. Cependant, si vous avez la peau sensible ou que votre emploi exige que vous laviez souvent les mains (comme un agent de santé), vous pourriez envisager l’utilisation d’un désinfectant à base d’alcool.

Réduire les risques de contamination par les mains

Voici quelques mesures qui vous permettront de protéger votre famille. Il faut souvent se laver les mains, surtout après avoir toussé, éternué ou utilisé un papier-mouchoir, avant et après les repas, avant de préparer des aliments, après avoir manipulé de la viande crue, après avoir touché à un animal et après être allé aux toilettes. Lorsque vous toussez ou éternuez, utilisez un papier-mouchoir ou faites-le dans le creux de votre bras. Il faut surtout éviter d’éternuer dans la main et n’oubliez pas de jeter les mouchoirs souillés à la poubelle. À la maison et au bureau, il est nécessaire de nettoyer les surfaces pour éliminer les germes, notamment les poignées de porte, les interrupteurs de lumière, les téléphones et les claviers. Si vous avez des enfants, enseignez-leur les mesures d’hygiène élémentaires et comment se laver les mains adéquatement. Évitez d’utiliser le même linge humide pour nettoyer les mains de plusieurs enfants, de se rincer les mains dans une cuvette ou un bassin d’eau, de partager le même essuie-main. N’utilisez pas d’éponges ou de torchons réutilisables, à moins de les changer tous les jours et de les laver avec du détergent car les germes prolifèrent sur les surfaces mouillées.

En l’absence d’eau et de savon, il est possible d’utiliser un désinfectant à base d’alcool. Si vos mains sont visiblement souillées, il est préférable d’utiliser de l’eau et du savon. Si ce n’est pas possible, enlevez la saleté à l’aide de lingettes avant d’utiliser un désinfectant à base d’alcool. Les mains doivent être sèches lorsque vous appliquez le produit, car l’eau dilue le produit. Il faut utiliser assez de désinfectant pour couvrir toute la surface des mains et des doigts et bien les frottez jusqu’à ce que le produit se soit évaporé. Si la peau s’assèche, utilisez une lotion hydratante.

Makeba Tchibozo

October 2, 2014

Mise à l’échelle de l’ATPC au Niger :  Le REJEA s’engage à jouer un rôle capital pour sa réussite

Lawali Aboubacar (Niger)

Le présidium de l'ouverture de l'atelier

Le présidium de l’ouverture de l’atelier

Le Réseau nigérien des journalistes pour l’Eau, l’Hygiène,  et l’Assainissement (REJEA) avec le soutien du Ministère de l’hydraulique et de l’Assainissement et de l’UNICEF a organisé du 25 au 27 septembre 2014 à Zinder (1.000km de Niamey) un atelier de formation à l’intention de ses membres des régions de Diffa, Maradi et Zinder. Durant trois jours les journalistes ont été sensibilisés sur l’Approche de l’assainissement total piloté par la communauté (ATPC). A l’issu de cet Atelier d’échange, les journalistes membres du REJEA se sont engagés à jouer leur rôle capital dans le cadre de la mise en œuvre de la SOPHAB en général et l’ATPC en particulier pour un changement de comportement des populations en faveur des bonnes pratiques de l’hygiène et de l’assainissement.
Cet atelier vise à renforcer les capacités des journalistes traitant des questions de l’hygiène, l’eau et l’assainissement  afin qu’ils s’approprient l’ATPC  et contribuer à la communication par la mise à échelle de l’ATPC au Niger. Ainsi, les hommes des medias se sont approprié la démarche, les outils de mise en œuvre de l’ATPC et surtout des expériences acquises par plusieurs communautés nigériennes dans la mise à échelle de l’ATPC sur  l’ensemble du territoire national. Cette technique initiée depuis 2009 par le gouvernement du Niger dans la région de Zinder vise à corriger certains manquements liés à l’hygiène et l’assainissement et aussi la prolifération de certaines maladies diarrhéiques responsables de milliers de décès d’enfants au Niger.   Intégrée dans la nouvelle Stratégie opérationnelle de promotion de l’hygiène et de l’assainissement de base (SOPHAB)  adopté le 31 juillet 2014, l’ATPC est une approche à travers laquelle la communauté est à la fois acteur et bénéficiaire, car elle permet à cette dernière de poser  elle-même sur le tapis la question sa situation en matière d’assainissement et surtout sa pratique  visant à déféquer à l’air libre.  Vu l’importance de l’ATPC pour le bien être de la population, l’UNICEF a encouragé les journalistes à bien s’approprier ce concept afin que le Niger atteigne l’OMD  en matière de l’assainissement. Il faut rappeler  que selon le président du REJEA, Ousmane Dambadji , plus de 12 millions de nigériens   déféquent à l’air libre  favorisant du coup la prolifération des maladies imputables au manque d’hygiène et d’assainissement. Retenons que dans le cadre de la sensibilisation des medias en général notamment des membres du  REJEA dans la réussite de la mise à échelle de l’ATPC au Niger, le REJEA en collaboration avec le soutien du Ministère de l’hydraulique et de l’Assainissement  et de l’UNICEF organise dans les prochains jours  un autre atelier à l’intention des ses membres  des régions de Niamey, Dosso, Tillabéry, Tahoua et Agadez.

 

 

 

 

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June 1, 2014

Remise d’équipements d’hygiène et d’assainissement aux EPP à Kérou: Contribuer à l’amélioration de la santé des enfants en milieu scolaire

Alain TOSSOUNON (Bénin)

A l’occasion d’une cérémonie qui s’est tenue le jeudi 29 mai, quatre (4) écoles primaires publiques de la commune de Kérou ont reçu des ouvrages et équipements d’hygiène et d’assainissement de base. C’est le fruit d’un partenariat entre le Programme WASH, EAA-Bénin et la commune de Kérou.

Mme Gbèdo Adissoda de EAA-Bénin remettant les equipements aux Directeurs de deux écoles

Mme Gbèdo Adissoda de EAA-Bénin remettant les équipements aux Directeurs de deux écoles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D’un coût global de 3.300.000 de francs CFA, les équipements d’hygiène et d’assainissement de base sont constitués de 50 Postes d’Eau Potables, de latrines ECOSAN et de matériels de jardinage pour les Ecoles primaires publiques de Kpéwonka A et de Kabongourou A. En dotant ces écoles primaires publiques de ces équipements, le Programme WASH mis en œuvre par EAA-Bénin dans cette commune avec l’appui de l’Alliance WASH néerlandaise et l’Alliance WASH-Bénin, vise essentiellement à accompagner ces écoles pilotes dans l’appropriation de bonnes pratiques d’hygiène et de l’approche ECOSAN. Mais aussi, avec les différents matériels de jardinage, le programme vient soutenir la promotion de jardins scolaires.

En recevant ces équipements devant ses nombreux écolières et écoliers, le Directeur de l’Ecole primaire publique de Kpéwonka A, Bani Zachari, n’a pas caché sa joie. « C’est un jour merveilleux », a-t-il dit avant de saluer EAA-Bénin et l’Alliance WASH qui finance le programme. Pour lui, il n’y a pas de doute, ces dispositifs de lave-mains et les latrines ECOSAN vont avoir un impact sur la santé et l’éducation des écoliers. « Ces équipements et les latrines vont améliorer la santé des enfants. Nous aurons moins d’absence pour cause de maladies comme la diarrhée au niveau des apprenants », a soutenu le Directeur Bani Zacharie. Pour l’entretien des équipements, il a rassuré les partenaires en annonçant qu’un comité sera mis en place pour veiller à leur bon usage. Déjà, il a souligné que dans la plupart des écoles de la commune, il existe des clubs de santé scolaire avec le soutien d’un enseignant qui veillent au suivi des bonnes pratiques d’hygiène dans les établissements scolaires.
Dans son intervention, le chef service eau de la Mairie de Kérou, Garba Idrissou, s’est également réjoui de la remise de ces équipements pour les écoliers et écolières. Il a signalé que c’est un geste qui touche à la santé des enfants et qui répond à la vision du Plan de développement communal qui fait de la santé de la couche juvénile, une des grandes priorités. Pour terminer, il a exhorté les enfants à bien utiliser les équipements.
En s’adressant au corps enseignant et aux écoliers, Yadjidé Gbèdo Adissoda a, au nom de la Représentante résidente de EAA-Bénin, invité les enseignants et les apprenants, à bien entretenir les équipements et à les utiliser judicieusement. « Il faut un dispositif de gestion et d’entretien des Postes d’Eau Potables », a-t-elle indiqué. Pour terminer, elle a signifié que c’est l’existence d’un jardin scolaire dans les écoles bénéficiaires qui a motivé l’accompagnement en matériels.

April 28, 2014

Célébration de la JNHA 2014 : La commune de Kérou se mobilise pour l’hygiène de l’eau de boisson

Alain TOSSOUNON (Bénin)

Instaurée au plan national pour une prise de conscience collective, la Journée Nationale de l’Hygiène et de l’Assainissement a été célébrée par l’Alliance WASH dans la commune de Kérou. Une occasion pour les membres de ce consortium, d’inviter les populations de cette commune et le gouvernement local à faire désormais de l’hygiène et de l’assainissement, une préoccupation majeure afin de réduire les risques liées aux maladies hydriques. C’était le 24 avril à la Maison des jeunes de la commune de Kérou en présence des autorités locales et des femmes fortement mobilisées.

Les populations au cours de la marche

Les populations au cours de la marche

 

« Avec l’hygiène de l’eau de boisson, sauvons des vies humaines ». C’est le thème de ralliement choisi pour sonner la mobilisation pour cette journée de sensibilisation aux bonnes pratiques d’hygiène. Le top de la célébration a été donné par le premier adjoint au maire, Méré Bio Yo, qui dans son message a indiqué que le thème choisi cette année est « précieux ». Car, selon, depuis des décennies, plusieurs vies humaines ont été perdues à cause d’une mauvaise hygiène de l’eau de boisson. Ainsi, il est temps désormais que l’hygiène de l’eau de boisson soit la chose la mieux partagée des populations. C’est pourquoi, il a salué le choix porté sur la commune de Kérou et surtout les partenaires pour leur sollicitude. « Aujourd’hui, nous invitons les jeunes, les vieux, les femmes, les adultes, tous les usagers de l’eau, les propriétaires des restaurants et autres a une bonne hygiène de l’eau », s’est-il adressé aux populations de sa localité tout en soutenant que l’eau de boisson doit cesser d’être une source de maladies.
Dans son intervention, le Coordonnateur de l’Alliance WASH, Albert Etèka, a rappelé que l’Alliance WASH-Bénin qui soutient l’organisation de cette célébration, a été mise en place en 2010 avec un consortium de 7 ONG nationales et internationales (Helvetas, DCAM-Bethesda, CEBEDES, BUPDOS, EAA, PROTOS, PNE-Bénin) intervenant dans le secteur AEPHA. Il a expliqué que cette alliance travaille aux côtés des populations et des autorités locales pour un meilleur accès à l’eau et aux systèmes adéquats d’assainissement.
Prévu pour durer cinq ans (2011- 2015), le programme de l’alliance WASH couvre 25 communes des départements du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga avec une concentration dans 4 communes à savoir: Sinendé – Parakou – Kérou – Kandi.

 

La propreté autour des points d’eau préoccupe

 

Le premier Adjoint au maire de Kérou entouré des membres de l'Alliance WASH

Le premier Adjoint au maire de Kérou (au milieu)  entouré des membres de l’Alliance WASH

Pour faire passer le message à travers le thème de la célébration, une marche de sensibilisation a été organisée. Partis de la maison des jeunes avec des banderoles qui invitent à une meilleure hygiène de l’eau, les femmes chantaient sans relâche les bienfaits d’une eau potable. Une manière de toucher plus de personnes. La marche a conduit la foule et les participants tous vêtus de blanc, au point d’eau de Sinagourou 1. Ensemble, tous ont pu apprécier l’état de propreté autour du point d’eau. Déjà, la veille, un comité restreint à inspecter trois autres points d’eau dans le cadre de cette célébration afin de récompenser les délégataires qui maintiennent propres, les alentours de leurs points d’eau. Les meilleurs sont repartis avec un lot de matériels pour les encourager à garder le cap.
Mais, bien avant la remise de prix une séance de sensibilisation a été organisée avec à la clé des petites affiches présentant des situations diverses de mauvaise hygiène de l’eau. Tout en paraissant ludique, l’exercice a permis d’évaluer le niveau de connaissance des participants en matière de mesures d’hygiène de l’eau de boisson.
La journée a pris fin sur une note de gaité avec des populations dorénavant aguerries sur les bonnes pratiques d’hygiène de l’eau boisson importantes pour rester à l’abri et éviter des maladies.

 

 

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February 15, 2012

Deuxième Assemblée Générale Du Wash-Jn A Monrovia

Depuis Mins De Ce Lundi 13 Févier 2012 Ce Tien Dans La Salle De Conférence De Mamba Point Hotel De Monrovia Capitale Du Liberia, La Deuxième Assemblée Générale Du Réseau De Journalistes Ouest-Africains Pour L’eau Potable L’hygiène Et L’assainissement.

 

Plus De 13 Pays Y Sont Présentés Dont La Côte D’ivoire En La Personne De Kanzli Mideh Coordinatrice De Wash-Jnci.

Les Objectifs De Cette Ag Sont :
-Bilan Des Activités 2012
-Perspectives
-Présentation De D’activités, Projets Et Besoins De Chaque Réseau National
-Réflexion Sur Le Budget Qui Sera Alloue A Chaque Réseau National Pour Mener A Bien Cette Mission

October 28, 2011

A cause d’un mauvais assainissement: Le Bénin perd 52 milliards de FCFA par an

By Alain TOSSOUNON

 

La facture est salée et les résultats de l’étude documentaire faite par le Programme eau et assainissement(WSC), un partenariat multi-bailleurs administré par la Banque Mondiale pour aider les pauvres à obtenir un accès sûr et durable aux services d’eau et d’assainissement, sont accablants. Il y a urgence.

 

Ce n’est pas une imagination. C’est bien une réalité. Le Bénin perd 52 milliards de francs CFA chaque année à cause d’un mauvais assainissement.  Ce qui équivaut  à 1,5% du PIB national. La raison, même si elle est surprenante est toute simple. A ce jour, 2,5 millions de Béninois utilisent des latrines insalubres ou partagées et  5,2 millions  de Béninois n’ont pas de latrines du tout et font leurs besoins en plein air. Des chiffres qui paraissent irréalistes à première vue mais qui sont bien vrais.

 

Parce que selon les statistiques nationales notamment, les chiffres de la revue 2010 des secteurs de l’eau et de l’assainissement, seulement 44,4% des ménages ont accès à un assainissement adéquat au plan national. Ainsi, plus de la moitié des Béninois pratiquent la défécation à l’air ou partagent des latrines avec les autres.

October 28, 2011

Forum mondial sur l’hygiène et l’assainissement de Mumbai

By Alain TOSSOUNON (Envoyé spécial)

 

 

C’est une première dans le monde. Un forum exclusivement consacré aux questions d’hygiène et d’assainissement. Mais, pour les organisateurs comme pour le participants à ce rendez-vous inhabituel, mieux vaut tard que jamais.

 

 Entre renouvèlement d’engagement, partage d’énergie et d’expériences innovantes, le forum de Mumbai sonne comme un appel pressant aux gouvernants de nos Etats pour mettre les questions d’hygiène et d’assainissement au cœur des politiques de développement.

 

Comment doter les 2,6 milliards de personnes qui vivent sans toilettes et sauver les 1,2 milliard d’êtres humains qui boivent chaque jour de l’eau insalubre ? Il était temps pour les militants de cette cause de sonner la cloche de la mobilisation pour mettre en commun leurs expériences et surtout se donner un nouveau souffle à leur  combat citoyen.

 

Ouvert par une cérémonie à la taille de l’événement dans cette ville de Mumbai confrontée au défi de l’assainissement dans les bidonvilles, le forum a démarré sur une note d’espoir et d’espérances d’un monde nouveau. Oui, le changement est possible !

June 6, 2011

Report links improved Water and Sanitation services to effective AIDS treatment

                                                                                       By Babatope Babalobi

A Ventilated Improved Latrine

Improved access to WASH Though AIDS is  the most devastating global epidemic. However, a report has revealed that  many secondary diseases from which AIDS patients suffer are preventable through better hygiene.

Authored by Christine van Wijk  for the Loughborough University, UK, the report argues that  those infected by AIDS can stay healthy longer and able to continue work if they  have access to a nearby and reliable supply of water and improved sanitary latrines.

HIV/AIDS, the most devastating global epidemic ever, with Sub-Saharan Africa having the highest number of HIV positive individuals (29.4 million people), followed by South and South-East Asia (6 million).  Yet, there is no cure for HIV/AIDS and governments cannot prevent transmission through vaccination. Prevention depends on people’s own sexual behaviour and that of others.

Arguing that there is a strong nexus between  HIV/AIDs  and access to improved water supply and sanitation services, the report states that

men, women and children with HIV/AIDS infection are highly susceptible to other diseases; Most of these are related to poor water supply, sanitation and hygiene. Diarrhoeas and various types of skin diseases are common secondary (or ‘opportunistic’) infections. The risk of getting malaria is also greater, and is worsened by poor drainage creating extra mosquito breeding places in and around communities.”

During their years of illness, AIDS patients are mainly cared for by relatives, friends and neighbours (home-based care). Easy access to a safe, reliable and sufficient water supply and basic sanitation in this stage is essential.

Hand washing with Soap before kills germs

For the caregivers, it greatly reduces the extra burdens which they already carry. For the patients, it means human dignity and basic access to personal hygiene. For example, over half of patients suffering from HIV/AIDS have chronic diarrhoea. Having a latrine nearby is then crucial. For mothers who are HIV positive, the risk of transmitting the virus through breast milk is 1:3. Irrespective of whether they can, or for various reasons cannot replace breastfeeding by bottle feeding, clean water is important for the babies’ care.

Within households, water is also needed for productive uses, to increase food security and maintain nutrition levels. This helps patients to stay healthy for a longer time and keeps the household’s income from falling so rapidly and deeply. Access to a plot and water for staple crops, vegetables and fruit for home consumption and marketing are especially crucial for poor families.

Service delivery

So far, HIV/AIDS has been treated as an epidemic rather than as (also) a chronic disease. The emphasis is on the medical aspects – treatment and prevention – and, to a very limited degree, on the socio-economic impacts. Neither the UN organizations nor country governments have looked at the implications for the water sector. Yet, the need for, and impact on, water supply and sanitation are great. Over one billion people lack a minimum supply of safe water and 2.4 billion people have no proper sanitation and many of them suffer from HIV/AIDS.

Service delivery is affected by situations within water and sanitation service organisations and by conditions on the ground. Within high prevalence countries, staff infection rates can be as high as 30%.

Eng. Samuel Wambua, the Executive Director of NETWAS International said at the 13th Regional Water and Sanitation Seminar in Nairobi in September 2001 that “…a scenario may arise when we will have few customers to provide water for, few effective service

Household filter..source of improved water supply

providers, few to provide labour, few experts to provide management and technical support in the sector.

 

The basic principles of developing sustainable community water supply and sanitation are eroded, when those with the disease and their caretakers are not able to participate in planning, decision making and implementation and cannot apply pressure to ensure that their special needs are met”

Strategies

Christine van Wijk  in the report said that  “More robust water supplies, water treatment and sanitation systems requiring less (and less complex) maintenance and repairs, and more attention to home systems, including home treatment of drinking water, would make communities and households less dependent on outside support. Basic sanitation and enough water nearby for personal hygiene is crucial as 50% of patients suffer from chronic diarrhoea.

Where households have no safe water, or the supply is intermittent and breakdowns are long, SODIS, or solar disinfection of less safe water, is suitable for household use.

A transparent container such as a plastic bottle is filled with water from a nearby source with a lower water quality and closed. The caretaker places the container in strong sunlight. This will kill most bacteria when the water is exposed for a period of 4-6 hours in full sunlight, or an entire day when the sky is overcast.

The water is disinfected by UV rays, and in addition reaches a temperature of up to 50-60 degrees so it needs to cool down before use (http://www.sodis.ch/) (WHO)

Recognizing hygiene in health education

Although some material exists health education is not yet addressing the chronic disease effects of HIV/AIDS infections. A case study in Limpopo province, South Africa, showed a lack of adjustment not only of water supply and sanitation services, but also of hygiene education.

The participating focus groups of caregivers and people living with HIV/AIDS identified good food and exercise as important ways of staying healthy longer. There were, however, no concerted efforts from the departments of water, health, agriculture and the communities to address production around homes and/or waterpoints for better nutrition. Poor sanitation was another problem that was insufficiently addressed.

The households in the case study saw drinking river water as a potential risk for catching cholera, but there was little awareness of the importance of personal and domestic hygiene behaviour for the patients’ health. The local health educators focused on the prevention of HIV/AIDS but did not address secondary diseases stemming from poor quality or inadequate water supply, hygiene and sanitation. (Kgalushi et al,).

Ways forward

Safe water, sanitation and hygiene are basic needs and human rights. They help those affected by HIV/AIDS to remain in good health for longer, facilitate care for ill patients and increase their dignity. Programmes and policy makers can give higher priority for water supply, sanitation and hygiene promotion to areas with a high incidence of the disease.

Hygiene education needs to be integrated in the training given to home care volunteers and their trainers in order to ensure safe water handling practices.

As most caregivers are women, their influence on planning and implementation of service provision is more necessary than ever. Because often very young and very old women take over much of the water and sanitation related tasks, both hygiene education and technology selection may have to be adapted to suit their requirements.

Community based approaches are known to enhance sustainability and use. They can at the same time function as an entrance to promote community–based prevention and mitigation activities. The principles are the same, the issue at hand more sensitive. It requires well-trained, motivated and non-stigmatising facilitators. Experience with participatory methods exists and can be built on.

Water agencies are affected by the disease. This necessitates the development of policies and strategies within the agencies and for the sector. Agencies need an internal HIV/AIDS policy and strategy to mitigate impact on the agency and the development of a strategy to integrate HIV/AIDS in service provision.

In the sector, facilities are needed that require less frequent maintenance and repairs by outsiders and limited time and money from households to keep them going. Development of low-cost home treatment is an alternative.

A poverty alleviation framework can ensure that the socio-economic and equity aspects that play a role in water, sanitation and HIV/AIDS are addressed. As treatment becomes cheaper and more available, HIV becomes a chronic disease requiring a multi-pronged strategy for keeping those infected in good health and able to work. This includes more attention to personal hygiene and the means for hygiene preservation: access to adequate and safe water, good sanitation and hygiene education.

The report therefore called on Policy makers, programme planners and managers, donors and field workers  to treat HIV as a chronic disease and plan for better water supply, sanitation and hygiene to counteract the cruel impacts on people’s day-to-day health, work, income and dignity.


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