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April 12, 2014

Mobilisation des financements pour l’assainissement : Les Premières dames entament le plaidoyer le 9 mai

Idrissa SANE (Dakar)

Les Premières dames d’Afrique s’engagent dans le plaidoyer pour la mobilisation des financements en faveur du secteur de l’assainissement et pour la promotion des comportements hygiéniques. Elles seront à Ouagadougou le 9 mai avec comme objectifs d’affiner les stratégies.

Des premières dames engagées pour la cause de l'assainissement

Des premières dames engagées pour la cause de l’assainissement

La capitale du Burkina Faso va accueillir la première Coalition des Premières dames d’Afrique pour l’Assainissement. Cette rencontre, prévue le 9 mai 2014, est une initiative conjointe de l’Agence intergouvernementale panafricaine pour l’eau et l’assainissement (Eaa) et le Conseil consultatif des Nations unies sur l’eau et l’assainissement (Unsgab).

Les organisateurs cherchent à élaborer une plateforme de plaidoyer pour un secteur qui souffre toujours d’un déficit de financement. « La vocation de la Cpda est de constituer une plateforme de plaidoyer et un tremplin, afin que les questions d’assainissement atteignent un public beaucoup plus large et soient priorisées dans l’agenda de développement de tous les pays », indique le communiqué parvenu à la rédaction. Dans ce document, il est mentionné que « le plaidoyer des Premières dames permettra de mobiliser plus de ressources et d’impulser des investissements durables et conséquents pour la réalisation d’infrastructures d’assainissement en faveur des populations pauvres et l’amélioration des pratiques d’hygiène ».

La coalition travaillera également à réduire les inégalités et à prendre en charge les questions d’inclusion. L’absence d’infrastructures de base comme les toilettes expose les femmes et les filles aux nombreuses conséquences. «  La Coalition des Premières dames d’Afrique va représenter l’expression de  l’engagement et de l’expérience des grandes figures africaines à travers le continent et au-delà, affirmant ainsi le droit de tous les Africains à l’assainissement et à l’hygiène. Sous cet angle, elle sera le rendez-vous d’expériences concrètes, de professionnalisme et d’empathie à l’endroit des femmes, avec la vision d’un changement majeur dans le mode de conduite des pratiques d’assainissement et d’hygiène en Afrique », notent les rédacteurs du communiqué.

La prise en charge de la problématique de l’assainissement, affirment ces derniers, met les femmes à l’avant-garde de ces défis, parce qu’elles sont non seulement les garantes de la santé et du bien-être familial, mais aussi les premières victimes de ce fléau. Rappelons que  l’Agence intergouvernementale panafricaine eau et assainissement pour l’Afrique (Eaa)  qui compte 36 membres s’investit dans la recherche de solutions aux problèmes de l’assainissement par l’optimisation des approches techniques, scientifiques et par la promotion des mécanismes innovants de financement. Quant au Conseil consultatif auprès du secrétaire général des Nations unies pour l’eau et l’assainissement (Unsgab), une organisation de haut niveau, son champ d’action concerne la mobilisation des financements et l’élaboration des stratégies pour la réalisation des Omd pour la composante eau et assainissement.

Idrissa SANE

 

February 15, 2012

Deuxième Assemblée Générale Du Wash-Jn A Monrovia

Depuis Mins De Ce Lundi 13 Févier 2012 Ce Tien Dans La Salle De Conférence De Mamba Point Hotel De Monrovia Capitale Du Liberia, La Deuxième Assemblée Générale Du Réseau De Journalistes Ouest-Africains Pour L’eau Potable L’hygiène Et L’assainissement.

 

Plus De 13 Pays Y Sont Présentés Dont La Côte D’ivoire En La Personne De Kanzli Mideh Coordinatrice De Wash-Jnci.

Les Objectifs De Cette Ag Sont :
-Bilan Des Activités 2012
-Perspectives
-Présentation De D’activités, Projets Et Besoins De Chaque Réseau National
-Réflexion Sur Le Budget Qui Sera Alloue A Chaque Réseau National Pour Mener A Bien Cette Mission

February 14, 2012

Préparation du 6e Forum mondial de l’eau : Le Bénin parlera d’une seule voix à Marseille

Afin d’adopter une position commune au prochain forum mondial de l’eau de Marseille en mars, le ministère en charge de l’eau a convié tous les acteurs des secteurs de l’eau et de l’assainissement à  une concertation nationale. Un véritable moment d’échanges qui, tout en permettant au Bénin de construire un message fort et unique pour tous les acteurs, a donné l’occasion aux acteurs, de faire le bilan des avancées, défis et perspectives pour un nouveau départ. C’était du 8 au 10 février 2012 à Dassa-Zoumè.

Amener le Bénin et tous les acteurs à parler d’une seule voix à Marseille au Forum mondial de l’eau. Une démarche innovante et originale impulsée par l’initiative régionale ” A l’Eau l’Afrique, A l’Eau le Monde ” soutenue par l’organisation internationale française ” Eau vive ” à travers la tenue de fora nationaux afin d’offrir des espaces de mobilisation et d’expression citoyenne, populaire autour des enjeux de l’eau dont les résultats seront portés au forum mondial.

Si le Bénin a failli manquer à l’appel avec l’annulation du forum national, il aura tout de même relevé le défi avec la tenue de cette concertation nationale multi-acteurs. Une raison pour le Directeur général de l’eau,  de se réjouir de l’organisation de cette concertation nationale et surtout, de la forte mobilisation qu’elle a connue.

En effet, en dehors des cadres et services déconcentrés du ministère de l’eau, les maires actuels gestionnaires de l’eau au niveau local, la société civile, le secteur privé, les consommateurs, les jeunes, les femmes usagères et les têtes couronnées représentées par le roi Tossoh Gbaguidi Xlll de Savalou étaient tous au rendez-vous.

Intervenant, le Directeur général adjoint, Jean Bosco Bazié a félicité tous les organisateurs (Dgeau, PNE-Bénin, PDM…) qui ont travaillé d’arrache-pied pour proposer ” un contenu “, objet de cette concertation nationale. Elle répond à la démarche inclusive voulue par la France qui accueille le 6e forum mondial, a-t-il précisé. “

Si on va à la chasse et qu’on veut ramener du gibier, il faut se préparer “, a souligné Jean Bosco Bazié pour signifier l’importance et tout le sens de cette concertation nationale préparatoire au forum mondial dont les conclusions seront valorisées au cours des sessions, table ronde et autres espaces grâce à l’appui de l’organisation ” Eau vive “. Le Bénin ne pouvait se soustraire de cette dynamique, a indiqué le Secrétaire général du ministère en charge de l’eau représentant le ministre.

Puisque, a-t-il soutenu, la concertation nationale vise à promouvoir le dialogue multi-acteurs, à partager les responsabilités et actions à entreprendre. C’est aussi une réflexion sur les causes fondamentales des contre-performances et de la recherche d’un consensus autour des réformes à entreprendre. Sur la préparation du Bénin au forum mondial, le Secrétaire général a salué l’opportunité qu’il offre aux pays, d’engager une dynamique de mobilisation afin d’identifier des solutions innovantes face aux défis et enjeux de l’eau. Car, l’eau est un ” sujet majeur “, a-t-il ajouté.

Exposés et sessions thématiques édifiants

Pour un enjeu aussi important, les organisateurs au-delà des thématiques pertinentes, ont fait recours aux personnes ressources et experts avertis, pour apporter leur éclairage sur les dysfonctionnements et défis des secteurs de l’eau et de l’assainissement. Ainsi, avant les deux sessions thématiques portant sur

«Accès et gouvernance» et «Développement économique et environnement», deux exposés introductifs ont été présentés par le Directeur général adjoint de l’eau et l’ancien ministre et expert en décentralisation, Issa Démolé Moko.

Le premier exposé aura permis de partager avec les participants, l’état des lieux des deux secteurs marqué par un certain nombre de réformes introduites pour asseoir des stratégies et politiques indispensables. Mais, s’il faut se féliciter de l’adoption de la nouvelle stratégie nationale de l’approvisionnement en eau potable en milieu rural au Bénin (2005-2015) pour le secteur de l’eau, il faut signaler que des défis restent à relever dans le secteur de l’assainissement encore à la traîne notamment avec une politique nationale d’assainissement inadaptée.

Très attendu, le deuxième exposé animé par l’ancien ministre Issa Démolé Moko, a porté sur ” la décentralisation dans le secteur de l’eau : avancée et perspectives “. Sans détour, avec le franc parler qu’on lui connaît, l’expert en décentralisation a indiqué tout simplement que la décentralisation dans le secteur de l’eau n’est pas encore effective. Au nombre des contraintes, il a soulevé l’absence d’une répartition claire et précise des taches étatiques et communales, la latence de l’administration centrale, la confusion des rôles dans la mise en œuvre des réformes et l’insuffisance de la coordination des PTFs.

Par rapport aux difficultés, il note la résistance au changement notamment des cadres, l’insuffisance des ressources humaines des administrations d’Etat, la faiblesse de la capacité technique des mairies, l’insuffisance des ressources financières et la faiblesse du lobbying des élus locaux.

Face aux  contraintes et difficultés soulignées, il a proposé une batterie de mesures relatives à l’appropriation par le ministère de l’eau de la Politique nationale de décentralisation déconcentration (PONADEC), l’élaboration  et la mise  en œuvre à court terme d’un plan de décentralisation et de déconcentration, la prise d’un décret relatif à la typologie des ouvrages et à leur répartition entre l’Etat et la commune….Comme on pouvait s’y attendre, ces exposés ont suscité de vifs échanges qui auront permis de lancer les sessions thématiques où chaque aspect a été mieux approfondi.

Ainsi, au niveau de la première session thématique, les participants ont échangé sur le droit à l’eau, la gestion des PEA privés et les OMD, la gestion des eaux usées domestiques et le gain économique de l’assainissement. Alors qu’au niveau de la deuxième session thématique, ce sont les liens entre eau, réduction de la pauvreté et développement durable, eau et secteur privé, valorisation économique de l’eau et sécurité alimentaire qui ont été abordés.

Au total, la pertinence des thématiques et la richesse des débats et des échanges, ont permis de retenir de fortes recommandations, de proposer des solutions et modalités de mise en œuvre.

Pour la participation du Bénin au 6e forum mondial, se fondant sur le bilan et les leçons des précédentes participations, les participants ont fait des propositions et ont fortement contribué à la structuration d’un message à porter à Marseille.

Après des hésitations, le Bénin a relevé le défi par rapport à cette initiative régionale de Eau vive, salué par tous. Désormais, le cap est mis sur Marseille et tous les participants espèrent beaucoup de ce forum. Mais en attendant, ils en savent beaucoup plus sur l’état des lieux des secteurs de l’eau et de l’assainissement et les mesures à apporter.

Alain TOSSOUNON

January 21, 2012

L’HYGIENE ET L’ASSAINISSEMENT, CAUSES DE LA MORTALITE MATERNELLE EN AFRIQUE.

Le 21 juin 2011, le Secrétaire général des Nations Unies déclarait : « il est temps de situer l’assainissement et l’accès aux toilettes salubres au centre de nos discussions en matière de développement ». Au niveau de la commission de l’Union africaine cette préoccupation rencontre une autre qui est celle de la réduction de la mortalité maternelle et néonatale. Parmi les 1/16 des femmes susceptibles de mourir en donnant la vie, se trouve une grande proportion liée au manque de conditions d’hygiènes et de salubrité.

Au moment ou l’humanité et plus encore le continent africain enregistre une croissance démographique plus importante, un milliard d’êtres humains continue à déféquer à l’air libre et un autre milliard utilise des trous non hygiéniques dans le sol. Des conditions d’assainissements qui sont loin d’être sans conséquences sur la sante des populations. La question de l’assainissement a pendant longtemps été perçue comme une question secondaire malgré son impact direct sur le développement des pays. Aujourd’hui, parmi les facteurs réels de la mortalité maternelle observes dans plusieurs pays de l’Afrique sub-saharienne, revient cette question d’assainissement.

Une initiative conjointe entre le Conseil de Concertation pour l’Approvisionnement en Eau et l’Assainissement (WSSCC), fort de ses valeurs et ressources humaines, et la Commission de l’Union africaine (CUA) à travers la Campagne d’Accélération de la Mortalité Maternelle en Afrique (CARMMA) peut rendre possible sa vision traduite par : « aucune femme ne doit mourir en donnant la vie ». L’impact que le WSSCC cherche à exercer entre 2012 et 2016 est d’apporter une contribution substantielle à l’effort mondial pour améliorer l’assainissement et l’hygiène au profit d’une cible qui inclue les personnes pauvres et vulnérables de l’Afrique. Ainsi, les femmes et les nouveaux nés du Benin, du Burkina Fasso, du Burundi, du Cameroun, de l’Ethiopie, du Kenya, du Liberia, du Malawi, du Mali, de Madagascar, du Mozambique, du Niger, de l’Ouganda, du Sénégal, de la Sierra Leone, de la Tanzanie, du Togo et du Zimbabwe, pourraient bénéficier d’une attention particulière. Ces pays font également partie de la cible de la CUA et de ses partenaires tels que l’UNFPA, Ford Foundation etc. dans la campagne de réduction de la mortalité maternelle.

Au niveau de l’Union Africaine et de ses partenaires, le Plan d’action de Maputo et l’Appel d’Abuja guident les actions à mener au sein des Etats Membres. Elles s’appuient sur l’accès universel à la santé sexuelle et reproductive, relèvent également que ce n’est que par une communication soutenue et la mobilisation des ressources que les résultats escomptes seront atteints. À la faveur des résultats observés par le Réseau régional de journalistes africains lies au WSSCC, des résultats probants peuvent être obtenus. Cette approche communicationnelle qui cadre avec la politique sociale implémentée par le Département des Affaires Sociales de l’Union Africaine, a été lancée il y a peu au niveau ouest Africain et regroupe aujourd’hui plus de 17 pays africains. L’expérience acquise dans la circulation de l’information réelle, le plaidoyer, la communication pour un changement de comportement sur l’étendue du continent en matière d’accès à l’eau potable, hygiène et l’assainissement sont écoles.

Les résultats attendus d’une action conjointe de la CUA ses partenaires dans le cadre de la Campagne d’Accélération de la Réduction de la Mortalité Maternelle et Néonatale en Afrique et du WSSCC seraient d’une manière générale de placer l’assainissement au centre des actions en faveur de la réduction de la mortalité maternelle en Afrique. Plus précisément, il s’agira de développer les connaissances et les compétences des individus, organisations et agences travaillant pour la préservation de la santé par l’assainissement, d’amplifier par la disponibilité de l’information, la voix des personnes marginalisées et plus précisément des femmes et des enfants dont la cause de décès est liée a l’hygiène et l’assainissement et enfin de favoriser l’accès et l’utilisation des toilettes saines pour tous.

Partant du fait que les stratégies des interactions de la CUA (reposant sur la volonté politique de ses dirigeants), et celles du WSSCC avec les donateurs, visent le financement des activités, l’espoir est celui de voir le présent scenario de dépenses se planifier dans les jours a venir et de bénéficier de l’affectation des fonds qui permettrait significativement de faire un pas de plus dans le développement durable.

Eddy Patrick DONKENG, 237online.com
edonkeng@gmail.com
CAMERWASH

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