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June 2, 2014

Clôture de la Semaine africaine de l’eau: Le nouveau président de Amcow dévoile sa feuille de route

Idrissa SANE (Dakar)

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Sénégal, Pape Diouf a été élu nouveau président du Conseil des ministres africains  en charge de l’eau (Amcow). C’était le samedi dernier. Il  s’est engagé à travailler pour la maîtrise de l’eau, l’exploitation du potentiel hydroélectrique et le renforcement de la coopération.

Remise de temoin au nouveau Pdt Pape Diouf

Remise de témoin au nouveau Pdt Pape Diouf

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Sénégal, Pape Diouf est le nouveau président du Conseil des ministres africains  en charge de l’eau (Amcow). Il a été choisi par ses pairs  de 28  pays africains. Le ministre Pape Diouf qui  a transmis les encouragements du président de la République, Macky Sall,  aux autres ministres africains a promis de marcher sur les pas de son prédécesseur, la ministre nigériane, Sarah Reng Ochekpe. Sous ma présidence, affirme-t-il, notre Conseil va garder le cap en renforçant sa politique de gestion intégrée des ressources en eau, affiner ses stratégies et réaliser les actions nécessaires pour relever les défis auxquels l’Afrique fait face. Durant son mandat, Pape Diouf s’est engagé à faire évoluer des indicateurs aussi bien  pour les composantes accès à l’eau potable que pour l’assainissement. De plus, le bien de la nature sera exploité de manière rationnelle aux fins de soutenir le développement économique du continent.« L’accent sera mis sur la maîtrise de l’eau pour le développement de l’agriculture irriguée pour l’après 2015. A cet effet, nous travaillerons à un rapprochement avec le Conseil des Ministres africains en charge de l’Agriculture pour un plaidoyer et des actions communes pour l’atteinte de cet objectif », s’est-il exprimé.

Le ministre compte aussi donner une nouvelle impulsion à l’exploitation  hydroélectrique de l’Afrique qui n’a exploité que 7 % de son potentiel. L’exploitation de ce potentiel aurait aux yeux du ministre des effets positifs en termes de lutte contre la pauvreté, contre les maladies et contribuerait à la préservation de l’environnement. « Le deuxième facteur qui me semble essentiel est l’accès à l’énergie hydroélectrique. Il ne fait aucun doute qu’aujourd’hui, les ressources énergétiques ont un effet multiplicateur sur l’atteinte des objectifs relatifs à la réduction de la pauvreté, à l’éducation, à la santé et à l’environnement », fait-il remarquer.

La Gire

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Sénégal a lancé un appel pour la consolidation de la coopération autour de la gestion intégrée de la ressource eau. La gestion intégrée est la voie pour assurer la durabilité de ce bien de la nature. L’Amcow est un instrument idéal pour promouvoir sa préservation. « Amcow n’est pas une panacée ni un remède miracle. Elle reflète la volonté politique collective des Etats membres ainsi que le souci de prendre en compte leur intérêt dans le renforcement de la coopération multilatérale de nos pays. Nous devons être ensemble, et gérer en commun ce qui nous est tous indispensable : l’eau », argumente-t-il.  Le ministre a félicité le secrétaire exécutif, Mbaï Mass Taal et son équipe ainsi que le comité d’organisation de la 5e édition de la Semaine africaine de l’eau. La prochaine édition aura lieu en Tanzanie.

Idrissa SANE

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May 28, 2014

NEGLIGENCE DU SECTEUR DE L’ASSAINISSEMENT : Les vérités de M. Girish Menon, Directeur International des Programmes et DGA de WaterAid

Par Jacques Ngor SARR- Dakar, Sénégal-  Le Panel de discussions sur l’agenda post-2015, organisé hier, a servi de tribune pour le Directeur International des Programmes et DGA de WaterAid pour dire aux différents délégués présents à cette rencontre ses quatre vérités. A travers une déclaration pointue, M. Menon se dit convaincu que l’eau, l’assainissement et l’hygiène vont de pair.

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Le  Directeur International des Programmes et DGA de WaterAid a déclaré d’emblée : «L’assainissement ne faisait pas partie des Objectifs du Millénaire pour le Développement jusqu’en 2002. C’est dire qu’avant cette date ce sous secteur était négligé, oublié en somme un ‘parent pauvre. Une douzaine d’années après, nous vivons les dures conséquences de cette négligence. En effet, l’Afrique au sud du Sahara compte 644 millions d’âmes qui vivent sans un accès à une latrine décente. Si une telle tendance se poursuit, il faudra à cette partie du continent plus de 130 années pour réaliser cet objectif d’assainissement. Il y a des coûts à payer dans une vie sans accès à une toilette décente. On estime qu’en Afrique, la moitié des lits d’hôpitaux sont occupés par des patients souffrant de maladies diarrhéiques.  

Ces coûts à payer ne s’expriment pas seulement en termes sanitaires mais aussi notre dignité en tant qu’être humain. Je me souviens encore des propos suivants de cette vieille femme lors de ma visite à Luapula, un village Zambien : «Notre vie était très difficile. En effet, pour nous les femmes, trouver un lieu pour se soulager était un véritable cauchemar. Il fallait se contenir toute la journée, pour attendre l’obscurité ou la tombée de la nuit et se rendre en brousse avec une peur permanente des risques qui nous guettent (animaux sauvages, serpents ou même les hommes qui en profitent. Dieu merci tout cela a changé. Tous les ménages disposent maintenant d’une latrine propre et les femmes en particulier retrouvent leur intimité. Nos enfants ne tombent plus malades ou meurent de suite de diarrhée, choléra ou autres maladies. C’est dire que nos vies ont changé…ont été transformées».

 «L’Afrique sud du Sahara compte 644 millions d’âmes qui vivent sans un accès à une latrine décente »

Ce changement dont parle cette zambienne montre comment l’assainissement avec l’eau peut transformer les vies. Il est de notre intérêt de s’assurer cette transformation. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), chaque dollar investi dans l’assainissement rapporte entre 5 et 8 dollars. Les discussions d’aujourd’hui nous demandent d’opposer l’eau à l’assainissement et moi je rejette fermement cette manière de voir les choses, car nous savons tous que l’eau, l’assainissement et l’hygiène vont de pair. Fournir aux populations des latrines décentes qui éloignent les déchets des ressources en eau augmente l’impact d’accès à l’eau. Avoir un monde ou l’eau et l’assainissement sont disponibles n’empêche en rien le rôle que joue l’eau. En réalité, avec la croissance de la population et le phénomène de l’urbanisation, le lien entre l’eau et l’assainissement est plus que jamais d’actualité. Nous soutenons un objectif global portant sur l’eau et l’assainissement et qui prend en compte toutes les différentes utilisations de l’eau. WaterAid en particulier soutient des objectifs qui  alignent les extractions d’eau douce avec les réserves renouvelables et qui augmentent la quantité des plans d’eau pour répondre aux besoins humains et des écosystèmes et ainsi cadrer avec le cadre global sur la sécurité des ressources en eau.

Très récemment cette année, j’ai eu l’insigne honneur de représenter les ONG à travers une allocution aux Etats membres du système des Nations Unies, juste avant leurs discussions sur le rôle de l’eau, l’assainissement et l’énergie dans le processus post-2015. A côté de moi était le Président de l’AG des Nations Unies, Mr Ashe, qui dit ceci aux représentants: ’L’accès universel aux services d’eau de boisson et d’assainissement conduit à un monde plus sain, plus juste et sauvera la vie de plus 3000 enfants qui meurent au quotidien’.   

«Opposer l’eau à l’assainissement, moi, je rejette fermement cette manière de voir les choses»

Les propos du président Ashe reflètent ma conviction suivante sur les Objectifs de Développement Durable: ‘une approche axée sur les personnes et capable de sauver et renforcer des vies. A l’heure actuelle, il nous faut un engagement clair qui stipule que l’assainissement sera pris en compte dans ces objectifs. Nos discussions de Dakar ne se déroulent pas de manière isolée, car en ce moment même il y a deux événements majeurs qui sont en cours: Premièrement: cette nuit, (Ndlr : hier nuit) les co-présidents du Groupe International de réflexion des 70 Etats membres vont publier la version finale des principaux domaines. Ces domaines ne se dissocient pas de l’appel que j’ai lancé avant. Ils recommandent un domaine réservé à l’eau et l’assainissement avec des objectifs/cibles sur l’accès universel à l’eau, l’hygiène et l’assainissement mais aussi une série de mesures sur l’extraction des ressources d’eau douce et la gestion des déchets. Nous devons nous atteler à voir comment développer et garantir les meilleures cibles possibles et non reformuler un titre qui a reçu le soutien de plus de 60 pays dont les représentants du Burkina, Benin, Madagascar et le Mali pour ne citer que ceux-ci. Deuxièmement: ce SG adjoint se prépare à lancer la toute première campagne onusienne sur la fin de la défécation en plein air. L’on devrait se poser la question de savoir comment tirer profit de cette campagne et non la laisser en marge. Il nous reste un peu plus d’une année pour définir les ODD. En parlant d’une seule et même voix, nous pourrons définir un objectif sur l’eau et l’assainissement pour tous. Nous pouvons corriger nos erreurs passées pour construire un avenir durable pour tous. L’eau et l’assainissement sont les fondements du développement socio économique et environnemental et partant essentiel pour un développement durable».  

May 28, 2014

EAU-ASSAINISSEMENT : Plaidoyer pour mieux porter la voix de l’Afrique à la prochaine rencontre de New-York.

Par Tata Sane- Dakar Sénégal- Le président de la structure de coordination des questions d’Eau dans les systèmes  des Nations unies (Onu Eau), Michel Jarraud préconise le renforcement du plaidoyer sur l’eau et l’assainissement pour mieux porter la voix de l’Afrique à la prochaine rencontre de New-York.

Dans son intervention, le président de la structure de coordination des questions d’Eau dans les systèmes  des Nations unies  (Onu Eau), par ailleurs secrétaire général de l’organisation météorologique mondiale, Michel Jarraud a relevé  les aspects multidimensionnels que reflète l’eau. C’est pourquoi il a estimé que ces aspects gérés de façon indépendante doivent être revus  de manière beaucoup plus intégrée de peur de résoudre un problème en créant un autre. L’idée d’un développement durable selon lui, c’est que tous ces aspects qui interagissent les uns avec les autres doivent avoir une perspective à plus  long terme. C’est tout le sens de la discussion qui a porté sur le fait de savoir comment trouver la meilleure manière de présenter ces objectifs pour l’Eau. «La vrai question c’est de savoir comment être le plus efficace possible. Sur ce plan, il faut dire que les leçons des Omd telles que l’accès à l’eau potable, l’assainissement, à l’hygiène entre autres, ont été  bien tirées », a expliqué le coordonateur de Onu Eau. Pour M. Jarraud, cette semaine de l’eau à Dakar vient à point nommé en ce sens, qu’elle va redonner aux participants de tous les horizons des utilisateurs de l’eau, d’avoir l’opportunité de renforcer leur  plaidoyer en vue de la nouvelle réunion de New-York. «Cette rencontre de Dakar permettra à l’Afrique de faire porter sa voix lors de cette  réunion. Les 193  Etats  membres des Nations unies vont définir à cette occasion, quels sont  les objectifs de développement pour le millénaire », a-t-il indiqué. Non sans déplorer le fait que les objectifs ne soient  pas atteints dans la plus part des pays membres. Le secrétaire général de l’organisation météorologique mondiale met cet aspect dans le manque de coordination des actions. Michel Jarraud est d’avis qu’il faut mettre en avant l’intérêt de l’assainissement pour les autres points. «L’assainissement permet de minimiser le nombre d’enfants qui meurent de certaines maladies, de minimiser la pollution des nappes phréatiques somme toute, il faut traiter cette question de manière  plus globale », a-t-il estimé.

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May 27, 2014

ACCES A L’EAU POUR TOUS LES AFRICAINS D’ICI 2030 : Wateraid publie une nouvelle carte interactive qui indique que l’objectif est «réaliste et réalisable»

Par Jacques Ngor SARR- Dakar Sénégal- L’accès à l’eau pour tous les africains d’ici 2030 est bien « réaliste et réalisable ». L’organisation caritative internationale de développement WaterAid vient de démontrer la possibilité. A travers la publication d’une nouvelle carte interactive, lancée en ligne, il a été démontré que 14 gouvernements africains sont sur la bonne voie ou à deux doigts d’atteindre le moment historique où tous les habitants de leurs pays respectifs auront accès à l’eau potable salubre d’ici à 2030.

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Laquelle carte a été publiée le jour de l’arrivée à Dakar, Sénégal, des ministres de l’Eau et des délégués africains pour assister à la conférence de la Semaine africaine de l’eau, durant laquelle ils prendront part à des pourparlers cruciaux sur la question de savoir s’ils devraient appuyer un nouvel Objectif de développement durable mondial relatif à l’accès universel à l’eau, l’assainissement et l’hygiène d’ici à l’an 2030.

 WaterAid fait pression sur les ministres et autres délégués présents à la conférence pour que le communiqué de la conférence fasse figurer un engagement dans ce sens. Selon Nelson Gomonda, responsable du programme panafricain de WaterAid,

« Cette carte montre qu’un nouvel Objectif de développement durable relatif à l’eau, l’assainissement et l’hygiène qui place l’Afrique sur la bonne voie pour que chacun et chacune ait accès à ces services essentiels d’ici à 2030 est réaliste et réalisable.

« Nombre de pays africains sont déjà sur la bonne voie pour atteindre ce jalon historique si les progrès se poursuivent au rythme actuel, et la plupart des autres pays africains peuvent y parvenir avec des améliorations relativement modestes de l’accès parmi leurs habitants ». Pour lui, « les ministres présents à la conférence de la Semaine africaine de l’eau devraient saisir cette occasion de préparer le terrain pour un avenir plus heureux, plus sain et plus prospère pour tous les habitants du continent». Cette carte est apparemment le premier projet en ligne de représentation interactive de données élaboré à l’intention d’un public principalement africain, public qui est de plus en plus connecté à Internet et à l’aise avec les médias sociaux. D’après l’Union internationale des télécommunications, on compte actuellement quelque 177 millions d’internautes en Afrique (5), et plus de 50 millions d’Africains ont des comptes Facebook. La Carte africaine de l’eau indique qu’en moyenne, 28 millions de personnes accèdent à l’eau tous les ans dans l’ensemble de l’Afrique, mais que si ce chiffre augmentait de 17 millions de personnes de plus, tous les habitants du continent auraient accès à l’eau salubre d’ici à 2030.

May 27, 2014

SEMAINE AFRICAINE DE L’EAU: Le gouvernement du Sénégal prône l’union autour de la gestion de l’eau

Par P. Kadja- Dakar Sénégal- Les Etats africains doivent respecter leurs engagements concernant l’accessibilité de l’eau potable à tous. Pour y parvenir, le Premier ministre du Sénégal, Aminata Touré, a invité les décideurs africains à une unité autour de la gestion durable de l’eau, relevant le rôle et les vertus liés à ce bien commun entre pays d’Afrique.

«Nous partageons des cours d’eau qui dessinent nos frontières dont la gestion relève d’organismes régionaux et sous-régionaux au sein desquels s’expriment nos différentes politiques publiques. Ce bien commun doit être un facteur de paix, d’union, d’intégration et de coopération économique. Ce souhait a été émis hier par le Premier ministre Aminata Touré, lors de la cérémonie d’ouverture de la 5ème Semaine africaine de l’eau. Pour Mme Touré, cette rencontre organisée par le Conseil africain des ministres en charge de l’eau offre l’opportunité pour «discuter de l’amélioration de nos différents mécanismes de gestion des bassins transfrontaliers, afin d’en tirer le meilleur profit économique». «C’est l’occasion de statuer sur nos performances, de les évaluer, de ressortir les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des politiques publiques dans l’atteinte des objectifs, et d’en tirer toutes les leçons pour de meilleurs résultats dans l’agenda post-2015», a-t-elle ajouté. Elle souhaite que la rencontre de Dakar permette d’orienter la mise en œuvre de ces politiques, afin d’assurer la réalisation de programmes de valorisation des ressources en eau dans les délais compatibles avec l’exigence d’un développement accéléré de l’économie des pays concernés. Abordant dans le même sens, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Pape Diouf, dira que la rencontre de Dakar est l’occasion pour les participants de partager leurs expériences en vue de trouver des solutions durables à la gestion de l’eau. Le ministre déclare également que le débat sur la mobilisation des ressources est une question qui préoccupe l’Afrique. «Les gouvernements africains sont conscients que les financements alloués à l’eau doivent êtres considérablement améliorés », dit-il.

Un avis partagé par le Premier ministre qui ajoute que «cela doit être pris en compte dans les prévisions d’investissement, pour la réalisation d’infrastructures hydrauliques permettant de mieux maîtriser les conséquences externes, notamment les inondations». Mme Touré a noté avec satisfaction que le Sénégal assurera la présidence de l’AMCOW pour la période 2014-2016. «C’est certes une grande responsabilité au regard des nombreux défis liés à la gestion des ressources en eau, notamment en ce qui concerne la mobilisation, l’accès à une eau potable, à l’assainissement, à la sécurité alimentaire et à la production d’énergie, mais cela témoigne de l’importance accordée par le Sénégal à ce secteur particulièrement vital et sensible».

May 27, 2014

EAU, ASSAINISSEMENT ET HYGYENE : Pour un programme plus global après 2015

Par B.B.SANE- Dakar Sénégal- La centralité de l’eau pour le développement est revenue à plusieurs reprises dans les allocutions prononcées respectivement par Baï Mass Taal, Secrétaire exécutif du conseil des ministres africains en charge de l’eau, et Sarah Reng Ochekpe, ministre des ressources en eau du Nigéria, qui assure l’intérim de la présidence du conseil. 

 Mme Sarah Reng Ochekpe, présidente intérimaire du conseil des ministres africains de l’eau a, d’emblée, souligné que le thème, «mettre l’eau au cœur de l’agenda du développement post 2015», a été choisi à un moment propice, alors que le monde s’approche de 2015, et au moment où nous faisons le bilan des résultats engrangés et les activités à entreprendre après 2015 pour engendrer un développement durable. Pour cette dernière, la centralité de l’eau a été prouvée à travers l’histoire. Et pourtant, note-t-elle, la valeur sociale, économique et environnementale de l’eau est souvent sous-estimée. Se basant sur la conférence de Rio+20 en juin 2012 et celles des principaux forums de développement qui l’ont suivie, elle précise que l’eau est cœur du développement durable en raison de son lien primordial à la résolution d’un certain nombre de défis mondiaux  tels que la réduction de la pauvreté, l’assainissement et une vie humaine saine, ainsi que son lien au bien-être et à la productivité de la population. Elle a néanmoins signalé que plusieurs processus aux niveaux régional et mondial, liés aux Objectifs de l’eau pour le développement durable (Odd), commencent à converger vers un programme plus global pour l’après 2015. C’est pourquoi elle invite les gouvernants à accorder la priorité à l’eau comme un objectif de développement dans l’agenda post 2015. Le Secrétaire exécutif du conseil des ministres africains de l’eau, Baï Mass Taal, a abondé dans le même sens, en invitant ainsi les participants à se fédérer à travers le réseautage et l’établissement de partenariats pour l’accès à l’eau et à l’assainissement. Pour ce dernier, la rencontre de Dakar qui réunit près de 1000 participants venant de gouvernements, du secteur privé, de la société civile, y compris les jeunes et les femmes, de la communauté des bailleurs de fonds et de développement, va être une excellente plateforme pour être présente au rendez-vous de 2025.

 

 

May 27, 2014

ACCÈS A L’EAU POTABLE A LA POPULATION AFRICAINE: Pourquoi les décideurs doivent s’ouvrir à d’autres formes de financements

Par Paule Kadja TRAORE- Dakar Sénégal- En Afrique, en dépit des efforts considérables des gouvernements et des traditionnels partenaires au développement, environ 400 millions de personnes vivant sur notre continent sont contraintes de consommer de l’eau provenant de sources peu fiables et plus de 250 millions de personnes n’ont pas les commodités minimales de toilettes. «La conséquence en est que plus de 70% des lits d’hôpitaux en Afrique sont occupés par des personnes souffrant de maladies évitables liées à la qualité de l’eau et de l’assainissement», s’alarment les experts en l’eau.«Nous devons tous être conscients que fournir l’eau potable et l’assainissement à nos populations et leur faire adopter de bonnes pratiques d’hygiène, c’est impulser le développement de notre continent », disent-ils.

Ces défis, selon eux, confèrent aux ministres chargés de l’Hydraulique un rôle primordial de sensibilisation des populations et de mobilisation des ressources auprès des bailleurs de fonds, pour l’accès des collectivités et des villes en Afrique à des services améliorés d’assainissement et d’approvisionnement en eau potable.

En effet, lors de la tenue du 3ème Forum de Haut niveau sur l’eau et l’assainissement en Afrique, tenu en novembre, à Abidjan, le 17ème congrès de l’Association africaine de l’eau (Aae), le Secrétaire exécutif de ladite structure Idrissa Doucouré a invité les Etats africains à recourir  à d’autres types de financements, afin de pouvoir disposer des ressources nécessaires pour réaliser les infrastructures de production et de distribution d’eau potable, ainsi que celles d’assainissement.

 «Il faudrait maintenant chercher d’autres types de financements dans le cadre du partenariat public-privé qui peuvent apporter les capitaux massifs qu’il faut pour investir en Afrique. Pour y arriver, l’Afrique aura besoin au minimum de 45 milliards de dollars américains par an pour pouvoir atteindre cet objectif», a-t-il soutenu.

 Les dirigeants du continent devraient mettre les bouchées doubles, afin de faciliter l’accès aux services sociaux de base au risque d’assister à l’annihilation des efforts engagés en faveur du développement. «Nous parlons de l’Afrique émergente à 2020 ou 2025, mais cette émergence n’aura lieu que lorsque toute personne en Afrique aura accès à l’eau potable», estime le Secrétaire exécutif.

 L’investissement dans les infrastructures en général favorise la création des emplois et l’augmentation de la croissance économique. Les infrastructures d’eau potable et d’assainissement ont la particularité de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Dans la majorité des pays africains, les infrastructures de production ou de distribution d’eau potable ont été construites depuis près de cinq décennies, si bien que l’on assiste à une faible capacité d’alimentation dans certaines villes, zones périurbaines et bidonvilles. « Nous devons faire des efforts pour renouveler et étendre les réseaux, pour que ces populations des zones périphériques puissent avoir accès à l’eau potable», explique-t-il.

Ainsi, la question du financement de l’eau sera au cœur du débat durant la semaine africaine de l’eau de Dakar

 

 

May 14, 2014

Lancement du Prix panafricain « OR BLEU » : Célébrer l’excellence dans la préservation des ressources en eau

Alain TOSSOUNON (Bénin) 

Avec le soutien de ses partenaires, Le cabinet Eau Afrique au Bénin, a lancé la 2e édition du Prix pour la préservation de l’eau, «OR BLEU». Une compétition destinée à mettre en lumière les meilleures initiatives de préservation des ressources en eau et à récompenser les acteurs, détenteurs de projets innovants et originaux en matière de développement durable.

Nadine Maryse KPONDJO, lauréate du Prix ORBLEU 2013, catégorie "Recherches Appliquées"

Nadine Maryse KPONDJO, lauréate du Prix ORBLEU 2013, catégorie “Recherches Appliquées”

Distinguer et valoriser chaque année, les initiatives qui font école pour la préservation des ressources en eau. C’est l’objectif du Prix Or bleu qui après une première édition réussie, prend désormais une dimension panafricaine. Ouvert aux Maires, Chercheurs et Innovateurs de notre continent africain, trois principaux prix sont ouverts. En premier, le prix « Leadership Municipal » qui récompense la ville africaine qui se dote d’un système performant de gestion et de préservation de l’eau ou qui développe en faveur des communautés, de meilleures pratiques de protection des ressources en eau. Le deuxième prix destiné aux chercheurs des universités et centres de recherches, intitulé « Recherches appliquées », honore les travaux de recherches scientifiques ou techniques publiés et/ou des publications de portée scientifique ayant permis de faire progresser significativement la résolution d’un problème spécifique relatif à la protection des ressources en eau. Enfin, le prix « Innovations éco-technolo¬giques » récompense un acteur ou un groupe d’acteurs ayant inventé ou mis sur le marché, une innovation en matière de produit, de pro¬cédé ou de service dans l’un des six domaines du concours. Au nombre des domaines, nous avons l’Approvisionnement en eau potable, l’économie de l’eau, la Gestion intégrée des ressources en eau, l’hygiène et l’assainissement de base, l’eau et la sécurité alimentaire, le changement climatique, l’eau et énergie, l’eau et biodiversité. Pour garantir la transparence et une meilleure sélection, le Cabinet Eau Afrique a mobilisé un jury composé d’universitaires et spécialistes du secteur de l’eau. Dans ses choix, le jury se laissera impressionner par les initiatives innovantes dans les huit (8) domaines énumérés. Pour la première édition, le Jury était présidé par Euloge Agbossou, Professeur Titulaire CAMES des Sciences de l’Eau, directeur du Laboratoire d’Hydraulique et de Maitrise de l’Eau (Faculté des Sciences Agronomiques de l’Université d’Abomey-Calavi-Bénin). Ce jury avait examiné près de 1000 candidatures dans les différentes catégories. La date limite de dépôt des candidatures est pour le 31 juillet 2014.

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April 12, 2014

Mobilisation des financements pour l’assainissement : Les Premières dames entament le plaidoyer le 9 mai

Idrissa SANE (Dakar)

Les Premières dames d’Afrique s’engagent dans le plaidoyer pour la mobilisation des financements en faveur du secteur de l’assainissement et pour la promotion des comportements hygiéniques. Elles seront à Ouagadougou le 9 mai avec comme objectifs d’affiner les stratégies.

Des premières dames engagées pour la cause de l'assainissement

Des premières dames engagées pour la cause de l’assainissement

La capitale du Burkina Faso va accueillir la première Coalition des Premières dames d’Afrique pour l’Assainissement. Cette rencontre, prévue le 9 mai 2014, est une initiative conjointe de l’Agence intergouvernementale panafricaine pour l’eau et l’assainissement (Eaa) et le Conseil consultatif des Nations unies sur l’eau et l’assainissement (Unsgab).

Les organisateurs cherchent à élaborer une plateforme de plaidoyer pour un secteur qui souffre toujours d’un déficit de financement. « La vocation de la Cpda est de constituer une plateforme de plaidoyer et un tremplin, afin que les questions d’assainissement atteignent un public beaucoup plus large et soient priorisées dans l’agenda de développement de tous les pays », indique le communiqué parvenu à la rédaction. Dans ce document, il est mentionné que « le plaidoyer des Premières dames permettra de mobiliser plus de ressources et d’impulser des investissements durables et conséquents pour la réalisation d’infrastructures d’assainissement en faveur des populations pauvres et l’amélioration des pratiques d’hygiène ».

La coalition travaillera également à réduire les inégalités et à prendre en charge les questions d’inclusion. L’absence d’infrastructures de base comme les toilettes expose les femmes et les filles aux nombreuses conséquences. «  La Coalition des Premières dames d’Afrique va représenter l’expression de  l’engagement et de l’expérience des grandes figures africaines à travers le continent et au-delà, affirmant ainsi le droit de tous les Africains à l’assainissement et à l’hygiène. Sous cet angle, elle sera le rendez-vous d’expériences concrètes, de professionnalisme et d’empathie à l’endroit des femmes, avec la vision d’un changement majeur dans le mode de conduite des pratiques d’assainissement et d’hygiène en Afrique », notent les rédacteurs du communiqué.

La prise en charge de la problématique de l’assainissement, affirment ces derniers, met les femmes à l’avant-garde de ces défis, parce qu’elles sont non seulement les garantes de la santé et du bien-être familial, mais aussi les premières victimes de ce fléau. Rappelons que  l’Agence intergouvernementale panafricaine eau et assainissement pour l’Afrique (Eaa)  qui compte 36 membres s’investit dans la recherche de solutions aux problèmes de l’assainissement par l’optimisation des approches techniques, scientifiques et par la promotion des mécanismes innovants de financement. Quant au Conseil consultatif auprès du secrétaire général des Nations unies pour l’eau et l’assainissement (Unsgab), une organisation de haut niveau, son champ d’action concerne la mobilisation des financements et l’élaboration des stratégies pour la réalisation des Omd pour la composante eau et assainissement.

Idrissa SANE

 

February 15, 2012

Deuxième Assemblée Générale Du Wash-Jn A Monrovia

Depuis Mins De Ce Lundi 13 Févier 2012 Ce Tien Dans La Salle De Conférence De Mamba Point Hotel De Monrovia Capitale Du Liberia, La Deuxième Assemblée Générale Du Réseau De Journalistes Ouest-Africains Pour L’eau Potable L’hygiène Et L’assainissement.

 

Plus De 13 Pays Y Sont Présentés Dont La Côte D’ivoire En La Personne De Kanzli Mideh Coordinatrice De Wash-Jnci.

Les Objectifs De Cette Ag Sont :
-Bilan Des Activités 2012
-Perspectives
-Présentation De D’activités, Projets Et Besoins De Chaque Réseau National
-Réflexion Sur Le Budget Qui Sera Alloue A Chaque Réseau National Pour Mener A Bien Cette Mission

February 14, 2012

Préparation du 6e Forum mondial de l’eau : Le Bénin parlera d’une seule voix à Marseille

Afin d’adopter une position commune au prochain forum mondial de l’eau de Marseille en mars, le ministère en charge de l’eau a convié tous les acteurs des secteurs de l’eau et de l’assainissement à  une concertation nationale. Un véritable moment d’échanges qui, tout en permettant au Bénin de construire un message fort et unique pour tous les acteurs, a donné l’occasion aux acteurs, de faire le bilan des avancées, défis et perspectives pour un nouveau départ. C’était du 8 au 10 février 2012 à Dassa-Zoumè.

Amener le Bénin et tous les acteurs à parler d’une seule voix à Marseille au Forum mondial de l’eau. Une démarche innovante et originale impulsée par l’initiative régionale ” A l’Eau l’Afrique, A l’Eau le Monde ” soutenue par l’organisation internationale française ” Eau vive ” à travers la tenue de fora nationaux afin d’offrir des espaces de mobilisation et d’expression citoyenne, populaire autour des enjeux de l’eau dont les résultats seront portés au forum mondial.

Si le Bénin a failli manquer à l’appel avec l’annulation du forum national, il aura tout de même relevé le défi avec la tenue de cette concertation nationale multi-acteurs. Une raison pour le Directeur général de l’eau,  de se réjouir de l’organisation de cette concertation nationale et surtout, de la forte mobilisation qu’elle a connue.

En effet, en dehors des cadres et services déconcentrés du ministère de l’eau, les maires actuels gestionnaires de l’eau au niveau local, la société civile, le secteur privé, les consommateurs, les jeunes, les femmes usagères et les têtes couronnées représentées par le roi Tossoh Gbaguidi Xlll de Savalou étaient tous au rendez-vous.

Intervenant, le Directeur général adjoint, Jean Bosco Bazié a félicité tous les organisateurs (Dgeau, PNE-Bénin, PDM…) qui ont travaillé d’arrache-pied pour proposer ” un contenu “, objet de cette concertation nationale. Elle répond à la démarche inclusive voulue par la France qui accueille le 6e forum mondial, a-t-il précisé. “

Si on va à la chasse et qu’on veut ramener du gibier, il faut se préparer “, a souligné Jean Bosco Bazié pour signifier l’importance et tout le sens de cette concertation nationale préparatoire au forum mondial dont les conclusions seront valorisées au cours des sessions, table ronde et autres espaces grâce à l’appui de l’organisation ” Eau vive “. Le Bénin ne pouvait se soustraire de cette dynamique, a indiqué le Secrétaire général du ministère en charge de l’eau représentant le ministre.

Puisque, a-t-il soutenu, la concertation nationale vise à promouvoir le dialogue multi-acteurs, à partager les responsabilités et actions à entreprendre. C’est aussi une réflexion sur les causes fondamentales des contre-performances et de la recherche d’un consensus autour des réformes à entreprendre. Sur la préparation du Bénin au forum mondial, le Secrétaire général a salué l’opportunité qu’il offre aux pays, d’engager une dynamique de mobilisation afin d’identifier des solutions innovantes face aux défis et enjeux de l’eau. Car, l’eau est un ” sujet majeur “, a-t-il ajouté.

Exposés et sessions thématiques édifiants

Pour un enjeu aussi important, les organisateurs au-delà des thématiques pertinentes, ont fait recours aux personnes ressources et experts avertis, pour apporter leur éclairage sur les dysfonctionnements et défis des secteurs de l’eau et de l’assainissement. Ainsi, avant les deux sessions thématiques portant sur

«Accès et gouvernance» et «Développement économique et environnement», deux exposés introductifs ont été présentés par le Directeur général adjoint de l’eau et l’ancien ministre et expert en décentralisation, Issa Démolé Moko.

Le premier exposé aura permis de partager avec les participants, l’état des lieux des deux secteurs marqué par un certain nombre de réformes introduites pour asseoir des stratégies et politiques indispensables. Mais, s’il faut se féliciter de l’adoption de la nouvelle stratégie nationale de l’approvisionnement en eau potable en milieu rural au Bénin (2005-2015) pour le secteur de l’eau, il faut signaler que des défis restent à relever dans le secteur de l’assainissement encore à la traîne notamment avec une politique nationale d’assainissement inadaptée.

Très attendu, le deuxième exposé animé par l’ancien ministre Issa Démolé Moko, a porté sur ” la décentralisation dans le secteur de l’eau : avancée et perspectives “. Sans détour, avec le franc parler qu’on lui connaît, l’expert en décentralisation a indiqué tout simplement que la décentralisation dans le secteur de l’eau n’est pas encore effective. Au nombre des contraintes, il a soulevé l’absence d’une répartition claire et précise des taches étatiques et communales, la latence de l’administration centrale, la confusion des rôles dans la mise en œuvre des réformes et l’insuffisance de la coordination des PTFs.

Par rapport aux difficultés, il note la résistance au changement notamment des cadres, l’insuffisance des ressources humaines des administrations d’Etat, la faiblesse de la capacité technique des mairies, l’insuffisance des ressources financières et la faiblesse du lobbying des élus locaux.

Face aux  contraintes et difficultés soulignées, il a proposé une batterie de mesures relatives à l’appropriation par le ministère de l’eau de la Politique nationale de décentralisation déconcentration (PONADEC), l’élaboration  et la mise  en œuvre à court terme d’un plan de décentralisation et de déconcentration, la prise d’un décret relatif à la typologie des ouvrages et à leur répartition entre l’Etat et la commune….Comme on pouvait s’y attendre, ces exposés ont suscité de vifs échanges qui auront permis de lancer les sessions thématiques où chaque aspect a été mieux approfondi.

Ainsi, au niveau de la première session thématique, les participants ont échangé sur le droit à l’eau, la gestion des PEA privés et les OMD, la gestion des eaux usées domestiques et le gain économique de l’assainissement. Alors qu’au niveau de la deuxième session thématique, ce sont les liens entre eau, réduction de la pauvreté et développement durable, eau et secteur privé, valorisation économique de l’eau et sécurité alimentaire qui ont été abordés.

Au total, la pertinence des thématiques et la richesse des débats et des échanges, ont permis de retenir de fortes recommandations, de proposer des solutions et modalités de mise en œuvre.

Pour la participation du Bénin au 6e forum mondial, se fondant sur le bilan et les leçons des précédentes participations, les participants ont fait des propositions et ont fortement contribué à la structuration d’un message à porter à Marseille.

Après des hésitations, le Bénin a relevé le défi par rapport à cette initiative régionale de Eau vive, salué par tous. Désormais, le cap est mis sur Marseille et tous les participants espèrent beaucoup de ce forum. Mais en attendant, ils en savent beaucoup plus sur l’état des lieux des secteurs de l’eau et de l’assainissement et les mesures à apporter.

Alain TOSSOUNON

January 21, 2012

L’HYGIENE ET L’ASSAINISSEMENT, CAUSES DE LA MORTALITE MATERNELLE EN AFRIQUE.

Le 21 juin 2011, le Secrétaire général des Nations Unies déclarait : « il est temps de situer l’assainissement et l’accès aux toilettes salubres au centre de nos discussions en matière de développement ». Au niveau de la commission de l’Union africaine cette préoccupation rencontre une autre qui est celle de la réduction de la mortalité maternelle et néonatale. Parmi les 1/16 des femmes susceptibles de mourir en donnant la vie, se trouve une grande proportion liée au manque de conditions d’hygiènes et de salubrité.

Au moment ou l’humanité et plus encore le continent africain enregistre une croissance démographique plus importante, un milliard d’êtres humains continue à déféquer à l’air libre et un autre milliard utilise des trous non hygiéniques dans le sol. Des conditions d’assainissements qui sont loin d’être sans conséquences sur la sante des populations. La question de l’assainissement a pendant longtemps été perçue comme une question secondaire malgré son impact direct sur le développement des pays. Aujourd’hui, parmi les facteurs réels de la mortalité maternelle observes dans plusieurs pays de l’Afrique sub-saharienne, revient cette question d’assainissement.

Une initiative conjointe entre le Conseil de Concertation pour l’Approvisionnement en Eau et l’Assainissement (WSSCC), fort de ses valeurs et ressources humaines, et la Commission de l’Union africaine (CUA) à travers la Campagne d’Accélération de la Mortalité Maternelle en Afrique (CARMMA) peut rendre possible sa vision traduite par : « aucune femme ne doit mourir en donnant la vie ». L’impact que le WSSCC cherche à exercer entre 2012 et 2016 est d’apporter une contribution substantielle à l’effort mondial pour améliorer l’assainissement et l’hygiène au profit d’une cible qui inclue les personnes pauvres et vulnérables de l’Afrique. Ainsi, les femmes et les nouveaux nés du Benin, du Burkina Fasso, du Burundi, du Cameroun, de l’Ethiopie, du Kenya, du Liberia, du Malawi, du Mali, de Madagascar, du Mozambique, du Niger, de l’Ouganda, du Sénégal, de la Sierra Leone, de la Tanzanie, du Togo et du Zimbabwe, pourraient bénéficier d’une attention particulière. Ces pays font également partie de la cible de la CUA et de ses partenaires tels que l’UNFPA, Ford Foundation etc. dans la campagne de réduction de la mortalité maternelle.

Au niveau de l’Union Africaine et de ses partenaires, le Plan d’action de Maputo et l’Appel d’Abuja guident les actions à mener au sein des Etats Membres. Elles s’appuient sur l’accès universel à la santé sexuelle et reproductive, relèvent également que ce n’est que par une communication soutenue et la mobilisation des ressources que les résultats escomptes seront atteints. À la faveur des résultats observés par le Réseau régional de journalistes africains lies au WSSCC, des résultats probants peuvent être obtenus. Cette approche communicationnelle qui cadre avec la politique sociale implémentée par le Département des Affaires Sociales de l’Union Africaine, a été lancée il y a peu au niveau ouest Africain et regroupe aujourd’hui plus de 17 pays africains. L’expérience acquise dans la circulation de l’information réelle, le plaidoyer, la communication pour un changement de comportement sur l’étendue du continent en matière d’accès à l’eau potable, hygiène et l’assainissement sont écoles.

Les résultats attendus d’une action conjointe de la CUA ses partenaires dans le cadre de la Campagne d’Accélération de la Réduction de la Mortalité Maternelle et Néonatale en Afrique et du WSSCC seraient d’une manière générale de placer l’assainissement au centre des actions en faveur de la réduction de la mortalité maternelle en Afrique. Plus précisément, il s’agira de développer les connaissances et les compétences des individus, organisations et agences travaillant pour la préservation de la santé par l’assainissement, d’amplifier par la disponibilité de l’information, la voix des personnes marginalisées et plus précisément des femmes et des enfants dont la cause de décès est liée a l’hygiène et l’assainissement et enfin de favoriser l’accès et l’utilisation des toilettes saines pour tous.

Partant du fait que les stratégies des interactions de la CUA (reposant sur la volonté politique de ses dirigeants), et celles du WSSCC avec les donateurs, visent le financement des activités, l’espoir est celui de voir le présent scenario de dépenses se planifier dans les jours a venir et de bénéficier de l’affectation des fonds qui permettrait significativement de faire un pas de plus dans le développement durable.

Eddy Patrick DONKENG, 237online.com
edonkeng@gmail.com
CAMERWASH

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