Archive for ‘WASHnews’

October 21, 2014

Journée mondiale du lavage des mains 2014:  Se laver les mains pour éviter Ebola

Florette MANEDONG (CAMERWASH)

C’est le message qu’a fait passer l’association Education for all Cameroun (Efacam) associée à CAMERWASH et ses partenaires, mercredi 15 octobre 2014 dans l’école maternelle et primaire bilingue Sainte Julie  au quartier Jouvence à Yaoundé.

Le 15 octobre 2008, la première Journée mondiale du lavage des mains a été célébrée dans de très nombreux pays. Son objectif principal est de sensibiliser un maximum de personnes sur les conséquences d’une mauvaise hygiène des mains. L’Unicef, très impliquée dans l’organisation de cet évènement, indique que la cible principale de cette journée est constituée par les enfants, et ce notamment dans les écoles. Par un lavage de mains régulier au savon, le taux de morbidité infantile lié aux maladies diarrhéiques peut être réduit de moitié.

Chaque année, 5 000 décès sont enregistrés dans les pays en voie de développement. Ces derniers sont donc concernés au premier chef par la campagne: 5.000 enfants de moins de cinq ans décèdent chaque année des suites d’une maladie diarrhéique due à l’utilisation d’eaux contaminées… alors que le « remède » est connu et simple à mettre en œuvre: se laver les mains après avoir été aux toilettes ou avant de manger. Le lavage des mains au savon est le moyen le plus efficace et le moins coûteux pour prévenir les maladies diarrhéiques et les pneumonies.

Voilà pourquoi, ce mercredi 15 octobre 2014 au quartier Jouvence à Yaoundé, dans l’école Maternel et Primaire Bilingue Sainte Julie, l’association Efacam en a fait son cheval de bataille. Arrivé sur les lieux aux environs de 7h45, l’équipe de Education for All Cameroon, couplée à celle de Camerwash, se sont mis en droit de sensibiliser le beau monde réunis pour les accueillir. À leur tête, les élèves, les parents d’élèves, le fondateur de l’école Guillaume Jiotsa, et la directrice dame Noumene attendent les instructions. La petite leçon matinale commence d’abord par une sensibilisation. Le responsable d’Education for All Cameroun, Leclère Diffo, révèle que : ‘’bien que n’étant pas encore présent sur le territoire camerounais, la maladie à virus Ebola rôde pas très loin de nous, qu’il importe d’attirer l’attention auprès des élèves pour assurer la prévention’’. Depuis mars 2014, plus de 600 cas et 390 décès ont été notifiés en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone. Tandis que le nombre de cas suspects, probables et confirmés et de décès évolue rapidement, la flambée ne laisse pas d’inquiéter les autorités sanitaires car la maladie peut se transmettre dans les communautés et les établissements de soins, et elle est apparue dans les villes comme dans les zones rurales et frontalières.

Le Cameroun en tête

Cette affection, qui provoque des hémorragies sévères et peut tuer jusqu’à 90 % des sujets atteints, se propage par contact direct avec le sang et les liquides biologiques d’animaux ou de personnes infectées. Il en est de même pour le choléra, quant à lui, déjà bien présent sur l’étendu du territoire camerounais : Les régions notamment de l’extrême nord, du nord et de l’Adamaoua affrontent une épidémie de choléra depuis avril 2014. Les derniers chiffres officiels, font état de 74 décès sur 1598 cas signalés. La présence de réfugiés et la menace de Boko Haram dans ces régions, couplée à la saison des pluies et au manque d’eau potable, favorisent les contaminations. Le Cameroun est en tête des pertes en vies humaines, avec 554 décès pour 14 730 cas.

Pour cela, il est important de se laver régulièrement les mains, aussi souvent que possible, avec de l’eau courante et du savon. Mais davantage, les laver indubitablement aux sorties des toilettes et avant chaque repas. Pour s’assurer que la leçon du jour a été bien assimilée, les jeunes écoliers, tout enthousiastes et excités, se sont prêtés à la phase pratique de la leçon. Après le leur avoir montré, le coordonateur de Camerwash s’est effacé pour laisser les enfants faire à leur tour. La leçon terminée, un rapide tour de question a été fait pour s’assurer que la leçon du jour a été bien assimilée. C’est chose faite, on peut s’en aller tranquille, et la classe habituelle peut enfin reprendre.

 

October 21, 2014

Journée Internationale de lavage des mains:  Le REJEA et OXFAM font une démonstration à l’école primaire Wadata I

Amani Mounkaïla B- (REJEA-Niger)

Le Réseau des journalistes pour l’eau l’Hygiène et l’assainissement (REJEA) et l’Ong internationale OXFAM ont organisé une séance de lavage des mains à l’école Wadata I de Niamey au Niger, le mercredi 15 octobre 2014. Cette opération d’hygiène a pour but d’initier les élèves à ce geste peu onéreux qui sauve des vies.

Démonstration d'un élève de l’école

Démonstration d’une élève de l’école

En effet, cette année, la Journée internationale de lavage des mains est célébrée dans un contexte marqué par le ravage due au virus Ébola. Un virus dangereux, qui a fait plus de 4000 morts et dont le vaccin tarde à être opérationnel.
Malheureusement, la situation est loin d’être circonscrite, car des incompréhensions et des mauvais gestes sont pratiqués et augmentent le risque de la propagation.
Cette situation grave d’épidémie risque d’affecter la santé mondiale si des mesures adéquates ne sont pas prises.
Cependant, le combat contre Ebola ne sera pas de tout repos et les associations se mobilisent. L’opération de lavage des mains initiée par OXFAM et REJEA appuyée par EAA à l’école Wadata I répond à la préoccupation du monde entier de faire de la propreté un moyen de lutte contre le virus Ebola.
En accueillant, l’OXFAM et REJEA, M. Abdou HAMADI, directeur de l’établissement scolaire Wadata I s’est réjoui du choix porté sur son école pour lancer cette sensibilisation contre le virus Ebola.
Le représentant d’OXFAM et le Président de REJEA ont procédé à la démonstration de lavage suivi par les élèves. Ce geste va se perpétuer et permettre de lutter efficacement contre le virus.
La Journée internationale de lavage des mains de cette année est une grande opportunité pour sauver des vies humaines par un geste simple et peu couteux.
M. Ousmane Dambadji, le président de REJEA a insisté pour que ce geste se perpétue et permette aux autres établissements d’adopter les mêmes pratiques afin de mettre les élèves à l’abri des maladies. OXFAM se propose de mettre à la disposition des écoles le matériel : seaux, savons etc.

October 21, 2014

Célébration de la Journée mondiale de lavage des mains : Le lavage des mains dans le contexte de la lutte contre le virus Ebola

Amani Mounkaïla B- (REJEA-Niger)

Niamey : Le mardi, 14 octobre 2014, le Réseau des journalistes pour l’eau l’Hygiène et l’assainissement (REJEA), en collaboration avec Water Aid, l’Ong internationale OXFAM, l’Agence EAA, l’ Institut Pratique de Santé Publique (IPSP) et le ministère de la Santé Publique, a organisé une conférence débat à l’IPSP de Niamey pour sensibiliser les étudiants sur la nécessité du lavage des mains, surtout dans ce contexte de lutte contre Ebola.

Table de séance à IPSPEn prenant la parole pour souhaiter la bienvenue aux participants, le directeur général de l’IPSP M. Abdoulaye SANDA MAÏGA , s’est réjoui du choix porté sur son école pour célébrer cette journée et a promis de mettre en place les dispositifs pour inciter les étudiants à la pratique du lavage des mains.
Le président du REJEA, M. Ousmane Dambadji a demandé aux étudiantes et étudiants de cette école de santé publique de faire du lavage des mains un geste qui sauve des vies. Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de sensibiliser les patients à adopter ce geste d’hygiène important pour la vie.
Quant au directeur Pays de Water Aid, cette journée est particulière, car, elle se déroule dans un contexte de lutte contre le virus Ebola.
Le directeur de cabinet du ministère de la Santé Publique a saisi cette occasion pour dire à l’assistance que le gouvernement s’active à mettre en place un dispositif de lutte. En plus de ces moyens, le lavage de la main sera une opportunité pour sauver des vies.
Le conférencier a défini le virus, le mode de contamination, sa propagation, les moyens de protections et les différents efforts consentis par le gouvernement du Niger pour la sensibilisation des populations. Après un débat interminable, les étudiants sont partis heureux d’avoir recueilli des informations pratiques pouvant les aider à réduire les risques de contamination. Le lavage des mains est un geste qui sauve des vies.

October 19, 2014

Le lavage des mains: Un geste pour rester en bonne santé

Makéba TCHIBOZO (Bénin) 

Aussi banal que cela pourrait paraitre, le lavage des mains à l’eau et au savon est le moyen le plus efficace et le moins coûteux pour prévenir les maladies diarrhéiques, les pneumonies et les maladies infectieuses. Il devient encore plus important dans le contexte actuel où le virus Ebola sévit en Afrique de l’Ouest. En ce jour où le monde entier célèbre la journée mondiale du lavage des mains, il est nécessaire de rappeler aux populations les bienfaits de ce geste afin de sauver des vies.

 

???????????????????????????????Selon les statistiques, 5000 enfants de moins de cinq ans décèdent chaque année des suites d’une maladie diarrhéique alors que le “remède” est connu et simple à mettre en œuvre: se laver les mains après avoir été aux toilettes ou avant de manger. Même si elles sont propres en apparence, les mains peuvent être porteuses de germes. Les microorganismes (germes) aboutissent sur les mains de différentes manières.  Lorsqu’un malade éternue ou tousse, les germes de la maladie sont expulsés dans l’air sous forme de minuscules gouttelettes. Si elles atterrissent sur vos mains et que vous touchez votre bouche, vos yeux ou votre nez sans d’abord éliminer les germes, vous devenez porteur de la maladie. Le fait de ne pas se laver les mains, avant et après la préparation des aliments, après avoir manipulé de la viande crue ou être allé aux toilettes peut également rendre malade. En plus d’aider à prévenir la maladie, le fait de se laver les mains réduit le risque d’infecter d’autres personnes. Si vous ne vous lavez pas les mains convenablement avant d’entrer en contact avec d’autres, vous risquez de leur transmettre les germes présents sur vos mains. Le virus peut aussi se propager par les germes que des mains non lavées déposent sur des objets communs comme une poignée de porte, un clavier, un appareil ménager ou professionnel. Le contact par les mains peut propager des troubles bénins comme le rhume, mais aussi des maladies plus graves, voire mortelles. Les très jeunes enfants, les personnes âgées, celles qui sont atteintes d’une maladie préexistante ou celles dont le système immunitaire est affaibli, notamment par le VIH ou le sida, sont particulièrement vulnérables aux maladies infectieuses.

Même si se laver les mains peut paraître simple, il est recommandé de suivre les étapes suivantes pour éliminer complètement les germes. Il suffit de vous laver souvent les mains à l’eau savonneuse pendant au moins 20 secondes. À défaut d’eau et de savon, vous pouvez recourir aux désinfectants à base d’alcool pour les mains. Dans la plupart des cas, il n’est pas nécessaire d’utiliser du savon antibactérien pour avoir les mains propres. Retirez vos bagues et bijoux et mouillez-vous les mains à l’eau chaude. Avec du savon régulier, faites mousser partout sur les mains et frottez pendant au moins 15 secondes. Lavez la paume et le dessus des mains ainsi que les sections entre les doigts et sous les ongles. Rincez-vous ensuite les mains à fond à l’eau courante chaude en les frottant l’une contre l’autre. Après cette étape, essuyez-vous doucement les mains avec un essuie-tout ou une serviette propre. Un séchage vigoureux peut endommager la peau. Vous devez vous servir de l’essuie-tout pour fermer le robinet afin d’éviter toute recontamination. Dans les toilettes publiques, conservez l’essuie-tout pour ouvrir la porte en sortant. Si la peau s’assèche, utilisez une lotion hydratante. Cependant, si vous avez la peau sensible ou que votre emploi exige que vous laviez souvent les mains (comme un agent de santé), vous pourriez envisager l’utilisation d’un désinfectant à base d’alcool.

Réduire les risques de contamination par les mains

Voici quelques mesures qui vous permettront de protéger votre famille. Il faut souvent se laver les mains, surtout après avoir toussé, éternué ou utilisé un papier-mouchoir, avant et après les repas, avant de préparer des aliments, après avoir manipulé de la viande crue, après avoir touché à un animal et après être allé aux toilettes. Lorsque vous toussez ou éternuez, utilisez un papier-mouchoir ou faites-le dans le creux de votre bras. Il faut surtout éviter d’éternuer dans la main et n’oubliez pas de jeter les mouchoirs souillés à la poubelle. À la maison et au bureau, il est nécessaire de nettoyer les surfaces pour éliminer les germes, notamment les poignées de porte, les interrupteurs de lumière, les téléphones et les claviers. Si vous avez des enfants, enseignez-leur les mesures d’hygiène élémentaires et comment se laver les mains adéquatement. Évitez d’utiliser le même linge humide pour nettoyer les mains de plusieurs enfants, de se rincer les mains dans une cuvette ou un bassin d’eau, de partager le même essuie-main. N’utilisez pas d’éponges ou de torchons réutilisables, à moins de les changer tous les jours et de les laver avec du détergent car les germes prolifèrent sur les surfaces mouillées.

En l’absence d’eau et de savon, il est possible d’utiliser un désinfectant à base d’alcool. Si vos mains sont visiblement souillées, il est préférable d’utiliser de l’eau et du savon. Si ce n’est pas possible, enlevez la saleté à l’aide de lingettes avant d’utiliser un désinfectant à base d’alcool. Les mains doivent être sèches lorsque vous appliquez le produit, car l’eau dilue le produit. Il faut utiliser assez de désinfectant pour couvrir toute la surface des mains et des doigts et bien les frottez jusqu’à ce que le produit se soit évaporé. Si la peau s’assèche, utilisez une lotion hydratante.

Makeba Tchibozo

October 17, 2014

CELEBRATION DE LA JOURNEE MONDIALE DU LAVAGE DES MAINS: Une occasion pour rappeler les bonnes pratiques d’hygiène pour se protéger contre l’Ebola

Par Jacques Ngor Sarr

Dakar- La Journée mondiale du lavage des mains célébrée le 15 octobre 2014 dans un contexte très particulier à cause de l’Ebola était l’occasion pour l’organisation internationale de développement WaterAid et Amref Health Africa de rappeler les bonnes pratiques d’hygiène.

Dans un communiqué conjoint, les deux structures ont déclaré que «l’escalade de la crise d’Ebola en Afrique de l’Ouest nous rappelle plus que jamais de la nécessité des bonnes pratiques d’hygiène et de lavage des mains pour protéger la santé humaine».  Directrice Régionale de WaterAid Afrique de l’Ouest Mariame Dem a déclaré que « les tragédies qui ravagent les pays de l’Afrique de l’Ouest affectés par Ebola indiquent clairement les conséquences d’un manque d’accès aux toilettes de base et de d’eau potable mais aussi lorsque les populations ignorent les bonnes pratiques d’hygiène comme le lavage des mains». Elle souligne qu’en Afrique où la moitié des hôpitaux n’ont pas d’eau potable, 35% vivent sans cette denrée essentielle et 70% sans assainissement de base, la prévention et la prise en charge des épidémies deviennent un enjeu majeur». Quant au  directeur régional d’Amref Health Africa, Mor Ngom, il déclare : «Si fort heureusement l’épidémie d’Ebola n’a pas éclaté au Sénégal, environ 16000 personnes perdront la vie cette année dans l’ensemble de notre pays du fait de diarrhées et de pneumonies qui sont deux maladies que l’on peut éviter par le lavage des mains au savon ». M. Ngom indique qu’ «il est clair que la Journée mondiale du lavage des mains nous offre une excellente occasion pour diffuser le message de protection que procure le lavage régulier des mains pour nos familles et nous-mêmes. Cependant, ces messages doivent être répétés et respectés permanemment par chacun si nous voulons nous attaquer à ces maladies et d’autres urgences de santé publique». De toute façon WaterAid souligne qu’ « au Sénégal, 25.9‘% de personnes sont sans accès à l’eau potable et 48.1 % de personnes sont sans accès à un assainissement amélioré ». Une situation selon elle qui complique les pratiques d’hygiène et de lavage des mains.

 

 

October 15, 2014

Global Hand washing day

Global Hand washing day

WASH Media Network joins the world over to mark this day

By Mustapha Sesay

Mustaphasesay25@yahoo.com

Today is Global Hand Washing Day, a day set aside by the United Nations General Assembly on Wednesday October 15, 2008 as the International Year of Sanitation, and Global Hand-washing Day, which stresses the need to reinforce call for improved hygiene practices.
In the light of the above, Water and Sanitation Media Network Sierra Leone, a member of the West Africa Water and Sanitation Journalists Network (a sub regional organization) , is joining the Water Integrity Network, Water Supply and Sanitation Collaborating Council, IRC and West Africa Water Aid to observe this day.
As schools are yet to re-open for the start of the 20142015 Academic year, WASH Media Network members will be out to some of the communities in Freetown and in the provincial areas to continue reaffirming the significance of holding fast to the correct methods of washing hands and the its vital place to the health of the children.
It must be noted that most of the diseases that affect children are related to the poor environment and bad sanitation practices in our homes or communities countrywide. One among the outstanding odd health practices is that doing with children not washing hands before partaking of any food. This has continued to offer place to cholera and dysentery among the common diseases in record. Added to this issue is the fact that most children including adults find it difficult to use water and soap after visiting the toilet.
The ramification of this bad health practice could not be unconnected to the 2012 Cholera outbreak in the country, which started in the Northern part of Sierra Leone and spread across its regions within two months. That period heightened the need to wash hands with soap as that was among the primary preventive methods since Cholera itself is water borne.
Shanty towns and slum communities were among the places that suffered the brunt of the 2012 Cholera outbreak.
Unfortunately, few months after the outbreak, people neglected the significance of washing hands with soap after taking part in any activity. This negligence went on until it was officially announced in May that Ebola had broken out in the country and that it expedient that people reverse to the traditional hand-washing method since the Ebola virus is a contagious disease.
While the number of those who believe in the reality of Ebola has increased considerably, however, there is still sparks of remote cases of those who deny its existence and refrain from following the laid down health rules.
Meanwhile, hand washing is paramount to a healthy society and it is on this note that October 15th has been set aside to reflect on responsiveness of hand washing with soap as an effective and affordable way to prevent diseases.
With the outbreak of the Ebola virus in the Sub-region, school authorities in the region would use this opportunity to teach millions of children about this day. School authorities and parents must also ensure that water and soap are always at strategic positions for members to wash their hands.
Let’s keep Cincinnati healthy by becoming Champion Handwashers! As an expert rightly said, “Clean hands save lives”, a driving theme for Global Handwashing Day. Children should continue to act as agents of change, taking the good practices of hygiene learned at school back into their homes and communities.

October 2, 2014

Mise à l’échelle de l’ATPC au Niger :  Le REJEA s’engage à jouer un rôle capital pour sa réussite

Lawali Aboubacar (Niger)

Le présidium de l'ouverture de l'atelier

Le présidium de l’ouverture de l’atelier

Le Réseau nigérien des journalistes pour l’Eau, l’Hygiène,  et l’Assainissement (REJEA) avec le soutien du Ministère de l’hydraulique et de l’Assainissement et de l’UNICEF a organisé du 25 au 27 septembre 2014 à Zinder (1.000km de Niamey) un atelier de formation à l’intention de ses membres des régions de Diffa, Maradi et Zinder. Durant trois jours les journalistes ont été sensibilisés sur l’Approche de l’assainissement total piloté par la communauté (ATPC). A l’issu de cet Atelier d’échange, les journalistes membres du REJEA se sont engagés à jouer leur rôle capital dans le cadre de la mise en œuvre de la SOPHAB en général et l’ATPC en particulier pour un changement de comportement des populations en faveur des bonnes pratiques de l’hygiène et de l’assainissement.
Cet atelier vise à renforcer les capacités des journalistes traitant des questions de l’hygiène, l’eau et l’assainissement  afin qu’ils s’approprient l’ATPC  et contribuer à la communication par la mise à échelle de l’ATPC au Niger. Ainsi, les hommes des medias se sont approprié la démarche, les outils de mise en œuvre de l’ATPC et surtout des expériences acquises par plusieurs communautés nigériennes dans la mise à échelle de l’ATPC sur  l’ensemble du territoire national. Cette technique initiée depuis 2009 par le gouvernement du Niger dans la région de Zinder vise à corriger certains manquements liés à l’hygiène et l’assainissement et aussi la prolifération de certaines maladies diarrhéiques responsables de milliers de décès d’enfants au Niger.   Intégrée dans la nouvelle Stratégie opérationnelle de promotion de l’hygiène et de l’assainissement de base (SOPHAB)  adopté le 31 juillet 2014, l’ATPC est une approche à travers laquelle la communauté est à la fois acteur et bénéficiaire, car elle permet à cette dernière de poser  elle-même sur le tapis la question sa situation en matière d’assainissement et surtout sa pratique  visant à déféquer à l’air libre.  Vu l’importance de l’ATPC pour le bien être de la population, l’UNICEF a encouragé les journalistes à bien s’approprier ce concept afin que le Niger atteigne l’OMD  en matière de l’assainissement. Il faut rappeler  que selon le président du REJEA, Ousmane Dambadji , plus de 12 millions de nigériens   déféquent à l’air libre  favorisant du coup la prolifération des maladies imputables au manque d’hygiène et d’assainissement. Retenons que dans le cadre de la sensibilisation des medias en général notamment des membres du  REJEA dans la réussite de la mise à échelle de l’ATPC au Niger, le REJEA en collaboration avec le soutien du Ministère de l’hydraulique et de l’Assainissement  et de l’UNICEF organise dans les prochains jours  un autre atelier à l’intention des ses membres  des régions de Niamey, Dosso, Tillabéry, Tahoua et Agadez.

 

 

 

 

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September 10, 2014

Signature du nouvel accord de siège de l’ONG belge PROTOS : Une reconnaissance de sa contribution au secteur AEPHA au Bénin

Alain TOSSOUNON (Bénin) 

Implantée au Bénin depuis 20 ans, l’ONG belge Protos œuvre pour une gestion équitable, participative et durable des ressources en eau à travers plusieurs projets et programmes. En reconnaissance de son engagement, le gouvernement du Bénin a signé un nouvel accord de siège au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée le  lundi 8 septembre 2014 au Ministère des affaires étrangères.

 

 Poignée de main entre le représentant résident de Protos (à gauche) et                                       le représentant du gouvernement (à droite)

Poignée de main entre le représentant résident de Protos (à gauche) et le représentant du gouvernement (à droite)

« Par cet acte, le Gouvernement béninois réitère sa confiance en votre institution, pour vous accompagner dans la volonté de votre ONG de poursuivre l’entreprise dans laquelle nous nous sommes engagés depuis la signature du premier accord de siège le 22 novembre 1996 ». C’est en ces termes que le secrétaire général  par intérim du Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’extérieur, Eusèbe Agbangla  s’est exprimé au cours de cette cérémonie de signature.   Pour le représentant du gouvernement, le renouvellement de l’accord de siège est un mérite pour cette organisation qui milite pour une amélioration de l’accès des populations béninoises à l’eau et à l’assainissement  et  une meilleure gestion des ressources en eau dans notre pays.

Ainsi, il a rappelé  par exemple,  les interventions de l’organisation dans le Sud du Bénin visant un meilleur accès ou une meilleure utilisation de l’eau, à travers l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement, les aménagements hydro-agricoles, etc. Plus encore, il  a signalé son engagement pour la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) à travers son « précieux soutien »  au Partenariat National de l’Eau (PNE).   Dans  le secteur des aménagements hydro-agricoles au Bénin, les activités  de Protos ont  permis le renforcement  les capacités des Organisations paysannes et des acteurs d’appui en matière de valorisation intégrée des sources en eau à des fins agricoles. Un programme qui a contribué à l’aménagement de plus d’une soixantaine de sites dans douze (12) communes des départements du Mono/Couffo et de l’Atacora/Donga, à travers la réalisation d’infrastructures d’irrigation et de drainage, le développement des filières porteuses comme le maraichage, la riziculture, etc.

Surtout, les interventions de l’ONG belge Protos ont été saluées parce qu’elles contribueront à l’atteinte des objectifs du Millénaire pour le développement (Objectif 7 relatif  à l’accès à l’eau potable) par le Bénin en 2015.

Très heureux de cette confiance renouvelée, le Représentant résident de Protos au Bénin, Harald Van Der Hoek,  a rappelé les raisons qui motivent les interventions de son organisation au Bénin. Il s’agit de sa stabilité sociopolitique et économique mais aussi  « son hospitalité et sa crédibilité ».

Au total, il a souligné qu’au Bénin, PROTOS intervient dans 22 communes de l’Atacora Donga et du Mono Couffo. Il met en œuvre plusieurs projets de développement dans les secteurs  d’ Approvisionnement en Eau Potable, Hygiène et Assainissement (AEPHA) et valorisation de l’eau  par l’agriculture dans un cadre global de Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE).  Il a précisé que ces projets sont financés par différents bailleurs tels que la coopération belge au développement, le Fonds Belge de Sécurité Alimentaire, l’Union Européenne, la Facilité Africaine de l’Eau de la Banque Africaine de Développement et l’Alliance Wash néerlandaise.

Avec ces projets et financements, plusieurs objectifs ont été atteints ces cinq dernières années. Il s’agit entre autres, de  l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement; de l’ amélioration des connaissances et mise en œuvre de la gestion intégrée des ressources en eau, en protégeant les réserves en eau; du renforcement des capacités des communes dans la maîtrise d’ouvrage.

En matière de réalisation des ouvrages d’Approvisionnement en Eau Potable et d’assainissement, on retient la construction de 290 points d’eau potable, 150 blocs de latrines institutionnelles et publiques et de 1.050 latrines familiales. Des réalisations qui ont  favorisé  l’accès de 80.000 personnes à l’eau potable et 91.800 personnes ont bénéficié d’assainissement amélioré.

En matière d’aménagement hydro-agricole, une superficie de 645 ha ont été aménagés augmentant ainsi la production de riz de 700 à 3.700 kg/ha. Par ailleurs, 89 groupes de paysans et organisation de 2.500 producteurs ont bénéficié d’un renforcement de capacités.

Tout en rappelant que ces actions et résultats sont le fruit d’une collaboration et d’un partenariat avec les institutions que sont le Ministère en charge de l’Eau, le Ministère de l’Agriculture et de la santé, des services déconcentrés de l’Etat et les communes, Harald van Der Hoek, a indiqué que pour les prochaines années, l’objectif de PROTOS est de « contribuer à une gestion adéquate du développement local dans un contexte de décentralisation et de renforcement de la société civile ». Ce qui passe par le développement et la promotion de méthodes novatrices avec des acteurs  plus engagés.  L’aventure se poursuit.

 

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September 2, 2014

Lutte contre Ebola en Guinée-Bissau: Les populations déclenchent une vaste campagne d’assainissement

José Augusto Mendonça (Guinée-Bissau)

C’est une mobilisation générale du peuple guinéen contre une éventuelle épidémie d’Ebola. Le pays tout entier a participé de 7-17 heures 30 ce jour du 30 Août, au travail gigantesque de l’assainissement de l’environnement. Ce travail a mobilisé l’ensemble de la population, les membres des organes de l’Etat, y compris les présidents de la République, l’Assemblée nationale, la Cour suprême, le premier ministre et d’autres membres de son équipe de direction et les représentants de la nation.

Un tas de déchets ramassés au cours de la campagne

Un tas de déchets ramassés au cours de la campagne

Le matin de ce jour-là, le Président de la République a donné l’exemple aux citoyens à qui il a été demandé, de nettoyer et de désinfecter l’environnement où ils vivent, dans le contexte de la lutte contre les maladies épidémiques à savoir Ebola et le choléra.

José Mário Vaz, qui a dirigé les travaux du marché central de la capitale, Bissau, connu sous le nom de Bandim, a salué l’initiative de l’exécutif qui a institué cette journée et a invité les Guinéens à prendre soin de leur environnement pour leur santé.

Il a indiqué que cette action est d’une importance capitale pour le pays et a ajouté qu’il répond à l’appel qu’il a lancé dès sa prise de fonction.

«J’espère que chaque jour sera comme aujourd’hui,” a souhaité le chef de l’Etat qui a rappelé que la lutte contre la pauvreté commence précisément avec la promotion de l’hygiène. Et d’ajouter que les citoyens doivent assumer leur responsabilité en veillant à l’assainissement de leur environnement.

Au cours de l’action, le trio de ministres qui l’accompagnaient a dit qu’il était satisfait de la conduite des activités. Résumant la position de ses collègues des Finances et de la Défense, le ministre de l’Intérieur a noté qu’il y avait une grande adhésion des populations dans leurs quartiers tout en saluant le travail des forces armées qui ont été mobilisé pour cette campagne.

Au terme de l’action, des tonnes de déchets ont été ramassés au bord des routes. Ces déchets seront enlevés par la municipalité de Bissau.

“En fait, le pays est sale et a besoin des actions de cette nature», a soutenu une jeune femme qui a participé au drainage des eaux pluviales et au nettoyage des fosses dans les quartiers de la capitale Bissau.

Ce soutien a été renforcé par un membre de l’association des résidents des régions éloignées qui a exhorté tout le monde à faire de même.

De plus, le représentant résident de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a salué l’initiative du gouvernement qu’il a jugée opportune et responsable.

Cependant, dans le même contexte, le président de l’Assemblée nationale, Cipriano Cassama qui s’est rendu vers la deuxième ville du pays, Bafata à diriger le travail de nettoyage et de désinfection du site site, ainsi que son compagnon de la Cour suprême.

Le Premier ministre, Domingos Simões Pereira a coordonné les activités dans la même région de Oio, en particulier dans Cacheu, Canchungo, Farim et Mansoa.

Toutefois, en raison du succès retentissant enregistré par cette campagne, l’exécutif a rendu public un décret pour instituer cette initiative qui se poursuivra désormais tous les derniers week-end de chaque mois.

September 1, 2014

Free town Peninsula Community benefits from Hybrid Electrification Plant

By Mustapha Sesay, Water &Sanitation Media Network S/L

Energy supply is a key to the socio-economic development of any community or state.

In many developing countries, many depend on either Hydro power electrification or thermal plant.

It is a new concept in the minds of most people to talk of a hybrid plant using both water supply in the rains and solar plant in the dry season to provide electricity supply for community people especially in remote or rural areas.

In Sierra Leone, one area along the Freetown Peninsular that can now boast of this new development is the No. 2 River Community.

Despite the poor status of the road network to getting to this area, it is a tourist resort centre, nice beaches, vegetation and a lot of water shed to keep the turbines in operation.

water

Prior to the develop of this hybrid electrification plant, the Pioneers Welt Hunger Hilfe WHH

It is in this drive that Welt Hunger Heilf WHH undertook a study on the identification of over sixty water sheds along the Freetown Peninsula and the need to preserve them for the sustainability of water supply to the western urban and rural district.

With the collaboration of the European Union and other organization, one of the watershed was developed and protected to provide pipe born water supply for the No. Two River Community.

With more potentials for this community, Welt Hunger Hilfe WHH strived very hard to ensure that most communities benefit from rural power electrification and water supply.

Tuesday, 5th August, 2014 witnessed another milestone for this community as they were the first in the country to witness the commissioning of a Hybrid Electrification plant that will supply twenty hours of electricity during the Rainy and Dry Seasons.

This remarkable development was graced by the Energy Minister and Deputies, development partners, tribal heads and dignitaries,.

As a sign of gratitude for bringing development to their community, the Head of No. 2 River. Abu Bakraa Turam Conteh commended Welt Hunger Hilfe, the European Union, the Government and all who in diverse ways have contributed towards the completion of the project and prayed that more would be done so as to sustain and extend the project to other communities.

Mr. Conteh further revealed that the development of energy technology plays an important role in the drive towards self sufficiency and called on the people to embrace the development at their doorstep.

The Country Director for Welt Hunger Hilfe WHH Jochen Moniger said in 2011, the project started with the identification of watersheds so as to facilitate the supply of water to the communities.  With much improvement, the organization later saw the need to work out modalities for the provision of electricity supply.

With the commitment of the people work progressed on a sound footing as they were always prepared to render valuable services at all times.

The Hybrid Electrification is one of the best of its kind. During the Dry Season, the Solar plant generates electricity for the people of Number Two River as the water level drops considerably while in the Rainy Season, it is the opposite, the mini hydro-plant  generates twenty hours of electricity for the people.

He further stressed that as a way of sustaining the project, the people must be prepared to secure prepared meters and pay their bills so that the money would be spent on running and maintenance cost.

With the new hybrid power plant in operation now, this would help promote developmental programmes within the No Two River community, facilitate the efforts of the children to study at home, halt the noise generators have been making in the neighbourhood and even the black smoke they ooze.

As a sea side resort, this would help promote tourism in the area and this in turn would boost the employment of youths and facilitate trade opportunities.

Special commendation was made to the European Union funded project for intervening in the water supply system for drinking and other purposes.

The Minister of Energy Mr. Thomas  Macauley commended Welt Hunger Hilfe WHH and partners for such a laudable venture as it is in line with the vision of President Koroma to ensure that electricity is visible in all parts of the country.

According to him, the commissioning  of the Hybrid Electrification plant at No Two River signified the good work of the organization as without light, development would be at a standstill.

The Minister admonished all to reflect on the prominent role of light in our societies, namely its importance in the hospitals, factories, industries, our homes, the internet, communication and several other aspects.

The Energy Minister went on to state that it is but fitting that a similar projects are replicated in various parts of the country.

With the commissioning  of the Hybrid Electrification project by the Minister, a tour was made to the plant facilities where both the hydro plant and the Solar plant were inspected.

This was followed by a demonstration of the new plant supplying the township with light that was embraced by the people.

According to Moses Kamara, a Cinema Operator, this is one of the opportunities they have been longing for as it would help to curtail the fuel shortage that had adversely hit their business. He hoped that with this development, customers at his cinema would now get the much needed satisfaction, more so when international matches are being played.

Marie Cole, a trader praised Welt Hunger Heilf WHH and all the partners that have contributed towards the growth and development of their community.

We must noted that Sierra Leoneans in the south and eastern part of the country use to boast of the Dodo Dam that provided electricity in the rains while the Bo-Kenema Power Station provided electricity during the dries. Today, this glory is lost as people in that part of the country are married to ‘BLACKOUT’

ONE major reason for the drop in the water supply is the destruction of the watershed or catchment areas for timber and other purposes.

In the city of Freetown, the struggle for water continues as the Guma Valley Dam and other catchment areas continue to suffer from extensive deforestation.

In a situation where stringent measures are not put in place, most of the watershed areas would be destroyed and this would affect the supply of hydro electricity and water supply to most communities.

 

August 17, 2014

Sécurité environnementale : L’USAID alerte les pays africains

 Ousmane Dambadji (Envoyé spécial) 

Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso a accueilli du 06 au 09 Aout 2014, les  travaux du symposium sur la sécurité environnementale de la région Ouest africaine. Organisé par le Commandement des Etats Unis pour l’Afrique (AFRICOM), en collaboration avec  l’Université  Internationale de Florida sur financement de l’USAID, ce symposium a réuni plusieurs experts et spécialistes du domaine du climat et de l’environnement,  du Niger, du Burkina Faso,  du Ghana et des Etats-Unis d’Amérique.

Les officiels au cours des échanges

Les officiels au cours des échanges

Pendant 4 jours, d’éminents experts américains et africains ont échangé sur les risques liés au changement climatique. Ils ont par ailleurs alertés  les participants sur la nécessité de chercher des voies et des moyens pour faire face à cette situation. Si rien n’est fait d’ici 2050, environs 54 pays Africains connaîtront des  sérieux  problèmes de pénurie d’eau.

Pour cela, Africom, le partenaire stratégique en matière de lutte contre le terrorisme, la sécurité de l’environnement et l’urgence s’investit pleinement dans le partage d’expertise avec les africains pour rehausser le niveau de réponse à la question de la sécurité environnementale.

Parmi les grands sujets débattus au cours de la conférence de Ouagadougou, le rôle fondamental des corps militaires et paramilitaires dans le processus de développement a été largement débattu. Les participants ont  demandé aux pays africains  de former une partie des leurs forces armées sur les questions de développement, comme les brigades des travaux publics, l’agriculture, la santé, la construction des barrages et  l’assistance humanitaire.

L’occasion a été donnée à chaque pays de  présenter ses politiques, ses stratégies, projets et programmes en matière d’adaptation aux changements climatiques

Le Niger a présenté sa politique en matière de gestion intégrée des ressources en eau, le grand projet de la Muraille verte qui sera lancé au Niger dans quelques semaines, et ses projets et programmes réussie en matière d’adaptation aux changements climatiques.

Ce qui a permis aux participants d’apprécier les efforts du gouvernement du Niger avec l’appui de ses partenaires.

Entre autres préoccupations abordées au cours de cette rencontre, on peut retenir  celles relatives aux questions et sujets suivants : « comment parvenir à la sécurité humaines à travers la sécurité environnementale », « comment transformer les forces militaires en forces de développement » « l’eau et la sécurité », « le projet de la grande muraille verte », «l’intervention de USAID », « les variabilités climatiques et les changements climatiques »…. Tous ces thèmes ont donné lieu à des débats de haut niveau qui ont permis des échanges fructueux.

En marge des assises du symposium sur la Sécurité environnementale de la région Ouest africaine, les participants ont visité les réalisations du projet Wa-Wash de l’USAID, dans la commune de Tanguin doumri et le village de Oueglega où d’importantes réalisations ont été faites par le projet en matière d’accès à l’eau potable et aux infrastructures d’hygiène et d’assainissement.

Dans ces deux localités du Burkina Faso, le projet a réussi à relever le défi d’accès à l’eau potable. A titre d’exemple, le projet a, en deux ans d’activités, réussi à Oueglega à développer plus de 150 puits avec pompe à bicyclette et plusieurs forages qui permettront de réduire la vulnérabilité et accroitre l’indépendance alimentaire.

A propos de  USAID WA-WASH

Pour réduire le faible accès aux services d’eau et d’assainissement, la communauté internationale à travers le programme USAID WA-WASH s’est fixé des objectifs d’ici l’an 2015. Parmi ceux-ci, le renforcement institutionnel au niveau régional pour le développement des services AEPHA en vue d’atteindre les objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Trois pays (Le Niger, le Burkina-Faso et le Ghana) sont concernés par le programme USAID WA-WASH et les résultats sont appréciables. Au Burkina Faso, le programme a facilité l’accès à l’eau et aux ouvrages d’assainissement à respectivement  39.447 et 4.764 personnes. Des écoles ont bénéficié des latrines et plus 5055 personnes ont été formées en hygiène et assainissement.

 

August 11, 2014

Epidémie d’Ebola: Une opportunité pour renforcer la sensibilisation sur le lavage des mains au Bénin

Alain TOSSOUNON (Bénin) 

Malgré les cas suspects signalés à Tanguiéta ou à Porto-Novo, aucun cas d’Ebola n’a été confirmé officiellement encore par les autorités béninoises. Contrairement aux quatre pays (La Guinée-Conakry, le Libéria, la Sierra-Leone,) qui ont déclenché l’état d’urgence ce week-end, le Bénin n’a pas encore enregistré son premier cas. Pour l’heure, cette épidémie à l’ origine de 1000 morts déjà, inquiète les Béninois et avec eux tout le monde entier.

Le lavage des mains, un geste simple qui sauve des vies

Le lavage des mains, un geste simple qui sauve des vies

Dans les pays voisins de l’Afrique de l’ouest, une partie de l’Afrique où les migrations entre populations sont particulièrement grandes, plusieurs mesures parfois dures pour les économies nationales, sont désormais envisagées pour limiter les risques de contamination entre les populations. Des dispositions de filtrage au niveau des frontières, à l’instauration de zones de quarantaine et l’interdiction des rassemblements publics comme en Sierra-Léone, certains pays comme la Côte d’ivoire interdisent désormais des vols en direction des pays touchés par l’épidémie.
Face à la situation, l’Organisation Mondiale de la Santé a décrété « l’urgence de santé publique de portée mondiale » pour sonner la mobilisation de la communauté internationale afin de trouver les moyens scientifiques et financiers de barrer la route à cette fièvre au taux de décès variant entre 25 à 90 %.
Ainsi, si pour le moment le Bénin attend d’enregistrer son premier cas -ce qui n’est pas souhaitable- il y a lieu d’intensifier et de renforcer la sensibilisation pour l’appropriation par les populations, des règles d’hygiène sanitaire comme le lavage des mains.
Car, en l’absence de traitement efficace et de vaccin pour l’homme, la sensibilisation aux facteurs de risque et la connaissance des mesures de protection à prendre à titre individuel sont le seul moyen de réduire l’infection et la mortalité chez l’être humain. Et l’une des mesures recommandées en dehors de toutes les autres par l’OMS, c’est la diffusion de messages éducatifs de santé publique visant le lavage régulier des mains à l’eau et au savon. Un geste fort simple mais qui depuis plusieurs années, a du mal à faire fortune dans notre pays au niveau des populations béninoises.
En effet, seulement 3 personnes sur 10 se lavent les mains à l’eau et au savon aux moments critiques à savoir avant de manger et après les toilettes. Pourtant, toutes les études montrent que le lavage des mains bloque la transmission d’agents pathogènes qui sont à l’origine de plusieurs maladies dont la diarrhée, la typhoïde, le choléra… Une étude récente (Curtis et Cairncross, 2003) indique que le lavage des mains au savon, en particulier après un contact avec les excréments peut réduire l’incidence diarrhéique de 42% à 47%.
Avec un taux de lavage des mains très bas au Bénin, l’apparition du virus Ebola pourrait avoir des conséquences désastreuses. Avant qu’il ne soit trop tard, le gouvernement et toutes ses structures déconcentrées, devraient promouvoir dans le contexte de psychose et dans la hantise de l’apparition du premier cas d’Ebola, des programmes de lavage des mains. Si par le passé, le lavage des mains à l’eau et au savon avait du mal à passer, avec le virus Ebola, le moment devrait être saisi pour que nos populations comprennent tout le bien fondé de ce geste simple, qui constitue à lui seul un vaccin contre plusieurs maladies.

August 8, 2014

Ebola en Guinée-Bissau: Les autorités adoptent des mesures de prévention  pour faire face à toute flambée épidémique

Le gouvernement de la Guinée-Bissau a activé ces derniers jours, son système d’alerte et de prévention de la santé contre une éventuelle  apparition de l’épidémie d’Ebola. Les frontières avec les voisins de la Guinée, un des pays de l’Afrique de l’Ouest où la maladie sévit  sont fermées pour éviter toute  propagation.

Les médecins soignants sont en train de répéter des moyens d’intervenir si quelqu’un est infecté par le virus de la fièvre hémorragique fatale. Simultanément, des campagnes d’information à l’échelle nationale presque dans les médias et par le biais de brigades créées à cet effet sont organisées  pour éviter la contamination.

Cependant, malgré les campagnes en cours, la population démontre encore une connaissance insuffisante concernant Ebola. Une enquête sur la télévision nationale a révélé que  la majorité des téléspectateurs   ne  connaissent pas parfaitement ce que signifie la maladie et les moyens de la prévenir.

D’autre part, l’assainissement de base, par exemple dans la ville de Bissau, est encore faible . Les déchets continuent  à s’accumuler dans les artères principales des marchés  et en raison de l’incapacité de la municipalité de Bissau à faire la  collecte  a temps.

Face à  la menace de propagation de la maladie du pays voisin (la Guinée, où l’épidémie a éclaté), le Portugal, l’ancienne puissance coloniale, a livré 15 tonnes de médicaments destinés à lutter contre la maladie dans le cas de son apparition en Guinée-Bissau , donc après une demande faite à cet égard par le Premier ministre, Domingos Simões Pereira.

Cependant, les structures de santé et Quinara Tombali, les deux régions de la Guinée-Bissau en bordure de la Guinée Conakry, sont dépourvues de moyens de faire face aux malades d’Ebola. Alias​​, la région de Tombali est confrontée à une épidémie de choléra, qui a infecté depuis Avril 13 personnes et fait deux morts.

Dans une interview à la radio nationale, le directeur de l’hôpital de Quebo localité dans la région de Quinara a dénoncé le manque d’eau et  de latrines et a lancé un appel  aux autorités nationales et les organisations non gouvernementales à soutenir la  construction de latrines.

«Les patients et leurs familles sont forcés de se déplacer sur de grandes distances pour chercher de l’eau dans les puits traditionnels, ce qui provoque la contamination des maladies diarrhéiques”, a déploré Albino Cabi qui ajoute que les patients, en particulier les enfants et les femmes enceintes, sont contraints de rester dans de  longues files d’attente afin de se soulager dans le trou improvisé par l’hôpital.

José Augusto Mendonça
Réseau des journalistes responsables de l’eau et de l’assainissement (REJOHAS)

July 29, 2014

Atelier d’information  sur les bassins du Niger et du Mono : Une sensibilisation sur la politique régionale des ressources en eau

Amani Mounkaïla (Niamey)

Les 21 et 22 juillet 2014, l’UICN à travers le programme « Partenariat pour la gouvernance environnementale en Afrique de l’Ouest (Page) » a organisé en partenariat avec le CCRE et l’ABN, un atelier de sensibilisation et d’information des acteurs de la société civile afin de renforcer leur capacité sur la PREAO.  Durant ces deux jours, 35 acteurs de la société civile de 9 pays ont valablement participé à cet atelier.

Les officiels lors de l'ouverture des travaux

Les officiels lors de l’ouverture des travaux

 

En effet, le plan d’action de Johannesburg, adopté en septembre 2002, lors du sommet sur le développement durable, met la Gestion intégré des ressources en eau (GIRE) au centre de ses préoccupations. Il a été retenu en ces termes que : « …la fourniture d’eau potable salubre et de services adéquats d’assainissement est nécessaire pour protéger la santé humaine et l’environnement ». A cet égard, il a été convenu de réduire de moitié, d’ici à 2015, la proportion de personnes qui n’ont pas accès à l’eau potable ou qui n’ont pas les moyens de s’en procurer.  Cet engagement de la communauté internationale en faveur de la GIRE a orienté les pays de l’Afrique de l’ouest à s’investir dans un processus d’harmonisation d’une politique communautaire en matière de gestion d’eau est capital pour le développement. C’est ainsi que la politique régionale des ressources en eau de l’Afrique de l’ouest-PREAO a été adopté en décembre 2008 par la CEDEAO. Le secteur privé et la société civile ont été placés au centre des préoccupations de la PREAO. Pour sa mise en œuvre, la société civile doit s’approprier le cadre juridique régional pour mieux comprendre son le rôle d’où la rencontre de Niamey.

L’objectif de l’atelier de Niamey est d’aider les organisations de la société civile intervenant dans la gestion durable des ressources en eau dans l’espace des bassins du Niger et du Mono à mieux s’approprier du contenu de la PREAO et de son plan d’action  pour améliorer leur implication dans sa mise en œuvre.

A cette occasion M. Aimé NIANOGO, directeur régional de l’UICN-PACO a vivement salué la présence des membres de la société civile des bassins du Niger et du Mono. Il a indiqué par la suite que, le choix de Niamey n’est pas fortuit, car la ville a la particularité, d’être situé dans le pays qui porte le nom du grand fleuve de l’Afrique de l’ouest et d’abriter le siège de l’ABN, qui est une plateforme d’application de la politique régionale  des ressources en eau de la sous-région. En s’adressant aux participants, M. Aimé NIANOGO a insisté sur l’importance du défi a relevé sur la gestion de l’eau, un défi dit-il qui va en s’aggravant et en se complexifiant avec les problèmes comme le changement climatique et la croissance démographique.

Pour le responsable de l’observatoire du bassin du Niger, représentant le Secrétaire Exécutif de l’Autorité du bassin du Niger M. Robert DESSOUASSI, l’organisation de cette rencontre est  a salué, car, elle permet de renforcer les capacités des acteurs de la société civile sur la politique des ressources en eau en Afrique.

A l’ouverture de l’atelier, le Secrétaire général M. Garba Bawa, représentant le ministre de l’hydraulique et de l’assainissement empêché a invité tous les acteurs présents à s’approprier du contenu de cette formation.

La gestion intégrée des ressources en eau est un  concept défendu par tous les pays, cependant, sa mise en œuvre  nécessite des reformes d’ordre institutionnel et juridique indiquait le SG.  C’est pour cela que le Niger a lancé cette année l’élaboration de son Plan d’action national de gestion intégrée des ressources en (PANGIRE), un outil adapté qui va permettre au Niger de gérer de manière rationnelle les ressources en eau.

Au terme des deux jours d’information et de sensibilisation, les 35 participants sont prêts et connaissent mieux leurs rôles et responsabilités dans la mise en œuvre de la PREAO.

 

 

 

 

July 24, 2014

Suivi-budgétaire des finances publiques dans le secteur  WASH au Bénin : Les membres du CANEA affûtent leurs armes 

Alain TOSSOUNON (Bénin) 

Afin d’intensifier leur plaidoyer et de contribuer efficacement à l’amélioration de l’accès durable des populations aux services d’eau, d’hygiène et d’assainissement (WASH), les membres du Cadre de Concertation des Acteurs Non Étatiques de l’Eau et d’Assainissement (CANEA) étaient en session de formation les 17 et 18 juillet 2014 à Porto-Novo. Portant sur le suivi budgétaire des finances de l’Etat dans le secteur WASH, cette session ouvre la voie au renforcement des actions du plaidoyer de ce cadre pour une meilleure priorisation et gestion des ressources publiques au profit du secteur vital.

Les membres du bureau du CANEA et le Coordonnateur de l'Alliance WASH

Les membres du bureau du CANEA et le Coordonnateur de l’Alliance WASH

Partager avec les membres le processus d’élaboration et les familiariser avec la lecture du budget général de l’Etat surtout dans le secteur de l’eau et de l’assainissement. C’est tout l’enjeu de cette session de formation des membres de ce cadre mis en place pour influencer les grandes orientations et décisions au profit des communautés.

A l’ouverture de la session, le coordonnateur de l’Alliance Wash-Bénin, Albert Eteka, s’est félicité de la tenue de cette session avant de convier les participants à suivre attentivement le contenu de la formation en matière de suivi budgétaire.

En ouvrant officiellement les travaux, le Président du CANEA et Coordonnateur du PNE-Benin, André Zogo, s’est réjoui de la présence effective de tous les membres à cette session qui constitue la deuxième grande activité après la marche organisée dans le cadre de la JME 2014. En justifiant la session de formation, il a signifié qu’elle constitue « une réponse aux difficultés rencontrées » par le cadre dans la mise en œuvre de ces actions de plaidoyer visant à mettre en priorité les secteurs de l’eau, l’hygiène et l’assainissement dans notre pays. Pour lui, à terme, cet atelier permettra à la société civile WASH, une fois outillée, de « mieux influencer le budget alloué au secteur de l’eau et de l’assainissement ». En souhaitant plein succès aux travaux, il a lancé un appel aux participants à plus d’engagement autour des activités du CANEA.

une vue partielle des participants au cours de la formation

Au cours des deux jours de formation, les participants ont eu droit à plusieurs communications de deux consultants à savoir Frédéric de SOUZA, de la Direction Générale du budget et Dieu-donné HOUINSOU de Social Watch.

Dans une première série de communications, les participants ont pu se familiariser avec les principes budgétaires, le processus d’élaboration du budget général de l’Etat, les procédures d’exécution des dépenses de l’Etat, les mécanismes de contrôle avec des cas pratiques de décryptage. Dans une seconde phase de la formation, ils ont eu droit aux outils et techniques de lecture du budget et au partage de l’expérience de Social Watch Bénin en matière de suivi sectoriel par les OSC.
Lors de la session, l’intérêt des participants a été manifeste avec des discussions sur les mécanismes de contrôle de la gestion des ressources publiques et surtout les dysfonctionnements observés dans l’inobservance des sanctions prévues par la loi en cas de dérives.
Au total, pour les uns comme pour les autres, le thème de la session était pertinent parce qu’il aura permis de « démystifier » la lecture du budget et surtout de mieux appréhender comment les ressources sont affectées aux différentes dépenses de l’Etat. Désormais capables de comprendre et de lire le budget de l’Etat, les participants ont fait des recommandations au terme de la formation. Dans leur ensemble, ils ont souhaité une deuxième session qui portera sur le suivi budgétaire dans les communes et les mécanismes de transfert des ressources de l’Etat aux communes. Une véritable préoccupation pour les participants dont les structures interviennent dans les communes.
Par ailleurs, ils ont pris l’engagement de se mobiliser pour affiner la feuille de route élaborée afin de passer à sa mise en œuvre pour que désormais, le suivi budgétaire dans le secteur de l’eau et de l’assainissement soit une réalité au Bénin.

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July 22, 2014

Agossou Brice TENTE, Maître de Conférences de Géographie, Biogéographe : « Il faut une politique bien pensée pour préserver notre biodiversité»

Face aux menaces qui pèsent sur la diversité biologique dans le monde, en Afrique et au Bénin, nous avons rencontré le Professeur Agossou Brice TENTE qui est par ailleurs Chef du département de Géographie et de l’Aménagement du Territoire (DGAT) à l’Université d’Abomey-Calavi (UAC). Si selon lui, le Bénin dispose d’une riche diversité biologique et des efforts de recherche sont faits pour mieux la connaitre, il reste que l’on ne dispose pas d’une politique efficace bien « pensée » pour la préserver pour les générations futures.

Prof Brice TENTE, Enseignant-chercheur

Prof Brice TENTE, Enseignant-chercheur

Aujourd’hui, est-ce qu’on peut dire que la biodiversité se porte bien au Bénin ? Avant tout il convient de clarifier d’abord la notion de biodiversité. En réalité, c’est un concept vraiment complexe. Le mot biodiversité ou diversité biologique regroupe trois aspects. C’est d’abord l’ensemble des gènes, des espèces et l’ensemble des écosystèmes d’une région donnée. Autrement dit, c’est la variabilité des organismes vivants de toute une région y compris les écosystèmes terrestres, marins et autres. Donc, vouloir parler de la biodiversité, c’est trop englobant. On peut se poser la question de comment se porte les gènes de façon générale, les espèces, et les écosystèmes. Selon vous, en considérant ces trois aspects, est-ce que la biodiversité du Bénin est riche? Notre biodiversité fait partie des plus riches. Je le dis parce qu’à voir la complexité des milieux que nous avons (si nous voulons parler des milieux phytogéographiques) et cette biodiversité varie tout au long du Bénin jusque dans le département de l’Atacora. Par exemple, si nous prenons la côte, nous avons une variété. Si nous prenons la zone de transition, nous avons une autre variété. Et si nous prenons surtout la chaîne de l’Atacora, nous avons aussi une variété de milieux, d’espèces, d’écosystèmes et de gènes qui se développent dans ces milieux. C’est-à-dire que c’est la complexité, la morphologie même du territoire qui offre cette variété d’espèces en fonction des zones phyto géographiques du Bénin. Est-ce qu’aujourd’hui nous avons une bonne connaissance de notre biodiversité ? Même au niveau mondial aussi, le problème de la connaissance de la biodiversité se pose. Si nous prenons les animaux, il y a une connaissance limitée. On peut estimer à 10 millions d’espèces mais à peine le tiers est connu. Mais, je peux dire que si nous revenons au Bénin, en matière de connaissances, on a quand même une idée générale des espèces que ce soit floristique ou faunique. Il y a 4 ou 5 ans de cela, on a produit un document sur la flore analytique du Bénin qui est un document qui fait le point de tout ce qu’on a comme espèces floristiques et même les espèces qu’on n’a jamais identifiées nulle part ont pu être identifiées. Est-ce à dire que la recherche joue un rôle important dans la connaissance de la biodiversité dans notre pays ? Il faut dire que dans le monde universitaire, il y a plusieurs laboratoires qui s’investissent aussi bien à la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines (FLASH) au département Géographie mais aussi à la Faculté des Sciences Techniques (FAST) au niveau de la Botanique, en agronomie… Il y a des recherches menées de manière concertée pour cerner ce que nous avons comme richesses aussi bien sur le plan faunique que sur le plan floristique et quel est leur état actuel. Autrement dit, il y a des indicateurs qui favorisent de mieux voir de quoi il est question. Donc, je peux vous dire que la connaissance de la diversité biologique du Bénin n’est pas mal. Nous évoluons aujourd’hui dans un contexte de changement climatique et nous savons très bien que ce phénomène a des impacts sur la diversité biologique. Est-ce que la recherche s’intéresse à cette problématique? La recherche s’intéresse énormément à ces questions du moment où nous avons plusieurs de laboratoires et des collègues qui s’intéressent à cette problématique. Et de manière combinée, nous essayons de voir quels sont les impacts de ces variabilités climatiques et des changements climatiques. Mais cela reste une problématique complexe. Autrement dit, ces paramètres ont des influences considérables sur le maintien de nos écosystèmes et des espèces. Est-ce qu’il y a des espèces menacées au Bénin ? On a plein d’espèces menacées aussi bien sur le plan faunique et sur le plan floristique. Sur le plan faunique, nous avons l’espèce qui constitue l’espèce endémique, le singe à ventre rouge qui est menacé comme espèce phare et cela fait partie des espèces menacées. Et sur le plan floristique, vous êtes sans doute au courant de tout ce qu’il y a comme bradage au niveau de nos forêts, de certaines espèces qui sont coupées en désordre sans contrôle. Ce qui constitue de véritables problèmes au niveau de nos forêts classées. Donc, on a des espèces menacées. Maintenant, il est question de voir quelle politique menée pour préserver ces essences qui, de nos jours, sont vraiment menacées suite à la pression humaine. On parle de changements climatiques mais à côté, il faut dire aujourd’hui que c’est l’homme qui est l’acteur numéro 1 dans la régression de nos ressources notamment biologique. Est-ce que les spécialistes et chercheurs qui travaillent sur la question donnent des alertes pour que des réponses soient trouvées ? Il faut dire qu’il faut avant tout une politique. Bien sûr, elle existe mais il faut qu’elle soit vraiment fonctionnelle du moment où la question que vous posez n’est pas seulement limitée à notre niveau. Au plus haut niveau, on essaye quand même d’attirer leur attention. L’année passée, le recteur de l’université, le professeur Brice Sinsin, a été invité au Conseil Economique et Social pour parler de l’état de la diversité floristique, faunique et autres. Il a présenté des communications mais il reste la suite. Même à l’Assemblée Nationale, il y a des interpellations. Donc, la science essaie de parler, de tout faire pour montrer de quoi il est question. Mais, il reste à la politique d’accompagner et de mener les actions qu’il faut pour réellement assurer. La science d’accord mais nous n’avons pas les moyens de préservation qu’il faut. Si on doit dire que pour une forêt classée, il faut tel nombre de forestiers pour préserver, ce n’est pas à la science, aux universitaires de recruter ces forestiers et autres. Donc, il faut une politique vraiment développée autour de la question pour préserver un tant soit peu ces ressources sinon nous tendons vraiment vers une situation qui risque d’être irréversible. Est-ce que vous êtes accompagné par l’Etat pour renforcer les travaux de recherche ? On ne peut pas dire qu’on n’est pas encouragé par l’Etat. Car, il y a les laboratoires, on a quelques appuis même si ce n’est pas ce qu’il faut. On a des appuis par moment, des conférences et colloques organisés. Et l’année passée, l’Association Interprofessionnelle de Coton (AIC), l’Association Internationale des Climatologues qui ont organisé des conférences et cela a été plus ou moins financé par l’Etat. Donc, on est accompagné mais si on a les résultats, il faudra les mettre en application. Mais très souvent, les résultats des travaux de recherche dorment dans vos laboratoires. Est-ce qu’il y a des espaces pour faire connaître et partager les résultats? On peut peut-être dire que dans le passé mais de nos jours, on organise très souvent des panels et des journées portes ouvertes. Il y a le Centre Béninois de la Recherche Scientifique et Technique (CBRST) et l’université qui organisent des colloques et on ne cesse de présenter au public, ce qu’on a obtenu comme résultats clés en matière de mesures de préservation. Il faudra comme je l’ai dit tantôt que l’Etat accompagne plus en mettant les moyens qu’il faut pour régulièrement appliquer les approches de solutions que nous souhaitons. Selon vous, quel est l’avenir de la diversité biologique au Bénin ? L’avenir n’est pas trop sombre mais il faut dire que si on s’y prend vite, on pourra vraiment préserver. Le tout dépend des mesures d’accompagnement, c’est-à-dire de comment on s’y prend pour régler de façon définitive la question. Ce qui est un peu gênant est que quand vous voyagez en Europe ou dans d’autres pays, vous voyez combien de fois les actions sont mises en route pour la préservation de la biodiversité. On accompagne toute une stratégie qu’on développe et on sait déjà qu’on doit replanter tel espace en compensation de tel autre. La situation n’est pas trop alarmante mais c’est alarmant quand même. Il faudra vite prendre les mesures qu’il faut pour réellement penser assurer l’avenir des générations futures.

 

Propos recueillis par Alain TOSSOUNON

July 21, 2014

Visite des installations de la SEEN : Le REJEA sur le site de traitement d’eau de Goudel

Fidèle à son engagement de plaider constamment pour l’accès à l’eau de qualité et à un environnement saint pour les populations, le Réseau des journalistes pour l’eau, l’hygiène et l’assainissement (REJEA) a visité le jeudi 17 juillet 2014, le site de traitement d’eau de Goudel. Cette visite s’est déroulée à la veille de la venue du président français François Hollande  au Niger.

 

Les journalistes sur le site de la société

Les journalistes sur le site de la société

La Société d’exploitation des eaux du Niger (SEEN), est une société nigérienne de droit privé, filiale du groupe VEOLIA, en charge de l’exploitation par affermage du service public de l’eau potable sur l’ensemble du Niger. Pour le directeur général de la Société d’exploitation des eaux du Niger (SEEN) M. Remi Bourguel, VEOLIA contribue fortement au développement économique et social du Niger à travers la nature des services qu’elle gère mais aussi par la distribution des revenus générés par l’activité de ses filiales. Son expérience dans le secteur lui permet d’apporter des innovations et une technologie de pointe permettant aux nigériens de boire l’eau de qualité.

La visite de REJEA sur l’usine de traitement de l’eau de Goudèl de la SEEN a permis aux journalistes spécialistes des question de l’eau et de l’assainissement,  d’approcher l’exhaure, le bassin de pré-décantation qui permet à la société de mettre à la disposition de population de l’eau qualité. L’usine produit en moyenne 120 millions de litres par jour pour les populations de la capitale.
La salle de télégestion permet de contrôler toutes les productions, les distributions à distance, sur l’ensemble du pays, une technologie qui permet d’optimiser sur la production et de prendre des initiatives pour éviter aux consommateurs des désagréments.
La SEEN exploite un ensemble d’usine de traitement des fontaines qui alimentent 54 centres urbains et semi-urbains repartis sur le territoire.
Selon M. Remi Bourguel, la mission de la SEEN est de garantir un service public de l’eau potable dans les centres urbains et semi-urbains, efficace et de qualité, de contribuer au développement socio-économique du Niger en vaillant en permanence à la satisfaction des clients, au respect de l’environnement et l’engagement de ses salariés. Elle compte 600 employés qualifiés actifs.
Sa vision est de devenir une société de référence en Afrique pour la performance et la qualité du service. D’ailleurs, la SEEN est le meilleur fournisseur de l’eau de qualité de la sous-region.
Son objectif est d’augmenter le nombre de personnes disposant d’un accès à l’eau de qualité ; de participer à la mise en œuvre d’une politique sociale d’accès à l’eau potable à travers, les branchements sociaux et de la construction de bornes fontaines en guarantissant la qualité d’eau.
En effet, le secteur de l’eau est gérée par 3 acteurs majeures au Niger : l’Etat est l’autorité de tutelle qui définit la politique sectorielle, la SPEN (Société de Patrimoine des Eaux du Niger), c’est la société publique (Etat 100% des actions) qui a en charge les infrastructures et la SEEN (Société d’Exploitation des Eaux du Niger), une société de droit nigérien, filiale du groupe VEOLIA, en charge de l’exploitation du service.
Au cours de cette visite, le Chef de d’exploitation, M. Alou Labo a démontré aux journalistes combien l’accès à une eau saine partout et pour tous, sont les priorités de la SEEN. Il a expliqué comment répondre efficacement aux intempéries pour éviter l’arrêt de la distribution.
Au terme de la visite, le président du REJEA, M. Ousmane Dambadji a remercié le Directeur Général de la SEEN et le personnel de la station de traitement d’eau de Goudel qui ont accepté de répondre aux préoccupations des journalistes. Profitant de la visite du président français au Niger, le vendredi, 18 juillet 2014, M. Ousmane Dambadji a aussi lancé un appel à la France pour l’augmentation de sa contribution dans le développement. Cet appel aussi a été lancé en direction du président de la république du Niger Mahamadou Issoufou de respecter ses engagements en matière l’accès à l’eau de qualité et à l’assainissement.
Source: REJEA

July 18, 2014

Félix Adégnika, membre de la société civile WASH du Bénin : « Pour que l’Afrique puisse parler d’une même voix au 7e FME, il faut que chaque pays organise son propre forum national »

Au terme de sa participation à Africa Water Forum, nous avons rencontré l’expert eau et assainissement au Partenariat pour le Développement Municipal (PDM) et membre de la société civile WASH du Bénin. Dans cet entretien, sans langue de bois, il apprécie l’organisation de ce pré-forum et se prononce sur la préparation du Bénin au prochain rendez-vous du 7e Forum Mondial de l’Eau.

Félix Adégnika, membre de la société civile WASH du Bénin

Félix Adégnika, membre de la société civile WASH du Bénin

Pensez-vous qu’il était nécessaire d’avoir le pré-forum de Ouagadougou, Africa water forum ?
Je pense qu’il était nécessaire d’avoir ce pré-forum pour préparer le Forum Mondial de l’Eau. Ce qui n’a pas été bien, c’est la forme d’organisation. A mon avis, la façon dont les sessions étaient modulées ne permet pas de tirer meilleur profit du contenu et de ceux qui étaient présents à ce forum. Mais qu’à cela ne tienne, nous avons eu des processus technique, politique et de la société civile.
Ce pré-forum est aussi important parce qu’il permettra à l’Afrique de pouvoir, au moment venu, parler d’une même et intelligible voix. C’est une chose qui est possible à condition qu’on tienne compte des préalables. Seulement, pour que l’Afrique puisse parler d’une même voix, il aurait fallu que chaque pays organise son propre forum national et que les conclusions de ces fora nationaux soient synthétisées pour constituer la voix africaine. Malheureusement, nous n’avons pas adopté cette démarche mais, je pense que des dispositions sont prises pour que cela puisse se corriger rapidement.

Le Secrétaire exécutif de AMCOW a souvent insisté pour que l’Afrique contribue à la définition des Objectifs post 2015. Est-ce que vous ne croyez pas que c’est trop ambitieux ?

C’est encore là l’une des faiblesses de ce pré-forum. Nous avons discuté du forum mondial qui n’est qu’un événement ponctuel même s’il a lieu tous les trois ans. Or, nous aurions pu centrer nos efforts sur l’agenda post 2015 dans lequel, l’Afrique a un grand rôle à jouer comme l’a dit le secrétaire exécutif de AMCOW. Tous les autres continents vont réussir cet exercice sauf l’Afrique. C’est donc à ce niveau qu’il y a de la matière et qu’il faut reformater les objectifs. Malheureusement, l’eau et l’assainissement ne sont pas en priorité dans les Agendas. Il y a environ sept cadres de concertation et dans le meilleur des cas, l’eau vient en troisième position, derrière l’éducation et la santé. Pour d’autres, c’est après l’agriculture et la sécurité alimentaire. Cela veut dire que tout le monde n’a pas compris le rôle que nous avons à jouer. Le forum de Ouagadougou a péché en ne mettant pas l’accent sur ce qui est dans le durable. Il s’est plutôt focalisé sur un événement ponctuel. Je vous rappelle que toutes les résolutions qui ont été prises à Istanbul ou Marseille n’ont pas eu d’impacts sur la situation.
Je quitte Ouagadougou avec un peu de regret parce qu’on devrait faire le point de tout ce qu’on a dit à Marseille afin de voir ce qui a pu être fait et ce qui ne l’a pas été. C’est tout cela qui nous permettrait de réécrire Daegu 2015. Malheureusement, ce n’est pas fait.

Vous pointez du doigt le pré-forum de Ouagadougou. Mais, il semble qu’au niveau national (Bénin), on n’a pas fait le point du forum de Marseille…
Vous avez raison et comme je le disais, il fallait que cela se passe dans les Etats avant qu’on nous parle du régional. Pour ce que je sais du Bénin, rien n’a été fait. Heureusement que nous avons encore quelques mois, moins d’un an en tout cas, pour nous préparer. Il faut que les fora nationaux se tiennent pour faire le point et aussi pour reformater les engagements. L’autre chose est que nous avons trois à quatre pays africains qui font partie des groupes de pays qui vont réfléchir sur l’élaboration de l’Agenda post 2015. Le Bénin en fait partie. Nous pensons qu’il faudra à ce pré-forum national, faire le plaidoyer de sorte à ce que celui qui représente le Bénin dans ce groupe puisse porter notre message pour que l’eau et l’assainissement soient dans les priorités de l’Agenda post 2015. Les gens avaient identifié 120 objectifs qui ont été réduits jusqu’à 16 et puis maintenant on voudrait réduire encore jusqu’à 9. Dans un tel contexte, il est peu évident que l’eau et l’assainissement soient pris en compte. Et pour que cela puisse se faire, les pays doivent mettre la pression en refusant de signer les contrats si l’eau et l’assainissement ne sont pas intégrés.

Mais au Bénin, on ne voit pas la société civile à laquelle vous appartenez donner de la voix pour dénoncer cet aspect de la chose…
Je le reconnais. La situation est telle parce que tout le monde n’a pas pris conscience du danger qui nous arrive. En 2000, nous avons connu la même situation lorsqu’on a élaboré les OMD. Et on a attiré l’attention sur le fait qu’on a pris du retard de 6 ans. Il est vrai qu’actuellement, rien n’est fait encore. Mais je puis vous promettre qu’on va engager des actions de plaidoyer et de lobbying afin qu’on se réveille. Mais la société civile seule ne peut pas faire cela. Nous avons besoin de l’appui du gouvernement.

Est-ce que vous sentez venir une collaboration fructueuse entre l’Etat, les communes et la société civile pour mieux préparer le prochain Forum Mondial de l’Eau de Corée ?
Malheureusement non. J’ai appris, je n’ai pas encore vérifié, qu’il y a un processus parallèle lent mené par les autorités en charge de l’eau du Bénin. Mais, je vous le dis, ça ne va pas aboutir parce qu’au regard du formatage du forum mondial, c’est plusieurs processus : société civile, ministériel, parlementaire… Bref, rien ne se fait au hasard. Donc au Bénin, il faut qu’on puisse se retrouver pour discuter. De toutes les façons, la société civile va donner de la voix très bientôt.

July 15, 2014

Atelier régional de formation du 1er Pool d’experts sur les changements climatiques : Mieux appréhender les outils de planification et de suivi-évaluation

Alain TOSSOUNON (Bénin)

Les officiels au cours de la cérémonie d'ouverture

Les officiels au cours de la cérémonie d’ouverture

Afin de constituer un 1er pool d’experts formateurs à l’utilisation d’outils de planification et de suivi-évaluation des capacités d’adaptation au changement climatique, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN), a organisé une session de renforcement de capacités. Une initiative qui vise à contribuer à l’intégration des changements climatiques dans la planification nationale et locale dans les bassins du Niger, de la Volta, du Sénégal et du Mono. C’est du 14 au 18 juillet 2014 au Royal Hôtel de Cotonou.

A l’ouverture de cette rencontre, le Directeur Général de la gestion des changements climatiques et Point focal/UNFCCCC du Bénin, Ibila Djibril, s’est réjoui de la tenue de cet atelier. Parce qu’il se tient au moment où le Bénin s’apprête à se doter d’un Programme national de gestion des changements climatiques. « Les enseignements qui seront dispensés au cours de cet atelier permettront aux cadres béninois de mettre en œuvre ce programme avec plus de chance de succès », a-t-il signalé.

Pour le représentant du Directeur régional de l’IUCN-PACO, Awaiss Aboubacar, cette formation s’inscrit dans le cadre du Programme PAGE, un programme sur la gouvernance environnementale en Afrique de l’Ouest, finance par la Coopération suédoise à travers l’Asdi. Il souligne que ce programme a pour objectif, d’améliorer les conditions de vie des populations grâce à des politiques plus adaptées et un cadre institutionnel environnemental renforcé. Mais, en organisant cette rencontre, ajoute-t-il, le PAGE ambitionne de« doter la sous-région ouest africaine d’une masse critique de cadres capables de constituer des relais aussi bien nationaux que sous régionaux dans la dissémination de la trousse à outils de planification, de suivi-évaluation des capacités d’adaptation au changement climatique (TOP-SECAC »). En terminant ses propos, il a précisé que pour sa mise en œuvre, le PAGE s’appuie sur des institutions sous régionales dont la CEDEAO, l’UEMOA, le CILSS et des organismes de bassin tels que l’ABV, l’ABN, l’OMVS…
En ouvrant officiellement l’atelier au nom du Ministre de l’environnement chargé de la gestion des changements climatiques, du reboisement et de la protection des ressources naturelles et forestières, le Secrétaire général du Ministère, Imorou Ouro Djéri, s’est félicité du choix du Bénin pour abriter cette formation. Surtout, il a soutenu que cette session de formation « constitue assurément un évènement majeur dans la prise en compte de la dimension changement climatique dans les perspectives de développement socio-économique de nos pays ». En rendant hommage à l’IUCN, la plus ancienne des institutions, il a salué sa contribution à l’évolution des réflexions qui influencent positivement la conduite des politiques nationale, sous régionale et internationale. « En faisant le choix de constituer un pool d’experts sous-régional sur cet aspect particulier du changement climatique, l’IUCN, une fois de plus, vient de faire œuvre utile », a-t-il soutenu.
En ce qui concerne le Bénin, il a confié que les acquis de l’atelier serviront à consolider et améliorer les processus d’élaboration des plans communaux et régionaux de développement des différents programmes et indiquer des actions idoines à conduire en étroite adéquation avec les capacités des populations.
L’atelier se poursuit jusqu’à vendredi avec en dehors des présentations théoriques, des descentes de terrain sont prévues pour tester les outils et toucher du doigt la réalité du terrain.

June 26, 2014

CRISE AU EAA: Le personnel de EAA demande le départ imminent du secrétaire exécutif!!!

 

 

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Le personnel de l’EAA en Sit-in (© Burkina24)

 

Le personnel de l’Agence intergouvernementale panafricaine Eau et Assainissement pour l’Afrique (EAA) observe un sit-in de douze heures, ce mardi 24 juin 2014, au siège de l’Agence à Ouagadougou. Plusieurs points inscrits dans une plateforme revendicative ont été soulevés par ces agents. Ils demandent entre autres « le départ sans aucun compromis » du premier responsable de l’institution, Idrissa DOUCOURE.

Une matinée chaude à l’Agence intergouvernementale panafricaine Eau et Assainissement pour l’Afrique (EAA). Le personnel de l’agence observe un mouvement de grève ce mardi.

« Trop c’est trop » estiment les agents de l’EAA qui critiquent la gestion financière le climat et les conditions de travail. Selon le porte-parole des agents Mamadou OUATTARA, l’image de l’institution est « ternie » par le manque de confiance entre le président secrétaire exécutif de l’EAA, Idrissa DOUCOURE et le personnel d’une part et entre les partenaires techniques et financiers d’autre part.

Les grévistes  réclament ainsi « le paiement immédiat des arriérés de salaires des agents, la mise en place des délégués du personnel et le départ sans aucun compromis de Idrissa DOUCOURE » a expliqué leur porte-parole. Ils disent avoir essayé à maintes reprises d’attirer l’attention de l’administration, en public tout comme en privé, sur les immenses risques que court l’institution à savoir « sa faillite ».

Le président secrétaire exécutif de l’EAA, Idrissa DOUCOURE, arrivé au lieu ce matin ne pouvait que se replier face à l’ampleur du sit-in, observé par son personnel.

Nommé par le conseil de ministres des Etats membres de l’EAA, il est de nationalité sénégalaise et est arrivé à la tête de l’institution en 2011 à la suite du malien Cheick Tidiane TANDIA. L’EAA est plus connue sous le nom : Centre régional pour l’Eau potable et l’assainissement à faible cout (CREPA).

 

Noufou KINDO et Aboubakar KAMAGATE (Stagiaire)
Burkina 24

 

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