Archive for ‘Senegal’

March 27, 2014

Accès à l’eau potable dans le Djolof: Le ministre de l’Hydraulique annonce la construction de 28 nouveaux forages entre 2014 et 2015

Durant deux jours, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Pape Diouf, accompagné d’une forte délégation- dont son collègue de l’Industrie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye – a sillonné les localités de Nibodji, Téssékré, Pitél, Touba Linguère, Amali  et Loumbi. Ce, pour s’enquérir de la situation des ouvrages relevant de son département mais aussi pour cerner les problèmes d’eau auxquels les populations de Linguère sont confrontés.

Durant son périple, le ministre de l’Hydraulique a constaté que la plupart des forages sont incapables de satisfaire la demande parce qu’ils sont vieux et datent d’avant 1960. Pour renforcer l’alimentation correcte en eau dans la zone silvo-pastorale, Pape Diouf a rappelé l’engagement du gouvernement sénégalais de construire 28 forages dans le Djolof  pour renforcer ceux qui existent déjà. Les forages de Loumbi, Téssékré, et Amali seront réhabilités pour améliorer la production, a annoncé Pape Diouf. De son avis, il est prévu des châteaux d’eau dans ces endroits pour mieux prendre en charge les villages polarisés et démultiplier les abreuvoirs pour permettre aux animaux de ne pas se concentrer sur un même point d’eau.

Etant donné que la gestion des forages connaît de réels problèmes et que les populations des différentes localités visitées la déplorent, le ministre de l’Hydraulique a demandé la privatisation de la maintenance. Car, selon lui, les gérants des forages ne sont pas bien formés dans la maintenance. Ce qui crée souvent des problèmes.

Au terme de sa visite, le ministre Pape Diouf a accordé un entretien aux Associations des usagers des forages (Asufor) qui ont étalé leurs conditions de travail très difficiles. Une rencontre au cours de laquelle Pape Diouf a pris l’engagement, de concert avec les comités de gestion des forages, de voir à la hausse les salaires des membres des Asufor.

Par Jacques Ngor Sarr/Sénégal

March 23, 2014

Gouvernance dans le secteur de l’eau: La société civile alerte sur les tendances qui se dessinent sur la privatisation

Revisiter la gouvernance liée au secteur de l’eau afin de corriger les disparités, est une nécessité, selon la société civile qui tire la sonnette d’alarme.

«Le droit à l’eau est-il menacé »? Cette question qui était le thème de la table ronde sur la gouvernance de l’eau, organisée dans le cadre de la célébration de la journée mondiale sur l’eau, a trouvé une réponse au niveau des différents acteurs de la société civile, parmi lesquels Water Aid, Article 19, Enda et le réseau des journalistes en eau hygiène et assainissement. Lors de la rencontre, les acteurs ont insisté sur la nécessité de revisiter la gouvernance liée au secteur de l’eau afin de corriger les disparités et de garantir le droit à l’eau. Mignane Diouf, coordonnateur du forum social, pense que «cette journée est l’occasion pour alerter sur les tendances de privatisation qui se dessinent, de doutes sur la qualité de l’eau et les tendances de marchandisation de l’eau dans des sachets dans des conditions pas du tout bien. On ne sait pas qui donne l’autorisation et qui fait le suivi». M. Diouf indique aussi qu’il faut travailler à ce que la nappe phréatique des villes comme Dakar ne soit pas souillée, avec les usines et tout le mécanisme de l’écosystème qui peut constituer un danger dans la qualité de l’eau». Mignane Diouf reste convaincu que «le droit à de l’eau de qualité est menacé au Sénégal. Il explique : «Son eau potable vient de 200 km et rien n’est fait pour qu’en cas d’incident, comme celui qui s’est passé à Keur Momar Sarr, qu’on puisse avoir une issue de secours». Pour lui, « le droit à l’eau doit être conçu comme une question de souveraineté nationale».

La Directrice régionale de Water Aid pour l’Afrique de l’Ouest Mariame Dem, pense qu’il est «inacceptable» qu’au troisième millénaire que des gens continuent à mourir du fait du manque d’eau potable, d’hygiène et d’assainissement. Il y a urgence à changer cet Etat de fait». Car pour elle, «l’accès à l’eau n’est pas simplement ouvrir les robinets et de disposer du liquide précieux, cela va au-delà, il s’agit d’une question de démocratie, de développement et de dignité humaine». Elle renseigne qu’« il y a 107 millions de personnes qui n’ont pas accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement ». Mme Dem a aussi abordé la qualité de l’accès à l’eau et la question de l’accessibilité. «Il faut avoir un système qui permet que : quel que soit le niveau de revenu, quel que soit le milieu dans lequel on vit, quel que soit son sexe, qu’on ait accès aux conditions requises en termes de qualité, de quantité d’accès à l’eau potable. On dit souvent que l’eau est source de vie, mais elle est aussi source de maladie, de conflits et de sous-développement».

(Jacques Ngor SARR/Dakar)

November 21, 2012

Faire de l’intégrité de l’eau une réalité dans la région de Ziguinchor, Casamance, au Sénégal

Posted on November 16, 2012 by Water Integrity Network

Cet article blog a été écrit par Françoise Ndoume, coordonnatrice de programme de développement des capacités et d’Afrique Francophone au Réseau d’Intégrité de l’Eau (WIN)

D’après le Rapport Mondial sur la Corruption dans le secteur de l’eau 2008, « La crise de l’eau à travers le monde est avant tout une crise de la gouvernance du secteur », mais le lien entre l’intégrité de l’eau et un accès équitable à l’eau potable n’est pas toujours évident. Il s’avère en conséquence important d’œuvrer à une meilleure gouvernance dans le secteur, si l’on veut endiguer les mauvaises pratiques qui entravent son bon fonctionnement et garantir un accès équitable à l’eau aux populations surtout les plus démunies.
Dans le cadre de leurs efforts visant à promouvoir l’intégrité de l’eau, WIN et ACRA (Organisation pour la coopération en milieu rural en Afrique et en Amérique latine) ont organisé le 8 novembre 2012 un exercice sur l’Evaluation Annotée de l’Intégrité de l’Eau (EAIE) en milieu rural dans la région de Ziguinchor en Casamance, au Sénégal. L’EAIE est un outil diagnostic qui permet d’obtenir un bref aperçu de l’intégrité du secteur d’une part; et de cibler les zones prioritaires d’action d’autre part.
Les intervenants clefs du sous-secteur de l’eau potable de la région de Ziguinchor en Casamance issus des structures gouvernementales, telles que la Préfecture, la Direction Régionale de l’Hydraulique du Ministère en charge de l’Eau ; des collectivités locales ; des Associations des Usagers de Forage (ASUFOR) ; de la société civile (CONGAD, Forum Civil, etc.), des structures privées de prestataires de services ou opérateurs privés ; des partenaires techniques et financiers (WIN, ACRA, USAID, entre autre) ont pris part aux travaux de l’atelier
L’exercice , qui a duré une journée, a démarré par des notes de bienvenue des officiels et des organisateurs. Emboitant le pas aux officiels, les facilitateurs ont tour à tour présenté la trame de fond de l’exercice, fourni une explication du concept de l’Intégrité dans le cadre de l’outil en relation avec les trois (3) piliers fondamentaux à savoir : Transparence, Redevabilité (Reddition des comptes) et Participation (TRP) dans la prestation des services liés à l’Approvisionnement en Eau Potable en milieu rural à Ziguinchor en Casamance. Selon la méthodologie de l’exercice, les participants ont procédé à l’analyse des trois piliers en relation avec cinq domaines à risques de corruption :
Politique et législation ;
Régulation ;
Projets et programmes d’investissements ;
Prestation de services ;
Législation anti-corruption.
Se refusant de faire de l’atelier un exercice dont les résultats ne seraient pas capitalisés, les participants ont défini une feuille de route visant à promouvoir l’intégrité dans le sous-secteur de l’eau potable en milieu rural dans la sous-région de Ziguinchor autour des axes principaux suivants :
la facilitation du dialogue sur l’intégrité dans le sous-secteur à travers notamment : i) l’organisation de deux restitutions des résultats de l’atelier au niveau national et à l’échelle de la région de Ziguinchor ; ii) la tenue des Conférences d’harmonisation des Interventions dans la région par le Préfet de la Région ; iii) Plaidoyer, suivi de la mise en œuvre des recommandations du dialogue et capitalisation en collaboration avec le Forum Civil
l’approfondissement de la situation de l’intégrité assortie de propositions de chantiers à activer dans le cadre du processus de relecture du Livre Bleu sur l’Eau et l’Assainissement de 2ème Génération du Sénégal, qui serait en phase de démarrage selon le Représentant du CONGAD qui a pris part à l’atelier ;
la promotion des bonnes pratiques et instrument d’intégrité au sein du sous-secteur
le renforcement des capacités des structures centrales et régionales de l’Etat pour le suivi harmonieux de la mise en œuvre des politiques et législation du sous-secteur d’une part ; et une meilleure coordination des interventions au niveau de la région ;
le renforcement des capacités des communautés et de la société civile de base tant sur les textes qui régissent la gestion du sous-secteur que sur leur participation aux processus de reddition de compte à tous les niveaux.
Si les participants à l’atelier entendent faire de l’intégrité de l’eau une réalité dans la région de Ziguinchor, ils devraient à ce stade intégrer leurs efforts dans un cadre de suivi cohérent qui permettrait de venir à bout la corruption dans le secteur de l’eau et garantir un accès équitable et durable des populations à l’eau potable dans la sous-région de Ziguinchor. WIN, ACRA et les autres acteurs impliques se doivent d’œuvrer dans ce sens.

October 28, 2011

Sénégal: Assainissement et gestion des ordures: Les « miracles » d’une Commune pauvre

By Racine Kane avec sudonline.sn

 

Matam est en route pour constituer une exception en matière de gestion des déchets solides ménagers. Grâce au partenariat avec LUXDEV, une organisation Luxembourgeoise, l’équipe municipale a mis en place un système qui permet de maîtriser la collecte et le transport des ordures et par la même occasion, maintenir la capitale de la 11ième région du Sénégal propre.

Quid du drainage des eaux pluviales ? Un projet de plus d’un milliard qui a contribué à venir à bout des inondations dans les quartiers les plus exposés de la ville.
«Nous pouvons dire que tout n’est pas négatif dans le gestion de l’actuelle équipe municipale.

Du point de vue insalubrité, la mairie est en train de faire des efforts considérables. Le ramassage des ordures est régulier, et les jeunes qui s’occupent de la collecte des déchets solides ne se plaignent pas beaucoup, du point de vue de la rémunération. Ce qui est à saluer». C’est Mamadou Guèye, le président de la Plate-forme des Acteurs non étatiques de Matam qui salue ainsi les efforts de la nouvelle équipe municipale pour l’assainissement et le maintien de la ville propre, malgré les maigres moyens.

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