Archive for ‘Cameroon’

March 24, 2012

Le liquide précieux qui manque a Douala.

Oriane Alix et Gertrude Fernande
kado2005_2006@yahoo.fr
gerferneu1@yahoo.fr
Equinoxe TV Douala Cameroun

L’eau douteuse des puits, forages, et même rigoles, voie de recours des populations. De l’eau qui coule dans la rigole, c’est la que se ravitaillent les habitants de Kondo dit petit Paris, l’un des versants du quartier bonapriso a Douala. Cette source fait le bonheur des habitants de ce lieu depuis des années.

‘’En soirée il y a beaucoup de monde par ici, les gens viennent de partout. Des pousseurs arrivent, font le plein des bouteilles pour aller ravitailler les ménages du quartier qui sollicitent leur service’’. Dans ce coin de la capitale économique, les installations de la Camerounaise Des Eaux (CAMWATER) sont inexistantes. Cédric Bijeck résident de ce quartier, y vit depuis 9ans. Il confie qu’ici jamais l’eau n’a coulé d’un robinet. ‘’Il n’y a pas l’eau de ‘’camwater’’ ici, il n’y a pas de forage. L’eau de cette rigole est celle que nous utilisons pour tous nos besoins. Nous la buvons, l’utilisons pour la vaisselle, la lessive et autres taches. Nous n’avons pas de choix’’, déclare Cédric, la mine presque résignée. Le jeune Bijeck au passage n’a pas manque d’implorer des moyens tout au moins pour aménager cette rigole, leur seule source d’abreuvage. Autres lieux ou de nombreux robinets demeurent a sec depuis plus d’une douzaine d’années, ce sont les quartiers PK 12, PK 13, Logpom. ‘’ Je me suis construit il y a quelques années une maison moderne, des douches internes, une cuisine interne avec évier, toute la tuyauterie en place, mais jamais je n’ai eu l’occasion de profiter de ce dispositif’’ témoigne une autre riveraine, vraisemblablement abattue. Cette dernière confie que ses multiples tentatives pour obtenir de l’eau chez elle sont restées vaines. La- bas, la règle est pourtant connue de tous. Tout projet de construction de ce cote doit prévoir sur son plan, l’espace du forage. ‘’Déjà quand tu viens t’installer dans un endroit comme celui-ci, dit toi bien que tu as de fortes chances sinon toutes les chances de ne jamais consommer l’eau de Camwater. Parce que ca n’arrive pas ici. Donc si tu construis ici, même si tu n’a pas suffisamment de moyens pour faire un forage, les installations destine a l’alimentation en eau, serviront juste a se connecter au forage d’un tiers, qui a la fin du mois viendra servir une facture’’ explique Emile, habitant du quartier PK 13. Dans le cas contraire poursuit-il, il faudra se rendre au forage avec des bidons, et attendre parfois dans des interminables rangs, pour pouvoir les remplir.
L’eau potable répond toujours aux abonnées absentes
Du cote des quartiers tels que : Oyack, Bilonguè, CCC, Kotto, Béedi, les coupures d’eau sont légions. Elles sont d’une durée quasi éternelle et mettent 2, 3 mois voire plus. Malgré les plaintes formulées à répétitions par les populations, la donne est restée inchangée. Mais les factures ne manquent jamais le moment venu. ‘’Nous, nous sommes déjà dépassé par cette situation. Ces gens de la société nationale charge de la distribution de l’eau potable, passent tout un mois, il n’y a même pas une goutte d’eau, même pas une larme. Mais après ils viennent se pointer a votre portail dans leur tenue, pour relever on ne sait quoi sur le compteur, et vous servir quelques jour plutard une facture. On vous dit que c’est pour l’entretient du compteur’’ lance dame Ewane, qui le regard noir, loin de parler, hurle pratiquement. Exaspérées, les populations ont d’ailleurs fini par demander a la Camwater de venir retirer ses compteurs. Décidés à retourner vers les puits et autres forages, plusieurs requêtes ont été formulées dans ce sens, mais rien n’y a fait. Les compteurs sont la, les robinets aussi, seule l’eau potable reste désespérément absente.

March 23, 2012

Douala: Pénurie organisée a la zone industrielle Bassa.

Oriane Alix et Gertrude Fernande
kado2005_2006@yahoo.fr
gerferneu1@yahoo.fr
Equinoxe TV Douala Cameroun

Coup de colère des habitants de la zone industrielle Bassa dans l’arrondissement de Douala 3ieme. Cette population privée d’eau potable depuis des mois a stoppe net les travaux d’aménagement de la route secondaire qui traverse le quartier.

Les installations d’eau qui alimentaient le quartier, ont été détruites pendant les travaux. ‘’Ils ne se souci de rien les manœuvres qui travaillent ici. Ils ont casse tous les tuyaux et ont continuent sans gêne aucune de travailler, nous étions donc obliger d’aller arrêter ces travaux’’ lance un homme, visiblement le meneur de troupe. ‘’Cest grave seulement ici, nous nous ravitaillons très loin d’ici, un coin d’eau sale a nul autre pareil. Cette eau nous laisse des boutons, le corps est tout pourri à cause de l’eau. Nous avons des toilettes internes, quand tu pars pour les selles, il faut 10 litres pour chasser. Vraiment ils doivent tout mettre en œuvre pour nous rétablir l’eau’’ vocifère un autre, pas loin du précédent. Vivre sans eau est devenu le chemin de croix de ces populations. Ici, on parle déjà de trois morts de suite de cholera dans le coin a cause de l’absence d’eau potable. C’est encore plus difficile pour le centre médical d’arrondissement d’Oyack qui ne peut fonctionner sans eau, comme l’explique le surveillant général du centre. ‘’ Nous essayons nous même de payer les gars pour aller nous chercher de l’eau dans d’autres site pour nous ravitailler ici, et qu’on puisse fonctionner. Nous n’avons pas de choix. Dans la nuit quelques gouttes peuvent s’échapper du robinet pendant quelques minutes, mais en journée, rien’’. Le chef de chantier M. Ymele, dit pourtant être entrain de résoudre progressivement le problème. ‘’Dans mon contrat, il est prévu le déplacement du réseau Camwater, les fouilles sont passe, nous rétablissons progressivement. Quand nous faisions la fouille au fur et a mesure nous étions entrain d’établir le réseau’’. Une équipe de la Camerounaise des Eaux a fait le déplacement des lieux du soulèvement. L’entreprise en charge de l’eau au Cameroun, reproche à l’entrepreneur des travaux de n’avoir pas pris attache avec la CDE, au début des travaux, histoire de limiter les dégâts.

March 23, 2012

Le forage qui fait peur mais sauve

Oriane Alix et Gertrude Fernande
kado2005_2006@yahoo.fr
gerferneu1@yahoo.fr
Equinoxe TV Douala Cameroun

Les installations d’eau potable sont quasi inexistantes dans des coins de ndogpassi 3, un quartier de l’arrondissement de Douala 3ieme. Ici les populations consomment des eaux de puits et des eaux de forages depuis de longues années. ‘’Oui, il y a souvent des problèmes d’eau a boire, il y a souvent les eaux de forages qui ne sont pas très potables, mais on fait avec comme ca. C’est aussi parfois le problème de puits, parfois son eau est rouge, ou encore blanche, il n’y a pas de compteur SNEC ici au quartier’’ confirme Elisabeth Nico, riveraine. Ces eaux pourtant non conseillée de par leur qualité peu douteuse, prédisposent à de nombreuses maladies diarrhéiques. ‘’L’eau de forage la, ou c’est ca qui nous donne le cholera, nous on ne connaît pas, parce qu’elle n’est pas propre’’ laisse entendre une autre demoiselle, sur un ton qui trahi son malaise. La preuve que les populations sont bien conscientes du danger, mais vivent avec. Avec les pluies qui s’abattent sur la ville de Douala depuis des mois, les domiciles du quartier Ndogpassi 3 baignent dans l’eau. Et le vibrion cholérique de trouver un milieu propice pour se développer. Les populations disent prendre des précautions, tout en reconnaissant les limites de leurs moyens. ‘’ Nous n’avons pas d’eau, celle que nous puisons est toujours sale, les alentours pareils, les cafards qui s’y promènent. Aux toilettes le spectacle est le même, tu ne peux pas bien faire les selles, nous ne savons plus quoi faire’’ déploré la jeune élève Evelyne Monka. Ces populations restent terrorisées par les derniers cas de cholera détecté dans le quartier, et lancent en direction de l’Etat, leur cri de détresse.

March 13, 2012

Accès à l’eau, le Cameroun s’engage…

Eddy Patrick Donkeng (epdonkeng@yahoo.fr)

Parmi les neuf Etats regroupés au sein de l’Autorité du Bassin du Niger (ABN), le Cameroun s’est engagé à mettre en œuvre le droit à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour tous. Cette bonne nouvelle est contenue dans une déclaration remise au Forum mondial de l’Eau qui se tient en ce moment à Marseille en France.

Le président tchadien Idriss Deby Itno devant la presse à Marseille a tenue a faire savoir que la survivre des populations du Bassin du Congo est conditionnée par la vie des bassins du lac Tchad et du Niger. Au Tchad comme dans les pays de l’Afrique sèche, la maîtrise de l’eau et de l’énergie sont centrales. Les populations du grand nord Cameroun sont les premiers liées aux ressources du lac. Ce lac se situe à la lisière sud du Sahara, entre le Cameroun, le Tchad, … Placer l’assainissement et l’accès à l’eau au rang des priorités de l’action publique, est un pas important dans la résolution de la question au niveau du pays. L’étape suivante consiste à lever les fonds nécessaires pour répondre à ces promesses. Rappelons que le Niger est le troisième fleuve d’Afrique. Long de 4.200 km, il couvre un bassin de 2,1 millions de km2 et assure la survie de plus de 110 millions de personnes. La situation de ce fleuve qui n’est pas loin de celle du lac Tchad. La superficie du Lac Tchad a diminué de 95% au cours des 50 dernières années, passant de 25.000 km2 en 1963 à moins de 2.000 km2. Avec une profondeur qui aujourd’hui n’excède pas 4 m.

Une meilleure valorisation de ces ressources en eau devrait permettre d’assurer l’autosuffisance alimentaire, compenser une irrégularité climatique qu’ accentuerait le changement global et par la même assurerait la satisfaction des besoins fondamentaux des 30.000.000 habitants de la région du lac. Les principales activités économiques sont la pèche, l’élevage, l’agriculture et le commerce. Depuis le début des années 1980, ce lac est l’objet des convoitises entre les pays partageant ses ressources, à savoir le Cameroun, le Nigéria, le Niger et le Tchad.

Le Sommet de Marseille se veut un Sommet de l’action et non un forum de plus. Il est bien sur vrai que les Ministres des finances ne font pas partie de cette session mais seront présents aux Etats-Unis le mois prochain. L’objectif est de concrétiser ces déclarations par des implications matérielles et financières.

 

March 12, 2012

Impliquer les journalistes africains dans les processus de prises de décisions.

Eddy Patrick Donkeng  (donkengeddy@gmail.com)

Le 22 Mars prochain, se déroulera comme tous les ans, la Journée mondiale de l’eau. Cette année particulièrement, l’événement sera précédé par un autre grand rendez-vous mondial sur la question. A Marseille se tiendra le sixième Forum mondial de l’eau.  Des rendez-vous qui viennent remettre en lumière la décision du Secrétaire Général de l’ONU, de placer l’assainissement au cœur de toutes les questions du développement.

Au moment où se prépare le Sommet de Haut Niveau aux Etats Unis, le Réseau des journalistes Ouest africains WASH-JN qui a été accepté comme l’une des solutions africaine au problème et qui participe au Forum de Marseille, peine encore à se faire intégrer par les Etats. Des journalistes ont encore des difficultés à se faire enregistrer parmi les experts devant prendre part à ce grand rendez-vous. Amplifier la voix des populations à travers des reportages et des publications retraçant la réalité des populations, voila l’un des objectifs de ce réseau. Puisse le plaidoyer de cette option communicationnelle et informationnelle être amplifiée et intégrer pour les rencontres de Hauts Sommets. De manière concrète, il serait important que ces journalistes spécialisés prennent part a ces discussions et échanges.

Le Sommet de Washington entre ministres des finances et de l’eau aura lieu au mois d’avril aux Etats-Unis. c’est une premiere mondiale dans le sens ou ” Il y a de plus en plus de réunions internationales sur l’eau au niveau des gouvernements mais, habituellement, elles ne réunissent que des ministres spécialisés dans ce domaine.”  Le sommet s’inscrit dans un programme visant « l’assainissement et l’eau pour tous ». Il  traitera de la pertinence et de l’efficacité de l’aide internationale dans le secteur de l’eau. Il fera aussi le point sur les politiques nationales de développement de l’accès à l’eau. Relevons egalement pour le decrier que  l’accès à l’eau potable souffre de financements insuffisants. Consequence d’une sous-estimation des enjeux économiques et sociaux, d’une sous-estimation fréquente des contraintes économiques par les décideurs politiques et de priorités très variables dans les budgets nationaux.

Cet indispensable liquide est susceptible d’être bu par des personnes de tous âges sans entraîner de maladies. À la fin de l’année 2010, 89 % de la population mondiale, soit 6,1 milliards de personnes, avaient accès à des sources améliorées d’eau potable d’après des agences onusiennes. Une progression de plus de 2 milliards en 20 ans, dépassant  l’ambition fixée dans le cadre des objectifs du Millénaire pour le développement. Pourtant, 783 millions de personnes n’a toujours pas accès à de l’eau potable, et des milliards d’autres sans installations sanitaires. Les Nations Unies espéraient réduire de moitié d’ici à 2015 le pourcentage de la population n’ayant pas accès à l’eau potable, ce ne sera possible qu’avec la prise en compte des aspects innovants que relaient les journalistes des pays africains membres du WASH-JN.

 

March 12, 2012

QUARTIERS A LOGEMENT SIC ET MAETUR, EAU, INSALUBRITE ET POLLUTION SE COTOIENT.

Par Leclere DIFFO,

lediffo@gmail.com

CAMERWASH

Les zones urbaines sont-elles réticentes à se débarrasser de la pollution ? La plupart des grandes villes camerounaises  manquent encore de carte d’assainissement et la consolidation d’un mécanisme national de transparence pour la protection environnementale. Y a-t-il une équipe d’entretien dans nos Mairies ? Comment se gèrent l’hygiène et l’assainissement dans les logements sociaux SIC ou MAETUR ? La participation du Cameroun au 6e Forum de Marseille changera-t-elle les choses ?

Faites un tour ou sillonnez les quartiers à logement SIC ou MAETUR (Cité verte, Nlongkak, Mendong, Biyem-assi, que nous avons visité) les problèmes liés aux déversements des fosses sceptiques sont récurrents avec pour corolaire des odeurs pestilentielles, pollutions et les risques des maladies hydriques. A noter que le choléra a fait un passage fort remarqué dans certains de ces quartiers cités ci-dessus. Chaque jour, les égouts se déversent sur la chaussé au vu et su de tout le monde. Une visite dans les centres santés prouvent la résistance des maladies biliaires dans ces zones. Illustrations : nos quartiers sont devenus de camps de concentration de véritables dépotoirs à ordures. Il existe pourtant des bacs à ordures, mais certains habitants préfèrent utiliser les canalisations pour évacuer toutes saletés ou puanteurs. La question : à quoi servent les services d’hygiène dans nos Mairies ? Autrefois, sauf erreur ou omission de notre part, ces agents effectuaient des contrôles de salubrité dans les quartiers ?

La minorité des parcelles lotis est-elle à l’origine de la multiplication de ces fosses qui s’emplissent et se déversent abondamment sur les servitudes utilisées par les habitants avec tous les risques que cela comporte ? C’est dans ces quartiers dit de lotissements SIC et MAETUR que ces déversements se posent avec acuité. Les canalisations de ces quartiers sont devenues de véritables poubelles de bouillons microbiens à ciel ouvert et pour cause les habitants y déversent tous. Pour cette ‘’callboxeuse’’ nommée Jeannette, installée entre deux canalisations (siège de culture de moustiques) de rigoles non couvertes d’expliquer le calvaire qu’elle vit quotidiennement : «parfois assise derrière mon comptoir de ‘callbox’, je suis surprise par des odeurs puantes venant des canalisations qui me poussent à abandonner mon poste à la recherche de l’air pure ah, parfois ce sont les restes de nourritures, poissons et viandes bien décomposés ! Mais je suis déjà habitué puisque je ne sais pas d’où ça vient  » 

Autre lieu, autre situation désastreuse, ici la fosse est ouverte et se déverse à longueur de journée. Mais là où le bat blesse, c’est que dans cette là vive une forte désisté de population et l’on en vient à se demander comment vivent-elles ? Avec ces odeurs aux allures de pollution respiratoire bien plus au encablure de ce triste constat vous trouverez le petit coin des BH (beignet haricot) des individus manger avec indifférence face à ces odeurs difficiles à respirer. Si vous devez passer par là, un conseil : bien vouloir vous munir d’un désinfectant ainsi que d’un masque respiratoire. Les habitants rejettent la responsabilité d’entretien des égouts pour certains à la mairie pour d’autre à la SIC.

Faites le tour en vous rendant particulièrement au lieu dit Ecole des Sources à Biyem-assi où l’expression de la souffrance et les stigmates des habitants à accéder à l’eau potable est criarde tenez près de cette école maternelle se trouve une source qui coule dans la canalisation de rejet des eaux souillées coupure d’eau ou pas, les habitants s’y entassent par dizaine pour cueillir cette denrée (polluée) rare humm alors que nous sommes là au cœur du pays, à ce matin à cet endroit c’est un groupe d’enfant qui se bouscule pour arracher une goute d’eau qui le plus âgé prénommé Roger dans une allure scolaire déclare : « chez nous, il n’y a pas de l’eau et nos parents n’ont pas des moyens pour faire l’abonnement à la CDE, en plus il n’y a pas de bornes fontaines publics ici, nous sommes obligés de puiser dans cette source malgré les conditions d’hygiène » . Avec l’arrivée des pluies, les habitants dégagent un ouf de soulagement raison évoquées, les eaux de pluies servent de curage des caniveaux pollués.

L’accès à l’eau, l’hygiène et l’assainissement reste un réel problème pour nos populations urbaines comme rurales. Un problème que peut résoudre la simple éducation des populations dans les écoles, les quartiers.

March 12, 2012

“SEPT PERSONNES MEURENT CHAQUE MINUTE DE L’EAU INSALUBRE”

Par

Oriane Alix

Equinoxe TV Douala

kado2005_2006@yahoo.fr

Cette déclaration est ci est évoquée pour faire comprendre qu’il n’ya plus une seule minute à perdre. Et pourtant, les débats sembleront se focaliser pendant le 6e Forum Mondial de l’Eau à Marseille sur des chiffres donnés par l’UNICEF et l’OMS et qui semblent bien loin de la réalité. Dans un communiqué commun diffusé le 6 mars, les deux agences onusiennes se félicitent d’avoir atteint, et même dépassé, la « cible des Objectifs du Millénaires pour le Développement (OMD) relative à l’eau ». Selon elles, 89 % de la planète a aujourd’hui accès à l’eau potable.

Au Cameroun, à Douala par exemple, des puits sont construits dans certains quartiers pour résoudre le problème. Et des puits on en trouve en grand nombre. Il est donc clair que ces populations ont accès à l’eau. Cependant, des techniciens d’urbanisme et de génie sanitaire attestent que le sol de la ville est sablonneux. Ce qui suppose que les eaux circulent en dessous sans problème. A New Bell comme à Bepanda et autres, ces puits sont construits à environs 4m des toilettes faites en matériaux provisoires. Mais seulement une eau contaminée par les infiltrations d’eaux usées dans le sol. Annoncer avoir atteint ces OMDs tout en reconnaissant dans le même temps « le retard persistant dans le domaine de l’assainissement », amène à se poser des questions sur la réalité des chiffres. Cet exemple indique le lien étroit existant entre l’eau et l’assainissement et au même moment invite a revoir les indicateurs de l’enquête. Si un environnement n’est pas sain, l’eau qui y est consommée peut-elle être potable ?

Il est relevé qu’aujourd’hui, 2,5 milliards de personnes ne disposent pas d’installations sanitaires et 1,1 milliards défèquent encore à l’air libre. (…)

Gérard Payen conseiller pour l’eau & l’assainissement du secrétaire général des Nations Unies a mené une étude relève également que les maladies liées à l’eau non potable et à un environnement insalubre sont la première cause de mortalité au monde, avec 3,6 millions de victimes par an, soit 7 personnes qui meurent chaque minute. D’après  cette étude, « le nombre de personnes qui ont besoin d’une eau véritablement potable, non malsaine, non insalubre, une eau qui n’est pas trop loin de leur domicile, qui leur permet de se rendre à l’école et d’aller travailler, une eau qui n’est pas trop chère… ne se compte pas en millions de personnes, mais en milliards. » L’auteur estime qu’environ 1,9 milliards de personnes n’ont d’autre choix que de boire une eau dangereuse pour leur santé. Il est toutefois reconnu les multiples actions positives réalisées par l’UNICEF et l’OMS, en partenariat avec les acteurs humanitaires, dans le domaine de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement dans le monde, auxquelles il faille ajouter le besoin d’une augmentation des ressources affectées à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Marseille devrait pouvoir aboutir a un résultat semblable car l’action sans moyen n’est pas différente d’un puits sans eau.

March 9, 2012

LES POPULATIONS DU VILLAGE NGOUA CRIENT AU SECOURS…

Par Leclere Diffo

Délégué Groupe Thématique

AEP CAMERWASH

lediffo@gmail.com

Situé à l’arrière de l’université de Dschang, dans une zone montagneuse difficilement accessible, le village Ngoua connait les difficultés d’accès à l’eau potable. Des efforts ont été entrepris par les populations de cette contrée. Celui qui retient notre attention c’est la source d’eau aménagée pour ravitailler les habitants qui a subi avec les intempéries de sérieuses dégradations avec plusieurs conséquences sur la sante des populations.

Situé à 350 Km de Yaoundé, a environ 3000m d’altitude dans la région de l’Ouest Cameroun, le village Ngoua est une communauté d’ environs 1500 âmes consolidées depuis les années 80. Y trouver de l’eau est une véritable gageure. Une chute d’eau de la montagne nommée ‘Fo Pomoh’  alimente le village qui avec le concours des élites, après avoir aménagé la source, ont construit au pied de la chute d’eau une cuve en béton recouverte d’une grille servant à recueillir de l’eau. A la suite du captage, il a été fait une canalisation à l’aide des tuyaux d’eau conduisant cette eau sur une distance d’environ 1km, où a été également construit  cinq réserves d’alimentation et un point distribution et de ravitaillement en eau.0911104860

Malheureusement, le point de captage et le conduit d’eau pour le ravitaillement de la communauté ont subi avec les intempéries de sérieuses dégradations. Les conséquences sont nombreuses. Premièrement la qualité de l’eau : elle est jaunâtre, pour une eau potable qui doit être incolore. Ensuite, plusieurs maladies hydriques sont enregistrées au niveau de l’Hôpital de District de Dschang. C’est le premier Centre auquel les populations font recours en cas de maladie. Les cinq réserves abimées, les canalisations bouchées, des tuyauteries fissurées, la survenue des pluies crée des infiltrations de boue dans la cuve ainsi que les conduits d’eau, à cela s’ajoute le fait qu’en amont le captage est devenu poreux.

SUMO Martin, l’un des fils du village déclare que « la source est le seul point de ravitaillement en eau dans la contrée. » A défaut de rencontrer le Chef du Village, l’un des notables nous affirme en langue que « s’il était Dieu, il arrangerait les choses avant qu’on ne commence a mourir par manque d’eau » (traduction littérale du yemba-langue de la région). C’est d’ailleurs ce qui expliquerait l’enthousiasme des jeunes  rencontrées a la source. Au fait, les premiers contacts n’ont pas ete tres chaleureux. Leurs premières réticences à la vue de nos cameras nous amener à leur demander si d’autres comme nous étaient passés avant ? Apres des hésitations pour savoir qui prendrait la parole en premier, c’est finalement une des filles environs 16 ans qui se nomerait Megni qui va essayer de dire dans un français approximatif que « des gens arrivent mais prennent simplement les photos et s’en vont. » Puis arrivera un jeune homme apparemment plus instruit (il se dit qu’il aurait traversé la classe du Directeur-CM2) qui nous fait comprendre que la zone n’a jamais vu le passage d’une institution pour régler le problème. ” C’est nous-meme qui avont tout fait.”

Pour que les habitants trouvent la sérénité, plusieurs actions sont a entreprendre. Définir la masse d’habitant dans la contrée et identifier leur besoin réel en eau, maitriser le débit de cette eau capter a la montagne, l’analyser, et la rendre l’eau potable. Puis, aménager les points de ravitaillement et mettre sur pied un mécanisme de distribution propre et durable. D’où cet appel lance a tous les acteurs qui pourraient contribuer à l’aménagement de ce point d’eau naturel pour assurer la santé de tous.

March 8, 2012

YAOUNDE RESPIRE …

Edouard EBONGUE NYOM

edouardebongue@gmail.com

Il est cinq heures du matin et la plus grande partie des camerounais est encore endormie et ne sais même pas encore comment commencera la journée. Nous nous retrouvons déjà à l’extérieur de nos demeures juste pour pouvoir toucher du doigt cette triste réalité que vit les parties prenantes de l’activité d’un marché de Yaoundé.

Il a été dit : je cite « Lorsque Yaoundé respire, le Cameroun vit ».

Partez de la poste centrale (cœur de Yaoundé, capitale politique du Cameroun) ; vous avez juste à dépenser 100 (cent francs) CFA et faire quelques centaines de mètres pour vous retrouver à essos. Là se trouve l’un des marchés les plus connus et des plus fréquentés de la capitale.  Et vous y trouverez, comme nous en ce jour, des hommes et des femmes (commerçants, clients, revendeurs, et autres badauds) à cinq heures du matin. Le plus intéressant dans ce marché c’est que en plus d’avoir plusieurs entrées comme tous les autres marchés de Yaoundé, son entrée principale est ‘’décorée’’ (excusez le terme) par l’un des bacs à ordure les plus utilisés de la ville aux sept collines. Et même la présence de quelques agents de la communauté urbaine ne suffit pas à empêcher de le voir rempli en moins de temps qu’il n’en faut. Chose encore plus triste, le point d’eau qui dessert cette partie du quartier et du marché est à moins de 50 mètre de ce bac. Et juste en face passe un cours d’eau qui se trouve lui aussi mis à contribution par les populations qui y jettent des ordures ménagères tout en sachant que les vendeurs et vendeuses ( d’huile et d’eau) y passent la journée entière pour le nettoyage de leur principal outil de travail : les bouteilles plastiques vides ramassées çà et là ! ne leur posez pas la question de savoir où ils prennent ces bouteilles ; ils vous diront : On les achète ! Et si vous leur demander pourquoi ils les lavent dans ce cours d’eau, ils disent : Il n’y a aucun point d’eau potable (robinet d’eau courante) dans tous le marché, on va faire comment mon frère ?! après vérification : il n’ya effectivement pas de robinets.

A une petite dizaine de cette entrée se trouve une autre, plus petite, sans bacs a ordures mais rendue impraticable par la petite rivière noire qui vous y accueille. Cherchant à savoir d’où sort cette eau sale qui pollue radicalement le marché, nous avons eu pour seule réponse : je cite « le marché ci est d’abord très mal construit ». Allez comprendre ! A l’extérieur du marché et à une bonne vingtaine de mètre de là se trouve un débit de boisson ; point de repos des commerçants fatigués et des visiteurs en attente ; avec pour décor principal un autre cours d’eau encore plus mal entretenu que le précédent !

Nous sommes maintenant  à l’intérieur du marché, une zone assez propre est celle où sont regroupés les vendeurs de tissus, les couturières et autres petites épiceries. Une seconde zone regroupe les bouchers et les ‘’poissonniers’’ et vous pouvez sans vous y rendre deviner l’odeur qui y règne : celle du poisson « frais » et de la viande exposée à l’air libre ! Une troisième zone est celle des petits revendeurs et malgré sa propreté apparente, elle est totalement impraticable à cause du manque d’espace de circulation entre deux commerçants. La présence de quelques policiers agents de circulation pourrait être une situation envisageable selon un de ces revendeurs à la crier ! Nous vous faisons impasse des autres zones mais nous prenons la peine de nous attarder sur la dernière car dit-on à Essos ; c’est un des rares coins du monde à être boueux et inondé même en pleine saison sèche. Allez savoir pourquoi ! Il ne nous a été donné aucune explication !

Les conditions d’hygiène de ce marché sont voir déplorables sinon inexistantes. Il existe des toilettes publiques mais les personnes prédisposées à s’y rendre préfèrent purement et simplement chercher un petit coin de broussaille pour se soulager. L’eau la plus consommée est vendue dans des bouteilles plastiques par des personnes qui eux seules savent d’où elle provient ; le verre coute 10(dix) francs cfa et les différents consommateurs vous disent que toute eau coupe la soif et en plus c’est bon prix ! le nettoyage du marché se fait une fois par semaine, mais à y bien regarder ; on dirait Jamais ! Chacun tient son milieu à sa guise et à son gout et le reste de l’espace …….ça ne regarde personne !

Il est presque 18 heures lorsque le marché est fermé et que les différents acteurs retournent vers leurs domiciles. Ils auront pris leurs petits déjeuners  et déjeuners sur place ; ils auront consommé une eau dont ils ne connaissent pas la provenance ; ils auront même respiré cet air dont la pureté reste à démontrer.

Alors nous nous demandons : Si Yaoundé respire MAL (de part le degré d’insalubrité de certains marchés)  le Cameroun vit-il Mal ? Que fait le service Municipal après la collecte des « différentes taxes » auprès des commerçants ?

     En gros, y’a-t-il un véritable programme d’assainissement des Marchés de la capitale politique du Cameroun ?

March 7, 2012

Les Etats Unis soutiennent l’approvisionnement en eau, l’assainissement au Cameroun

Leclere Diffo

Lediffo@gmail.com

Les Etats Unis vont soutenir financièrement plusieurs projets d’assainissement au Cameroun. 25 millions de FCFA (environ 50 000 USD) pour financer divers projets dans cinq régions du Cameroun. Dans le cadre de ce programme pour cette année 2012, les projets qui retiennent l’attention sont ceux initiés par les populations, dans des domaines tels que l’approvisionnement en eau, l’assainissement, l’offre de services sociaux et l’assistance sociale.

A travers le concept des SSH (U.S. Ambassador’s Self Help Fund ), les Etats-Unis, ambitionne de soutenir des projets de petite envergure en matière d’auto-assistance. Ce sont des projets qui ont pour objectifs d’améliorer les conditions de vie des populations des collectivités camerounaises. L’action est participative. D’une part, le Gouvernement des États-Unis fournit une aide financière, et d’autres part les populations apportent leur contribution en main-d’œuvre et matériaux ou sous toute autre forme.

L’ambassadeur Robert P. Jackson des Etats-Unis d’Amérique a présidé mardi 06 février 2012 une cérémonie de remise de subventions à l’appui de la mise en œuvre des projets retenus au titre du Fonds spécial de soutien aux initiatives d’auto-assistance. Les projets qui ont été retenus permettront de construire un puits d’eau, deux centres de santé, quatre salles de classe et une petite bibliothèque au sein des collectivités bénéficiaires.

March 7, 2012

Protected: Dans nos marchés, c’est toujours la même chose.

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March 6, 2012

Situation actuelle du système d’assainissement urbain au Cameroun

Par Oriane Alix (kado2005_2006@yahoo.fr)

Equinoxe TV Douala

La croissance urbaine n’a pas été suivie des mesures adéquates en faveur de la population. Parmi les raisons avancées :  l’absence de planification, la non maîtrise de cette croissance et aussi le manque de moyens. La situation actuelle du système d’assainissement urbain au Cameroun invite à intégrer les populations dans tout processus y relatif. Partons du cas du Cameroun pour envisager celui de plusieurs autres villes africaines.

Le problème d’assainissement est un sujet d’actualité partout dans le monde et particulièrement dans les pays en développement. Le taux d’urbanisation croît régulièrement au Cameroun et est aujourd’hui estimé à plus de 50 %. Et les villes ne sont pas suffisamment préparées à gérer de tels taux de croissance. Les récentes campagnes rudes de déguerpissement de certains quartiers de Yaoundé en donne illustration. Dans les zones périurbaines, considérées comme des zones de replis, le problème d’infrastructures sanitaires est encore plus marquant. Maurice Vincent dans sa publication intitulée “urbanisation et développement au Cameroun” parle d’une “macrocéphalie” des grandes villes du Cameroun.

L’absence de système d’assainissement collectif (réseau d’égout) dans la ville semble impensable, mais pourtant vraie. Avec des services d’hygiène et de salubrité très poreuses, les normes sont facilement contournées. Les populations creusent  des  latrines et des fosses septiques non adaptées aux normes requises. Elles déversent leurs ordures partout. Toujours est-il que la tache est une besogne faite pour les enfants de bas âges. Ne prenant pas toujours la juste mesure des choses, ils accomplissent leurs devoirs mal gré. Ces espaces deviennent donc sources de maladies et de développement des vecteurs et agents pathogènes (mouches, moustiques, rongeurs,…) Les conséquences sont au premiers degrés invisibles, mais suffisantes pour menacer la sante des populations. Elles vont de la souillure de la nappe souterraine a la pollution de l’environnement.

Des politiques existent tant au niveau international que régional, des stratégies sont développées par les organisations spécialisées sur les questions d’accès à l’eau, l’hygiène et l’assainissement et des organisations de la sociétés civiles y apportent leur contributions. Ces initiatives rencontrent des résistances à plusieurs niveaux du fait de la non perception des enjeux et réalités de la chose. Évoquée comme l’une des solutions majeures aux questions d’assainissement en Afrique, l’implication des populations dans les différents processus est requise.

L’assainissement peut être considéré comme un processus par lequel des personnes peuvent vivre dans un environnement plus sain. Ce qui suppose la mise en œuvre des moyens physiques, institutionnels et sociaux dans différents domaines. L’évacuation des eaux usées et de ruissellement, l’évacuation des déchets solides, l’évacuation des excréta et le traitement de tous ces éléments en sont quelques uns. Nous avons parcourus avec intérêt les résultats  des études d’Alassane DJIGO (2005) au Sénégal sur l’ « Assainissement des eaux usées et son impact sur la situation socio sanitaire des populations de Médina-Gounass » puis celles de MPAAM Grelle (2006) dans un article « l’accès à l’eau potable et à l’assainissement des villes des pays en voie de développement : cas de Bafoussam, Cameroun » paru dans la revue scientifique vertigo.

Il faudrait renforcer l’adhésion des ménages dans la résolution des problèmes d’assainissement. Il est pour cela indispensable de mener des campagnes d’éducation et de sensibilisation sur la gestion environnementale. Pour ainsi dire la nécessité d’une gestion participative pour palier aux problèmes d’assainissement. Dans le même sens, , relève que le problème de l’assainissement et de l’eau potable n’est pas un problème isolé de la réalité urbaine dans les pays en développement. Il pense que « le système d’assainissement est inefficace et les ouvrages sont vulnérables à la pollution. Les eaux pluviales sont mal drainées et sont à l’origine des rigoles, des crevasses et de l’érosion dans les villes. » La problématique enregistrée est donc celle d’une urbanisation qui ne tient pas toujours compte des paramètres du drainages et du traitements des eaux usées.

March 3, 2012

Je rêve du jour où les athletes africains regarderont sérieusement la question WASH

Par Eddy Patrick donkengeddy@gmail.com
(In English on http://www.facebook.com/washjournalists)

J’ai l’habitude de recevoir des alertes pour des informations qui concernent l’accès à l’eau, l’hygiene et l’assainissement. Il y a de cela quelques jours je me demandais comment est ce que le sport pourrait servir la cause WASH en Afrique? Apres une discussion sérieuse et soutenue avec le Chef de la Division Sport de l’Union Africaine, nous avons conclu que le sport devrait aussi etre un moyen de plaidoyer éfficace et qu’il faille y reflechir plus serieusement. Voici qu’aujourd’hui je suis tombé sur cette information qui parle d’une action menée par une association dont André Ayew (footbaleur du Ghana qui evolue avec l’Olympique de Marseille en France) est le parrain et qui a pour but l’accès à l’eau potable, l’assainissement et l’hygiène pour tous et partout. L’association a pour dénomination: WASH United.

J’en parle simplement pour faire un clin d’oeil à tous nos footballeurs africains et autres grands athlètes qui parfois ne savent pas dans quels secteurs ils pourraient investir un peu de leurs argent ou même de leur image. Je rêve d’un jour où un Samuel Eto’o Fils l’un des plus gros contrats de l’histoire du football, pourra parainer par exemple de son image, une action régionale sur l’assainissement. Cette année est selon les Nations unies consacrées à l’assainissement. En Afrique, la question est tres sérieuse. Les capitales africaines que j’ai eu l’occasion de visiter me donnent de le confirmer. Après Mumbai, Marseille en passant par Ouagadougou, des actions sont proposées. Passer à l’action consisterai par exemple à utiliser le sport qui unit tous les africains pour essayer une plus grande mobilization des resources autour des initiatives en matières d’assainissement en Afrique.

Pour l’instant, le WSSCC le WaterAid, l’IRC, et quelques autres ont des initiatives qui ne demandent qu’à être appuyées. C’est une certitude, chaque jour en Afrique Subsaharienne, l’eau sale, le manque de toilettes et les mauvaises conditions d’hygiène tuent des milliers d’enfants malgre les actions déjà enterprises ci et là. “A quelques jours du 6ème Forum Mondial de l’Eau, le fonds de dotation OM attitude a souhaité mettre à l’honneur l’ONG « WASH United » à l’occasion du match OM -Toulouse FC du 3 mars 2012. Son objectif : l’accès à l’eau potable, l’assainissement et l’hygiène pour tous et partout. Cette opération est soutenue par Jordan Ayew et Charles Kaboré, et parrainée par André Ayew qui ont pris soin de laisser un message fort.

Dans l’attente d’un message fort pour nos dirigeants africains sous l’impulsion de tous les sportifs africains.

February 27, 2012

Assainissement à Yaoundé. Biyem-assi et le carrefour caca

Par Yannick Sabze (yannicksabze@yahoo.fr)

C’est l’histoire d’un moment passé avec Ousmanou un jeune ferrailleur qui travaille à Biyem-Assi l’un des quartiers les plus populaires de la ville de Yaoundé (Capitale du Cameroun-Afrique en miniature). Tout le monde connais dans ce quartier, le carrefour caca. Ainsi tristement nommé à cause des excréments qui proviennent en grande quantité des puisards et se déversent dans la rue.

Les coupures d’eau si regulieres sont les elements par excellence qui mettent au grand jour, les serieux problemes d’assainissements de la ville aux sept collines. Au grand dam des habitants qui doivent supporter les effluves nauséabonds et la vue apocalyptique d’une mare de merde.Son atelier situé au carrefour caca est une tente faite de bout de tissus rafistolés.   Attendez… vous avez relu la phrase pour vous rassurer s’il s’agit bien du carrefour caca ? En effet ! Encore que ceux qui entendent prononcer pour la première fois « carrefour caca » peuvent s’imaginer que ce carrefour porte le nom du célèbre joueur brésilien kaka’, en reconnaissance d’une quelconque œuvre de bienfaisance. Il n’en est rien.

Ousmanou a eu la bonne idée de m’aborder alors que je prenais des photos pour les besoins de l’article. Après lui avoir expliqué les raisons de mon intrusion dans sa zone de travail, il s’est proposé de répondre à mes questions contre un peu d’argent pour s’acheter une bière et des cigarettes. J’ai failli le prendre dans mes bras. Il faut dire que j’étais un peu embarrassé car à cause de la saison sèche la mare de merde avait disparu. Pas de photo éloquente donc. Ce qui n’est peut être pas plus mal parce que les lecteurs délicats d’outre atlantique en auraient perdu l’appétit pendant un bon moment. Trêve de digression ! Revenons à Ousmanou qui m’a expliqué qu’il a souvent fait partie de ceux qui ont été sollicité par la voirie pour vider les puisards et déboucher les égouts. Il était dans la merde, avec pour tout équipement de protection, un léger masque et des gants.

Le Cameroun a connu une épidémie de choléra entre 2010 et 2011 qui selon les chiffres officiels a fait plus de 8000 cas de maladie déclarée et 300 décès. Les pénuries d’eau couplées à l’insalubrité y ont contribué. Le cas du carrefour caca en est une parfaite illustration. En effet, lors des saisons pluvieuses, le contenu des puisards qui a débordé est charrié vers les cours d’eau à partir desquels les populations vont s’approvisionner pour leur lessive mais aussi pour leur consommation. Une eau pourtant impropre à la consommation que les populations font bouillir pour boire. Pour parer à la demande en eau des populations de la zone, l’administration a aménagé une source d’eau sous le pont du carrefour. Le problème avec une telle source est qu’aucune mesure n’a été prise pour la protéger.

Il faut donc craindre que la nappe phréatique ne soit souillée. Des inquiétudes qu’Ousmanou balaie d’un revers de la main en buvant l’eau de la source, les pieds dans le courant d’eau nauséabonde. « Cette eau ne m’a jamais rendu malade » m’a-t-il confié. On peut bien lui accorder le bénéfice du doute. Toutefois, l’eau a été et est encore un problème de santé publique au Cameroun surtout lorsque des entreprises ont commercialisé l’eau provenant de telles sources dans des sachets. Coliques, dysenteries, amibes et choléra ont été le lot de ceux qui ont consommé ces eaux longtemps avant que le ministère de la santé n’en interdise la vente.

Au chapitre des doléances, des voix s’élèvent pour réclamer l’accélération de la rénovation du circuit des égouts dans les villes principales de Yaoundé et de Douala. Parmi les plus illustres voix se trouve celle du président de la république. Fait anecdotique, son cortège a été stoppé par une inondation alors qu’il revenait d’un voyage officiel. Les égouts bouchés avaient débordé suite à une pluie diluvienne, rendant impraticable ce qui est pourtant l’axe principal de la ville de Yaoundé.

February 15, 2012

AG WASH-JN A MONROVIA « C’EST TRES BON »

L’assemblée générale du WASH-JN se déroule à Monrovia au Liberia du 12 au 17 Février 2012. Les journalistes délégués qui y participent ont célébré la St Valentin en séance de travail. L’agenda de la journée à l’Hôtel Mamba-Point l’un des hôtels requis par les partenaires prévoyait la suite des présentations des rapports nationaux et les questions de gouvernance au sein du Conseil de Coordination. Un autre point à l’agenda non officiel aura été la célébration de la St Valentin.
La journée a commencée avec de très intéressantes présentations des expériences et exploits des différents pays à la suite de la vague dont les présentations ont eu cours, le jour

1. La seconde phase de la journée prévoyait les questions de gouvernance et d’administration au sein du CC.

La séance a été présidée par le Coordinateur Régional.

Des échanges qui ont suivis son exposé, il a été manifeste les manquements du Bureau et les difficultés sur le plan fonctionnel et organisationnel. Il a été reconnu le travail impressionnant accompli par le SG durant cette année et suggéré que la rémunération lui soit accordée d’après ses propositions faites a Mumbai en Inde.

Les membres du CC reconnaissant l’absence des résultats ont par ailleurs émis à l’AG des propositions. Elles sont allées du remplacement de la Secrétaire a la Communication et a l’Information (poste revenant au Mali et vaquant du fait de la démission verbale de la tenante) en passant par le recrutement d’un administrateur ou d’un secrétaire rémunéré et la démission proposé expressément par le Coordinateur en poste.

Les réactions des délégués et du CC n’ont pas permis de trouver une position commune tel que prévu par les Statuts, cependant il a été décidé qu’avant la fin de la session des résolutions seraient prises.
Le climat a été un peu tendu pendant les travaux du fait de ces débats sur la gouvernance et sur l’administration. Une séance de projection photos proposée spontanément par la déléguée de la Cote d’Ivoire a permis de détendre l’atmosphère. Donnant ainsi l’occasion de célébrer la fête des amoureux de différentes manières.

Par groupes de deux ou trois les uns ont fait une brève visite dans les rues, d’autres ont fait quelques pas sur le sable de la plage longeant l’hôtel. D’autres par contre se sont offerts une sortie galante ou encore un shopping de formalité. La troisième journée se voudra tout aussi intéressante que pratique.

Elle permettra la descente sur le terrain et la visite de quelques sites, puis une session de formation sur quelques techniques de collectes d’information et de diffusion a l’aide des nouveaux medias. L’on se plaira d’entendre dire a la fin, « C’est très bon »
Eddy Patrick DONKENG.
donkengeddy@gmail.com
CAMERWASH

February 15, 2012

AU CAMEROUN DES FEMMES SE DECHIRENT ENCORE POUR L’ACCES A L’EAU…

La scène semble au départ très comique. Deux jeunes fillettes s’efforcent de séparer une bagarre rude entre deux femmes qui se déchirent les vêtements sous les regards très amusés des passants (des hommes en général). L’une d’entre elle serait enceinte d’environ six mois. Nous sommes à Batouri, dans l’Arrondissement de la Kadey Département du même nom, province de l’Est au Cameroun. Les rires vont s’estomper immédiatement quand la cause de la bagarre est révélée à tous : « elles se battent pour l’eau du puits».

Ceci n’est pourtant pas le propre de cette ville du Cameroun. Près de 3 milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable dans le monde. Premières victimes comme le montrent les acteurs de la bagarre, les femmes et de plus en plus les jeunes filles. En plus des occupations ménagères classiques, il leur revient les taches liées à l’hygiène et à l’alimentation. Obligées, elles le sont en quelque sorte car c’est vers elle qu’il faudra se tourner en cas de maladie dans la famille. Ces corvées d’eau telle que le relèvent Action Contre la Faim (ONG), « les exposent à des risques en termes de santé (portage de charges lourdes dès leur plus jeune âge) et de sécurité (viol ou vol sur le chemin). » L’eau qui est la vie devient donc pour elles non seulement un calvaire, mais pire encore, une source de frustration et de stigmatisation. Et pourtant, la femme reste et demeure le nœud central de la bonne santé de toute la famille et du dispositif d’eau et d’assainissement.

Au registre des causes de mortalité infantile voire maternelle, dans ces zones rurales, la diarrhée, l’hépatite E, et quelques accidents physiques. Selon l’OMS et l’UNICEF en 2010, « l’Afrique Subsaharienne enregistre plus de 2 millions de décès chaque année des conséquences de diarrhées attribuées à la consommation d’eau non potable, au manque d’hygiène et d’accès à des structures d’assainissement, dont 1,2 millions d’enfants de moins de 5 ans ». Les maladies hydriques outre le fait qu’elles représentent une cause prépondérante de mortalité infantile (22% des causes de décès des moins de 5 ans, OMS 2010) sont également des facteurs aggravants de la sous-nutrition, notamment pour les populations les plus vulnérables, les femmes enceintes et allaitantes et les enfants de moins de 5 ans.

L’eau, oui mais à quel prix ?

Les interactions autour des points d’eau sont parfois rudes et les femmes qui le savent se préparent à l’ avance. Pour aller chercher de l’eau dans les pays en voie de développement, certaines femmes mettent en dessous des pagnes et autres boubous, des tenues de sport. En effet telle est la tenue de combat légitime. Les femmes se parent de plus en plus et veillent à ce que le message aille jusqu’à leurs jeunes progénitures. L’apprentissage par l’exemple… Non seulement la distance (avec ce que cela peut comporter comme surprises sur le chemin) est le premier obstacle, mais aussi la longue file et régulièrement ces accrochages qui surviennent lorsqu’une maligne souhaite sauter les étapes. Il existe une loi qui s’impose d’elle-même : « À chacun son tour, chacun a sa marmite à surveiller ». Et nul ne peut se dire au dessus de la loi. Même pas les femmes enceintes.

D’avantage de puits modernes et de toilettes pour relever ces défis.

Au niveau institutionnel, des efforts sont encore à fournir au niveau de la coopération et de la collaboration entre les différents acteurs. Il est relevé plusieurs actions en plans dispersés. Quant aux populations, généralement elles s’organisent pour faire face à ces défis. Mais seulement les efforts sont insignifiants devant la demande qui est toujours croissante. Elles concernent en général la gestion des points d’eaux aménagées, quelques toilettes publiques payantes mis en place par les communes rurales, pour ne citer que ceux-là. Cependant, mettre en œuvre des pratiques d’hygiène adaptées pour les soins aux nouveaux nés et aux enfants en bas âge nécessite d’avoir accès à l’eau en qualité et en quantité suffisante, à un environnement sanitaire acceptable et à des produits d’hygiène de base. Concernant les femmes et les fillettes, leurs besoins sont plus spécifiques. Ce qui exige d’être aujourd’hui plus créatif et innovant.

L’accès a l’emploi, et l’implication de la diaspora africaine

La résolution de ces difficultés exige une approche plurielle. Elle inclue indirectement l’accès à l’emploi des hommes, des campagnes accélérées d’information et d’éducation à l’hygiène corporelle et environnementale. Il serait également à envisager la mise en place des mutuelles coopératives pour la distribution d’eau, des poubelles hygiéniques. Dans les écoles, les organisations internationales et la diaspora seraient d’un grand appui par la mise à disposition des toilettes modernes adaptées pour les filles en particuliers. Les africains de la diaspora sont généralement des personnes qui sont très écoutées dans leurs communautés et qui exercent une grande influence auprès des leurs. Dans certains pays de l’Afrique, leur contribution est d’environ 75% sur le PIB. Diplômés des grandes universités occidentales, ils peuvent agir non seulement au niveau du plaidoyer pour la mobilisation des ressources, mais aussi de la formation et de la création des TIC appliquées a l’assainissement, l’accès a l’eau.

Eddy Patrick DONKENG, 237online.com

January 30, 2012

CAMEROUN: L’URGENCE D’UNE COORDINATION D’ACTIONS

Plusieurs structures existent au Cameroun capables d’implémenter des plans d’actions efficaces pour l’assainissement et l’accès pour tous à l’eau potable. Au niveau gouvernemental tout comme au sein des organisations de la société civile. Seulement, l’incoordination reste l’un des nœuds à dénouer dans l’urgence.

En 2008 (année internationale de l’assainissement) le Cameroun avait besoin d’un moyen de coordonner ses travaux dans l’eau et l’assainissement. Et précisément de contribuer à l’amélioration de la santé et le développement socio-économique par la promotion de l’eau, assainissement et hygiène pour tous.

En 2009, La coalition WASH est née d’une initiative du ministère de l’Énergie et de l’eau et certains des principaux organismes du secteur pour améliorer la coordination entre les sept (07) Ministères concernés par la question.

Cette coalition WASH Cameroun qui s’active à relever les principaux défis de financement et de collaboration dans le secteur, s’appui entre autres sur ses partenaires de choix: le Ministère de L’Eau et de l’Energie, Le Ministère de la Santé, le Ministère de l’Education de base, le CREPA aujourd’hui EAA, l’UNICEF, la Banque Mondiale, Plan Cameroun, l’OMS, de l’eau de l’Agence allemande pour le développement technique (GTZ), des membres du WSSCC.
En 2010, un nouveau coordinateur national pour le Cameroun est nommé. Les taches prioritaires sont la mise sur pieds des antennes décentralisées WASH, et la poursuite d’un Plan stratégique établis sur la vision 2010-2014. Au niveau ministériel, des cadres au Service de la Communication du MINEE, se dévouent également à l’information des journalistes sur l’enjeu de l’assainissement et de l’eau. En 2011, le réseau camerounais des journalistes voit le jour suite a l’approbation de son admission au sein du réseau ouest africains des journalistes spécialisés aux questions d’accès a l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement.

Tant d’initiatives louables qui peinent encore à porter du fruit. Au nombre des difficultés rencontrées, se trouvent le manque de coordination, la non compréhension de la dimension associative de l’initiative. Conséquences : non seulement récurrence des problèmes mais aussi une persistance de la situation sur le terrain. Un aperçu des statistiques relèvent des avancées médiocres au niveau de l’accès a l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement au Cameroun.

Parmi les approches de solutions évoquées, une plus large communication sur les actions à mener dans le cadre de ces initiatives et mieux encore, le lancement d’une initiative conjointe et collaborative. La note conceptuelle de cette initiative prendrait corps à la faveur du lancement officiel du réseau des journalistes du Cameroun.

Eddy Patrick DONKENG
epdonkeng@yahoo.fr
CAMERWASH

January 30, 2012

LE VOLONTARIAT DE L’UNION AFRICAINE : LA SOLUTION AU PROBLEME D’ASSAINISSEMENT EN AFRIQUE.

Le problème d’assainissement  est un sujet d’actualité partout dans le monde et particulièrement dans les pays en développement.  L’eau insalubre, le manque d’assainissement et d’hygiène sont les principales causes de la diarrhée qui tue chaque année au moins 1,2 million d’enfants de moins de cinq ans ; soit environs 5.000 enfants chaque jour. Des milliers de filles ne vont pas à l’école fautes de toilettes privées, perpétuant ainsi le cycle de la pauvreté.

January 30, 2012

LE VOLONTARIAT DE L’UNION AFRICAINE : LA SOLUTION AU PROBLEME D’ASSAINISSEMENT EN AFRIQUE.

Le problème d’assainissement  est un sujet d’actualité partout dans le monde et particulièrement dans les pays en développement.  L’eau insalubre, le manque d’assainissement et d’hygiène sont les principales causes de la diarrhée qui tue chaque année au moins 1,2 million d’enfants de moins de cinq ans ; soit environs 5.000 enfants chaque jour. Des milliers de filles ne vont pas à l’école fautes de toilettes privées, perpétuant ainsi le cycle de la pauvreté.

October 6, 2011

CAMERWASH intégré dans le renforcement des capacités AEPHA des collectivités Centrafricaines

Dans le cadre de la poursuite de l’objectif de mise sur pieds d’un réseau national des journalistes WASH au Cameroun et en Afrique centrale sur le modèle WASH-JN, le Réseau des journalistes WASH du Cameroun (CAMERWASH-JN) s’est joint à une descente d’évaluation du Projet d’Appui au Renforcement des capacités des collectivités Centrafricaines

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