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May 20, 2013

Lancement du projet Cascade dans le Mono-Couffo : Promouvoir la concertation entre acteurs de la société civile et les communes

Alain TOSSOUNON  (Bénin)

Après son lancement au plan national, le Projet de Concertation entre Acteurs de la Société civile et les Communes en Appui au Développement du secteur de l’Eau, l’hygiène et l’assainissement (CASCADE), a été officiellement mis en route dans les départements du Mono-Couffo, le vendredi 17 avril à la préfecture de Lokossa. En présence de tous les partenaires du projet et surtout des trois  communes bénéficiaires, l’occasion a été saisie pour partager le contenu du projet et échanger sur les dispositions favorables à sa mise en œuvre.

Photo webCofinancé par l’Union Européenne, la Coopération technique belge et PROTOS,  le projet Cascade d’un montant de 469.816.048 millions de francs CFA et d’une durée de 3 ans (2103-2015), sera mis en œuvre dans les communes d’Athiémé, Dogbo et Lokossa. Il ambitionne à terme, de « contribuer à la bonne gouvernance locale par une meilleure concertation et collaboration entre les autorités locales et la société civile dans le domaine de l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement et la GIRE.

En ouvrant les travaux de la séance qui marque le démarrage effectif du projet, le préfet des départements du Mono-Couffo, Corentin Kohoué,  s’est réjoui de l’avènement de ce projet dans sa juridiction avant de rappeler les objectifs de cette séance. Il s’agit essentiellement, d’informer les différents acteurs du contenu du projet, de partager les enjeux de la concertation et de la collaboration entre acteurs non-étatiques et autorités locales, et enfin d’échanger avec les participants sur les modalités de collaboration. Se félicitant que le projet ait été conçu avec le concours des communes bénéficiaires, il a mis l’accent sur la complexité de la cogestion des espaces publics autour des ressources en eau, les défis actuels lies à la gestion des services publics d’eau potable et la situation de l’hygiène et de l’assainissement qui reste le parent pauvre dans les interventions. Plus encore, il a souligné les enjeux et défis relatifs à la GIRE locale avant d’exhorter les communes à « persévérer dans leur engagement afin de mériter la confiance des partenaires. «La réussite de notre processus de développement décentralisé repose sur les capacités de tous les élus locaux à s’approprier de telles initiatives pour faire du développement durable, une réalité », a-t-il indiqué.

Après un rappel des objectifs de la séance de démarrage, les participants ont suivi trois présentations. La première qui est revenue sur « la gestion des services publics d’eau potable et ses défis », a permis de rappeler la notion de service public, ses principes et ses défis.   Au nombre des défis relevés, nous avons la délégation de la gestion notamment l’affermage des ouvrages, la vente de l’eau au « volume », le cadre d’entretien et de maintenance et le suivi du service de l’eau. Aujourd’hui, au niveau des trois communes bénéficiaires, le Projet ambitionne de relever ces défis pour améliorer le service au niveau des populations.

Abordant la question de la Gire locale, un aspect du projet, Armel Ahossi du Partenariat National de l’Eau (PNE-Benin), a également partagé les enjeux et défis de cette problématique. Il a signalé la nécessité de la mise en place et le fonctionnement des cadres de concertation adéquats pour une meilleure gouvernance de l’eau aux niveaux communal et intercommunal ; l’engagement et la détermination des pouvoirs politiques locaux pour la promotion de la GIRE ; la fédération en Groupement d’Intérêt Economique des usagers des ressources en eau pour la valorisation de l’eau et la veille citoyenne ; la participation active des parties prenantes pour la mise en œuvre des initiatives locales de valorisation économique et de gouvernance locales de l’eau ; et enfin l’intégrité dans la gestion des ressources en eau au niveau communal et intercommunal.

En présentant le projet Cascades, le Chargé de programmes de l’ONG Protos, Michiel Smet, a précisé une fois encore les objectifs du projet. Bâti de façon participative avec les communes pour rendre effective la concertation entre Acteurs non Étatiques et Autorités locales, le projet envisage d’atteindre trois grands résultats. En dehors de l’instauration d’une concertation entre société civile et autorités locales dans la fourniture des services d’eau potable avec la structuration des Associations d’eau potable ou le renforcement du dispositif de suivi de l’affermage…le deuxième résultat concerne la promotion de l’hygiène et de l’assainissement. A ce niveau le projet aidera à la mise en place d’un cadre de suivi de mise en œuvre des Plans d’hygiène et d’assainissement des communes (PHAC), le développement des Partenariats Publics Privés (PPP) pour la réalisation des infrastructures dans trois marchés…Enfin, au niveau de la Gire locale qui constitue le 3e  résultat,  le projet favorisera au-delà de la concertation pour l’application des principes Gire, le développement d’un dispositif d’identification des enjeux, l’élaboration des plans communaux Gire ou encore la mise en œuvre des actions de cogestion des ressources en eau.  Tout en mentionnant que les groupes cibles sont les Acteurs non Etatiques, les Associations de consommateurs d’eau potable (ACEP), les Organes Locaux de l’Eau (OLE) et les opérateurs privés, il a indiqué qu’au total, c’est 45000 personnes qui seront touchées par l’approche ATPC, 1600 élèves en ce qui concerne l’initiative des Clubs avocats de l’eau dans les écoles, 15000 utilisateurs de marchés, 250 000 consommateurs d’eau et 1800 usagers.

Réagissant à l’avènement d’un tel projet, les participants et acteurs du secteur dans les communes et les deux départements, se sont réjoui de la prise en compte du volet hygiène et assainissement qui constitue une grande préoccupation. Déjà, face aux défis, il faudra tenir compte des plus pauvres et dans le sous-secteur de l’eau, les participants ont recommandé la formation des fermiers pour leur permettre de mieux appréhender leur rôle et responsabilités. Pour le deuxième adjoint au maire d’Athiémé, Gilbert Bossou, ce projet constitue une réponse aux difficultés que rencontrent les communes dans le secteur. « Il permettra d’instaurer un dialogue franc entre les communes et les populations et amener celles-ci, à accepter le nouveau mode de gestion des points d’eau, a-t-il ajouté.

 

May 8, 2013

Water Aid Regional Head, call for reportage at all levels on water and sanitation.

By: Berttee Forkpabio

The head of the regional office for Water Aid in Dakar ,Senegal madam Marime Dem has underscored the need for journalists of the National WASH networks to be present at all discussion when leaders are discussing policy that will make an impact on the nation’s development.

According to Dakar regional head, journalist need to be proactive in their reportage in amplifying the voices of the poor and hold their leaders to an account for ever commitment signed unto. Something she said it was important for strong citizens to demand for the rights of the people and call duty bearers to provide the rights of the people at national, regional and globally.

Madam Dem said Journalists are the best people to ensure that the voices of the people are heard and leaders of the people who have committed their support can be put to tax by their voices.

Madam Dem noted that during her visit at the UN high level on the post MDGs 2015 meeting, WASH journalists was lacking which was disappointing for her. Something she said was a challenge that they as partners needed to work on to ensure that the visibility of WASH journalists be seem at all time when leaders are discussing developmental issues of countries situations especially as it relates to WASH issues.

However, Water Aid regional head said it is dissatisfying to know that women are still struggling to have access to improved water and sanitation and that journalists who are to raise the awareness on water, sanitation issues are lacking of support at all levels.

Speaking at the West African Water and sanitation journalists network third bi-annual general meeting in Dakar, senegal, madam Dem call on the national networks to be more vigilant as duty bearers to Forster the cause of WASH at all time.

For his part, The senior outreach Communication officer for water supply and sanitation Collaborative Council have acknowledge the important role journalists play over the two year since the existence of the West African WASH Networks.

Mr. David Trouba noted that journalists are great people who have the ability to rise the issues of water and sanitation at all levels and hold stakeholders, international partners to account for ever commitment they have signed unto.

The senior outreach Communication officer for water supply and sanitation Collaborative Council said achieving universal access to water, sanitation and hygiene WASH journalists need to be present at all levels to ensure that the remaining 2.5 million lives can be save and yield to £150 billion a year for the global economy.

Something he believe that journalists reportage on WASH will mean Everyone Everywhere will have access to improved drinking water sources under the MDG on environmental sustainability, which nation target to significantly improve the lives of least 100 million slum-dwellers by 2020.

According to the release of Water Aid, While progress has been made rapidly in urbanization , it

means that interventions to improve basic services are being outpaced by the growth in

demand, and gains for the world’s current slum-dwellers may be rapidly undone.

The 3-day exercise was held from April 8-10, 2013 at the ONOMO Hotel which brought together 36 WASH participants from the 14 West African Countries and partners to discuss the way forward of the Network.

April 23, 2013

Revue sectorielle gestion 2013: Des progrès pour l’eau potable, pas d’avancées réelles pour l’assainissement

Alain TOSSOUNON (Bénin)

Devenue une tradition depuis 2002, la grande messe des acteurs du secteur de l’eau et de l’assainissement s’est déroulée une fois encore du 17 au 19 avril au Sea View hôtel de Cotonou. Pendant trois jours, les acteurs de l’administration centrale et locale, des services déconcentrés, de la société civile et les représentants des consommateurs et fermiers, ont beaucoup échangé sur les avancées et défis de ce secteur vital pour les populations. Si l’ensemble des acteurs se satisfait des progrès réalisés dans le sous-secteur de l’eau et la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE), le défi de l’assainissement de base à deux ans de l’échéance des OMD, reste toujours entier. 

Photo 3Faire le point de la mise en œuvre du budget programme exercice 2012 et de l’exécution du Plan prévisionnel de développement de la Société nationale des eaux du Bénin (SONEB), apprécier les performances de la gestion 2012 et tirer les leçons pour 2013. C’est l’exercice auquel ont été appelés, plus de 200 acteurs du monde du secteur eau, hygiène et assainissement de base au Bénin.

A l’ouverture des travaux de cet exercice annuel, le Directeur général de l’eau, Victor Yoxi Yédé s’est d’entrée, félicité pour les retrouvailles entre acteurs mais également pour les résultats obtenus. Car, l’année 2012 a enregistré de bons résultats. De 651 Equivalents Points d’Eau (EPE) en 2002, il affirme qu’on est passé à 1562 EPE  en 2012 donnant accès à environ 310 mille habitants. Ainsi, le taux de desserte au 31 décembre 2012, est désormais de 63,7% en milieu rural rapprochant le Bénin des OMD (67,3% à atteindre en 2015).

Mais, loin de laisser dormir les acteurs sur leurs lauriers, il les a invités  à conjuguer les efforts pour faire face aux défis récurrents liés aux longs délais de délégation et/ou de transfert des crédits aux services déconcentrés et aux communes, à la longue procédure de passation des marchés publics. Sur la même lancée, le Directeur de cabinet  représentant le Ministre de l’eau, a convié aussi les acteurs à réfléchir à «un mécanisme solide et plus performant de planification, de programmation, de suivi évaluation et surtout d’exécution plus efficace des dépenses afin d’améliorer davantage le niveau de consommation des crédits».  De même, il les a exhortés  à «une meilleure maitrise de la chaine des dépenses publiques notamment  une dynamisation du Cadre de concertation et à une meilleure gouvernance du secteur eau».

Malgré ces défis, «nous pouvons être fiers du travail de l’année passée», s’est réjoui le chef de file des Partenaires techniques et financiers. Et d’indiquer qu’«Avec les assistances annoncées ou en cours, il devrait être possible de faire des contributions importantes en matière d”approvisionnement de la population en eau potable aussi 2013. « Je suis optimiste que nous pouvons ensemble atteindre les OMD», a-t-il précisé. Seulement, pour aller plus loin, il a soulevé la situation du personnel au niveau central, déconcentré et décentralisé.

En effet, actuellement le ministère en charge de l’eau  et ses différentes directions techniques connaissent  ces dernières années,  un nombre important de cadres admis  à la retraite. Une situation devenue de plus en plus «un problème inquiétant». Et le diplomate de conseiller qu’«il est impératif d’agir contre ce problème avec toutes les forces sur le niveau le plus haut parce que des effectifs suffisants sont la condition essentielle pour que les autres défis dans le secteur puissent être surmontés avec succès». Il n’occultera pas la situation de la SONEB qui, malgré  «quelques développements positifs», n’enregistre «pas de progrès par rapport au fonctionnement suivant les règles de l’OHADA»,  les dettes des entreprises publiques n’étant pas encore complètement soldées.

Par ailleurs, selon lui, il est important que la SONEB, la Direction Générale de l’Eau (DGEau) et la Direction Nationale de la Santé Publique (DNSP) travaillent à réduire les inégalités entre les localités et que les investissements soient effectivement destinés aux populations défavorisées.

Une année record en matière d’exécution financière

Alors que ces dernières années, le taux d’exécution financière avoisinait  à peine les 50%, l’année 2012 reste une année «spéciale» avec un taux de 86,12%. «C’est un record historique», se félicite le Directeur de la planification et du suivi-évaluation, Adrien Sodokin. Finies donc les années où l’administration centrale de l’eau, peinait à consommer les crédits. Pour une dotation annuelle de 11,59 milliards de francs CFA incluant les fonds de concours et les reports de crédits 2011 et un total de 7,70 milliards de ressources intérieurs et extérieurs, 9,97 milliards de francs CFA ont été effectivement consommés.

Cette performance a permis la réalisation des 1562 ouvrages dont 220 des autres ONG. Pour une valeur cible de 63%, le taux de desserte qui atteint les 63,7% permet ainsi de se rapprocher du taux de 67,3% pour atteindre les OMD en 2015. Mais, ces résultats cachent des disparités entre départements  et à l’intérieur de ceux-ci. Ainsi, alors que le département du Mono affiche un taux de desserte de 84,55%, celui de l’Ouémé par exemple, est encore à 40,45%. Une situation qui n’a pas échappé aux acteurs qui au cours des échanges, ont recommandé une correction de ces disparités dans les années à venir. De même, l’autre grand point d’attention de cette revue, a été le calcul du taux de desserte et la différence qu’il convient de faire entre celui-ci et le taux d’accès plus réaliste. Des discussions, on retient qu’«une clarification et une harmonisation est nécessaire»  entre la Direction générale de l’eau et l’Institut de la Statistique et de l’Analyse Economique (INSAE).

Se fondant sur les résultats positifs obtenues et s’inscrivant dans une vision optimiste, pour 2013, les acteurs ambitionnent d’atteindre un taux de desserte de 65% en réalisant 1517points d’eau et en mobilisant plus de 8 milliards de francs CFA. L’objectif visé d’ici 2025, est d’atteindre un taux de desserte de 100%.

La GIRE sur la bonne voie

A l’heure du bilan de la mise en œuvre de la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE), les acteurs ont aussi marqué leur optimisme quant à cette approche de gestion. Aujourd’hui, un grand pas a été franchi dans la mise en place du cadre institutionnel avec en dernière date, le processus d’installation du Conseil national de l’eau comme instance de gestion. Avant la première session de cette instance qui s’est tenue début avril 2013, on retient essentiellement au titre de 2012 et en dehors des 5 projets de décrets adoptés en 2011, l’adoption du décret portant instauration du Schéma d’Aménagement et de gestion des eaux (SAGE) et l’adoption du Plan d’actions GIRE (PANGIRE) par le gouvernement en juin 2012. Pour le Directeur Adrien Sodokin, il n’y a plus de doute. La Gire est entrée dans sa phase opérationnelle. «Les gens commencent à la toucher du doigt alors qu’il y a quelques années, elle était encore un rêve pour beaucoup». Pour l’avenir, après l’arsenal juridique et les instruments qui se poursuivront avec le Fonds national de l’eau et l’Agence Nationale de l’eau, la Gire rentrera véritablement dans sa phase opérationnelle. «On n’est plus loin», conclut-il.

L’assainissement de base encore une énigme

A peine 46% des ménages des populations au Bénin, ont encore accès à un ouvrage adéquat d’évacuation des excréta. Un taux bien faible et bien loin des performances enregistrés dans le sous-secteur de l’eau. Une situation que le Directeur National de la Santé Publique, Orou Bagou Yorou Chabi, agissant au nom du ministre de la santé ayant à charge le volet hygiène assainissement de base, a déploré au cours de la revue. Très inquiet par rapport aux OMD, il a  indiqué qu’«avec le rythme de progression annuelle de moins de 1%, le Bénin ne réussira pas à atteindre en 2015, le taux de 75% d’accès prévu par l’OMD7c». En effet, le bilan de la gestion 2012, montre que l’évolution du taux d’accès des ménages aux latrines familiales a connu une baisse de -5% par rapport à la cible selon le document de rapport présenté.  A l’origine de cette contre performance, les autorités pointent du doigt l’abandon total  de l’approche de Promotion de l’hygiène et de l’assainissement (PHA) au niveau des villages. Si au niveau des ouvrages familiaux, les résultats sont loin de combler les attentes, avec les 420 cabines de latrines institutionnelles et publiques, on note un rythme satisfaisant de réalisation notamment dans les écoles avec des taux d’entretien et d’utilisation élevés. Malgré tout, en termes de ressources mobilisées pour 2012, on peut se satisfaire des progrès accomplis. Car, l’exercice financier 2012 est celui qui a bénéficié des ressources les plus élevés des cinq dernières années avec un taux de réalisation de 71%. La part du budget du ministère de la santé consacré à l’hygiène et à l’assainissement a doublé passant de 0,4% en 2011 à 0,8% en 2012 soit une augmentation de 100%. Un autre point satisfaisant reste la relecture et/ou l’élaboration de tous les instruments législatifs et réglementaires pour le sous-secteur. Il s’agit de la politique nationale de l’hygiène et de l’assainissement, la loi portant hygiène publique, la Stratégie nationale de promotion de l’hygiène et de l’assainissement en milieu rural, la stratégie nationale de surveillance de la qualité de l’eau de consommation. Mais les efforts devront être multipliés pour sortir ce sous-secteur de la léthargie et éviter au Bénin, de rater le train des pays ayant atteint les OMD en 2015.

April 15, 2013

Meeting Rural Water Supply and Sanitation MDG in Africa

                 By Babatope Babalobi,  who was in Tunis    babalobi@yahoo.com

Special Report

Mr Sering Jallow, Director Water and Sanitation Department, African Development Bank (AfDB), (left); Hon Christian Herbert, Deputy Minister for Rural Development and Community Services, Liberia and Mr Bai Mass Tall, Executive Secretary of African Ministers’ Council on Water (AMCOW)

In the year 2012, the United Nations Children’s Fund and World Health Organization announced cheering news that the world has achieved the Millennium Development Goal (MDG) target of halving the proportion of people without sustainable access to safe drinking water, three years  in advance of the 2015 MDG deadline.

Titled: Progress on Drinking Water and Sanitation 2012, the report says 89% of the world’s population, or 6.1 billion people, used improved drinking water sources, at the end of 2010. This was one per cent more than the 88% MDG target.

The report was received with excitement globally, but people living in most parts of Africa, received it with mixed reactions as the report did not reflect the reality on the ground. The report itself admitted the fact that global coverage figures mask massive disparities between regions and countries, and within countries.

The truth is that Africa still has the lowest total water supply coverage of any region in the world. Currently about 300 million people in Africa do not have access to safe water and about 313 million have no access to sanitation. Only 61% of the people in sub-Saharan Africa have access to improved water supply sources compared with 90% or more in Latin America and the Caribbean, Northern Africa, and large parts of Asia. Over 40% of all people globally who lack access to drinking water live in sub-Saharan Africa.

According to figures provided by Sering Jallow, Director Water and Sanitation Department& African Water Facility, AfDB, as of 2010, 47.6% of Africans had access to water supply, and 27.9% had access to improved sanitation, but these figures are far below the MDG targets of 70% for water supply, and 62% for sanitation. Only about 16 countries in Africa are on target to meet the MDGs for water while less than 10 are likely to meet the sanitation targets necessitating the need to develop new initiatives to accelerate access.

At the current pace, an African Development Bank (AfDB) study calculated that most sub Saharan African countries will meet access-to-water target of the Millennium Development Goals (MDGs) only in 2040, and the access-to sanitation target in 2076.

Apart from massive disparities among continents and countries, there are also massive disparities within countries, with most rural areas having the lowest access figures compared to urban areas; yet, most African, about 62% live in rural areas. Access to services is estimated to be 47% for water supply and 44% for sanitation. In view of the low access to WSS services in rural areas, rural populations are burdened to a greater extent by preventable water and sanitation related diseases, suffer great deprivation of women and children from embarking on productive economic activities due to time and efforts used to fetch water. The deprivation also results in low enrolment rate in education. These problems contribute to accentuate poverty in the rural areas.

Challenges of Rural Water supply and Sanitation in Africa

The challenges facing Rural Water supply and Sanitation (RWSS) services in Africa include the following:

  1.  Inadequate investment for sustainable service delivery and access.
  2.   Poor policy and institutional framework to foster effective and efficient implementation and management of RWSS services.
  3.  Lack of human capacity to establish community-managed RWSS services as well as engineering and drilling/construction capacity to deliver WSS facilities.
  4.   Inefficient management of Operation and Management of water supply and sanitation services as many facilities have fallen into disrepair due to lack of spare parts and maintenance.
  5.  All these scenarios are worsened by water resources variability and scarcity (droughts, population pressure, and environmental degradation) in some countries.

 

Rural Water Supply and Sanitation Initiative (RWSSI) 

The Rural Water Supply and Sanitation Initiative (RWSSI) is one of the donor led efforts to accelerate access to water and sanitation in Africa and it aims at attaining 66% access to water supply and sanitation by the year 2010,  80% by 2015, and full access by 2025. The African Development Bank Group conceived the RWSSI in 2002 within the framework of the Bank Group’s strategic plan (2003 –2007) and in response to the Africa Water Vision and the UN Millennium Development Goals.

Launched in 2003 by AfDB, it was then adopted by African governments and international development partners as the common Framework for resource mobilization and investment at the First International Conference on Rural Water Supply and Sanitation in Africa, held in Paris in April 2005.

The Initiative has received backing from the international community including the G8 Summit at Evian, the World Panel on Financing Water Infrastructure and the African Ministerial Council on Water (AMCOW) as well as several bilateral donors.

Thus, RWSSI is a joint programme coordinated by the AFDB at the continental level, but financed by many donors, other partners and Regional Member Countries (RMCs)

The overall objective of the RWSSI is to provide access to sustainable water supply and sanitation services to 271 and 295 million people in rural Africa, respectively, to reach the target of 80 percent coverage by 2015.

By its estimates, a total of approximately 270 million rural people will need to be provided with access to improved water supply and about 300 million to sanitation in order to meet the 2015 RWSSI target of 80% access to water supply and sanitation.

This objective of achieving 80% access in 2015 and universal access by 2025 may become a pipe dream as there is a large gap between current financial flows and financial requirements to meet the goals for 2015 and 2025. Annual flows would need to be significantly increased by up to US$1.2 billion to meet the targets. An estimated USD 14.2 bn required to provide water to 271M people and sanitation facilities for 295M people; while the total financial resources required to achieve the 2015 RWSSI targets were estimated at USD14.8 billion.

Other challenges identified in the course of implementing the RWSSI programme include the following:

  1. Entrenching decentralisation: Though many African countries have embarked on the process of devolving responsibilities for water and sanitation services to local authorities, in most cases, decentralization has only been on paper with little practical manifestation. More importantly, there is a need to increase financial flows and transfer authority to local level structures.
  2. Improving supply chains: Existing supply chains managed by governments are weak and most RWSS programs have not incorporated the establishment of privately-driven supply chains. Communities are exposed to very weak supply chains and post-construction support.
  3. Low sanitation coverage: According to the JMP 2010 report, only 6 countries in Africa are likely to meet the sanitation MDG target. Without further political and financial commitment from Governments and development partners, the sanitation situation might actually retrogress on the continent. In most countries the management of sanitation is fragmented and there is no designated budget and institutional home for sanitation provision.
  4. Conflicting financing mechanisms for sanitation: The majority of the RWSS programs finance only community mobilization and training in hygiene education and construction of public sanitation facilities. There is a need for policy guidance on the financing of household sanitation facilities.
  5. Improving Monitoring and Evaluation (M&E) frameworks: Despite financial support through a number of RWSS programs for the establishment of M&E systems, most countries are unable to provide reliable data for sector planning and information management.
  6. Weak knowledge dissemination: Best practices and experience from use of innovative technologies are not efficiently shared across the region due to lack of knowledge and information dissemination mechanisms, and thus the benefits of innovative approaches and experiences are often lost.

A study by the African Development Bank (AfDB) concludes on country experiences indicates that increased efficiency in the water and sanitation sector would only be achieved if the following elements are put in place:

  1. Improved sector coordination, with assignment of clear responsibility to one ministry accountable for progress in the achievement of water and sanitation targets;
  2.  Increased integration between policy making, planning, budgeting and monitoring and evaluation;
  3. Increased focus on capacity building, especially at the local level, and for all stages of water and sanitation projects – from planning to procurement, to execution, monitoring and maintenance;
  4. Promotion of linkages among stakeholders, including government bodies and donors, and civil society organizations.
  5.   Adoption of well-designed water utility reforms are substantially improving access to services and making progress in financial capacity to sustain and expand the services.

The RWSSI hopes to accelerate access to sustainable RWSS in Africa through:

  1. Awareness raising;
  2.  Beneficiary participation;
  3. Adoption of fast track mechanisms;
  4. Using demand driven programmatic approaches;
  5.  Raising the profile of sanitation;
  6.  Emphasis on capacity building; and
  7. Mobilization of more funds from governments, communities, NGOs and donors.

The RWSSI prides itself as the only continental  initiative focusing on RWSS services at such large scale; and as of Dec. 2012, the initiative had implemented  37 programmes in 26 countries, providing water supply and sanitation access to 45 million and 30 million people (2011 values), respectively.

Launch of RWSSI Coordinating Committee in Tunis

From the foregoing discussions two key factors are strategic for up scaling and sustaining the delivery of water and sanitation services in rural Africa- they are adequate financing and effective coordination.

  1. Financing: With an estimated additional USD 8.1 billion required, there is need to attract much improved levels of financing into the sector; and
  2.  Coordination at continental level: Is a need to develop more inclusive governance with greater involvement and effective participation of key stakeholders to jointly support and achieve the financing, implementation and reporting requirements of the initiative to deliver better results on the ground.

Group photographs of about African  150 Water and Sanitation experts that attended the meeting

The process of improving financing and coordination of RWWS activities at the continental level received a major boost, recently when major stakeholders gathered in Tunis, capital of Tunisia, March 26 and 27, 2013 to brainstorm the operational modalities of a Coordinating committee as a platform that will facilitate improved coordination and sector learning among partners and stakeholders towards the achievement of the RWSSI’s goals and targets.

The specific objectives of the meeting are:

  1. Appraise stakeholders on RWSSI progress, achievements, challenges and plans leading to 2015. This will also include a discussion on some of the key issues affecting sector progress (sector monitoring and performance reporting; sub-sector financing; sustainability; sector coordination) and how Africa should address them;
  2.  Share country and field experiences in co-ordination to inform the way forward for RWSSI;  
  3.  Obtain partner and stakeholder inputs towards identifying opportunities and addressing co-ordination challenges to achieve Africa’s rural water supply and sanitation targets
  4.  Define the process of establishing of a Coordinating Committee for RWSSI, review the draft terms of reference and membership of the RCC, and propose undertakings for the first year (including modalities for their achievement); and,
  5. Launch the Coordinating committee.

 

The meeting in Tunis was attended by officials from the AfDB, African Ministers Council on Water (AMCOW), the World Bank, UNICEF, WaterAid as well as water and sanitation Journalists networks. It lasted for three days, divided into five sessions, during which participants discussed issues related to the establishment of the Coordinating committee for the RWSSI.

The opening session on ‘Progress and plans of the RWSSI’ was addressed by Mr. Gilbert Mbeshrubusa, AfDB Vice President, Operations III – Infrastructure; Mr. Francois Kruger, Executive Director, AfDB; Mr. Bai Mass Taal, AMCOW’S Executive Secretary; Hon. Christian G. Herbert, Deputy Minister for Rural Development and community Services, Liberia; and Mr. Sering Jallow, AfDB Director Water and Sanitation Department.

During the second session, Mr. Bai Mass Taal mounted the podium again to introduce the essence of the proposed RWSSI Coordinating committee.

The third session focused on how national coordination of RWSS could be strengthened at country levels. One of the speakers- Bethlehem Mengistu, Regional Advocacy Manager of WaterAid in East Africa, who shared experiences on ‘Sector Coordination and  Performance Monitoring’ in Malawi. According to Mengistu, the effects of poor coordination of RWSS at country levels include the following:

1.      Duplication of efforts and investments

2.      Un sustainability of WASH services

3.      Poor WASH sector accountability

4.      Lack of ownership of initiatives/investment

5.      Corruption in WASH Sector

6.      Marginalization (no participation, equity and inclusion in WASH service provision

7.      And consequently right to water and sanitation not realized!

 

Megistu explained how WaterAid in East Africa is promoting better sectoral coordination of RWSS at country levels using its interventions in Malawi as a case study:

“In Malawi, WaterAid is supporting decentralized structures, and so far a total of 10 local government areas have been supported to develop District Strategic Investment Plans (DSIPs) which provides direction to planning, implementation, and monitoring of water and sanitation programmes, while about 12 districts are currently being supported by UNICEF to do the same”.

She, however, admitted that this best practice is not without its challenges: “due to lack of devolution, DSIPs struggle to mobilize resources to implement plans, although the Local Development Fund was introduced as a mechanism for supporting projects, tiny amounts are available for water and sanitation on a competitive basis”, said Megistu.

Other initiatives supported by WaterAid to promote better sectoral coordination in Malawi include

1.      Establishment and strengthening of civil society Networks capable of influencing the design, implementation and evaluation of effective WASH policies at all levels

2.      Strengthening sector performance monitoring including data reconciliation/harmonization with international standards and Water Point Mapping

3.      Supporting budget advocacy and tracking

4.      Engagement with Parliamentarians to champion increased sector financing in WASH.

In the fourth session, participants were distributed to workgroups that extensively discussed the functions, structure, and 2013 work plan of the proposed Coordinating committee.

 

The first work group assessed how to effectively monitor, evaluate, and report RWSS programmes in Africa and the questions posed to them are: How could the Coordinating Committee support to improve Monitoring and Evaluation (M and E) at country and regional level? What should be the shortterm deliverables and workplan for the newly formed Coordination Committee in the area of RWSS monitoring and Evaluation, and Reporting? What are the major needs and barriers for effective country M and E and Reporting?

Presenting their report to the Plenary session of the Tunis meeting, participants in this group recommended that the new Coordinating Committee should assist in harmonizing and standardizing RWSS indicators for use in the AMCOW’s M and E; assist countries to develop capacity for RWSSM and E and reporting;  provide platform for linkages to existing instruments, AfDB, African Water Facility (AWF), and promote peer to peer learning and exchanges as well as scaling up good experiences.

Water Supply and Sanitation Engineer, African Development Bank

The second work group deliberated on ‘Financing and resource mobilization for rural water supply and sanitation services’ in Africa; and its report recommended the following:

1.      Development of Investment plan and financing strategy by all countries

2.      Identification of projects to be financed

3.      Need to place emphasis on infrastructure investment instead of support to soft wares such as workshops

4.      Need to improve water and sanitation governance to inspire visibility and confidence

5.      Implementation of sector reform policies to improve efficiency

6.      Development of absorption /implementation capacity by beneficiaries

7.      Use of  call for proposals with transparent and clear time frames; an

8.      Ownership/personal involvement of political leadership.

 

Other recommendations of the group include:

1.      Development of strategic approaches for post-conflict/fragile states, “aid orphans” such as Central African Republic, Sudan and Guinea Conakry.

2.      Identification of users as a stable source of finance: participation, and the need to balance tariffs and subsidies.

3.      Consideration of the private sector involvement in RWSS based on the examples of Burkina Faso, Kenya, and Senegal.

4.      Learning strategies from urban water supply and sanitation UWSS and scaling up where appropriate.

5.      Cross-sector collaboration: e.g. agriculture, and rural development.

6.      Promotion of government contribution for stability.

7.      Greater involvement in Poverty Reduction Strategy Papers (PRSP) and mobilising communities.

8.      Campaigning more on the role of Water supply and sanitation  in health and food security

9.      Identification of champions to promote innovative financing.

Another work group considered the structure of the proposed coordinating committee of the RWSSI; and the questions it considered include:

  1. Based on your knowledge of existing Africa wide institutions and ongoing activities, what should the membership of the proposed Coordinating Committee be and why?
  2. How should it be structured? What are your views on the proposed structure?
  3. What should be its short‐term work plan?
  4. What are the resources implications for the Coordinating Committee?

In its report, the group recommended a name change from Regional Coordinating Committee of the RWSSSI to Coordinating Committee of the RWSS, arguing that the word ‘regional’  is confusing. Participants also decided that the RWSSI Coordination Committee will comprise of eighteen (18) members drawn from AMCOW, Donor community, AfDB, Civil society, and Water and Sanitation Journalists network.

Specifically, the group recommended that the Coordinating committee should be co chaired by the AfDB and‐ AMCOW Secretariat; and its memberships should include regional representatives AMCOW’s Technical Advisory Committee (TAC) Countries: (Chad, Kenya, Libya, Angola and Nigeria); representatives from Ministries of Finance/Planning  in AMCOW’s TAC countries: (Chad, Kenya, Libya, Angola and Nigeria); a donor representative; a representative from RWSSI‐Trust Fund; one representative from United Nations (UN-Water); Non governmental organizations to be represented by the African Network for Water and Sanitation; the media to be represented by Water and Sanitation Journalists Network; and the civil society to be represented by a well known group.

Samuel Ome, Director, Water quality control and Sanitation/Chairman National Task Group on Sanitation, Federal Ministry of Water Resources, Nigeria discussing with Mr Sering Jallow, Director Water and Sanitation, AFDB

The group also recommended that the structure of the Coordinating committee should be finalized within three months and the inaugural meeting of the body should be convened within the next six months.

One major achievement of the Tunis meeting was the approval of the understated terms of reference for the proposed Coordinating Committee of the RWSSI. It was agreed that the Coordinating committee will embark on:

1.      Regional and international awareness of RWSSI for broader ownership and greater impact.

2.      Advocacy and promotion of resource mobilization for national RWSS programs;

3.      Inter-governmental coordination facilitating sharing;

4.      Regional sector monitoring and reporting;

5.      Promote Transparency and accountability; and,

6.      Promote Knowledge sharing and peer support in: National RWSSI strategies and policy development, Donor harmonization and coordination, Capacity Building, and Monitoring and evaluation for advocacy.

The meeting was rounded up, with the launch of the Coordinating committee of the RWSSI by Christian G. Herbert, Deputy Minister for Rural Development and community Services, Liberia who represented the Liberian President-  Ellen Johnson-Sirleaf.

For more information on the RWSSI, contact: Nalubega Maimuna- m.nalubega@afdb.org

March 28, 2013

Togo / Reportage: A Quand la fin de la crise de l’eau à Tsévié ?

L’ eau est une denrée très importante dans l’existence et la survie des hommes et même des végétaux . Paradoxe, cette denrée devient rare à Tsévié ; localité située à 35 km au Nord de Lomé ou la population est confrontée à une pénurie d chronique d’eau potable depuis des décennies. Conséquences, le quotidien des populations de cette localité devient de plus en plus difficile.

Un robinet cadenassé depuis 2 heures du matin à Kpali

Un robinet cadenassé depuis 2 heures du matin à Kpali

Les deux points d’eau dont dispose le quartier de Kpali sont fermés depuis 2 heures du matin.  Une  question  est sur toutes les lèvres, « où trouver l’eau pour ses besoins ?» La population attend impatiemment le retour du précieux liquide. Et quand il est de retour, tous les habitants accourent  éperdument.  C’est le sauve qui peut. « Nous nous réveillons des fois à minuit ou à 2 heures du matin pour chercher de l’eau. Et avant qu’on y arrive on trouve du monde », témoigne une dame.

En cas de coupure, les habitants de Kpali cherchent l’eau dans un marigot situé à quelques kilomètres d’ici. Mais ce marigot a tari depuis plusieurs semaines. Un coup dur pour la population. « Nous restons parfois jusqu’à une semaine, voire plus sans nous laver… Que les autorités nous aident » réclame un habitant.

On retrouve la même situation à Boloumondi, un canton situé au centre ouest de Tsévié. Ici, le phénomène a de véritables répercutions sur la scolarité des jeunes filles. « Nous n’allons plus souvent à l’école parce que nous manquons d’eau. J’ai passé toute la nuit à la pompe pour chercher de l’eau et je me suis réveillée très tard. C’est pourquoi je ne suis pas allé à l’école », confie avec amertume Akpédjé, une élève en classe de 5e au CEG de Bolloumondji. Ici le tonneau de 200 litres est à  500 F CFA (plus d’un dollar US) quand il y a coupure d’eau.

Un peu plus loin, à Davédji au nord-est de la même ville, le problème d’eau ne laisse aucun habitant indifférent. Pourtant ici, se trouve un centre d’exploitation de la Togolaise Des Eaux (Tde). Et ce qui est criard, c’est ce même centre d’exploitation de Davédji qui dessert certains quartiers de Lomé (la capitale Togolaise) en eau potable. Une situation que déplorent les habitants de cette localité.

‘‘Nous souffrons du manque d’eau il y a 4 ans. Pourtant nous avons la régie(TDE) juste à côté ’’ s’étonne une femme.

Les démarches entreprises au près du préfet de cette localité  pour                                                                                                         pallier cette situation n’ont encore rien donné. ‘‘On ne nous permet pas de rencontrer l’actuel [NDRL] directeur de la TDE.       

Nous avions écrit au préfet qui a, à son tour [NDLR]  envoyé une note au directeur de la TDE il y a 6 mois déjà, mais sans réponse’’ nous a confié  ALATO Kossi Victor, le secrétaire général du chef de Davédji.

 En plus de cette situation le débit de l’eau à Davédji est trop faible. Ici l’eau sort quasiment à compte goûte. Pourquoi ? ‘‘Parce qu’ils disent que, s’ils augmentent le débit de l’eau à la pompe, les tuyaux vont se briser’’ a t’il ajouté.

Approchés par notre équipe de reportage, les responsables de la Togolaise des Eaux(Tde) s’expliquent : « Cette situation dans la préfecture de Zio est due à plusieurs facteurs, notamment à l’assèchement de la nappe depuis décembre dernier et qu’actuellement des forages sont encours d’être creusés ». A entendre les responsables de la Tde, « Pour avoir les résultats des travaux encours, il faudra attendre encore quelques mois » En tout cas, la situation de l’accès à l’eau potable dans la préfecture de Zio repose la question de la problématique de l’accès à l’eau potable au plan national. Soulignons que jusqu’alors seulement trente neuf pour cent des Togolais ont accès à l’eau potable. Il est à noter également que selon dernier rapport(2010) de suivi des Objectifs du Millénaire pour le Développement, le Togo ne pourra pas atteindre les OMD en matière d’accès à l’eau potable si des actions urgentes ne sont pas entreprises d’ici 2015.

                                                                                                                                 François Koami/Félix Tagba

March 15, 2013

Intégrité dans le secteur de l’eau, ACRA et WIN mettent en application de l’outil de diagnostic « Evaluation Annotée de l’Intégrité de l’Eau (EAIE) » dans la zone sud du Sénégal

L’ONG italienne ACRA (Cooperazione Rurale in Africa e America Latina), la Communauté Urbaine de Cherbourg Octeville et le Réseau International pour l’Intégrité de l’Eau (WIN) ont organisé, ce 6 mars 2013, un atelier de restitution des résultats de l’évaluation annotée de l’intégrité de l’eau. L’exercice a été conduit en novembre 2012 à Ziguinchor, en Casamance, notamment dans l’arrondissement de Tenghory et dans le cadre du Programme d’Eau Potable et d’Assainissement du Millénaire du Sénégal (PEPAM).

 

Quasiment, l’ensemble des acteurs du secteur de l’eau au Sénégal, en général et en Casamance, en particulier ont pris part à la rencontre d’échanges et de validation des résultats de l’évaluation. Présidant la cérémonie d’ouverture, M. Amadou Diallo, Coordonnateur du PEPAM a souligné que « la délivrance du service de l’eau requiert non seulement une mobilisation plus accrue de moyens pour améliorer les conditions d’accès des populations à une eau potable et à des services adéquats d’assainissement, la promotion d’une approche durable à travers le recours à la gestion intégrée des ressources en eau mais également et surtout la définition d’un cadre et des instruments adaptés pour une gouvernance vertueuse du secteur associant les différentes parties prenantes ». Le Sénégal, par exemple, a réalisé beaucoup d’investissements en milieux urbain et rural pour améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement des populations. Et des résultats importants ont été atteints en vue de l’atteinte des objectifs du Millénaire pour le Développement. Seulement, le contrôle des performances dans la délivrance du service, d’appui-conseil aux différents acteurs et de régulation, entre autres nécessitent plus d’implication et de rigueur.

« Dans cette perspective, l’étude réalisée par ACRA en collaboration avec Water Integrity Network est une initiative consistante et pertinente qu’il s’agit d’élever au rang d’instrument de référence que les pouvoirs publics, les autorités sectorielles notamment, devront promouvoir et surtout prendre en compte dans le cadre de l’élaboration de la Nouvelle Lettre de Politique Sectorielle dont le processus sera lancé prochainement en vue de la définition d’une vision à l’horizon 2025 » conclut M. Diallo.

Dans son mot de bienvenu, Monsieur Armand HOUANYE de WIN, a constaté, pour s’en désoler, que malgré les efforts consentis ici et là, « l’accès à l’eau potable et à un assainissement amélioré reste pour une grande partie de la population des pays dits en développement un défi majeur qu’il convient de relever. Au nombre des causes entravant cet accès, l’on peut citer entre autres la mauvaise gouvernance et la corruption qui font que les plus nécessiteux et les plus pauvres ne puissent pas jouir pleinement de ce droit ».  D’où l’ambition de WIN de développer, promouvoir et disséminer, avec ses partenaires, des outils et méthodologies visant à promouvoir l’intégrité de l’eau. L’un de ces outils et pas des moindres est l’« Evaluation Annotée de l’Intégrité de l’Eau (EAIE) » qui a été appliqué dans ce projet Pepam/ Acra à Tenghory, dans le sud du Sénégal. L’outil EAIE, présentée par Monsieur Demba Diallo de WIN,  fait une révision des règles et des mécanismes qui gouvernent le secteur. Elle se base sur l’analyse de 3 piliers d’intégrité que sont la Transparence, la Reddition des comptes et la Participation et cela, dans 5 domaines essentiels: Politique et Législation, Régulation, Projets et Programme d’Investissement, Prestation de Services et Législation Anti-corruption.

Le rapport a montré que de gros efforts ont été faits en matière d’intégrité et de gestion dans le projet mais que le chemin est encore long. Les interventions et autres échanges devront permettre de « peaufiner les activités de suivi et l’intégration des actions prioritaires dans les différents agendas et processus afin de faire de l’intégrité de l’eau, un levier de l’amélioration de l’accès à l’eau  potable dans la région de Ziguinchor et au Sénégal ». Tout un programme !

 

                                                                                                    Racine Kane

March 4, 2013

Les Clubs avocats de l’eau en milieu scolaire: Un dispositif original de combat efficace contre les maladies hydriques

Alain TOSSOUNON (RJBEA-Bénin)

Photo Typpi tap 1Tuer le mal à la racine. C’est tout le sens du combat que le Partenariat National de l’Eau du Bénin (PNE-Bénin) et l’ONG Protos mènent  à travers la mise en place des Clubs avocats de l’eau au sein de certaines  écoles. Une initiative qui fait école avec les nombreux acquis enregistrés et son impact sur la santé des enfants et de leurs familles. 

Fanou Salem est une écolière, âgée de huit ans, en classe de CM2 à l’école primaire Yénawa-Aivedji dans la commune de Lokossa. Mais, contrairement à ses camarades de classe, elle se présente comme une avocate. Non pour défendre ses camarades de classe devant une cour mais pour les prémunir de tous les risques liés à la mauvaise hygiène de l’eau. Comme deux de ses  camarades  membres du même club, elle nous décrit sans bégaiement, l’essentiel de sa mission de défense. «Mon rôle est d’aller voir si les toilettes sont propres,  et de dire à mes camarades s’ils quittent les toilettes, de se laver les mains». Ce rôle-là, la petite Salem l’a intégré et s’emploie chaque jour, à “discipliner” ses camarades avec l’aide des deux autres membres du club et de leur enseignant. Et quand on lui demande pourquoi devrait-on garder les toilettes propres et se laver les mains à la sortie des toilettes, elle répond sans hésiter: «quand on se lave les mains, on ne tombe plus malade, on n’a plus la diarrhée, le vomissement, le choléra». Une leçon bien sue grâce aux enseignements de son maitre et de sa directrice d’école,  témoin vivant d’une initiative qui a pris corps quand elle était encore directrice dans cette école créée en 2007 et qui comptait en 2012, 420 élèves dont 185 filles.  Se prêtant à un exercice de mémoire, elle raconte avec beaucoup d’émotion comment cette initiative a commencé dans cette école. Tout est parti de l’expression de nos besoins au Partenariat National de l’Eau et à l’ONG Protos en matière d’eau et d’hygiène alors même que l’école ne disposait pas de l’eau.  Grace à ce partenariat salvateur, l’école dispose désormais non seulement de l’eau courante mais d’un bloc de latrines. Et en dehors des infrastructures, l’initiative de la mise en place des clubs avocats de l’eau dans chaque classe va faire son chemin avec sur le plan pédagogique, des enseignements sur les bons comportements et bonnes pratiques en matière d’hygiène et d’assainissement. Devenu un acquis dans cette école pilote, aujourd’hui encore les enfants de cette école reçoivent de leurs enseignants, les bonnes leçons et conseils pratiques pour se prémunir de maladies liées à la mauvaise hygiène de l’eau. Dans chaque classe, le responsable du club en superviseure, veille à la propreté de la classe, le deuxième membre veille à la disponibilité de l’eau et le troisième, reste le gendarme de l’hygiène veillant à ce que les camarades se lavent les mains aux moments critiques (avant et après avoir mangé pendant la récréation, et après les toilettes). Les 3 avocats de l’eau jouent un rôle de chiens de garde, assurent la vigie et signalent les camarades indélicats à l’enseignant.  Dans cette école, rien ne se perd. L’urine des enfants est recueillie pour être utilisée dans un jardin au sein de l’école. Un processus en marche, qui constitue le fruit d’un accompagnement de Protos et PNE-Bénin et des sessions de renforcement de capacités des enseignants engagés dans ce combat contre les mauvais comportements en matière d’hygiène en milieu scolaire. L’enseignement donné en classe est fait de situations d’apprentissage qui mettent les écoliers en face des réalités vécues et quotidiennes et sur la base d’un guide conçu sur l’hygiène et l’assainissement, des bandes dessinées qui sensibilisent sur les bonnes pratiques, le non gaspillage de l’eau… Aujourd’hui, au-delà de l’appropriation des bonnes pratiques et bons comportements,  le génie de l’école a inventé un dispositif de lavage des mains à l’eau et au savon original, facile à réaliser et à moindre coût appelé “Tippy-Tap”.

Des résultats au-delà des espérances

Même récente, l’initiative du PNE-Bénin et de Protos dans cette école et dans les autres ciblées pour l’expérimentation, porte ses fruits. Et les acquis sont indéniables. Les témoignages des enseignants renseignent fort bien sur les effets et impacts enregistrés. Avant son départ de l’école pour une autre, la directrice Victoire Agbogbo qui a vécu les premiers, raconte: «avant l’expérience, il n’y a pas de semaine où nous n’enregistrons pas de cas de vomissement ou de maux de ventre. Au total, 20 à 30 cas».Mais, la mise en place du club et l’ardent travail des petits avocats auront produit des résultats significatifs. «Avec cette expérience, le nombre de cas a considérablement diminué. On est passé à 3 ou 5 cas par semaine», soutient la directrice. Devenus défenseurs de la propreté, les enfants maintiennent leur entourage bien propre. Ce qui leur a valu un prix scolaire sanitaire qui fait la fierté des responsables de l’école mais aussi des écoliers désormais pionniers et acteurs d’une initiative qui fait école. Et ce n’est pas tout, dans leurs familles respectives les enfants issus de l’école ne manquent pas de “rappeler à l’ordre”, leurs parents à la maison. Résultat, les bons comportements de l’école se déteignent dans les familles impactant un plus grand nombre de personnes. Face aux résultats probants, écoliers et enseignants n’entendent pas s’arrêter et ambitionnent d’aller plus loin. «L’administration étant une continuité, nous allons continuer à travailler et nous souhaitons que tous ces enseignements soient inscrits dans l’agenda des enseignants candidats à la pratique du CAP», rassure l’actuel directeur Grégoire Dégbé.

Quid des Clubs des enfants Avocats de l’Eau 

Les ” Clubs d’Enfants Avocats de l’eau ” dont le fonctionnement est basé sur un système d’éducation par les pairs, est une initiative mise en place par école pilote, pour renforcer les compétences développées chez les enfants, au sein de l’école et dans leurs familles respectives. Ces écoles pilotes sont également dotées d’ouvrages simples d’approvisionnement en eau potable (postes d’eau potable) et de dispositifs adéquats d’assainissement de base (latrines, dispositifs de lavage des mains, etc.). Les clubs Avocats de l’eau sont des groupes de trois élèves constitués au sein de chaque classe, ayant chacun un rôle bien défini. On distingue un président du club qui est chargé du suivi du bon fonctionnement du club ; un responsable Eau qui est chargé du suivi de la bonne gestion du poste d’eau potable de la classe et de son entretien, et enfin le troisième est le responsable hygiène et assainissement, chargé de la propreté de la classe, et du respect des règles d’hygiène et surtout du lavage des mains chez ses camarades.

March 4, 2013

Intégrité et lutte contre la corruption dans le sous-secteur AEP: Les acteurs locaux de Klouékanmè s’approprient l’outil EAIE

Alain TOSSOUNON (RJBEA-Bénin)

Photo de famille atelier WIN KlouékanmeChoisie parmi les trois communes béninoises devant promouvoir et appliquer l’outil d’Evaluation annotée de l’intégrité de l’eau dans le sous-secteur de l’Approvisionnement en Eau Potable (EAIE), la commune de Klouékanmè a accueilli dans le cadre d’un atelier d’appropriation et d’application, les experts et facilitateurs de l’utilisation de cet outil. Une occasion pour les acteurs communaux fortement mobilisés, au terme de cet atelier, de manifester au Partenariat National de l’Eau (PNE-Bénin) et au Réseau WIN, leur engagement à faire de l’intégrité et de  la bonne gouvernance, une réalité dans le sous-secteur de l’approvisionnement en eau potable dans la commune. C’était le 26 février 2013 à la salle de conférence de l’arrondissement central.

Avant le lancement de l’atelier par le maire de Klouékanmè, Christophe Mègbédji, le Coordonnateur du PNE-Bénin, Armand Houanyé, a tenu à situer le contexte de l’initiative de promotion de l’outil EAIE et de l’organisation de l’atelier. Indiquant que la finalité recherchée est de garantir l’eau potable à tous et dans tout le territoire de la commune,  il a souligné que cette initiative constitue une réponse à l’amer constat de la non disponibilité de l’eau pour tous les habitants du Bénin et de la commune de Klouékanmè. Une réalité dont la cause principale est, non la disponibilité des ressources, mais un problème de gouvernance. «Les ressources sont là mais nous n’avançons pas assez», a signalé Armand Houanyé pour justifier le développement de l’outil par le réseau Water Integrity Network (WIN). Un outil qui permet d’apprécier l’état et les insuffisances en matière d’intégrité afin d’y remédier.  Pour terminer, il a précisé que l’atelier permettra d’appliquer l’outil EAIE au sous-secteur de l’approvisionnement en eau potable en milieu rural, en vue d’établir la situation dudit sous-secteur en matière d’intégrité d’une part; de cibler les actions d’amélioration à mettre en place. De même, avec les différents acteurs venus de structures diverses (Mairie, OSC, association de consommateurs, partenaire…), l’atelier constitue une opportunité pour promouvoir le droit à l’eau et à l’assainissement, établir une vue d’ensemble sur l’état de l’intégrité dans le sous-secteur sur la base d’éléments d’appréciation tels que Transparence, Reddition des comptes, Participation et Mesures Anti-Corruption, identifier des domaines pertinents d’action pour renforcer l’intégrité et améliorer la gouvernance du sous-secteur. Et enfin, produire un outil pour la sensibilisation de l’opinion sur l’état de l’intégrité de l’eau et incitation des acteurs du secteur à l’action suite à l’atelier.

Par ailleurs, sur le choix de la commune, il a indiqué que Klouékanmè a été ciblée pour ses efforts de bonne gouvernance reconnus au-delà des frontières de notre pays.  Réagissant, le maire Christophe Megbédji, s’est dit “très honoré” par ce clin d’œil. «Nous allons nous mettre davantage au travail pour mériter la confiance placée en nous», a-t-il ajouté avant de signifier tout l’engagement de la commune et de ses autorités, à faire en sorte que l’intégrité soit une réalité dans sa localité.

Klouékanmè face au respect du droit à l’eau et à l’outil EAIE

Après avoir exprimé leurs attentes qui se résument essentiellement à la découverte de l’outil et à la volonté de son appropriation, les participants ont eu droit à un exposé sur “Droit à l’eau au Bénin : réalités, défis et approches de mise en œuvre”. En indiquant que le droit a l’eau consiste en un approvisionnement suffisant, physiquement  accessible et à un coût abordable, d’une eau salubre et de qualité acceptable pour les usages personnels et domestiques de chacun, l’expert Félix Adégnika, a soutenu que l’Etat comme les collectivités locales devraient travailler à ne pas  “entraver injustement l’accès à l’eau de chacun”. Tout en affirmant que dans le corpus juridique, le droit a l’eau est loin d’être négligeable mais qu’il est presque inopérant parce qu’il n’est pas appuyé par des décrets d’application ou qu’il est souvent dépassé, il a énuméré des contraintes qui jalonnent son respect par les autorités centrales et locales.  Au nombre de ces contraintes, il a cité les passations de marchés et la gestion des contrats, les procédures de gestion des fonds publics, le non respect des normes et standards d’exécution des travaux et l’absence d’autorité indépendante de régulation. Pour lever  ces contraintes et assurer le plein respect de ce droit, l’Evaluation annotée de l’intégrité de l’eau (EAIE) constitue un important outil et une réponse. Tout simplement parce que, selon l’expert Armand Houanyé, dans le monde, au Bénin et dans la commune de Klouékanmè, plusieurs personnes sont encore dans l’angoisse de la soif. Et surtout, parce que selon le Rapport Mondial sur la corruption secteur Eau 2008, la crise de l’eau est une crise de gouvernance confortée par la corruption et le déficit d’intégrité. Un constat qui a conduit à la  mise en place de plusieurs outils dont l’outil “Evaluation Annotée de l’Intégrité de l’Eau” par WIN suite à un processus de recherche-action.   Outil pratique et multifonctionnel qui vise à mettre en place une communauté de pratiques pour partager les expériences pour l’amélioration de l’intégrité et de la gouvernance du secteur (formateurs/ facilitateurs), l’EAIE est aussi un outil de diagnostic. En tant que tel, il permet d’établir une vue d’ensemble de l’intégrité du secteur/ sous-secteur de l’eau pour détecter/ cibler les domaines vulnérables à la corruption, d’identifier les domaines prioritaires dans lesquels il urger d’agir pour renforcer l’intégrité, d’accroître la sensibilisation sur la question de l’intégrité et inciter à des améliorations en faveur de l’intégrité. Il est fondé sur l’analyse des 3 piliers d’intégrité (Transparence, Reddition des comptes, Participation) et dans 5 domaines essentiels : Politique et Législation (PL), Régulation (R), Projets et Programme d’Investissement (PPI), Prestation de Services (PS) et Législation Anti-Corruption (LAC).

Une feuille de route adoptée

Intense et riche, l’exercice qui a suivi la présentation de l’outil a suscité dans chaque groupe de travail et dans la salle, de vifs échanges. En présence du maire qui a suivi et participé aux travaux, les participants sont restés actifs jusqu’ à la fin des travaux. Pilier par pilier et domaine par domaine, les participants ont attribué selon leurs perceptions parfois différentes, des notes pour apprécier l’état de l’intégrité dans le sous-secteur de l’eau potable dans la commune. Si par endroits, les perceptions étaient les mêmes, dans certains cas, les uns et les autres n’étaient pas du même avis. Au final, une moyenne reflétant le niveau de perception commun était retenue comme base de discussion pour relever les insuffisances et points faibles. Un travail d’arrache-pied qui a abouti à l’élaboration d’une feuille de route pour corriger les insuffisances relevées. Les grands axes de cette feuille comportent, en dehors de la finalisation participative du rapport et de la restitution des résultats de l’atelier au niveau communal et des arrondissements, le renforcement des capacités des acteurs (ACEP), la promotion du concept de l’intégrité et du droit a l’eau, la  vulgarisation des textes de lois sur l’eau à travers les canaux appropriés, la publication des avis d’appels d’ offres et arrêtés  dans les langues locales, la poursuite des efforts de Reddition des comptes au niveau communal, l’évaluation de l’opération marbre.

Au terme de l’atelier, les participants proactifs tout au long des travaux, ont été félicités pour les débats francs menés même si parfois les échanges ont été houleux mais constructifs. Et ce, en présence du maire qui a montré toute sa disponibilité et son engagement. Dans leur ensemble, les participants ont dit avoir beaucoup appris sur cet outil et son utilité pour l’amélioration de la gouvernance de l’eau. Désormais, le cap est mis sur l’après-atelier et à l’unanimité, les participants ont exprimé le vœu de voir la feuille de route mise en œuvre. Mais, ils peuvent compter sur le PNE-Bénin et son partenaire WIN, a rassuré le Coordonnateur Armand Houanyé.

February 28, 2013

Robertsport gets safe drinking water after 20 years

By: Augustine N. Myers –

Robertsport City, the provincial capital of Grand Cape Mount county has benefited from safe drinking water, after a period of 20 years.

The provision of the safe drinking water followed the intervention of the Liberia Municipal Water Project, sponsored by the United states Agency for International development (USAID), and implemented by Tetra Tech in collaboration with the Liberia Water and Sewer Corporation (LWSC).
The President testing the functionality of the new water pumps for Robertsport

The President testing the functionality of the new water pumps for Robertsport
Pres. Ellen Johnson-Sirleaf taking a drink of the water from one of the pumps

Pres. Ellen Johnson-Sirleaf taking a drink of the water from one of the pumps
Pres. Ellen Johnson-Sirleaf cutting ribbon to mark the official dedication of the Immediate Water Services Improvement Project in Robertsport, Grand Cape Mount County Pres. Ellen Johnson-Sirleaf cutting ribbon to mark the official dedication of the Immediate Water Services Improvement Project in Robertsport, Grand Cape Mount County
Pumps of the Immediate Water Services Improvement Project in Robertsport

Pumps of the Immediate Water Services Improvement Project in Robertsport It is part of a Quick Water Impact Project for Robertsport city, ahead of Liberia’s 166th Independence celebrations. Robertsport is one of the three cities co-hosting the celebration this year.

The Robertsport Immediate Water Services Improvement Project was officially dedicated over the week-end, as promised by the implementing firm, “Tetra Tech”.

Citizens and residents of Robertsport have welcomed the provision of safe water supply to their city and have promised to fully utilize the service. Robertsport City Mayor, James Kiazolu said the city has been without life since the start and end of the Liberian civil crisis, meaning that the city has been without safe drinking water for more than 20 years, stressing that water is life.

The County Superintendent, Mehammed Paasewe commended LWSC and USAID for the project, stressing that the Quick Water Impact Project has given hope to the people of Robertsport.

The Managing Director of the Liberia Water and Sewer Corporation (LWSC), Charles Allen described the Project as the beginning of good things, noting that it august well for the people of Robertsport as the LWSC was gradually returning to develop a pipe system for the city.

According to him, he Quick Impact Project is a full runner of what is to happen regarding the Liberia Water Municipal Project to re-establish pipe borne water for three Liberian cities. He named Robertsport in Grand Cape mount county, Voinjama in Lofa county and Sanniquellie in Nimba county as the 3 areas specified under the Project.

He also said the Quick Impact Project in Robertsport is a full runner of the Liberia Municipal Water Project because it will allow the people of Robertsport to go with their cars and wheel bearers to access safe drinking water that will directly impact their lives and standard of living.

“This intervention is also meant to reduce water-related diseases”, the LWSC Boss asserted. The Quick Impact Project in Robertsport will ensure that the city will have pipe-borne water with in the period of six months to one year.

He also said in Liberia, the Water, Sanitation and Hygiene (WASH) sector is the main strain of the Millennium Development Goals (MDGs), the basis of Liberia’s Poverty Reduction Strategy (PRS) which is also the basis for the Agenda for Transformation.

Mr. Allen described the WASH sector as important, because according to him, it forms the basis of all development works that are to be done in the country.

Also speaking, USAID Mission Director, Patricia Rader commanded LWSC for the timely completion of the Project. She said the refurbishing of the water plant represents the first step in bringing safe drinking water supply to Robertsport.

“Today is the first time in 20 years that there is a cost recovery water system in Robertsport that will ensure the availability of safe water to the city”, the USAID Mission Director asserted.

Madam Raderdisclosed that the Project is a Pilot, which she disclosed as a testing ground for cost recovery for the water system, not just for Robertsport but the rest of Liberia.

According to her, USAID will be working with the Liberian government and people to rehabilitate the old water treatment plant in Robertsport which got damaged as a result of the civil crisis.

She also said, the United States government through USAID and the Liberia Municipal Water Project is committed to improving the lives of the people of Robertsport by increasing access to safe and affordable water, but stressed that the people must play an even important role to make sure the water remains for generations to come.

The USAID Mission Director further warned that Robertsport residents must protect the precious source of the Fasa Creek, which is now used to provide safe drinking water to Robertsport. She wants the creek protected from developers, farmers, pollution and other actions that threaten the source of safe water, with a call on Robertsport citizens and residents to take charge and full responsibility of protecting the creek.

Madam Rader said in addition to improving the lives and particularly the health of the people, clean water can also help the overall economy of Robertsport to its full potential.

For her part, Africa’s Goodwill Ambassador on Water, Sanitation and Hygiene (WASH), President Ellen Johnson-Sirleaf recounted that three years ago in her annual message to the National Legislature, she spoke of the resuscitation of the water system in six counties of Liberia, 3 each to be funded respectively by USAID and the African Development Bank.

She said government was glad that the first phase of the USAID sponsored project has now been realized, after reported delay by the former Management Team at the Liberia Water and Sewer Corporation (LWSC).

She also expressed hope that with the new Team at the LWSC, all will be done to rehabilitate water facilities in Robertsport, Voinjama and Sanniquellie to provide safe drinking water for the residents.

President Sirleaf also used the occasion to speak about the poor sanitary condition of Robertsport.

According to her, the issue of sanitation in Robertsport is a challenge to the Superintendent of Grand Cape Mount county and the new Management Team of LWSC, and called on them to develop a road map to be able to address the problem.

The WASH Goodwill Ambassador for Africa said Liberia will not like to see the MDG period ending in 2015 without significant improvement not only in additional access to water, but do something to urgently respond to the provision of sanitation facilities.

She called for the construction of public toilet facilities and also the involvement of other individuals in providing sanitation services in the county.

The President said government was grateful for the Project in Robertsport because it will improve the lives of the people, especially women and children who suffer from diseases as a result of drinking polluted water.

President Sirleaf at the same time called on Robertsport residents to properly utilize the new Quick Impact Water Project.

Robertsport City, the provincial capital of Grand Cape mount county with its 11,969 habitants is roughly 49 mi (or 79 km) North-West of Monrovia, the seat of the Liberian government.

The dedication of the Project in Robertsport is in fulfillment to a promise for the provision of safe drinking water to the City by February 15.

The intervention in Robertsport followed a recent assessment by the WASH Reporters & Editors Network of Liberia in that provincial capital, in which the need to provide safe drinking water was among other key WASH issues highlighted.

January 23, 2013

VU LE RÔLE IMPORTANT QUE PEUT JOUER L’HOMME DE MEDIA DANS LA SENSIBILISATION, LE PLAIDOYER ET LE SUIVI DES ACTIONS EN FAVEUR DE L’ACTION A L’ACCÈS A L’EAU , L’HYGIÈNE ET L’ASSAINISSEMENT EN AFRIQUE DE L’OUEST, LE RÉSEAU D’INTÉGRITÉ DE L’EAU OU ENCORE WATER INTEGRITY NETWORK EN ABRÉGÉ WIN; A DÉCIDÉ DE FORMER LES HOMMES DE MEDIA SUR L’INTÉGRITÉ ET LA CORRUPTION DANS LE SECTEUR DE L’EAU DEPUIS CE MATIN 23 JANVIER JUSQU’AU 25 JANVIER 2013

FORMATION DES JOURNALISTES A L’INTÉGRITÉ DE L'Eau

FORMATION DES JOURNALISTES A L’INTÉGRITÉ DE L’Eau

January 20, 2013

Promotion de l’intégrité dans le secteur Wash au Bénin: Les professionnels des médias et les OSC affûtent leurs armes

Avec le soutien financier du réseau WIN, le Partenariat national de l’eau du Bénin (PNE-Bénin) en collaboration avec le Réseau des Journalistes du Bénin pour l’Eau et l’Assainissement (RJBEA), a organisé une formation au profit  des femmes et hommes des médias et des acteurs des Organisations de la société civile (OSC) du secteur Wash. Au terme de cette session portant sur le thème : « Promotion de l’intégrité pour l’effectivité du droit à l’eau et à l’assainissement : cadre de mise en œuvre et rôles des médis et de la société civile au Bénin », les participants ont pris l’engagement désormais, d’être des défenseurs de l’intégrité et de militer pour le respect du droit à l’eau et à l’assainissement.  C’était du 27 au 28 décembre à l’hôtel Bel Azur de Grand-Popo.

Alain TOSSOUNON (Bénin)

Photo winRenforcer les capacités des professionnels des médias et des Organisations de la société civile sur l’intégrité et la lutte contre la corruption dans le secteur de l’eau et l’assainissement. C’est l’objectif de cette session de formation destinée également, à amener les participants à s’approprier le concept du droit à l’eau et à l’assainissement, et à s’engager pour l’intégrité, la lutte contre la corruption et le plaidoyer dans ce secteur. De même, au terme de cette session, les participants devront se familiariser avec les méthodes et outils d’analyse prospective de la corruption et de l’intégrité dans le secteur de l’eau, notamment l’outil de diagnostic “Evaluation Annotée de l’Intégrité de l’Eau (EAIE)” développé par le réseau WIN.

En initiant cet atelier de renforcement de capacités, le PNE-Bénin ambitionne d’outiller les deux catégories d’acteurs sur les meilleures stratégies de lutte contre la corruption et de promotion de l’intégrité dans le secteur de l’eau. Une façon de les encourager à internaliser leur rôle en matière de promotion de l’intégrité et de lutte contre la corruption dans le secteur Wash.

En ouvrant les travaux, le coordonnateur du PNE-Bénin, Armand Houanyé, a signalé que la session de formation s’inscrit dans le cadre de la collaboration fructueuse entre le PNE-Bénin et  le Réseau des Journalistes du Bénin pour l’Eau et l’Assainissement (RJBEA) qui a démarré depuis octobre 2007. Un partenariat dynamique rendu possible grâce au soutien financier de l’ambassade des Pays-Bas au Bénin. Se félicitant de la présente session soutenue par le Réseau pour l’intégrité dans le secteur de l’eau (WIN, Water integrity network), il a précisé qu’elle permettra de faire des journalistes et des OSC intervenant dans le secteur Wash, de s’investir dans la promotion de l’intégrité dans le secteur de l’eau et assainissement et de combattre la corruption qui gangrène le secteur. Pour le coordonnateur, la corruption est un phénomène international qui touche tous les secteurs et qui constitue un facteur de privation  du droit à l’eau et à l’assainissement surtout pour les plus pauvres. Un grand défi à relever, a-t-il ajouté.

La brève intervention du coordonnateur a laissé place aux différentes modules qui pendant deux jours, ont permis aux professionnels des médias et aux OSC, d’améliorer leur compréhension du concept d’intégrité et de leur rôle. Il s’agit du «Droit à l’eau et à l’assainissement au Bénin, réalités, défis, et approches de mise en œuvre » , « Evaluation de la perception de la corruption et de ses impacts dans le secteur de l’eau et de l’assainissement, pertinence, approche, méthodes et outils ». Après ce deuxième module qui a permis de mieux appréhender les principales formes de corruption dans le secteur Eau et assainissement avec quelques exemples, les impacts de la corruption, les principaux moteurs et ressorts de la corruption. Sur la base des connaissances acquises, les participants en groupe de travail, ont procédé à la « Cartographie des risques de corruption dans le secteur de l’eau et l’assainissement ». Un exercice qui a permis d’identifier les niveaux possibles de risques de corruption au niveau du secteur au Bénin. La quatrième session de formation a mis fin à la journée. Elle a porté sur le thème « Evaluation de l’intégrité dans le secteur  de l’eau et de l’assainissement au moyen de l’EAIE et restitution des résultats de l’application de l’outil au secteur de l’eau potable en milieu rural  » présenté par le coordonnateur du PNE Bénin, Armand Houanyé.

Une feuille de route pour des engagements

Edifiés par les exposés et après  avoir suivi le module portant sur le thème du « Plaidoyer pour l’eau et l’assainissement, stratégie, approche, méthodes et outils », les participants ont décidé dorénavant de combattre la corruption et de défendre l’intégrité dans le secteur.

Un engagement qui s’est traduit par l’élaboration et la mise en œuvre d’une feuille de route. Alors que les acteurs des Organisations de la société civile ont décidé de réaliser des études pour identifier les risques de corruption dans certaines communes cibles et faire la promotion des outils de l’intégrité et valeurs de WIN, les professionnels des médias, se sont engagés à alerter l’opinion sur les cas de corruption à travers des productions. Les deux acteurs projettent également de mener un plaidoyer pour plus de transparence dans la gestion du secteur Wash au Bénin. La session a pris fin sur une note de satisfaction et les participants sont repartis aguerris prêts  à combattre la corruption et militer pour l’intégrité et la transparence dans le secteur Wash.

January 20, 2013

Insalubrité des quartiers le long de la berge lagunaire de Cotonou : Quand les populations payent un lourd tribut sanitaire et économique

Photo 1Aujourd’hui encore, dans plusieurs quartiers et villages du Bénin , les populations vivent dans une insalubrité chronique et de mauvaises conditions d’hygiène. Enormes sont les conséquences sur la santé de ces populations condamnées à payer cher pour se soigner. L’assainissement et l’adoption des bonnes pratiques d’hygiène et d’assainissement demeurent un luxe chez de nombreux individus.

 Alain TOSSOUNON (RJBEA/Bénin)

Nous sommes dans le 6ème arrondissement de la plus grande ville du Bénin. A quelques encablures de la voie pavée traversant le quartier Sainte Cécile, le passage devient de plus en plus étroit. Au fur et à mesure, en contournant les flaques d’eau après les récentes pluies, on plonge dans une volute d’odeurs fortes qui ne vous escortent sur une vaste étendue e d’habitats précaires.

Entre les déchets ménagers posés çà et là, partout et autour des habitats coincés les uns contre les autres,  des enfants jouent le long des petites ruelles jonchées de débris d’aliments et de sachets plastiques. Non loin, d’autres tentent vaille que vaille, de se frayer un espace dans un dépotoir sauvage pour déféquer sous le regard bienveillant de leurs parents spectateurs. Ici, on s’accommode avec les ordures  : l’insalubrité est la règle.  Quelques pas de plus suffisent pour nous retrouver au bord de la lagune.  Mais, difficile de poursuivre notre marche avec les déchets mis en dépôt qui longent toute la lagune derrière les habitats. Toutes les berges lagunaires de Cotonou de l’ouest à l’est, offrent le même spectacle affolant d’insalubrité. «Nous n’avons nulle part ici où mettre les ordures. Il n’y a aucun point de collecte», justifie Damien MISSIHOUN, un habitant du quartier Ladji. . Et, sans qu’on lui pose la question, il déballe : «Il y a aussi le problème de manque de latrines. Ici, des gens défèquent dans des sachets et les jettent partout parce qu’ils ne savent où aller au coin».

Dans ce grand quartier de Cotonou, l’insalubrité est la chose la mieux partagée. Mais le plus grave, c’est le fatalisme de tous les habitants. Installé à la devanture de sa maison, lui-même au cœur de tas d’ordures de toutes sortes, le chef quartier de Ladji, Antoine Agossou TCHINA, n’est pas gêné de compter son quartier comme l’un des plus insalubres de Cotonou, . «Le quartier Ladji est sale et puisque nous n’avons pas les ONG de pré-collecte, on jette nos ordures n’importe comment et n’importe où», déclare-t-il.

De même, avec seulement 4 latrines privées et une seule latrine publique pour tous les 100 000 habitants de ce quartier, la défécation à l’air libre ne peut qu’être le sport favori de la localité.  «Je reconnais que les gens défèquent ici n’importe comment. Ils le font à la fois dans le lac et sur la terre ferme. Surtout nos enfants !», souligne-t-il avec une pointe d’amertume. Le drame de Ladji se joue aux yeux des autorités locales et surtout des responsables sanitaires restés impuissants face à l’absence d’un système de ramassage des ordures, de latrines et de caniveaux.

Un lourd fardeau sanitaire

Empêtrés quotidiennement dans une  insalubrité sans nom , les habitants du quartier Ladji comme tous  ceux situés le long des berges lagunaires, font face chaque jour aux conséquences qu’engendre une telle situation.

Selon Flore Viviane Ogoubiyi Aklassato, directrice départementale de la santé de l’Atlantique/Littoral (DDS), , les liens entre l’insalubrité et les maladies du péril fécal sont étroits : «Lorsque l’hygiène et l’assainissement font défaut et partout où il y a insalubrité, cela constitue un sérieux problème de santé pour les populations».

A Ladji, le péril est dans tous les ménages. «Il se pose ici de grands problèmes sanitaires», réagit sans détour le Docteur Théophile HOUNHOUEDO, médecin en santé publique, directeur exécutif de La vie nouvelle ONG qui a un centre médico-social en plein cœur de Ladji. Et de  signaler que «la plupart des maladies rencontrées ici sont liées au péril hydro fécal». Notamment, il cite les maladies diarrhéiques dont le choléra et les infections respiratoires aigues. Mais, ce n’est pas tout, il va plus loin en indiquant que « le Paludisme  e est le premier motif de consultation à Ladji vu les marécages et les moustiques qui pullulent». Le paludisme au niveau des départements du Littoral et de l’Atlantique constitue environ 33% de la fréquence des maladies, selon les chiffres de la DDS. «C’est le paludisme qui nous attaque très souvent. A part cela, il y a les diarrhées et vomissement et d’autres maladies pour lesquelles nous allons à l’hôpital», renchérit Claude Dohougbo, pêcheur de son état, qui, le visage triste et larmoyant  , raconte avoir perdu l’un de ses 8 enfants à la suite d’une diarrhée chronique. Un souvenir douloureux mais ne l’a cependant pas encore obligé à quitter les lieux. «Très souvent, les gens meurent. Surtout nos frères qui sont au bord de l’eau. C’est des pertes énormes que nous connaissons. On enregistre beaucoup de cas», ajoute, le chef du quartier, la rage au ventre. Autre témoin de la situation, le Docteur Théophile HOUNHOUEDO, avoue que plusieurs cas graves sont souvent transférés dans les hôpitaux de référence.  «Le centre que nous avons ici, c’est un centre de premier niveau. Avec les cas graves, lorsque nous voyons que nos capacités sont dépassées, nous référons tout de suite, soit vers le CNHU, soit vers l’hôpital de zone ou les hôpitaux tels que Bethesda ou Saint Luc». Dans ce quartier de Ladji, tristement célèbre pour son insalubrité, la mort côtoie est devenue familière  par manque d’hygiène et d’assainissement Mais malheureusement au Bénin, Ladji n’est pas qu’un cas isolé.

Selon les chiffres du Programme Eau et Assainissement de la Banque Mondiale, «Environ 7000 Béninois, notamment 4300 enfants de moins de 5 ans, meurent chaque année de diarrhée : ces décès sont à presque 90% directement attribués à l’impureté de l’eau et au manque d’assainissement et d’hygiène (WASH)». Et d’ajouter que le mauvais assainissement est un facteur contributif, de par son impact sur les taux de malnutrition, aux autres causes principales de mortalité infantile, notamment le paludisme, les maladies respiratoires graves et la rougeole.

Malheureusement, ces populations pour la plupart pauvres, doivent encore débourser beaucoup d’argent pour se faire soigner.

Des coûts économiques énormes pour le Bénin

Au-delà du lourd fardeau sanitaire, la situation d’insalubrité et le manque d’assainissement coûtent très cher aux populations et à notre pays tout entier.

Selon l’étude sur le gain socioéconomique de l’investissement dans l’assainissementau Bénin réalisée par l’Agence panafricaine pour l’Eau et l’Assainissement (EAA, ex CREPA) en juillet 2009, dans les ménages ayant bénéficié des actions de la PHA, les gains en termes monétaires par rapport aux soins de santé sont estimés à 37000 FCFA par ménage et par an lorsque la prise en charge est immédiate.

Ramenée au plan national, l’étude révèle que «si tous les ménages sont pourvus de latrines adéquates, les gains sont estimés à 2985807500 FCFA par an. En termes de gain de temps, c’est au moins 56 jours gagnés par chaque ménage et par an sur les jours passés à l’hôpital. Pour le Bénin, ce gain de temps est évalué à 45190600 jours qui auraient pu être investis dans des activités génératrices de revenus et dans l’éducation des enfants.

Au plan national, le taux de couverture des ménages en ouvrage d’évacuation des excrétas reste encore faible en 2012. Selon l’Aide Mémoire de la dernière revue des secteurs Eau et Assainissement 2011, ce taux est encore de 42% (Source DPP/MS).

L’étude documentaire faite par le Programme Eau et Assainissement (WSP) de la Banque Mondiale, vient confirmer davantage les pertes énormes relatives que subit notre pays face au  manque d’assainissement.

En effet, selon cette étude réalisée en 2010,  « le Bénin perd 52 milliards F CFA chaque année, ce qui est équivalent à 104 millions $, Cette somme est équivalente à 12 $ par personne au Bénin et par an, ou 1,5% du PIB national». Un montant très élevé à première vue. Mais, l’étude va plus loin pour nous indiquer que 2,5 millions de Béninois utilisent encore des latrines insalubres ou partagées, 5,2 millions n’ont pas de latrines du tout et font leurs besoins en plein air. La défécation en plein air, quant à elle, selon la même étude, coûte au Bénin, plus de 75 millions $ par an – pourtant l’élimination de cette pratique nécessiterait la construction et l’usage de moins de 1 million de latrines.

A ces différents coûts, il convient d’ajouter ceux liés au temps mis pour trouver un endroit isolé pour déféquer (2,5 jours par ans et 21 millions $ de perte), à la mort prématurée (79 millions $chaque année),  aux soins de santé (3,1 millions $ chaque année).

Mais ce n’est pas tout. Car, il y a lieu d’inclure également les coûts supplémentaires considérés comme significatifs tels que les coûts des flambées épidémiques, les coûts funéraires, les coûts des pollutions des eaux…

Par ailleurs, l’étude nous apprend que le poids économique d’un mauvais assainissement pèse beaucoup plus sur les pauvres. Ainsi, elle souligne que le coût moyen associé à un mauvais assainissement constitue une proportion beaucoup plus grande du revenu d’une personne pauvre que celle d’une personne plus riche. Tout simplement parce que les plus pauvres qui représentent 20% de la population (en moyenne), sont 25 fois plus susceptibles de pratiquer la défécation en plein air que les 20% des plus riches de la population. De ce point de vue, il est clairement établi que si les pauvres sont plus susceptibles d’avoir une mauvaise hygiène, ils doivent aussi payer proportionnellement plus pour faire face aux mauvaises conditions d’hygiène et d’assainissement. 

Engager une thérapie  de choc

Vivant dans le milieu et témoin du désastre sanitaire, le Docteur Théophile HOUNHOUEDO, du centre médico-social de Ladji, préconise sans détour en termes de solutions efficaces, la prévention. «La première chose qu’on peut faire, c’est la prévention. Si nous mettons l’accent sur la prévention, on peut corriger beaucoup de choses». Car soutient-il, «La plupart des maladies rencontrées ici, sont les maladies de comportement».

Il faut absolument, selon lui, “un bon programme d’éducation à la santé”. Un avis partagé par la Directrice départementale de la santé de l’Atlantique/Littoral qui martèle  : «il faut intensifier l’éducation de la population, la communication pour un changement de comportements ». Avant de lancer un cri de cœur aux populations : « Ce n’est pas parce qu’on est pauvre qu’on ne pourrait pas avoir les habitudes élémentaires d’hygiène et d’assainissement. Cela contribuera à l’amélioration de la situation».

Et si elle soutient que ces dernières années, des efforts ont été entrepris dans le cadre des campagnes de sensibilisation pour la promotion d’une bonne pratique d’hygiène et d’assainissement, il y a lieu de ne pas baisser la garde.

En dehors de la communication pour un changement de comportement au niveau des populations, l’étude de la Banque Mondiale recommande d’allouer de grands investissements au secteur de l’assainissement. Un défi que, depuis plusieurs années, le Bénin peine à relever. Si selon les chiffres de la revue 2011 des secteurs eau et assainissement, il faut se féliciter de la hausse significative des ressources mobilisées au titre du budget de 2011 par rapport à celui de 2010 de l’hygiène et assainissement de base (soit 2,090 milliards de FCFA en 2011 contre 1,252 milliards de FCFA en 2010), le Bénin est encore loin des recommandations d’AfricaSan 2008. Car, quatre ans après,  la part du budget propre du Ministère de la Santé (MS) allouée à l’Hygiène et l’Assainissement de Base n’a toujours pas atteint les 8% que recommande la Déclaration des Ministres à cette Conférence de Durban en Afrique du Sud. Malheureusement, il n’est actuellement que de 0,4% du budget global du Ministère de la Santé. De même, comme solutions, l’étude souligne la nécessité d’éliminer les goulots d’étranglement dans le mode de prestation de services, de cibler les plus pauvres pour mettre fin à la question d’iniquité sanitaire, et enfin, de prioriser l’élimination de la défécation à l’air libre.

 

January 19, 2013

Access to clean and safe water is a big problem for rural communities in the North

By Ishmael Kindama Dumbuya with fellowship from the West Africa Water and Sanitation Journalists Network and partnership from WaterAid, and the Water Supply and Sanitation Collaborative Council

It is the end of the rainy season and the soil keeps drying and water losing on it. This is marking the start of the struggle to get clean and affordable drinking water for communities in remote areas of Sierra Leone. Children and their mothers are greasing up their feet and stretching up their heads to start searching for any source of water they can set eyes on for their domestic uses.

As part of a fellowship from the West Africa Water and Sanitation Journalists Network, I traveled 248km North of Sierra Leone to get an information on how rural communities are coping up to access safe and clean water in their localities. On my arrival at Kamabala in the Tonkoh Limba Chiefdom of Kambia District, the situation is very much appalling seeing community of more than 7000 people struggling to fetch water from a more deplorable water source dug by an 18 year old village boy.

Clean and affordable water is now regarded as a great commodity by the international community. A 2007 statement from the Office of the UN High Commissioner for Human Rights states that “it is now time to consider access to safe drinking water and sanitation as a human right, defined as the right to equal and non-discriminatory access to a sufficient amount of safe drinking water for personal and domestic uses—drinking, personal sanitation, washing of clothes, food preparation and personal and household hygiene—to sustain life and health. States should prioritize these personal and domestic uses over other water uses and should take steps to ensure that this sufficient amount is of good quality, affordable for all and can be collected within a reasonable distance from a person’s home.”

Madam Fudia Conteh scooping water for their domestic use in Kamabala Village. She is one of the many rural women in the North that suffers to get clean and safe drinking water for their homes

Madam Fudia Conteh scooping water for their domestic use in Kamabala Village. She is one of the many rural women in the North that suffers to get clean and safe drinking water for their homes

The statement above is not the real situation for rural communities in Sierra Leone. The water source for the Kamabala community was dug below the Bamboo canes and located down a hilly route from the village. There is no electricity to help purify water in major provincial communities in the country and digging a well in Bamboo trees like this will certainly help get natural coldness of water for the community. A visit and sit of half an hour made me to see more than 100 women and children struggling to fetch water in the well.

The distance is about 200 meters from the last house in the community and during the raining season, all the debris and filthy including human wastes from the community are transported to this downstream valley. The dung beetles are rolling balls of human feces whilst the flies are dancing around and singing praises to a child who has just deposited some human wastes about 5 feet from the water well.

The local water-village-savior, Sieh M Dumbuya attending the Wesleyan Secondary School, Kamabala has been searching for water points during the past years and “when I discovered that people have started to suffer for clean and affordable water, I came to this water-find which I believe will serve a long way this year” he said. All residents in the Kamabala Community depend on this water for both their drinking and domestic use as confirmed by Sieh and the Chief of the community. Sieh said he dug the well so that he can save the health problem of the community.

Even the school going children like Rugiatu get the taste of water shortage in Kamabala, Northern Sierra Leone

Even the school going children like Rugiatu get the taste of water shortage in Kamabala, Northern Sierra Leone

A 45 year old Fudia Conteh said “this water source will soon dry up and after such; we will start to fetch water at the tap provided through the assistance of a local NGO in the district.

But all these taps are not reliable for the community. The Banekeh River is dividing Kambia and Bombali Districts and it is also flowing North of Kamabala settlement. When the tap water and some major water source in the community dry up, the only source for the women at the peak of the dry season is to walk a distance of 4km to get water for their homes. “Even if you want to cook or drink, you must walk this distance to get water or else you stay with none” the 45 year old Fudia said. She said “the water is not clean but it is the only source which has been keeping us alive for the past thirty years”.

A 25 year old house wife, Sallaymatu Kargbo also confirmed that there is no other means of getting clean water for the community and because of this situation they must adopt to the water system. They are used to drinking red-dish water in the community with no official health problem reported from them. “We have no way to do” she said.

School going Children in the Kamabala Community will first fetch water for their parents in the morning and probably wash their mouths at the water well before they can think of going for their schooling on week days. If they try to avoid such task for a day, they will be meted with a lesson that they will never forget in their life time. “I fetch water before going to school and after school also” a class 4 school pupil said.

The official service providers for water supply in Sierra Leone are the government owned Guma Valley Water Company in Freetown and the Sierra Leone Water Company (SALWACO) and the Local Councils. With a new decentralization policy, embodied in the Local Government Act of 2004, responsibility for water supply in areas outside the capital city was passed from the central government to local councils.

Official reports at the Sierra Leone Water Company indicates that as of 2012, SALWACO only provides piped water in Lungi in the Port Loko District, Makeni in the Bombali District, Bo and Kenema districts and was in the process of providing for residents in part of Pujehun and Koinadugu Districts. Officials at the SALWACO and Local Council in Kambia out of anonymity revealed that there is yet no ways for providing pipe-borne water in many major towns of Kambia District, not to mention of smaller ones. The Water Company is supposed to transfer water service provision to Local Councils and this has not happened so far because of little capacity to do so.

There are still many people in the world that still do not have sufficient access to safe drinking water. Official United Nations report indicates that about 884 million people don’t have access to clean water of which about 340 million people live in Africa.

Globally and on a daily basis, 200 million hours of women’s time is used in fetching water and official statements indicate that this leaves them extremely vulnerable.

Results also highlight that 3.6 million people die annually from water-related diseases. Sub-Saharan countries only store 4% of their annual renewable flows. Compare to 70-90% in developed countries. In Sierra Leone, the Government of President Ernest Bai Koroma has just separated the Ministry of Energy from the Ministry of Energy and Water Resources to further responsible for water and sanitation policy in the country.

With the unavailability of plastic and bottled water supply in the rural town of Kamabala, it is not yet clear when these rural women will stop drinking red colored water that has great potential of making them and their children get sick.

Besides the fact of the government Sierra Leone’s key and importance role towards ensuring clean and affordable water for its citizens in the country, sons of the soil of Kamabala may come in for assistance towards this trend. The town itself is a producer of prominent descendants presently living in the city with some working and holding vital positions at the University of Sierra Leone and the National Revenue Authority but they hardly come back to the village and help to the water or whatever assistance the Community may need.

Definitely and most certainly, if all these personalities come out and start mobilizing to save their Community, the crisis the Kamabala is facing will obviously be a thing of the past one day and rural women will breathe a sigh of relief.

Written by Ishmael Kindama Dumbuya with fellowship from the West Africa Water and Sanitation Journalists Network and partnership from WaterAid, and the Water Supply and Sanitation Collaborative Council. Email: kindamadumbuya@yahoo.com, Mobile: +23276897169

 

 

January 19, 2013

$8 million Water Project: 300 taps for Kambia

By Mustapha Sesay, Water and Sanitation Media Network Sierra Leone

Residents of Kambia Town, northern Sierra Leone have commended the Government of Sierra Leone for providing them with pipe -born water after forty years to address the acute shortage of water and reduce the spread of water born diseases.

The Kambia Water Supply Project was made possible through a grant -aid from the people of Japan as a token of friendship and corporation to the tune of eight million dollars through the Japan International Corporation Agency (JICA).

ALWACO and JICA Officials testing some of the  taps in Kambia Town

ALWACO and JICA Officials testing some of the taps in Kambia Town

Officers of the Sierra Leone Water Company (SALWACO), the Contractor of the Kambia Water Supply Project Dai Nippon Construction Japan and the Consultants from Eight-Japan Engineering Consultants Incorporated have ended a working visit to the completed Kambia Water Supply Project, installed distribution network and staff quarters.

Briefing the delegation the SALWACO Kambia District Engineer Yankuba Tarawalley said the Kambia water supply project is now ready for use by the local authorities.

He said the source of water for the Kambia Water Supply Project is the Kollenten River, which provides a treated water of 1,200 cubic meters of water per day to an elevated tank of 400 cubic meters.

The SALWACO Engineer said the project constructed three hundred taps of one hundred stand post at a distance of 100 meters range, he added that the 2,300 household have also been registered to enable them benefit from the pipe born water.

 The JICA project Manager Kazumi Matsuda said the Kambia water treatment plant and its distribution network has state of the art technologies that ensure the delivery of safe drinking water to households.

He said the treatment plant has an automated system that diagnosis faults on the machinery as local staff will also be trained on the use and maintenance of the Kambia water supply facilities to ensure sustenance of the project.

The Ag. Director General of SALWACO Victor Hastings Spaine after a conducted tour of the facilities said the Kambia Water Supply Project is one of the best in the country and calls on Kambia residents to embrace the project.

He said SALWACO will provide seed money for the commencement of water distribution within the Kambia Township for a period of three months and called on the Kambia Local Council and the water management Board to support the project.

The Ag. Director General of SALWACO Victor Hastings Spaine also stated that his company will also provide technical and managerial assistance towards the Kambia water supply project and also promised to construct toilet facilities within the project site.

The Chairman of the Kambia Water Supply and Sanitation Board Ibrahim S. Njai said the people of Kambia have not received pipe born water for the past forty years and assured that the water project will be sustained for the benefit of residents.

He appealed to the Management of SLWACO for a continued support towards the water supply project and to also train the technical staff of the project for the use and maintenance of the facilities.

Mr. Ibrahim S. N’jai also appealed for transportation in the areas of vehicles or motor bikes as the Kambia water supply project site is a long distance from the township.

The Chief Administrator of the Kambia District Council Victor Kalie Kamara expressed thanks and appreciation to the government of Japan and SALWACO for their support and pledged council’s determination to provide a subsidy towards the water project to ensure its sustenance.

A resident of Kambia Town who runs the council’s restaurant Adama Turay said the Kambia water supply project is a blessing to the district as they have been suffering to get pipe born water for years which also costs them a lot of money to buy packet water for drinking and domestic use at their homes.

She said they are willing to pay for the pipe –born water provided by the Kambia Water Supply Project as it will reduce the financial burden on families and also deaths on water born disease related ailments.

 This article is produced by Water and Sanitation Media Network, Sierra Leone Chapter in partnership with West Africa WaterAid and Water Supply and Sanitation Collaborative Council.

January 19, 2013

Government must focus on WASH Situation at Allentown

BY SAHR DUMBAR MATTURI, Water and Sanitation Media Network S/L

Allen Town community is said to be one of the fastest developing communities on the outskirt of the City in the Western Rural Area. It has the fastest growing population who are affected with the accessibility and affordability of pure water and good sanitation.

This community is located along the Freetown –Waterloo Highway, approximately, thirteen miles from the capital city and divided into two half that is the lower part and upper part.

In the lower part of Allentown, most of the residence depends mainly on swamp water fetched from the wells as most are unable to access pipe borne water.

Visiting the community in the dry season, it will astonish one to see lots of people moving with rubber gallons from one point to another in search of pure drinking water.

Sanitation and Hygiene is another worrisome issue as there is a major area where a pit toilet and a borehole are very closer, this in effect affects the health statues of most of the people in the community. Those living along the valley are prone to deceases as waste materials are deposited in the  lower part of the stream which is later used by others.

Big water Well at Ojoku Community

Big water Well at Ojoku Community

One major source of water that is exhausted by thousands of people within the community and it surroundings is the “Big Water well” and in an interview with Amadu Kamara (Papay) the Care taker of the well, said most people from Portee, Brima Lane, Calaba Town and Allentown usually form a long queue to secure drinking water during the dry season. This is so in these communities simply because the Big water well for the past years now has been the main source of fetching pure drinking water. This implies that for one to get at least a gallon you need to wake up early or stay behind very late for a gallon. This trek affects many people and cause unwanted death and problems within the community. Interestingly, he went on the each of these surrounding communities have a large population and the well frequently dried up and this worsen the situation in these communities as the only alternative left is for them to revert to fetch untreated waters in their different communities.

 He further stated that the well was dug years back to salvage the water scarcity in the community. Today with the quest for affordable water to deprive and marginalize communities, Mr. Kamara is calling on development partners to help improve the status of Big Water Well.

In an interview with Chief Pa. Alimamy Sankoh  of Lower Allentown, he disclosed that access to pure drinking water is a major challenge as their main  source of drinking water is the Big Water Well. The Orogu Dam which was dug as an alternative or supplement to the big water well is not effective as the water there can’t serve the community especially those in the Upper Allentown area.

It is unfortunate that children most often involved in accident as they get encountered with vehicles along the highway whilst trying to cross to the other side to access pipe born water, which most times is hard to locate only they damaged running pipes belonging to private houses or government quarters.

Chief Pa. Alimamy Sankoh concluded by urging well meaning organizations, Government and Health Development partners for support as the community grows in a very unprecedented manner. He said the community is predominantly crowded with women and children who are the most affected in all the hazardous happenings engulfing the community.

 This article is produced by Water and Sanitation Media Network, Sierra Leone Chapter in partnership with West Africa WaterAid and Water Supply and Sanitation Collaborative Council.

January 17, 2013

Hillside Residents frown at poor water supply

 

By Salifu Conteh

Water and Sanitation Media Network Sierra Leone

Residents of the Hillsides and Hilltops communities in Freetown have registered their infuriation on the spate of water shortage and poor Electricity supply facing their respective communities of late. The aggrieved residents who have been battling with this menace condemned the undue suffering in accessing pure drinking water and frequent blackout engulfing them, heaping the blame on the ministry who for the past days has refused to explain the reasons.

Mariama Jalloh, a suckling mother resident at Ginger Hall said they been without electricity for the past months now and very close to each month, workers from the National Power Authority brings a huge bill, not to talk about the shortage of water in the community which is almost as old as most of the indigenes of that community. ‘Every year between December and the next rainy season, residents in the capital city are met by hordes of men, women and children scampering here and there every hour of the day and night in search of clean drinking water. Sometimes we had to damage other people’s water pipe in the main line or dug wells that are not hygienic in a bid to fetch water’, Mariama said.

A pregnant woman who was carrying a five gallon container of water, Rugiatu Kamara said it is incumbent on the government to reintroduce the water tankers system to supply large crowded communities, if not everyday but twice or thrice a week to ease the burden of water shortages in the communities. She said, water is very important in one’s life and it is prudent for it to be accessible to all, it inadequacy should not be treated with levity by any individual or the state as it endangers the very existence of life. She added that government should also come up with a programme of action to address the issue of water and electricity adequately before it goes out of control. ‘We can’t be suffering in silence and on monthly bases pay bills for blackout, this is unfair’ she stressed.

Sources from the corridors of the Ministry said, some of the pipes are outdated and needs to be changed even the water dam at Babadoriee do not have sufficient reserve for residents in the city, with regards the power supply, it went on of late most of the transformers do encounters problems in the different communities.

Talking to a group of community people at Sumaila Town, noted that the main thrust of water shortage is due to lack of adequate storage facilities in the country as the very Guma Dam can no longer supply the quantity of water needed and most of the pipes are worn-out pipe that damaged on a daily basis by either vehicles or the people themselves when panting for water, adding that, even Guma sometimes have the culture of not repairing some of these worn-out and damaged pipes, and a times entertained illegal connections.  Citing a particular locality in the East End of Freetown, that is Kuntulor where the usual a lantern light is brighter than the electricity supply that comes after every forthnight, not to mention appliances.

This situation is seriously hitting the city and government needs to set up to salvage this menace before it is too late.

This article is produced by Water and Sanitation Media Network, Sierra Leone Chapter in partnership with West Africa WaterAid and Water Supply and Sanitation Collaborative Council .

hillside

 

 

January 11, 2013

Félix Adégnika, expert eau/assainissement: «Il faut une politique et une stratégie spéciales pour faire face à la problématique de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement des zones lacustres et périurbaines»

Felix Adégnika.1Au Bénin, les communautés qui vivent dans les zones lacustres et périurbaines ont difficilement accès à l’eau potable et aux toilettes. Compte tenu de la particularité de ces zones, l’Etat et sa stratégie nationale ne les prennent pas en compte. Dans le plaidoyer que fait l’expert en eau et assainissement, Félix Adégnika dans cet entretien, il appelle à un programme spécial pour voler au secours de ces populations défavorisées. Pour lui, des technologies adaptées doivent être trouvées pour réponde aux défis que présentent ces zones. C’est tout simplement une question de justice au regard du droit à l’eau et à l’assainissement.

 

On constate depuis un certain nombre d’années que les populations des zones périurbaines et des zones lacustres sont laissés-pour-compte en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Quelle est votre appréciation par rapport à cette situation ?

 

C’est la situation en réalité que vous venez de dépeindre. Les zones marginalisées et défavorisées sont effectivement les zones périurbaines et les zones lacustres. Parce que la stratégie que nous avons au Bénin, ne prend pas en compte ces zones et les communautés qui y vivent. L’argument que les gens avancent, c’est que ce sont des zones difficiles, des zones non structurées ou l’on ne peut investir pour qu’après, on revienne tout changer. Mais, c’est faux. Je vous dis qu’on peut adapter à chaque zone, une technique ou trouver des technologies appropriées. Ceux qui vivent dans ces zones sont des Béninois à part entière et donc, ne sont pas entièrement à part. Il y a des technologies adaptées à toutes les situations. Et donc l’Etat devrait œuvrer avec ses partenaires pour que ces zones-là soient couvertes. L’essentiel, c’est d’avoir une stratégie spéciale. A partir du moment où vous avez une documentation qui présente la difficulté de ces zones, vous aurez des bailleurs de fonds pour vous financer. Par exemple, la Banque d’investissement a accepté appuyer la ville de Cotonou pour permettre les extensions vers les zones périurbaines. Alors que la SONEB disait qu’elle ne peut pas mettre ses installations pour qu’après quand on va restructurer, qu’elle ne puisse récupérer ses tuyaux et autres. Pourtant, les communautés qui y vivent vont consommer et payer la TVA et comme cela, tout le monde gagne. L’Etat doit en conséquence avoir une politique et trouver les ressources pour ces personnes défavorisées.

Sur le terrain, on constate qu’avec le manque d’eau et le mauvais assainissement, que ces populations paient beaucoup pour se soigner. Vous pensez qu’il faut sensibiliser davantage les autorités centrales et locales sur cette problématique ?

Je pense que les autorités ne mesurent pas tous les contours du développement. Comme vous l’avez souligné, ce sont les populations de ces zones défavorisées qui achètent l’eau plus chère parce que l’eau étant un bien vital. Elles sont obligées de parcourir de longues distances pour s’en procurer. Le plus dangereux, c’est 44 jours de maladie par an. Mieux, une personne malade dans une famille du fait de l’absence d’eau et qui doit acheter des médicaments, cela affecte le travail quotidien de 5 autres membres de cette famille. En termes de coût financier, c’est important et c’est le développement qui prend un coup. Si vous calculez ce que l’Etat va mettre pour donner l’eau et ce qu’on gagne en retour en termes d’heures de travail, de stress, de médicaments, c’est l’Etat qui gagne. Malheureusement, nos autorités n’ont pas encore compris l’intérêt de fournir l’eau et d’assurer le bien-être de ces populations. Ce qui encore relève d’un devoir constitutionnel.

Avez-vous un message à l’endroit de ces autorités centrales, et aussi des autorités locales qui ont aujourd’hui la compétence en matière de fourniture d’eau potable ?

Vous me donnez l’opportunité de m’adresser aux autorités locales, plus particulièrement aux maires. Je suis convaincu qu’ils peuvent faire plus qu’ils ne font aujourd’hui. Quand on prend l’exemple des pays développés, des pays où ils vont chercher l’argent, ce sont ces maires qui s’investissent dans la fourniture de l’eau et de l’assainissement. Ce sont des services qu’ils ont l’obligation de rendre à leurs populations. En milieu rural, c’est surtout sur l’eau qu’ils seront jugés. En milieu urbain, c’est surtout l’assainissement, la gestion des déchets. Donc, les maires doivent savoir que c’est sur les services essentiels qu’ils rendent aux populations qu’ils seront jugés. Je pense qu’il y a une opportunité aujourd’hui. Le monde est en train d’évoluer et ils gagneraient à s’investir dans ces domaines porteurs pour le bien-être des populations. Aux autorités centrales, il y a un problème. Il faut qu’ils puissent permettre que le droit à l’eau soit une réalité dans notre pays.

Propos receuillis par Alain TOSSOUNON

January 10, 2013

Hygiène et assainissement de base: L’insalubrité fait des dégâts à Vecky Dogbodji


Photo Article VirgilAssainissement de base quasi-inexistant. Des latrines insuffisantes, des animaux en divagation. Bouses de vache et autres fientes d’animaux jonchent le sol ; de la boue, etc. Voilà l’image que présente le village lacustre de Vecky Dogbodji. Avec de nombreux préjudices.

A. P. Virgil HOUESSOU

« Le village est sale, il y a des tas d’ordures et des fientes d’animaux partout. C’est pour cela qu’il y a des cas fréquents de paludisme », indique Hubert Ahouansou, instituteur à l’école primaire publique de Vecky Dogbodji. « L’année dernière, un enfant atteint du paludisme n’a pas pu terminer l’année. Cela a joué sur sa scolarité », regrette-t-il. « Je n’ai même pas encore pu payer la totalité des frais liés aux soins donnés à mon enfant, il y a moins d’une semaine », fait remarquer Rémi Tognini, le gestionnaire de la fontaine. « C’est la maladie la plus fréquente ici », déclare Solange Godonou Dossou Kokoyè, infirmière. Elle attribue la cause à l’environnement insalubre qui est favorable aux moustiques ». Aux alentours du seul point d’eau, à une dizaine de mètres de la rivière, des cochons en divagation se tortillent dans la boue mélangée aux fientes de divers animaux. Une odeur nauséabonde et pestilentielle alourdit l’air. « Rien que pour l’entretien de l’environnement immédiat du point d’eau, personne ne m’a jamais écouté. Imaginez ce qui en est des fientes d’animaux qui envahissent le village entier et rendent nos enfants malades parce qu’ils doivent ramasser chaque matin les bouses vaches et de bœufs avant d’aller au cours », fait observer Rémi Tognini. La cour de l’école primaire publique de Vecky Dogbodji étant tapissée chaque nuit de bouses de vache. « Le fait que les enfants ramassent les bouses de vaches a pour conséquences les maladies dont ils souffrent et nous enregistrons souvent de nombreux cas par semaine », soupçonne Hubert Ahouansou.

Vecky Dogbodji est un parc d’animaux pour l’ensemble de la commune de Sô-Ava. « Ce sont les gens des autres localités qui nous inondent d’animaux. Et c’est dangereux parce que ces animaux sont en divagation, défèquent partout. Ce qui peut polluer l’eau », s’énerve Yvette Anaboui, ménagère. Les nombreuses démarches vers les élus locaux notamment la mairie n’ont pas connu de suite. « Il faut que la mairie agisse très vite. Ce n’est pas pendant les élections qu’il faut se rendre compte de notre existence », lance le chef du village de Vecky Dogbodji qui demande aux députés et aux conseillers communaux d’effectuer une fois par mois une visite dans les villages pour vivre et découvrir la réalité. « Quand il en parle et qu’il n’y a pas de réaction, il abandonne. Même lui, le chef de village, possède des animaux », dénonce Yvette Anaboui. Elle soupçonne une complicité avec les propriétaires d’animaux qui refusent de construire des enclos pour parquer leurs animaux.

Le péril fécal aussi…                                                                                                                                                 

A l’insalubrité due aux activités d’un élevage incontrôlé, s’ajoute les questions d’existence et de pratiques d’infrastructures d’assainissement. La pénurie est criarde dans l’ensemble de la commune de So-Ava. « Nous n’en avons pas. C’est pourquoi nous allons dans la brousse. Aux alentours immédiats des concessions », précise le chef de village. Si à Vecky Dogbodji, on peut compter seulement deux blocs de trois ou quatre latrines (à l’école primaire et au marché). Ailleurs, il n’y en a pas du tout. « Lorsqu’il y en a, les enfants refusent d’aller aux latrines et il faut les forcer », expose Hubert Ahouansou, instituteur. C’est encore plus grave pendant la période de crue où ils n’ont pas du tout accès aux latrines.  Cela justifie une augmentation du nombre de malades de diarrhée pendant la période de crue», notre l’infirmière. « Les populations de So-Ava, lacustres, n’avaient pas l’habitude des latrines qui sont d’ailleurs insuffisantes », avoue Aminou Atidékoun, Chef Service Eau Hygiène et Assainissement de la mairie pour justifier le manque d’intérêt des populations pour les latrines.

Les différentes sensibilisations n’ont pas eu de résultats. « Nous sommes très peu écoutés en tant qu’enseignants. Quand vous en parlez, les gens pensent que vous vous érigez en donneurs de leçons à cause des pesanteurs sociaux. Ce qui fait que les écoliers qui reçoivent les cours d’hygiène à l’école ont du mal à attirer l’attention de leurs parents sur ces faits au risque d’être brimés », s’inquiète impuissant l’instituteur. L’élaboration du Plan d’Hygiène et d’Assainissement Communal (PHAC) et du Plan et leur exécution constitue désormais l’espoir pour toute la commune.

January 10, 2013

Villages lacustres de Vecky: Si près et si loin de l’eau

L’eau potable existe à Vecky. Mais, elle est malheureusement encore mal distribuée et en quantité insuffisante. Les populations s’adaptent aux contraintes diverses avec de nombreuses conséquences sur les plans sanitaire, social et économique.          

A. P. Virgil HOUESSOU (RJBEA/Bénin)Article 1 Virgil

« Devant moi les gens abandonnent l’eau potable de la fontaine pour boire l’eau de la rivière, même quand je leur refuse cela ». C’est visiblement résignée et impuissante que Solange Godonou Dossou Kokoyè, infirmière au centre de santé Béthel de Vecky Daho, expose son désarroi face aux comportements des populations. Depuis vingt ans, elle est témoin de ce paradoxe pendant chaque période de crue. Notre entretien se déroule à une dizaine de mètres du cours d’eau, un groupe de gamins barbote dans la rivière. A quelques pas, une maman se lave avec son enfant au savon et y fera sûrement sa toilette intime. Sur et sous cette même eau de la rivière, circulent, par des pirogues cargo, des bidons d’essence de la contrebande en provenance du Nigéria. Des débris de tronc d’arbre et des détritus ménagers planent sur l’eau  et jonchent les abords immédiats de l’eau. Le retrait très récent de la crue a laissé sur l’ensemble de la berge, un mélange de boue et de bouses de bovins qui dégage une odeur fétide. Pendant la période de la crue – d’août à novembre de chaque année – de nombreuses personnes laissent l’eau potable de la pompe pour se servir de l’eau de la rivière pour toutes sortes d’usage domestique. Même pour la boisson. « Selon eux, si on dit que l’eau de la fontaine n’est pas salée et qu’on la considère comme potable, il n’y a pas de doute que l’eau de la rivière ou du lac qui n’est pas non plus salée, mais douce pendant la crue, doit être aussi potable », explique l’infirmière. Rémi Tognini, le gestionnaire du seul point d’eau potable des deux villages, appuie sans étonnement : « C’est une pratique fréquente chez nous », dit-il en se référant à l’histoire du village et du forage de la fontaine. Joachim Hègbé, Chef du village de Vecky Dogbodji, raconte: « Avant que l’archevêché de Cotonou ne vienne nous faire ce forage, il y a vingt ans, c’est un bas-fonds appelé ‘’Dan-to’’, creusé par nos grands-parents, un peu loin du canal, qui nous fournissait de l’eau pour tous types d’usages». « Cette eau était souvent trouble ou bien tarissait en saison sèche. Ce qui conduisait nos parents à recourir à l’eau du canal pour suppléer au manque », poursuit-il. La tendance à adopter encore aujourd’hui ces mêmes habitudes laissent des dégâts. Des dizaines de cas de diarrhée sont observées lors de la dernière de la crue, reconnaît l’infirmière. « Hors période de crue, nous ne recevons pas des cas de diarrhée liés à l’eau », avoue-t-elle. Le Chef du service Eau, Hygiène et Assainissement  de la mairie de So-Ava compte sur les partenaires techniques et financiers pour aider à l’élaboration d’un plan pour servir de guide de sensibilisation.  En attendant, la résistance continue malgré le temps et aux séances de sensibilisation animées par les ONG sur l’eau potable et l’assainissement.

De l’eau insuffisante et mal distribuée

Une résistance que favorise aussi la faible couverture en eau potable des villages de Vecky Dogbodji et de Vecky Daho. Une seule fontaine – presque centrée entre Vecky Dogbodji et Vecky Daho, distants de moins de cent mètres et séparés par la rivière Sô – pour servir plus de …….. âmes réparties entre plusieurs villages de part et d’autre des deux rives. Les difficultés d’approvisionnement sont alors nombreuses. « La fontaine est à un seul endroit et il n’y a pas de canalisation », se plaint Rémi Tognini. Certaines personnes viennent de Vecky Nouvi, à deux kilomètres de la fontaine pour s’approvisionner par la pirogue.  Des bagarres naissent souvent entre les femmes et entre les enfants. Des bagarres qui menacent même parfois la cohabitation entre les villages bénéficiaires. « Aux heures de pointe, les matins et les soirs, tout le monde veut se faire servir au même moment et des conflits naissent », témoigne le gestionnaire de la fontaine. Pour éviter ces conflits, une ramification artisanale est faite vers un point d’eau annexe au milieu de la rivière. Ce qui facilite la tâche aux populations de Vecky Daho et ailleurs se servent de pirogues pour l’approvisionnement en eau. Malgré cela, l’absence du chef de famille, aller loin sur le lac pêcher des poissons avec la pirogue, amène les femmes et les enfants à se servir de l’eau du canal pour les besoins. La situation devient plus complexe quand l’eau de la fontaine cesse parfois de couler – la source d’énergie pour son fonctionnement étant un panneau solaire de faible capacité qui tombe très souvent en panne. Pas de soleil donc, pas d’eau donc. La fontaine n’étant pas gérée par la communauté, mais par l’archevêché, il faut attendre la décision des autorités religieuses. Recours donc aux corvées d’eau par la pirogue. Cap est mis sur les sources alternatives d’eau potable à Ganvié, Sô-Tchanhoué, Sô-Zounko, Sô-Ava. Plusieurs kilomètres à parcourir, un rationnement de l’eau potable. «  Il nous faut quatre heures pour l’aller-retour et nous devons payer les piroguiers. Cela revient donc cher », avoue Bina Avocètien, une ménagère. Le chef du village l’appuie « Quand il y a panne, c’est l’eau du canal que nous essayons de désinfecter avec de l’alun pour la boisson et les besoins domestiques. Pour ceux qui n’ont pas une pirogue ou les moyens financiers d’aller s’approvisionner si loin, c’est le recours immédiat à l’eau de la rivière ». Parfois sans désinfection. L’absence de l’eau a aussi des répercussions sur l’économie locale. Yvette Anaboui, ménagère, vend du thé et autres divers pour subvenir aux besoins de la famille « Sans eau, il n’y a pas de thé à vendre. Le temps de perdre quatre heure pour aller chercher de l’eau le matin agit sur le service aux clients et mes revenus diminuent », reconnaît-elle.

L’espoir est permis…

Face à ce tableau sombre que présente Vecky, entouré, comme tous les autres villages, par la rivière Sô, le fleuve Ouémé et le lac Ahémé,  Aminou Atindékoun, Chef Service Eau, Hygiène et Assainissement de la mairie de Sô-Ava, établit le contraste : « Sô-Ava est une commune lacustre où l’eau ne devrait pas poser problème, mais notre problème majeure, c’est l’eau ». « Nous n’avons pas de l’eau de qualité », poursuit-il. La plupart des infrastructures de fourniture d’eau potable érigées dans la commune – d’ailleurs insuffisantes – sont en panne. Le taux de desserte de la commune en eau potable est de moins de 19% contre une moyenne nationale de 62%. Quelques initiatives en cours pourront changer les données dans les mois à venir. Fin novembre dernier, il y a eu la remise de chantier de 6 AEV pour renforcer la capacité d’approvisionnement en eau de la commune. L’ambition, selon le Chef service Eau, Hygiène et Assainissement est de parvenir à 40%. Mais par manque de moyens, la commune doit compter sur l’aide extérieure. Les partenaires techniques et financiers se faisant désirer.

 

 

 

 

 

January 10, 2013

Accès à l’eau et à l’assainissement en milieu lacustre: Le faible engagement des autorités locales

Assurer aux populations un accès équitable à l’eau potable et à un assainissement adéquat est encore une réalité non comprise par  les autorités de la commune de Sô-Ava. Dans cette localité lacustre, le secteur de l’eau et de l’assainissement est toujours relégué au second plan des priorités Les investissements consacrés au secteur restent encore faibles.

Bonaventure KITI (RJBEA/Bénin)Photo article Kiti

Dans la feuille de route de mise en œuvre du PDC (2007-2009) de la commune, la part des investissements consacrée à l’environnement (y compris le secteur de l’eau potable et de l’assainissement) s’élève à 37,4 millions de francs CFA sur 571,4 millions de francs CFA.  Soit un taux de 7% comparativement aux domaines de la gouvernance, du social et de l’économie qui engouffrent entre 49,7 millions et 317,7 millions. Des chiffres qui témoignent du peu d’intérêt  accordé à un  secteur aussi vital que celui de l’eau et de l’assainissement de base.. Pourtant, les taux d’accès à l’eau et à l’assainissement restent encore faibles.  Si le taux de desserte en eau potable est de 19%, celui de l’accès à l’assainissement n’atteint pas 10%.

A ce jour, la commune de So-Ava compte deux forages équipés de pompe à motricité humaine dont un en panne, quatre puits modernes, 48 bornes fontaines dont 4 en panne et 05 postes d’eau autonomes pour une population estimée à  101 975 habitants à partir du Recensement Général de la Population et par Habitat (RGPH 3). La commune est classée 7ème sur huit dans le département de l’Atlantique avec un taux de desserte de 19% contre une moyenne de 52% au plan départemental et 61,0% au plan national. Bien qu’étant donc située sur  l’eau, la commune de Sô-Ava manque encore d’eau potable.

Des autorités encore dans la profession de foi

A la mairie de So-Ava, interrogé, le chef service eau et assainissement, Aminou Attindékou, confirme le faible taux de desserte et revient sur le chemin de croix des populations encore en proie dans leur grande majorité au manque d’eau et de toilettes. « La situation en matière d’hygiène et d’assainissement est très criarde », raconte-t-il.  Ce que confirme Nicolas Tognini, habitant de Vekky Dogbodji.  « Dans le village,  il n’y a qu’une latrine pour le marché. Ici, on fait tout dans l’eau. Les ménages ne disposent pas de latrines et défèquent en plein air» déclare-t-il d’un air préoccupé. Pour se défendre, la mairie évoque la prise en compte de l’hygiène et de l’assainissement dans le Plan de Développement Communal (PDC) et dans le Plan Annuel d’Investissement (PAI). De même, une commission communale Eau et Assainissement créée et dirigée par le deuxième- adjoint au maire est évoquée pour marquer la volonté du conseil communal à faire face à la situation.

Mais, en dépit des déclarations, le ferme engagement des autorités locales pour sortir les populations de cette cité lacustre de l’angoisse de la soif et du manque de toilettes tarde à venir.

Car, dans la réalité, la part du budget communal affectée à l’hygiène et l’assainissement en 2012 est de deux millions de francs CFA sur 120 millions. Et ce, malgré les besoins pressants évoqués aussi bien par les autorités elles-mêmes que par les populations. A ce jour, la commune de Sô-Ava ne dispose pas encore d’un Plan d’Hygiène et d’Assainissement Communal (PHAC). Un document qui constitue un instrument de planification et de plaidoyer pour mieux trouver des solutions aux problèmes d’hygiène et d’assainissement des communautés de cette localité. Plus encore, il permet d’apprécier l’importance qu’accordent les gouverneurs locaux au secteur. Par manque de ressources propres, les autorités locales sont en attente des réponses des partenaires au développement à qui elles ont adressé des demandes pour l’élaboration du PHAC.  « Nous avons écrit aux Partenaires Techniques et Financiers. Nous espérons qu’ils vont se manifester », déclare le chef service eau et assainissement de la mairie. En attendant, le conseil communal donne des gages de sa bonne volonté. Conformément aux propositions de la commission communale Eau et Assainissement, la part du budget communal 2013 consacrée aux investissements dans l’assainissement devrait dépasser 10 millions de francs CFA soit un taux d’accroissement de 400%.  Mais, cela reste encore des prévisions et seul un ferme engagement des autorités locales peut contribuer efficacement à sortir ces communautés du stress de la soif et leur permettre de disposer de toilettes.

 Urgence à agir

Il est vrai que les activités économiques telles que la pêche, l’agriculture, le tourisme, le commerce et l’artisanat sont à promouvoir. Parce qu’elles constituent des potentialités devant contribuer à améliorer les revenus des ménages. Seulement,  le faible accès à l’eau potable et l’insuffisance d’infrastructures d’assainissement de base et d’hygiène  constituent des obstacles au mieux-être des populations et peuvent ralentir l’amélioration des revenus des ménages. Les questions  d’eau potable, d’hygiène et d’assainissement de base doivent à ce titre, être considérées au même degré de priorités que les infrastructures économiques.. Face  à la situation peu reluisante du secteur de l’eau et de l’assainissement dans la commune de Sô-Ava, d’importantes actions concrètes sont nécessaires voire urgentes pour répondre à l’insuffisance d’infrastructures d’assainissement et d’hygiène.   Bien que le concours des partenaires au développement soit encore nécessaire malgré les efforts consentis, il est temps pour les autorités locales de rentrer dans un partenariat public privé et de prendre en compte la durabilité financière  dans la mise en œuvre des actions Wash. Il faut donc mettre en place de meilleures politiques de bonne gouvernance et des mécanismes de financement efficaces. Ce sont des initiatives qui pourraient encourager la mise en place de crédits pour les Activités Génératrices de Revenus (AGR) dans le domaine de l’assainissement avec épargne pour la réalisation de latrines ECOSAN. C’est une option technologique d’assainissement qui semble adaptée aux zones hydrogéologiques difficiles comme celle du milieu lacustre de Sô-Ava. D’autres initiatives orientées en amont vers les actions de sensibilisation des populations pour une prise de conscience des risques sanitaires liés à une mauvaise hygiène peuvent être  une réponse aux problèmes en matière d’assainissement de base et d’amélioration du cadre de vie des populations.

 

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