Situation actuelle du système d’assainissement urbain au Cameroun

Par Oriane Alix Donkeng
Equinoxe TV Douala

kado2005_2006@yahoo.fr

La croissance urbaine n’a pas été suivie des mesures adéquates en faveur de la population. Parmi les raisons avancées : l’absence de planification, la non maîtrise de cette croissance et aussi le manque de moyens. La situation actuelle du système d’assainissement urbain au Cameroun invite à intégrer les populations dans tout processus y relatif. Partons du cas du Cameroun pour envisager celui de plusieurs autres villes africaines.

Le problème d’assainissement est un sujet d’actualité partout dans le monde et particulièrement dans les pays en développement. Le taux d’urbanisation croît régulièrement au Cameroun et est aujourd’hui estimé à plus de 50 %. Et les villes ne sont pas suffisamment préparées à gérer de tels taux de croissance. Les récentes campagnes rudes de déguerpissement de certains quartiers de Yaoundé en donne illustration. Dans les zones périurbaines, considérées comme des zones de replis, le problème d’infrastructures sanitaires est encore plus marquant. Maurice Vincent dans sa publication intitulée “urbanisation et développement au Cameroun” parle d’une “macrocéphalie” des grandes villes du Cameroun.

L’absence de système d’assainissement collectif (réseau d’égout) dans la ville semble impensable, mais pourtant vraie. Avec des services d’hygiène et de salubrité très poreuses, les normes sont facilement contournées. Les populations creusent des latrines et des fosses septiques non adaptées aux normes requises. Elles déversent leurs ordures partout. Toujours est-il que la tache est une besogne faite pour les enfants de bas âges. Ne prenant pas toujours la juste mesure des choses, ils accomplissent leurs devoirs mal gré. Ces espaces deviennent donc sources de maladies et de développement des vecteurs et agents pathogènes (mouches, moustiques, rongeurs,…) Les conséquences sont au premiers degrés invisibles, mais suffisantes pour menacer la sante des populations. Elles vont de la souillure de la nappe souterraine a la pollution de l’environnement.

Des politiques existent tant au niveau international que régional, des stratégies sont développées par les organisations spécialisées sur les questions d’accès à l’eau, l’hygiène et l’assainissement et des organisations de la sociétés civiles y apportent leur contributions. Ces initiatives rencontrent des résistances à plusieurs niveaux du fait de la non perception des enjeux et réalités de la chose. Évoquée comme l’une des solutions majeures aux questions d’assainissement en Afrique, l’implication des populations dans les différents processus est requise.

L’assainissement peut être considéré comme un processus par lequel des personnes peuvent vivre dans un environnement plus sain. Ce qui suppose la mise en œuvre des moyens physiques, institutionnels et sociaux dans différents domaines. L’évacuation des eaux usées et de ruissellement, l’évacuation des déchets solides, l’évacuation des excréta et le traitement de tous ces éléments en sont quelques uns. Nous avons parcourus avec intérêt les résultats des études d’Alassane DJIGO (2005) au Sénégal sur l’ « Assainissement des eaux usées et son impact sur la situation socio sanitaire des populations de Médina-Gounass » puis celles de MPAAM Grelle (2006) dans un article « l’accès à l’eau potable et à l’assainissement des villes des pays en voie de développement : cas de Bafoussam, Cameroun » paru dans la revue scientifique vertigo.

Il faudrait renforcer l’adhésion des ménages dans la résolution des problèmes d’assainissement. Il est pour cela indispensable de mener des campagnes d’éducation et de sensibilisation sur la gestion environnementale. Pour ainsi dire la nécessité d’une gestion participative pour palier aux problèmes d’assainissement. Dans le même sens, , relève que le problème de l’assainissement et de l’eau potable n’est pas un problème isolé de la réalité urbaine dans les pays en développement. Il pense que « le système d’assainissement est inefficace et les ouvrages sont vulnérables à la pollution. Les eaux pluviales sont mal drainées et sont à l’origine des rigoles, des crevasses et de l’érosion dans les villes. » La problématique enregistrée est donc celle d’une urbanisation qui ne tient pas toujours compte des paramètres du drainages et du traitements des eaux usées.

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